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E GALANT. 119
T
je
F
ſçay qu'il en eſt qui condam- nent toutes les loüangesqui ne les regardent pas ; mais ce n'eſt pas unſentiment qui ſoit gené- ralement ſuivy ; &pour en eſtre perfuadée , voyez je vous prie,
ce commencement d'une Lettre
quim'a eſté écrite de SaintMai- xent par un Inconnu. Elle eſt de celuy qui a fait le Sonnet contre l'Hypocrite , queje vous ay dit qui m'avoit eſté envoyé de Poitou.
Ie fais ma demeure dans une
Province où l'on Sçait rarement
des nouvelles du grand monde , &
ily alongtemps queje vis dans une espece defolitude , mais je n'aypû m'empeſcher de sçavoir qu'il y
avoitun Mercure Galant.I'ay bien
voulule lire , &je ne me repens point de l'avoirlú.l'ay toûjours ai
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mé la maniere aisée & naturelle
dont il est écrit , &jesuis bien aise,
Monfieur , de vous voir dire du
bien des Gens dont vous parlez ,
contre l'ordinaire de ceux quifont
imprimer. Cette honneſteté marque un bon cœur , & toſt ou tard .
&c.