Provenance du texte (1)
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Détail
Liste
1
p. 1854-1855
EXTRAIT d'une Lettre écrite de l'Abbaye Royale d'Ambournay, Ordre de S. Benoît, Diocèse de Lyon, le 4 Août 1744, au sujet d'un Remede éprouvé contre la Goute invéterée, &c.
Début :
Apoticaire de ma Profession, & gouteux par tempérament, j'ai cherché par les secours de [...]
Mots clefs :
Remède, Abbaye, Goutte
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite de l'Abbaye Royale d'Ambournay, Ordre de S. Benoît, Diocèse de Lyon, le 4 Août 1744, au sujet d'un Remede éprouvé contre la Goute invéterée, &c.
EXTRAIT d'une Lettre écrite de l'Abbaye
Royale d'Ambournay , Ordre de S. Benoît,
Diocèfe de Lyon , le 4 Août 1744 , au ſujet
d'un Remede éprouvé contre la Goute invéterée
, &c.
A
Potiquaire de ma Profeffion , & gouteux par
tempérament , j'ai cherché par les fecours de
PArt , à guérir de cette cruelle maladie ; la prétendue
impoffibilité ne m'a point rebuté. J'ai pensé ,
j'ai cherché , j'ai diffous , j'ai compofé , & c'eſt enfin
fur moi-même que j'ai fait mes Epreuves . Il eft
peu de perfonnes dont la Goute fût plus violente &
plus fréquente que la mienne. Ce n'étoit pas feulement
aux pieds , mais encore aux genoux & aux
mains qu'elle me tenoit tout à la fois , & pendant
des tems confidérables. Quelques prochaines qu'en
fuffent les attaques l'une de l'autre , je n'en ai eu
aucune , depuis que j'ai fait ufage du Remede que
j'ai inventé, & voici la fixième année qui court, fans
que j'aye eu le moindre reffentiment de ce mal.
Une Religieufe Bénédictine , gouteuſe , autant
qu'on puiffe l'être , dans l'efpérance d'une pareille
guérifon , ayant fait ufage de mon Opiate , s'eft
trouvée parfaitement délivrée du même mal , & deux
ans font déja expirés , fans qu'elle en ait fenti le
moindre retour.
Enfin , un Religieux de notre Abbaye , gouteux
depuis l'âge de quinze ans , & qui depuis
plufieurs années , en avoit deux attaques reglées , fe
trouve aujourd'hui radicalement guéri , & en état
d'attefter la bonté de mon Remede.
Perfuadé qu'il peut opérer auffi heureuſement fur
d'autres Sujets, en obfervant les regles faciles que
je fuis en état de prefcrire , j'ai cru qu'il étoit de
mon
THE NEW YORK
PUBLIC LIBRARY.
ASTOR LENOX AND
TILDEN FOUNDATIONS.
THE
NEW
YORK
PUBLIC
LIBRARY
.
ASTOR
, LENOX
AND TILDEN
FOUNDATIONS
.
A O UST. 1744. 1855
mon devoir de l'annoncer au Public , s'agiffant d'un
bien général , avec d'autant plus de raifon , que la
Goute étant fouvent compliquée d'autres maux ,
comme Rhumatifme , Gravelle , & c . le même Remede
agit encore efficacement à cet égard , par la
nature de fa compofition.
看
Ceux qui voudront ufer de ce Remede , fe ferviront
de cette Adreffe , en affranchiffant les Lettres,
Au Frere Etienne Joubert , Apotiquaire de 1 Abbaye
Royale d'Ambournay , en Bugey , par S. Jean le Vieux ,
Route de Geneve.
Ou bien au même , chés M. Franquon , Marchand
Droguifte , ruë de l'Enfant qui piſſe , à Lyon.
Il donnera avec le Remede , l'Inftruction néceffaire
pour l'employer utilement.
Royale d'Ambournay , Ordre de S. Benoît,
Diocèfe de Lyon , le 4 Août 1744 , au ſujet
d'un Remede éprouvé contre la Goute invéterée
, &c.
A
Potiquaire de ma Profeffion , & gouteux par
tempérament , j'ai cherché par les fecours de
PArt , à guérir de cette cruelle maladie ; la prétendue
impoffibilité ne m'a point rebuté. J'ai pensé ,
j'ai cherché , j'ai diffous , j'ai compofé , & c'eſt enfin
fur moi-même que j'ai fait mes Epreuves . Il eft
peu de perfonnes dont la Goute fût plus violente &
plus fréquente que la mienne. Ce n'étoit pas feulement
aux pieds , mais encore aux genoux & aux
mains qu'elle me tenoit tout à la fois , & pendant
des tems confidérables. Quelques prochaines qu'en
fuffent les attaques l'une de l'autre , je n'en ai eu
aucune , depuis que j'ai fait ufage du Remede que
j'ai inventé, & voici la fixième année qui court, fans
que j'aye eu le moindre reffentiment de ce mal.
Une Religieufe Bénédictine , gouteuſe , autant
qu'on puiffe l'être , dans l'efpérance d'une pareille
guérifon , ayant fait ufage de mon Opiate , s'eft
trouvée parfaitement délivrée du même mal , & deux
ans font déja expirés , fans qu'elle en ait fenti le
moindre retour.
Enfin , un Religieux de notre Abbaye , gouteux
depuis l'âge de quinze ans , & qui depuis
plufieurs années , en avoit deux attaques reglées , fe
trouve aujourd'hui radicalement guéri , & en état
d'attefter la bonté de mon Remede.
Perfuadé qu'il peut opérer auffi heureuſement fur
d'autres Sujets, en obfervant les regles faciles que
je fuis en état de prefcrire , j'ai cru qu'il étoit de
mon
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ASTOR LENOX AND
TILDEN FOUNDATIONS.
THE
NEW
YORK
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LIBRARY
.
ASTOR
, LENOX
AND TILDEN
FOUNDATIONS
.
A O UST. 1744. 1855
mon devoir de l'annoncer au Public , s'agiffant d'un
bien général , avec d'autant plus de raifon , que la
Goute étant fouvent compliquée d'autres maux ,
comme Rhumatifme , Gravelle , & c . le même Remede
agit encore efficacement à cet égard , par la
nature de fa compofition.
看
Ceux qui voudront ufer de ce Remede , fe ferviront
de cette Adreffe , en affranchiffant les Lettres,
Au Frere Etienne Joubert , Apotiquaire de 1 Abbaye
Royale d'Ambournay , en Bugey , par S. Jean le Vieux ,
Route de Geneve.
Ou bien au même , chés M. Franquon , Marchand
Droguifte , ruë de l'Enfant qui piſſe , à Lyon.
Il donnera avec le Remede , l'Inftruction néceffaire
pour l'employer utilement.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite de l'Abbaye Royale d'Ambournay, Ordre de S. Benoît, Diocèse de Lyon, le 4 Août 1744, au sujet d'un Remede éprouvé contre la Goute invéterée, &c.
Le 4 août 1744, un apothicaire de l'Abbaye Royale d'Ambournay, dans le diocèse de Lyon, écrit une lettre pour partager un remède contre la goutte. Souffrant lui-même de cette maladie qui affecte les pieds, les genoux et les mains, il a mis au point un traitement efficace après plusieurs années de recherche et de tests. Depuis cinq ans, il n'a plus de symptômes. Une religieuse bénédictine et un religieux de l'abbaye, également atteints de goutte, ont été guéris grâce à ce remède. L'auteur affirme que ce traitement peut aussi soigner le rhumatisme et la gravelle. Pour obtenir le remède et les instructions, les intéressés peuvent contacter le frère Étienne Joubert à l'Abbaye Royale d'Ambournay ou M. Franquon, marchand droguiste à Lyon.
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