Provenance du texte (4)
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Résultats : 4 texte(s)
1
p. 100-103
A MON COUSIN LE DUC de Senecterre, Pair & Mareschal de France.
Début :
Après la prise de Valenciennes, le Roy écrivit plusieurs Lettres / Mon Cousin, je suis bien aise de vous avoir vangé [...]
Mots clefs :
Prise de Valenciennes, Roi, Lettre, Maréchal de la Ferté
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texteReconnaissance textuelle : A MON COUSIN LE DUC de Senecterre, Pair & Mareschal de France.
Apres la priſe de Valencien- nes , le Roy écrivit pluſieurs
GALANT.. 75
DEWILA
lettres de ſa main. Voicy celle
que Sa Majesté envoya àMon- fieur le Mareſchal de la Ferté
pour réponſe à la ſiennc.
A MON COVSIN LE
de Senecterre , Pair & M
reſchal de France.
M
On Cousin , iesuis bien aiſe de vous avoir vangédeVa.
lenciennes : ie croy mesme que vous neferez pas fajché , que comme l'iniure que vous y avez receuë
ne vous avoit point fait de tort dans mon esprit, ie n'ayepaspous- ſeplus loin ma vengeance. Iau- rous peine à trouver d'autres
lieux où l'on pût vous vanger de laforte , vous y avez mis trop bon ordre pendant cette longue
১
Dij
76 LE MERCURE
Suited'annéesoù vous avezfidi- grementservy&Moy &l'Etat.
CependantieprieDieu qu'ilvous ait,mon Cousin,ensalainte&di- gne garde. Au Camp devant
Cambray,le 27. Mars 1677.
Signé, LOVIS.
!
Monfieurle Mareſchal avoit
écrit au Roy en termes qui marquoient fon reſpect & la reconnoiſſance qu'il avoit de
tous les bienfaits dont ſa Majeſté l'avoit honoré, &il la re- mercioit de ce qu'elle ajoû -
toit aux grandes obligations qu'il luy avoit , celle de l'avoir vangé de meſſicurs de Valen- ciennes.
GALANT.. 75
DEWILA
lettres de ſa main. Voicy celle
que Sa Majesté envoya àMon- fieur le Mareſchal de la Ferté
pour réponſe à la ſiennc.
A MON COVSIN LE
de Senecterre , Pair & M
reſchal de France.
M
On Cousin , iesuis bien aiſe de vous avoir vangédeVa.
lenciennes : ie croy mesme que vous neferez pas fajché , que comme l'iniure que vous y avez receuë
ne vous avoit point fait de tort dans mon esprit, ie n'ayepaspous- ſeplus loin ma vengeance. Iau- rous peine à trouver d'autres
lieux où l'on pût vous vanger de laforte , vous y avez mis trop bon ordre pendant cette longue
১
Dij
76 LE MERCURE
Suited'annéesoù vous avezfidi- grementservy&Moy &l'Etat.
CependantieprieDieu qu'ilvous ait,mon Cousin,ensalainte&di- gne garde. Au Camp devant
Cambray,le 27. Mars 1677.
Signé, LOVIS.
!
Monfieurle Mareſchal avoit
écrit au Roy en termes qui marquoient fon reſpect & la reconnoiſſance qu'il avoit de
tous les bienfaits dont ſa Majeſté l'avoit honoré, &il la re- mercioit de ce qu'elle ajoû -
toit aux grandes obligations qu'il luy avoit , celle de l'avoir vangé de meſſicurs de Valen- ciennes.
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Résumé : A MON COUSIN LE DUC de Senecterre, Pair & Mareschal de France.
Après la prise de Valenciennes, Louis XIV écrivit au maréchal de la Ferté pour exprimer sa satisfaction d'avoir vengé l'injure subie par ce dernier. Le roi souligna que cette injure n'avait pas entaché son estime pour le maréchal, reconnaissant ses services loyaux et diligents au roi et à l'État. La lettre, datée du 27 mars 1677 depuis le camp devant Cambray, se conclut par une prière pour la protection divine du maréchal. De son côté, le maréchal de la Ferté avait écrit au roi pour manifester son respect et sa reconnaissance, notamment pour avoir été vengé des habitants de Valenciennes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 119-121
A MON COUSIN LE DUC de S. Aignan, Pair de France.
Début :
Le Roy luy fit l'honneur de luy envoyer cette Réponse / Mon Cousin, Vous avez un Art admirable pour me témoigner [...]
Mots clefs :
Valenciennes, Éloges
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texteReconnaissance textuelle : A MON COUSIN LE DUC de S. Aignan, Pair de France.
LeRoy luy fit l'honneurdeluy envoyer cette reſponſe de ſa
main.
LE MERCURE
A MON COVSIN LE DVC
de S. Aignan , Pair de France.
On cousin , Vous avez un Art admirablepourmeté.
moigner vostre joyedans laprof- peritédemes armes. C'estoit au- trefoispardes Eloges, maintenant c'est par desfrayeurs du peril &
des fatigues où vous dites que ie me suis exposé pour me rendre maistre de Valenciennes. Maisie
n'ay pas depeine àdemefler ces differens mouvemens, ie les reünis
tous dans leſeulprincipedevôtre zelepourma Personne , &ie les
reçois avec unagrémentdontvous devez eltre fatisfait. Cependant
ieprie Diew qu'ilvous ait , mon cousin, enjasainte &digne gar- de. AnCamp devant Cambray le 27. de Mars 1677.
Signé , LOVIS.
main.
LE MERCURE
A MON COVSIN LE DVC
de S. Aignan , Pair de France.
On cousin , Vous avez un Art admirablepourmeté.
moigner vostre joyedans laprof- peritédemes armes. C'estoit au- trefoispardes Eloges, maintenant c'est par desfrayeurs du peril &
des fatigues où vous dites que ie me suis exposé pour me rendre maistre de Valenciennes. Maisie
n'ay pas depeine àdemefler ces differens mouvemens, ie les reünis
tous dans leſeulprincipedevôtre zelepourma Personne , &ie les
reçois avec unagrémentdontvous devez eltre fatisfait. Cependant
ieprie Diew qu'ilvous ait , mon cousin, enjasainte &digne gar- de. AnCamp devant Cambray le 27. de Mars 1677.
Signé , LOVIS.
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Résumé : A MON COUSIN LE DUC de S. Aignan, Pair de France.
Dans une lettre du 27 mars 1677, Louis XIV remercie le Duc de Saint-Aignan pour sa joie et son inquiétude après la prise de Valenciennes. Le roi interprète ces sentiments comme une preuve de sollicitude. Il prie pour la santé de son cousin et signe 'LOVIS'.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 67
ÉNIGMES.
Début :
Sujets de peine ou de plaisir, [...]
Mots clefs :
Mines
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texteReconnaissance textuelle : ÉNIGMES.
ENIG ME S.
SUJETS
UJETS de peine ou de plaifir ,
On peut nous voir fous plufieurs faces ;
Lecteur , c'eſt à toi de choifir.
Les fats nous prennent pour des graces ;
Les Rois nous mettent dans les places :
Les bouffons , pour fe divertir ,
De nous font un fréquent uſage ;
Et , par un bifarre aſſemblage ,
Nous procurons ( le plaifant fort ! )
Le mépris , le rire , ou la mort.
Par un Officier de la garnifon de Cambray
SUJETS
UJETS de peine ou de plaifir ,
On peut nous voir fous plufieurs faces ;
Lecteur , c'eſt à toi de choifir.
Les fats nous prennent pour des graces ;
Les Rois nous mettent dans les places :
Les bouffons , pour fe divertir ,
De nous font un fréquent uſage ;
Et , par un bifarre aſſemblage ,
Nous procurons ( le plaifant fort ! )
Le mépris , le rire , ou la mort.
Par un Officier de la garnifon de Cambray
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4
p. 69-71
AUTRE.
Début :
Heureux celui qui dès l'enfance [...]
Mots clefs :
Impolitesse
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE,
HEUREUX EUREUX celui qui dès l'enfance
A pris grand foin de m'éviter !
On ne fauroit me fupporter
Malgré le ton de fuffifance
Que fouvent je fais affecter.
Pour moi rien n'eft à refpecter ;
Je ne connois ni bienféance ,
Ni petits - foins , ni complaifance ,
Ni les égards que , fans flatter ,
Nous devons tous à la naiffance ,
Au vrai mérite , à la beauté . ...
Vrai mal dans la fociété ,
On ne devroit pas m'y connoître ,
J'oſe cependant y paroître ,
Et je me montre en fûreté .
Servant d'escorte au petit-maître ,
70 MERCURE DE FRANCE.
Ou fuivant fièrement les pas
De la prude & de la coquette ,
J'empêche , il eft vrai , la conquête
Des coeurs qu'elles n'accueillent pas ,
Et fais grand tort à leurs appas ,
Tant leur abord eft mal -honnête ! ...
Si tu veux me connoître mieux ,
Mon nom , Lecteur , offre tes yeux
Un mot fait pour compter richelles ;
Un fentiment que nos foibleffes
En tout temps devroient exciter ;
Ce que l'on cherche à mériter
Des gens de bien que l'on fréquente ;
Un mal affreux qui nous , tourmente ,
Par bonheur , affez rarement ; ɛ.
Ce que l'on prend également
Sur nos biens & fur nos perfonnes ;
Ce qui renverfe les couronnes
Et détruit fans ménagement
Les palais des Rois & leurs trônes ;
Un Empereur . Mahometan ;
Un ornement d'arhitecture ;
Un mets plus doux que confiture ;
Ce qui répété forme un an ;
Un tiffu moins beau que la foie ;
Une Déeffe ; un fale vent ;
Un minéral ; un vêtement
Que pendant l'hiver on emploie ;
Un vieux mot fynonime à jaie ;
Gai etgracieux.
W
La brune Philis dans mon coeurAllume lap
vive flame,Mais de Climene un trait vain
ww W
-queur L'efface bientôt de mon a..me. O toi qui
W W
cause mon ennui Daigneras - tu m'entendre
W W
mour, ou rend mon coeur moins ten
W W
dre
Ou décidepour lui.Amour,ou rendmon coeurmo
ten- dre, Ou décidepour
lui.
MARS 1767. 71
C
Un livre dont tous les matins
Les Prêtres font un bon ufage ;
Le fils connu d'un homme fage ,
Du fecond père des humains ;
Mais finitions ce verbiage :
Je t'offre encore deux mots latins
Qui font faits pour ce badinage ,
Tu diras l'un avec plaifir
Si , dans ces vers , j'ai fçu te plaire ;
Mais tu diras l'autre , au contraire ,
Si tu n'as point pu me faifir,
Par l'auteur de la première énigme.
HEUREUX EUREUX celui qui dès l'enfance
A pris grand foin de m'éviter !
On ne fauroit me fupporter
Malgré le ton de fuffifance
Que fouvent je fais affecter.
Pour moi rien n'eft à refpecter ;
Je ne connois ni bienféance ,
Ni petits - foins , ni complaifance ,
Ni les égards que , fans flatter ,
Nous devons tous à la naiffance ,
Au vrai mérite , à la beauté . ...
Vrai mal dans la fociété ,
On ne devroit pas m'y connoître ,
J'oſe cependant y paroître ,
Et je me montre en fûreté .
Servant d'escorte au petit-maître ,
70 MERCURE DE FRANCE.
Ou fuivant fièrement les pas
De la prude & de la coquette ,
J'empêche , il eft vrai , la conquête
Des coeurs qu'elles n'accueillent pas ,
Et fais grand tort à leurs appas ,
Tant leur abord eft mal -honnête ! ...
Si tu veux me connoître mieux ,
Mon nom , Lecteur , offre tes yeux
Un mot fait pour compter richelles ;
Un fentiment que nos foibleffes
En tout temps devroient exciter ;
Ce que l'on cherche à mériter
Des gens de bien que l'on fréquente ;
Un mal affreux qui nous , tourmente ,
Par bonheur , affez rarement ; ɛ.
Ce que l'on prend également
Sur nos biens & fur nos perfonnes ;
Ce qui renverfe les couronnes
Et détruit fans ménagement
Les palais des Rois & leurs trônes ;
Un Empereur . Mahometan ;
Un ornement d'arhitecture ;
Un mets plus doux que confiture ;
Ce qui répété forme un an ;
Un tiffu moins beau que la foie ;
Une Déeffe ; un fale vent ;
Un minéral ; un vêtement
Que pendant l'hiver on emploie ;
Un vieux mot fynonime à jaie ;
Gai etgracieux.
W
La brune Philis dans mon coeurAllume lap
vive flame,Mais de Climene un trait vain
ww W
-queur L'efface bientôt de mon a..me. O toi qui
W W
cause mon ennui Daigneras - tu m'entendre
W W
mour, ou rend mon coeur moins ten
W W
dre
Ou décidepour lui.Amour,ou rendmon coeurmo
ten- dre, Ou décidepour
lui.
MARS 1767. 71
C
Un livre dont tous les matins
Les Prêtres font un bon ufage ;
Le fils connu d'un homme fage ,
Du fecond père des humains ;
Mais finitions ce verbiage :
Je t'offre encore deux mots latins
Qui font faits pour ce badinage ,
Tu diras l'un avec plaifir
Si , dans ces vers , j'ai fçu te plaire ;
Mais tu diras l'autre , au contraire ,
Si tu n'as point pu me faifir,
Par l'auteur de la première énigme.
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