Provenance du texte (7)
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Détail
Liste
Résultats : 7 texte(s)
2
p. 73-74
LOGOGRYPHE.
Début :
A tes yeux quelquefois vile avant que de naître ; [...]
Mots clefs :
Tabatière
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
tes yeux quelquefois vile avant que de naître
Si je plais , à l'art feul je dois ce que je fuis ;
Quelque part où le goût me force de paroître ;
J'ai toujours l'heureux don de charmer les ennuis
Mon fein loge un captif que tu chéris peut-être ;
Ilfut long-temps fans gloire : en honneur aujour
d'hui ,
Je lui donne des fers , on en reçoit de lui :
Cher Lecteur , à ces traits peux- tu me mécon◄
noître ?
J'ai neuf pieds dans mon tout , je renferme un
poiffon ,
Une arme , un élément , un être fans raifon
Du Berger & du Roi le lugubre appanage ;
Un peuple de l'Afie , & fon vafte héritage :
L'Artifan fabuleux d'un horrible forfait ,
Que le foleil , dit- on , n'éclaira qu'à regret ;
Ce
que porte
fans ceffe une vile monture ,
Pour Cérès en automne un vrai lieu de torture ;
Ce qui pare un Pontife : un Empereur Romain :
corps une partie ; un fleuve ultramontain.
Ce n'eft pas tout , Lecteur , il te refte à réfoudre
Du
Ce
que poffede un Prince , un lieu d'où part la
foudre ;
Un afyle fur mer , un péché capital ,
D
74 MERCURE DE FRANCE.
Du fuprême Ouvrier l'induftrieux rival ;
Certain pays en France ; animal amphibie ;
Une marque d'honneur , un ton dans l'harmonie ;
Enfin , fans t'ennuyer d'un détail importun ,
Au Prêtre , au Magiftrat , un ornement commun.
BLAND DE S. JUST,
tes yeux quelquefois vile avant que de naître
Si je plais , à l'art feul je dois ce que je fuis ;
Quelque part où le goût me force de paroître ;
J'ai toujours l'heureux don de charmer les ennuis
Mon fein loge un captif que tu chéris peut-être ;
Ilfut long-temps fans gloire : en honneur aujour
d'hui ,
Je lui donne des fers , on en reçoit de lui :
Cher Lecteur , à ces traits peux- tu me mécon◄
noître ?
J'ai neuf pieds dans mon tout , je renferme un
poiffon ,
Une arme , un élément , un être fans raifon
Du Berger & du Roi le lugubre appanage ;
Un peuple de l'Afie , & fon vafte héritage :
L'Artifan fabuleux d'un horrible forfait ,
Que le foleil , dit- on , n'éclaira qu'à regret ;
Ce
que porte
fans ceffe une vile monture ,
Pour Cérès en automne un vrai lieu de torture ;
Ce qui pare un Pontife : un Empereur Romain :
corps une partie ; un fleuve ultramontain.
Ce n'eft pas tout , Lecteur , il te refte à réfoudre
Du
Ce
que poffede un Prince , un lieu d'où part la
foudre ;
Un afyle fur mer , un péché capital ,
D
74 MERCURE DE FRANCE.
Du fuprême Ouvrier l'induftrieux rival ;
Certain pays en France ; animal amphibie ;
Une marque d'honneur , un ton dans l'harmonie ;
Enfin , fans t'ennuyer d'un détail importun ,
Au Prêtre , au Magiftrat , un ornement commun.
BLAND DE S. JUST,
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4
p. 73-74
ENIGME, EN CHANSON. Air : du Confiteor.
Début :
Compagnon des enfans de Mars, [...]
Mots clefs :
Tambour
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME, EN CHANSON. Air : du Confiteor.
ENIGME , EN CHANSON.
AIR: du Confiteor.
COMPAGN OMPAGNON des enfans de Mars ,
Né pour affermir leur courage ;
Comme eux , j'affronte les haſards ;
Comme eux , au péril je m'engage :
Et dans ce redoutable emploi ,
Jamais je ne connus l'éffroi .
AIR : De tous les Capucins du monde,
Aux complots d'un injufte pere,
C'est mon organe tutélaire
Qui déroba Jupin naiſſant ;
Après qu'une tremblante mère,
Eut caché le céleste enfant ,
Au fein d'un rocher folitaire .
AIR : Du Prevôt des Marchands.
Vous , dont ma voix, dans les combats,
Regle les coups , conduit les pas ;
Malgré le ferment qui nous lie ,
Fuyez-vous en d'autres climats ;
D
74 MERCURE
DE FRANCE
.
Condamnés à perdrela vie ,
C'eſt moi , qui vous mène au trépas.
AIR : Pourpaffer doucement la vie.
Mon pere eft facile à connoître ;
L'en prend communément fon nom
Quand on veut défigner un être
Qui n'a ni rime , ni raiſon.
AIR: Des folies d'Espagne.
Jadis auprès dun bufte ridicule
J'accompagnois de mes pompeux accens ,
L'hommage vain , qu'un Peuple trop crédule ;
Couroit offrir à des Dieux impuiffans
AIR : Non ,je ne ferai pas &c. "
Placé fur un terrein que le Guerrier ſoupçonne ;
Dans ce pofte douteux,fije tremble ou bourdonne,
Sauvons-nous ; , un tombeau fe creuſe ſous nos pas!
Cet oracle eft plus fûr que celui de Calchas.
Même Air,
A me perfécuter , le fort s'opiniâtre :
J'ai beau merendre utile; on fe plaît à me battre .
Le Maitre que je lers , eft un Maître inhumain ,
Qui me traite toujours le bâton à la main.
Il fervoit anciennement au culte des Idôles.
BLANDUREL DE SAINT JUST.
AIR: du Confiteor.
COMPAGN OMPAGNON des enfans de Mars ,
Né pour affermir leur courage ;
Comme eux , j'affronte les haſards ;
Comme eux , au péril je m'engage :
Et dans ce redoutable emploi ,
Jamais je ne connus l'éffroi .
AIR : De tous les Capucins du monde,
Aux complots d'un injufte pere,
C'est mon organe tutélaire
Qui déroba Jupin naiſſant ;
Après qu'une tremblante mère,
Eut caché le céleste enfant ,
Au fein d'un rocher folitaire .
AIR : Du Prevôt des Marchands.
Vous , dont ma voix, dans les combats,
Regle les coups , conduit les pas ;
Malgré le ferment qui nous lie ,
Fuyez-vous en d'autres climats ;
D
74 MERCURE
DE FRANCE
.
Condamnés à perdrela vie ,
C'eſt moi , qui vous mène au trépas.
AIR : Pourpaffer doucement la vie.
Mon pere eft facile à connoître ;
L'en prend communément fon nom
Quand on veut défigner un être
Qui n'a ni rime , ni raiſon.
AIR: Des folies d'Espagne.
Jadis auprès dun bufte ridicule
J'accompagnois de mes pompeux accens ,
L'hommage vain , qu'un Peuple trop crédule ;
Couroit offrir à des Dieux impuiffans
AIR : Non ,je ne ferai pas &c. "
Placé fur un terrein que le Guerrier ſoupçonne ;
Dans ce pofte douteux,fije tremble ou bourdonne,
Sauvons-nous ; , un tombeau fe creuſe ſous nos pas!
Cet oracle eft plus fûr que celui de Calchas.
Même Air,
A me perfécuter , le fort s'opiniâtre :
J'ai beau merendre utile; on fe plaît à me battre .
Le Maitre que je lers , eft un Maître inhumain ,
Qui me traite toujours le bâton à la main.
Il fervoit anciennement au culte des Idôles.
BLANDUREL DE SAINT JUST.
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5
p. 72
COMBIEN l'art d'écrire est utile aux Amans absens. CHANSON.
Début :
L'ÉLOIGNEMENT est un martyre Fatal au repos des Amans ; [...]
Mots clefs :
Amour, Absence, Art d'écrire
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texteReconnaissance textuelle : COMBIEN l'art d'écrire est utile aux Amans absens. CHANSON.
COMBIEN l'art d'écrire eft utile aux
Amans abfens.
CHANSON
L'ÉLOIGNEMENT eft un martyre
Fatal au repos des Amans ;
Et c'eft pour charmer leurs tourmens
Qu'Amour inventa l'art d'écrire .
Que l'abſence gêne les voeux
D'un couple épris des mêmes feux ;
Ce fecret rapproche leurs âmes,
Garant de leurs tendres foupirs , '
Il prête un langage à leurs flâmes ,
Et des aîles à leurs defirs.
BLANDUREL DE S. JUST , près Beauvais.
Amans abfens.
CHANSON
L'ÉLOIGNEMENT eft un martyre
Fatal au repos des Amans ;
Et c'eft pour charmer leurs tourmens
Qu'Amour inventa l'art d'écrire .
Que l'abſence gêne les voeux
D'un couple épris des mêmes feux ;
Ce fecret rapproche leurs âmes,
Garant de leurs tendres foupirs , '
Il prête un langage à leurs flâmes ,
Et des aîles à leurs defirs.
BLANDUREL DE S. JUST , près Beauvais.
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6
p. 79-80
AUTRE.
Début :
François, je fais pâlir ces braves insulaires, [...]
Mots clefs :
Baïonnette
7
p. 80
LOGOGRYPHE.
Début :
Un fleuve, un mot latin composent tout mon être ; [...]
Mots clefs :
Nil
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