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1
s. p.
A MONSEIGNEUR LE CHANCELIER.
Début :
MONSEIGNEUR, Il ne me suffit pas que le Mercure [...]
Mots clefs :
Mercure, Conseils, Département de la guerre, Zèle
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texteReconnaissance textuelle : A MONSEIGNEUR LE CHANCELIER.
A MONSEIGNEUR
L E
Il ne me faffit pas que le
Mercure ait déjà pris foin de
publier avec quelle joye tout
le monde a veu vosgrands Services récompenfe\ par le nou~
âij
E P I ST RE.
•veau Titre d'honneur que'vous
venez. d'acquérirj Jeprens la
liberté de m'adrcjjèr aujourd'hui a Kous-mefine, &de méfier ma voix aux acclamations
de toute la Erance, dontlesfouhaits vous avaient placé dans
le Rang illufire que vous occupe7xy dés le moment quil a deû
efire remply. Ce fentiment,
MO NSE IG HEV R, a efié
figeneral, quil ne s'efl offert
aucune occafion de Texpliquer,
qu on ne l'ait avidement embraffée. Toutes les Harangues
quifie fontfaites à l Ouverture
des Cours Souveraines, n
’ont
eu pour objet que ce rare mé-
E P I S T R. E.
rite qui a fait tomberfur Vous
le choix de noftre Augufie Monarquepour lapremiers Charge
de l Etat. Comme il ny en a
point de plus importantes , elle
demandait un Homme extraordinaire, en qui une longue expérience jointe à la plus haute
capacité 3 ne laijfafi àf'ouhaiter
aucune des éminentes Qualité^
quiJe doivent rencontrer dans
un grand ëÿfiage Minifire 3 &
a qui la confier plus juflement
qu
’à Vous , M 0 N S E IG NEZl R, qui aveyfil dignement foutenu tous les Emplois
qui peuvent fervir de degre^
a l élévation où tous efies?
a jy
E P I S T R E.
Cette continuelle application â
niflere 3 cette prudence contout ce qui a efié de vofire Miinfyiüible le fuccés de tout ce
du Grand Prince qui a daigné ,
JeJervir de vos Confeils 3 enfin
toutes les Allions de vofire Vie
les écouter pour vous trouver
digne de la gloire quevot.s recevez Elle efl lafuite, ou plutôt la confirmation de cette
entière confiance que Sa Ma-
Ennemis ïeftoientà celuyd'Arras ? Comme ilnous efiait d une
très-grande importance de le
confieraer, ilfallait y fiire entrer du Secours. Vofire Corn-
epistre.
mifflon efioit ample pour tout
ce que vousjugeriez necefaire
au bien de l Etat, & vous pourveuves avec tant de ponctualité &deprudence auxprejfans
befoins des Ajfiege^ &des Generaux de l Armée, que la Place
futfecouru'è & les Ennemis défaits. On ne pouvaitmoins attendre de vojl e vple apres les
grandsfervices que vous aviet^
déjà rendus aufeu Ry, qui en
commença la récompenfe en
vous faifant revenir d'Italie,
pour vousfaire Secrétaire d’Etat. Je ne parle point, MONSE1GNEVR, de ces maniérés
honnefles & obligeantes qui
FMHS
blement cette neufiéme Partie
—
gnere^pas de recevoirfavorablement cette neufiéme Partie
du Mercure} &que vous autres.
E P I S T R E.
la bonté de foufrir que je me
dije mec autantde zele que de
MONSEIGNEUR,
Vcftre très.humble & trèsobeïffant Serviteur,
D
L E
Il ne me faffit pas que le
Mercure ait déjà pris foin de
publier avec quelle joye tout
le monde a veu vosgrands Services récompenfe\ par le nou~
âij
E P I ST RE.
•veau Titre d'honneur que'vous
venez. d'acquérirj Jeprens la
liberté de m'adrcjjèr aujourd'hui a Kous-mefine, &de méfier ma voix aux acclamations
de toute la Erance, dontlesfouhaits vous avaient placé dans
le Rang illufire que vous occupe7xy dés le moment quil a deû
efire remply. Ce fentiment,
MO NSE IG HEV R, a efié
figeneral, quil ne s'efl offert
aucune occafion de Texpliquer,
qu on ne l'ait avidement embraffée. Toutes les Harangues
quifie fontfaites à l Ouverture
des Cours Souveraines, n
’ont
eu pour objet que ce rare mé-
E P I S T R. E.
rite qui a fait tomberfur Vous
le choix de noftre Augufie Monarquepour lapremiers Charge
de l Etat. Comme il ny en a
point de plus importantes , elle
demandait un Homme extraordinaire, en qui une longue expérience jointe à la plus haute
capacité 3 ne laijfafi àf'ouhaiter
aucune des éminentes Qualité^
quiJe doivent rencontrer dans
un grand ëÿfiage Minifire 3 &
a qui la confier plus juflement
qu
’à Vous , M 0 N S E IG NEZl R, qui aveyfil dignement foutenu tous les Emplois
qui peuvent fervir de degre^
a l élévation où tous efies?
a jy
E P I S T R E.
Cette continuelle application â
niflere 3 cette prudence contout ce qui a efié de vofire Miinfyiüible le fuccés de tout ce
du Grand Prince qui a daigné ,
JeJervir de vos Confeils 3 enfin
toutes les Allions de vofire Vie
les écouter pour vous trouver
digne de la gloire quevot.s recevez Elle efl lafuite, ou plutôt la confirmation de cette
entière confiance que Sa Ma-
Ennemis ïeftoientà celuyd'Arras ? Comme ilnous efiait d une
très-grande importance de le
confieraer, ilfallait y fiire entrer du Secours. Vofire Corn-
epistre.
mifflon efioit ample pour tout
ce que vousjugeriez necefaire
au bien de l Etat, & vous pourveuves avec tant de ponctualité &deprudence auxprejfans
befoins des Ajfiege^ &des Generaux de l Armée, que la Place
futfecouru'è & les Ennemis défaits. On ne pouvaitmoins attendre de vojl e vple apres les
grandsfervices que vous aviet^
déjà rendus aufeu Ry, qui en
commença la récompenfe en
vous faifant revenir d'Italie,
pour vousfaire Secrétaire d’Etat. Je ne parle point, MONSE1GNEVR, de ces maniérés
honnefles & obligeantes qui
FMHS
blement cette neufiéme Partie
—
gnere^pas de recevoirfavorablement cette neufiéme Partie
du Mercure} &que vous autres.
E P I S T R E.
la bonté de foufrir que je me
dije mec autantde zele que de
MONSEIGNEUR,
Vcftre très.humble & trèsobeïffant Serviteur,
D
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Résumé : A MONSEIGNEUR LE CHANCELIER.
La lettre célèbre l'obtention d'un nouveau titre d'honneur par un dignitaire. L'auteur exprime la joie de toute la France pour les services rendus par le destinataire, qui a été récompensé pour son mérite exceptionnel. Ce titre était attendu et avait été mentionné lors des ouvertures des cours souveraines. Le destinataire a été choisi pour la première charge de l'État, une position cruciale nécessitant une grande expérience et capacité. L'auteur loue sa prudence et son application, notamment dans la défense d'Arras contre les ennemis. Il rappelle également ses services passés, comme la réorganisation de l'armée et la nomination à des postes clés. La lettre se termine par une expression de dévouement et de respect.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 85-89
Madrigaux & Quatrains à Monsieur le Chancelier. [titre d'après la table]
Début :
Dans le temps que tous les Corps se sont empressez [...]
Mots clefs :
Chancelier, Couronne, État, Le Tellier, Compliments
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Madrigaux & Quatrains à Monsieur le Chancelier. [titre d'après la table]
Dans le temps que tous les Corps ſe ſont empreſſez à ve- nir faire leurs Complimens à
Monfieur le Chancelier , ſur le nouveau rang où le Roy l'a éle- vé, les Muſes ne font pas de- meurées muetes ; & voicy des Vers qui ont eſté adreſſez àM. Calpatri,Maiſtre des Comptes.
POUR MONSIEUR
LE CHANCELIER.
L
Oüis le Grand , &leplus grand
desRois,
Nepeut faireque degrands choix,
Etceluy-cy n'a rien, Calpatri, qui m'é
tonne.
Cij
36 LE MERCVRE C'est un grand Monarque quis donne,
Et c'est un grand Suietparfoy, parses Emplois Qui reçoit ,dés long-temps fidele àla Couronne ,
Capableauſſi plus queperſonne Par les ſoins qu'il apris desArmes&
des Loix,
Defoûtenirl'éclat dont Themis l'environne.
Enfin c'est leTELLIER , tout utile à
lafois Au Public , à l'Etat ce Ministre
. d'élite
Dont le Prince aujourd'huy couronne lemerite.
Il eſt certain que le choix que le Roya fait de Monfieur le Tellier pour la plus impor- tante Charge de l'Etat , a eſté
reçeu avec les acclamations de
toute la France , &c'eſt ce qui a
donné lieu aux deux Quadrins ſuivans. La Juſtice parle dans le premier.
GALAN T. 57
QUATRAIN.
E ne veux plus ſonger qu'à goûter le JErepos ,
!
Que vient de me donner le plus grand desHéros :
Ainſiſi je parois n'estre plus occupée,
Le Pere a ma Balance , &le Fils mon
Epée.
AUTRE.
Lors parfa vareprudence En foulageant Thémis, montre que parfon choix ,
Il veut que le TELLIER en tienne
la Balance ,
Quand fon Fer eft tenu par l'Illuftre Louvors.
Monfieur le Chancelier , ſur le nouveau rang où le Roy l'a éle- vé, les Muſes ne font pas de- meurées muetes ; & voicy des Vers qui ont eſté adreſſez àM. Calpatri,Maiſtre des Comptes.
POUR MONSIEUR
LE CHANCELIER.
L
Oüis le Grand , &leplus grand
desRois,
Nepeut faireque degrands choix,
Etceluy-cy n'a rien, Calpatri, qui m'é
tonne.
Cij
36 LE MERCVRE C'est un grand Monarque quis donne,
Et c'est un grand Suietparfoy, parses Emplois Qui reçoit ,dés long-temps fidele àla Couronne ,
Capableauſſi plus queperſonne Par les ſoins qu'il apris desArmes&
des Loix,
Defoûtenirl'éclat dont Themis l'environne.
Enfin c'est leTELLIER , tout utile à
lafois Au Public , à l'Etat ce Ministre
. d'élite
Dont le Prince aujourd'huy couronne lemerite.
Il eſt certain que le choix que le Roya fait de Monfieur le Tellier pour la plus impor- tante Charge de l'Etat , a eſté
reçeu avec les acclamations de
toute la France , &c'eſt ce qui a
donné lieu aux deux Quadrins ſuivans. La Juſtice parle dans le premier.
GALAN T. 57
QUATRAIN.
E ne veux plus ſonger qu'à goûter le JErepos ,
!
Que vient de me donner le plus grand desHéros :
Ainſiſi je parois n'estre plus occupée,
Le Pere a ma Balance , &le Fils mon
Epée.
AUTRE.
Lors parfa vareprudence En foulageant Thémis, montre que parfon choix ,
Il veut que le TELLIER en tienne
la Balance ,
Quand fon Fer eft tenu par l'Illuftre Louvors.
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Résumé : Madrigaux & Quatrains à Monsieur le Chancelier. [titre d'après la table]
Le texte décrit les réactions à la nomination de Monsieur le Tellier au poste de Chancelier par le roi. Les Muses, représentant les arts et les lettres, ont exprimé leur soutien par des vers adressés à Monsieur Calpatri, Maître des Comptes. Ces vers soulignent la grandeur du roi et la pertinence du choix du Chancelier, louant ses compétences et sa fidélité à la couronne. Le roi est présenté comme un monarque éclairé, et le Tellier comme un ministre d'élite, bénéfique tant au public qu'à l'État. La nomination a été acclamée à travers toute la France. Deux quatrains illustrent cette joie : le premier évoque le repos apporté par le roi, avec le Tellier à la balance de la justice et son fils à l'épée. Le second met en avant la prudence et le choix judicieux du roi, confiant la balance de la justice à Tellier tandis que son fils tient l'épée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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