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p. 18-22
LES PROGRES DE LA TRAGEDIE Sous le Regne de Louis le Grand. ODE.
Début :
Toy, qui fais l'honneur de la Scene, [...]
Mots clefs :
Louis, Roi, Scène, Gloire, Tragédie
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texteReconnaissance textuelle : LES PROGRES DE LA TRAGEDIE Sous le Regne de Louis le Grand. ODE.
LES PROGRÈS DE LA TRAGEDIE
Sous le Rogue u’: Louis le Grand.
O D E.
TOy, qui fais l'honneur de la Scene .
Par la noblesse de tes Chants , -
C'est à ra gloire , Melpomene ,
Qie je consacre mes accents.
OEielle Divinité mïnspire!
C’est toi, Muse , aydc mon délire 5:
a Immortaliscr tcs succès.“ 4 "
' ‘b s .
je vois tes rapides progrès;
A LOUIS tu dois ces merveilles;
Il sçut en couronnant tes veilles ,
JANVIER.‘ 173g.
i Ce Roy ne borne pas sa gloire , '
"A former sous lui des Guerriers;
, Il veut au Temple de Metnoire ,
' Te faire part doses Lauriers.
Ami des Sçavans ,‘comme Auguste,
Sous un Regnc aussi long que juste’,
Il sçair animer leurs travauk g
Du mérite Juge équitable;
_ Il va d’un regard favorable ,
En faire dïllustres Rivaux.
‘Déjà ses faveurs. nous ramenent.
La respectable Antiquité;
sophocle , Euripidc . reprennent,
Sous d’autres noms, leur Majesté.
Les Corneilles toujours sublimes ,
Charmeur par leurs sages maximes.
Un Roy dont ils sont ébloüis ;
Leurs Héros instruisent , enchanteur ;
Et lesgrands traits qu’ils nous présentent ,‘
sont autant de traitsde Louxs.
s
Sçavans ,la carriere est ouver‘;
Par le plus grand des. Souverains 5
Des Lauriers dont elle est couverte ,
iVous sont présentez par ses mains:
jhppercjois le tendre Racine , _,
' B v;
n
ce MERCURE DE FRANCE
Que j'aime à plaindre une Héroïne ,
Qÿil fait pleurer dans ses beaux Vers l
Elle y soupire sans faiblesse
Et le Héros qu’elle interesse ,
sans rougir y vante ses fers.
Reine des coeurs , poursuis , acheve g‘
Ton triomphe sera parfait;
le vois déja plus d’un Eleve ,
Digne du Maître qui l’a fait:
Pleins du HËIOS qui les inspire ,
Au spectateur qui les admire , '
Ils donnent d’utiles trésors;
Louis , c’est toi seul qui les guides g
A tes récompenses solides ,
Nous devons leurs nobles cEorts.
Le Théatre devient utile ;
La Scene nous Offre des moeurs;
Ce Champ que Lotus rend fertile,’
Porte ses fruits dans tous les coeurs.
Dans ces mêmes lieux où le crime,
Reçut un cultflllegitime ,
je vois ses Autels abbatus il
l J’): déteste ses artifices;
Tout change , l’Ecole des vices ,
Devient PEcolc des venus.
r
'
. site:
I 'A N V I E RI 1733;
‘Quel es: ton pouvoir , Melpomcne:
Tu sçais tromper le spectateur ;
Ton génie enchante 1a Scene ,
Et passe jusques dans PActeur;
Par une flarcuse imposture .
I.’Art cultivé devient nature ,
Effet de ces dons précieux ,
Tulme fais voir Monime en larmes ;
Je reconnais tes puissants charrues,
Aux pleurs qui coulent de mes yeux.
Ces prodiges qu’on voie paraître,‘
V Enfantent la perfection ;
C’cst roi , Louis, qui les fait naître,‘
Au sein de Pémulation. '
Plus d'un Roy qui suit tes exemples,‘
De ses mains éleve des Temples ,
A ces Dieux du sacré “Vallon ,
Mais c’esr élever â ta gloire‘,
Autant de Temples de Mcmoire ;
Leur gout éternisc ton nom.
/
.
Triomphe , heureuse Tragédie ,
Tes succès ne sont point borne: 5
Phébus orne de son génie ,
Des Sujeis qlfil a courouncz.
Ces Eleves inimitables , '
Laborieux , infatigables 1
p,»
Ibfficng
r: MERCUR r. .13 E FRANCE
Tbffrent des secours assidus;
Dignes duRoy qui les vit naître.
Ils sçavent se faire connoître ,
A PHériticr de ses vertus.
Canamur tenues Grnndiu;
Hor. Carm, Lib. 1°. 0d. vr.‘
Priere à Dieu pour le Re).
"Grand Dieu, dans notre Roy , conserve ton Ol-Ê
vrage; _
C’est notre appui , c’est ton imagt ;
En prolongeant ses jours , tu nous rendras heu-i
rVeeurxseg tes ‘ dons sur son auguste Race ; i
Et que bien-tôt sa gloire efface ,
Celle des Rois les ‘plus fameux.
, Par _M. Cnrolet.
Sous le Rogue u’: Louis le Grand.
O D E.
TOy, qui fais l'honneur de la Scene .
Par la noblesse de tes Chants , -
C'est à ra gloire , Melpomene ,
Qie je consacre mes accents.
OEielle Divinité mïnspire!
C’est toi, Muse , aydc mon délire 5:
a Immortaliscr tcs succès.“ 4 "
' ‘b s .
je vois tes rapides progrès;
A LOUIS tu dois ces merveilles;
Il sçut en couronnant tes veilles ,
JANVIER.‘ 173g.
i Ce Roy ne borne pas sa gloire , '
"A former sous lui des Guerriers;
, Il veut au Temple de Metnoire ,
' Te faire part doses Lauriers.
Ami des Sçavans ,‘comme Auguste,
Sous un Regnc aussi long que juste’,
Il sçair animer leurs travauk g
Du mérite Juge équitable;
_ Il va d’un regard favorable ,
En faire dïllustres Rivaux.
‘Déjà ses faveurs. nous ramenent.
La respectable Antiquité;
sophocle , Euripidc . reprennent,
Sous d’autres noms, leur Majesté.
Les Corneilles toujours sublimes ,
Charmeur par leurs sages maximes.
Un Roy dont ils sont ébloüis ;
Leurs Héros instruisent , enchanteur ;
Et lesgrands traits qu’ils nous présentent ,‘
sont autant de traitsde Louxs.
s
Sçavans ,la carriere est ouver‘;
Par le plus grand des. Souverains 5
Des Lauriers dont elle est couverte ,
iVous sont présentez par ses mains:
jhppercjois le tendre Racine , _,
' B v;
n
ce MERCURE DE FRANCE
Que j'aime à plaindre une Héroïne ,
Qÿil fait pleurer dans ses beaux Vers l
Elle y soupire sans faiblesse
Et le Héros qu’elle interesse ,
sans rougir y vante ses fers.
Reine des coeurs , poursuis , acheve g‘
Ton triomphe sera parfait;
le vois déja plus d’un Eleve ,
Digne du Maître qui l’a fait:
Pleins du HËIOS qui les inspire ,
Au spectateur qui les admire , '
Ils donnent d’utiles trésors;
Louis , c’est toi seul qui les guides g
A tes récompenses solides ,
Nous devons leurs nobles cEorts.
Le Théatre devient utile ;
La Scene nous Offre des moeurs;
Ce Champ que Lotus rend fertile,’
Porte ses fruits dans tous les coeurs.
Dans ces mêmes lieux où le crime,
Reçut un cultflllegitime ,
je vois ses Autels abbatus il
l J’): déteste ses artifices;
Tout change , l’Ecole des vices ,
Devient PEcolc des venus.
r
'
. site:
I 'A N V I E RI 1733;
‘Quel es: ton pouvoir , Melpomcne:
Tu sçais tromper le spectateur ;
Ton génie enchante 1a Scene ,
Et passe jusques dans PActeur;
Par une flarcuse imposture .
I.’Art cultivé devient nature ,
Effet de ces dons précieux ,
Tulme fais voir Monime en larmes ;
Je reconnais tes puissants charrues,
Aux pleurs qui coulent de mes yeux.
Ces prodiges qu’on voie paraître,‘
V Enfantent la perfection ;
C’cst roi , Louis, qui les fait naître,‘
Au sein de Pémulation. '
Plus d'un Roy qui suit tes exemples,‘
De ses mains éleve des Temples ,
A ces Dieux du sacré “Vallon ,
Mais c’esr élever â ta gloire‘,
Autant de Temples de Mcmoire ;
Leur gout éternisc ton nom.
/
.
Triomphe , heureuse Tragédie ,
Tes succès ne sont point borne: 5
Phébus orne de son génie ,
Des Sujeis qlfil a courouncz.
Ces Eleves inimitables , '
Laborieux , infatigables 1
p,»
Ibfficng
r: MERCUR r. .13 E FRANCE
Tbffrent des secours assidus;
Dignes duRoy qui les vit naître.
Ils sçavent se faire connoître ,
A PHériticr de ses vertus.
Canamur tenues Grnndiu;
Hor. Carm, Lib. 1°. 0d. vr.‘
Priere à Dieu pour le Re).
"Grand Dieu, dans notre Roy , conserve ton Ol-Ê
vrage; _
C’est notre appui , c’est ton imagt ;
En prolongeant ses jours , tu nous rendras heu-i
rVeeurxseg tes ‘ dons sur son auguste Race ; i
Et que bien-tôt sa gloire efface ,
Celle des Rois les ‘plus fameux.
, Par _M. Cnrolet.
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Résumé : LES PROGRES DE LA TRAGEDIE Sous le Regne de Louis le Grand. ODE.
Le texte 'Les Progrès de la Tragédie' rend hommage à Louis XIV et à l'essor de la tragédie sous son règne. L'auteur célèbre la muse Melpomène et les avancées rapides de la tragédie, qu'il attribue au soutien du roi. Louis XIV est présenté comme un protecteur des arts et des sciences, comparé à Auguste pour son soutien aux savants. Sous son règne, les tragédies classiques de Sophocle et Euripide sont réinterprétées, et des auteurs comme Corneille et Racine continuent de briller. Le théâtre devient un lieu d'éducation morale, transformant les mœurs et combattant le vice. Le pouvoir de la tragédie est souligné, capable de toucher profondément les spectateurs. Le texte se conclut par une prière pour la longévité et la gloire du roi, espérant que sa dynastie surpassera celle des rois les plus célèbres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 884-885
PORTRAIT DE MLLE C***. Par M. Carolet.
Début :
Ce n'est point à Phébus que j'adresse mes voeux, [...]
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texteReconnaissance textuelle : PORTRAIT DE MLLE C***. Par M. Carolet.
PORTRAIT DE MLLE C ***
Par M. Carolet.
E n'est point à Phébus que j'adresse mes
CE voeux
Pour faire le Portrait de l'aimable Uranie ;
L'Amour , le seul Amour , qui regne dans ses
yeux ,
Doit fertiliser mon génie.
Ce Dieu qui sçait si bien la graver dans les
coeurs ,
Mais
De mon foible Pinceau peut seconder l'audace ,
Que vais- je faire, hélas ! quelle frayeur me glace
Je redoute l'éclat de ses attrats vainqueurs.
que dis je tentons cette noble entreprise ,
Aux avides regards exposons ce Tableau ;
Qu'on manque ce Portrait , il sera toujours beaus
D'un seul trait entrevû l'ame doit être éprise,
Commençons et d'abord peignons cette douceur,
Qui saisissant les yeux , sçait maîtriser le coeur ,
Cette naïveté toute spirituelle ,
Et ce je ne sçai quoi , qui , joint à lafierté ,
Fait de la beauté naturelle ,
L'Ecueil fatal de notre liberté;
De l'objet que je peins ce sont les moindres
@harmes
Charmes
MAY. 1733. 889
Charmes pourtant à qui tout rend les armes ,
Qui surs de la victoire enchaînent les Mortels ,
Et disputent aux Dieux l'Encens et les Autels.
Mais sur des appas plus solides ,
Jettons nos regards étonnez ,
Les Ris modostement timides ,
Relevent des talens par cent vertus ornez ;
La sagesse , trésor aussi rare qu'utile ,
Est un don qu'Uranie eut pour lot en naissant ,
Son esprit , ses discours , ont un charme puis
sant ,
Qui dans les coeurs trouve un accès facile .
Mais ou m'emporte mon ardeur ,
Je suis sûr de déplaire à là belle Uranie ,
Je n'ai consulté que mon coeur
Sans consulter sa modestie,
Par M. Carolet.
E n'est point à Phébus que j'adresse mes
CE voeux
Pour faire le Portrait de l'aimable Uranie ;
L'Amour , le seul Amour , qui regne dans ses
yeux ,
Doit fertiliser mon génie.
Ce Dieu qui sçait si bien la graver dans les
coeurs ,
Mais
De mon foible Pinceau peut seconder l'audace ,
Que vais- je faire, hélas ! quelle frayeur me glace
Je redoute l'éclat de ses attrats vainqueurs.
que dis je tentons cette noble entreprise ,
Aux avides regards exposons ce Tableau ;
Qu'on manque ce Portrait , il sera toujours beaus
D'un seul trait entrevû l'ame doit être éprise,
Commençons et d'abord peignons cette douceur,
Qui saisissant les yeux , sçait maîtriser le coeur ,
Cette naïveté toute spirituelle ,
Et ce je ne sçai quoi , qui , joint à lafierté ,
Fait de la beauté naturelle ,
L'Ecueil fatal de notre liberté;
De l'objet que je peins ce sont les moindres
@harmes
Charmes
MAY. 1733. 889
Charmes pourtant à qui tout rend les armes ,
Qui surs de la victoire enchaînent les Mortels ,
Et disputent aux Dieux l'Encens et les Autels.
Mais sur des appas plus solides ,
Jettons nos regards étonnez ,
Les Ris modostement timides ,
Relevent des talens par cent vertus ornez ;
La sagesse , trésor aussi rare qu'utile ,
Est un don qu'Uranie eut pour lot en naissant ,
Son esprit , ses discours , ont un charme puis
sant ,
Qui dans les coeurs trouve un accès facile .
Mais ou m'emporte mon ardeur ,
Je suis sûr de déplaire à là belle Uranie ,
Je n'ai consulté que mon coeur
Sans consulter sa modestie,
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Résumé : PORTRAIT DE MLLE C***. Par M. Carolet.
Le poème 'Portrait de Mlle C ***' a été écrit par M. Carolet en mai 1733. L'auteur y exprime son admiration pour une jeune femme nommée Uranie, dont la beauté et les qualités intérieures l'inspirent. Il reconnaît que l'Amour, présent dans les yeux d'Uranie, doit guider son écriture. L'auteur avoue sa crainte de ne pas rendre justice à la beauté et aux charmes d'Uranie, mais il décide de tenter de décrire sa douceur, sa naïveté spirituelle et sa fierté, qui forment une beauté naturelle irrésistible. Il mentionne également les talents, les vertus et la sagesse d'Uranie, des dons rares et utiles. Le poème se termine par une réflexion sur l'ardeur de l'auteur, qui craint de déplaire à Uranie en ne consultant que son propre cœur.
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