Auteur du texte (1)
[empty]
Destinataire du texte (10)
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
Détail
Liste
Résultats : 1 texte(s)
1
p. 273-286
RENONCIATION de Monseigneur le Duc d'Orleans, à la Couronne d'Espagne.
Début :
Philippe petit fils de France, Duc d'Orleans, de Valois, de Chartres [...]
Mots clefs :
Neveu, Renonciation, Couronne, Philippe, Espagne, Catholique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RENONCIATION de Monseigneur le Duc d'Orleans, à la Couronne d'Espagne.
RENONCIATION
de Monseigneur le Duc
d'Orléans
3
à la Couronne
d'Espagne.
Philippepetit fils de
France, Duc d'Orléans,
de Valois, de Chartres &
de Nemours ; à tous Rois,
Princes, Republiques
,
Potentats,& Communautez,
Faisons sçavoir par
ces Presentes, que la
crainte de l'union desCouronnes
de France & d'Espagne
ayant cite le principal
motif de la guerre, &
les autres Puissances de
l'Europe ayant tousjours
apprehendé, ne fussent sur
une mesme teste, on a posé
pour fondement de la
Paix que l'on traitte presentement,&
qu'on espere
cimenter de plus en plus
pour le repos de tant d'Estats
qui se sont saçrifïez
comme autant de victimes
pour soppofer au péril
dont ils se croyoientmenacez
,
qu'il falloit establir
une espece d'égalité & d'équilibre
entre les Princes
qui estoient en dispute.
Que dans la veuë d'establir
cette égalité la Reine
de la Grande Bretagne a
proposé, & sur ses instancesil
aesté convenu par
le Roy nostre très honoré
Seigneur & oncle, & par
le Roy Catholique nostre
cher neveu, que pour éviter
en quelque temps que
ce soit l'union des Couronnes
Lfpao,,ne & de France,
il seroit fait des renonciations
reci proques
,
ravoir
par le Roy Catholique
Philippe V. nostre neveu
pour lui &pour tous ses de-fcendants
à la succession de
laCourone de France,commeaussipar
leDuc de Berri
nostre cher neveu,& par
nous pour tous nos descendants
à la Couronne
d'Espagne
,
à condition
auni que la Maison d'Austriche
ni aucun de ses deI:
cendants ne pourront facceder
à la Couronne d'Espagne
par cette maison
mesme qui sans l'union de
l'Empire seroit formidable
, si elle a joustoit une
nouvelle puissance à ses
anciens Domaines; pour
arriver à la fin qu'on
se propose
,
&: au moyen
de ce que sa Majesté Catholique
a de sa parc fait
par sa renonciation le J.
du présent lTIois, nous
consentons qu'au défaut
de Philippe V. nostre Neveu
&de ses descendants,
la Couronne d'Espagne
passe à la Maisondu Duc
de Savoye ; dont tous les
droits sont clairs & comme
d'autant qu'il descend
de l'Infante Catherine
Fillede Philippe II. & desirant
de nostrecosté concourir
à la glorieuse fin
qu'on se propose derestablir
la tranquillité publique,
à prévenir les craintes
que pourroient causer
les droits de nostre naissance
, ou tous autres qui
pourroient nous appartenir
, nous avons resolu de
faire ce desistement & cette
renonciation de tous
nos droits, pour nous&
pour nos successeurs ôc
descendants
, nous decla,.
rons & nous tenons dès
à present nous, nos enfans,
descendants pour exclus
& inhabilles absolument
& à jamais
,
de toute
action & tout droit à la
Couronne d'Espagne ;
nous voulons ôc consentons
pour nous & nos descendants,
que dés maintenant
& pour tousjours, on
nous tienne, nous & les
nostres pour exclus Be. inhabile
en quelque degré
que nous nous trouvions,
& de quelque maniéré
que la succession puisse arriver
à nostre ligne;nous,
ni nos déscendants ne devons
plus estre considerez
comme ayans aucun
fondement de representation
active ou passive, ou
faifanr une continuation
de ligne effective ou contentieuse
de substance
fang , ou qualité, ni tirer
droit de nostre descendance
de la Reine Anne
d'Austriche nostre très honorée
norée Dame& ayeule,ni
des glorieux Roys ses Ancestres
j au contraire, nous
ratifions la renonciation
que ladite Dame Reine
Anne a faite,& toutes les
clauses que les Rois Philippe
111. & Philippe IV.
ont inserées dans leurs testaments
; nous renonçons
pareillement à tous les
droits qui nous peuvent
appartenir, & ànos enfans
& descendants, &en vertu
de la déclaration faite à
Madridlevingt neuviéme
Octobre 1703. par Philippe
V. Roy d'Espagne nostre
neveu , & quelque
droic qui nous puisse appartenir
pour nous & nos
descendants
, nous nous
en desistons
, & y renonçons
pour nous & pour
eux, nous renonçons absolument
& en particulier
à la lesion évidente, énorme
& très énorme qui se
peut trouver en la renonciation
à lasuccession de
ladite Couronne d'Espagne,
& voulons qu'aucuns
desdits moyens ne nous
fervent ni puissent nous
valoir, & que tous ce prétexte
nous voulions nous
emparer dudit Royaume
d'Espagne à force d'armes,
la guerre que nous ferions
& exceuterions, foit tenue
pour injuste, illicite &induement
entreprise
,
ôc
qu'au contraire celle que
nous feroit celuy qui en
vertu de cette renonciation
auroit droit de succeder
à la Couronne d'Esagne
,
foit teuë pour permise
ôc juste ôcc.
Et pour plus grande sureté
de c que nous disons
& promettons au nom de
nos sccesseurs & descendants,
nous juronssolemnellement
sur les saints Evangiles
contenus en ce
Missel sur lequelnousmettonsla
main droite, que
nous le garderons , maintiendrons,&
accomplirons
en tout & par tout, & que
nous ne demanderons jamais
de nous en faire relever
-
: nous jurons & promettons
encore que nous
n'ayons fait niferons en
public ni en secret aucune
protestation nireclamation
contraire qui puisseenpescher
ce qui est contenu dans
ces presentes
, & pour plus
grande fureté, nous avons passé
& passons ce présent Acte
de renonciation d'abdication
& de désistement
,
pardevanc
Maistres Antoine le Moyne; & Alexandre le Fevre Conseillersdu
Roy, Notaires Gardes-
Nottes,&c. & Garde
Scels au Chastelet de Paris fouffignez ,
, en nostre Palais
RoyalàParis l'an 1712. le 19.
Novembre avant midi, & pour
faire insinuer ces prefentespar.
tout où il appartiendra, nous
avons constitué pour nostre
Procureur lePorteur
,
&avons
signécesPrésentés & leur Minute
demeurée en la possession
dudit le Fevre Notaire. Signé
PHILIPPE D'ORLEANS, le
Moine, le Fevre
3
& à costé
scelléledit jour.
de Monseigneur le Duc
d'Orléans
3
à la Couronne
d'Espagne.
Philippepetit fils de
France, Duc d'Orléans,
de Valois, de Chartres &
de Nemours ; à tous Rois,
Princes, Republiques
,
Potentats,& Communautez,
Faisons sçavoir par
ces Presentes, que la
crainte de l'union desCouronnes
de France & d'Espagne
ayant cite le principal
motif de la guerre, &
les autres Puissances de
l'Europe ayant tousjours
apprehendé, ne fussent sur
une mesme teste, on a posé
pour fondement de la
Paix que l'on traitte presentement,&
qu'on espere
cimenter de plus en plus
pour le repos de tant d'Estats
qui se sont saçrifïez
comme autant de victimes
pour soppofer au péril
dont ils se croyoientmenacez
,
qu'il falloit establir
une espece d'égalité & d'équilibre
entre les Princes
qui estoient en dispute.
Que dans la veuë d'establir
cette égalité la Reine
de la Grande Bretagne a
proposé, & sur ses instancesil
aesté convenu par
le Roy nostre très honoré
Seigneur & oncle, & par
le Roy Catholique nostre
cher neveu, que pour éviter
en quelque temps que
ce soit l'union des Couronnes
Lfpao,,ne & de France,
il seroit fait des renonciations
reci proques
,
ravoir
par le Roy Catholique
Philippe V. nostre neveu
pour lui &pour tous ses de-fcendants
à la succession de
laCourone de France,commeaussipar
leDuc de Berri
nostre cher neveu,& par
nous pour tous nos descendants
à la Couronne
d'Espagne
,
à condition
auni que la Maison d'Austriche
ni aucun de ses deI:
cendants ne pourront facceder
à la Couronne d'Espagne
par cette maison
mesme qui sans l'union de
l'Empire seroit formidable
, si elle a joustoit une
nouvelle puissance à ses
anciens Domaines; pour
arriver à la fin qu'on
se propose
,
&: au moyen
de ce que sa Majesté Catholique
a de sa parc fait
par sa renonciation le J.
du présent lTIois, nous
consentons qu'au défaut
de Philippe V. nostre Neveu
&de ses descendants,
la Couronne d'Espagne
passe à la Maisondu Duc
de Savoye ; dont tous les
droits sont clairs & comme
d'autant qu'il descend
de l'Infante Catherine
Fillede Philippe II. & desirant
de nostrecosté concourir
à la glorieuse fin
qu'on se propose derestablir
la tranquillité publique,
à prévenir les craintes
que pourroient causer
les droits de nostre naissance
, ou tous autres qui
pourroient nous appartenir
, nous avons resolu de
faire ce desistement & cette
renonciation de tous
nos droits, pour nous&
pour nos successeurs ôc
descendants
, nous decla,.
rons & nous tenons dès
à present nous, nos enfans,
descendants pour exclus
& inhabilles absolument
& à jamais
,
de toute
action & tout droit à la
Couronne d'Espagne ;
nous voulons ôc consentons
pour nous & nos descendants,
que dés maintenant
& pour tousjours, on
nous tienne, nous & les
nostres pour exclus Be. inhabile
en quelque degré
que nous nous trouvions,
& de quelque maniéré
que la succession puisse arriver
à nostre ligne;nous,
ni nos déscendants ne devons
plus estre considerez
comme ayans aucun
fondement de representation
active ou passive, ou
faifanr une continuation
de ligne effective ou contentieuse
de substance
fang , ou qualité, ni tirer
droit de nostre descendance
de la Reine Anne
d'Austriche nostre très honorée
norée Dame& ayeule,ni
des glorieux Roys ses Ancestres
j au contraire, nous
ratifions la renonciation
que ladite Dame Reine
Anne a faite,& toutes les
clauses que les Rois Philippe
111. & Philippe IV.
ont inserées dans leurs testaments
; nous renonçons
pareillement à tous les
droits qui nous peuvent
appartenir, & ànos enfans
& descendants, &en vertu
de la déclaration faite à
Madridlevingt neuviéme
Octobre 1703. par Philippe
V. Roy d'Espagne nostre
neveu , & quelque
droic qui nous puisse appartenir
pour nous & nos
descendants
, nous nous
en desistons
, & y renonçons
pour nous & pour
eux, nous renonçons absolument
& en particulier
à la lesion évidente, énorme
& très énorme qui se
peut trouver en la renonciation
à lasuccession de
ladite Couronne d'Espagne,
& voulons qu'aucuns
desdits moyens ne nous
fervent ni puissent nous
valoir, & que tous ce prétexte
nous voulions nous
emparer dudit Royaume
d'Espagne à force d'armes,
la guerre que nous ferions
& exceuterions, foit tenue
pour injuste, illicite &induement
entreprise
,
ôc
qu'au contraire celle que
nous feroit celuy qui en
vertu de cette renonciation
auroit droit de succeder
à la Couronne d'Esagne
,
foit teuë pour permise
ôc juste ôcc.
Et pour plus grande sureté
de c que nous disons
& promettons au nom de
nos sccesseurs & descendants,
nous juronssolemnellement
sur les saints Evangiles
contenus en ce
Missel sur lequelnousmettonsla
main droite, que
nous le garderons , maintiendrons,&
accomplirons
en tout & par tout, & que
nous ne demanderons jamais
de nous en faire relever
-
: nous jurons & promettons
encore que nous
n'ayons fait niferons en
public ni en secret aucune
protestation nireclamation
contraire qui puisseenpescher
ce qui est contenu dans
ces presentes
, & pour plus
grande fureté, nous avons passé
& passons ce présent Acte
de renonciation d'abdication
& de désistement
,
pardevanc
Maistres Antoine le Moyne; & Alexandre le Fevre Conseillersdu
Roy, Notaires Gardes-
Nottes,&c. & Garde
Scels au Chastelet de Paris fouffignez ,
, en nostre Palais
RoyalàParis l'an 1712. le 19.
Novembre avant midi, & pour
faire insinuer ces prefentespar.
tout où il appartiendra, nous
avons constitué pour nostre
Procureur lePorteur
,
&avons
signécesPrésentés & leur Minute
demeurée en la possession
dudit le Fevre Notaire. Signé
PHILIPPE D'ORLEANS, le
Moine, le Fevre
3
& à costé
scelléledit jour.
Fermer
Résumé : RENONCIATION de Monseigneur le Duc d'Orleans, à la Couronne d'Espagne.
Le document est une renonciation du Duc d'Orléans à la couronne d'Espagne. Philippe, petit-fils de France et Duc d'Orléans, explique que la crainte de l'union des couronnes de France et d'Espagne a été le principal motif de la guerre. Pour éviter cette union et établir un équilibre entre les princes en dispute, il a été convenu que des renonciations réciproques seraient faites. Philippe V, neveu du Duc d'Orléans, renonce à la succession de la couronne de France, ainsi que le Duc de Berry, autre neveu. En retour, le Duc d'Orléans renonce à la couronne d'Espagne pour lui et ses descendants. Cette renonciation vise à prévenir les craintes des autres puissances européennes et à établir la tranquillité publique. Le Duc d'Orléans jure solennellement de respecter cette renonciation et déclare qu'il ne revendiquera jamais ses droits sur la couronne d'Espagne. Le document est signé à Paris le 19 novembre 1712 en présence de notaires et scellé par le Duc d'Orléans.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
Pas de résultat.
Résultats : 10 texte(s)
1
p. 160-161
SONNET.
Début :
Poursuivez doux Oyseaux vostre tendre . ramage, [...]
Mots clefs :
Roi, Régent
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SONNET.
SONNET.
Pourfa;ve% doux Oyfcaux vostri
tendre ramage
Dans vospaijiblCJ lieux éloignez
du
«
fracas J
Vous riapprehendeT^point defil
neJle
9
- tracas J
TAndis que nous pouvons craindrk
m nouveau *
tapageJ
c<
Xe Roy si redoute des Rois du a Coquillage.
b/luffi cher auxFrançois quauxGrecs
J'étoit Calcas,
¥.n venant desubir de la Parque
le cas,
ourroit bien ranimer ces vendeurs
de fromage.
\CesmornesCitoyens a longchapeait
pOintu)
es turbulents Anglois dont ïefprit
tft têtu, Croiront nous avaller ttinfi qu'une
Allouette;
Wdis nofirefier Regent plus rufé
qu'un Minon,
\t'plus rude au combat qu'en amour
,
n'est Toinon,
nçaura les rencoignerjusques dans
leur couchette.
Pourfa;ve% doux Oyfcaux vostri
tendre ramage
Dans vospaijiblCJ lieux éloignez
du
«
fracas J
Vous riapprehendeT^point defil
neJle
9
- tracas J
TAndis que nous pouvons craindrk
m nouveau *
tapageJ
c<
Xe Roy si redoute des Rois du a Coquillage.
b/luffi cher auxFrançois quauxGrecs
J'étoit Calcas,
¥.n venant desubir de la Parque
le cas,
ourroit bien ranimer ces vendeurs
de fromage.
\CesmornesCitoyens a longchapeait
pOintu)
es turbulents Anglois dont ïefprit
tft têtu, Croiront nous avaller ttinfi qu'une
Allouette;
Wdis nofirefier Regent plus rufé
qu'un Minon,
\t'plus rude au combat qu'en amour
,
n'est Toinon,
nçaura les rencoignerjusques dans
leur couchette.
Fermer
2
p. 188-190
SONNET.
Début :
D'un Prince genereux, Muses chantez la gloire, [...]
Mots clefs :
Prince, Dieux, Histoire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SONNET.
SONNET.
D'un Princeoenereux,Museschantez
lagloire,
Quelobjetplus brillantpeuts'offrir
a 'vosjeux!
Il efl ainjique 'vous,ipu dufang
desDieux,
-
- Léclat de ses vertus asseureJa
memoire.
Eslimé chéri, craint suivi de la
-
viEloirey
, Sa vaillance, son nom voleront
en tous lieux,
Tout nous répondpour luy du culte
glorieux
Que des Jtecles futurs exigera
l'bijloire.
Je le vois adoré de cent peuples
divers
>
Qu'il joit donc à presentleJuje-t
de nos Vers
3 Admironsses décrets
,
refpeélons
sa puifânc.
Des loix
,
de l'équité ce grand
Prince eftl'appuy,
Etsdoitaasesvneratuissasuatannt qcue'à
Lasuprême grandeur qu'ilpof*
fede aUjourd'huy
D'un Princeoenereux,Museschantez
lagloire,
Quelobjetplus brillantpeuts'offrir
a 'vosjeux!
Il efl ainjique 'vous,ipu dufang
desDieux,
-
- Léclat de ses vertus asseureJa
memoire.
Eslimé chéri, craint suivi de la
-
viEloirey
, Sa vaillance, son nom voleront
en tous lieux,
Tout nous répondpour luy du culte
glorieux
Que des Jtecles futurs exigera
l'bijloire.
Je le vois adoré de cent peuples
divers
>
Qu'il joit donc à presentleJuje-t
de nos Vers
3 Admironsses décrets
,
refpeélons
sa puifânc.
Des loix
,
de l'équité ce grand
Prince eftl'appuy,
Etsdoitaasesvneratuissasuatannt qcue'à
Lasuprême grandeur qu'ilpof*
fede aUjourd'huy
Fermer
3
p. 231-236
A SON ALTESSE ROYALE MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLEANS, REGENT DE FRANCE. REQUESTE DE THALIE.
Début :
Prince sans pair en esprit, en valeur, [...]
Mots clefs :
Héros, Coeur, Gloire, Prince, Régent, Opéra
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A SON ALTESSE ROYALE MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLEANS, REGENT DE FRANCE. REQUESTE DE THALIE.
A SON ALTESSE ROYALE
MONSEIGNEUR.
LE DUC D'ORLEANS,
REGENT T)E FRANCE.
~REVESTE DE THALIE.'
Princesans pair en esspprriitt, en
, valeur,
Fameux Héros qu'un Poète
d'honneur
Peut àfon gré loueren confcienct
Ocjue tu vais hien regenter la ':JFtdftce!' ,
Ctcy riejl pas dun Prophète
incertain
UEntouJtafme,&sansejlre
Devin
Dpéja lr'onépeutdà nios rPeueples
Ce que feras pour le bien de
Depuis
l'Empire: longtemps on fait ce que
tu vaux,
Pasn'efl besoin de farder des
dijfauts
En te peignant. Çe font Vautres
methodes;
Non tes vertus ne font pas dans
les Odes
Qu'onfaitpour^toy,* tu les as
dans
dans ton coeur,
Et le Heros r/eft pas chek l'Imprimeur.
Nous t'avons mû fortmt de la
vifloire
Fuir les lauriers que t'apportoit
la gloire;
Entapresenceon riosete chanter,
Prince un Rimeur qui prétend
texalter
Doit te louerA comme il médit des
autres;
Ton coeur content de rendre heu
reux les nôtres
LI;me bienmieux nos transports
que nos vers;
Et toutefois cent Pindares divers
Iront tojj-iir un fatiguant hom- , Oeuvre ou l'ennuy triomphe à
chaquepage;
Mais il ness pas question de cecy Je viens an fait, grand Prince,
le voicy;
Dans mes Etats que ton ordre
ramené,
La librrtéqui toujours de la Scene
Fut tappanage.Augmente mon
pouvoir3
Et du Public juflifiant l'ejpoir
Comme legoufl, permets aux ris
folâtres
De égayer sur- de nouveaux
ThLâtrts;
.Desjeux forainsrétablis lereposy
Sur les platfrs leve-t-on des
impôts;
Souffriras-tu que des Traitans
Lyriques e leur moisson fevrent les
champs comiques ?
andfapperçoy cent Maltotiers
trcmblans
"âlir au bruit de tes foins uizit
[ans: l'Opéra sans rançonner U
Foire
i:Parsestalens Jefouftienne avec
gloire: r-
-
oy donc Roland fera sans
brodequin
S'il ne se cbaujje aux dépens
d'Arlequinf
Permets de plus qu'on baille aux
Comedies3
Permets aujJide rire auxTragedies
Modllement
J
quand le cas le
voudra;
Or en cecy je trouve l'Opéra
Compris de droit. Q£tenfinfous ta
Regence
On parodie avec pleinelicence
Ln*Calipfosans craindrele ho/a,
Nous n'aurons plus àfjtler que
cela.
MONSEIGNEUR.
LE DUC D'ORLEANS,
REGENT T)E FRANCE.
~REVESTE DE THALIE.'
Princesans pair en esspprriitt, en
, valeur,
Fameux Héros qu'un Poète
d'honneur
Peut àfon gré loueren confcienct
Ocjue tu vais hien regenter la ':JFtdftce!' ,
Ctcy riejl pas dun Prophète
incertain
UEntouJtafme,&sansejlre
Devin
Dpéja lr'onépeutdà nios rPeueples
Ce que feras pour le bien de
Depuis
l'Empire: longtemps on fait ce que
tu vaux,
Pasn'efl besoin de farder des
dijfauts
En te peignant. Çe font Vautres
methodes;
Non tes vertus ne font pas dans
les Odes
Qu'onfaitpour^toy,* tu les as
dans
dans ton coeur,
Et le Heros r/eft pas chek l'Imprimeur.
Nous t'avons mû fortmt de la
vifloire
Fuir les lauriers que t'apportoit
la gloire;
Entapresenceon riosete chanter,
Prince un Rimeur qui prétend
texalter
Doit te louerA comme il médit des
autres;
Ton coeur content de rendre heu
reux les nôtres
LI;me bienmieux nos transports
que nos vers;
Et toutefois cent Pindares divers
Iront tojj-iir un fatiguant hom- , Oeuvre ou l'ennuy triomphe à
chaquepage;
Mais il ness pas question de cecy Je viens an fait, grand Prince,
le voicy;
Dans mes Etats que ton ordre
ramené,
La librrtéqui toujours de la Scene
Fut tappanage.Augmente mon
pouvoir3
Et du Public juflifiant l'ejpoir
Comme legoufl, permets aux ris
folâtres
De égayer sur- de nouveaux
ThLâtrts;
.Desjeux forainsrétablis lereposy
Sur les platfrs leve-t-on des
impôts;
Souffriras-tu que des Traitans
Lyriques e leur moisson fevrent les
champs comiques ?
andfapperçoy cent Maltotiers
trcmblans
"âlir au bruit de tes foins uizit
[ans: l'Opéra sans rançonner U
Foire
i:Parsestalens Jefouftienne avec
gloire: r-
-
oy donc Roland fera sans
brodequin
S'il ne se cbaujje aux dépens
d'Arlequinf
Permets de plus qu'on baille aux
Comedies3
Permets aujJide rire auxTragedies
Modllement
J
quand le cas le
voudra;
Or en cecy je trouve l'Opéra
Compris de droit. Q£tenfinfous ta
Regence
On parodie avec pleinelicence
Ln*Calipfosans craindrele ho/a,
Nous n'aurons plus àfjtler que
cela.
Fermer
4
p. 7-11
VERS DE M. DUFRESNY presentez à Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Orleans, Regent de France.
Début :
M. Dufresny mon devancier a bien sceu luy dire là dessus en vers, / Le bonheur de la France est ton unique objet. [...]
Mots clefs :
Duc d'Orléans, Prince, État, Rire, Médecin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS DE M. DUFRESNY presentez à Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Orleans, Regent de France.
M. Du-
Aiiij
8 MERCURE
freſny mon devancier a bien
fceu luy dire là deſſus en vers ,
ce qu'à chaque moment nous
luy diſons tous en proſe. Je ne
doute pas que vous n'ayez veŭ
cettepiece ; mais fur ce point
fes voeux & les noſtres ne
fçauroient eſtre trop publics.
VERS DE M. DUFRESNY
preſentez à Son Aiteſſe
Royale. Monſeigneur le
Duc d'Orleans , Regent de
France. :
:
Le bonheur de la France est
ton unique objet.
GALANT
Oferois-je grand Prince entrer
dans ton projet ?
Je voudrois à l'Etat me rendre
neceffaire ,
Comme tant d'autres voudroient
faire.
Ton Medecin déjafans doute s'eft
vanté
D'être utile à l'Etat enfoignant
taſanté;
Sije prenois foin moy , de lafaire
bien nive
Fe dis bien , avec goût , par l'efprit
, c'est à dire ,
D'un rire convenable aux Princes
tels
quetoy,
S'il en fut oncs'entend, mais re
10 MERCURE
venons à moy?
Pour le biende l'Etat , Prince ,je
teSupplie
Que jefois Medecin de tamelancolie.
F'entre en poffeffion , j'ordonne
gravement ,
Pour taſanté queje tefaffe rire.
Il tefautdu delaſſement
Sans cela pourrois- tufuffire
Arenouveller un Empire.
Cen'est qu'unjeu pourtoy ,d'accord
, je le comprends.
Pour des confeils tous differens ,
Toûjours tes déciſions prêtes ,
Toutes justes malgré tant de diverfué!
GALANT
Le Ciel t'a donné plufieurs têtes ,
Mais tun'as, commenous ,qu'une
... Seule ſanté :
Eh ! quelle encor ? cen'eſtſanté de
Suiffe,
Il est bon qu'on t'en avertiße ,
Ton genie eft plus fort que ton
temperament.
Sur ce point ſeul aveuglement
Soûmets tes lumieres aux nôtres ,
Sur tafanté confulte nous nous
Dos autres morq
Car nousy prenons ſur ma foy ,
Beaucoup plus d'interêt que toy.
Aiiij
8 MERCURE
freſny mon devancier a bien
fceu luy dire là deſſus en vers ,
ce qu'à chaque moment nous
luy diſons tous en proſe. Je ne
doute pas que vous n'ayez veŭ
cettepiece ; mais fur ce point
fes voeux & les noſtres ne
fçauroient eſtre trop publics.
VERS DE M. DUFRESNY
preſentez à Son Aiteſſe
Royale. Monſeigneur le
Duc d'Orleans , Regent de
France. :
:
Le bonheur de la France est
ton unique objet.
GALANT
Oferois-je grand Prince entrer
dans ton projet ?
Je voudrois à l'Etat me rendre
neceffaire ,
Comme tant d'autres voudroient
faire.
Ton Medecin déjafans doute s'eft
vanté
D'être utile à l'Etat enfoignant
taſanté;
Sije prenois foin moy , de lafaire
bien nive
Fe dis bien , avec goût , par l'efprit
, c'est à dire ,
D'un rire convenable aux Princes
tels
quetoy,
S'il en fut oncs'entend, mais re
10 MERCURE
venons à moy?
Pour le biende l'Etat , Prince ,je
teSupplie
Que jefois Medecin de tamelancolie.
F'entre en poffeffion , j'ordonne
gravement ,
Pour taſanté queje tefaffe rire.
Il tefautdu delaſſement
Sans cela pourrois- tufuffire
Arenouveller un Empire.
Cen'est qu'unjeu pourtoy ,d'accord
, je le comprends.
Pour des confeils tous differens ,
Toûjours tes déciſions prêtes ,
Toutes justes malgré tant de diverfué!
GALANT
Le Ciel t'a donné plufieurs têtes ,
Mais tun'as, commenous ,qu'une
... Seule ſanté :
Eh ! quelle encor ? cen'eſtſanté de
Suiffe,
Il est bon qu'on t'en avertiße ,
Ton genie eft plus fort que ton
temperament.
Sur ce point ſeul aveuglement
Soûmets tes lumieres aux nôtres ,
Sur tafanté confulte nous nous
Dos autres morq
Car nousy prenons ſur ma foy ,
Beaucoup plus d'interêt que toy.
Fermer
5
p. 14-22
ODE.
Début :
Quel malheur cause la tristesse, [...]
Mots clefs :
Prince, Héros, Ciel, Monarque
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ODE.
ODE.
Quel malheur cauſe la triſteſſe,
Que j'apperçois de toutes parts ;
Peuples quelle douleur vous
preffe
Etpourquoy ces tristes regards ?
Mais malgré mon impatience
GALANT. IS
Vous gardez un morne filence ;
Ofort! o regretsfuperflus ;
Les grandes douleursfont muettes
Mais vos pleurs font vos interprêtes
,
Je les entens! Lovis n'est plus.
Ainsi cetAuguste Monarque
Deſes ennemis redouté,
Subit des Arrests de la Parque
L'immuable fatalité.
Ce Soleil finitfa carriere !
O toy qui reprensfa lumiere ,
Ciel ! nous imploronsſa bonté;
Mais déjasa mainfecourable
D'un nouvel aftre favorable
Fait luirefur nous la clarté.
ॐ
16 MERCURE
Que vois-je ! quel prodige en.
core
Paroift ! en croiray-je mesyeux?
La Divinité qu'on implore
Viendroit- elle habiter ces lieux?
Vois- je defcendre fur la Terre
La fille du Dieu du Tonnerre ,
Faut- il luy dreffer des Autels ?
N'en doutons plus ; deſaprefence
Sous les traits du Regent de
France
Minerve honore les mortels.
ॐ
Comme l'on voit aprés l'orage
Les humains erransfur les flots
Découvrir enfin le rivage
Qui rend l'espoir aux matelots ;
Ainfi
GALANT. 17
&
Ainſi ſe diffipent les craintes
Dont nos ames estoient atteintes
Al'aspectde nostre Heros ;
Ferme appuy d'un peuple fidele
Pour récompenfe defon zele
Il va luy rendre le repos.
Les temps de Saturne & de
Rhee
Se renouvellent parſes ſoins ,
Déja Themis autorisée
Luy reprefente nos beſoins.
Il est touchéde nos allarmes
Sa main daigne effuyer nos larmes
Il previent, comble nos fouhaits ;
Qu'à jamais le Ciel qui l'anime,
Faße àce Heros magnanime
Octobre 1715 . B
18 MERCURE
11
Un fort digne de ſes bienfaits .
١٠
Tel que l'on nous dépeint Alcide
Terrible au milieu des combats ,
On avûce Prince intrepide
Etre l'exemple des Soldats ;
८ Et maintenant infatigable
Par un travail inexprimable
Il cherche un remede ànos maux,
Déja l'iniquité proſcrite ,
Les emplois donnez au merite ,
Illuftrentſes premiers travaux.
Parar une maxime maximeſiſage ,
Poup'es heureux vous recevez
L'infaillible &precieux gage
GALANT. 19
Des biens qui vous font refervez;
Voicy lafaiſon defirée
DeThemis , ainsique d' Aftrée ,
Lesfaints Autelsfont rétablis.
La valeurjointe à la prudence ,
Fontsous une augusteRegence ,
Fleurir le rejetton desLys.
*
Venez Rois , prenez le modele
Qui vous eft icy preſenté,
Du bonheur d'un peuple fidele
Faites voſtrefelicité?
Et vous puißances immortelles ,
S'il eft quelques graces nouvelles
Que vous referviezà nos voeux,
Que de ce Heros les années ,
Degloire &d'honneurs couronnées
Bij
20 MERCURE
1
S'étendent jusqu'à nos neveux.
Mais que fais- tu , Muse in
difcrete ?
Defifoibles expreffions
Ne font qu'une ébauche imparfaite
Des vertus que nous admirons.
Choisis unfujet moins fublime
Apeindre un Heros magnanime
Tu fais des efforts impuißans ;
Arrête, abandonne la Lire
Aux Auteursqu' Apollon inſpire;
Dis ,fi tu peux , ce quejefens.
Vous qu'une noble ardeur
anime
GALANT. 21
Achanter fon nom ,ſes vertus ,
Meritez, s'ilsepeur , l'estime
D'un Prince plus grand que
Titus.
Tracez vous des routes nouvelles,
Le paſſfén'a plus de modeles
Si dignes de vous être offerts ;
Mais craignezle destin d'Icare?
Que d'Auteurs enſuivantPindare
Irontſe perdre dans les airs !
Prince que la France revere ,
Moins par lefang&le pouvoir,
Que par lefacré caractere
Que le Ciel en vous nous fait
voir.
22 MERCURE
Daignez excufer mon audace ,
Le respect dans mon coeur fais
place
Au zele que vous m'inſpirez.
Vostre aspect même m'encourage.
Des Dieux dont vous estes l'Image
,
Nos voeux neſont point rebutez.
Quel malheur cauſe la triſteſſe,
Que j'apperçois de toutes parts ;
Peuples quelle douleur vous
preffe
Etpourquoy ces tristes regards ?
Mais malgré mon impatience
GALANT. IS
Vous gardez un morne filence ;
Ofort! o regretsfuperflus ;
Les grandes douleursfont muettes
Mais vos pleurs font vos interprêtes
,
Je les entens! Lovis n'est plus.
Ainsi cetAuguste Monarque
Deſes ennemis redouté,
Subit des Arrests de la Parque
L'immuable fatalité.
Ce Soleil finitfa carriere !
O toy qui reprensfa lumiere ,
Ciel ! nous imploronsſa bonté;
Mais déjasa mainfecourable
D'un nouvel aftre favorable
Fait luirefur nous la clarté.
ॐ
16 MERCURE
Que vois-je ! quel prodige en.
core
Paroift ! en croiray-je mesyeux?
La Divinité qu'on implore
Viendroit- elle habiter ces lieux?
Vois- je defcendre fur la Terre
La fille du Dieu du Tonnerre ,
Faut- il luy dreffer des Autels ?
N'en doutons plus ; deſaprefence
Sous les traits du Regent de
France
Minerve honore les mortels.
ॐ
Comme l'on voit aprés l'orage
Les humains erransfur les flots
Découvrir enfin le rivage
Qui rend l'espoir aux matelots ;
Ainfi
GALANT. 17
&
Ainſi ſe diffipent les craintes
Dont nos ames estoient atteintes
Al'aspectde nostre Heros ;
Ferme appuy d'un peuple fidele
Pour récompenfe defon zele
Il va luy rendre le repos.
Les temps de Saturne & de
Rhee
Se renouvellent parſes ſoins ,
Déja Themis autorisée
Luy reprefente nos beſoins.
Il est touchéde nos allarmes
Sa main daigne effuyer nos larmes
Il previent, comble nos fouhaits ;
Qu'à jamais le Ciel qui l'anime,
Faße àce Heros magnanime
Octobre 1715 . B
18 MERCURE
11
Un fort digne de ſes bienfaits .
١٠
Tel que l'on nous dépeint Alcide
Terrible au milieu des combats ,
On avûce Prince intrepide
Etre l'exemple des Soldats ;
८ Et maintenant infatigable
Par un travail inexprimable
Il cherche un remede ànos maux,
Déja l'iniquité proſcrite ,
Les emplois donnez au merite ,
Illuftrentſes premiers travaux.
Parar une maxime maximeſiſage ,
Poup'es heureux vous recevez
L'infaillible &precieux gage
GALANT. 19
Des biens qui vous font refervez;
Voicy lafaiſon defirée
DeThemis , ainsique d' Aftrée ,
Lesfaints Autelsfont rétablis.
La valeurjointe à la prudence ,
Fontsous une augusteRegence ,
Fleurir le rejetton desLys.
*
Venez Rois , prenez le modele
Qui vous eft icy preſenté,
Du bonheur d'un peuple fidele
Faites voſtrefelicité?
Et vous puißances immortelles ,
S'il eft quelques graces nouvelles
Que vous referviezà nos voeux,
Que de ce Heros les années ,
Degloire &d'honneurs couronnées
Bij
20 MERCURE
1
S'étendent jusqu'à nos neveux.
Mais que fais- tu , Muse in
difcrete ?
Defifoibles expreffions
Ne font qu'une ébauche imparfaite
Des vertus que nous admirons.
Choisis unfujet moins fublime
Apeindre un Heros magnanime
Tu fais des efforts impuißans ;
Arrête, abandonne la Lire
Aux Auteursqu' Apollon inſpire;
Dis ,fi tu peux , ce quejefens.
Vous qu'une noble ardeur
anime
GALANT. 21
Achanter fon nom ,ſes vertus ,
Meritez, s'ilsepeur , l'estime
D'un Prince plus grand que
Titus.
Tracez vous des routes nouvelles,
Le paſſfén'a plus de modeles
Si dignes de vous être offerts ;
Mais craignezle destin d'Icare?
Que d'Auteurs enſuivantPindare
Irontſe perdre dans les airs !
Prince que la France revere ,
Moins par lefang&le pouvoir,
Que par lefacré caractere
Que le Ciel en vous nous fait
voir.
22 MERCURE
Daignez excufer mon audace ,
Le respect dans mon coeur fais
place
Au zele que vous m'inſpirez.
Vostre aspect même m'encourage.
Des Dieux dont vous estes l'Image
,
Nos voeux neſont point rebutez.
Fermer
6
p. 227-231
Vers de Madame V..... à Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d Orleans, Regent du Royaume.
Début :
J'ai déja eû l'honneur de vous dire, qu'il ne tenoit qu'à / Apollon il es temps : prends toy même ta Lyre, [...]
Mots clefs :
Régent, Ouvrage, Vers, Duc d'Orléans
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Vers de Madame V..... à Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d Orleans, Regent du Royaume.
Jay déja cû l'honneur de
vous dire ,qu'il ne tenoit qu'à
moyde remplir mon volume
desEloges qu'on m'a envoyé
ce mois cy,à la gloire deMon.
fieur le Regent. Si cela m'avoir
eſté poſſible , je l'aurois fait
pour la fatisf. Etion de tous
ceux qui ſe ſont efforcez de
luy marquer leur zele ; mais
pluſieurs confiderations m'ont
déterminé à fupprimertous ces
ouvrages , à l'exception nean228
MERCURE
moins de celui cy que je ſerois
tres fâché de mettre au rebut.
Il a deux qualitez eſſentielles
qui le rendent au moins digne
deparoître au jour. La premierec'est
qu'il ne contient que
des veritez exprimées avec
nobleffe & fimplicité; & la
ſeconde c'eſt qu'il eſt de la
main d'une belleDame , digne
par les graces & par ſon elprit
de toute l'attention où l'on
eſt porré naturellement ,pat le
merite de ſes ouvrages .
GALANT. 229
{
Vers de Madame V .....
à Son Alteffe RoyaleMonſeigneur
le Duc d Orleans ,
Regent du Royaume.
Apollon il est temps : prends
toy même ta Lyre ,
1
D'inspirer les mortels , à preſent
c'est trop peu ;
Celebres par des chants pleins de
ton divin feu
Le Prince que la France admire,
C'eſt luy qui par de fages Loix
S'attire les coeurs des François,
Il va rétablir l'abondance ,
La bonnefay, la confiance s
230 MERCURE
Enfin reparoiſtra ce métal précieux
Que l'on croyoit rentré dans le
٠٢١١٠ feinde laterre,
Et dont l'absence fait autant de
malheureux
Qu'une trop longue trop
cruelleguerre.
Dieu des Vers chante à nos neveux
Combien ce Princefit d'heureux;
Pourmoy defes vertus charmée
A celebrer fon Nom je me fens
animée.
Comme Sapho , que ne fais -je
des Vers
Pour apprendre à tout l'Univers
GALANT. 231
;
-
Que l'Auguste Regent de
France
Poffde luy ſeul laſcience ,
Les rares qualitez , les talens
merveilleux
Qui firent jadis tant de Dieux.
vous dire ,qu'il ne tenoit qu'à
moyde remplir mon volume
desEloges qu'on m'a envoyé
ce mois cy,à la gloire deMon.
fieur le Regent. Si cela m'avoir
eſté poſſible , je l'aurois fait
pour la fatisf. Etion de tous
ceux qui ſe ſont efforcez de
luy marquer leur zele ; mais
pluſieurs confiderations m'ont
déterminé à fupprimertous ces
ouvrages , à l'exception nean228
MERCURE
moins de celui cy que je ſerois
tres fâché de mettre au rebut.
Il a deux qualitez eſſentielles
qui le rendent au moins digne
deparoître au jour. La premierec'est
qu'il ne contient que
des veritez exprimées avec
nobleffe & fimplicité; & la
ſeconde c'eſt qu'il eſt de la
main d'une belleDame , digne
par les graces & par ſon elprit
de toute l'attention où l'on
eſt porré naturellement ,pat le
merite de ſes ouvrages .
GALANT. 229
{
Vers de Madame V .....
à Son Alteffe RoyaleMonſeigneur
le Duc d Orleans ,
Regent du Royaume.
Apollon il est temps : prends
toy même ta Lyre ,
1
D'inspirer les mortels , à preſent
c'est trop peu ;
Celebres par des chants pleins de
ton divin feu
Le Prince que la France admire,
C'eſt luy qui par de fages Loix
S'attire les coeurs des François,
Il va rétablir l'abondance ,
La bonnefay, la confiance s
230 MERCURE
Enfin reparoiſtra ce métal précieux
Que l'on croyoit rentré dans le
٠٢١١٠ feinde laterre,
Et dont l'absence fait autant de
malheureux
Qu'une trop longue trop
cruelleguerre.
Dieu des Vers chante à nos neveux
Combien ce Princefit d'heureux;
Pourmoy defes vertus charmée
A celebrer fon Nom je me fens
animée.
Comme Sapho , que ne fais -je
des Vers
Pour apprendre à tout l'Univers
GALANT. 231
;
-
Que l'Auguste Regent de
France
Poffde luy ſeul laſcience ,
Les rares qualitez , les talens
merveilleux
Qui firent jadis tant de Dieux.
Fermer
7
p. 102-104
SONNET A Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Orleans, Regent du Royaume.
Début :
Prince né pour la gloire & le bien de la France, [...]
Mots clefs :
Duc d'Orléans, Régent, Régent du Royaume
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SONNET A Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Orleans, Regent du Royaume.
SONNET
A Son Alteffe Royale Monfeigneur
le Duc d'Orleans ,
Regent du Royaume.č
onno%21 Lq arom
Prince né pour la gloire & le
bien de la France ,
Que peut-on comparer à vos rares
exploitsjalotostr
Vous vous montrez encor , quoique
dufang des Rois Jaqua
Plus grand par ves vertus que
vôtre naiſſance .
par
Nous rendons tous les jours grace
àla Providence
GALANT. 103
D'avoir mis en vos mains nos
armes & nos loix,
Etnous vous appellons d'une commune
voix ,
L'objet de notre amour & de
nôtre esperance.
Par vos juftes projets ☎ par vos
foins genereuxnd
Nous allons bientôt voir tous les
peuples heureux ,
A ce plaifir flateur noftre efprit
s'abandonne.
Rienn'eft inacceffible à vos talents
divers.
Celuy qui fçait fi bien défendre
I iiij
104 MERCURE
une Couronne ,
Merite de porter celle de l'Univers.
A Son Alteffe Royale Monfeigneur
le Duc d'Orleans ,
Regent du Royaume.č
onno%21 Lq arom
Prince né pour la gloire & le
bien de la France ,
Que peut-on comparer à vos rares
exploitsjalotostr
Vous vous montrez encor , quoique
dufang des Rois Jaqua
Plus grand par ves vertus que
vôtre naiſſance .
par
Nous rendons tous les jours grace
àla Providence
GALANT. 103
D'avoir mis en vos mains nos
armes & nos loix,
Etnous vous appellons d'une commune
voix ,
L'objet de notre amour & de
nôtre esperance.
Par vos juftes projets ☎ par vos
foins genereuxnd
Nous allons bientôt voir tous les
peuples heureux ,
A ce plaifir flateur noftre efprit
s'abandonne.
Rienn'eft inacceffible à vos talents
divers.
Celuy qui fçait fi bien défendre
I iiij
104 MERCURE
une Couronne ,
Merite de porter celle de l'Univers.
Fermer
8
p. 36-42
HARANGUE faite à S. A. R. Monseigneur le Duc d'Orleans, Regent du Royaume, par M. de Montempuys, Recteur de l'Université, le Mardy 26. Novembre 1715.
Début :
Il est juste, & c'est bien la moindre chose, que les meilleures / L'Université honorée par nos Roys vos ayeux du titre de Fille [...]
Mots clefs :
Université, Rois, Régent, Régent du Royaume, Duc d'Orléans
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HARANGUE faite à S. A. R. Monseigneur le Duc d'Orleans, Regent du Royaume, par M. de Montempuys, Recteur de l'Université, le Mardy 26. Novembre 1715.
Il eſt juſte, & c'eſt bien la
moindre choſe , que les meilleures
pieces paſſent les premieres
, c'eſt une amorce pour
les Lecteurs , &une preference
dont ils ſçavent gré à l'Auteur.
Le nom, le merite & l'érudition
de M. de Montem-
1
GALANT. 37
puys , Recteur de l'Univerſité ,
répondent de l'équité de mon
choix. Voicy fon difcours ??
4
HARANGUE
faite à S. A.R. Monſeigneur
le Duc d'Orleans , Regent
du Royaume , par M. de
Montempuys , Recteur de
l'Univerſité , le Mardy 26.
Novembre 171
1
MONSEIGNEUR ,
L'Univerſité honorée par nos
Roys vos ayeux du titre de Fille
aînée asouhaité avec empreſſe
38 MERCURE
ment deſepreſenterdevantV. A.
R. attentive qu'elle a toûjours
eftéàcelles de vos grandes qualitez
qui ont le plus de rapport à
fes occupations paisibles , elle admire
depuis longtemps en V. A.
R.labeauté, l'étenduë d'eſprit,
laſcience ,le goust,&la connoisfancedes
beaux arts.
Maintenant , elle voit l'ufage
de ces rares talents dans laforme
de gouvernement que vous
venez d'établirdans leRoyaume.
Tout a concouru , Monseigneur,
àvous en afßûrer la Regence ,
lesdroitsde vostre naiſſance augufle
jugement unanime des te
GALANT. 3 ,
Grands des Magistrats , les
voeux de tout le peuple , dans un
tel accord , dont àpeiney a-t-il
un seul exemple , chacun reconnoift
une providence particuliere
qui dans le temps que Dieu
nous affligeoit par les pertes confiderables
que nous avons faites ,
vous preparoit , Monseigneur ,
pourune reffource fûre aux regrets
aux peines d'un bon peuplequi
parsafidelité&ſon attachement
àfes Rois a toujours morité
d'avoirde bons maistres.
Déja l'on reffent les effets de
vôtre Regence universelle ,elle
pourvoit àtout beſoin ; active,
40 MERCURE
elle prendfurelle les travaux les
plus grands ; clairvoyante , elle
diftingue le bien & le mab, Va
vrai &leſéduisant ; reglée,elle
conferue les droits de chaque états
puiſſante , elle contient tout dans
le devoir& dans le respect,dou
ce , elle vous laiſſe d'un accésfabienfaisante
cile, , ellene fefait
fentirque par le bien qu'ellefait
la distribution des graces estlafeule
referve qu'ellese faſſeſurtous les
drais. 201
Puiſſions nous avoirpartaux
bontiz de V. 4. R. j'ose te dire
de la Compagnie au nom de laquelle
j'ay l'honneur de parler
nous
i
GALANT. 41
nous pouvons y prétendre par
l'ancienneté & la nobleffe de
Notre établiſſement ,parla pureté
de nos maximes qui nesont que
les loix du Royaume ,par l'utilité
de nosfonctions ,par la fimplicité
de nos moeurs , nul interest ne nous
amenera devant vous , Monfeigneur,
fi ce n'est celuydu bien public
, nulle ambition ,ſice n'est
celle d'eftre agreables à V. A. R.
&de l'aſſeurer de nos reſpects les
plus profonds , nulle inquiétude ,
ſi ce n'eſtſur voſtre ſanté. Permettez-
nous , Monseigneur , de
vous demander pour premiere
grace de la ménager cette precieuse
Decembre 1715. D
42 MERCURE
fanté,que vosfoinsfoientpartagés
entre vostre Royale Perfonne&
l'Etat. De vostre confervation ,
Monseigneur , dépendce que nou's
Jouhaitons leplus , l'éducation du
Roy dans les principes de nosLibertez
, qui ne sont que les droits
les plusfacrezde la Couronne&
de l'Episcopat , l'affermiſſement
& la durée d'un gouvernement
tout parfait ,le rétabliſſement des
Lettres dans lear Splendeur
dans leur liberté.
moindre choſe , que les meilleures
pieces paſſent les premieres
, c'eſt une amorce pour
les Lecteurs , &une preference
dont ils ſçavent gré à l'Auteur.
Le nom, le merite & l'érudition
de M. de Montem-
1
GALANT. 37
puys , Recteur de l'Univerſité ,
répondent de l'équité de mon
choix. Voicy fon difcours ??
4
HARANGUE
faite à S. A.R. Monſeigneur
le Duc d'Orleans , Regent
du Royaume , par M. de
Montempuys , Recteur de
l'Univerſité , le Mardy 26.
Novembre 171
1
MONSEIGNEUR ,
L'Univerſité honorée par nos
Roys vos ayeux du titre de Fille
aînée asouhaité avec empreſſe
38 MERCURE
ment deſepreſenterdevantV. A.
R. attentive qu'elle a toûjours
eftéàcelles de vos grandes qualitez
qui ont le plus de rapport à
fes occupations paisibles , elle admire
depuis longtemps en V. A.
R.labeauté, l'étenduë d'eſprit,
laſcience ,le goust,&la connoisfancedes
beaux arts.
Maintenant , elle voit l'ufage
de ces rares talents dans laforme
de gouvernement que vous
venez d'établirdans leRoyaume.
Tout a concouru , Monseigneur,
àvous en afßûrer la Regence ,
lesdroitsde vostre naiſſance augufle
jugement unanime des te
GALANT. 3 ,
Grands des Magistrats , les
voeux de tout le peuple , dans un
tel accord , dont àpeiney a-t-il
un seul exemple , chacun reconnoift
une providence particuliere
qui dans le temps que Dieu
nous affligeoit par les pertes confiderables
que nous avons faites ,
vous preparoit , Monseigneur ,
pourune reffource fûre aux regrets
aux peines d'un bon peuplequi
parsafidelité&ſon attachement
àfes Rois a toujours morité
d'avoirde bons maistres.
Déja l'on reffent les effets de
vôtre Regence universelle ,elle
pourvoit àtout beſoin ; active,
40 MERCURE
elle prendfurelle les travaux les
plus grands ; clairvoyante , elle
diftingue le bien & le mab, Va
vrai &leſéduisant ; reglée,elle
conferue les droits de chaque états
puiſſante , elle contient tout dans
le devoir& dans le respect,dou
ce , elle vous laiſſe d'un accésfabienfaisante
cile, , ellene fefait
fentirque par le bien qu'ellefait
la distribution des graces estlafeule
referve qu'ellese faſſeſurtous les
drais. 201
Puiſſions nous avoirpartaux
bontiz de V. 4. R. j'ose te dire
de la Compagnie au nom de laquelle
j'ay l'honneur de parler
nous
i
GALANT. 41
nous pouvons y prétendre par
l'ancienneté & la nobleffe de
Notre établiſſement ,parla pureté
de nos maximes qui nesont que
les loix du Royaume ,par l'utilité
de nosfonctions ,par la fimplicité
de nos moeurs , nul interest ne nous
amenera devant vous , Monfeigneur,
fi ce n'est celuydu bien public
, nulle ambition ,ſice n'est
celle d'eftre agreables à V. A. R.
&de l'aſſeurer de nos reſpects les
plus profonds , nulle inquiétude ,
ſi ce n'eſtſur voſtre ſanté. Permettez-
nous , Monseigneur , de
vous demander pour premiere
grace de la ménager cette precieuse
Decembre 1715. D
42 MERCURE
fanté,que vosfoinsfoientpartagés
entre vostre Royale Perfonne&
l'Etat. De vostre confervation ,
Monseigneur , dépendce que nou's
Jouhaitons leplus , l'éducation du
Roy dans les principes de nosLibertez
, qui ne sont que les droits
les plusfacrezde la Couronne&
de l'Episcopat , l'affermiſſement
& la durée d'un gouvernement
tout parfait ,le rétabliſſement des
Lettres dans lear Splendeur
dans leur liberté.
Fermer
9
p. 253-254
PORTRAIT de Son Altesse Royale Monseigneur Petit-Fils de France, Duc d'Orleans, Regent du Royaume.
Début :
Etre issu du sang de nos Rois, [...]
Mots clefs :
Duc d'Orléans, Régent du Royaume, Rois
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PORTRAIT de Son Altesse Royale Monseigneur Petit-Fils de France, Duc d'Orleans, Regent du Royaume.
PORTRAIT
de Son Alteſſe Royale Monſeigneur
Petit- Fils de France ,
Duc d'Orleans , Regent du
Royaume.
Etre iſſu dufangde nos Rois ,
Et par d'heroiques exploits
DesplusfameuxGuerriers,que nous
vante l'Histoire ,
Effacer le lustre&la gloire :
Poßeder cent talents divers ,
Qu'avec étonnement admire l'Univers
;
Et digne defervir même aux Rois
demodele ,
Faire éprouver à toussa bonté pa
ternelle :
Etre compatiffant , affable , ge
nereux ,
254 MERCURE
Mettre tout fon bonheur à faire
desheureux;
Et par les fruits naiſſants d'une
activeRegence,
Des peuples abattus relever l'efperance:
2
Compter,nouveau Titus,ſesjours
parses bienfaits ,
Et regnersurnos coeurs,fansregner
fur la France ,
Grand Prince , dont lavigilance
Travaille inceſſamment à remplir
nos fouhaits ,
Cesont là de tes moindres traits.
LE FORT DE LA MORINIERE.
de Son Alteſſe Royale Monſeigneur
Petit- Fils de France ,
Duc d'Orleans , Regent du
Royaume.
Etre iſſu dufangde nos Rois ,
Et par d'heroiques exploits
DesplusfameuxGuerriers,que nous
vante l'Histoire ,
Effacer le lustre&la gloire :
Poßeder cent talents divers ,
Qu'avec étonnement admire l'Univers
;
Et digne defervir même aux Rois
demodele ,
Faire éprouver à toussa bonté pa
ternelle :
Etre compatiffant , affable , ge
nereux ,
254 MERCURE
Mettre tout fon bonheur à faire
desheureux;
Et par les fruits naiſſants d'une
activeRegence,
Des peuples abattus relever l'efperance:
2
Compter,nouveau Titus,ſesjours
parses bienfaits ,
Et regnersurnos coeurs,fansregner
fur la France ,
Grand Prince , dont lavigilance
Travaille inceſſamment à remplir
nos fouhaits ,
Cesont là de tes moindres traits.
LE FORT DE LA MORINIERE.
Fermer
10
p. 149-150
PLACET A. S. A. ROYALE Monseigneur le Duc d'Orleans, Régent du Royaume, présenté par les petits Enfans du Sieur Duperier, Directeur des Pompes, employé sur un Rolle de la Chambre de Justice, pour 12500 livres.
Début :
Regent, dont j'ay chanté la Valeur, la Prudence, [...]
Mots clefs :
Régent, Prudence, Clémence, Célébration, Magistrat, Bienfaits, Confiance, Grand Prince
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PLACET A. S. A. ROYALE Monseigneur le Duc d'Orleans, Régent du Royaume, présenté par les petits Enfans du Sieur Duperier, Directeur des Pompes, employé sur un Rolle de la Chambre de Justice, pour 12500 livres.
PLACET A. S. A. ROYALE
Monfeigneur le Duc d'orleans
, Régent du Royaume
préfentépar lespetits Enfans
du Sicur Duperier , Dire-
Eteur des Pompes , employe
fur un Rolle de la Chambre
de Justice , pour 12500
livres.
REGENT , dont j'ay chanté là
Valeur , la Prudence ,
Je voudrois aujourd'huy célébrer
ta Clémence :
Quand cinq Chiffres maudits m'accablent
fous leur poids ,
Rayant les deux premiers , ne m'en
laifle que trois .
Cinq cens francs , c'eſt aſſez
les gens de ma forte ,
pour
Je ne puis fuporter une Taxe
plus forte :
La fortune pour moi Marâtre en.
fes préfens
Nijj
150 LE NOUVEAU
M'a donné peu de biens , & plus
de trente enfans. *
Six font à tes genoux , guidez par
mes lumieres ;
Ils font au Ciel pour toi , chaque
jour des prieres :
Le plus âgé de tous n'a pas dix
âns complets.
Juge , s'ils ont befoin de fentir tes
biens - fairs.
Daigne te fouvenir qu'en parlant
de leur pere ,
Tu dis au Magiftrat , qui fçait l'art
de te plaîre ,
Dont ta main liberale a comblé le
fouhait ,
"
Que Duperier attende , il fera fatisfait.
Charmé de ce beau mot ,
rempli de confiance ,
Pénétré de refpect & de
noiffance ,
& de recon-
A tes ordres foûmis j'ay gardé le
tacet ,
Grand Prince , acheve , & mets un
bon fur ce Placet.
* 19. d'une premiere femme , & 12
avec celle d'aujourd'huy.
Monfeigneur le Duc d'orleans
, Régent du Royaume
préfentépar lespetits Enfans
du Sicur Duperier , Dire-
Eteur des Pompes , employe
fur un Rolle de la Chambre
de Justice , pour 12500
livres.
REGENT , dont j'ay chanté là
Valeur , la Prudence ,
Je voudrois aujourd'huy célébrer
ta Clémence :
Quand cinq Chiffres maudits m'accablent
fous leur poids ,
Rayant les deux premiers , ne m'en
laifle que trois .
Cinq cens francs , c'eſt aſſez
les gens de ma forte ,
pour
Je ne puis fuporter une Taxe
plus forte :
La fortune pour moi Marâtre en.
fes préfens
Nijj
150 LE NOUVEAU
M'a donné peu de biens , & plus
de trente enfans. *
Six font à tes genoux , guidez par
mes lumieres ;
Ils font au Ciel pour toi , chaque
jour des prieres :
Le plus âgé de tous n'a pas dix
âns complets.
Juge , s'ils ont befoin de fentir tes
biens - fairs.
Daigne te fouvenir qu'en parlant
de leur pere ,
Tu dis au Magiftrat , qui fçait l'art
de te plaîre ,
Dont ta main liberale a comblé le
fouhait ,
"
Que Duperier attende , il fera fatisfait.
Charmé de ce beau mot ,
rempli de confiance ,
Pénétré de refpect & de
noiffance ,
& de recon-
A tes ordres foûmis j'ay gardé le
tacet ,
Grand Prince , acheve , & mets un
bon fur ce Placet.
* 19. d'une premiere femme , & 12
avec celle d'aujourd'huy.
Fermer
Pas de résultat.