Auteur du texte (1)
[empty]
Détail
Liste
1
p. 78-81
Sur la Convalescence du Roy. ODE.
Début :
Cessons nos pleurs & nos allarmes, [...]
Mots clefs :
Roi, Air, Prince, Coeur, Gloire, France, Convalescence
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texteReconnaissance textuelle : Sur la Convalescence du Roy. ODE.
Sur la Convalescence du Roy.
ODE.
Effons nos pleurs & nos allarmes ,
François , tous nos voeux font remplis ,
Le Ciel vient de rendre à nos larmes
La gloire , & le falut des Lys.
Le Monarque , fur qui la France
Fonde toute fon eſperance ,
Recouvre
D'OCTOBRĚ.
72
Recouvre une heureuſe ſanté .
A nos voix tout à coup propice ,
Grand Dieu , ta divine Juftice
Couronne ainfi la pieré.
Oui , les violentes atteintes
De la foudre qui part de l'air ,
Portent dans l'ame moins de craintes
Que le péril d'un Roy fi cher.
Quels tranfports d'amour pour ce Prince
A la Ville , dans la Province ,
Tous les Peuples font éperdus ',
On prie , on accourt , on s'empreffe ,
Et devant les Autels fans ceffe
Tous les Ordres font confondus ."
Dans cette allarme univerfelle
De Mars craindroit- on la fureur ?
Aimable Prince , un fi grand zéle
Eft il l'effet de la terreur ?
Il n'eft point de coeur qui n'envie
La gloire de donner fa vie
Pour fauver les jours de fon Roy,
Et point de François qui ne penfe
Faire un facrifice à la France
En fe facrifiant pour Toy.
Ton Peuple à mille foins en proye
Inquiet de fa fûreté ,
Giiij Attend
LE MERCURE
Attend la trifteffe ou la joye
Des bruits divers de ta fanté :
D'abord fur un heureux préfage
11 refpire , il reprend courage ,
Il montre un air plus affuré ;
Veillant à ta convalefcence ,
Il eft à chaque circonſtance
Ou content , ou defefperé
Mais que vois -je ! quelle Déeffe
Accourt d'un air precipite !
Que de foupirs pleins de tendi effe
Partent de fon coeur agité !
Ah ! je connois cette Heroïne ,
C'eft cette ame toute divine
C'eft la Minerve de LOUIS ,
Que ta préfence nous eft chere !
'Approche , à tes regards de mere
Déja fes. fens font réjouis.
Enfin Dieu rempli de clemence ,
Vient de jetter fes yeux fur nous ;
Ne tremble plus , heureuſe France
Tu vas goûter un fort plus doux.
Il écarte de notre tête
Le coup affreux de la tempête ,
Qui mit l'effroy dans notre coeur
Pour ton bonheur il s'intereffe ,
Reprend ta premiere allegreffe ."
Tos
D'OCTOBRE.. Fx
Bä
Ton Prince a repris fa vigueur .
. Déja les Temples retentiffent
Du fon des Cantiques facrés ,
Par tout les Peuples applaudiffent ,
Quels fpectacles font preparés !
Jeune Monarque , ta naiſſance
Et ta prompte Convalescence
Semblent aux yeux us même jour,
De feux la nuit eft éclatante ,
Toute la Ville triomphante
Jure pour Toy le même amour.
Aug. Poubeau de Bellechaume
ODE.
Effons nos pleurs & nos allarmes ,
François , tous nos voeux font remplis ,
Le Ciel vient de rendre à nos larmes
La gloire , & le falut des Lys.
Le Monarque , fur qui la France
Fonde toute fon eſperance ,
Recouvre
D'OCTOBRĚ.
72
Recouvre une heureuſe ſanté .
A nos voix tout à coup propice ,
Grand Dieu , ta divine Juftice
Couronne ainfi la pieré.
Oui , les violentes atteintes
De la foudre qui part de l'air ,
Portent dans l'ame moins de craintes
Que le péril d'un Roy fi cher.
Quels tranfports d'amour pour ce Prince
A la Ville , dans la Province ,
Tous les Peuples font éperdus ',
On prie , on accourt , on s'empreffe ,
Et devant les Autels fans ceffe
Tous les Ordres font confondus ."
Dans cette allarme univerfelle
De Mars craindroit- on la fureur ?
Aimable Prince , un fi grand zéle
Eft il l'effet de la terreur ?
Il n'eft point de coeur qui n'envie
La gloire de donner fa vie
Pour fauver les jours de fon Roy,
Et point de François qui ne penfe
Faire un facrifice à la France
En fe facrifiant pour Toy.
Ton Peuple à mille foins en proye
Inquiet de fa fûreté ,
Giiij Attend
LE MERCURE
Attend la trifteffe ou la joye
Des bruits divers de ta fanté :
D'abord fur un heureux préfage
11 refpire , il reprend courage ,
Il montre un air plus affuré ;
Veillant à ta convalefcence ,
Il eft à chaque circonſtance
Ou content , ou defefperé
Mais que vois -je ! quelle Déeffe
Accourt d'un air precipite !
Que de foupirs pleins de tendi effe
Partent de fon coeur agité !
Ah ! je connois cette Heroïne ,
C'eft cette ame toute divine
C'eft la Minerve de LOUIS ,
Que ta préfence nous eft chere !
'Approche , à tes regards de mere
Déja fes. fens font réjouis.
Enfin Dieu rempli de clemence ,
Vient de jetter fes yeux fur nous ;
Ne tremble plus , heureuſe France
Tu vas goûter un fort plus doux.
Il écarte de notre tête
Le coup affreux de la tempête ,
Qui mit l'effroy dans notre coeur
Pour ton bonheur il s'intereffe ,
Reprend ta premiere allegreffe ."
Tos
D'OCTOBRE.. Fx
Bä
Ton Prince a repris fa vigueur .
. Déja les Temples retentiffent
Du fon des Cantiques facrés ,
Par tout les Peuples applaudiffent ,
Quels fpectacles font preparés !
Jeune Monarque , ta naiſſance
Et ta prompte Convalescence
Semblent aux yeux us même jour,
De feux la nuit eft éclatante ,
Toute la Ville triomphante
Jure pour Toy le même amour.
Aug. Poubeau de Bellechaume
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