AUTRE.
La fieur Villermé , qui-s'eſt fait annoncer il y'a
plufieurs années dans le Mercure pour la guérifon
des écrouelles , avertit de nouveau le public qu'il
continue de traiter ces maladies avec tout le fuccès
poffible. Ce n'eft , comme il l'a déja marqué ,
ni par des opérations , ni par des topiques , qu'il
parvient à les guérir. Appliqué depuis longtemps
à connoître & à fuivre ces torres de maladies , il
fçait que ces moyens ne peuvent être qu'infiuctueux
, & qu'une affection générale & habituelle ,
qui a fon principe dans toute la mafſe du fang , ne
fe détruit pas comme un mal paffager. Il emploie
intérieurement des remedés , dont une longue expérience
lui a confirmé la propriété & l'efficacité ,
& il a la fatisfaction avec plus ou moins de temps
fuivant les différens fujets , de rendre à leurs pa
rens des enfans dont la fanté & l'embonpoint les
étonnent , après les lui avoir donnés dans un état
qui leur paroiffoit défefpéré. L'on fouhaiteroit
peut-être que le fieur Villermé , pour prouver ce
qu'il avance, produifft quelque certificat ; mais
quel eft celui qui voudroit confentir qu'il apprît au
public que c'eft fon enfant qu'il a guéri ? Perſonne
ne veut être connu, & il doit par état & par confidération
, garder le filence là- deffus. Tout ce qu'i
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fe croit permis , c'eft d'affuret qu'il ne cherelle
pas à en impofer , & qu'il ne dit ici rien qui ne
foit exactement vrai. Sa demeure est toujours à
Lardy , à 2 lieues d'Arpajeon , & à neuf de Paris,
route d'Orléans.