Dans le temps que tous les Corps ſe ſont empreſſez à ve- nir faire leurs Complimens à
Monfieur le Chancelier , ſur le nouveau rang où le Roy l'a éle- vé, les Muſes ne font pas de- meurées muetes ; & voicy des Vers qui ont eſté adreſſez àM. Calpatri,Maiſtre des Comptes.
POUR MONSIEUR
LE CHANCELIER.
L
Oüis le Grand , &leplus grand
desRois,
Nepeut faireque degrands choix,
Etceluy-cy n'a rien, Calpatri, qui m'é
tonne.
Cij
36 LE MERCVRE C'est un grand Monarque quis donne,
Et c'est un grand Suietparfoy, parses Emplois Qui reçoit ,dés long-temps fidele àla Couronne ,
Capableauſſi plus queperſonne Par les ſoins qu'il apris desArmes&
des Loix,
Defoûtenirl'éclat dont Themis l'environne.
Enfin c'est leTELLIER , tout utile à
lafois Au Public , à l'Etat ce Ministre
. d'élite
Dont le Prince aujourd'huy couronne lemerite.
Il eſt certain que le choix que le Roya fait de Monfieur le Tellier pour la plus impor- tante Charge de l'Etat , a eſté
reçeu avec les acclamations de
toute la France , &c'eſt ce qui a
donné lieu aux deux Quadrins ſuivans. La Juſtice parle dans le premier.
GALAN T. 57
QUATRAIN.
E ne veux plus ſonger qu'à goûter le JErepos ,
!
Que vient de me donner le plus grand desHéros :
Ainſiſi je parois n'estre plus occupée,
Le Pere a ma Balance , &le Fils mon
Epée.
AUTRE.
Lors parfa vareprudence En foulageant Thémis, montre que parfon choix ,
Il veut que le TELLIER en tienne
la Balance ,
Quand fon Fer eft tenu par l'Illuftre Louvors.