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1
p. 145-150
Du Camp d'Henin-Lietard, ce 11. Août 1712.
Début :
Nos lignes de circonvallation du côté d'Orchies sont achevées [...]
Mots clefs :
Henin-Lietard, Scarpe, Marais, Maréchal, Ennemis
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texteReconnaissance textuelle : Du Camp d'Henin-Lietard, ce 11. Août 1712.
DuCampd'Henin-Lietard,
ce II.Août jyiiu
Nos lignesdecirconvallationducôté d'Orchies
sont achevées, la droite à
Lalain, ayant la Scarpe devant nous jusqu'à Pont à
Rache, où la ligne commence de l'autre côté dela
Scarpe, derriere la petite
riviere de Flines,que nous
avons diguée
,
& dont les
eaux forment une espece de
marêt ou inondation ,qui
fortifie le poste
:
de là la li-,
gne passe à
Belle Foriere,
& va jusqu'a Auby sur le
canal,où la gauche est ap- puyée, ayant toûjours devant elle cette petite riviere qu'on appelle en cet endroit le ruisseau de Querchin, & qui nous sert d'avant-fossé, avec beaucoup
,
de marêrs & watregans. M.
d'Albergotty est à la droite
decetteligne, ôcM. deBroglio àAuby, avec des ponts
qui communiquent dans la
,
plaine de Lens.
Monsieur le Maréchal a
pris le parti de défendre le
ruisseau des Souchets, qui'
cft fort bon: ainsi les ennemis ne pouvant nous attaquer., àce qui paroît, & secourir Douay que par la
plaine de Lens, lechamp
de bataille est marqué, la
droite à Lens,&la gauche
au Mont saint Eloy. Nous
avons retranché une tête,
dune demie lieuë, qui est
entre Carency & la source
de la Scarpe. Nous avons
des troupes à Carency, à
Giveney, au Grele, à Carrieres, à Auby derriere le
canal, sans celles que M. de
Broglio a
au-delà; & lar~
ornée est campée entre la
Scarpe & le Moulinet, à
portée de marcher par la
droite à Lalain.&lelong de
la Scarpe,ou par la gauche
.dansla plaine de Lens. Voila quelle est nôtre position.
Nousavons trouvé les lignes decirconvallationtoutes faites du côté de Bouchain
,
c'est à dire depuis
Brebieresurla Scarpe, passant àCorbehensurle Moulinet,jusqu'au petitruisseau
de Lalain. Ils n'ont point
rafé non plus leurs lignes
d'Henin-Lietard 5c de Vitry: mais nous ne nous en
servons
pas.
Les ennemis sont campez à Seclin entre la haute
Deule & la Marque, la droite àEmerain, & la gauche
à.Fretin:ils ont taiïÏeunpetit corpssous Tournay.
Nous faisons faire isoooo.
fascines, que M. de Valory
Ingenieur a
demandées d'avance
.,,
sans cellesque l'on
fera journellement. L'onreserve à Marchiennes quelques belandres pour en porter. Il y a
trente-six esca-
drons, & quarante batailIons destinez ausiege; il en
reste encor cent vingt-huit
à l'armée d'observation. Il
n'y a
dans la place que huit
bataillons fortfoibles, sans
munitions, ou fort peu. On
arrêta hier un Ingenieurqui
vouloit s'yjetter.
ce II.Août jyiiu
Nos lignesdecirconvallationducôté d'Orchies
sont achevées, la droite à
Lalain, ayant la Scarpe devant nous jusqu'à Pont à
Rache, où la ligne commence de l'autre côté dela
Scarpe, derriere la petite
riviere de Flines,que nous
avons diguée
,
& dont les
eaux forment une espece de
marêt ou inondation ,qui
fortifie le poste
:
de là la li-,
gne passe à
Belle Foriere,
& va jusqu'a Auby sur le
canal,où la gauche est ap- puyée, ayant toûjours devant elle cette petite riviere qu'on appelle en cet endroit le ruisseau de Querchin, & qui nous sert d'avant-fossé, avec beaucoup
,
de marêrs & watregans. M.
d'Albergotty est à la droite
decetteligne, ôcM. deBroglio àAuby, avec des ponts
qui communiquent dans la
,
plaine de Lens.
Monsieur le Maréchal a
pris le parti de défendre le
ruisseau des Souchets, qui'
cft fort bon: ainsi les ennemis ne pouvant nous attaquer., àce qui paroît, & secourir Douay que par la
plaine de Lens, lechamp
de bataille est marqué, la
droite à Lens,&la gauche
au Mont saint Eloy. Nous
avons retranché une tête,
dune demie lieuë, qui est
entre Carency & la source
de la Scarpe. Nous avons
des troupes à Carency, à
Giveney, au Grele, à Carrieres, à Auby derriere le
canal, sans celles que M. de
Broglio a
au-delà; & lar~
ornée est campée entre la
Scarpe & le Moulinet, à
portée de marcher par la
droite à Lalain.&lelong de
la Scarpe,ou par la gauche
.dansla plaine de Lens. Voila quelle est nôtre position.
Nousavons trouvé les lignes decirconvallationtoutes faites du côté de Bouchain
,
c'est à dire depuis
Brebieresurla Scarpe, passant àCorbehensurle Moulinet,jusqu'au petitruisseau
de Lalain. Ils n'ont point
rafé non plus leurs lignes
d'Henin-Lietard 5c de Vitry: mais nous ne nous en
servons
pas.
Les ennemis sont campez à Seclin entre la haute
Deule & la Marque, la droite àEmerain, & la gauche
à.Fretin:ils ont taiïÏeunpetit corpssous Tournay.
Nous faisons faire isoooo.
fascines, que M. de Valory
Ingenieur a
demandées d'avance
.,,
sans cellesque l'on
fera journellement. L'onreserve à Marchiennes quelques belandres pour en porter. Il y a
trente-six esca-
drons, & quarante batailIons destinez ausiege; il en
reste encor cent vingt-huit
à l'armée d'observation. Il
n'y a
dans la place que huit
bataillons fortfoibles, sans
munitions, ou fort peu. On
arrêta hier un Ingenieurqui
vouloit s'yjetter.
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Résumé : Du Camp d'Henin-Lietard, ce 11. Août 1712.
Le 2 août, les lignes de circonvallation autour d'Orchies sont achevées. La ligne s'étend de Lalain à Pont-à-Rache, traversant la Scarpe et la rivière de Flines, diguée pour créer une inondation. Elle continue vers Belle Forière et Auby, où elle est appuyée sur le canal. Le ruisseau de Querchin sert d'avant-fossé, renforcé par des marécages et des watergans. Monsieur d'Albergotty est positionné à droite de cette ligne, tandis que Monsieur de Broglio se trouve à Auby, avec des ponts permettant la communication dans la plaine de Lens. Le maréchal a décidé de défendre le ruisseau des Souchets pour empêcher les ennemis d'attaquer et de secourir Douai, sauf par la plaine de Lens. Le champ de bataille est ainsi délimité entre Lens à droite et le Mont Saint Eloy à gauche. Une tête de pont est retranchée entre Carency et la source de la Scarpe. Des troupes sont déployées à Carency, Giveney, Le Grele, Carrieres et Auby, derrière le canal. La garnison est campée entre la Scarpe et le Moulinet, prête à marcher soit vers Lalain et la Scarpe, soit dans la plaine de Lens. Les lignes de circonvallation du côté de Bouchain sont également terminées, de Brebières à Corbehem sur le Moulinet, jusqu'au ruisseau de Lalain. Les ennemis sont campés à Seclin, entre la haute Deule et la Marque, avec leur droite à Emerain et leur gauche à Fretin. Ils ont également déployé un petit corps sous Tournay. Des fascines sont en cours de fabrication, et des belandres sont réservées à Marchiennes. Trente-six escadrons et quarante bataillons sont destinés au siège, tandis que cent vingt-huit restent dans l'armée d'observation. La place forte compte huit bataillons faibles en munitions. Un ingénieur tentant de s'y introduire a été arrêté.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 261-265
Du Camp d'Henin-Lietard ce 18. Aoust 1712.
Début :
La nuit du 14 au 15. le Regiment des Gardes [...]
Mots clefs :
Camp, Douai, Scarpe, Siège, Expédition
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texteReconnaissance textuelle : Du Camp d'Henin-Lietard ce 18. Aoust 1712.
Du Camp d'Henin-Lietard
ce 18. AOUst.171Zr.
La nuit du 14 au 1 5. le
Regiment des Gardes ouvrit la tranchée devant
Dotiay en deux endroits;
l'attaque de la gauche est
appuyée à l'Inondation,
coupe laChaufféeS. Eloy,
& va regagner la tranchée
de la droite qui fut ouverte
a Sains &
poussee
cette nuic
jurqu'à soixante toises des
Palissades. Picardie ouvrit
la tranchée au Fort de
Scarpe, nous simesaussi
une fausse attaque à la
porte de Querchm, mais
les ennemis n'y tirerent pas
un coup; nous embrassons
aux deux - attaques de la
Ville la porte S. Eloy & la
porte Nostre-Damc avec
un Pont surla Scarpe pour
cbmmuniquerà l'attaque
du Fort; il n'y a
dans la
placeque 3000 fort hommes &
peu de munitions;il y ,
avoit eu 40 bataillons destinez au Siege, mais les
Troupes qui sont campées
depuis aussi sur le Canal de
la Deulc julquàl'Alainlur
la Scarpe font devenues
l'armée d'observation par
le mouvement que les ennemis ontfait glitst sont
avancez la droiteà Carvain
Epinoy, la gauche à
Hauteur de Vatines; de
forte quec'est la grande
Armée qui fait- le Siege)
nous avons 1G pieces de
canon qui tireront ce soir
a la Visse, ,&, 10; au Fort
avecdesMortiers.
On écrit de Lille du 20.
Aoust que le Prince Eugene
aquittélaresolution de
nous attaquer dans nos
retranchements & de fe-
:
courir Doüay, qu'il a
fait
ramener tous les Gabions
qui avoient esté destinez
pour cette expédition &
les a
fait conduire à Tlfle
pour sen servir dans le
¿
-que depuis le
1 7.
on tiroir en breche, que le
Fortde Scarpe
étoit le 18.
en feu, & quon ne croyoit
pas qu'il put encore durer
deux ou trois jours, que
r
le Prince Eugene a
envoyé
deux mille Cavaliers demonccz à Bethune, Aire &
S.
S. Venant en Garnison, la
maladie étant d'ans leurs
chevaux; dauttes Lettres
portent que l'armée des
Alliez devoit venir de Ribaucourt dans son Camp
de Seclin le 21 ou le 22,.
à caufc de la disette de fourages & d'eaux, que les
Députez estoient arrivez le
20. aumatinàLille,cequifaisoit croire que leur armée
neremerciepas longtemps à
Seclin
ce 18. AOUst.171Zr.
La nuit du 14 au 1 5. le
Regiment des Gardes ouvrit la tranchée devant
Dotiay en deux endroits;
l'attaque de la gauche est
appuyée à l'Inondation,
coupe laChaufféeS. Eloy,
& va regagner la tranchée
de la droite qui fut ouverte
a Sains &
poussee
cette nuic
jurqu'à soixante toises des
Palissades. Picardie ouvrit
la tranchée au Fort de
Scarpe, nous simesaussi
une fausse attaque à la
porte de Querchm, mais
les ennemis n'y tirerent pas
un coup; nous embrassons
aux deux - attaques de la
Ville la porte S. Eloy & la
porte Nostre-Damc avec
un Pont surla Scarpe pour
cbmmuniquerà l'attaque
du Fort; il n'y a
dans la
placeque 3000 fort hommes &
peu de munitions;il y ,
avoit eu 40 bataillons destinez au Siege, mais les
Troupes qui sont campées
depuis aussi sur le Canal de
la Deulc julquàl'Alainlur
la Scarpe font devenues
l'armée d'observation par
le mouvement que les ennemis ontfait glitst sont
avancez la droiteà Carvain
Epinoy, la gauche à
Hauteur de Vatines; de
forte quec'est la grande
Armée qui fait- le Siege)
nous avons 1G pieces de
canon qui tireront ce soir
a la Visse, ,&, 10; au Fort
avecdesMortiers.
On écrit de Lille du 20.
Aoust que le Prince Eugene
aquittélaresolution de
nous attaquer dans nos
retranchements & de fe-
:
courir Doüay, qu'il a
fait
ramener tous les Gabions
qui avoient esté destinez
pour cette expédition &
les a
fait conduire à Tlfle
pour sen servir dans le
¿
-que depuis le
1 7.
on tiroir en breche, que le
Fortde Scarpe
étoit le 18.
en feu, & quon ne croyoit
pas qu'il put encore durer
deux ou trois jours, que
r
le Prince Eugene a
envoyé
deux mille Cavaliers demonccz à Bethune, Aire &
S.
S. Venant en Garnison, la
maladie étant d'ans leurs
chevaux; dauttes Lettres
portent que l'armée des
Alliez devoit venir de Ribaucourt dans son Camp
de Seclin le 21 ou le 22,.
à caufc de la disette de fourages & d'eaux, que les
Députez estoient arrivez le
20. aumatinàLille,cequifaisoit croire que leur armée
neremerciepas longtemps à
Seclin
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Résumé : Du Camp d'Henin-Lietard ce 18. Aoust 1712.
Le rapport militaire du 18 août 1712 décrit les opérations autour de Douai. La nuit du 14 au 15 août, le Régiment des Gardes a ouvert une tranchée devant Douai, coupant la chaussée Saint-Éloy et avançant jusqu'à soixante toises des palissades. Le régiment de Picardie a ouvert une tranchée au Fort de Scarpe, tandis qu'une fausse attaque a été menée à la porte de Querchm sans réponse ennemie. Les forces françaises ont encerclé les portes Saint-Éloy et Notre-Dame, avec un pont sur la Scarpe pour communiquer avec l'attaque du Fort. Douai compte 3000 hommes et peu de munitions. Initialement, 40 bataillons étaient destinés au siège, mais les troupes sont devenues l'armée d'observation en raison des mouvements ennemis. La grande armée française assiège Douai avec 16 pièces de canon et 10 mortiers. Un rapport du 20 août mentionne que le Prince Eugène a renoncé à attaquer les retranchements français et à secourir Douai. Le Fort de Scarpe était en feu le 18 août et ne pouvait tenir plus de deux ou trois jours. Le Prince Eugène a envoyé 2000 cavaliers à Béthune, Aire et Saint-Venant en raison de la maladie de leurs chevaux. L'armée des Alliés devait se déplacer de Ribaucourt à Seclin, mais la disette de fourrages et d'eau a retardé ce mouvement. Des députés sont arrivés à Lille le 20 août, suggérant que l'armée alliée ne resterait pas longtemps à Seclin.
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