Résultats : 2 texte(s)
Accéder à la liste des mots clefs.
Détail
Liste
1
p. 129-137
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
Les Lettres d'Utrecht portent que le 14. Mars on y avoit [...]
Mots clefs :
Suspension, Convention, Commerce, Catalogue, Savoie, Partis, Reine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvelles dyfUtiecht.
Les Lettres d'Utrecht
portent que le 14. Mars on
y avoit fait un Traité ou Convention
pour l'évacuation de
la Catalongne & pour la
neutralité de l'Italie; il confîftc
en quatorze articlcs qui
contiennent en substance;
que toutes IcsTroupes des Alliées
sortiront de Catalogne
& des Isles de Mayorque &
d'Iviça; & afin quecela se
fasse avec plus de promtitude
& de sureté, il y aura par
mer &parterreen ce pays-là
une Suspension qui commencera
quinze jours aprés
qu'on y auraeuconnoissance
de cette Convention:le jour
que la Suspension commencera,
la Puissance qui doit
faire l'évacuation, remettra
à son choix, à l'autre, Barcelone
ou Tarragone, la
Suspensiondurerajusqu'à ce
que la Cour qui refiJc en
Catalogne ait elle transportée
en Italie avec ceux qui
la voudront suivre de quelque
Nation & condition
qu'ilssoient avec les
Troupes & leurs effets; &
comme le transport ne peut
pas se faire en une fois,
ceux qui resteront demeureront
en sureté dans des lieux
commodes, à condition de
remettre à l'autre Puissance
les endroits qu'ils occupent
à mesure qu'ils en sortiront.Letranspottcommencera
le plustost qu'il se
pourra, & le Commandant
de la Flore Agloise le detennloera,
aprés en avoir
conferé avec les Commisfaites
des deux partis. La
Cour, sa suite, ses Troupes
& leurs effets passeront en
toute fureté en Italie à la reserve
des canons & instrumens
de guerre qui se font
trouvez sur les lieux quand
ils ont esté occupez, & de
ceux qui feront marquezaux
armes de France; & si les
Vaisseaux estoientobligez
de les relascher dans les Ports
de France, on leur donnera
toute sorte d'assistance. On
n'arrestera personne pour
dettes, mais des Commissaires
les regleront, & les
eflages qu'on laissera pour
leur seureté. Les malades &
les blessezresteront, & pourront
s'en aller par mer ou
par terre avec des Passeports
qu'on leur accordera. Tous
les prisonniers faits dans la
guerred'Espagne seront rendus
de part & d autre. Les
Commandants des deux partis
regleront tout ce qui concerne
, la sureté, le sejour,
& la commodité de la Cour
& des troupes. Lorsque l'évicuation
commencera , on
accordera & publiera une
ample amnistie, en favcur
des peuples de Catalogne 8C
des Isles de Mayorque & d'Iviça
, moyennant laquelle ils
ne pourrontestre recherchez
surce quis'est paffe,àl'accafion
de la presente guerre.
A l'égard des Privileges des
Catalans & des habitans des
deux Isles, on est convenu
de remettre cette affaire à la
conclusion de la Paix, la
Reine de la Grande Bretagne
ayant declaré & le Roy Tres-
Chrestien fait declarer par ses
Plenipotentiaires, qu'ils y
employeroient leurs bons
offices les plus efficaces. On
a pris une pareille resolution
touchant la conservation des
biens, benefices, charges,
pensions & autres avantages
des Espagnols, des Italiens
& des Flamans, qui ont suivi
l'un des deux partis, & qui
voudront encore y demeurer.
On est encore convenu
avec le concours du Duc de
Savoye, qu'il yaura une suspension
d'armes par mer &
par terre, dans toute l'Italie
dans les ItLs de la mer Meterranée
: que pendant la
fui pen{i)n,toutes les contributions
militaires cesseront
dans les Etats du Duc de Savoye
possedez par la France,
où l'on se contentera des revenus
ordinaires:que les mêmes
conditions feront observées
dans les Provinces de
France voisines des Estats du
Duc de Savoye, & que le
commerce fera restabli durant
la suspension. Les choses
demeureront en IcaIJe en
l'estat où elles sont, & on
remet à les regler à la conclusion
de la Paix. Sa Majesté
Britanique veut bien
sur l'assurance que le Roy
Tres-Chrestien luy a donnée
pour lui & ses Alliez, se
rendre garant que la presente
Convention qui aura la
force d'un Traitésolennel,
fera observée dans tous ses
points. La presente Convention
fera ratifiée, & les
ratifications efchangées à
Utrecht, dans quatre semaines.
Les Lettres d'Utrecht
portent que le 14. Mars on
y avoit fait un Traité ou Convention
pour l'évacuation de
la Catalongne & pour la
neutralité de l'Italie; il confîftc
en quatorze articlcs qui
contiennent en substance;
que toutes IcsTroupes des Alliées
sortiront de Catalogne
& des Isles de Mayorque &
d'Iviça; & afin quecela se
fasse avec plus de promtitude
& de sureté, il y aura par
mer &parterreen ce pays-là
une Suspension qui commencera
quinze jours aprés
qu'on y auraeuconnoissance
de cette Convention:le jour
que la Suspension commencera,
la Puissance qui doit
faire l'évacuation, remettra
à son choix, à l'autre, Barcelone
ou Tarragone, la
Suspensiondurerajusqu'à ce
que la Cour qui refiJc en
Catalogne ait elle transportée
en Italie avec ceux qui
la voudront suivre de quelque
Nation & condition
qu'ilssoient avec les
Troupes & leurs effets; &
comme le transport ne peut
pas se faire en une fois,
ceux qui resteront demeureront
en sureté dans des lieux
commodes, à condition de
remettre à l'autre Puissance
les endroits qu'ils occupent
à mesure qu'ils en sortiront.Letranspottcommencera
le plustost qu'il se
pourra, & le Commandant
de la Flore Agloise le detennloera,
aprés en avoir
conferé avec les Commisfaites
des deux partis. La
Cour, sa suite, ses Troupes
& leurs effets passeront en
toute fureté en Italie à la reserve
des canons & instrumens
de guerre qui se font
trouvez sur les lieux quand
ils ont esté occupez, & de
ceux qui feront marquezaux
armes de France; & si les
Vaisseaux estoientobligez
de les relascher dans les Ports
de France, on leur donnera
toute sorte d'assistance. On
n'arrestera personne pour
dettes, mais des Commissaires
les regleront, & les
eflages qu'on laissera pour
leur seureté. Les malades &
les blessezresteront, & pourront
s'en aller par mer ou
par terre avec des Passeports
qu'on leur accordera. Tous
les prisonniers faits dans la
guerred'Espagne seront rendus
de part & d autre. Les
Commandants des deux partis
regleront tout ce qui concerne
, la sureté, le sejour,
& la commodité de la Cour
& des troupes. Lorsque l'évicuation
commencera , on
accordera & publiera une
ample amnistie, en favcur
des peuples de Catalogne 8C
des Isles de Mayorque & d'Iviça
, moyennant laquelle ils
ne pourrontestre recherchez
surce quis'est paffe,àl'accafion
de la presente guerre.
A l'égard des Privileges des
Catalans & des habitans des
deux Isles, on est convenu
de remettre cette affaire à la
conclusion de la Paix, la
Reine de la Grande Bretagne
ayant declaré & le Roy Tres-
Chrestien fait declarer par ses
Plenipotentiaires, qu'ils y
employeroient leurs bons
offices les plus efficaces. On
a pris une pareille resolution
touchant la conservation des
biens, benefices, charges,
pensions & autres avantages
des Espagnols, des Italiens
& des Flamans, qui ont suivi
l'un des deux partis, & qui
voudront encore y demeurer.
On est encore convenu
avec le concours du Duc de
Savoye, qu'il yaura une suspension
d'armes par mer &
par terre, dans toute l'Italie
dans les ItLs de la mer Meterranée
: que pendant la
fui pen{i)n,toutes les contributions
militaires cesseront
dans les Etats du Duc de Savoye
possedez par la France,
où l'on se contentera des revenus
ordinaires:que les mêmes
conditions feront observées
dans les Provinces de
France voisines des Estats du
Duc de Savoye, & que le
commerce fera restabli durant
la suspension. Les choses
demeureront en IcaIJe en
l'estat où elles sont, & on
remet à les regler à la conclusion
de la Paix. Sa Majesté
Britanique veut bien
sur l'assurance que le Roy
Tres-Chrestien luy a donnée
pour lui & ses Alliez, se
rendre garant que la presente
Convention qui aura la
force d'un Traitésolennel,
fera observée dans tous ses
points. La presente Convention
fera ratifiée, & les
ratifications efchangées à
Utrecht, dans quatre semaines.
Fermer
Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Le document 'Nouvelles dyfUtiecht' décrit un traité signé à Utrecht le 14 mars, comprenant quatorze articles. Ce traité prévoit l'évacuation de la Catalogne, ainsi que des îles de Majorque et d'Ibiza, par toutes les troupes alliées. Une suspension des hostilités débutera quinze jours après la connaissance de cette convention, assurant une évacuation sécurisée. La Cour d'Espagne, sa suite, les troupes et leurs effets seront transportés en Italie, avec des dispositions spécifiques pour les malades et les blessés. Les prisonniers de guerre seront échangés et une amnistie sera accordée aux habitants de Catalogne et des îles. Les privilèges des Catalans et des habitants des îles seront discutés lors de la conclusion de la paix. Une suspension des armes sera également observée en Italie et dans les îles de la mer Méditerranée, avec cessation des contributions militaires et rétablissement du commerce. La convention sera ratifiée et les ratifications échangées à Utrecht dans un délai de quatre semaines.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
2
p. 143-147
EXTRAIT des Registres de l'Académie Royale des Sciences, du 26 Janvier 1763.
Début :
Nous avons examiné par ordre de l'Académie une nouvelle cadrature de [...]
Mots clefs :
Cadrature, Horloger, Sonnerie, Poulie, Chaînette , Suspension, Poussoir à roulette, Disposition
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT des Registres de l'Académie Royale des Sciences, du 26 Janvier 1763.
HORLOGERIE.
EXTRAIT des Regiftres de l'Acadé
mie Royale des Sciences , du 26 Janvier
1763.
Nous avons examiné par ordre de
l'Académie une nouvelle cadrature de
répétition de montre préfentée par M.
Delépine , Horloger du Roi.
La conftruction de cette cadrature
différe principalement de la conftruction
ordinaire. 1 °. Par les piéces qui fervent
à remonter la fonnerie . 2°. Par la forme
& la pofition différente du rochet des
beures. 3° . Par la fuppreffion de la piéce
""
144 MERCURE DE FRANCE.
nommée grande levée, dont l'exécution
eft très - épineufe.
la
Dans les répétitions ordinaires , l'arbre
du grand reffort porte dans l'intérieur de
cage le rochet des heures d'un diamétre
fort petit , & à l'extérieur de la
cadrature ce même arbre reçoit une poulie
fur laquelle fe roule une chaînette de
montre , dont l'autre bout eft attaché
à la queue de la crémaillère , après avoir
paffé fur une poulie de renvoi . Il réfulte
fouvent de cette conftruction les inconvéniens
qui fuivent .
La chaînette étant compofée de plufieurs
maillons joints à charnière , prend
néceffairement du jeu par l'ufage &
gagne de la longueur , ce qui altère la
régularité du remontage parce que le
chemin que doit parcourir la branche
de la crémaillère pour arriver aux différentes
graduations du limaçon fe trouve
d'autant plus racourci , que la chaînette
s'eft plus alongée ; le rochet des heures
étant avec cela d'un très -petit diamétre ,
il s'enfuit que la moindre variation dans
la longueur de la chaînette , détruit la
jufteffe de la fonnerie , en faifanr paffer
moins de dents du rochet.
La néceffité oùl'on eft d'un autre côté
de donner à la poulie qui reçoit la chaînette
M A I. 1763. 145
nette un diamétre fort petit pour que le
pouffoir ne foit pas exceffivement long ,
oblige d'affoiblir condérablement le
grand reffort qui rendroit le pouffage
trop dur , s'il reftoit dans fa force naturelle
, & c'eft de ce reffort trop affoibli ,
que provient la lenteur de la fonnerie &
quelquefois fa fufpenfion totale dans les.
temps de gelée , ou à l'approche des premiers
corps étrangers qui s'y gliffent.
M. Delépine a évité ces inconvéniens
dans fa nouvelle cadrature ,en faisant temonter
le grand reffort par la queue même
de la crémaillère qui agit immédiatement
fur une branche du rochet des
heures ; il a feulement garni l'extrémité
de cette branche d'une petite roulette ,
afin d'éviter le frottement que produiroit
le gliffement de ces deux piéces l'une
fur l'autre ; ce qui lui a fait donner le
nom de pouffoir à roulette.
Par ce moyen l'effet de la fonnerie
demeure conftant & invariable , parce
que la crémaillère n'eft fufceptible d'aucun
allongement comme l'eft la chaî
nette.
La branche du rochet fur laquelle
agit la crémaillère ayant une fois plus
de longueur que le rayon de la poulie à
chaînette , permet de laiffer au grand
G
146 MERCURE DE FRANCE .
reffort une force double fans rendre le
pouffage plus dur , & cette double force
affure l'effet de la fonnerie dans tous les
temps , parce qu'elle eft capable de vaincre
facilement les petites réfiſtances occafionnées
par la congélation des huiles
ou par la préſence des petits corps étrangers.
Le rochet des heures a ici un diamétre
beaucoup plus grand & eft placé à découvert
fur la cadrature , ce qui donne
à l'ouvrier plus de facilité dans l'exécution
& lui permet d'en voir aifément le
jeu & l'effet ; avantages qui ne fe trouvent
point dans la conftruction ordinaire
où ce rochet eft fort petit & caché fous
la cadrature.
La piéce appellée grande levée eft une
des plus compofées de la répétition &
dont la précifion eft la plus difficile à
obtenir , parce que fon effet dépend du
rapport combiné qu'elle a avec le rochet
des heures , la piéce des quarts &
le grand marteau ; cette piéce eft ici
totalement fupprimée ; un fimple mentonnet
fur la tige du marteau en fait l'office.
La difpofition
générale des nouvelles
piéces de cette cadrature , nous a paru
plus avantageuſe
, leur forme plus fimΜΑΙ.
1763 .
£47
ple , leur exécution moins difficile , &
leur effet plus affuré que celles des répétitions
ordinaires.
Nous croyons que les recherches de
M. Delépine à cet égard méritent la confiance
du Public & le fuffrage de
l'Académie. Signé CAMUS & VAUCANSON.
Je certifie l'extrait ci- deffus conforme à
fon original & au jugement de l'Académie.
A Paris le z Février 1763.
EXTRAIT des Regiftres de l'Acadé
mie Royale des Sciences , du 26 Janvier
1763.
Nous avons examiné par ordre de
l'Académie une nouvelle cadrature de
répétition de montre préfentée par M.
Delépine , Horloger du Roi.
La conftruction de cette cadrature
différe principalement de la conftruction
ordinaire. 1 °. Par les piéces qui fervent
à remonter la fonnerie . 2°. Par la forme
& la pofition différente du rochet des
beures. 3° . Par la fuppreffion de la piéce
""
144 MERCURE DE FRANCE.
nommée grande levée, dont l'exécution
eft très - épineufe.
la
Dans les répétitions ordinaires , l'arbre
du grand reffort porte dans l'intérieur de
cage le rochet des heures d'un diamétre
fort petit , & à l'extérieur de la
cadrature ce même arbre reçoit une poulie
fur laquelle fe roule une chaînette de
montre , dont l'autre bout eft attaché
à la queue de la crémaillère , après avoir
paffé fur une poulie de renvoi . Il réfulte
fouvent de cette conftruction les inconvéniens
qui fuivent .
La chaînette étant compofée de plufieurs
maillons joints à charnière , prend
néceffairement du jeu par l'ufage &
gagne de la longueur , ce qui altère la
régularité du remontage parce que le
chemin que doit parcourir la branche
de la crémaillère pour arriver aux différentes
graduations du limaçon fe trouve
d'autant plus racourci , que la chaînette
s'eft plus alongée ; le rochet des heures
étant avec cela d'un très -petit diamétre ,
il s'enfuit que la moindre variation dans
la longueur de la chaînette , détruit la
jufteffe de la fonnerie , en faifanr paffer
moins de dents du rochet.
La néceffité oùl'on eft d'un autre côté
de donner à la poulie qui reçoit la chaînette
M A I. 1763. 145
nette un diamétre fort petit pour que le
pouffoir ne foit pas exceffivement long ,
oblige d'affoiblir condérablement le
grand reffort qui rendroit le pouffage
trop dur , s'il reftoit dans fa force naturelle
, & c'eft de ce reffort trop affoibli ,
que provient la lenteur de la fonnerie &
quelquefois fa fufpenfion totale dans les.
temps de gelée , ou à l'approche des premiers
corps étrangers qui s'y gliffent.
M. Delépine a évité ces inconvéniens
dans fa nouvelle cadrature ,en faisant temonter
le grand reffort par la queue même
de la crémaillère qui agit immédiatement
fur une branche du rochet des
heures ; il a feulement garni l'extrémité
de cette branche d'une petite roulette ,
afin d'éviter le frottement que produiroit
le gliffement de ces deux piéces l'une
fur l'autre ; ce qui lui a fait donner le
nom de pouffoir à roulette.
Par ce moyen l'effet de la fonnerie
demeure conftant & invariable , parce
que la crémaillère n'eft fufceptible d'aucun
allongement comme l'eft la chaî
nette.
La branche du rochet fur laquelle
agit la crémaillère ayant une fois plus
de longueur que le rayon de la poulie à
chaînette , permet de laiffer au grand
G
146 MERCURE DE FRANCE .
reffort une force double fans rendre le
pouffage plus dur , & cette double force
affure l'effet de la fonnerie dans tous les
temps , parce qu'elle eft capable de vaincre
facilement les petites réfiſtances occafionnées
par la congélation des huiles
ou par la préſence des petits corps étrangers.
Le rochet des heures a ici un diamétre
beaucoup plus grand & eft placé à découvert
fur la cadrature , ce qui donne
à l'ouvrier plus de facilité dans l'exécution
& lui permet d'en voir aifément le
jeu & l'effet ; avantages qui ne fe trouvent
point dans la conftruction ordinaire
où ce rochet eft fort petit & caché fous
la cadrature.
La piéce appellée grande levée eft une
des plus compofées de la répétition &
dont la précifion eft la plus difficile à
obtenir , parce que fon effet dépend du
rapport combiné qu'elle a avec le rochet
des heures , la piéce des quarts &
le grand marteau ; cette piéce eft ici
totalement fupprimée ; un fimple mentonnet
fur la tige du marteau en fait l'office.
La difpofition
générale des nouvelles
piéces de cette cadrature , nous a paru
plus avantageuſe
, leur forme plus fimΜΑΙ.
1763 .
£47
ple , leur exécution moins difficile , &
leur effet plus affuré que celles des répétitions
ordinaires.
Nous croyons que les recherches de
M. Delépine à cet égard méritent la confiance
du Public & le fuffrage de
l'Académie. Signé CAMUS & VAUCANSON.
Je certifie l'extrait ci- deffus conforme à
fon original & au jugement de l'Académie.
A Paris le z Février 1763.
Fermer
Résumé : EXTRAIT des Registres de l'Académie Royale des Sciences, du 26 Janvier 1763.
En janvier 1763, l'Académie Royale des Sciences a examiné une nouvelle cadrature de répétition de montre proposée par M. Delépine, horloger du Roi. Cette innovation se distingue des constructions traditionnelles par plusieurs modifications clés. Les pièces servant à remonter la sonnerie, la forme et la position du rochet des heures, ainsi que la suppression de la pièce appelée 'grande levée' sont les principaux éléments modifiés. La 'grande levée' est supprimée en raison de sa complexité de fabrication. Dans les répétitions ordinaires, la chaîne de montre, composée de maillons articulés, tend à s'allonger avec le temps, affectant la régularité du remontage. Le petit diamètre du rochet des heures exacerbe ce problème, et la nécessité d'une petite poulie affaiblit le ressort principal, rendant la sonnerie lente ou inefficace, notamment en cas de froid ou de présence de corps étrangers. M. Delépine a apporté des solutions à ces problèmes en faisant remonter le grand ressort directement par la crémaillère, qui agit sur une branche du rochet des heures munie d'une petite roulette pour minimiser les frottements. Cette configuration garantit une sonnerie constante et efficace, même dans des conditions difficiles. De plus, le rochet des heures, désormais plus grand et plus accessible, facilite l'exécution et l'entretien de la montre. La suppression de la 'grande levée' simplifie également la construction globale. L'Académie Royale des Sciences a jugé que les innovations de M. Delépine sont avantageuses et dignes de confiance pour le public. L'extrait a été certifié conforme par l'Académie le 2 février 1763.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer