Cambout,
Evesque de Metz,
Commandeur de l'ordre
du Saint - Esprit, & premier
Aumosnier de 5a
Majesté,qui vient d'estre
reçu à l'Académie FrançQi*
fe à la place de feu Me
leDucde Coislin son frere.
Il y vint prendre seance
le Jeudy 25. Septembre,&
prononça un Discours , dont aychoisi quelques
endroits, non comme les
plus beaux. Les autres ne le
font pas moins;mais ceuxcy
marquent les obliga-,
tions de l'Académie Françoife
envers MrsdeCoislin
donc ilell: question dans
cet Article. Mr de Merz
commença ainsi Ton Di£
cours.
.A,iefFeurs
, en maccordant
Cette place
, a laqu île je rianroisesépretendre
demememe
y ne craignez-vous point
qu onpuiUe vous accuser d'avAr
trop écouté les grands
motos qui vous parlent en ma
faveurf Mevous reprocherat'on
pas que vous avekvoulu
mefaire un merite de celuy de
mes Amètres 3 & que voué
a''V(':{ conjiderécomme un th..,
voir à leur égardJ ce qui nefioit
qu'un excès etindulgence
pour moy.,,
Grâces avos bontéz j'occupeunepUce
dans cette Assemblée
où residetcfyrit d)Armand
mon grand oncle ; de ce
Cardinal, quifousle plusjujje
des Rotsy médita vojlre irzjlitutions
régla vos Statuts
dirigea , vos Exercices
)
fondât
ce Tribunal où l'Eloquence et
la Poëjie doivent couronner à
jamaisles Sages, les Sçavants, et les Heros. Projet digne
d'untelMinistre
y
moins pour
sa propregloire que pour celle
4efin Roy et desa patrie ;
moins pour leregnesous lequel
il a vescu3 que pour tous les
régnés àvenir
Mr de Metz parla enfuite
du Chancelier Seguier
son Ayeul3 & du
Duc de Coislin son pere.
Monfrere,continua-t'il,
leur a succedé
3
jesuccede a
mon frère. Unesigrande proximité
,
le fowvenirdouloureux
desaperte,mempeschent
defuture l'usage qui mobli*
'geroitalouer mon predeces
feur. Vous le loüez njous-mef
nie
3
Afejjieurs, &son éloge.
-
fcd mieux dansnjoflrebouche
- que danslamienne. w
Cela donna lieu à Mr
l'Abbé de Choisi de rendre
justice à Mrs de Coislin
dans la réponse qu'il fitenfuite
comme Directeur. Il
peignit le caractere des
deux Neveux dans le Cardinal
de Coislin leur oncle
,
dont la dignitééminente,
dit-il
,
n'avoit point changé
la situation naturelle,& dont
la vertu toujours aimable,
toujours pure ,
toujours dans
/'innocence, riavait pû estre
alterée par la contagion du
monde ni par les charmes de la
Cour. Ony remarquera particulierement
le caraÛere des
Coiflins, -hautssansorgueilJ
fjoltssans baJJeffe
,
aujji attentifs
a ce qu'ils denjoientaux
autres qu'a ce qu'ils se de.
voient a eux-mesmes.
Achevons de mar- cCujieierlreJecacraarac&reerree,ddeess
Coiflins par ce zele
pour le Roy qui leur
cft naturel, &quianime
icy le Discours de
Mrde Metz; ç'eftdônç
Mr de Metz qui va
par ler.
Comblé des bienfaitsdu
Roy,
Roy, attachésans ce[je auprès
d'un si grand Maistre
,
j'ay
toujours offert à mongloire les
plus parfaites idées de gloire,
de grandeur, de Religion
,
de
bonté,desagésse
, &depieté;
mais ou mon 'Zcle prendra-t'il
destraits etdes couleurs qui
puissènt le representer.
O vous
Richelieu,
o vous
Seguier, dontjevois les Images
auprès de celle de cegrand
R<y,vous qui avez ouvert
cette Carriere immortelle ou
ses vertus doivent estre à jamais
celebrées3 quand Vostre
Presenceanime icy mon comage
, que ne minjpire%-'V0H$
aussivostregenie ? Seray-je
réduitadesimples voeux et
peut-on enfaire pour luy qui
ne soient en mesmetemps pour
toussessujets, &formezpar
tousses Sujets
Finissons cet Arti-;
cle, par un trait qui
finit le Discours de Mr
l'Abbé deChoisy.
FasseleCiel, dit-il, que
nouspuissions bientostemployer
nos talents àcelebreruneheureusepaix,
que cegrandPrin-
Il noflrePereaussi- bien que
nostre Roy
,
desire avec tant
d'ardeur, nonpour une gloire
mondaine dontil a esté rassasie
tant de fois; mais uniquement
pour nostrebonheur,& pour
la tranquiliteuniverjelle