Al'Editeur desEtrennes duParnaffe,fur
ce que dans le catalogue des Poëtes, où
il rapporte l'année de ma naiſſance
1727 , il enfixe la date au 16 Juillet
au lieu du 16 Juin.
UANDje rajeunirois d'unmois ,
Je n'en ferois gueres d'ufage ,
Quepourrois-je y gagner?jen'en ferois , je crois,
Niplus infenfé ni plusfage.
Vénus,furl'horifon fixant desjours fereins,
Dela douceinfluenceanimoittoutes choſes ,
Et fon afpect offroit des préfages certains
Quandjenaquis avec lesrofes;
Elles ont orné mon berceau,
Mes mains n'ont pas fané le plus beau don de
Flore ,
Etmalgré les hivers quelques-unes encore
Vivrontjufque fur montombeau.
L'Amour compte en fecret l'âge qu'on diffimule,
Il voit clairdans un cœurembrafé de fesfeux,
Plus voifinde la canicule
M. A I. 1771.
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Je ne les fentirois pas mieux.
Adenouveaux dangers votrefaveur m'expofe,
Demilleabus je crains qu'elle ne foit la cauſe.
Peut-être après ma mort quelquefavant viendra
Embrouiller votre erreur par un long commen
taire,
Peut-être avant dix ans quelquebelle voudra
Vérifiermonbatiſtaire.
UneSapho, dont l'âge altereles attraits ,
Carilen eft d'affez coquetes ,
Formefansdoute des fouhaits
Pour obtenir de vous l'honneur que vous me
faites;
Mais dois-jedéfirer que plus d'un érudit
Sedonnent déformais des torturesmortelles
Pourfavoir dansquel mois naquit
L'auteur de tant debagatelles.
Par M. de la Louptiere.