ASSEMBLÉE publique de l'Académie des Sciences, Belles Lettres & Arts de ROUEN, tenue dans la grand'salle de l'Hôtel de Ville, le 7 Août 1765.

Données de base

Titre:

ASSEMBLÉE publique de l'Académie des Sciences, Belles Lettres & Arts de ROUEN, tenue dans la grand'salle de l'Hôtel de Ville, le 7 Août 1765.

Incipit: MONSIEUR le Cat, Secrétaire pour les Sciences, ouvrit la séance par l'extrait des
Page(s): 154-183
Page(s) dans la numérisation: 383-412
Texte (OCR):
ASSEMBLEE publique de l'Académie des
Sciences Belles Lettres & Arts de
و
› ROUEN tenue dans la grand'falle de
l'Hôtel de Ville , le 7 Août 1765 .
MONSIEUR ONSIEUR
le Cat , Secrétaire
pour les
Sciences
, ouvrit la féanc…
Mots clefs: Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, Prix, Mémoire, Génie, Gloire, Ouvrages, Hommes, Amour, Amitié, Chirurgie, Sculpteur, Observations, Sciences, Nature, Voyage, Théorie de la musique, Séance publique, Belles-lettres, Poète, PeintureDomaine: Médecine, chirurgie, pharmacie, Histoire naturelle, Mathématiques, Beaux-arts, Belles-lettres, théâtre, Musique, danse
Résumé:
L'Assemblée publique de l'Académie des Sciences, Belles Lettres & Arts de Rouen s'est tenue le 7 août 1765. Le secrétaire, Monsieur le Cat, a présenté les travaux de l'année académique, incluant des études sur la transpiration due aux piqûres de pucerons, les pieux et pilotis, la chute des corps, et diverses observations scientifiques. Les auteurs comprenaient M. Neveu, M. Baronnet, M. le Cat, M. Pinard, M. Hubert, M. Balliere, M. Chandelier, et l'Abbé Jaquin. Des prix ont été attribués en anatomie, chirurgie, mathématiques, botanique, et accouchements. Le Grand Prix de la Classe des Sciences a été décerné à M. David pour son mémoire sur la respiration. M. Maillet du Boullay a rendu compte des travaux littéraires, incluant des drames et des mémoires sur divers sujets. En janvier 1766, plusieurs travaux ont été présentés, tels qu'une dissertation sur l'origine de l'Université de Paris par l'abbé des Houffayes, des portraits par M. Dupont, un traité de peinture par M. Dandré, et une histoire de la ville de Montdidier par le Père Daire. M. Dornay a présenté des observations sur l'utilité des voyages. Les prix en peinture et sculpture ont été attribués à M. Jean-Martin Paulet, Jacques, Mlle Dorothée Jacques, et M. François Asselin. En architecture, M. Louis-Auguste Hardi a remporté le prix pour la construction d'une manufacture. En littérature, M. de la Harpe a été couronné pour son poème sur la délivrance de Salerne. Le texte mentionne également M. de Luxembourg, respecté pour sa bienveillance et son exactitude, décédé le 18 mai 1764, ainsi que les frères Slodtz, sculpteurs renommés. M. Dornay a présenté un mémoire sur les moyens de rendre les voyages utiles, distinguant trois parties : l'utilité pour les voyageurs, pour la patrie, et pour l'humanité. M. du Boullay a lu une traduction en vers réguliers de la première pythique de Pindare, réalisée par l'abbé Fontaine, visant à restituer l'enthousiasme lyrique de Pindare. M. de Couronne a présenté des mémoires sur la vie de François du Quesnoy, sculpteur né à Bruxelles en 1592. Ces mémoires clarifient une confusion entre François et son frère Jérôme. François du Quesnoy a dédié sa vie à son art, surmontant divers obstacles. Il réalisa plusieurs œuvres remarquables, dont une statue de Saint André pour l'église Saint-Pierre de Rome, considérée comme son chef-d'œuvre.

Provenance

Genre: IndéterminéCollectivité: Non

Langue et genre

Langue: FrançaisVers et prose: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraireCourrier des lecteurs: Non

Autres relations, titre dans la table des matières

Fait partie d'un dossier: Jean-Jacques Rousseau : textes de tiers
Titre d'après la table:

ASSEMBLÉE publique de l'Académie des Sciences, Belles Lettres & Arts de Rouen.

Remarques et validité

Remarque:

À la page 159, le texte fait allusion à une lettre de Jean-Jacques Rousseau à Charles-Louis-Denis Ballière de Laisement, datée de Môtiers, le 28 janvier 1765. En voici le contenu : « A Motiers le 28 Janvr 1765. / Deux envois de M. Duchesne qui ont demeuré très longtems en route m'ont apporté, Monsieur, l'un vôtre lettre et l'autre vôtre Livre. Voila ce que m'a fait tarder si longtems à vous remercier de l'une et de l'autre. Que ne donnerois-je pas pour avoir pu consulter vôtre Ouvrage ou vos lumiéres il y a dix ou douze ans, lorsque je travaillois à rassembler les Articles mal digérés que j'avois faits pour l'Encyclopédie ! Aujourdui que cette collection est achevée et que tout ce qui S'y rapporte est entiérement effacé de mon esprit, il n'est plus tems de reprendre cette longue et ennuyeuse besogne, malgré les erreurs et les fautes dont elle fourmille. J'ai pourtant le plaisir de sentir quelquefois que j'étois pour ainsi dire à la piste de vos découvertes, et qu'avec un peu plus d'étude et de méditation, j'aurois pu peut-être en atteindre quelques unes. Car par exemple j'ai très bien vû que l'expérience qui Sert de principe à M. Rameau n'est qu'une partie de celle des aliquotes, et que c'est de cette derniére prise dans sa totalité qu'il faut déduire le Système de nôtre harmonie. Mais je n'ai eu du reste que des demi lueurs qui n'ont fait que m'égarer. Il est trop tard pour revenir maintenant sur mes pas, et il faut que mon Ouvrage reste avec toutes ses fautes, ou qu'il soit dans une autre édition refondu par une meilleure main. Je voudrois, Monsieur, que cette main fut la vôtre. Vous trouveriez peut être assez de bonnes recherches toutes faites pour vous épargner le travail du manoeuvre, et vous laisser Seulement celui de l'Architecte et du Théoricien. / Recevez, Monsieur, je vous supplie, mes très humbles salutations. / JJRousseau. » (Jean-Jacques Rousseau, Correspondance complète, Ralph A. Leigh (éd.), Genève, Institut et Musée Voltaire ; Oxford, Voltaire Foundation, 1972-1998, no 3940).


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