Données de base

Titre: J. J. Rousseau, Citoyen de Geneve, à M. d'Alembert, de l'Académie Françoise, &c. sur son article Geneve, dans le 7e Volume de l'Encyclopédie, & particuliérement sur le projet d'établir un Théâtre de Comédie dans cette ville, [titre d'après la table]Incipit: J. J. ROUSSEAU, citoyen de Geneve, à M. d'Alembert de l'Académie Françoise,
Page(s): 90-131
Page(s) dans la numérisation: 97-138
Texte (OCR):
J. J. ROUSSEAU , citoyen de Geneve , à
M. d'Alembert de l'Académie Françoiſe ,
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me volume de l'Encyclopédie , & particu
liérement fur le projet d'établir un théâtre
de comédie dans cette ville .…
Mots clefs: Théâtre, Jean-Jacques Rousseau, Moeurs, Passions, Peuple, Homme, Vertu, Amour, Genève, Spectacle, Société, Hommes, Goût, Coeur, Crime, Scène, Tragédie, Âme, Spectacles, Public, Nature, Plaisir, Raison, Pitié , Humanité, Gens, Caractère, Vice, Exemples, PatrieDomaine: Philosophie, Belles-lettres, théâtre
Résumé:
Jean-Jacques Rousseau s'oppose à l'établissement d'un théâtre de comédie à Genève, arguant que les spectacles nuisent aux mœurs et que la ville, avec sa petite population et ses ressources limitées, ne peut se permettre ce luxe. Il craint que la comédie ne perturbe les habitudes et les valeurs des Genevois, remplaçant leur simplicité par un mode de vie plus frivole. Rousseau déplore également l'influence croissante des manières françaises sur l'éducation des jeunes Genevois, bien qu'il reconnaisse que cette influence ait formé des hommes dévoués à leur patrie. Il conclut que Genève, grâce à sa constitution et à sa situation géographique, n'a pas besoin de mesures extrêmes pour préserver sa liberté. Le débat oppose Rousseau, qui voit les spectacles comme des amusements inutiles et dangereux, à un narrateur qui les considère nécessaires pour le repos et la détente. Le théâtre est perçu comme un reflet des passions humaines et des mœurs, mais doit les représenter de manière spécifique et non générale. Molière et Corneille ont adapté leurs œuvres aux mœurs de leur époque sans chercher à les changer. Le théâtre est vu comme une école des citoyens, capable de condamner les inclinations pernicieuses et d'inspirer l'horreur des passions funestes. L'auteur conteste les vues de Rousseau sur l'influence des passions représentées sur scène, affirmant que les tragédies peuvent soit exciter des sentiments vicieux, soit inspirer la vertu, selon la sensibilité du spectateur. Il soutient que la sensibilité humaine est à la base des affections, qu'elles soient criminelles ou vertueuses, et que le théâtre n'est pas responsable de la corruption des âmes. Il rejette également l'idée que la raison soit inefficace au théâtre, arguant qu'elle peut contenir les passions en opposant la crainte des dangers et des remords.

Provenance

Genre: HommeCollectivité: NonEst rédigé par: Jean-François Marmontel

Langue et genre

Langue: FrançaisVers et prose: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraireCourrier des lecteurs: Non

Autres relations, titre dans la table des matières

Concerne une oeuvre: J.-J. Rousseau,... à M. d'Alembert, sur son article "Genève", dans le VIIe vol. de l'"Encyclopédie", et particulièrement sur le projet d'établir un théâtre de comédie en cette ville..., Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une société de gens de lettres. Mis en ordre & publié par M. Diderot..., & quant à la partie mathématique, par M. d'Alembert... Fait partie d'un dossier: Léa Kipfmüller, Jean-Jacques Rousseau : textes de tiers
Titre d'après la table:

J. J. Rousseau, Citoyen de Geneve, à M. d'Alembert, de l'Académie Françoise, &c. sur son article Geneve, dans le 7e Volume de l'Encyclopédie, & particuliérement sur le projet d'établir un Théâtre de Comédie dans cette ville,

Remarques et validité

Remarque:

Jean-Jacques Rousseau a lui-même envoyé à Jean-François Marmontel un exemplaire de sa Lettre à D'Alembert sur les spectacles, comme il l'explique à la marquise de Créquy dans une lettre datée de Montmorency, le 5 février 1761 : « Par dessus cela il faut vous dire qu'une équivoque plaisante de M. de Marmontel m'en a fait un ennemi personnel furieux et implacable, attendu que la vanité blessée ne pardonne point. Quand ma lettre contre les spectacles parut, je lui en addressai un exemplaire avec ces mots. Non pas à l'auteur du Mercure mais à M. de Marmontel. J'entendois par là que j'envoyois le livre à sa personne et non pas pour qu'il en parlât dans son journal, de plus je voulois dire que M. Marmontel étoit capable de mieux que de faire le Mercure de France. C'étoit un compliment que je lui faisois ; il y a trouvé un injure, et d'après cela vous pouvez bien croire que tous mes livres doivent être dangereux tout au moins. / Tels sont les dignes deffenseurs des moeurs et de la verité. Je me suis rendu justice en m'éloignant de leur vertueuse troupe, il ne faloit pas qu'un aussi méchant homme deshonorât tant d'honnêtes gens. Je les laisse dire et je vis en paix ; je doute qu'aucun d'eux en fit autant à ma place. » (Jean-Jacques Rousseau, Correspondance complète, éd. Ralph A. Leigh, Genève, Institut et Musée Voltaire ; Oxford, Voltaire Foundation, 1972-1998, no 1262).


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