Données de base

Titre: Situation des Affaires de l'Europe, [titre d'après la table]Incipit: Je passe à la situation des Affaires de l'Europe telles qu'elles
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Page(s) dans la numérisation: 357-388
Texte (OCR):
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que je vous écris. Je dis dans le
moment que je vous écris , car
il pourroit y avoir du changement dans le temps que vous
recevrez ma Lettre.
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Mots clefs: Affaires de l'Europe, France, Espagne, Monarque, Puissances, Armée, Angleterre, Doctrine, Ministère, Chambre des pairsDomaine: Sciences politiques, Sciences de la guerre
Résumé:
En mars 1710, la situation politique et militaire en Europe est marquée par des difficultés pour l'Empereur. Ses troupes ont subi plusieurs défaites, notamment en Hongrie et à l'île de Schut, près de Vienne. Les cercles impériaux n'ont pas encore mobilisé de fonds ou de soldats pour affronter l'armée française victorieuse près du Rhin. L'Empereur ne peut compter sur des renforts du Danemark ou d'autres alliés et doit rapatrier des troupes d'Italie, affaiblissant ainsi la défense en Savoie. Les finances de l'Angleterre et des Pays-Bas sont également insuffisantes pour soutenir une campagne. En revanche, la France dispose de troupes nombreuses et bien équipées, avec des fonds suffisants grâce à divers rachats et revenus royaux. Les récoltes abondantes et les importations de blé assurent une bonne situation alimentaire. Les recrues sont prêtes et les alliés sous-estiment la véritable situation des affaires françaises. Les troupes saxonnes sont nécessaires en Pologne pour maintenir le roi Auguste face à l'opposition locale. Toutes les puissances européennes ont besoin de leurs troupes et les alliés, malgré leurs ressources financières, manquent de soldats à envoyer à l'extérieur. En Espagne, la situation est favorable au roi Philippe V, légitimement reconnu et soutenu par les Espagnols, qui fournissent volontairement hommes et ressources. Les alliés ne peuvent envoyer des troupes par mer sans subir de lourdes pertes, comparant la situation en Espagne à un rocher imprenable. En Angleterre, l'affaire du Docteur Sacheverell, dont les prédications ont causé des tensions, est un point crucial. Le Chevalier Harcourt, chef d'accusation contre Sacheverell, a affirmé que ce dernier n'avait jamais contesté la révolution et soutenait la doctrine de l'obéissance passive, partagée par de nombreux docteurs de l'Église Anglicane. Les sermons de ces autorités, imprimés par ordre du roi ou de la Chambre des Pairs, maintenaient cette doctrine. Les accusations ont suscité une forte réaction parmi les Anglicans, prêts à imiter Sacheverell malgré les poursuites. Un fait notable est survenu en présence de la reine : Mr Palmer, nommé par l'évêque de Londres pour prêcher à la chapelle de la reine, a prié pour Sacheverell comme pour un homme persécuté, acte applaudi par les Anglicans. La situation est tendue, avec des prêches contre l'injustice du gouvernement à Londres, la nation étant plus préoccupée par les affaires intérieures que par les affaires extérieures.

Provenance

Genre: IndéterminéCollectivité: Non

Langue et genre

Langue: FrançaisVers et prose: ProseType d'écrit journalistique: Relation / Nouvelle politiqueCourrier des lecteurs: Non

Autres relations, titre dans la table des matières

Titre d'après la table:

Situation des Affaires de l'Europe,

Remarques et validité


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