REFLEXIONS sur le nouveau Traité du Sublime de M. Silvain, Avocat au Parlement de Paris, dont il est fait mention dans le Mercure de Novembre 1732.

Données de base

Fait partie d'une section: PIECES FUGITIVES, en Vers et en Prose.Titre:

REFLEXIONS sur le nouveau Traité du Sublime de M. Silvain, Avocat au Parlement de Paris, dont il est fait mention dans le Mercure de Novembre 1732.

Incipit: L'Auteur de ce nouvel Ouvrage a prétendu rencherir sur le Traité du Sublime
Page(s): 213-228
Page(s) dans la numérisation: 242-257
Texte (OCR):
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Mots clefs: Sublime, Définition, Longin, Vrai, Despréaux, Sentiments, Élévation, Force, Grandeur, Exemples, Style, ÉloquenceDomaine: Belles-lettres, théâtre
Résumé:
Le texte critique le traité sur le Sublime de M. Silvain, avocat au Parlement de Paris, publié en novembre 1732. Silvain reproche à Longin, dont le traité a été traduit par M. Despreaux, de ne pas avoir fourni une définition adéquate du Sublime. Cependant, le texte conteste cette accusation en citant Despreaux, qui explique que Longin définit le Sublime comme 'l'extraordinaire et le merveilleux' dans le discours, capable de ravir et de transporter le lecteur. Despreaux illustre cette notion avec des exemples, comme la création de la lumière par Dieu dans la Genèse. Le texte souligne que Silvain se contredit en accusant Longin de ne pas connaître le Sublime, tout en reconnaissant que Longin en a donné une notion claire. Silvain critique Longin pour ne pas avoir fourni une définition littérale, mais le texte argue que les raisonnements et les exemples de Longin suffisent à expliquer le Sublime. La définition de Silvain est jugée trop longue et inexacte, car elle se concentre sur les effets plutôt que sur la cause du Sublime. En conclusion, le texte propose une définition alternative du Sublime comme 'le vrai dans toute son élévation et toute sa force', soulignant que seul le vrai peut frapper et toucher l'âme. Cette définition est illustrée par les œuvres des grands auteurs comme Corneille et Racine, dont les tragédies sont marquées par la grandeur et la noblesse. Le texte discute également des qualités sublimes des œuvres de Jean de La Fontaine et de Jean-Baptiste de Boileau-Despréaux. Boileau est loué pour ses satires et ses épîtres au roi, tandis que La Fontaine est célébré pour ses fables, qui élèvent des sujets modestes au sublime. La Fontaine est décrit comme un maître de la moralité et de la vérité, capable d'instruire en riant et d'obtenir l'admiration des grands hommes. Le texte compare également le sublime dans l'éloquence, illustré par des orateurs comme Bossuet, Fléchier et Bourdalouë, qui expriment le vrai avec élévation et force. Il conclut que le sublime peut être partagé entre les faits et les sentiments ou expressions, et que l'art du sublime réside dans l'expression du vrai avec passion et génie.

Provenance

Signature:

J. C. A Nismes le 3 Janvier 1733.

Nom de l'auteur: J. C.Genre: IndéterminéCollectivité: NonLieu: NismesProvient d'un lieu:
Nîmes (Siège d'une division administrative de deuxième ordre, Google Maps)
Date de rédaction ou d'envoi du texte:

Langue et genre

Langue: FrançaisVers et prose: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraireCourrier des lecteurs: Non

Autres relations, titre dans la table des matières

Constitue la réponse à un autre texte:
Traité du Sublime, [titre d'après la table] (, p. 2415-2420)
Concerne une oeuvre: Traité du sublime. A monsieur Despréaux. Où l'on fait voir ce que c'est que le sublime & ses différentes espèces ; quel en doit être le stile ; s'il y a un art du sublime, & les raisons pourquoi il est si rare. Par M. Silvain,...
Titre d'après la table:

Refléxions sur le nouveau Traité du Sublime,

Remarques et validité


Mentions dans d'autres contenus

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