animaux une ample nourri ture.
T
AUTRE.
A M. l'Abbé R.....
Oi qui bois à longs traits de l'eau de l'Hypocrêne ,
Et qui prens tes plaisirs dans le sacré vallon ,
Tu penses que ma verve ait droit sur la Fon
taine ?
Non , cela n'appartient qu'aux amis d'A
pollon ,
Mais puisqu'un ami le désire,
Tâchons d'aranger quelques Vers ;
De tout ceci je crains le pire ,
C'eft qu'ils ne soient tous de travers.
N'importe , me dis-tu , je veux des Logogri phes ,
Je conte qui plus est d'abord les deviner :
J'y consens , en voici. Je n'ai que quatre pri
ses ,
Et j'habite un pays très-facile à trouver.
Oui, sans te donner la torture ,
Renverse-moi ; sans rien changer ,
Un mot latin fait ma structure
Et le sens qu'on y peut donner.
Dans mon premier état si-tôt qu'on me rés
place ,
Je fais plaisir aux uns , aux autres je déplais ;
1.Vol. Pourvu
DECEMBRE 1732. 2617
Pourvû face ;
que de mon nom la derniere on efObservés que ce mot n'est pas grec mais françois.
De plus le milieu de moi- même,
Mis à ma fin , en combinant ,
T'apprend dans un péril extrême ,
A te sauver d'un élément.
2 र
Allons , courage , allons ; vîtes , mettés mon
quatre
D'abord après mon chef , j'habite dans les cieux.
Otés la penultiéme , alors sans rien rabatre ,
Mon chant est ridicule et des moins gracieux.
›
Enfin j'ai tenu ma parole ;
Tu tiens le mot , j'en suis certain :
Cher ami , j'ai joué mon rôle ;
J'en promets un autre demain.
L'Abbé D. L. M. de Montargis.