Voilà à peu pres , Madame,
cequi fut prononcé avec une grace merveilleuſe par Mon- ſieur le Preſident Barentin. Il
eftoit Conſeiller au Parlement
quandles Mouvemens de Paris arriverent. On le fit Colonelde
fon Quartier , & ce fut luy qui par ſaprudence ſauvaM le Ma- reſchal de l'Hôpital , qui en eftoit alors Gouverneur. Il alla
le prendre chez MonfieurCroi- fet ,&paffa cinquante Barrica-
166 LE MERCVRE
cades avant que de le pouvoit remettredans ſon Hoſtel. Vous
pouvez croire qu'il luy fallut de l'adreſſe pour en venir à
bout,& qu'il ne le fit pas ſans eſſuyer tousles perils où la re- volte d'un Peuple expoſe ceux quitâchent àle remettredans le devoir. LeRoy fut ſi ſatisfait des ſervices qu'il luy rendit dans ces temps-là, qui estoient des temps fortdifficiles , qu'il le fit Conſeil- lerd'Estat. Il aeſté en ſuite Maiſtre des Requeſtes , &Preſident du Grand Conſeil ; & aprés ſes Intendances , il s'eſt trouvé àla
teftede cette Compagnie , qui a
pour luy toutes les confidera- tions qu'on peut avoir pour un Chefd'un fortgrandmerite. Il eſt doux &honneſte , a beaucoupde facilité às'énoncer &à
parler enpublic , &donne tous
GALANT.
:
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2
de
les jours tant de marques d'in- tegrité, qu'il ne faut pas deman- der par où il peut s'eſtre acquis une eſtime ſi generale. Il eſt tres-bien fait de ſa perſonne,
auſſi n'eſtoit-il autrefois connu
dans Paris , que ſous le nom de BeauColonel. Son élevation luy eſt d'autant plus glorieuſe , que la faveur n'y ayantjamais eu au- cune part , on peut dire
८
qu'elle THEAWA
eſt l'ouvrage ſeul defon merite
&de
*
LYON
ſa conduite. Vous ſcavez/ 892
qu'il eſt Oncle de madame la Marquiſe de Louvois , Heritiere de la Maiſon de Souvray-Bois- Dauphin. Cette maiſon eſt fi Il- luftre& fi connue, qu'il fuffit de vous la nommer.