ETRENNE S.
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Our vous trouver de brillantes Etrennes ,
J'allai chercher Plutus , j'implorai sa faveur.
Ah! que tu connois peu Marianne et son coeur
Me dit-il , tu perdrois mon offrande et tes peines
Très -loin de -là dans le sacré Valon ,
Je me rendis chez Apollon ,
Je lui proposai ma pensée ;
Elle fut long- temps ressassée.
Crois-tu , me répondit le Maître des neuf Soeurs:
Qu'Hypocrene à mon gré répande ses douceurs!
Je voudrois bien chanter l'Objet qui t'interesse ,
Sur cent tons choisis er divers ,
Mais sur les Rives du Permesse ,
La bonne intention ne fait pas les bons Vers.
Il faut l'avouer à ma honte ,
Quelquefois pour encens je présente l'ennui ::
Va plutôt du Dieu d'Amathonte
1.1. Kob
2.
Diiij
In2992
MERCURE DE FRANCE
Invoquer le grand nom, et demander l'appui
Tu veux un Présent sûr de plaire è
Cupidon fera ton affaire.
L'avis me parut de bon sens ,
Quoiqu'issu du cerveau du Patron des Poëtes..
Je courus à Paphos , où mille voeux pressans ,
De mon juste dessein furent les Interpretes .
Quoi , s'écria l'Amour ! ch quoi !
C'est ta voix que j'entends ! qu'exiges - tu de moi
Sçais- tu pour qui tu viens m'adresser ta priere?
Ta jeune Marianne a pillé dans Cithere
Mes trésors les plus doux ; les biens les plus char
mans ,
Elle a fait son profit de tous mes agrémens ;
::
Et même sans Ceinture elle a laissé ma Mere.
Il ne me reste rien quel don puis - je lui faire,
L'Amour enfin n'a plus que lui -même à donne■ -
A celle qui sans cesse usurpe son Empire :
Sans doute elle dira que c'est mal l'étrenner ...
Je sçai pourtant quelqu'un qui , quoiqu'elle pú
dire ,
Voudroit bien la forcer d'accepter un tel don .
Heureux qui commettroit pareille violence !
Vaincre une Belle , est une offense ,
Non- seulement très digne de pardon ,
Mais encore de récompense.