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p. 3-11
SUR L'EXTRAORDINAIRE DU MERCURE Du Quartier d'Octobre 1678.
Début :
En verité, Monsieur, on est charmé de toutes les beautez [...]
Mots clefs :
Louis, Lettre, Mercure, Grisette, Mois
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texteReconnaissance textuelle : SUR L'EXTRAORDINAIRE DU MERCURE Du Quartier d'Octobre 1678.
SUR
L'EXTRAORDINAIRE
DU MERCURE
Du Jhnirticr d'Octobre IGJS. EN vzerité, Monsieur ,onest
c
harme de toutes les beautez que renferme vostre Lettre
du Quartier d'Octobre.Vous
ne pouviez finir plus extraordinairement l'Année Extraordinaire du Mercure, ny commencer plus glorieusement celle cy,
qu'en donnant cet excellent
Ouvrageau Public. Ilest digne
d'estre presentéauplus Grand
Roy dela Terre. Vous y avez
ramassé pour sa gloire,tout ce
qui pouvoit la consacrer à la
Postericé. Vostre Epistre est
comme un Arc de Triomphe,
où l'on voit les Victoires qu'il
a
remportéessur ses Ennemis, &
sursoy-mesme.
La Renommée en mille lieux,
Apprend de ce Héros les exploits
glorieux;
fifœispour lesfaire entendre à la Race
future,
Ilfalloitla voix du Mercure.
Je pasle de cette belle Epistre,
à l'ingénieux Cadran, dont le
Soleil,ou plûtost Louis LE
G RAND,marquelesheures.
Le cours d'unesi belleY/V,
De tant demerveillesftjie,
Au coursde cetAstre estpareil.
Les VertusdeLOVIS, les vertus du
Soleil,
Font ce
qu'onVoitdegradau mondea
Maintenantqu'unePaixprofonde
D'unlerègne calme coftrsi &douxVa
-
LOris, Soleil,fèronttous nos
: beauxj'ours.
CePrince estunSoletlquipercales
nuagts, Et qui dissipe les vapeurs;
Qui répand IdJOJe en nos cœurs,
Et la metsur tous nos visages.
Enfinpartoutoù va ce Ife'rosglorieuxy
Ilyporte avec luy,l'éclat, & lalumiere;
Ainsi,queleSoleilse dérobe à nosJell.K''
Etqu'ilfinissesa carriere,
La Terre a
son Soleil, aujji-bien que
les Cieux.
Le Portrait de ce Grand Roy
environné de tant d'excellentes
Devises, & de Revers de Medailles,a quelquechose defurprenant, pour l'abondance, &
pour la richesse des pensées. On
pourroitappellercetteadmirable Planche, leTrésorde Loüis
le Victorieux, & le Triomphant. C'est là qu'on voir en
racourcy, tout ce qu'ila fait de
grand, & de merveilleux. Toutes ces Pieces marquent admirablement le prix de son Regne,
& de sa Vie.
Ces Médaillés,& ces Ve-rifls,
Sur les Villesqu'ilaconquises,
Font à la yeue un bel effet.
L'esprit en est charméJi-tojlquilles
remarque;
Jhlaù lors quel'on y>oit le Portrait
De cet invincible Monarque,
Onne s'etonneplusde tout ce quila
fait.
Jeneme lasse pointd'admirer
toutes ces choses, & j'ay de la
peine à en retirermaveuëpour
considerer tant de Pieces d'esprit & de galanterie, qui composent vostre Livre. Mais,Monsieur, mon admiration ne cesse
pas pourcela;J'y rencontre par
tout les miracles du Regne de
- Loüis LE GRAND. En effet
fous quel Prince les Sciences
& les Arts 0nt.ilse11:é plusflo-
rissans? A-t-on jamais veu paroistre la Galanterie &l'Amour
avec plus de politesse & de magnificence?Vostre Mercure en
fournit tous les Mois des preuves si convainquantes,qu'on
n'en peut douter. Qui n'admire
avec moy tant de Festes galantes, & deFictions ingénieuses
dont vous nous faites part? Ces
Lettres, &ces Traitez si pleins
de doctrine & d'érudition, que
vostre Mercure a
faitnaistre,&
dontil se peut dire doublement
le Pere, ne font-ce pas autant
deChefsd'oeuvres?
ContinueMufesfçd\antes>.
7-7'0.1 belles {jpgrandes Leçons;
Continuez, Musesgalantes,
Vos douces&tendres Chansons,
Apresent que LOVISrajpmble dans
la France,
L'Amourt cg-les Tlaifîrs3laTaix^çj*
l'Abondance.
Amans,du Dieu d'Amour "rene'{pn!l
drelaLoy,
Vous nepote-r,-- avoirde momens plus
propices, !'sousle regne d'un GrandRoy;
Quifait
*
deses Sujets, l'amour& les
Maisil ya toujours quelque
Grisete fiere & délicate, ( &de
cela foit ditsans faire tortà la
Chate de Madame des Houlieres; )Il y a dis-je,toûjours
quelq ue ivilne insensible qui se
gendarme contre l'Amour):
manque de le bien connoistre.
Vousqui dites,belle Severe,
£uepourfuture les Loix que l'Amour
nous prescrit,
Onpertlaraisoin,& l'esprit,
Vous en ignorez le mistere.
S'il nous enflame, ilnous e'iiaire;
S'ilnous in/jife, il nous instruit.
Enfinsoiit le jour,soit la nuit,
Ses Loix jOntdUX Amans agréables
àsuivre.
Sans elles l'on est malheureux,
Etsans ellesl'onnepeutvivre;
Maissivous n'écoutez mesvoeux,
En vainsur cesujet je Voudrois vous
instruire.
Cependant Vofire erreur estfacile à
détruire,
Puis qu'ilnefautj(uaimer^ourgoâtet
la douceur
Qu'on trouve à sifiûmettre à ce charmant Trainj<ueur.
Je croyois finir icy cette
Lettre; mais,Mon sieur, on ne
sçauroitquiter vostre Mercure.
Vostre Histoire Enigmatique
m'arreste encor,& voicy ce que
ma Muse m'a inspiré sur cette
spirituelleallégorie.
Cesdeux Grands Roys dont l'origine
Estcachée auxplus curieux,
Quisefontlaguerre en tous lieux,
Stdontledifïrentjamais neseterminer
C"7t?ys, leursFemmes,leursSujets,
Qtianddeprès on les exafninet
Cen'estque leJeu des Echets.
Peutestre que ma Mures'est
trompée en cette rencontre,
mais, il est toûjours certain
qu'elle ne se trompe point
quandellem'engage à vousdire
que jefuis, Vostre,&c.
DE MARPALU.
L'EXTRAORDINAIRE
DU MERCURE
Du Jhnirticr d'Octobre IGJS. EN vzerité, Monsieur ,onest
c
harme de toutes les beautez que renferme vostre Lettre
du Quartier d'Octobre.Vous
ne pouviez finir plus extraordinairement l'Année Extraordinaire du Mercure, ny commencer plus glorieusement celle cy,
qu'en donnant cet excellent
Ouvrageau Public. Ilest digne
d'estre presentéauplus Grand
Roy dela Terre. Vous y avez
ramassé pour sa gloire,tout ce
qui pouvoit la consacrer à la
Postericé. Vostre Epistre est
comme un Arc de Triomphe,
où l'on voit les Victoires qu'il
a
remportéessur ses Ennemis, &
sursoy-mesme.
La Renommée en mille lieux,
Apprend de ce Héros les exploits
glorieux;
fifœispour lesfaire entendre à la Race
future,
Ilfalloitla voix du Mercure.
Je pasle de cette belle Epistre,
à l'ingénieux Cadran, dont le
Soleil,ou plûtost Louis LE
G RAND,marquelesheures.
Le cours d'unesi belleY/V,
De tant demerveillesftjie,
Au coursde cetAstre estpareil.
Les VertusdeLOVIS, les vertus du
Soleil,
Font ce
qu'onVoitdegradau mondea
Maintenantqu'unePaixprofonde
D'unlerègne calme coftrsi &douxVa
-
LOris, Soleil,fèronttous nos
: beauxj'ours.
CePrince estunSoletlquipercales
nuagts, Et qui dissipe les vapeurs;
Qui répand IdJOJe en nos cœurs,
Et la metsur tous nos visages.
Enfinpartoutoù va ce Ife'rosglorieuxy
Ilyporte avec luy,l'éclat, & lalumiere;
Ainsi,queleSoleilse dérobe à nosJell.K''
Etqu'ilfinissesa carriere,
La Terre a
son Soleil, aujji-bien que
les Cieux.
Le Portrait de ce Grand Roy
environné de tant d'excellentes
Devises, & de Revers de Medailles,a quelquechose defurprenant, pour l'abondance, &
pour la richesse des pensées. On
pourroitappellercetteadmirable Planche, leTrésorde Loüis
le Victorieux, & le Triomphant. C'est là qu'on voir en
racourcy, tout ce qu'ila fait de
grand, & de merveilleux. Toutes ces Pieces marquent admirablement le prix de son Regne,
& de sa Vie.
Ces Médaillés,& ces Ve-rifls,
Sur les Villesqu'ilaconquises,
Font à la yeue un bel effet.
L'esprit en est charméJi-tojlquilles
remarque;
Jhlaù lors quel'on y>oit le Portrait
De cet invincible Monarque,
Onne s'etonneplusde tout ce quila
fait.
Jeneme lasse pointd'admirer
toutes ces choses, & j'ay de la
peine à en retirermaveuëpour
considerer tant de Pieces d'esprit & de galanterie, qui composent vostre Livre. Mais,Monsieur, mon admiration ne cesse
pas pourcela;J'y rencontre par
tout les miracles du Regne de
- Loüis LE GRAND. En effet
fous quel Prince les Sciences
& les Arts 0nt.ilse11:é plusflo-
rissans? A-t-on jamais veu paroistre la Galanterie &l'Amour
avec plus de politesse & de magnificence?Vostre Mercure en
fournit tous les Mois des preuves si convainquantes,qu'on
n'en peut douter. Qui n'admire
avec moy tant de Festes galantes, & deFictions ingénieuses
dont vous nous faites part? Ces
Lettres, &ces Traitez si pleins
de doctrine & d'érudition, que
vostre Mercure a
faitnaistre,&
dontil se peut dire doublement
le Pere, ne font-ce pas autant
deChefsd'oeuvres?
ContinueMufesfçd\antes>.
7-7'0.1 belles {jpgrandes Leçons;
Continuez, Musesgalantes,
Vos douces&tendres Chansons,
Apresent que LOVISrajpmble dans
la France,
L'Amourt cg-les Tlaifîrs3laTaix^çj*
l'Abondance.
Amans,du Dieu d'Amour "rene'{pn!l
drelaLoy,
Vous nepote-r,-- avoirde momens plus
propices, !'sousle regne d'un GrandRoy;
Quifait
*
deses Sujets, l'amour& les
Maisil ya toujours quelque
Grisete fiere & délicate, ( &de
cela foit ditsans faire tortà la
Chate de Madame des Houlieres; )Il y a dis-je,toûjours
quelq ue ivilne insensible qui se
gendarme contre l'Amour):
manque de le bien connoistre.
Vousqui dites,belle Severe,
£uepourfuture les Loix que l'Amour
nous prescrit,
Onpertlaraisoin,& l'esprit,
Vous en ignorez le mistere.
S'il nous enflame, ilnous e'iiaire;
S'ilnous in/jife, il nous instruit.
Enfinsoiit le jour,soit la nuit,
Ses Loix jOntdUX Amans agréables
àsuivre.
Sans elles l'on est malheureux,
Etsans ellesl'onnepeutvivre;
Maissivous n'écoutez mesvoeux,
En vainsur cesujet je Voudrois vous
instruire.
Cependant Vofire erreur estfacile à
détruire,
Puis qu'ilnefautj(uaimer^ourgoâtet
la douceur
Qu'on trouve à sifiûmettre à ce charmant Trainj<ueur.
Je croyois finir icy cette
Lettre; mais,Mon sieur, on ne
sçauroitquiter vostre Mercure.
Vostre Histoire Enigmatique
m'arreste encor,& voicy ce que
ma Muse m'a inspiré sur cette
spirituelleallégorie.
Cesdeux Grands Roys dont l'origine
Estcachée auxplus curieux,
Quisefontlaguerre en tous lieux,
Stdontledifïrentjamais neseterminer
C"7t?ys, leursFemmes,leursSujets,
Qtianddeprès on les exafninet
Cen'estque leJeu des Echets.
Peutestre que ma Mures'est
trompée en cette rencontre,
mais, il est toûjours certain
qu'elle ne se trompe point
quandellem'engage à vousdire
que jefuis, Vostre,&c.
DE MARPALU.
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Résumé : SUR L'EXTRAORDINAIRE DU MERCURE Du Quartier d'Octobre 1678.
Le texte est une lettre élogieuse à l'égard du 'Mercure', une publication, pour son édition exceptionnelle d'octobre 1685. L'auteur exprime une grande admiration pour la lettre du quartier d'octobre, qualifiant l'année du 'Mercure' d'extraordinaire et digne d'être présentée au plus grand roi de la Terre. Il compare cette épître à un arc de triomphe célébrant les victoires du roi Louis le Grand, soulignant ses vertus et ses exploits glorieux. La lettre met en parallèle les vertus de Louis et celles du soleil, symbolisant la paix et la prospérité apportées par le règne du roi. Elle décrit également un portrait du roi entouré de devises et de médailles, illustrant ses conquêtes et ses réalisations. L'auteur admire les sciences, les arts et la galanterie florissante sous le règne de Louis. Il mentionne diverses fêtes et fictions ingénieuses présentées dans le 'Mercure'. La lettre se termine par une allégorie sur le jeu d'échecs, comparant deux grands rois à des pièces de ce jeu. L'auteur conclut en exprimant son admiration et sa loyauté envers le 'Mercure'.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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