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Résultats : 1818 copies numériques1792, 12, Avis aux souscripteurs, n. 51 (15 décembre) (Mercure, Le Courier belgique)
1792, 12, Avis aux souscripteurs, n. 51 (15 décembre) (Mercure, Le Courier belgique)
NUMERO 102 .
2
230 2018
LE COURIER
10 / 10.Jugs sh honed we 300s & ibi soms no
BELGIQUE.
Du jeudi 13 Décembre 1792 , l'an 1er de la liberté Belg.
540 10530
ALLEMAGNE. y
Vienne , le 28 Novembre. qe
Novembre.
Toute l'armée autrichienne , sans en excepter
aucun régiment , est portée sur l'état
de guerre , cependant la levée des recrues
n'a pas encore lieu.- Si les François attaquent
la forteresse de Luxembourg , elle
n'opposera pas une longue résistance , puis
que , par le grand nombre d'étrangers qui
s'y étoient réfugiés , & la marche & contremarche
des troupes qui avoient défilé par
ces contrées , les vivres y manquent totalement.
La première colonne des troupes impériales
,
dont la destination est pour l'Italie ,
a passé le 12 de ce mois par Mantoue.
Le général d'artillerie de Vins en a pris la
route , afin de s'y charger du commandement.
Des lettres reçues d'Ancone , annoncent
l'apparition de 6 vaisseaux de guerre françois
dans la mer Adriatique. Peut-être formeront-
ils une attaque contre le Patrimoine
de St. Pierre , ou contre les Vénitiens ; mais
l'opinion générale est , que cette escadre
ennemie tâchera de s'emparer du port de
Trieste , où l'on n'est pas sans inquiétude ,
quoique les deux moles se trouvent dans le
meilleur état de défense possible.
progrès rapides qu'y font les François . En
vertu d'un édit , S. (M. Sarde a non- seulement
fait prendre aux milices les armes ,
mais tous les individus mâles , depuis 16
jusqu'à 60 ans , sont obligés de s'armer
afin qu'à tout événément & dans tous les
cas ils puissent marcher sous la conduite de
leurs magistrats. 153 1
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De Francfort , 3 Décembre..
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Il faut ajouter au récit des événemens it
du 2 , que les troupes Françoises qui soutinrent
à la porte de Friedberg , l'attaque
des Hessois , n'avoient point de canon , &
ne se défendirent qu'avec la mousqueterie. 1-
L'artillerie Hessoise causa plusieurs dom- lu
mages dans la ville un boulet tomba sur
le toit de la tour de l'église de Ste. Catherine.
On blâmera peut- être l'extrême , mais
l'imprudente bravoure du général van Helden
, qui s'est obstiné à une résistance inutile
contre une force majeure , & qui a exposé
les braves gens qui l'ont secondé , à
se voir taillés en pièces : ce qui seroit infailliblement
arrivé , si l'humanité n'avoit
prévalu . Plusieurs François ont cependant -
refusé la vie qu'on offroit de leur conserver.it Trieste , où l'on
n'est se trouvent dans le L'affaire qui a eu lieu dans l'après - midi
Les dernieres lettres d'Italie annoncent
des préparatifs immenses pour arrêter les
entre Bockenheim & Rodelheim , n'a été
qu'une retraite des avant- postes du général
Custine , qui se trouve actuellement à Hochst
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avec son armée. Dans le combat le géné
ral Von Eben fut blessé assez près du Roi
de Prusse , & fut transporté dans nos murs
par 12 soldats, Aujourd'hui l'armée combinée
se repose ici dans les environs . Custine
se retire de Hochst à Weilbach sur la
route , de Mayence. On amène ici à tout
instant des prisonniers François . S. M.
Prussienne à assisté le soir au spectacle .
C'étoit sans fondement qu'on avoit avancé
que le fils du général Custine se trouvoit
parmi les prisonniers .
ANGLETERRE. I
De Londres , le 7 Décembre.
Plus de gooo négocians , banquiers , boutiquiers
, &c. de la cité de Londres s'assemblèrent
avant - hier dans une grande salle.
On y lut une résolution qui portoit en substance
,, que dans la crise actuelle , il est
nécessaire que les respectables habitans , de
la capitale particulièrement , donnent des
marques ostensibles de leur attachement à
la constitution . ,, Cette résolution fut reçue
par acclamation . On vit seulement six mains
s'élever contre, mais une indignation géné
rale éclata contre ces ennemis de la constitution
, & ils furent chassés de la salle. On
fit ensuite lecture d'une déclaration qui avoit
été publiée dans toutes les feuilles. Les
articles de cette déclaration les plus applaudis
furent ceux qui disoient , que l'opinion
des respectables habitans de Londres étoit,
,, que la constitution Britannique avoit par
elle - même assez d'énergie pour corriger
les abus , qui avoient pu se glisser par le
laps du temps dans le gouvernement , & que
la base principale de cette constitution étoit
un gouvernement composé du Roi , des
Pairs & des Communes .
Quelques membres respectables de cette
assemblée ayant voulu dire un mot sur une
réforme parlementaire , on refusa de les entendre
, en observant que cette question étoit
étrangère à l'objet pour lequel ils étoient
rassemblés.
On nomma ensuite un comité , & on ouvrit
des registres pour recevoir des signatures
à la déclaration .
Dans un conseil tenu à Pamirauté , un
1
4
autre armement de plusieurs vaisseaux de
ligne fut décidé , ainsi que l'équippement de
plusieurs frégates. On dépêcha en consé
quence un courier , pour porter ces ordres
dans les différens chantiers du Royaume.
Le Roi a accordé avant-hier une audience
au baron de Nagel , envoyé- extraordinaire
de L. H. P. , lequel remit à S. M. des dépêches
importantes qu'il venoit de recevoir
de La Haye par deux couriers. Celles que
notre Cour avoit reçues la veille de milord
Auckland , donnèrent lieu à une délibération
ministérielle , qui fut prolongée jus
qu'à deux heures du matin. Toutes ces dé
pêches roulent , sans doute , sur la prétendue
liberté de navigation à l'Escaut , ainsi
que sur les mesures vigoureuses à prendre
pour faire avorter ce projet des François.
L'Espagne prendra certainement une part
active dans les hostilités ; le marquis del
Campo confère fréquemment avec nos ministres
, en conséquence des dépêches qu'il
reçoit souvent de Madrid.
Les commissaires de l'amiranté ont rendu
compte au Souverain de leurs procédés depuis
vendredi passé ; à cette occasion ils
présentèrent une liste des vaisseaux prêts
à agir , & une deuxieme de ceux que l'on
équippe. Le nombre des premiers monte à
12 vaisseaux de ligne , dont plusieurs sont
à Spithead , rendez- vous de la flotte Royale.
Quelques autres ont déja mis à la voile
munis d'ordres cachetés .
Par ordre special du département de la
guerre , tous les officiers doivent joindre leurs
corps respectifs. La milice mise sur pied ,
ne monte qu'à 6750 hommes. Il y a dans ce
moment près de to mille hommes armés aux
environs de cette capitale. Ces mesures vigoureuses
abattent le courage du parti opposé
du gouvernement.
Ces jours derniers on lisoit sur les arbres
du parc St. James :
Point d'impôt sur le charbon ;
Au diable le duc de Richemont.
FRANCE.
·De Paris , le 8 Décembre.
Les habitans de Nice se sont constitués
en république , faisant partie intégrante de
l'empire
MERCURE FRANÇAIS ,
POLITIQUE , HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE :
AVIS AUX SOUSCRIPTEURS POUR L'ANNÉE 1793 .
( N. B. Le Mercure Français , à compter du Samedi 15 Décembre
1792 , paraîtra in-8° . tous les jours . Nous nous fommes déterminés
à ce format , pour gagner de l'efpace , les perfonnes inftruites en
typographie , fachant que la même feuille in- 12 contient moins
de difcours que celle in- 8° . , à caufe des blancs qui fe multiplieną). à
NOM $ DES
AUTEURS.
MESSIEURS ,
LAHARPE, Poéfie , Littérature , extraits ou notices des Livres
SUARD , Littérature anglaiſe .
FRAMERY , Spectacles.
MARMONTEL , les Contes.
RABAUD DE SAINT- ETIENNE , Convention Nationale ..
LENOIR-LAROCHE , l'article de Paris , les Nouvelles inté
rieures , & celles des Armées .
GARAT , Tableau moral , à la fin de chaque mois , réfultant
des évènemens politiques de l'Europe.
CASTERA , Politique & Nouvelles étrangères , & la rédaction
du Journal.
Nous croyons dévoir faifir l'époque du renouvellement
des Soufcriptions , pour retracer à nos Lecteurs-les principes
d'après lefquels ce journal eft rédigé . Il y aurait autant d'inexactitude
que d'injuftice à juger de l'efprit actuel du Mercure
par celui qu'il avoit avant la dernière époque de la révolution.
Les nouveaux rédacteurs n'ont pas même befoin de fe faire
un mérite auprès du public , d'un changement d'opinion ; its le
feraient avec franchife ; car la première vertu de l'homme libre ,
eft dans l'aveu de fes fautes . Mais invariablement attachés à la
caufede la liberté ,dont ils n'ont ceffé de propager les maximes,
ils ne fe font point effrayés des préjugés qu'ils avaient à yaincre
en fe chargeant de la rédaction du Mercure Français.
Au milieu de cette multitude de journaux auxquels la révoluion
imprime une fi grande activité , qui naiffent , meurent
renaiffent , & fe difputent l'empire de l'intérêt & de la nouveauté
, nous ne ferons point valoir , en faveur du Mercure ,
fon ancienne exiftence , fa réputation faite , les foins fans
nombre & les facrifices même de fon entrepreneur , pour le
rendre digne des regards du public. La liberté de la preffe
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ne fouffre plus d'autre titre de préférence que celui qui tient
au mérite de l'ouvrage ; le journal qui obtiendra le plus de
fuccès , fera toujours celui qui inſpirera le plus d'intérêt dans
les chofes & dans la rédaction.
Tous les Journaux aujourd'hui devant avoir la même phyfionomie
, le même caractere dans leur compofition & rédaction
, ne refpirer que l'amour de la liberté & de l'égalité qui
avant peu , feront les vertus & le partage de tous les Peuples
de l'Europe ; il ne manquoit au Mercure Français , dans les circonftances
actuelles , où le public avide , impatient de curiofité
, femble dévorer les nouvelles ; il ne lui manquoit , dis-je ,
que de fatisfaire fon impatience à cet égard , en paraiffant
feuilles & tous les jours à l'inftar de toutes les autres
papiers -nouvelles qui s'impriment à Paris & dans les Départemens
( 1 ) : c'eft le parti que nous venons de prendre après y avoir
très- mûrement réfléchi ; & nous avons tâché dans la nouvelle
forme que préfentera le Mercure Français , de lui conferyer
tous fes avantages , & même de les multiplier ; car , paraiffant
tous les jours , & étant imprimé en partie avec un caractère
dit petit- texte pour la partie Littéraire , de petit- romain pour la
partie Politique & de la Convention nationale , nous ferions en
état de prouver que les fept Mercures de la femaine , avec la
feuille des Contes & les Supplémens , comprendront l'équivalent
de fept feuilles , au lieu de quatre dont le Mercure Français
étoit compofé , fans cependant en augmenter le prix (2).
La partie des nouvelles politiques , foit nationales , étrangères , l'article de la Convention nationale
donc en étendue à cet arrangement. Les extraits de livres feront
feuls réduits ; & leur briéveté ne rendra les objets que plus piquans
, fans ôter rien à la folidité de la critique : & cependant
pour conferver au Mercure Français fon caractère , nous donnerons
toutes les femaines une pièce de Vers , une Charade
une Enigme , un Logogryphe . Ces extraits ou notices feront terminés
par l'annonce des titres des livres nouveaux , des eftampes
& de la mufique , & par une notice des fpectacles , en fe réduifant
foit
gagneront
à n'annoncer que les pièces qui auront du fuccès . Les chûtés
doivent être indifférentes au Public , & les auteurs ne nous
fauront point mauvais gré , en les laiffant ignorer. La Révolu
(1) Nous préfumons qu'il exifte aujourd'hui ea France plus de
150 papiers - nouvelles . qui paraiffent tous les jours . Il y en a au
moins un dans chaque Département; & dans plufieurs , comme
Marleille & à Lyon , il y en a trois à quatre .
(1 ) La pièce de Vers paraîtra le Samedi ; la Charade_le Di- manche l'Enigme le Lundi , le Logogryphe te Mardi ; les Extraits ou Notices de Livres tous les jours ; les Spectacles , le lendemain de chaque pièce nouvelle. L'annonce des Spectacles tous les jours le cours des Changes deux fois la femaine, le Dimanche & le mer
eredi; la Loterie tous les is jours.
ぐろか
tion , dans fon cours rapide , ayant abforbé toutes les idées,
fixé toutes les attentions , a dú néceffairement détourner les
efprits de la culture des lettres , & de ces méditations profondes
& folitaires qui ajoutent au progrès des lumières , de forte qu'en
réduifant la partie litteraire , & en nous bornant à de courts
extraits qui feront connoître les livres nouveaux , nous ne faiſons
que nous plier à l'empire des circonstances & au vou des Soufcripteurs.
Nous allons entrer dans quelques détails fur la nouvelle compofition
& rédaction de ce Journal.
La partie littéraire du Mercure eft confiée aux Citoyens
de la Harpe & Suard ( ce dernier fera chargé de la Littérature
anglaife & étrangère ) .
•
L'article des Spectacles fera traité par Framery.
Les Contes par Marmontel continueront à paraitre le premier
de chaque mois , & formeront un ſupplément.
Nous publierons auffi d'autres Supplémens lorfque l'impor
tance des matieres l'exigera.
La partie hiftorique & politique contiendra :
1°. La Convention nationale. On donnera aux féances tout
Fintérêt que comporte la nature & l'étendue du Mercure. On
s'attachera fur-tout à donner à cet article une phyfionomie qui
diftingue cette rédaction de celles des autres Journaux . On s'im
pofe les règles fuivantes : 1 ° . de donner chaque jour la féance
du jour : 2°. d'en prefenter un précis fidèle & complet : 39. de
ne fe permettre fur les difcours qui y font prononcés & fur les
débats, que les réflexions fimples & courtes , propres à faire
connaîtrel'esprit & le réſultat de la féance : 4°. de préfenter, furtout
dans les grandes féances , le caractère qui les aura animées
& l'effet dramatique qu'elles auront produit : 5 ° . d'y publier les
décrets effentiels & généraux qui auront été rendus : 6°. de
renvoyer à une autre feuille ou en abrégé dans un fupplément
les difcours les plus intéreffans & les plus propres à former l'efprit
public.
2º. Les nouvelles de Paris & des Départemens , confidérées
dans leur rapport avec l'ordre public & les progrès de la liberté.
3°. Les réfolutions du Confeil exécutif provifoire , les principaux
jugemens des Tribunaux & les objets d'Adminiftration les
plus intéreffans .
4°. Les difcuffions fur des matières de droit public , d'écono
nie politique & de morale , effentiellement liées à l'organifation
conftitutionnelle qui appartient à un peuple qui veut
être libre & vertueux. Ces objets formeront des feuilles de
fupplément .
5. Enfin les nouvelles de nos armées , auxquelles feront
jointes les pièces officielles qui peuvent fervir un jour de maté
riaux à l'hiftoire .
Les différens objets qui conftituent la politique inte enre font
rédigés par J. J. Lenoir-Laroche , ancien membre de l'Af
fémblée Conftituante."
Quant à la politique étrangère , on ne fera pas moins attentif
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à faire un choix févère des nouvelles les plus intéréffantes
& les plus authentiques , à rectifier les inexactitudes & les
erreurs dont les gazettes , de tous les jours ne fauraient être
exemptes ; à guider , autant qu'il fera poffible , le jugement
des lecteurs fur les grands événemens dont l'Europe eft le
théâtre. Affez long-tems , la politique n'a été qu'un affemblage,
monftrueux de rufe , de perfidie , de machiavélifme & de
confpiration contre les droits & la liberté des peuples . Il
eft tems que la raifon , la morale & la philofophie faffent
juftice de ces erreurs qui ont influé d'une manière fi terrible,
fur les malheurs du genre humain .
Cette tâche eft remplie par M. Caftera, & un homme de lettres
( M. Garat Miniftre de la juftice ) que fes talens- & fa morale .
publique ont appellé à des fonctions importantes , & qui ne
penfe pas qu'elles foient incompatibles avec les progrès de l'inftruction
& de la vérité, abien voulu fe charger de donner, au commencement
de chaque mois , un tableau moral réſultant des évènemens
politiques de l'Europe . Si les journaux euffent été connus à
Rome , croit-on que Cicéron eût regardé comme au- deffous de
la dignité confulaire , de faifir un moyen de plus d'être utile.
Tels font les différens objets qui rendront toujours le Mercure
un des ouvrages périodiques le plus varié & le plus
inftructif , & qui lui aigneront , entre toutes les productions de
ce genre , un caractère particulier . Il n'en eft point qui , avec
un prix auffi modique & des frais auffi énormes , offre
autant d'intérêt à la curiofité des lecteurs ...
Les Citoyen Caftera , connu par la traduction du célèbre
Voyage en Nubie & en Abyfinie , par Bruce , eft chargé
de la correspondance & de la rédaction générale du Mercure
Français .
7
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Le prix de l'abonnement eft de 36 livres pour Paris & les Départe
ments , franc de port par tout le royaume, OIS 12
Il faut affranchir le port de l'argent & de la lettre, & joindre
à cette dernière le reçu du Directeur des Poftes. On fouferit hôtel
de Thou, rue des Poitevin's on s'adreſſera au Citoyen Guth , Directeur
du Bureau du Mercure Français . Les perfonnes qui joindrone
des affignats à leur lettre , font priées de la faire enregistrer &
charger à la pofte . La même chofe doit s'obferver pour les autres
Journaux.
sild:
JOURNAL HISTORIQUE
ET POLITIQUE.
Ce Journal , connu auparavant fous le nom de Journal de
Genève , continue à paraitre féparément & tous les famedis
de chaque femaine , Il eft rédigé dans les principes que nous avons précédemment développés : c'eft la volonté nationale
& chacun doit s'y conformer . Il renferme le réfumé exact des
feuilles publiques dans toutes les langues , & d'une corefpondance
politique dans tous les pays. Il eft confié aux mêmes aureurs,
que pour le Mercure.
ر ا و
Si ce Journal ne fatisfait point la curiofité , comme une feuille
de tous les jours , il a fur celle - ci des avantages plus folides
& plus réels . Les faits y font plus exacts , les refultats plus fûrs,
les nouvelles mieux jugées , les rapprochemens mieux faifis , le
coup- d'oeil fur les évènemens plus étendu , & la marche de
l'efprit public mieux obfervée. Il eft compofé & rédigé par
J. J. Lenoir-Laroche , ancien membre de l'Affemblée nationale
conftituante , & Charles Denis , ancien rédacteur de ce Journal.
On y inférera chaque mois le tableau moral & politique ' par
Dominiq- e Garrat , dout nous parlons ci - deffas.
Le prix de l'abonnement eft toujours de 25 liv. pour l'année
, & ce prix eft un des plus modérés de tous les Journaux
qui paraiffent ; ce Journal étant régulièrement composé de trois
feuilles , & quelquefois de quatre.
Le bureau général ae Soufcription pour la France eft à Paris , hôtel
de Thou , rue des Poitevins . Ilfaut s'adreffer au Citoyen Guth, directeur
du bureau de ce Journal, ainfi que de celui du Mercure Français.
IONALE GAZETTE NATIONALE OU LE MONITEUR UNIVERSEL .
Ce Journal , qui a paru pour la première fois , le 24 Novembre
1789 , eft particulièrement confacré aux féances de la
Convention nationale & à la Politique . On y trouve auffi
l'extrait des affemblées de la Commune de Paris , des morceaux
intéreſſans fur les matières Politiques & d'adminiſtration ,
la Littérature , les Arts , enfin l'extrait des Pièces de théâtre
qui ont obtenu quelques fuccès ce Journal jouit d'une eftime
méritée par l'exactitude des faits , la véracité & l'impartialité
des débats & des difcuffions . On ne trouve que dans le Moniteur
une foule de pièces originales , foit fur les opérations
Politiques , foit fur les travaux de l'Affemblée conftituante ,
de l'Affemblée législative & de la Convention. Il y a tel difcours
improvifé que les Auteurs eux-mêmes n'ont pu conferver
que dans ce Journal . Il eft devenu un dépôt précieux à confulter
, pour qui voudra écrire ou même fimplement connaître
l'hiftoire de ce fiècle. La rédaction en a été toujours confiée à
des Citoyens diftingués par leur civifme , leurs talens & leurs
lumières , & on ne néglige rien pour lui affurer la durée de
la réputation dont il jouit , réputation qui eft telle , que les
premières années de ce Journal , qui ne fe retrouvent plus que
très - difficilement , ont été portées de 72 livres à douze &
quinze louis.
On fouferit auffi rue des Poitevins , n . 18 , pour la Gazette
Nationale ou Moniteur univerfel , à raison de 72 livres l'année ,
pour Paris , & 84 liv. pour les Départemens . S'adreffer au Citoyen
· Aubry.
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ENCYCLOPÉDIE PAR ORDRE DE MATIÈRES.
Il en parait actuellement 52 livraiſons , qui coûtent enſemble
1474.livres.
Ce grand ouvrage , le plus confidérable qu'on ait entrepris
depuis qu'on imprime des livres , objet d'une dépenfe de plus
de huit millions , produit des veilles & des travaux continus de
plus de 250 Gens de Lettres qui s'en font conftamment occupés
pendant près de 40 années ( nous comprenons le temps de la
première édition ) , eft divifée en 4 dictionnaires généraux' ;
fur ces 41 dictionnaires , il y en a 38 qui n'exiftent en aucune
langue plus complets & plus parfaits . Il y a même des objets
décrits dans ces diction . qui n'exiftent encore dans aucune bibliothèque
de l'Europe , comme les 100 arts nouveaux du dictionnaire
des arts mécaniques , le 2 ° . dictionnaire desjeux , l'anatomie comparée
par M. Vicq- d'Azyr , &c. , &c . Il contient de plus 24
petits dictionnaires renfermés dans ces 41 dictionnaires généraux
, & en outre plus de 200 vocabulaires particuliers ; le nombre
des volumes de difcours doit être de 128 à 130. Il en a actuellement
paru 89 & demi de difcours ; neuf volumes de planches
d'arts & métiers mécaniques ; deux volumes d'Atlas , & 14
liv aifons de planches d'hiftoire naturelle : 31 volumes de difcours
font actuellement fous preffe : plus de 60 graveurs font
occupés des planches , & cet ouvrage , du moins pour le manuf
crit , pourroit être terminé pour la fin de 1793 , & achevé
même d'imprimer pour ce temps, fi les circonftances actuelles &
le doublement du prix du papier , l'impoflibilité de s'en procerer
, le renchériffement de l'impreffion & de tous les autres
objets ne nous entraînaient dans des obftacles imprévus , &
qui feront retarder de fix mois peut-être l'achèvement de cette
- grande entrepriſe .
I
Chaque volume in-4° . étant d'environ huit cents pages ,
d'un petit caractère & d'une large juftification , contient autant
de matières que cinq volumes iz -4° . ordinaires , comme le
Buffon , le Velly , &c. , ainfi les 130 vol . in-4° . de difcours
font la repréſentation de 750 vol. in-4° . ordinaires.
Ces 130 vol. in-4° . contiennent près du quintuple des diſcours
de la première Encyclopédie in -folio de Paris , y compris fon
fupplément , formant en totalité 21 volumes in -folio.
Nous fommes affurés aujourd'hui que l'Encyclopédie actuelle
comprendra cent cinquante mille articles de plus que cette première
, fur-tout fi l'on insère dans le Vocabulaire les principales
efpèces de l'Hiftoire naturelle .
Il y a tels des Dictionnaires Encyclopédiques , compofés de
quelques volumes feulement , qui peuvent remplacer plufieurs
milliers de volumes , comme ceux de Finance , de la Grammaire
& Littérature , de la Marine , de l'Architecture , &c.
77 )
31 on raffembloit de la première Encyclopédie ce qui fe trouve
fur ces matières , on ne pourroit pas en former un quart ' ou
demi volume ; prefque tous ont été refaits à neuf.
Cette Encyclopédie comprend l'univerfalité de toutes les
connoiffances humaines prifes dès leur origine , & fuivies
jufques dans leurs dernières ramifications , & un corps do
planches fur l'Hiftoire Naturelle , que notre pofition feule nous
permettoit d'exécuter & de donner au prix le plus modéré.
Ces planches repréfentent ce que l'on trouve dans des milliers de
volumes écrits en toutes fortes de langues , la plupart d'un prix
exceffif. On ne pourroit pas fe procurer , & ceci eft l'exacte vérité
,, ppoouurr deux cents mille livres , les ouvrages qui ont fervi &
qui fervent à la compofition de ces planches de la nature
prefque toutes données fans réduction .
On aura donc dans fix à fept volumes de 300 planches chaque
au plus , la repréſentation en figures , de plus de dix-huit mille
objets de la nature , rangés par claffes , genres & eſpèces . Ces
planches , dont il a actuellement paru quatorze livraiſons , font
un Linnée en grand , un Linnée perfectionné , augmenté de plufieurs
milliers d'efpèces , dont ce grand naturaliſte n'avoit pu
avoir connaiffance.
Nous ne croyons pas inutile d'obferver que la première
édition in -folio de l'Encyclopédie , ne contient , en totalité ,
que 108 planches de l'Hiftoire Naturelle. Nos fept volumes
en contiendront 2100. Nous fommes perfuadés & fûrs de ne
point exagérer , que cet ouvrage en figures , fur l'Hiftoire
Naturelle , qui ne reviendra aux Soufcripteurs qu'à 441 liv.
fera porté à 1000 & 2000 liv. dans les ventes , l'encyclopédie
étant terminée ; car nous ne préfumons pas que de
plufieurs fiècles , aucune perfonne en Europe puiffe reproduire
un pareil ouvrage ; il faudroit que l'Entrepreneur fe
trouvât dans une pofition égale à la nôtre , qu'il fût fûr d'en
placer trois mille d'abord , pour s'en permettre l'exécution .
On fait d'ailleurs que tous les livres d'Hiftoire Naturelle ,
quand ils ont un mérite fondé , une utilité reconnue , augmentent
de prix avec le tems . Les élémens de Botanique , de
Tournefort , vol. in-8° . avec figures , qui n'ont coûté , dans
le principe , que 48 liv . , s'élèvent aujourd'hui dans les ventes à
150 liv.
On fait que la première édition in -folio , de Paris , s'eft
élevée jufqu'à 18co , & même 2000 livres . Elle avoit été
annoncée par foufcription , en dix volumes de difcours , & deux
de planches , pour 280 liv. , & elle compofe , y compris le fupplément
, 21 volumes in folio , & 12 de planches : la nôtre renferme
autant de matières que 85 à 90 de ces volumes in-folio , &
de plus , deux Atlas , un corps de planches d'Hiftoire Naturelle;
& compris ces objets , elle ne s'élèvera à guéres plus que cette
première .
Nous avons publié quatre grands mémoires fur cet ouvrage
, où l'on pourra prendre une jufte idée de l'Encyclopédie
actuelle , qui ne reffemble pas plus à l'ancienne, que le
RU
R
Belg.
ermanique , suranemi
commun :
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, à emtous
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201. roeden an
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( 8 )
palais du Louvre à une chaumière , ou St.-Pierre de Rome à une
chapelle.
Le public peut actuellement fe procurer les deuxième & troifième
mémoires. Le deuxième coûte douze fols , le troifième
-vingt-quatre fols. Le quatrième & dernier , actuellement fous
preffe , paraîtra à la fin de Janvier ; on le diftribuera gratis. Le
premier n'existe plus féparément : il fe trouve à la tête du premier
volume des Beaux- Arts , vingt -feptième livraiſon.
POST- SCRIPTUM.
Si quelqu'un pouvait s'étonner de cette continuité d'efforts
que fait le Propriétaire du Mercure Français pour la reſtauration
de ce Journal , il n'aurait qu'un mot à dire pour fa
défenfe , c'eft qu'il eft une des grandes victimes de la Révolution
, qu'elle lui ôte plus d'un million , & le fruit de
près de 40 années de pénibles travaux ; qu'il a expofé fa
fortune entière pour foutenir l'Encyclopédie ( 1 ) ; que par
les travaux continués de fa maifon , il a été un des hommes
les plus utiles dans la Révolution , en procurant tous les
jours de l'occupation à plus de fix cents perfonnes , à cent
Gens de Lettres , foixante Graveurs , deux cents Ouvriers
Imprimeurs , & à un plus grand nombre d'Ouvriers dans
les Manufactures de papiers. Les nouveaux malheurs qu'il
vient d'éprouver par la fufpenfion des paiemens d'une des
principales maifons de Banque de Paris , fuffiraient feuls pour
ôter toute idée de malveillance à fon égard . Dans tout autre tems
cette réflexion ferait : idicule & déplacée . Il est même douloureux
I qu'on fe croie obligé d'entrer dans de pareils détails , mais les
amis de l'ordre & de la paix , fans lefquels la Liberté & l'Egalité
ne feraient que de vains avantages , en pénétreront les motifs
, & ne les regarderont point comme inutiles dans les circonftances
actuelles.
N. B. Les foufcripteurs nouveaux de 1793 recevront gratis les
numéros 15 à 31 , de Décembre 1792 du Mercure Français.
On fouferir chez tous les libraires & les directeurs des poftes ; à
Londres chez Boffe ; à Lyon chez Roffet ; à Bordeaux chez les frères
Labottière , & c.
(1 ) La différence des recettes fur les dépenfes de l'Encyclopédie
forme aujourd'hui un objet de près de 900 mille liv . On a publié 25
Livraiſons , ou o vol . , depuis la Révolution , & il n'y a eu aucune
Livraison qui n'ait entraîné une difference en recetté de 24 à 50,000 1 .
Quoi qu'il en foit , elle fera terminée dans dix - huit mois ou deux ans ,
& les Soufcripteurs ne doivent avoir aucune crainte à cet égard.
Plufieurs même d'entr'eux ont offert des fonds au propriétaire .
MERCURE FRANÇAIS
HISTORIQUE , POLITIQUE ET LITTÉRAIRE ;
NOMS DES AUTEURS.
LAHARPE , poésie , littérature , extrait ou notices de livres.
SUARD , littérature anglaise .
FRAMERY , spectacles .
MARMONTEL , les contes .
RABAUT DE SAINT-ETIENNE , convention nationale .
LENOIR-LAROCHE , la commune de Paris , nouvelles intérieures .
GARAT , tableau moral , à la fin de chaque mois , résultant des
évènemens politiques de l'Europe.
CASTÉRA , politique , nouvelles étrangères , et rédaction .
No. 51. SAMEDI 15 DÉCEMBRE 1792 , l'an premier de la République.
S₁
PIÈCES fugitives en vers et en prose .
EPIGRAM ME.
1 sur vos pas s'offre par malencontre ,
Un homme dur , qui sut un mot s'aigrit ,
Prêt à prouver et le pour et le contre ,
Sachant sur-tout beaucoup plus qu'il n'apprit ;
A ce portrait , si jamais il écrit ,
Très-aisément pourrez le reconnaître ,
Dites c'est- là , sans faute , un bel esprit ,
Ou quelque sot qui travaille pour l'étre.
( Par M. Rochemont . )
Explic. des Charade , Enigme et logogriphe du Mercure dernier.
Le mot de la Charede est Sou -pape ; celui de l'Enigme est Etoile ; et
celui du Logogriphe est Grosse , où l'on trouve Rosse.
NOUVELLES LITTÉRAIRES.
Logique et principes de grammaire , par M. Dumarsais , ouvrages posthumes
en partie. et en partie extraits de plusieurs traités de cet auteur , qui
ont déjà paru. Nouvelle éqition augmentée du traité de l'inversion ,
2 vot. in- 12 , à Paris , chez Barrois , libraire , quai des Augustins ,
n° . 19 , et Froullé , imprimeur - libraire , quai des Augustins ,
n°. 39. Prix , 6 liv. relié.
Voilà un de ces ouvrages qu'on réimprimera toujours , parce que
toujours on le lira. Dumarsais est , sans nulle comparaison , le
premier de nos grammairiens . C'était un esprit bien naturellement
philosophiqne ; car cette philosophie s'étendait jusques
sur son caractère , et cette réunion est rare . Il sentait tout
ce qu'il valait , mais ne songeait nullement à le faire valoir
; aussi fut - il oujours pauvre , sans en être ni humilié
A
У
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tot 5.gealeten
291. roeden
met Hu
i her. Ses principes de grammaire , son traité des tropes , sone
les chefs -d'oeuvre de ce genre d'écrire , parce qu'il a autant de
goût que de raison , et qu'il écrit aussi bien qu'il pense ; ce
qui a manqué à presque tous nos grammairiens . L'abbé Girard
lui - même , qui a mis beaucoup d'esprit dans ses synonymes
n'est pas exempt de mauvais goût et d'affectation . Dumarsais
excelle par la netteté des conceptions , la clarté des définitions ,
la justesse, dans les applications comme dans les principes , et
l'art d'être méthodique sans sécheresse .
--
Sa logique n'a été imprimée qu'après sa mort : elle est précédée
, comme elle doit l'être , de quelques-unes des premieres
notions métaphysiques ; car il est dans l'ordre de parler de la
nature de l'esprit avant d'expliquer ses opérations . Il commence
ainsi : Dieu a tiré du néant deux substanees , la substance
spirituelle et la substance corporelle . Ce commencement est
remarquable dans un homme connu pour être athée . Mais il
l'était , comme il le disait lui -même , pour le bien de son ame , sans
se soucier de faire des prosélites ; bien différent de Boindin , qui
prêchait si publiquement Pathéisme , qu'on montait sur les tables
pour l'entendre dans l'ancien café de Procope . C'est lui qui répondit
au lieutenant de police qui lui disait : quoi ! monsieur ,
vous soutenez qu'il n'y a pas de Dieu ! Monsieur , je fais plus je
le prouve. Il se trompait fort , car il est absolument impossible
de prouver la non - existence de Dieu , comme il l'est de conce
voir son essence ni la création . Mais Boindin était charlatan et
Dumarsais ne l'était pas . On voit que dans ces premieres lignes
de sa logique , il a mieux aimé se prêter aux idées reçues , que
d'argumenter sur les siennes , qui , après tout , ne pouvaient être
qu''une hypothèse et ne faisaient rien à son objet. Il a été suffisamment
hardi pour le tems où il écrivait , en disant : « nous ne
connaissons point la substance de l'ame : nous ne connaissons
l'ame que par le sentiment intérieur que nous avons de ses propriétés
d'appercevoir , de vouloir et de sentir. Il y avait là
de quoi révolter tous les théologiens qui prétendent bien savoir
au juste ce que c'est que l'ame. Car qu'est- ce que les théologiens
ne savent pas
f
?
Le traité de l'inversion paraît aujourd'hui pour la première fois :
il est digne des autres productions du même auteur.
De l'éducation , I vol . in-8 . à Paris , chez le citoyen Huet , directeur
de la correspondance des sciences et des arts , rue Saint-Honoré ,
n°. 70 , vis - à- vis la grille des Jacobins .
Leçons élémentaires de géographie , ouvrage utile à toutes les maisons
d'éducation , P. N. B. Halma , P. D. M. , 1 vol. in- 8 . "
à Paris ,
chez le citoyen Huet , directeur
de la correspondance
des sciences
et des arts , rue Saint -Honoré
, nº . 70 , vis-à- vis la grille des Jacobins.
Economie rurale et civile , ou moyens les plus économiques d'administrer
et faire valoir les biens de campagne et de ville , de conduire
ses affaires litigieuses , de régler sa maison et ses dépenses ,
ses achats et ventes , d'exécuter ou faire exécuter les ouvrages des
( ૩ )
Irts et métiers , de l'usage le plus ordinaire , de conserver et rétra
blir sa santé et celle des animaux domestiques avec des avis sur les
préjugés , erreurs , fraudes , artifices , falsifications des ouvriers ou
marchands , troisième partie , économie des champs , tome 4 , in- 8 ° . , par
M. l'abbé de la Lauze , l'un des coopérateurs du cours complet
d'agriculture de M. l'abbé Rozier. A Paris , chez Buisson , imprimeur
libraire , rue Hautefeuille , nº . 20. Prix , 4 liv . 10 sols broché , ca
5 liv. rendu franc de port dans tous les départemens.
SPECTACLES.
On donne au théâtre de la République une comédie nouvelle es
trois actes , et en vers , l'obligeant mal - adroit. La scène se passe en.
Angleterre . En voici en peu de mois le sujet . Sidney a promis Fanni
sa fille à Floricourt , jeune Français . Ils s'aiment réciproquement.
Un gascon nommé Vilsac vient à la traverse , gagne la confiance de
Sidney , qui veut obliger sa fille à renoncer à son premier amant pour
épouser celui-ci qu'elle deteste . Richard , frere be Fanni , jeune homme
étourdi , curieux , indiscret , ayant la manie de vouloir toujours rendre
service malgré les gens , occasionne par sa mal -adresse des incidens et
des obstacles multipliés , dont une rusée soubrette vient toujours à
bout de triompher.
La pièce est fort gaie , sur -tout le dernier acte . La versification
en est assez coulante , Mais le caractère d'Obligeant mal- adroit ne parait
cependant pas assez développé . Le titre de brouillon paraît
mieux lui convenir . L'ariette , accompagnée de harpe , et les couplets
chantés à la fin , sont très - applaudis.
L'auteur est le citoyen Famin , professeur de physique , qui ,
depuis plusieurs années , donne tous les hivers au public un cours
gratuit de cette science . L'instruire et l'amuser sont deux titres
sa reconnaissance et à ses encouragemens .
NOUVELLES POLITIQUES ÉTRANGERES ( 1 ) .
ITALIE.
Des lettres de Naples , en date du 27 novembre , disent
que la cour craignant que la flotte française , qui est dans la
Méditerrannée , ne se portât vers cette ville , a donné ordre
d'armer toute sa marine , toutes ses chaloupes canonieres pour
la défense du Cratere .
D'autres lettres plus récentes assurent que le roi de Naples
a reconnu le citoyen français Makau , en qualité d'ambassadeur
de la république française .
On ne saurait donner trop d'éloges à la fermeté de Makau ,
qui , pendant trois mois , a lutte contre la mauvaise volonté
et l'orgueil de la cour de Naples .
Le pape est , dit-on , sur le point de solliciter de la Répu
blique française , la permission de la reconnaître .
SUISSE. Du Lôcle et de la Chaudefont.
La République française , qui doit l'exemple à toute l'Euro
(1 ) Nous sommes obligés , dans ce numéro , de revenir en fa
veur de nos anciens abonnés , sur les nouvelles de la semaine.
Désormais nous marcherons de pais avec les événemens du jour.
E.
R
iberté Belg.
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Germanique , surl'ennemi
commun :
zitoit en même tems
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tot 5.ge- aeten 291. roeden en 3,vierde gelegen :
JUBIERAJSI UJA
met Huys ,Schne
( 4 )
e, vient de servir de modele aux habitans du Locle et de la
Chaudefont , montagne du Valangin , frontiere du Doubs.
Ces braves citoyens ont planté chez eux l'arbre de la liberté
. Ce seroit leur faire une injustice que de taire une action
qui mérite que la France la protége , si le
zeufchâtelois s'en offensoit.
gouvernement
POLOGNE . De Varsovie , le 18 novembre.
On sait très - positivement ici que depuis le 17 septembre
dernier , il y a de grands mouvemens à Constantinople . Les
français patriotes qui y sont , ont trouvé moyen d'éclairer plusieurs
membres du divan sur les vrais intérêts de la Porte .
Les musulmans ne peuvent pas oublier la perte de la Crimée ,
du Kuban et de la Bessarabie , et ils ne seront jamais les amis
sincères de ceux qui leur ont ravi ces provinces .
Les partisans des russes craignent que le parti français ne
devienne triomphant , et il le deviendra à coup sûr , si les
promesses que l'on fait à la Porte sont suivies d'une prompte
réalisation .
Les polonais ne supportent
qu'impatiemment l'oppression
des russes. Leur
mécontentement éclate sans cesse . Les russes
ont eru qu'il était prudent de faire retirer un corps - de - garde
qu'ils avaient à l'hôtel- de - ville et qui déplaisait au peuple ;
chaque nuit ils ont au moins trois mille hommes sous les armes
et ils font des patrouilles avec du canon .
On mande de Kaminick , en date du 31 octobre , que la
forteresse de Choczim a été rendue aux turcs , d'après un ordre
venu de Vienne , et adressé au général Kanto. D'un autre
côté , le grand - seigneur a fait éérire aux officiers qui se
trouvent à Semlin , pour approuver leur conduite , et leur enjoindre
de rester , jusqu'à ce qu'on ait pris des mesures pour
rétablir la paix dans la Servie , sur le territoire de l'empereur
Allemagne son bon ami et allié.
ALLEMAGNE. Aix- la- Chapelle , le 26 novembre.
Les ci- devant princes françois , Monsieur et M. le comte
d'Artois , sont arrivés hier au soir en cette ville et en sont
repartis ce matin.
On ossure que le premier doit se rendre en Espagne , et le
second en Prusse .
Erlangen , le 25 novembre.
On vient de recevoir ici la nouvelle que la diète générale
de Ratisbonne a arrêté , à une très -grandc unanimité de voix
de tripler les contingens respectifs . On compte qu'en conséquence
cette armée des contingens sera porté à 120 mille
hommes.
Clèves , le 5 décembre .
La chambre royale de guerre et des domaines de la princi
pauté de Clèves et du duché de Meurs , vient de faire publier
('5'))
Hans les gazettes , par l'ordre du roi de Prusse , qu'il ne serà
permis aux émigrés français qui pourraient passer par ces pro
vinces , d'y faire un séjour de 48 heures seulement , excepté
dans les cas , où ils prouveraient des affaires particulieres , une
maladie survenue , ou quelqu'autre revers .
En conséquence tous les émigrés français et autres , qui se
trouvaient dans le pays , s'en sont retirés pour passer dans les
Provinces-Unies , et s'embarquer pour l'Angleterre , ou iis
affluent depuis quelque tems .
PAYS - BAS. Herve , le 2 décembre.
guerre
,
Il s'est tenu hier à six heures un conseil de
l'hôtel du feld - maréchal- lieutenant comte de Clairfayt :
auquel ont assisté les généraux comte de Baillet de la
Tour , baron dè Lilien , de Pereinstein , duc de Wurtemberg
, baron de Biela , comte de Haponcour Comte
de Piesbach , de Bores , de Schwarzemberg , S. A. le prince,
de Lorraine Lambesc , et plusieurs autres officiers superieurs
. Il a été décidé que vû la pénurie des magasins qui ,
peine suffiraient pour quatre jours , on était nécessité à abandonner
cette province , et à se retirer au- delà du Rhin. En
conséquence les officiers civils ont reçu ordre de partir sur-lechamp
, et les officiers des bagages à minuit.
Selon le rapport des officiers des vivres , les Autrichiens ont
abandonné des fournitures et des vivres pour environ 40 mille
On s'attend hommes pendant six mois. à voir les troupes,
Françaises et Brabançonnes faire leur entrée en cette ville.
L'armée . Autrichienne est allée camper entre Henry-la - Cha
pelle , et Aix-la- Chapelle.
Bruxelles , le 8 décembre .
Le fameux avocat Vonck est mort le premier de ce mois à
Lille où il s'était retiré depuis quelques années. Selon les nouvelles
de Liége les choses y marchent avec autant de célérité
qu'elles vont avec lenteur à Bruxelles . Le clergé et la noblesse
du Branbant sont opposés au nouvel ordre de choses et cabalent
toujours sous main.
CONVENTION NATIONALE,
PRÉSIDENCE DE FERMONT.
Séance du Vendredi 14 Décembre 1792 .
Un membre a fait , au nom du comité de marine , un rapport
tendant à faire acheter en Amérique les vaisseaux pour la pêche
de la baleine .
On a demandé le renvoi de ee projet aux comités de commerce
et de la marine réunis ; ce renvoi a été adopté .
Manuel est monté à la tribune pour faire une motion
d'ordre ; il a représenté combien il serait juste que tous les
citoyens de Paris et des départemens pussent être admis dan's
ER
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s Germanique , surl'ennemi
commun :
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s de l'Empire , cooni
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doch inGefchot macr aengeflagen tot 5.gemer
Huve
geroaron đầu
76 )
Yes tribunes de la Convention , et d'empêcher que les hommes
qui ont le tems de venir d'avance attendre l'ouverture des
portes des tribunes , n'en occupent toujours les places ; en
conséquence , il a proposé de décréter que les inspecteurs de
la salle feraient passer tous les jours , dans six sections , sucressivement
, un nombre égal de billets pour être distribués
24 heures à l'avance , par les comités , sur une liste reconnue
par l'assemblé générale des sections .
2 ° . Que les inspecteurs feront également passer à six députations
des départemens , chacune à leur tour , deux billest
par députés.
Thuriot a combattu le premier ce projet ; il a dit qu'il n'y
aurait que les amis et les parens des membres des comités de
sections qui auraient des billets ; il a observé que rien n'était
plus conforme à l'égalité que lorsque les portes des tribunes
étaient ouvertes au premier occupant , et il a demandé la question
préalable sur le projet de décret proposé par Manuel .
2
et
La discussion a excité des débats , tant de la part de ceux
qui voulaient que tous les citoyens pussent assister successivement
aux tribunes que de ceux qui pensaient que ce
serait un moyen d'y introduire des modérés pour influer sur
le jugement du ci-devant roi. La question préalable sur le
projet ayant été demandée , elle a été mise au voix ; et le
président ayant prononcé qu'il y avait lieu à délibérer ,
des membres soutenant qu'il y avait du doute , plusieurs ont
demandé l'appel nominal , qui , alors , a été réclamé par la
presque totalité de l'Assemblée . On a demandé la question
préalable sur l'appel nominal , puis l'ordre du jour ; une
grande agitation s'est répandue , dans l'Assemblée , plusieurs
membres du côté droit sont allés se faire inscrire pour l'appel
nominal. Le président s'est couvert , et l'ordre s'étant
rétabli , le président a dit que l'appel nominal avait été de
mandé par la presque totalité de l'Assemblée , qu'il avait
même chargé un secrétaire de le faire ; et il a proposé de
refaire l'épreuve de la question préalable sur la motion de Manuel
. A l'épreuve , il a été décidé qu'il n'y avait pas lieu à
délibérer.
Louis XVI , dans ses réponses aux interpellations du président
de la Convention , avait répondu , relativement à Wit
genstein , que sa lettre était postérieure à son rappel , et qu'il
n'avait plus été employé depuis, Rhul , dans la séance d'hier
communiqua à l'Assemblée une lettre par laquelle il paraissait
que Witgenstein avait obtenu postérieurement un commandement
en Corse. La commission des 21 fut chargée d'aller vérifier
le fait dans les bureaux du ministre de la guerre . Un
des membres de cette commission a rapporté qu'il n'y existait
aucune preuve de ce fait ; mais il a été trouvé une lettre du
ministre de la guerre , à la date du 20 juillet , par laquelle ,
annonçant à Witgenstein que le roi l'avait nommé pour servir
(2)
´dans l'armée du Nord sous les ordres de Lafayette , il lui enjoignait
de se rendre auprès de ce général . On a vérifié si
Witgenstein avoit eu un congé pour venir à Paris le 10 août ,
on n'a trouvé aucun congé .
Une discussion assez vive s'est élevée relativement à la dénonciation
faite par un citoyen , et adressée par le ministre de
l'intérieur à la Convention , d'un arrêté pris par l'assemblée
électorale pour faire imprimer les listes des signataires des pétitions
des 8 et 20 mille , etc. Johannot demandait que le prés
sident de l'assemblée électorale fût mandé à la barre . Sergent
s'opposait à ce que , sur la dénonciation d'un simple particu
lier , la Convention sévît contre des hommes élus librement
par le peuple . Lecointre-Puyravaux a dit que , quoiqu'il existât
une loi qui ordonnait le brûlement de ces listes , elle n'empê
chait pas un citoyen de parler sur les hommes comme il a le
droit de parler sur les choses . Il a prétendu que les corps
électoraux pouvaient délibérer sur la portion de souveraineté
qui leur est déléguée . Plusieurs membres voulaient que l'opinant
fut rappellé à l'ordre pour avoir avancé des hérésies politi
ques. Lecointre-Puyravaux a quitté la tribune , en se réser
vant de faire les developpemens de son opinion , lorsqu'elle
pourrait être mieux accueillie . Pons , de Verdun , instruit la
Convention que l'arrêté qu'on avait dénoncé n'émanait point
de l'assemblée électorale , mais d'un club qui se formait le soir
d'une partie de ses membres , et qui avait un autre président,
d'autres secrétaires. La mention honorable du zele des élec
teurs , a crié Bazire.
La Convention a passé à l'ordre du jour.
Un décret du 19 octobre avait confirmé la formation pro
visoire du département de Paris . Le procureur-général- syndie
ayant convoqué le corps électoral pour nommer le président ,
le greffier et l'accusateur public du tribunal criminel , le corps
électoral , au lieu de procéder à cette nomination , a nommé
un nouveau procureur- syndic et de nouveaux administrateurs
du département. Le conseil exécutif auquel cette élection a
été dénoncée , a fait une proclamation pour l'annuller , et
a fait parvenir cette proclamation à la Convention nationale ,
qui l'a renvoyée à l'examen de son comite de l'égislation .
A
Sur le rapport de Loysel , au nom du comité des finances ,
il a été rendu un décret que nous rapporterons une autic
fois. •
Lorsque les satellites des tyrans étrangers souilleiant le territoire
de la République française , ils ne se sont pas bornés à
dévaster le pays , à incendier les propriétés des défenseurs de
la liberté ; ils ont poussé la rage jusqu'à brûler les exemplaires
des lois qui fondent cette liberté. Trois cents communes du
département de la Moselle en sont privées et en sollicitent. Le
ministre de l'intérieur a demandé à être autorisé à leur en
fournis ,
ER
E.
iberté Belg.
s Germanique , surl'ennemi
commun :
itoit en même tems
s de l'Empire , cooni
distiction , à em-
, tous les moyens
conservation de la
afin d'en repousser
un courage germa-
Ir patriotisme.
de Bohême remit
conforme à la prés
: ,, que l'Empeoit
de mettre sur
s les troupes Aurétablissement
du
l'Empire . ,,
E.
Décembre.
99
dans les fonctions
prêté le serment
avant- été pendu
euple . Cet homavoient
reconoralité
lui avoit
aujourd'hui d'aure
Ta liste civile , &
lequel la Cour comp
groot 7,gemeten
289. roeden
en
nomen
entekomen inactiver
gebruk
.Over
1.derde ,een fchoon
enwel gecond . doch inGefchot maer aengeflagen
tot e
( 8 )
Cette autorisation a été décrétée .
On a repris la suite de la discussion sur l'établissement des
écoles primaires .
Jacob Dupont a réfuté l'opinion de Durand de Maillane : il
a combattu le projet de bannir de la République , des arts et
des sciences qui contribuent à la perfectibilité de l'espèce
humaine , et par conséquent aux progrès de la raison , et d'une
liberté éclairée ; il a peint à ses auditeurs le Panthéon Fran
çais , semblable aux fameux Lycées des Grecs , où , en présence
des statues des philosophes et des sages , les maîtres
dans les sciences , en donnaient publiquement des leçons ; il
a sur-tout fortement attaqué le projet d'occuper le cerveau
des enfans , d'idées et d'habitudes superstitieuses destructives
de la liberté ; il s'est plaint de l'aristocratie des hommes éclairés
qui continuent à croire qu'ils faut au peuple une religion
dont eux-mêmes ne veulent pas , et que ceux qui l'enseignent
ne croyent souvent pas . Pour conserver la République , il ne
faut d'autres autels que celui de la patrie , d'autres emblêmes ,
que l'arbre de la liberté... il aurait pu ajouter , d'autres prêtres
que ses magistrats .
La séance étant avancée , Garan Coulon , au nom de la com
mission des 21 , a fait un rapport des paquets cachetés , adressés
à Louis XVI , et que la Convention avait renvoyés à l'examen
de la commission. Il en résulte que l'un de ces paquets
est une réclamation de l'abbé Briquet de Lavau , d'une somme
de 150,000 liv . pour indemnité d'un emploi qu'il n'a pas obtenu
à Saint-Domingue ...
Que l'autre renferme 42 exemplaires d'un mémoire fait par
un militaire , pour prouver que Louis XVI ne doit être jugé
que sur les lois antérieures à ses délits : il demandait que ces
exemplaires fussent envoyés à Louis XVI.
SPECTACLES.
}
Th . de la Nation . , Auj. Apothéose de Beaurepaire.,
Ital . Raoul , Sire de Créqui , Jean et Genevieve.
- De Moliere . Crispin , médecin ; le Château du Diable .
De Montansier. Médée ; le Mont Alphéa .
Du Palais . M. de Crac ; les deux Fermiers .
De la rue de Louvois . Le Libérateur , le Philosophe imaginaire ..
Du Vaudeville . Encore des bonnes Gens ; la Matrône d'Ephese's Arg
· lequin Cruello , parodie d'Othello.
THE
NUMERO 103.
LE COURIER
BELGIQUE.
Du lundi 17 Décembre 1792 , l'an 1er de la liberté Belg.
ALLEMAGNE.
Vienne , le 30 Novembre.
29
,, autres états du corps Germanique , sur-
,, pris ou menacés par l'ennemi commun :
Son Altesse Royale le duc de Saxe- Tes- mais que le Roi invitoit en même tems
chen ayant donné sa démission du généralat , les membres respectifs de l'Empire , coode
l'armée Autrichienne dans les Pays - Bas ,
,, pérans , sans retard ni distiction , à em-
" ployer , de leur côté , tous les moyens
cette charge importante a été conférée au
comte de Clerfayt.
,, imaginables pour la conservation de la
,, patrie commune , & afin d'en repousser
,, toute agression avec un courage germanique
& digne de leur patriotisme .
On dit que Sa Majesté Prussienne vient
de communiquer , par une lettre écrite de
sa propre main , à l'Empereur la nouvelle
agréable , que la plus grande partie de son
armée agira au printemps prochain contre
les François , & que ce Souverain se mettra
encore à la tête de ses troupes . Le prince
de Saxe - Cobourg est revenu de Hongrie en
cette résidence . S. A. S. commandera , dit -on ,
les troupes impériales durant le cours de
la campagne prochaine. M. le Landgrave
de Hesse - Cassel aura le commandement en
chef de l'armée de l'Empire , & sera d'ailleurs
revêtu de la dignité électorale .
De Ratisbonne , le 30 Novembre.
Le ministre électoral de Brandebourg vient
de communiquer aux autres députés respectifs
une déclaration de sa cour , contenant
", que S. M. Prussienne , imitant l'exemple
,, de l'auguste chef de l'Empire , avoit pris
la résolution de faire marcher avec toute
la célérité possible un nombreux corps
,, d'armée pour la défense & le soutien des
99.
99
و ا
99
Le ministre électoral de Bohême remit
ensuite une déclaration conforme à la précédente
; il ajouta de plus : ,, que l'Empe-
,, reur , son maître , venoit de mettre sur
le pied de guerre toutes les troupes Au-
,, trichiennes , pour le rétablissement du
,, repos & la défense de l'Empire . ,,
FRANCE.
De Paris , le 11 Décembre.
Chambon a été installé dans les fonctions
de maire de Paris , & a prêté le serment
requis en cette qualité.
Le buste de Mirabeau a été pendu avanthier
à la Grêve , par le peuple . Cet homme
dont les grands talens avoient reconquis
l'estime que son immoralité lui avoit
fait perdre , est convaincu aujourd'hui d'avoir
reçu de l'argent de la liste civile , &
d'avoir été l'agent sur lequel la Cour comptoit
le plus .
not ,gemeren 289 .
yourlo 7 упописи асп текоТРИ 18
se
*
( 660 )
Capet & de la série de questions qu'on devoit lui
faire , mais ces deux pièces n'ont pu encore être
présentées à la convention nationale ; le rapporteur
avoit eu trop peu de temps pour se préparer à ce
grand ouvrage . La commission des vingt - un présente
, en attendant la fin du travail , un rapport
préliminaire sur les crimes du ci - devant Roi . C'est
un exposé exact & assez lumineux , mais un peu
foible , de la conduite de Louis XVI depuis la
révolution.
Ce matin , la séance a commencé par la lecture
de l'acte d'accusation contre Louis Capet. C'est
Barbaroux qui l'a présenté au nom de la commission
des vingt - un. On y a vu avec assez de précision
les principaux délits de Louis XVI. Chaque
grief étoit suivi de l'énoncé des pièces justificatives
qui en fournissoient la preuve.
Louis Capet , ci-devant Roi , a été conduit
aujourd'hui , de la tour du temple à
la convention nationale , où il est arrivé
vers les trois heures du soir ; les mesures
les plus sages avoient été prises par la municipalité
, & approuvées par le conseil - exé
catif pour la sûreté de cette marche , & le
maintien de l'ordre & de la tranquillité dans
Paris. Il a été ordonné à tout citoyen de
rendre en armes , dès huit heures du
na tin , au quartier de sasection , sous peine d'etre noté comme mauvais citoyen . Une
triple haye de gardes nationales bordoit la
Toute sur les boulevards depuis le Temple
jusqu'à la convention nationale . Louis Capet étoit avec le maire & deux officiers municipaux,
dans une voiture garnie en tôle , précédée & suivie de plusieurs pièces de
canon & de mille deux cens hommes tant
d'infanterie que de cavalerie ; trente officiers
municipaux , décorés de l'écharpe , entou- roient la voiture ; le long de cette route ,
la garde nationale portoit les armes basses.
Ce qui a fait le plus de plaisir aux vrais
républicains , c'est que la multitude immense
a respecté dans le ci - devant Roi son malheur
, tout en détestant son crime ; elle a
concentré son indignation contre le coupa auditoire. Il expose ensuite aux citoyens des tri-
& l'a vu passer dans le plus profond
ble
;
silence
.
En exécution de l'arrêt pris par le conseilgénéral
, le 5 de ce nois , on avoit enlevé
rasoirs
La convention décrète que l'acte énonciatif des
délits du ci -devant Roi servira de série de questions
pour son interrogatoire , & qu'après la lecture de
chaque grief, le président dira au coupable : Qu'avezvous
à répondre ? Le président est aussi autorisé
à lui faire les questions qui pourroient naître de ses
réponses ; & à le faire asseoir à la barre .
Barrère , président , annonce que Louis Capet
est à la porte ; il invite les représentans du peuple
à se pénétrer de la grandeur de leurs fonctions
il leur rappelle qu'ils forment un tribunal sur lequel
l'Europe à les yeux fixés , & dont la postérité
jugera le jugement ; il les exhorte à se montrer
dignes , par leur silencieuse gravité , de ce grand
bunes ce qu'ils doivent aux représentans du peuple ,
du peuple dont ils font partie ; il leur interdic
sévèrement tout signe d'improbation & d'approbation
, & leur rappelle le silence & la dignité froide
aux
prisonniers
du Temple
un grand
nombre
qui
accueillirent
Louis
XVI
à son
retour
de Vad'instrumens
tranchans
, tels que
ciseaux
, couteaux
, lancettes
, & compas
rennes. Nous devons dire que l'assemblée s'est
constamment respectée pendant l'interrogatoire
& qu'elle a été respectée des tribunes , qui , à
pour
rouler
les
cheveux
, instrumens
pour
l'exception
de
quelques
malveillans
, n'ont
besoin
les
pieds
,
canifs
, nécessaires
de
chasse
.
Louis
, en
le
fouillant
, a haussé
les
épaules
,
en disant on ne doit rien craindre de
moi
. Antoinette
a ajouté
: il faut
aussi
nous
enlever
nos
aiguilles
, car
elles
piquent
bien
vivement
.
Louis avoit envie de conserver un petit
écessaire & un couteau qu'il avoit depuis
cix ans. Tous ces objets ont été déposés au
secrétariat.
CONVENTION NATIONALE.
Séance du mardi 11 Décembre 1792 .
La séance d'hier soir étoit consacrée à la discussion
de l'acte énonciatif des délits de Louis
que de l'exemple.
Louis Capet est traduit à la barre . Le président
lui signifie le décret par lequel la convention
s'est constituée en tribunal pour le juger. Mailhe
lui lit l'acte énonciatif ci - après de ses délits.
Le président reprend ensuite cet acte , grief par
grief, & à chaque grief demande à l'accusé ce qu'il
a à y répondre. Louis n'a pas décliné , comme
Charles I , l'autorité du tribunal qui le citoit ;
soit foiblesse , soit raison , soit espoir de rendre
sa cause meilleure , il a rendu cet hommage à la
souveraineté nationale. Il n'a pas prononcé de discours
; pas fait d'observations générales ; il s'est
contenté de répondre en peu de mots à chaque
question ; il a demandé communication de l'acte
d'accusation , des pièces justificatives & de son
interrogatoire , & réclamé un conseil,
( 661 )
Du reste , ses réponses ont été précises & courtes.
A toutes ses questions relatives aux délits
antérieurs à ce qu'on appelle l'acceptation de la
constitution , il a répondu que jusques à l'époque
de cette acceptation , le voeu du peuple ne lui
étoit pas connu , & qu'il s'en rapporte à la déclaration
qu'il laissa en partant pour Varennes. A
toutes celles relatives aux délits postérieurs , il a
répondu ou en rejettant les délits sur ses ministres ,
ou en niant les faits , ou en alléguant le besoin
de sa propre sûreté. Cette dernière réponse est
celle qu'il a faite à l'interrogatoire qui avoit pour
objet d'éclaircir le rassemblement de la force armée
dans le château des Tuileries , les 9 & 10 août ;
& il a ajouté qu'étant instruit que le château devoit
être attaqué , il avoit cru devoir défendre une autorité
instituée par la nation.
• Quant aux pièces , Louis Capet n'en a reconnu
que deux ; savoir un projet de lettre à écrire à la
Fayette , & un état de sommes à distribuer dans
un des fauxbourgs de Paris. Il a désavoué ou déclaré
ne pas connoître les autres.
Louis s'étant retiré par ordre du président , deux
objets se sont offerts à la délibération de l'assemblée.
Il s'est agi d'abord de savoir si Louis Capet seroit
renvoyé au Temple , ou s'il resteroit , jusqu'à sa
seconde comparution , dans le bâtiment des Feuillans.
On a préféré le renvoyer au Temple. L'autre
point n'a pas été aussi facilement décidé , & cependant
il devoit l'être encore bien plus. Nonseulement
on a mis en question si l'on accorderoit
un conseil à l'accusé , mais cette question a été la
matière des plus vifs débats & d'un tumulte si
violent , que le président a été forcé de se couvrir.
Enfin pourtant l'humanité , la raison , la justice
ont triomphé , & il a été décrété que l'accusé
pourroit se choisir un conseil .
Alle énonciatif des crimes de Louis , dernier
Roi des François.
Louis , le peuple François vous accuse d'avoir
commis une multitude de crimes pour établir votre
tyrannie en détruisant votre liberté.
Vous avez , le 20 Juin 1789 , attenté à la souveraineté
du peuple , en suspendant les assemblées
de ses représentans , & en les repoussant par la
violence du lieu de leurs séances. La preuve en
es: dans le procès - verbal dressé au jeu de paume
de Versailles par les membres de l'assemblée constituinte.
Le 23 Juin vous avez voulu dicter des lois à la
nation ; vous avez entouré de troupes ses représentans
; vous leur avez présenté deux déclarations
Royales , reversives de toute liberté , & vous leur
avez ordonné de se séparer. Vos déclarations &
les procès verbaux de l'assemblée constatent ces
attentats.
Réponse. Il n'y avoit dans ce tems - là aucune
loi qui exista sur cet objet- là.
Vous avez fait marcher une armée contre les citoyens
de Paris. Vos satellites ont fait couler le
sang de plusieurs d'entr'eux , & vous n'avez éloigné
cette armée que lorsque la prise de la Bastille
& l'insurrection générale vous ont appris que
le peuple étoit victorieux , & libre.
R. J'étois le maître de faire marcher les traupes
comme je le voulois dans ce tems- là , & jamais
mon intention n'a été de faire verser le sang.
Les discours que vous avez tenu , les 9 , 12 ,
& 14 Juillet , aux diverses députations de l'assemblée
constituante , font connoître quelles étoient
vos intentions , & les massacres des Tuileries déposent
contre vous .
Après les événemens & malgré les promesses que
vous aviez fait le 15 dans l'assemblée constituante
& le 17 dans l'hôtel - de- ville de Paris , vous avez
persisté dans vos projets contre la liberté nationale
; vous avez long- tems éludé de faire exécuter
les décrets du 11 Août , concernant l'abolition de
la servitude personnelle du règne féodale & de la
dime ; vous avez long- tems refusé de reconnoître
la déclaration des droits de l'homme ; vous avez
augmenté du double le nombre de vos gardes-ducorps
, & appellé le régiment de Flandre à Versailles
; vous avez permis que dans des orgies faites
sous vos yeux , la cocarde nationale fut foulée
aux pieds , la cocarde blanche arborée , & la nation
blasphémée ; enfin vous avez nécessité une
nouvelle insurrection , occasionné la mort de plusieurs
citoyens , & ce n'est qu'après la défaite de
vos gardes que vous avez changé de langage &
renouvellé les promesses perfides. Les preuves de
ces faits sont dans vos observations du 18 Septembre
, sur les décrets du II Août , dans les procès
- verbaux de l'assemblée constituante , dans les
événemens de Versailles , le 5 & 6 Octobre , &
dans le discours que vous avez tenu le même jour
à une députation de l'assemblée constituante , lorsque
vous lui dites que vous vouliez vous éclairer
de ses conseils , & de ne jamais vous séparer d'elle.
R. J'ai fait des observations que j'ai cru justes
& nécessaires , sur les décrets qu'on m'a présenté.
Le fait est faux sur la cocarde , & devant moi &
jamais ça n'a existé . Je ne me rappelle point positivement
de tout ce qui s'est passé dans ce temslà
, mais le tout est antérieur à l'acceptation de
la constitution .
Vous avez prêté , à la fédération du 14 Juillet ,
un serment que vous n'avez pas tenu. Bientôt vous
avez essayé de corrompre l'esprit public , à l'aide
de Talon , qui agissoit dans Paris , & de Mirabeau
qui devoit imprimer un mouvement contrerévolutionnaire
aux provinces ; vous avez répandu
des millions pour effectuer cette corruption ,
рассудин сухани , vau Hongen aen tekomen in
( 662 )
vous avez voulu faire de la popularité même un
moyen d'asservir le peuple. Ces faits résultent d'un
mémoire de Talon , que vous avez apostillé de
votre main , & d'une lettre que Laporte vous écrivoit
le 19 Avril , dans laquelle vous rapportant
une conversation qu'il avoit eu avec Rivarol , i
vous disoit que les millions qu'il vous avoit engagé
à répandre , n'avoient rien produit.
R. Je n'avois pas de plus grand plaisir que de
donner à ceux qui en avoit besoin ; mais cela n'avoit
aucun trait à aucun projet.
Dès long- tems vous avez médité un projet de
fuite ; il vous fut remis , le 23 Février , un mémoire
qui vous en indiquoit les moyens , & vous
l'apostillates . Le 28 , une multitude de nobles &
de militaires se répandirent dans vos appartemens ,
au château des Tuileries , pour favoriser cette fuite
: vous voulûtes , le 18 Avril , quitter Paris pour
vous rendre à Saint-Cloud ; mais la résistance des
citoyens vous fit sentir que la défiance étoit grande
; vous cherchâtes à la dissiper , en communiquanc
à l'assemblée constituante une lettre que
vous adressiez aux agens de la nation auprès des
puissances étrangères , pour leur annoncer que vous
aviez accepté librement les articles constitutionnels
qui vous avoient été présentés , & cependant le
21 Juin vous preniez la fuite avec un faux passeport
; vous laissiez une déclaration contre ces mêmes
articles constitutionnels ; vous ordonniez aux
ministres de ne signer aucun des actes émanés de
l'assemblée - nationale , & vous défendiez à celui de
la justice de remettre le sceau de l'état.
R. Je n'ai aucune connoissance du mémoire du
23 Février. Quant à ce qui regarde mon voyage
à Varennes , je m'en rapporte aux réponses que
j'ai faites à l'assemblée constituante , dans ce tems - là.
"
L'argent du peuple étoit prodigué pour assurer
le succès de cette trahison , & la force publique
devoit la protéger , sous les ordres de Bouillé
qui naguère avoit été chargé de diriger le massacre
de Nanci , & à qui vous aviez écrit à ce sujet
de soigner sa popularité , parce qu'elle vous se-
Toit utile. Ces faits sont prouvés par le mémoire
du 23 Février , apostillé de votre main , par votre
déclaration du 20 Juin , toute entière de votre
écriture , par votre lettre du .... à Bouillé , & par
une note de celui - ci , dans lequel il vous rend
compte de l'emploi de 9 cens 93 mille livres donnés
par vous , & employés en partie à la corruption
des troupes qui devoient vous escorter.
R. Cette accusation est absurde.
Après votre arrestation à Varennes , l'exercice
du pouvoir-exécutif fut un moment suspendu dans
vos mains , & vous conspirâtes encore. Le 17 Juillet
le sang des citoyens fut versé au Champ - de-
Mars Une lettre de votre main , écrite en 1790 ,
à la Fayette , prouve qu'il existoit une coalition
criminelle entre vous & la Fayette , à laquelle
Mirabeau avoit accédé. La révision commença sous
ces auspices cruels ; tous les genres de corruption
furent employés ; vous avez payé des libelles , des
pamphlets , des journaux destinés à pervertir l'opinion
publique , à discréditer les assignats & à
soutenir la cause des émigrés. Les registres de Septeuil
indiquent que les sommes énormes ont été
employées à des manoeuvres liberticides.
Vous avez paru accepter la constitution le 14
Septembre ; vos discours annonçoient la volonté
de la maintenir , & vous travailliez à la renverser
, avant qu'elle fut achevée .
R. Ce qui s'est passé , le 17 Juillet , ne peut ,
en aucune manière , me regarder , pour le reste ,
je n'en ai aucune connoissance.
Une convention avoit été faite à Piinitz , le 24
Juillet , entre Léopold d'Autriche & Frederic Guillaume
de Brandebourg , qui s'étoient engagés à relever
, en France , le trône de la monarchie absolue
, & vous vous êtes tû sur cette convention
jusqu'au moment où elle a été connue de l'Europe
entière.
R. Je l'ai fait connoître aussi- tôt qu'elle est venue
à ma connoissance : au reste , c'est une affaire
qui regarde , par la constitution , les ministres.
Arles avoit levé l'étendart de la révolte , vous
l'aviez favorisé par l'envoi des trois commissaires
civils , qui se sont occupés , non à réprimer les
contre-révolutionnaires , mais à justifier leurs attentats
.
R. Les instructions que portoient les commissaires
, doivent prouver ce dont ils étoient chargés ,
& je n'en connoissois aucun quand mes ministres
me les ont proposés.
Avignon & le Comtat Venaissin avoient été réunis
à la France , vous n'avez fait exécuter le décret
qu'après un mois , & pendant ce temps la guerre
civile a désolé ce pays. Les commissaires que vous
y avez envoyés , ont achevé de le dévaster.
R. Ce fait-là ne peut pas me regarder personnellement
; c'étoit ceux qui étoient chargés de l'envoi
que ça regarde.
Nimes , Montauban , Mende , Jalès avoient
éprouvé de grandes agitations dès les premiers jours
de la liberté , vous n'avez rien fait pour écouffer
le germe de contre - révolution , jusqu'au moment
où la conspiration a éclatée .
R. J'ai donné tous les ordres , pour cela , que
les ministres m'ont proposés.
Vous avez donné le commandement du midi à
Wigenschein , qui vous écrivoit , le 21 avril 1789,
après qu'il eut été rappellé , quelques instans de
plus
1792, 12, Avis aux souscripteurs, n. 51 (15 décembre) (Mercure, Le Courier belgique) (Google Books)
1792, 12, Avis aux souscripteurs (Gallica)
1792, 12, n. 48-49 (1, 8 décembre)
1792, 12, n. 48-49 (1, 8 décembre)
LIBERTÉ , ÉGALITÉ.
( No. 48. )
SAMEDI 1er. Décembre 1792 ,
l'an 1er de la République. •
MERCURE
FRANÇAIS ,
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9
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13 jeudi. Ste Luce , Vierge & Mart. 3-
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1 i 49 43
11 50 6
I -50 31
55 21
I
47
52 13
52 40
53. 7
27
453 35
ON. L.
le 13 , à 10
54 3
1 34 3
Ꮒ .
II
35 m.
55 I
I
2
du feir!
14 55+ 30
55 59
56 29
56
Dr.Q.
le 20 , à 1
59
$7 29
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7 h. 55 m. 11
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10
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12
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2 27
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3 25
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Sur l'air Ce fut par la faute du fort.
TOUJOURS à fe plaindre du Temps ,
L'humaine engeance eft donc réduite !
li ne fait que des mécontens
Par fes retards ou par la fuite .
Il est trop prompt pour le plaifir ,
Il eft trop ' lent pour la fouffrance ;
Il eſt boiteux pour le défir ,
Il vole pour la jouiſance.
MAIS de fes pas trop inconftans ,
Pour fixer la marche incertaine j
- Pour régler l'horloge du Temps ,
J'ai ma recette fouveraine.
Entre l'amour & l'amitié
Je veux l'enchaîner pour la vie ;
Ma Maîtreffe en a la moitié
Je donne l'autre à mon amie.
MERCURE
> GUIDE par les deux conducteurs ,
Le Temps , pofe fa faulx crucile ;
-L'Amitié l'enchaîne de fleurs ,
L'Amour malin lui brûle une aile.
Mais afin que des jours heureux
L'enchantement dure fans ceffe ,
Je ne fais qu'un objet des deux ,
Et mon amie eft ma Maîtreife .
L'EMPLOI du temps ainfi réglé ,
Du bonbear la route eft aifée ;
Le plaifir eft toujours doublé ,
La peine est toujours divifée.
Si l'Amour fe laſſe en chemin ,
S'il craint de refter en arriere
R
L'Amitié lui prérant la main.
Lui fait achever la carriere .
Av matin qui nous vit jouir ,
Nous voulons que le foir reffemble`s
Et pour ne pas nous voir viéillie
Nous jurons de vieillir enſemble.
Jamais nul défit infonfé ,
Jamais aucun regret frivole ;
Et toujours d'un plaifir paffé ,
Un plaifir préfent nous confole.
( Par M. la Chabeauffiere.
FRANÇAIS.
CASSETTE ,
LA
CONTE MORAL.
JE
SECONDE PARTIE.
veux , ma fille , difait Hortenfe dans
l'écrit qu'elle lui lauffait , vous donner en
mourant une grande leçon . Je meurs déshonorée
, & je meurs innocente : Mon
malheur m'accufe d'un crime ; je n'ai eu
que des torts , que je crois pardonnables !
Mais ces torts , legers en eux- mêmes , omt
été graves en apparence ; votre pere y a
été trompé. Ne l'en accufez pint , l'erreur
était inévitable : ma premiere faute a été
de n'avoir pas fu l'en garantir . J'ai cau
pouvoir les méprifer , ces apparences dangereufes
j'ai mis une importance vaine à
ce qui n'en avait aucune ; je n'en ai mis
aucune à ce qui devait en avoir de plus
Fiere des fentimens honnêtesi que j'avais
dans le coeur , j'ai défié l'eftime publique
& celle d'ua inari homme de bien , de me
manquer jamais . Sans . reproche à mes pro
pres yeux , je me fuis flattée d'êrpe au deffus
même du foupçon ; & fans avoit rien fait
qui dût me rendre méprifable , je fuis tom
bée dans le mépris & du monde & de mon
1
A 3
MIER CUARE
époux. Ce mépris eft , ma fille , le poiſon
lent qui me confume & qui va me faire
mourir . Ecoutez , méditez , & n'oubliez
jamais ce qui a perdu votre mere.
J'époufai , à dix - neuf ans , l'homme le
plus aimable , le plus eftimable à mes yeux.
J'étais malheureufement affez belle ( je puis
le dire , hélas ! fans vanité , dans l'état où
je fuis ) . Ce dangereux préfent de la Nature
feconda les foins que je pris de plaire
à l'époux que j'aimais , que j'ai toujours
uniquement aimé , que j'aimerai jufqu'au
dernier foupir. Mais ce fentiment qui feul
aurait fuffi à mon bonheur , je n'eus pas
le bon fens de voir qu'il devait fuffire à
ma gloire. La vanité m'offrit d'autres fuccès
dans les agrémens de mon âge. Je me
permis d'aimer à plaire ; & en réſervant à
mon époux toute l'affection de mon coeur,
je laillai ma frêle beauté jouir innocemment
des hommages qu'on lui rendait. Non que
je fufle crédule au point d'y ajouter foi :
je les favais frivoles , & fouvent peu finceres
ma mere avait pris foin de me les
faire apprécier , & j'y attachais peu d'eftime.
Mais en voyant que mes pareilles ,
fans les eftimer davantage , ne laiffaient
pas de s'y complaire , comme dans l'unique
Triomphe que la Nature & l'opinion nous
euffent accordés, me difaient- elles quelquefois
; je m'en laiffai flatter comme elles.
Votre pere n'en fut ni furpris , ni jaloux..
¿A
FRANÇAIS.
Norte, tendreffe mutuelle avait pris un caractere
qui nous femblait inaltérable ; votre
naiffance avait rendu l'union de nos coeurs
plus vertucufe & plus intime ; & un fentiment
doux , mais affez vif encore , avait fait
fuccéder le calme du bonheur à l'ivrelle
d'un fol amour.
Je jouillais donc pleinement de l'eftime
de mon époux. Je ne lui faifais pas myftere
des foins qu'une jeunelle agréable &
légere me rendait dans le monde ; & chez
lui-même elle était reçue fans inquiétude
& fans ombrage. Ma mere feule en avait
quelques craintes : non qu'elle eût aucun
doute de l'honnêteté de mon coeur ; mais
par un preffentiment fage , elle appréhendait
pour fa fille & le faux jour des ap-.
parences , & les fauffes couleurs de la malignité.
Vous êtes bien sûre , ma fille , me difaitelle
, de la tranquillité du coeur de vorre
époux : comme moi , il lit dans votre ame.
Mais êtes-vous auffi affurée que le monde
foit jufte ? Croyez- vous que l'envie , la vanité
jaloufe , & cette malice légere qui fe
joue à lancer des traits empoifonnés , ne
porteront aucune atteinte à cet honneur fi
délicat , fi tendre , fi facile à bleifer , que
vous expofez imprudemment ? Je répon lais ,
que l'innocence de ma conduite était fi
évidente, qu'à moins de fe rendre odieux ,
perfonne au monde n'oferait l'attaquer.
A 4
MERCURE
En effet , comme il n'y avait dans mes
actions , dans mes propos , dans la Amplicité
de mon caractere , rien qui reflemblât
au manége de la coquetterie , & que tout
naturellement je ne fongeais qu'à êrre simable
, fans me glorifier d'être aimée , la
méchanceté même voulut bien m'épargner.
Mon mari donnait , il eft vrai , l'exemple
de la confiance que l'on devait avoir en
mon honnêteté : Jans freideur & fans négligence
, il me laiffait une liberté dont il
était bien sûr que je n'abulais pas ; & à
mon tour , je voyais fans alarme celle dont
il ufait lui- même.
L'amour des Lettres , & finguliérement
le goût du Spectacle , qui faifait fon amufement
, l'avait comme engagé dans un
cercle de connaiffeurs ; & un ami que je
m'accufe de foupçonner de perfidie , le Clie
valier d'Onval , l'y avait introduir. Cette
fociété le faifait une occupation habituelle
& intéreffante de rétablir la gloire du Theatre
Français : elle attirait les talens nailfans
; & de fréquens foupés où ils étaient
adinis , étaient le point de ralliement , &
le rendez- vous des féances .
Je favais bien que de jeunes beaurés y
étaient galamment accueillies ; mais perfuadée
que inon mari m'aimait , & qu'il
ne pouvait rien aimer qui ne fûr eftimable,
j'aurais rougi de le croire acceflible à cette
efpece de féduction .
FRANÇAI SA
Cependaur Onval , fon ami , qui fe difait
auf le mien , me demandait quelque
fois fi ces petits conciliabules de Theatre,
& ces intérêts de couilles ne me cautaisn
aucune crainte , m'offrant d'engager douce
ment Vervanne , fon ami, à renoncer à ces
liaions, pour peu que j'en fulle inquiette.
Peut - être val n'avait-il en vue que
mon repos peur être aufli lui - mémo
aurait-il voulu le troubler. C'eft un foupçon
que je défavoue , mais qui plus d'una
fois m'elt venu depuis mon malheur. Il
faut , me difait - il fouvent , il faut fi peu
de chole pour troubler le bonheur d'une
ame délicate & fentible comme la vôtre 4
Une ombre de foupçon , le plus léger
nuage fur la conduite de mon ami , quelqu'honnête
qu'elle me femble me fait
trembler & pour vous & pour lui . Hélas !
na fille , c'etait moi qui écartais ces idees,
en l'affurant que mon eftime pour mon
mari était inaltérable , & que jamais je
ne na abaillerais à craindre de pareilles.
rivalités . J'entendais mon mari lui - même
louer les talens , la figure , les agrémens
des filles de Théâtre ; mais comme il en
parlait affez légérement , je n'en reffentais
dans mon coeur aucune espece de jaloulie .
ر
Enfin ce repos précieux de mon coeur
& de ma penfee fut troublé par un événement
auquel j'ai de la peine à croire ,
après l'avoir vu de mes yeux.
A s
P
MERCURE'
"
Mon mari m'avait prodigué toutes ces
parures de luxe qui étaient alors fort à
la mode j'avais des diamans d'une rare
beauté ; & dans ces braffelets , ces pendans ,
cette aigrette , & ce collier éblouillant, onremarquait
encore moins lauticheffe quer
l'art & le goût de l'Artifte : cependant,
après avoirjoui quelques années de ce frivole
camufement de mon jeune amourpropre
, je l'avais négligé. Depuis votre
nailfance la qualité de mere ayant donné
al mon caractere un peu plus de folidité ,
je ne me parais prefque plus ; je vous les
réfervais , ma fille , ces diamans inutiles.
pour moi. Mais un jour , en cherchant
parmi mes bijoux , une bague qu'Onval
me demandait pour en faire monter une
pareille , difait-il , je remuai l'écrin de ma
parure ; je le fentis léger ; je l'ouvris ; je
le trouvai vide . Me voilà effrayée , comme
Vous pouvez croire. Un vol pareil était
bien fait pour me troubler. Je n'en dis rien
dans ma maiſon ; mais j'en étais dans une
peine extrême ; & incertaine fi je devais
ou me hâter ou différer d'en inquiéter
votre pere , je confultai Onval fur la conduite
que j'avais à tenir .
f
Non , me dit- il, ne lui en parlez point :
il ferait inutilement affligé , il ferait du
bruit ; & le bruit gâte tout dans de pareilles
aventures . A moins que le voleur
n'eût la précaution de démonter vos diaFRANCAIS.
、
1
" mans on les retrouvera . La Police, a des
yeux de lynx ; je me charge du foin d'éclai
Fer fes recherches. Je lui donnai , tous les
détails dont la Police avait befoin pour
reconnaître ma parure ; & je me repofai
fur lui.
-
1
Le lendemain , il arriva d'un air riant.
Bonne nouvelle , me dit- il ! Vos diamans:
font retrouvés. Mon premier mouvement
fut celui de la joie . Je n'avais pas dormi de,
la nuit , ne doutant pas que le voleur ne
fût chez moi , & n'ofant foupçonner perfonne.
Ah ! m'ecriai - je , apprenez - moi
bien vite en quelles mains on les a retrouvés.
C'est là , s'il vous plaît , me ditil
, ce que vous ne faurez jamais. Ce fe- , -
rait inutilement vous affliges que de vous
l'apprendre , & peut- être , après tout , le
crime n'eft- il pas aufli grand que vous le
croiriez. Qu'il vous fuffife d'être affurée
de les ravoir inceffamment : c'eft- là l'effentiel.
Eh ! non , Monfieur , lui dis -je ,
ce ne l'eft pas. J'ai l'efprit tourmenté de
foupçons & d'inquiétudes ; & jufqu'à ce
que le voleur me foit connu , je craindrai :
de le voir dans tout ce qui m'approche.
Non , me dit-il toujours en fouriant , le
voleur n'eft pas dangereux ; & il eft en
état de reftituer fon larcin , je vous en
réponds. J'infiftai ; il céda . Je vais donc
me dit il , vous calmer l'imagination . Mais
donnez-moi votre parole que le fecret de
A 6
18 MERCURE
cette aventure fera inviolablement renfermé
entre vous & moi. Ces mots jererent
dans mon ame une lueur foudaine :
Monfieur , ce que vous dites - là , & le ton
dont vous me le dites me fait penfer à
mon mari. Eft- ce lut qui a pris mes diamans
? Qu'en a - t- il fait Vous pouvez
m'en inftruire ; je n'en ferai aucune plainte.-
Il a peut - être fait au jeu quelque perte
confidérable. En pareil cas , rien n'eft plus
julte que de s'aider de ce qu'on a ; & mes
diamans étaient à lui. Non , vous n'y êtes
pas , me dit- il ; mon ami eft trop fage pour
jouer un jeu qui le réduife à de pareils
expédiens . Vos diamans ne font point vendus
, & ils ne font point mis en gage. Il
en a fait , je crois , un ufage plus pardonnable.
Du refte , j'ai pu me tromper ; &
ce que j'exige de vous c'eft de voir par²
vos yeux fi je ne me fuis point mépris .
Après cela , vous êtes fage ; & vous ne
ferez point un crime de ce qui n'eft , peutêtre
, qu'une légéreté , un caprice , une
fantaifie , que fais - je ? un moment d'intérêt
& d'enthoufiafme pour un jeune &
rare talent.
›
Je me fentis , à ces paroles , le coeur
Aétri , le fang glacé , la voix éteinte ; mais
je renfermai ma douleur ; & d'un air auffi
calme qu'il me fut pollible de l'affecter :
Comment , lui dis- je , vérifierai - je par mes
- yeux ce que vous me dites ? Rien de plus
FRANÇAIS. 132
!
:
aifé , reprit - il ce fut hier que Mélanie
débuta dans un rôle qui exige une grande.
parure ; elle était rayonnante de diamans ;
tout le Public en fut frappé ; & moi , fur
les indices que vous m'aviez donnés , je
cus , je vous l'avoue , reconnaître votre dé- ,
pouille. Demain elle jouera le même rôle ;›
allez l'y voir fans vous montrer. Mais encore
une fois , belle & fenfible Hortenfe ,
même après vous être affurée de la faibl ffe
de mon ami , ne lui en témoignez rien .
Les éclairciffemens troubleraient fans retour
le repos de votre maifon , & empoifonneraient
votre vie. Croyez - en un ami
fincere la douceur , l'indulgence , la diffi--
mulation des torts qu'un mari peut avoir,
font les premieres qualités d'une femme :
quand le reproche eft jutte , loin de guérir
la plaie , il ne fait que l'envenimer.
Vervanne avait parlé fouvent de cette
Mélanie devant moi , fans ménagement ,
comme d'une jeune & jolie Actrice qui.
confolerait le Théâtre , difait- il , de la vieilleffe
d'une Gaullin; ces propos n'étaient
pas effacés de mon fouvenir ; mais quoique
toutes les apparences fuffent d'accord,
je ne pouvais me perfuader qu'un homme -
à qui j'avais connu tant de délicate!le , eûr
voulu s'avilir à fes propres yeux , jufqu'à
me dérober mes diamnans pour les donner
à uns Actrice . Je paffai vingt-qre heures
dans les angoiffes les plus cruelles. Il fallut
"
14.
MERCURE
ramaffer le peu de force & de courage qui
me reftair pour demander à Mad, de B
une place au fond de fa loge . Je m'y
rendis.
•
Le tremblement avec lequel j'attendis
qu'on levât la toile , fut pareil à celui
d'une victime qui attend le coup morrel.
Mon faififfement redoubla jufqu'au inoment
où parut Mélanie. Elle entra fur la
Scène je la voyais de près ; je reconnus
mes diamans . Mes yeux à l'inftant s'obfcurcirent
; un friffon me faifit ; j'allais tomber
en défaillance , je demandai à prendre
l'air. On me mena hors de la falle , on
appela mes gens , je montai en carroffe ; &
je revins chez moi m'abandonner à ma
douleur. Ce qui achevait de m'accabler
c'était d'avoir vu votre pere , les yeux fixés
fur la nouvelle Actrice , & l'air ému de
tous les fentimens que fon rôle exprimait
l'applaudir avec des tranfports d'ivreffe &
de raviffement.
Seule , au fond de mon cabinet , à demi
renverfée fur une chaife longue , dans le
défordre du défefpoir ; c'en eft fait , me
difais-je , le coeur de mon mari eft perdu
pour moi fans retour. Le cruel ! comme il
m'a trompée ! & à quel vil prix il a mis
l'eftime de lui-même , mon repos & notre
bonheur !
Commetais ainfi abîmée dans des ré--
flexions déchirantes, Onval arrive, il entre,
FRANÇAIS. r's
il me voit toute en pleurs , pâle , éperdue ,?
échevelée. O Dieu ! s'écria - t- il , qu'ai je
fait ? Et dans quel état mon imprudence
vous a mife ! Pardon , Madame , & mille
fois pardon de tout le chagrin qu'elle vous
caule. J'en fuis moi- même au défefpoit .
:.
-A ces mots , & de l'air d'un homme dé
folé , il s'était jeté fur mes mains , qu'il
preffait de fes levres avec mille fanglots.
Ah ! j'étais loin d'imaginer dans fa compaffion
rien qui pût bleffer la décence .
Mais celui qui feul m'occupait dans ce
moment , votre pere entre tout à coup , &
croyant furprendre fon perfide ami dans¹
més bras Traître , dit - il en courant fur
lui l'épée à la main , voilà donc pourquoi
tu me quittais ! Va - t - en , puifque tu es
fans défenfe ; va-t-en , ton lâche coeur eft
trop indigne de mes coups. Va périr de la
main de quelque infame comme toi. Onval
voulut parler. Sors , reprit mon mari , ceffe
de fouiller ma maifon . Et vous , Madame,
me dit-il avec une amertume qui a paffé
dans mon ame & qui l'a dévorée , eft- ce
donc là cette pamoifon qui vous a fait
quitter fi fubitement le Spectacle ?
1
Indignée de cette infulte , j'allais répondre
& l'accabler ; il ne m'en donna pas le
temps. Allez , Madame , me dit- il , la fierté
fied mal au défordre où vous êtes . Dans
dix minutes vos chevaux feront mis . Allez
vous mettre décemment pour vous rendre
A
161 MERCURE
chez votre mere : c'eft dans fes bras qu'il
faur déformais vous cacher.
Une femme plus courageufe ou plus
raifonnable que moi ferair reftie chez elle,
& l'y aurait attendu ; elle aurait dévoré
une premiere injure , & avec le fang froid,
de l'innocence , elle aurait obtenu le moment
de le faire entendre . Mais j'étais
faible & vive; je ne fentis que mon ou
trage , & je ne vis que le contrafte de mon
honneur calomnié & de l'indignité d'un
homme qui , après m'avoir trahie , ofait me
condamner fur une légere apparence , fans
me donner le temps de me juftifier. Je me
retirai chez ma mere , réfolue à ne jamais
revoir l'inhumain , l'infidele qui me déshonorait.
د
1
Ma mere , après m'a voir entendue , voulut
me réfoudre à lui écrire. Moi , lui
dis je , defcendre à des explications auxquelles
il ne croi air pas ! Moi recourir
après l'eftime d'un coeur indigne de la
mienne ! Non , ma mere , puifque fix ans
d'une conduite irréprochable n'ont pas
même obtenu de lui qu'il ait douté li j'étais
criminelle , rien ne lui ferait croire que
je ne le fuis point. Il s'eft accoutumé à
voir dans fes fociétés des ames viles &
corrompues , il me fuppofe leur baſſelſe ;
& capable lui-même des plus infames procedés
, il me juge d'après fon coeur. Qu'il
le donne fon coeur à une Mélanie. Il eft auffi
FRANÇAIS. 17
indigne de mes regrets que les vains ornemens
dont il m'a dépouillée pour les prof
tituer. Ma mere aurait voulu m adoucir ;
ic fus inflexible. Elle lui écrivit cependant.
Mais j'obtins que dans cette lettre , elle
s'en tint à lui affurer que j'étais fans reproche
, & à lui dire qu'en lui abandonnant
mon bien , je ne demandais que ma
fille.
Dans fa réponſe , il paffa fous filence
ce qu'il penfait de moi filence phis cruel
& plus injurieux que les injures mêmes !
& en me refufant ma fille , il ne me rendit
que mon bien. Ainsi , ma chere enfant , fe
confonima notre rupture.
J'ai voulu que dans l'âge où vous ferez
inftruite de mon malheur , la caufe vons
en fût connue. Ne faires pas à votre matę
& à votre mere expirante l'injure, de penfer
qu'elle vous en impofe. Si j'avais eu les
torts dont je fuis accufée , j'en aurais gimi
en filence , ou j'en dépoferais dans vorre
fein l'aveu avec le repentir. Mais le vrai
tort dont je m'accufe , & dont je veux vous
préferver , ce fut cette légèreté, certe confiance
imprudente & préfomptueufe qui ,
comprant fur le témoignage que je me
Lendais à moi-même , croyait n'avoir plus
rien à ménager : c'est là ce qui a féduit &
per tu votre mere. Je vous l'ai dit , j'ai
paffé ma jeuneffe à écourer les voux & à
recevoir les hommages d'une foule de fé-
鶯
ン
18 MERCURE
ducteurs ; & j'ai prétendu que jamais on
ne m'accuferait d'avoit été féduite . Aufli
flattée de plaire , auffi vaine que celles qui
finiffaient par être faibles , j'ai voulu fenle
être réputée exempte de faiblefle , infaillible
, & hors de péril au milieu des écueils
dont je m'environnais. De l'eftime de mon
mari , je me fais fait un droit à fa confiance
inaltérable. Lors même que les apparences
ont été le plus contre moi , j'ai
dédaigné de les détruire , & je lui ai fait
un crime d'y avoir été trompé. Voilà , ma
fille , les erreurs de ma vie. Je n'ai pu vous'
diffimuler le premier tort de votre pere ;
mais c'eft encore à moi que vous devez l'at
tribuer. Si j'euffe été moins diffipée , fi plus
uniquement occupée à lui plaire , je n'euffe
pas laiffé à fes défirs le temps d'errer à l'aventure
, hélas ! jamais peut - être n'eût-il
aimé que moi. Profitez de mes fautes , &
oubliez la fienne ; aimez - le autant que s'if
m'avait toujours aimée ; & lorfque vous
ferez époufe & mere , fouvenez-vous que
par une éternelle loi de la Nature , la gloire,
le repos , le bonheur d'une femme font
inféparables de fes devoirs.
7
11
On peut s'imaginer quelle impreffion fit
fur l'ame de Vervanne la lecture de cet
écrit . Défolé d'avoir méconnu cette ame
vertueufe & pure , accablé du regret d'avoir
empoisonné & abrégé les jours , foulagé
cependant comme d'un poids horrible
FRANÇA I S. 19
du reproche qu'il lui avait fait , impatient
d'en aller expier le crime à fes genoux ,
& demandant au Ciel de la revoir au moins
avant fa mort , dont il était la caufe , it
baifa mille fois les traits de cette main qui
faifait à fon coeur tant de nouvelles plaies,
mais qui en guériffait une bien plus cruelle
encore. Et parmi tous ces mouvemens , de
quelle indignation fon ame ne fut- elle pas
foulevée , lorfque dans le récit d'Hortenſe ,
il découvrir toute la noirceur & toute la
fcélérateffe du fourbe & du perfide Onyal !
Ah ! dit - il , c'eft donc moi que le Cief
a vengé en le faifant mourir en lâche & en
infame ! Il paffa la nuit à frémir , à pleurer
, à demander à Dieu le temps de ré
parer fes injuftices ; & le lendemain avec
fa fille , il prit la pofte pour Livernon ."
La furprife & la joie de la mere d'Hor
tenfe furent extrêmes , lorfqu'elle apprit
que Sydonie amenáit fon pere avec elle.
Mais en venant au devant de lui , elle le
fupplia de vouloir bien ménager la ma-
Jade , & de lui donner à elle- même quel
ques momens pour la difpofer à le voir
car une émotion fi foudaine aurait pu la
faire expirer.
Ah ma mere , lui dit Hortenfe , lorf
que par degrés elle apprit qué fon mari
venait d'arriver , je fuis plus mal que je
ne croyais ! Qu'il vienne donc recevoir
mes adieux , & me pardonner les chagrins
dont j'ai empoifonné fa vie.
MERCURE
Le premier mouvement de Vervanne
en paraiffant devant fa femme , tut de fe
jeter fur fes mains , de les baigner de larmes
, & de lui demander pardon,
" Vous êtes bien généreux , lui dit- elle
avec un regard attendri , puifqu'en me
croyant criminelle , vous ...
Non , ję
ne le crois plus , non , je n'ai jamais dû le
croire ; mon eftime pour vous devait mieux,
réfilter à des apparences trompeufes . Mais
enfin tout m'eft éclairci . J'ai fait une infidélité
à ma fille , j'ai ouvert fa Caffette ;
j'ai lu , & je n'ai plus été déchiré que de
mes remords. Mais ces remords ne m'ac
cufent pas de la honteufe infidélité dont
vous m'avez jugé coupable. Croyez , Hortenfe
, à la bonne foi d'un homme dont
le coeur doit vous être connu . Dès que
vous aurez eu la force de l'entendre , vous
le trouverez innocent , & digne encore de
Votre amour.
Ce peu de mors cauferent à fa femme,
une émotion fi profonde , & des fanglets
de joie & de tendrelle fi violens , fi convulfifs
, que l'on crut voir tous les frêles
liens de fon ame fe brifer à la fois . Cette
crife fut fon falur . L'abcès qui était le foyer
de fon mal , en perçant tout à coup , s'épancha
de fon fein ; & lorfqu'elle revint de
l'évanouiflement où elle était tombée , elle
crut naître à la vie. Les tranfports de la
joie , à cette efpece de miracle , éclaterent
FRANÇAIS. 21
dans le thâteau : il ne retentiffait que d'actions
de graces & de voeux portés jufqu'au
Ciel, Les foins de l'amour d'une mere ;
ceux d'une fille & d'un époux fe réunirent
pour achever ce prodige de la Narure ; l'art
y joignit tous fes moyens , & dans peu de
temps la malade fut en pleine convalefcence
.
Alors , avec une douceur charmante
Vous m'avez donc roujours aimée , dit - elle
à fon époux ? C'est à cette perfuafion délicienfe
qu'eft attaché pour moi le plaifir
de revivre.
Vous en allez juger , lui répondit Vervanne
en lui montrant l'écrin où étaient
enfermés les diamans. La voilà cette parure
, un moment profanée , fans avoir ceffé
d'être à vous. Ecoutez-moi tranquillement
& en filence ; car ce n'eft plus à vous
mais à cette bonne & digne mere que je
m'en vais parler.
Il fut un temps , yous le favez , Madame,
où le luxe des diamans était un objet de
décence : ce temps ne fut pas long ; & bientôt
l'aviliffement de la plus riche des parures
en dégoûra les honnêtes femmes. Dès
la troitieme année de notre mariage , Hortenfe
y renonça : fes diamans furent oublies
, & enfermés dans cet écrin.
La maladie du bel- efprit , épidémique
dans ce temps - là , m'avait gagné moimême.
J'étais d'une fociété qui croyait pré22
MERCURE
fider à la Littérature. Le Théâtre fur- tout
femblait être notre domaine nous étions
les confeils , les patrons des Acteurs ; mais
la faveur la plus marquée était réſervée
aux Actrices ; & plus d'un , parmi nous
leur rendaient des foins affidus . Je ne fus
jamais de ce nombre : jeune époux d'une
femme aimable , & encore plus jeune que
moi , je n'avais , grace au Ciel , aucune
envie de lui être infidele. Mon goût pour
le Théâtre était mon feul attrait . L'un de
nos connaiffeurs , le Chevalier d'Onval ,
avait tant fait par fes foupleffes , qu'il s'était
lié avec moi de ce qu'on appelle amitié.
Il avait de l'efprit , du goût, de la culture
; & une espece de philofophie qu'il
affichait , m'ayant perfuadé qu'avec une
pointe de galanterie & de libertinage , il
ne laiffait pas d'avoir encore un fond d'honnêteté
, je m'étais pris dans fes filets . Il
venait chez moi fréquemment ; & comme
il ne me femblait pas plus empreffé auprès
de ma femme que ne le permet la bienféance
, je ne me défiais point de lui. J'étais
plus loin encore de me défier d'elle.
Mais quel piége le fourbe ofa nous tendre .
à tous les deux !
Dans l'un de ces foupés où notre cercle
d'Amateurs daignait admettre les talens ,
unc Actrice des plus célebres amena &
recommanda, une jeune & belle afpirante
dont le début était annoncé. Cette jeune
FRANÇAIS. 23
perfonne s'appelait Mélanie. Elle devait
débuter dans un rôle où le coftume exigeait
, difait- on , une parure de diamans ;
elle n'en avait pas encore ; elle en était
humiliée. Ceux de fon amis étaient connus
; elle ne voulait pas qu'on dit que la
parure fût en pruntée.
Cette délicateffe eft noble , lui dit à
demi - voix le Chevalier d'Onval ; mais fi
un ami vous faifait le plaifir de vous prêter
des diamans qu'on n'eût pas vus fur
le Théâtre ? ... Affurément, dit Mélanie ,
j'en ferais très - reconnaiffante, Marquis ,
me dit négligemment le Chevalier , tu peux
lui faire ce plaifir- là : ceux de ta femme
font oubliés dans un écrin ; & fans qu'elle
s'en apperçoive , il eft aifé de les lui dérober
, pour cinq à fix jours feulement. Je
réponds , moi , que Mélanie en aura foin,
& qu'ils feront fidélement rendus , J'eus la
faibleffe d'y confentir ; j'cus le tort bien
plus grave encore d'en faire myftere à ma
femme. De là tous les malheurs dont nous
avons été les deux innocentes victimes .
Vous favez quelle impreffion fit fur l'ame,
d'Hortenfe la vue de fes diamans ; vous
favez avec quelle adreffe le fourbe lui avait
préparé ce coup de théâtre accablant, Il
l'obfervait ; il la vit fortir du Spectacle ; il
me quitta pour venir la féduire , en feignant
de la confoler. L'évanouiffement
d'une femme dans une loge avait fait du
24 MERCURE
E
bruit , je l'entendis nommer autour de moi ;
je quittai le Spectacle , & j'arrivai chez
moi avec l'inquiétude de l'amour le plus
tendre . Jugez de la révolution qui fe fit dans
mon ame en entrant dans fon cabinet.
O Dieu quel tiffu de noirceurs , s'écrie
Hortenfe , & quel horrible caractere vous
venez de me dévoiler ! J'en fuis vengé
reprit Vervanne. Connu pour un Aventu
rier , rebuté , mécontent de l'être , fon infolence
a provoqué le châtiment qu'il mérirait
; il l'a fubi en lâche ; & il eſt mort
comme il devait mourir.
Mais nous , Hortenfe , que de peines
nous auraient épargnées à tous les deux
quelques mors d'éclairciffement ! Non , fans
la pleine intimité d'une confiance qui n'admette
aucune efpece de réticence , il n'y a
jamais d'eftime inahérable pour les coeurs
même les plus unis. L'inquiétude , le foupçon
couve & germe dans le filence : fi la
plainte differe de s'exhaler , elle s'aigrit : il
faut couper racine aux méfintelligences, du
moment qu'elles naiffent ; & l'on a eu raifon
de dire que le foleil ne doit jamais laifler
en fe couchant de nuage entre deux époux,
J'efpere , mon ami , lui dit Horrenf en
fui tendant la main , que vous ferez fidele
à une fi fage maxime : moi , je promets de
l'oblerver jufques à mon dernier foupir.
Par M. MARMONTEL .
Explication
FRANÇAIS. 25
Explication de la Charade , de l'Enigme &
du Logogriphe du MERCURE dernier.
LE mor de la Charade eft Souguenille ;
celui de l'Enigme eft Carte ; & celui du Logogriphe
eft Parc , où l'on trouve Arc.
CHARADE.
A ton époux en faifant mon premier ,
Cruelle , tu lui fais éprouver mon entier ;
Si tu dis qu'il t'eft cher , ton coeur fait mon dernier.
( Par M. Ch. M. d. v. )
É N I G M
E:
ETRE utile eft le bien fuprême ,
On peut avoir alors un peu de vanité
Auffi , fiere parfois de mon utilité ,
Au deffus de mes foeurs , & de l'homme lui-même ,
Je m'éleve & vais me pofter .
Souvent plus fimple & plus modefte ,
Au milieu d'eux je veux bien habiter ;
Mais que mon fort dans ce cas eft funefte !
D'être en un rang plus bas, par le plus grand malheur,
Je fuis pre que toujours punie ;
J'éprouve les effets de leur fer deftructeur ,
L'on me garrotte & l'on me lic ;
er
N. 48. ** . Déc . 1792 . B
26 MERCURE
Bien fouvent l'on me jette à l'eau ;
Et de là bien fouvent encore
Je paffe en un féjour plus chaud ,
Qui bientôt devient mon tombeau.
Le Sage nous le dit , perfonne ne l'ignore ,
Toujours les pl petits font les plus malheureux ;
J'en fournis à moi feule une preuve bien forte ;
Car lorfque je metrouve un peu plus près des cieux,
C'eſt un plaifir de voir quels refpects on me porte;
De me rendre vifite on fe fait une loi ,
On me voit avec complaiſance ,
Et l'on jouit par ma feule préfence ;
On n'obtient cependant nulle grace de moi ,
Et je ne fais que des promeffes ;
Mais c'eft affez , & fi quelque indifcret
Ofait alors fur moi porter des mains traîtreffes ,
Un vif courroux le punirait ,
Et de bien près fuivrait fon imprudence :
Pourquoi? c'eft que dans moi l'on chérit l'espérance.
Par le même. )
LOGO GRIPH E.
JE fers fur l'eau quand j'ai ma tête ;
Puis à l'églife fans ma tête ;
Dans la mufique fans ma queue ;
Dans les jardins Anglais fans ma tête & fans queue .
( Par le même. )
FRANÇAIS.
27
NOUVELLES LITTÉRAIRES .
L'HEUREUSE NATION , ou Relation du
Gouvernement des Féliciens , Peuple fouverainement
librefous l'empire abfoludefes
Loix , &c. parl'Auteur de l'Ordre effentiel
des Sociétés. 2 Vol. in- 8 ° . avec Fig.
Prix , & liv. 10fous br . & 9 liv . 10fous, 8
francs deportpar la Pofte. A Paris , chez
Buiffon , Imprim-Libr. rue Haute-feuille ,
Numéro 20.
UN Ouvrage qui renferme des idées
faines fur la Juftice , fur les propriétés du
Citoyen , fur la Souveraineté Nationale
fur l'Inftruction publique , appartient à
tous les Gouvernemens , parce que les vérités
ne peuvent être étrangeres à aucuns
Peuples ; ils ont tous befoin de les connaître
, de les méditer. C'eft fous ce rap--
port que nous engageons ceux qui s'occupent
dans ce moment de Légiflation , à lire
les excellentes réflexions préfentées par un
Auteur qui s'était fait connaître pour un des
défenfeurs des Droits du Citojen , longtemps
avant notre Révolution .
B2
28 MERCURE
T
L'ancien Adminiftrateur qui a développé,
éclairci les idées économiques dans l'uvrage
qui a pour utre , de l'Ordre effentiel
des Sociétés , qui depuis fur appelé dans la
principale Cour du Nord , pour y travailler
à un Plan de - Légiflation , ne pouvait pas
fe condamner à l'inaction & au filence
lorfqu'il s'agitfair du bonheur de la Patrie
& d'y pofer les bafes d'un Gouvernement
folide ; il a rempli la tâche que lui prefcrivait
fon civifine , en publiant les deux
Volumes que nous ferions plus particuliérement
connaître , s'ils étaient fufceptibles
d'un extrait .
Il nous fuffira de dire que c'eft un de
ces Livres qu'il faut lire tout entier pour
en apprécier le mérite , parce que les idées
en font fi bien liées , qu'elles perdraient à
être détachées . L'Auteur , pour en écarter
la féchereffe › a eu recours à une forme allégorique
, fimple & fans autre prétention
què celle d'être claire & inftructive.
Le premier Volume préfente un Peuple.
rendu à la Liberté , après avoir long- temps
fubi l'épreuve du malheur & le joug du
Defpotifme ; fa Révolution politique s'eft
heureufement faite fans fecouffes , fans
effufion de fang , par le feul empire de la
raifon. C'eft peut- être là une des idées les
plus remanefques , mais c'eft du moins une
douce illufion. Il n'y avait fans doute chez
FRANÇAIS. 29
les Féliciens ni Nobles orgueilleux , qui.
croyaient être toute la Nation , ni Prêtres .
fanatiques & ambitieux , qui s'imaginaient
être les feuls dépofitaires de la vérité .
Le fecond Volume contient des idées
morales & politiques qui peuvent s'adapter.
à un Gouvernement Républicain , comme
à un Gouvernement Monarchique c'eft
une raifon de plus pour exciter notre intérêt
& fixer notre attention.
L'Auteur , convaincu que l'ignorance eſt
la fource de toutes les injuftices , de tous
les crimes , infifte beaucoup fur l'Inftruction
publique. Il ne s'eft pas contenté de
donner le Plan des Ecoles Nationales , il
y a joint les préceptes qui doivent y être
enfeignés ; c'eft ce qui conftitue le principal
mérite de l'Ouvrage , & peut en
former un véritable Livre claffique. Quoiqu'on
voye qu'il eft le fruit des meilleures
études , il n'a l'aridité d'un favoir propas
fond , il convient à la Jeuneffe , & nous
ofons affurer que c'eft une de ces Productions
de la Morale & de la Raifon , faites
pour former de bons Citoyens , & des
hommes vertueux. ( Delacroix , Profeſſeur
de Droit public au Lycée. )
B 3
30 MERCURE
SPECTACLES.
ON donne avec fuccès , depuis quelque
temps , fur le Théâtre de la République , une
Comédie en trois actes , intitulée / Emigrante ,
ou le Pere Jacobin.
>
La femme d'un fimple Bourgeois a la folie
de la nobleffe . Après avoir obtenu jadis de
fon mari d'acheter une Charge , qui anoblif
fait elle veut aujourd'hui marier fa fille à
an Marquis . Mais ce Marquis eft émigré ; il
s'agit de l'aller retrouver hors des Frontieres .
Elle y engage en vain fon mari , qui , revenu
de fes préjugés , cft excellent Patriote , & même
Jacobin dans la meilleure acception du mot.
La jeune perfonne partage d'autant mieux les
fentimens de fon pere , que fon coeur s'eft
donné à un jeune homme , Avoué près des
Tribunaux ; mais elle n'ofe pas manifefter ouvertement
fes opinions . Des Valets ariftocrates ,
un Abbé réfractaire , qui offre de faire fon Ser-
Ament pour plaire au mari , fauf à le rétracter
pour plaire à la femme ; des Marchands d'argent
qui veulent voler à l'Abbé pour cent
mille écus d'Affignats , fous prétexte de les
échanger contre de l'or , forment la péripétie
de la Piece A la fin , la femme eft confondue
par fon mari même , & revient de les erreurs ;
l'Abbé eft pris comme émillaire d'Émigrés , &
la jeune perfonne obtient fon Amant .
FRANCAIS.
Il y a dans cette Piece beaucoup de traits
comiques , de mots & de vers très - heureux .
Si le ftyle manque d'une certaine correction ,
& fi l'on peut critiquer la contexture de l'Ouvrage
, on en eft bien dédommagé par les
fentimens patriotiques dont elle cft remplie ,
& c'est particuliérement fous ce point de vue
qu'il faut la juger.
Affez & trop long - temps le Théâtre s'eft
écarté du but principal auquel il doit être
confacré ; au lieu d'en faire une école des
moeurs , d'y répandre de ces leçons vigoureufes
, d'autant plus efficaces qu'elles font
préfentées avec tout ce que l'appareil Dramatique
a de frappant , on s'eft long - temps
contenté d'en faire un tableau des moeurs rẻ-
grantes ; tableau extrêmement adouci , où ,
excepté les actions véritablement criminelles ,
& les ridicules bien marqués , tout était offert
avec beaucoup de ménagement.
Les Grecs Républicains avaient fenti que
la Comédie devait employer des armes bien
p'us aiguës. Sans ceffe occupés de leur gouvernement
, ils attaquaient tout ce qui leur
femblait pouvoir y porter attein : e ; ils
ménageaient rien , ni les chofes , ni les perfonnes
; & fi Ariftophane mérite quelques reproches
, ce n'eft pas fur la force des traits
qu'il emploie , mais fur 1 injuftice trop fréquente
de leur application ..
Les Romains n'eurent point de Comédie
qui leur fût propre . Cet Art qu'ils imiterent
des Grecs , naquit chez eux lorfque la République
commençait à fe corrompre , & tendait
au defpotifme. Ce n'était pas le moment d'en
32 MERCURE
faire un moyen de cenfure publique : l'Ariftocratie
du Séna: Romain ne s'en ferait pas mieux
accommodée que l'orgueil des Empereurs .
Les premieres tentatives des Français , toutes
groffieres qu'elles étaient du côté de l'exécution
, toucherent de bien plus près au véritable
but que cet Art doit fe propofer. Auffi
les Rois , les Magiftrats , les Prêtres , qui devinerent
à fa naiffance ce qu'il pourrait devenir
en grandiffant , employerent ils tout leur pouvoir
pour l'empêcher de s'étendre . A peine
eut-il pouffé fes premieres branches , qu'on le
vit s'abâtardir. Charlemagne défendit les jeux
publics dans fon Empire. On voit des Troubadours
fêtés par les Princes , tant qu'ils flattent
leurs paffions & leur orgueil ; mais perfécutés
comme les freres d'Uzès , dès qu'ils
s'avifent de faire des Syrventes contre les
Potentats , pour infpirer l'horreur des Tyrans
( *). On fait tout ce que les Moralités
& Sotties des Clercs de la Bafoche eurent à
fouffrir des Parlemens. Louis XII , le feul
des Rois peut - être qui pourrait empêcher de
hair la royauté , rétablit tous les Théâtres &
les libertés dont ils avaient joui avant Louis XI
& Charles VIII , anéantis par le defpotifme
Parlementaire ; & il voulut même que les Poëtes
puffent reprendre dans leurs Pieces les vices
& les défauts de toutes les perfonnes de fon
Royaume , fans aucune exception. En fa qualité
de Roi , la vérité ne pouvant parvenir jufqu'à
(*) Ebles , Guy & Pierre d'Uzès , Auteurs & Acteurs
d'une Piece intitulée la Vida dels Tyrans , qui leur value
la perfécution du Légat.
FRANÇAIS. 33
ဘ
lui , » il permit ( au rapport de Guill. Bou-
» chet ) les Théâtres libres , & voulut que
fur iceux on jouât librement les abus qui
» fe commettaient tant en fa Cour , comme
» en fon Royaume ; penfant par-là apprendre
» & favoir beaucoup de chofes , lefquilles au-
» trement il lui était impoffible d'entendre « ,
Ce qu'on reprochait le plus aux Clercs de
la Bafoche & aux Enfans fans - fouci , c'étaient.
les perfonnalités. On voulait bien qu'ils dénonçaffert
les abus , mais on leur ordonnait
de refpecter ceux qui les commettaient ; comme
fi en pareille matiere on pouvait féparer les \
perfonnes des chofes ; comme fi des reproches
vagues & une cenfure générale que perfonne
ne s'appliquait , & qu'on n'ofait appliquer à
perfonne , pouvait produire affez d'effer pour
en attendre quelque bien. La refponfabilité
impofée par le Gouvernement aux Fonctionnaires
publics , peut bien les empêcher de
commettre les crimes que la Loi punit, mais
elle ne les corrige pas de ces fautes qui n'ont
d'autre vengeur que l'opinion publique. C'eft
au Théâtre à fe charger de cette cenfure ; &
l'homme d'État , environné de flatteurs qui
l'étourdiffent fur les cris de fa propre confcience
, tremblera d'entendre fur la Scène les
reproches que ces prétendus amis s'efforcent
d'étouffer.
Moliere , & après lui quelques hommes
dignes de marcher de loin fur fes traces
employerent ce moyen avec fuccès . Mais il
cut befoin de toute la protection de Louis XIV
pour ofer peindre des hommes , connus &
pour le foutenir contre les Médecins qu'il rî-
,
34- MERCURE
ཀྱིས
diculifait. Il ne fallut pas moins à Voltaire
que toute fa réputation pour livrer Fréron fur
le Théâtre au mépris qu'il méritait , & dont
il n'a pu fe relever depuis ce moment. Le Tribunal
de Figaro, a été regardé comme une
hardieffe inouie , & encore n'a-t -elle été fupportée
que parce qu'on l'appliquait à un corps
qui n'avait exifté qu'un inftant , & qui n'avait
plus de crédit.
Toutes ces entraves éteignirent preſque entiérement
le génie dramatique ; auffi de nos
jours , la Scène Comique n'a prefque plus à
nous préfenter que des intrigues romanefques ,
ou , ce qui eft encore pis , des intrigues de
boudoirs , de petites jaloufies , & toujours des
mariages entre des Comteffes & des Marquis ,
des Baronnes & des Chevaliers.
Sous un Gouvernement Monarchique , où
la Cour et tout , où les caracteres ulés à
forcé d'être polis , n'offrent plus que des nuances
imperceptibles , où les Citoyens n'ont ni autorité
, ni même intérêt dans la chofe publique
, où l'obéissance aveugle aux volontés des
Grands eft le feul fentiment que l'on ofe
preferire ; on n'a fans doute rien de mieux
à faire que de toucher des refforts amoureux
pour arriver au coeur. Mais dans une Répu
blique , & fur-tout dans une République naiffante
, le Génie doit parcourir une plus vafte
carriere , & c'eft fur-tout au Théâtre qu'il a
des moyens de fe déployer. Si l'amour de la
Patrie n'a pas moins de force que tout autre
fentiment , pourquoi ne chercherait - on pas à
l'enflammer encore , en mettant fur la Scène.
les belles actions de ceux qui la fervent , &
FRANÇA I S , 35
les actions infames de ceux qui la trahiffent ? On
ne connaît pas encore affez parmi nous le potvoir
de l'éloquence fur des hommes raff:mblés
, & quel parti avantageux la Liberté peut
tirer de fes effets dans une République .
Ces réflexions pourraient nous mener loin ,
& font un peu graves pour la Piece de l'É
migrante. L'Auteur n'a pas encore élevé fes
prétentions fi hant ; mais on doit lui favoir
beaucoup de gré d'avoir cherché à infpirer
des fentimens patriotiques , & d'avoir attaqué
un ridicule , qui devient même un crime dans
les circonftances préfentes , celui de l'Emigration.
Cette matiere pouvait fournir encore de
plus grands développemens , & elle les recevra
fans doute lorfque les efprits agités par la
fermentation actuelle , pourront retourner vers
les Arts , & quand les Mufes qui s'endorment
au bruit des diffentions domeftiques , & ne
veillent que dans le calme , ranimeront les
Poëtes & les rameneront vers des Théâtres
vraiment libres , rendus à leur primitive deftination.
ANNONCES ET NOTICES.
ÉTAT MORAL , Politique & Phyfique de la
Maiſon de Savoie ; on y a joint une efquiffe des
Portraits de la Mailon régnante. 2 ° . Edition . I
Volume in-8°. Prix 2 liv. br. & 2 liv. 10 f.
2.
franc de port par la Pofte . A Paris , chez Fr.
Buiffon , Lib. rue Haute-feuille , Nº . 20.
36 MERCURE
FRANÇAIS
.
A VI S.
ON a mis en vente , à l'Hôtel de Thou ,
rue des Poitevins , No. 18 , la se. Livraifon
de L'ENCYCLOPÉDIE méthodique .
Certe Livraiſon eft compofée du Tome VIII ,
2. & derniere Partie des Arts & Métiers méca
niques ; du Tome III , 2 ° . Partie de la Médecine ;
du Tome Ier . , 2º . Partie de la Chirurgie ; & du
Tome II , 1. Partie de la Philofophie ancienne
& moderne.
Le prix de cette Livraifon eft de 20 liv. en
feuilles , & de 22 liv . brochée.
On vend auffi féparément , à la même adreffe ,
PEncyclopédiana , du prix de 15 liv. 15 f. br.
& le Dictionnaire des Amuſemens des Sciences
Phyfiques & Mathématiques , avec un Volume
de Planches , du prix de 30 liv. 5 f. brocké.
CHANSON.
TABLE.
La Caffette , 2e. Part.
Charade, En. Log.
3L'Heureufe Nation.
sjSpeciaries.
35 ] Annonces & Notices.
27
30
35
Jer : 135
MERCURE
FRANÇAIS.
LIBERTÉ , ÉGALITÉ .
SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1792 ,
er
L'AN 1. DE LA RÉPUBLIQUE.
PIECES FUGITIVES.
MADRIGA L.
L'époux le plus heureux , le plus digne d'envie ,
C'eſt le Mortel qui , fier du choix de ſa moitié ,
En elle rencontrant Maitreffe , Epouſe , Amie ,
Donne & reçoit l'amour , l'eftime & l'amitié.
On ne peut , diras -tu , fans être Polygame
Epouler à la fois , vertu , talens , appas.
Ofes le parier , & ne t'en repens pas
Tu perdras le pari ; mais tu verras ma femme.
( Par un Adminiſtrateur du Département
de Seine & Oife. )
N°. 49. 8 Déc. 1792 . C
38
MERCURE
Explication de la Charade , de l'Enigme &
du Logogriphe du Mercure précédent.
Le mot de la Charade eft Tourment ; celui
de l'Enigme eft Fleur ; & celui du Logogriphe
eſt Crochet , où l'on trouve Rochet ,
Croche , Roche.
CHARADE.
T
Du long pouvoir de mon dernier, U
Depuis long-temps le Sage eft mon premier ;
Dans certains lieux fermez bien mon entier.
( Par M. Ch. M. da v. ) -
ENIGM E.
TANTÔT tournant dans les doigts d'une Belle ,
J'amuſe un moment fes loifirs ;
Tantôt dans fes cheveux , fà main au goût fidelle,
Me fait briller au gré de fes défirs ;
Tantôt l'éclat dont j'étincelle
Sert de bouffole au voyageur ,
Qui , dans ce cas , me fixe avec asdeur 3
Parfois auf je l'embarrafe ,
FRANÇAIS.
39
Et je ne fers qu'à l'égarer .
Une Divinité qui féjourne au Parnaſſe ,
Par des calculs favans aime à me mefurer ;
Parfois coquille & chete & précieuſe ,'
D'un curieux j'orne le cabinet ;
Si l'on en croit l'Hiftoire merveilleufe ,
Qu'à l'enfance l'on apprenait ,
Jadis je fervis à conduire
Non pas des Bergers , mais des Rois :
Enfin crains-moi , Lecteur, puifqu'il te faut tout dire ,
Quand tu me trouveras la nuit au fond des bois.
( Par le même, )
JE
LOGO GRIPHE.
Je n'ai qu'un pied quand j'ai ma tête , E
Et j'en ai quatre fans ma tête ;
Je fuis pourtant bien ferme avec ma tête ,
Et bien faible , hélas ! fans ma tête ;
J'entre à l'égliſe avec ma tête ,
Et refte à la porte fans tête ;
>
J'ai beaucoup d'or quand j'ai ma tête ,
Du fer à peine avec ma tête ;
J'habite un palais quand j'ai tête´,
Je meurs fur le pavé fans tête ;
L'Evêque enfin me porte avec ma tête ,
Et je le mene à préſent ſans ma tête .
( Par le même, )
40
MERCURE
NOUVELLES
LITTÉRAIRES
.
ÉTAT MORAL , Phyfique & Politique de
la Maifon de Savoie on y a joint une
efquiffe des Portraits de la Maifon régnante.
Seconde Edition ; Volume in 8°.
A Paris , chez Buiffon , Impr-Libr. rue
Haute-feuille , No. 20. Prix , 2 liv . br.
2 liv. 10.f. franc de port pour tous les
Départemens .
IL a été un temps où l'on n'adreſſait gueres
aux Rois que des leçons générales , comme
celles que l'on débite dans les Chaires &
que perfonne ne fe croit obligé de prendre
pour foi. Aujourd'hui on leur donne des
leçons très-directes & très- particulieres, &
ils ne peuvent plus alléguer pour leur excufe
qu'on leur cache la vérité . S'ils perfiftent
à la méconnaître , affurément c'eft
qu'ils n'auront pas voulu l'entendre ; &
comme on y a joint encore la plus forte
de toutes les leçons , celle de l'exemple
s'ils n'en profitent pas , c'eft qu'ils font
incurables :
د
Bolingbroke difait qu'il y avait trois
ejpeces dans l'humanité , les Blancs , les
Noirs & les Rois. Ce mot eft plus plaifant
que vrai. Il y a infiniment plus loin d'un
FRANÇAIS. 41
Roi à un homme , que d'un Noir à un
Blanc. Les différences de couleur & de
cheveux ne tiennent à rien d'effentiel dans.
l'organifation animale ; mais fi l'on veut
concevoir combien le moral que l'on a fait
aux Rois ( car il faut avouer qu'on le leur
a fair ) les fépare de l'humanité , il n'y a
qu'à fe fouvenir que la fonction la plus
éminente de la Cour de France était celle
de paffer la chemiſe au Roi , de lui donner
la ferviette à table , & que c'était une
faveur fignalée de le voir à fa garde- robe .
Il eft bien clair que c'eft - là un être de
raiſon , & non pas un homme , puifque
dans tout ce qui le concerne fe trouve un
renverſement total des idées naturelles
mais il eft jufte auffi de convenir que ce
n'eft pas feulement aux Rois qu'il faut s'en
prendre , c'eft fur tout au vice de leur
éducation & à la baffeffe des Courtifans.
L'orgueil d'un individu ne fût jamais monté
fi haut , fi l'abjection des autres ne les ent
placés en échelons pour l'exhauffer. Un
enfant royal était traité comme un Dieu :
s'il n'eût pas cru l'être , c'eût été un prodige
, & l'on fait quel eft le pouvoir des
impreffions reçues dans l'enfance. Un recueil
très-curieux ferait celui de tous les
traits d'adulation que l'Hiftoire nous a confervés.
Je voudrais qu'on en fît un perit
Livre claffique pour la génération que nous
allons élever dans la Liberté Républicaine.
-
C 3
42 MERCURE
On le mettrait entre les mains des enfans,
lorfqu'ils feraient bien familiarifés avec les
principes de l'égalité naturelle , qui font
auffi clairs & aufli palpables que ceux de
l'Arithmétique ; car les calculs de la droite
raifon & de la juftice entreront auffi aifément
dans une jeune tête que les calculs
des nombres , & paraîtront des vérités fenfibles.
Qu'on juge quel effet peut produire
enfuite fur eux la lecture du petit Livre que
je propofe. Ils feront tentés de croire que
leurs peres avaient perdu l'efprit , & riront
de cet excès de délire , comme nous rions
des bizarres folies des Peuplades les plus
ignorantes & les plus groffieres. Alors on
leur dira Voilà jufqu'où l'ignorance &
l'erreur avaient dégradé vos peres , ils ont
pourtant fini par ouvrir les yeux . Jugez
combien vous leur êtes redevables des lumieres
qu'ils vous ont tranfmifes , & quel
prix vous devez mettre à la Liberté qu'ils
vous ont procurée. Sans ces lumieres &
cette Liberté , vous feriez au niveau de ces
hommes qui vous paraiffent fi vils & fifous.
On ne faurait imaginer combien c'eft
une partie importante de l'éducation que
l'ordre & la progreffion qu'il convient d'établir
dans les connaiffances qu'il faut donner
aux enfans , & combien telle partie
d'inftruction , venant après telle autre , devient
plus efficace & plus puiffante par le
rang où elle eft placée. Cette conſideration
FRANÇAIS. 43
m'a toujours paru trop peu fentie dans
les divers plans d'inftitution générale qui
me font tombés entre les mains , & qui
d'ailleurs renferment d'excellentes chofes
particuliérement ceux de l'ancien Évêque
d'Autun , de Condorcet & de Barruel.
Parmi ces faits fans nombre qui prouvent
la déteftable éducation que l'on donnait
à nos Princes , il y en a beaucoup qui,
n'ayant jamais été imprimés , ne nous font
connus que par tradition , & qui ne font
pas les moins intéreffans. En voici un dont
je puis certifier la vérité . On fe fouvient
que le Dauphin , pere de Louis XVI, après
avoir été dévot jufqu'au fanatifme , commençait
à devenir Philofophe lorfque la
mort l'enleva. Il fe peut que cette philofophie
für l'effet d'un mécontentement habituel;
& que chagrin de n'être rien dans
le Gouvernement , d'être mal voulu de fon
pere , & maltraité par fes Miniftres , il eût .
pris le rôle de cenfeur , reffource affez ordinaire
de ceux qui font fans pouvoir.
Quoi qu'il en foit , dans un de ces épanchemens
d'humeur qu'il fe permettait fur
la mauvaife éducation qu'il avait reçue , il
dit un jour au feu Duc d'Orléans , pere de
M. d'Orléans qui a pris le nom d'Egalité :
Vous fouvient-il que j'eus la petite- vérole en
même temps que votre fils , & que m'étant
venu voir dans ma convalefcence , vous m'af-
„furâtes que vous aviez été plus affligé & plus
C 4
44 MERCURE
inquiet de ma maladie que de celle de votre
propre fils, & que je vous répondis de la
meilleure foi du monde je le crois ? Telle
était l'idée que l'on m'avait donné de mon
importance ; & c'est à ce point que j'étais
gâté. C'eft ainfi que la petite Madame, fille
de Louis XVI , qui pourtant, dit- on , annonçait
de l'efprit , & qui mourut , il y a
quelques années , demandait fouvent , dans
fa derniere maladie , comment il était poffible
que perfonne ne fé préſentût pour mourir
à fa place.
Il y a loin de ces étranges idées dans
lefquelles on éleve les Princes , aux vérités
féveres & dures que le Philofophe Gorani
a écrites aux Rois conjurés contre notre
Liberté , à celles que le courageux Roland
a trop inutilement adreffées au dernier des
Rois Français. Quand j'appelle courageux
ce digne Patriote Roland , ce n'eft pas rant
pour avoir dit la vérité à un Roi que pour
l'avoir dite non moins févérement & avec
plus de danger , à ceux de nos Concitoyens
qui , ayant plus de patriotifie que
d'inftruction , font fi facilement les dupes
de quiconque veut les tromper à fon profit.
Du moment où le Peuple eft devenu ce
qu'il devait être , la premiere Puiffance , il
prend tout naturellement la place des Rois,
& trouve comme eux des fatteurs , mais
des flatteurs plus vils & plus criminels :
plus vils ; car les Courtifans des Rois n'ont
FRANÇA I S. 45
ni l'idée ni le fentiment de la Liberté , &
les adulateurs du Peuple oublient qu'ils
ont l'honneur d'être libres : plus criminels ;
car la Puiffance arbitraire étant en ellemême
un abus , appelle la corruption , &
a le malheureux befoin d'être flattée ; au
lieu que la Souveraineté naturelle & légitime
, celle du Peuple , repofant fur la juftice
, ceux qui la corrompent font d'autant
plus odieux qu'ils fouillent ce qu'il y
a de plus refpectable & de plus facré.
Il faut donc inftruire le Peuple , & lui
donner , le plus tôt poffible , une éducation
qui lui apprenne à connaître & à méprifer
fes flatteurs , puifque déformais Souverain
inébranlable par notre Conftitution , &
fupérieur aux armes étrangeres par fes forces
& fon courage , il n'a plus à craindre
que l'abus de fa puiffance , qui , comme
toute puiffance humaine , eft foumiſe à la
juftice , & le détruit auffi comme toute
autre puiffance, dès qu'elle n'eft plus affife
fur la bafe des Loix , qui ne font que des
conféquences de cette juftice éternelle , la
Souveraine de tous les Souverains. C'eft
cette juftice que retrace au Roi de Sardaigne
, dans l'Ouvrage que nous annonçons
, un Ecrivain , qui , s'il n'eft pas né
dans fes Etats , paraît au moins y avoir
beaucoup vécu . Il n'a pas cru devoir fe
nommer, quoiqu'il fe repréfente lui - même
comme étant à l'abri de toute inquifition
Cs
46
MERCURE
& placéfur la cime d'un rocher inacceffible ).
Il n'y a pas longtemps que peu d'afiles
fur la Terre étaient inacceffibles à la verigeance
des Rois , qui étaient convenus rẻ-
ciproquement de fe liver leurs ennemis ,
c'est - à - dire les hommes affez courageux
pour le déclarer ennemis de la tyrannie. Il
m'y avait guere que da fiere Angleterre qui fe
/ piquât de braver les fatellites de la royauté,
parce que , quoiqu'elle ait encore un Roi ,
ce Roi du moins n'y eft pas maitre . C'était
aufli un des droits dont elle fe glorifiait
de plus il en eft dont bientôt peut - être
elle fe glorifiera davantage . On a déjà remarqué
qu'en bien des genres les Français
étaient venus après les autres , mais qu'ils
avaient perfectionné tout ce qu'ils ont emprunté
efpérons qu'il en fera de mênre
de la Liberté .
En lifant cet Ecrit fur la Savoie, publié
avant notre entrée dans ce pays , on conçoit
fans peine comment il eft devenu en
un moment un de nos Départemens Français.
Quand le Despotifme eft dans la maifon
, & que la Liberté fe préfente à la
porte , la porte s'ouvre d'elle -même. Les
dérails que nous fournit l'Auteur fur le
Defpotifme Piémontais , qui pefait parti
( 1 ) Nous apprenons dans ce moment que l'Ouwrage
cfl du Citoyen DOPPET , Lieutenant - Colonel
de la Légion Allobroge.
FRANÇAIS. 47
culiérement fur la Savoie , nous rappellent
ce proverbe Italien : Tutto il mundo è fatto
come la noftra famiglia . A chaque page du
Livre , le Lecteur Français peut fe dire ,
en fe reportant à l'ancien Régime c'eft
tout comme chez nous . Il faut voir ces détails
dans l'Ouvrage même , qui n'eft qu'un
précis auffi rapide, qu'inftructif fur toutes
les branches duGouvernement Piémontais
fur le Militaire, les Finances, les Tribunaux
, la Cour , le Clergé , fur les principes
généraux d'adminiftration , & enfin
fur le Roi Sarde & fur tous les individus
de la Maifon royale. L'Auteur n'écrit point
en fatirique , en homme de parti , mais en
bon Citoyen , en ami de l'humanité & des
Loix . Son ftyle a plus d'énergie que de
-correction ; on voit qu'il a connu les hommes
& les chofes plus que les Livres ,
qu'il s'eft plus occupé de voir & de dire
la vérité que de l'orner. Il révèle au Roi
de Sardaigne toutes les fautes , tous les
travers , toutes les erreurs ; & c'est une
circonftance très- piquante que cette leçon
donnée à un Rei ait immédiatement précédé
le châtiment qu'il en a reçu , & que
la voix de la Sageffe ait été fi -tôt juftifiée
par la verge de la Fortune. Une autre circonftance
non moins finguliere , c'est que
l'événement ait été prévu par le fils même
du Monarque , le Prince de Piémont , dont
'Auteur eſtime beaucoup le cara&tere &
&
C6
48
MERCURE
les príncipes , & d'autant plus qu'il eft en
tout l'oppofé de fon pere , & par contéquent
affez mal avec lui. Il ofa lui dire
au commencement de notre Révolution ,
& lorfque Victor Amédée le confultait fur
les affaires de France , & fur leurs rapports
avec celles de l'Europe : Ceux qui ont envie
de régner n'ont qu'à fe dépêcher. Ce mot eft
bien remarquable dans l'héritier préfomptif
d'une Couronne.
On pourrait citer beaucoup d'autres
particularirés qui méritent d'être connues :
je choifis dans la foule. En voici une qui
fut une des premieres caufes de l'efpece
d'abandon , où Charles Emmanuel , peredu
Roi régnant , laiffa la jeuneffe de fon
fils , & de l'extrême négligence qu'il mit à
fon éducation. » Charles Emmanuel était
» à la tête de fes armées : refte à favoir
fi la fuperftition n'était pas le plus grand
» mobile de fon courage : ce qui le prou-
» verait , c'eft que la Maifon de Savoie
" croit avoir dans l'habit de St. Maurice
» un vêtement ( 1 ) ïnvulnérable. Mais fans
» bleffer la Religion , l'on peut affurer que
les cafques & les cuiraffes n'ont pas be-
ور
ور
و د
(1) La fuperftition paraît héréditaire dans cette
Maifon ; car le Roi actuel conferve des Reliques
de Sainte Apoline , qu'il applique à la joue quand
ila mal aux dents. Quelques -uns prétendent que
c'eft hypocrife : en ce cas , c'eft encore bien pis.
FRANÇAIS. 49
"3
"3
» foin de venir de St. Maurice , pour met
tre celui qui les porte à l'abri du coup
" de fabre. Charles fut peu fatisfait de fon
» fils pendant que dura cette campagne ,
» parce que le Prince , plus humain que
fon pere , ne trouvait pas les affaifinats
" de fon goût. Voici un trait qui contribua
le plus à diminuer l'amitié du Roi pour
» Victor. En revenant fur fes pas après
» une bataille ( dans les guerres d'Italie ),
Charles contemplait les champs cù Mars
avait déployé fes fureurs. Des milliers
de Soldats étendus ne caufaient aucune
» émotion au Monarque. Il continuait la
» route en filence , lorfqu'appercevant quel-
» ques chevaux morts , il fe mit à crier :
» Poveri cavalli ! Victor ne put fe conte-
» nir ; il laiffa échapper quelques fignes
» de furprife , & dès-lors fon pere l'abandonna
à fes Gouverneurs , fes Aumô-
" niers , & fes Ecuyers «.
"
"
Cette profonde indifférence pour les hom
mes , & ce tendre intérêt pour les animaux,
me fait penser à une apoftrophe auffi jufte
que brufque , adreffee au bon Louis XV,
(comme l'appellent encore quelques perfonnes
, ) par un de fes Valets de chaffe
qui était affez en poffeffion , je ne fais comment
, de lui parler avec quelque liberté .
Le Roi venait de s'informer comment fe
portaient fes chiens & fes chevaux. Bien ,
lui dit l'homme en queftion , dont le nom
3D MERCURE
1
-
ne me revient pas. Bon , dit le Roi : en ce
cas , je chafferai demain. Eh ! palfembleu
, vous ne demandez pas comment fe portent
les hommes . Le Roi fe contenta de
aire , & ne répondit rien.
"">
-")
">
و ر
A l'égard de la inaniere de gouverner du
Roi Sarde , on ne finirait pas ( ce fent , les
termes de l'Auteur ) fi l'on voulait détaillér
tous les abus de fon defpotifme. On peut en
juger par les traits fuivans. » y a un
Volume des Conftitutions Royales , Ouvrage
de Victor , qui paraît veiller à la
sûreté des biens & de la perfonne des
Citoyens... Eh bien ! ce Code eft nul
pour la Juftice. Le Roi s'eft réfervé le
droit d'y déroger quand bon lui femble,
" & il le fait tous les jours en faveur de
» fes créatures ..... Sa Majefté déroge à
les Conflitutions dans les points les moins
équivoques , & qui frappent le plus les
» droits de la juftice . Le Roi caffe un acte
de Nowire ou lui donne force , fuivant
fa volonté. Un teftament , une vente
un bail , ne font bons & folides qu'au-
» tant qu'un des contractans ne recourt
» pas en Cour , ou n'a pas affez de protection
pour tromper fon adverfaire ou
fon affocié .... On voit tous les jours
» un Officier faire bâtonner , par caprice
» & fur fon fimple vouloir , un Citoyen
qui , la veille ne pui aura pas ôté fon
chapeau , ou qui aura refufé de lui livrer
-99
79
193
"
399
+
ر
FRANÇAIS. 51
י נ כ
» fa femme ..... Lorsqu'un des plaideurs
craint que la Juftice n'éclaire fa caufe ,
il recourt au Roi , demande une déléga
tion , & l'obtient. Par cette voie d'autorité
royale , le Sénat ne fe mêle plus
» de cette affaire , & le Roi nomme un
Juge pour en connaître , &c. «
י נ כ
""
و ر
Ne font ce pas - là nos évocations au Con-
Seil qui arrêtaient fur le champ la marche
de tous les Tribunaux , nos Lettres de refcifion
qui annullaient les contrats , nes
Lettres de furféance qui difpenfaient de payer
fcs deutes , & c. &c. Oh ! c'eft une belle
chofe que les Conflitutions royales ! Il ne
faut pourtant pas croire que celles du Roi
de Sardaigne ne foient bonnes à rien ; elles
font au moins très-bonnes pour lui ; car il
les fait imprime. & vendre à fon profit, &
le Livre , qui peut valoir en lui-même cent
fols , fe paye 12 francs. Les acheteurs ne
manquent pas , parce qu'enfin il faut bien
avoir le Livre des Loix , bonnes ou mauvaifes
, obfervées ou non . On peut parier
qu'il n'y a point de chef- d'oeuvre qui ait
valu jamais à fon Auteur la centieme partie
de ce que vaut au Roi Victor fon Livre
des Conftitutions; & il eft vrai encore qu'un
Roi Auteur a de grands avantages pour
faire le monopole de fes Ecrits . L'Empereur
de la Chine fait auffi celui de fes Almanachs
, pour chaque année , dans tout
'Empire ; mais du moins ils ne mentent
52 MERCURE
pas comme les Almanachs juridiques de
Victor , & quand les Mathématiciens de
l'Etat ont marqué le lever du foleil & les
phafes de la lune , on peut y compter.
Au refle , fi le Delpote de Turin attache
un grand prix ( au moins en argent )
à fes Productions royales , il paraît en attacher
fort peu à fes choix en tout genre ,
apparemment parce qu'ils ne lui rapportent
rien. Ecoutons l'Auteur. » Je n'ai rien
» trouvé de fi ridiculement royal dans ce
» pays-là qquuee l'Académie des Sciences. Les
» brevets des Membres de ce Corps font
» conçus comme ceux des Délégués d'une
» Province ; on y lit qu'ils ont du mérite
» que le fauteuil académique en eft le prix.
» Cela va bien jufques là ; mais ce qui
2
furprend , c'eft que la patente d'un Sa-
» vant foit auffi fixée , quant à la durée, au
» bon plaifir du Roi , & qu'elle finiffe par
» ces mots auguftes , tant que durera not e
" bon plaifir . Vous aurez du mérite & de
l'efprit tant que je le trouverai bon ! L'Auteur
a raiſon : cela eft très - royal. Je ne connais
rien de cette force que la réponſe d'une
femme de la Cour à la feue Reine , qui lui
demandait quand elle accoucherait : Quand
il plaira à Votre Majefté.
Finiffons par une Anecdote qui peut
figurer parmi cent mille autres qui caractérifent
l'hypocrifie des Moines & la crédulité
des dévots , fujets fur lefquels on ne
FRANÇAI S.
"
93
"
ور
tarit pas depuis les Fabliaux du dixieme
fiecle jufqu'à Rabelais , & depuis Rabelais
jufqu'à nos jours. » Les Moines ont fait
croire à la Princeffe Marie , foeur du
Roi , qu'il fallait les enrichir pour fe
» nicher en Paradis. Elle a pour Confeffeur
» un certain Pere de l'Ordre de St. Philippe
, qui lui init dans la tête , il y a
deux ans , le projet de fonder une Mai-
» fon de piété pour confoler les jeunes
» veuves. D'abord , cette Princeffe obtint
la permiffion du Roi ; on acheta le local,
" & les Maçons furent employés . Le Moine
» tenait la bourfe de la Princeffe ; il faifait
des emprunts confidérables, comme
» fon tréforier , & prenant l'argent de tou-
» tes mains , il ne payait perfonne. Un
Négociant de Turin avait prêté vingt
mille francs au Directeur. Le terme con-
» venu étant échu , le Marchand fut de-
» mander fon argent. Il fut très-furpris ,
lorfque le Moine affura qu'il ne lui de-
» vait rien. Obfervons que la réputation
» du cagot était fi bien établie , qu'on lui
" avait prêté la fomme fans billet. Le Né-
">
""
"
gociant , encore aveuglé par les préjugés
" Italiens , ne favait qui croire , du Moine
» ou de fes livres de compte. Il vit enfin
» que le Confeffeur royal était un fripon' ;
il ramaffa quelques lettres qu'il avait, &
fit un placet qu'il adreffa au Roi , &
qu'il remit à la Chancellerie. Le placet
و د
$4
MERCURE
ود
و د
fut détourné par le Moine qui en impofait
dans les Bureaux comme à la
" Cour. Autre placet même fuccès . Le
Négociant eut recours à M. Granery ,
qui , ayant peu de foi aux Reliques monaftiques
, s'inftruifit bien du fait , & en
parla au Roi. D'abord le Miniftre fut
repouffé ; mais il infifta , & le Moine
eut ordre de payer . Cette friponnerie ne
" le fit pourtant point chaffer de la Cour.
» Le tartufe s'excufa fur les faintes Pâques
33
"3
و د
ود
qui fe trouvaient à cette époque ; il dit
» que les affaires de confcience lui fai-
" faient oublier les chofes mondaines , &
garda le foin du tréfor de la Princeffe
On ne doit pas en être furpris; une Anecdote
s'explique par l'autre , & ce qu'on va
lire fait voir que les fripons , même reconnus
, ne font pas trop maltraités à cette
Cour , non plus que dans les autres. » J'ai
» vu un Piémontais qui avait paffé fa vie à
» la tête des Finances royales , recevoir la
» retraite. Le Roi lui donna avec fix mille
francs de penfion une patente où il dé-
" clarait qu'il l'avait toujours regardé comme
un imbécille & un fripon. Cette patente a
été fignée & délivrée , il y a deux ans
" à l'ex- Intendant Vata "
"
99
93
"2 >
Le dernier degré de l'orgueil defpotique
eft de ne plus diffimuler aux hommes que
l'on gouverne le mépris qu'on a pour eux ,
FRANÇA I S. SS
ni celui qu'on a pour foi-même. C'eft ainfi
que Caligula fit fon cheval Conful. Mais
pourtant eft modus in rebus ; & l'on fait
comment finiffent d'ordinaire ces jeux infolens
de la Fortune , comme dit fi heureufement
Horace :
Ludum infolentem ludere pertinax.
SPECTACLES.
LE Siége de Lille fera une époque mémorable
dans nos Annales. La réfifiance inouie de fes
habitans , oppofée à la faiblefle de ceux de Verdun
& de Longwi ; l'époque remarquable où elle
a cu lieu, l'utili é dont elle a été à la France
pour l'établiflement de la République ; le mélarge
d horreurs , d'infortunes , d'atrocités & de
patriotifme dont ce Siége a été 1 occafion , fourniront
des pages bien intéreflantes à notre Hiftoire
. En attendant qu'elle s'en faififle , la Scène
Françaife a dû confacrer un fi beau fujet . Deux
Auteurs à la fois , fur deux Théâtres différens ,
viennent de le tenter , & tous deux avec beapcoup
de fuccès il était immanquable. Un tableau
pareil ne pouvait exciter que l'enthousiafme ,
& en écartant des Spectateurs tout efprit de
critique , ne laifler dans leur ame que des fentimens
de bienveillance , d'admiration & d'attendriffement.
Jetons un coup d'ad fur ces deux
Ouvrages , dont l'un s'exécute fur le Théâtre de
la rue Fey dean , l'autre fur le Théâtre Italien . ,
.
Le premier n'est qu'en un Acte , & n'a aucune
prétention dramatique. L'Auteur n'a voulu
56
MERCURE
offrir que le fpectacle attachant d'une ville affiégée.
Il a crn que les détails de Pantomime , les
marches , les évolutions militaires , le jeu cruel
des bombes , les incendies , & c. amuſeraient affez
les yeux ; & que le malheur des habitans , leurs
affreux dangers
en contrafte
avec leur joyeux
patriotifme
, fuffiraient
pour intéreffer
le coeur.
Il a cependant
ajouté une efpece d'intrigue
amoureufe
qui ne lui fert qu'à lier fes fcènes. Un
Aubergifte
, auffi bon homme
que bon Patriote ,
a une fille qu'il deftine à un jeune Canonnier
,
auffi brave..... qu'ils le font tous . Un M. de
Verdun , qui a quitté fon pays à l'approche
de
l'ennemi
pour fe retirer à Lille , a formé aufli le
projet d'époufer
la fille de l'Aubergifte
, fort ric
jufqu'à ce moment . Quand on s'appelle
de Verdun ,
& qu'on arrive de cette ville , on ne donne pas
une grande idée de fon courage
ni de fon civifme
; auffi ce Monfieur
eftil le plus lâche des
Ariftocrates
. On juge qu'il fe meurt de frayeur
parmi les apprêts du Siege ; & au lieu de s'armer
& de marchet
à l'ennemi , comme il en avait
l'ordre , on le trouve en robe de chambre
& en
bonnet de nuit dans les décombres
de la maifon
de l'Aubergifte
, incendiée
par un boulet rouge,
Ce perfonnage
, conçu & joué d'une maniere
trèscomique
par Lefage , répand beaucoup
de gaieté
dans cette petite Piece. La mufique
en eft d'un
très-grand mérite ; plufieurs
morceaux
y font applaudis
avec tranfport
, notamment
le Choeur où
les Lillois jurent en préfence
de l'Officier
qui apporte
la fommation
de l'ennemi
, de vivre ou nourir
libres, & de fe défendre
juſqu'au
dernier foupir.
Ce morceau eft du plus grand effet. Les paroles
de cette Piece font de Dantilly ; la mufique eft
de Kreutzer , qui juftifie de jour en jour les espérances
que fes premiers
Ouvrages
ont données .
FRANÇAIS. 57
La Piece du Théâtre Italien eft beaucoup plus
étendue. Elle a trois actes , & renferme par conféquent
beaucoup plus de détails. Comme on ne
s'eft pas encore affranchi de l'habitude de regarder
l'amour comme le feul reffort dramatique ,
& le mariage comme le but où doit tendre tout
événement théâtral , on a coufu auffi une intrigue
d'amour à cette Piece comme à la premiere . Le
vieux Bartolin , ancien Procureur , fripon par
habitude contractée dans fon métier , & Ariftocrate
par habitude d'être fripon , eft devenu
amoureux de Cécile , fille d'un Municipal de Lille.
Mais il a un neveu nommé Julien , jeune volontaire
, excellent Patriote , qui n'a pas de peine à
être préféré. Cécile fe moque du vieillard , & eft
econdée par fon jeune frere , qui , Chanfonnier
par goût , le tourne en ridicule en lui appliquant
fort gaîment les refrains de fes chanfons. Bartolin
porte fes plaintes au pere de Cécile , & lui
demande fa fille en mariage ; mais il n'en eft
pas mieux reçu . Son âge , & fur- tout fon ariftocratie
, lui font reprochés par le bon pere ,
excellent Citoyen & integre Magiftrat. Sur ces
entrefaites , le tocfin & le bruit du tambour annoncent
que l'ennemi s'approche & que la ville
eft menacée. Chacun s'y rend par différens motifs.
Le fecond acte eſt à Lille. Bartolin rencontre
deux Soldats arrivant de Paris , qui ne trouvant
point d'auberge , s'adreffent à lui pour fe rafraîchir.
A la maniere dont il les reçoit , ils devinent
leur homme , qui demande d'abord pour
eux à fon Valet une feule demi - bouteille de
vin commun. Pour s'en amufer & le punir
de fes mauvais fentimens , ils en affectent de
femblables ; ils fe plaignent du Régime actuel ,
& le vieil avare eft fi enchanté de les trouver
dans ces diffofitions , qu'il leur prodigue ce que
MERCURE
fa cave contient de meilleur. Ils lui font accroire
que
fa maifon cft du nombre de celles que l'ennemi
doit refpecter ; mais quand ſon vin eft bu,
ils lui déclarent qu'il eft leur dupe. Cette Scène ,
dont l'intention eft très-comique , pouvait finir
d'une maniere plus piquante, Le refte de l'acte
eft confacré aux détails du Siége ; la fommation,
le ferment des habitans de fe défendre , l'arrivée
des renforts , l'attaque de l'ennemi , les bombes
lancées , les maifons brûlécs , &o.
Au troifieme acte , on voit le Gainp Autrichien
. Deux Emigrés ouvrent la Scène , l'un ,
qui fe fait encore appeler M. le Duc , eft un
jeune écervelé , lâche & vil outre meſure . L'Auteur
mérite fans doute un reproche d'avoir chargé
ce caractere à ce point. Les gens de Cour étaient
affez odieux par leurs vices réels , fans leur en
prêter de nouveaux , dont en général´ils n'étaient
pas accufés ; ce défaut de reffemblance a
cela de dangereux , qu'il fert l'aveuglement des
hommes difpofés à juftifier ceux de cette efpece .
L'autre Emigré eft un Gentilhomme de campagne ,
au défefpoir du parti qu'il a pris , & qui ne cherche
que l'occafion de rentrer dans fa Patrie contre
laquelle il ne veut point combattre. Bartolin , qui
s'eft fauvé de la ville , paraît : on l'envoie du
rement travailler aux retranchemens. Il réfifte i
il à mille écus en or , il les offre au jeune Duc ,
qui, redeyenu très - poli , les accepte , & l'envoie
avec une politefle charmante .... travailler aux
retranchemens . L'autre Eigré lui reproche avec
raifon cette infame efcroquerie. Vient enfuite le
Duc de Saxe-Tefchen , que l'Auteur a peint beaucoup,
trop en beau dans les reproches qu'il adreffe
au Duc , ce qui rend moins naturel la barbarie
avec laquelle il condamne aux travaux du Camp
jes malheureux payfans illois. Son caractere a
FRANÇAIS.
59
encore une nuance différente dan fa fcène avec
Julien , qui a été pris défendant un pofte
avec bravoure. Le ten honnête & philofophique"
qu'il met dans fes queftions s'accorde mal avec
le refte , & avec les propofitions par lefquelles
il finit. Tout cet acte , où l'Auteur montre beaucoup
d'efprit , prouve en même temps le pèu
d'habitude qu'il a de travailler pour le Théâtre .
Les Lillois font une fortie : Julien eft délivré
ainfi que les payfans conduits par l'Emigré , qui
perd la vie à leur tête. Les Autrichiens font repouffés
, & levent le Siége.
Cette Piece , qui , malgré fes défauts , a beaucoup
de mérite , fait autant d'effet qu'on en
pouvait efpérer , & nous en avons dit la raiſon .
Elle eft de Joigny , ancien Commiffaire de Police
; la mufique eft de Trial fils . Plufieurs morceaux
ont fait plaifir , & les applaudiffemens du
Public doivent fervir
d'encouragement à ce jeune
Compofiteur.
La Piece eft fort bien jouée . On y diftin ue
fut-teut la maniere très - piquante dont Sollier
rend le rôle de
l'Ariftocrate , & la tournure pleine
de fiucffe , d'élégance & de vérité qu'Elleviou
donne à celui du jeune Duc. Cet Acteur n'a pas
encore eu d'occafion où il ait pu développer auffi
bien ce qu'on peut attendre de fon talent.
Ar
en-
Nous
recommandons ces deux Ouvrages aux
Théâtres des Départemens. Le fpectacle du P
triotifine eft ce qu'il y a de plus propre à él
les ames à la hauteur
Républicaine , & à
tretenir cet amour brûlant de la Patrie , 1 iource
& l'aliment de toutes les vertus . C'en cela
fur -tout que le Théâtre peut & dr être utile .
On peut s'en rapporter aux effo -s des Gens de
Lettres , à qui les Defpotes
tous les Siecles
ont toujours reproché l'efpit Républicain .
60 MERCURE FRANÇAIS.
A VI S.
LE POUR ET LE CONTRE , ou Recueil des
Difcours de l'Affemblée Conftituante , concernant í
le. Procès de Louis XVI , Ouvrage propofé par
Abonnement.
Le plan des Editeurs eft très-fimple : ils veulent
publier dans toute leur intégrité , les Difcours
& Opinions , pour ou contre , prononcés à la Tribune
de la Convention Nationale dans le Procès
de Louis XVI , & toute la fuite, des Pieces aux-..
quelles cette importante affaire peut donner lieu,
Ils fe font affurés du texte fidele des Pieces , qu'ils
publieront fans y ajouter aucune réflexion .
On délivrera ce Recueil aux Abonnés , tous les
trois jours , par Cahier de 48 pages in- 8°. , imprimés
fur caractere de Philofophie de Baskerville.
Le prix eft de 12 f. le Cahier. On ne les vendra
pas Téparément. Les Citoyens qui défireront foufcrire,
enverront tout de fuite au Citoyen Buiffon ,
Libraire , N° . 20, rue Haute -feuille , à Paris , une
lettre d'avis & la fomme des liv, le tout franc de
port. Il préviendra les Abonnés lorfque leur Soufription
devra être renouvelée. On foufcrit auffi
z les Libraires de la République , de la Savoie
& la Belgique. Le 1er.Cahier vient de paraître.
TABL E.
MADRIGAL
Charade
, Enig. Logog.
37 Etat Moral , &c.
Spectacles.
40.
55
COURS DES EFFETS PUBLIES, Novembre 1792.
EITO NAT. Lundi 19. Mardi20, Merc 21. Jeudi22.
Actions ...... 2107.5.22105 ...
Does
Emprunt Oc
42 23.
Vend23.
CHANGESCH19.
Amft. 37.
Sam 24. Lond. 20.
Ham 282.80.
2105.100. 2100.2095 2095.100. 2105.10.. Mad. 2.5.
Cadix. 22.
424.30 ... Liv 154.5
...
423423.24 424.
•
16p. 3.P. 4.3. 6.4.3
Gên. 14445
Lyon. P.
5.47. 7
· 5.48.5. 5.5+ 6.7.6.7
Anft
3 I 7 S
·2 2
4
3 80 80 So. 7 79
2.4
CHANGESdU24
71s
Lond. 197.
Ham. 279.
Id. Décembre 82.5.3.
Lot. d'Avril ...
Lot. d'Octobre.
1115 Emprunt 125.47.
Id. 80 millions.
Sans Bulletin.
Bulletin.
Emprunt 120ne
Borde. Ch.
Caifle d'Efcompt.
D°. demi- act..
EauxdeP.
Empr. National. 4.34..
•
31 53 7
34.4.42
Mad. 22.
Cadix. 32.
Liv.. 151.
Gên.. 141
Lyon.b.
+
Payeurs,
2.
année
1702, toutes Lettres.
AVIS TRÈS - IMPORTANT.
a
ON obferve que les Rédadeurs n'ont
rian de commun avec l'Abonnement
, la diftri
bution , &c. C'eft à M. GUTH , feul Directeur
du Mercure , hotel de Thou , rue des Poitevins ,
& non à aucun d'eux , qu'il faut adreffer tout ce
qui concerne ces objets ; autrement des lettres
fouvent importantes
pourraient
refter au rebut,
Les perfonnes qui enverront à M. Guth des
effets fur Paris , pour acquit de leur Abonnement
, voudront bien les faire timbrer ; faute de
quoi ils ne feraient pas acquittés , Les lettres
contenant des Affignats , doivent être chargées .
à la Pofte , pour ne pas courir le rifque de
s'égarer.
Le prix de l'abonnement eft de trence- fix liv . frane
de port pour la Province. L'abonnement pour Paris
eft de trente-trois liv. Il faut affranchir le por
de l'argent & de la lettre , & joindre à cet..
dernière le reçu du Directeur des Pftes. On fouf
crit Hôtel de Thou , rue des Poitevins . On s'a
dreffera au fieur GUTH Diredeur du Burean du
Mercure. L'abonnement ne peut avoir lieu que pour
l'année entiere .
Meffieurs les Soufcripteurs du mois de Janvier font
priés de renouveler de bonne heure leur abonnement
afin qu'on ait le temps d'imprimer leurs adreffes , ε
qu'ils n'éprouvent aucun retard dans l'expédition. Il
voudront bien donner auffi leurs noms & qualités d'une
écriture lifible, oujoindre à leur lettre une des adreſſes
imprimées qui enveloppent le Mercure.
Per .135
LIBERTÉ , ÉGALITÉ.
( N ° . 49 )
SAMEDI 8 Décembre 1792 ,
l'an 1. de la République.
MERCURE
FRANÇAIS ,
PAR UNE SOCIÉTÉ
DE PATRIOTES.
Tous les Livres , Cartes , Eftampes , Mufique
& Avis divers , doivent être adreflés au Citoyen
la Harpe , rue du Hafard , n°. 2 .
Le prix de l'Abonnement efl de 36 liv.
franc de port par tout le Royaume.
CALENDRIER
POUR L'ANNÉE 1792 .
DÉCEMBRE a 31 jours & la Lune 30
17 , les jours décroiffent , matin & foir
& du 25 au 31 , ils croiffent de 3 '..
JOURS
du
J. PHASES
NOMS DES SAINTS .
de
MOIS.
de la
LUNE.
fam. Eloi , Evêque .
18
ID. Avent. 19
20
Du 1 ae
de , 9' ; >
Temps moyen
au Midi vrai
H. S.
11 49 43
11 50 6
10 31
IL ss
22
23
CD.Q.
2 I
1.1 47
44 52 13
h.
16 du foir.
25 59. m . II. 53 40
IL 53 7
27 11 53 35
28 ON. L.
54 3
29
3
le 13 ,à 10
54 3
II 1
h 35 m.
11
du foir.
55 30
2 II 55 19
3 56 29
4 I 56 59
Dr Q. 17 29
le 10 ,
11 57 9
7th. m.
TI 8
24
8 du foir .
11 58 59
I 59 29
11 59 59
о 29
о
O
1 28
P. 1 58
5 lez , à о 2 27
16 h. 25 m . с 2 56
7 du mat . O 3 25
8 "
O 3 53
lundi . Mirocle , Evêque.
4 mardi Ste Barbe , Vierge & Mart . 21
merc.Sabas , Abbé.
jeudi Nicolas , Evêque .
vend . Ste fare , Vierge.
fame La Conception."
92 Dte Gorgonie.
Fendi Ste Valere , Vierge.
mardi Fufcien , Martyr.
1: merc. Damafe , Pape .
jeudi . Ste Luce , Vierge & Mart.
14 vend, Nicaife .
1fam . Maximin , Abbé.
3 Dste Adélaïde.
lundi Ste Olimpiade , Vierge.
1} mardi Gatien , Evêque ,
13 merc 4 Temp . Ste Meuris , M.
2jeudi. Ste Philogone.
э
2 vend. Thomas , Apôtre. HIVER.
2 fam. chitien .
24 Dj Victoire.
lundi Pigile June.
mardi NOE L.
merc. Etienne , premier Martyr. a
27 jeudi. Jean l'Evangélifie , Apôt . 14
28 vend. Innocens , Martyrs .
fam. Thomas de Cantorberi.
13 D. Ste Colombe , Vierge .
31undi Sylveftre , Pape.
1
JOURNAL
HISTORIQU
EST
(7%
POLITIQUE
FRANCE.
3.27274
J 1
L'an premier de la République Françoile.
CONVENTION NATIONALE .
Du dimanche , 18 novembre.
B
1
Lis députés extraordinaires de la ville de Nice
avoient dénoncé à la Convention nationale , il y a
quelques jours , les attentats commis contre les
perfonnes & les propriétés par quelques individus
faifant partie de l'armée du Var . Ces plaintes
n'étoient que trop bien fondées. La violation des
droits de l'hofpita ité , la chaumière du pauvre
infultée , l'afyle du laboureur devafté , l'impunité
de tous ces crimes , voilà les fléaux qui affligene
une région que nous avons rendue à la liberté , &
où nous avons voulu que les perfonnes & les pra
N°. 48. 1 °. Décembre 1792. A
+21
piiétés fuffent placées fous l'égide de la république
Françoile.
Le tableau derces excès qui n'ort d'autre but
que de fouiller a gloire des armes Françoiles , a
été retracé aujourd'hui par le rapporteur des comités
diplomatique & de la guerre. Au récitde
ces malheureux évènemens , une profonde indi
gnation s'eft élevée dans le fein de l'Atlemblée ,
& le rapporteur a été l'interprête de tous les coeurs ,
lorfqu'en demandant juftice , il a dit : « La Convention
prouvera aux peuples que ce n'eſt pas pour
les opprimer , mais pourles fairejouir paifiblemer.t
de leurs droits , qu'elle les délivre de leurs tyrans .
Dans les circorftances où nous fommes , au moment
où les armées de la république font flutter
l'étendard de la liberté chez les nations qui nous
avoiſirent , il eft de votre intérêt & de votre gloire
que nul ne puiffe dou er de vos intentions , & vous
ne fauriez apporter trop de vigilance, & mettre
trop de folemnité dans un acte de juftice auffi
éclatant. >>
Voici le décret qui a été adopté z
« La Convention nationale , après avoir entendu
le rappor de fes comités diplomatique &
de la guerre réunis , déc ète que trois commiffaires
pris dans le fein de la Convention , fe
tranfporteront à l'armée du Var , dans le pays
de Nice & lieux circonvoifios , pour prendre les
renfeignemens néceffaires fur les faits dénoncés
par les députés extraordinaires de la ville de Nice
examiner la conduite des officiers & des géné
raux qui auroient pu autorifer ou tolérer les
excès commis ; s'allurer des moyens qu'ils ent
piis pour les prévenir & les réprimer ; recevoir
les plaintes des habitans qui ont éré victimes de
ces défordres ; fuivre la trace des effets qui leur
༩༣ ) 3
out été calevés , les faire reftituer , examiner les
indeninite auxquelles if pourra y ave lieu ,
avdi ,
Talpendre provicitement , fare rempl cer ,
des agens mmiaconine
tre en état d'atreftation ceux de
litaires qui feront trouvés prévenus d'avoir con
toitu à ces dé ordres , ou de les avoir foufferts ;
de faire les proclamations qu'ils croirout
venables pour rétablir l'ordre & la difcipline
dans l'armée , requétir la force armée , en cas
de befom enfin , d'employer tous les moyens
qui feront en eur pouvoir pour affuter la tranyuillités
des erbyens du pays de N'ce , & rappeller
dans leurs foyers ceux quente
auroit
déterminés a les abandonner ; lefquels commiffaires
rendfont compre de tout à la Convention
>nationale. ɔɔ
Les commiffaires nommes pour ſe rer dre à
Nice , fent Goupilleau , Collot- d Herbois &
Lafource.
21182
• Le citoyen Garnier à fait hommage à la Con-
#ention du code du divorce , ouvrage dans lequel
il indique plufieurs articles additionnels , & des
difpofition qui demandent d'être interprétées . Ces
oblervations ont été renvoyées au comité de légiflation
peut pe fationner une loi fi long- temps lol
licitée parla juftise & par l'humanité.
emer au
Dans Panalyfe des voeux que les comités des
pétitions & correfpondance ont recueillis , & qui
ja été préfentée à l'Affebite , oy true celui
-de quatre fociétés patriotiques , relatr en
procès de Louis XVI. I en et trois qui dehandent
qu'il foit punt de mort la qatrème
demande qu'il foit condamné à une pilou pèrpétuelle.
Mais les vous contre les agit teurs ,
contre les provocateurs dla lui agraïre ,“ dù
meurtre , du pillage , arivent en foule de toutes
A 2
( 4 )
1.
les parties de la république , & fe réuniſſent tous
pour demander leur anéantiffement. Un cri uniye
fel s'élève Périffent tous ceux qui ne fervent
leur patrie que pour fe ménager les moyens de l'af-
Servir!
}
A la fuite de ce raprot , un membre a voulu
inculper le comité de partialité , en prétendant
qu'il paffoit fous filence plufieurs pétitions impoitantes
, tandis qu'il infiftoit fur d'autres qui
préfentent moins d'intérêt . Ferrand, qui en étoit
T'organe , a répondu que le rapport avoit été lu
la veille au comité , & adopté par lui , à l'unaimité
des (uff ages , & après l'examen des piècess
que pour flatter fervilement quelque opinion injureufe
, il ne trahira pas la confiance de l'Alfemblée.
Une lettre du commiffaire de la caiffe extraordinaire
des farces , informe l'Affemblée qu'il
a été brûlé la veille 2 millions d'affignats , pro
venant des recettes fur les domaines nationaux.
Ces 2 millions joints aux 645 millions déja brûlés,
Firment un total de 647 millions. Voici quelques
details far la fituation de certe caiffe.
La de
bliffement , s'élevoit
hier au foir à
La dépenfe de la caiffe de l'extraordi aire de
puis fon
n 2.
2,758,539,494 liv. 14 fous ; en déduifant le
montant des biûlemens , la maffe des affignats
qui reftent en circulation n'eft plus que de
2,113,539,494 liv. 14 fous ; mais en y joignant
les 6,519,800 liv. de bi lets de caille , ou promelles
qui remplacent encore les affignats dans
commerce la véritable circulation eft de
2,120,059,394 liv. 14 fous ; il manque par coféquent
279,940,70s liv. 6 fous , pour arriver
ax 2,400,000,000 qui peuvent exifter en circulation
, ' aux termes du décret du 24
dainier.
du mois
Un décret avoit mandé à la barre le commif-
Laire Vincent, accufe d'avoir autorité des march
onéreux four la nation. Il y a été admis dans
cetre féance. Après avoir fait l'énumération des
marchés qu'il a paffés , il s'eft rejetté ſur l'antol
rifation du général Montefquiou , & fur celle des
comm ffaires de l'Affemblée lég flative . La Convention
a décrété que les pièces feroient renvoyées
aux comités de la guerre & des finances , & que
Vincent refteroit , jufqu'au rappor , en état d'atreftation
.
La difceffion s'eft enfuite po tée fur la loi re-
Fative aux émigrés. Piufieurs articles ont été
d'écrétés.
- Parmi les adreſſes qui ont été lues dans cette
féance , on a remarqué celle d'un bailliage du
duché de Deux- Ponts , qui demande à fe réunir
à la France.
Du lundi , 19 novembre, dog
Le fait dénoncé par Ruth prouve que' , tan lis
que la république travaille avec tant de zèle à
la propagation de 1 liberté & de l'égalité chez
tous les peuples , il eſt des miniftres de France
auprès des cours étrangères , qui travaill :nt avec
un zèle égal à étouffer cette même liberté. Le
bailliage de Darmftode , a die Ruth , qui devoit
appartenir à la Francée d'après le traité de Rifwick,
a arboré la cocarde nationale & demandoit à être
François. Le duc de Deux-Ponts , pour arrêter
ce mouvement , s'eft bâténd envoyer des troupes
dans ce biliage , avec l'ordre de faifir les ma
giftrats & de les amener dans les cachots de
Deux Ponts. A la réte de ces troupes , on a ·
A 3
(( 61)
•
remarqué le feur Delporte , miniftre de France
auprès de cette cour. Les citoyens du duché de
Limbourg & du bailiage de Darmstadt , réclament
la protection de la France ; d'un autre côté,
les Mayerçois craignent d'être abandonnés à la
merci des delpotes qui les menacent. Je demande
que la Convention déq'are que les peuples qui
Youd ont fraternifer avec nous , feront protégés
par la nation Françoife .
La motion de Rulh a été accueillie & appuyée
avec chaleur. Briffot vouloit la renvoyer au co-;
mité diplomatique qui prépareit actuellement un
rapport , fur les principes d'après lefquels la
France doit accorder la protection à tous les
peuples qui la réclament. Lafource obſervoir que
cette question tenoit à plufieurs autres qu'il im
portoit également de décider. Vous aurez , di-
Loit-il , à régler la conduite des généraux envers
les peuples chez lefquels ils porte ont les armes,
de la république . Vous déciderez enfuite la pro
pofition que l'on vous fait aujourd'hui . Enfin if
vous restera à traiter une grande queftion = c'eft
la conduite que vous aurez à tenir eavers les
peuples qui voudront fe réunir à vous s 535
Mais il falloit d'abord , & avanto toute autrel
confidération , faire ceffer la cruelle incertitude:
des peuples dont nous avons brité les chaînes
& foutenir fpoir des autres . La Conventions
donc déclaré , au nom de la nation Françoife ,
qu'elle accordera fraternité & fecours à tous less
peuples qui voudront recouvrer leur liberté.
Elle a chargé en même- temps le pouvoir exé-t
eurif de donner aux généraux les ordres nécefas
faires pour porter fecours à ces peuples , & dé
fendre les citoyens qui auroient été vexěsy ou
qui pourroient l'être pour la caufe de la libe ret
( 7 )
Ce décret fera traduit & imprimé dans toutes
les langues. Quant au freur Delporte , envoyé
de France à Deux Ponts , la Convention a charge
Je miniftre des affaires étrangères de lui donner
las fenfeignemens qu'il peut avoir , fur fa condute
bin H
-Une dépatation des électeurs du département
de Sie & O.fe , eft venu préfenter un long
mémoire fur les fubfiftances . Il a pour objet la
demande d'une loi contre le monopole , d'après
laquelle chaque propriétaire feroit obligé d'apporter
dans les marchés ; la quantité de grains
proportionnée à fa técolte , & qui feroit taxée
par la municipalité de fon domicile. Il a encore
pour objet d'établir des formalités pour le tranf
port des fubfiftances de département à département
, & de fixer le maximum du prix des grains
& farines .
Ce mémoire a été renvové au comité d'agriculture
& de commerce. Une des loix les plus
importantes eft fans doute celte que prépare,
l'Affemblée fur les fubfiftances. Les deft nées de
la France y font attachées , & les méprifes auxquelles
elle donneroit lieu feroient irréparables.
If importe done de recueillir toutes les vues
de speler toutes les raifons , pour fe garantir de
P'erreur. On lira avec intérêt la lettre fuivante ,
adreffée à la Convention par le miniftre de l'intérieur
:
Un citoyen du président de la Convention nasionale.
« Je me dépouille du titre de miniftre ,
Parce qu'il fert à faire mettre des entraves à la
liberté de l'homme , à qui il eft donné , parce
que je crois utile à la chofe publique d'ufer e в се
nfoment de tout le droit du citoyen & de l'homme
27
A 4
( 8 )
libre , pour attaquer des préjugés dont les effets
fe oient funeftes à la France , »
« Le comité d'agriculture & de commerce a
préfenté un projet de décret , que me font croire
très-nuifible quelques expériences en adminiſtration .
Des voyages en Europe , pour étudier le génie des.
Nations , leurs relations commerciales , & trèsparticulièrement
la naiffance & les progrès de cet
efprit qui veat & doit faire des intérêts privés
les élémens de l'intérêt public ; tout , & I hiftoire
d'Angleterre & la nôtre propre , & les grandes
vues de Turgot , & les erreurs défaftreufes de
Necker , tout prouve que le gouvernement ne s'eft
jamais mê é d'aucun commerce , d'aucune fabrique,
d'aucune entreprife qu'il ne l'ait fait avec des frais
énormes en concurrence avec des particuliers , &
oujours au préjudice de tous ; que toutes les fois
qu'il a voulu s'entremêler dans les affaires des par- ,
ticuliers , faire des réglemens fur la forme , fur
le mode de difpofer des propriétés , de les mo- ,
difier à fon gré , il a mis des entraves à l'industrie
fait enchérir la main- d'oeuvre & les objets qui en
font réfultés. >> 5116
L'objet des fubfiftances eft dans ce cas , plus
particulièrement qu'aucun autre , parce qu'il eft
de première néceffité , qu'il occupe un grand
nombre d'individus , & qu'il n'en eft pas un feul
qui n'y foit intéreffé . Les entraves annoncent ,
appel'ent , préparent , accroiflent , propagent la
défiance , & la confiance eft le feul moyen de
faire marcher une adminiftration dans un pays
libre. »
C
I
« La force , quelque moyen coërcitif qu'on i
imagine , ne fauroit être employée que dans lesP
momess de crife ,, dans les convulfions , dans les
mouvemens violens & irreflé his ; mais dans une
fuite de travaux , dans une continuité d'opérations
, l'emploi de la force néceflite la continuité
de fon ufage , el'e en établit le befoin : elle le
multiplie & l'aggrave fans ceffe , de manière ques
bientôt il faudrois armer la moitié de la nation
contre l'autre ; tel fera toujours l'effet des dé- b
crets qui auront pour but de contraindre ce queɔ
la juſtice & la rafon veulent & doivent laiffer
libre. Or , toute déclaration exigéeren fait de
fubfiftances fpécialement , fera faulle & nécel-q
frera la violence. Tout ordre de porter çi ou lá ,
en tel'e ou telle quantité, de vendre emtel lico ,
& non, en tel autre , à telle heure aux us ,
telle heure aux autres , tout ce qui établira lai
gêne , tendra à l'a binaire , & deviendraiveratoire.
Le propriétaire s'inquiète d'abord , fe dégoûte
, enfuice il fit par s'indigne . Le peuple
alors peut s'irriter & fe foulever. La fource
des profpérités feroit tarie, & la France devien
droit la proie d'agitations longues & cruelles.
C'est une arme terrible dont les malvei lans ne
tardeot pas de s'emparer , qu'un décret qui porte.
avec foila: contrainte , & laiffe à la violence
de le diriger. Déjà celui du 16 fep embre dernier
, qui ordo ine le recenfe.nent des grains ,
& autorife l'emploi de la force pour fon exécution
, répand l'alarme & favorife les émeutes .
Encore une entrave, encore une provocation de
l'autorité pour 1 : fouteni je ne connois , nou je ne
conçois plus de puillance humaine capable d'arrêter
les défo dres . **
•
Ou ne fe repréfente pas affez qu'en admini
tration , en légiflation , comme en mécanique
la mu'tip icité des rouages gêne les mouvemen's
retarde ou diminue l'effet , faute d'un plan rai-
AS
fonné fondé far hiftoire des faits , fur le rés
fultar des combinaifons , fur la fomme des moyens
moraox & phyfiques , an code fe trouve chargé
d'articles: dont les uns font deftinés à rectifier les›
autres. Il s'enfait une complication fufcepable de
commentaires , & l'exécution devient également
dffivile & Thalardeale . Les inconvéniens ” de
cette mature font infiniment graves dans la lé
giflation des fubftances , qui devient at usual
arfenal d'armes peurtrières , que faififfent tous les
partis. >>
you t
Préfilent de la repréfentation d'un grand
peuple , mont ezéque le grand art eft de faire
péu,, & que le gouvernement , comme l'éduca
tion, confiftes principalement à prévenir & à cm -1
pêcher le mal d'une mamère négative, pour laiffer}
aux facultés tout leur développement ; car c'eſt
de cette liberté que dépendent tous les genres
de profpérité . La feule chofe veut être que l'Affemblée
puiffe fe permettre fur les fubfiftances
c'eft de prononcer qu'elle ne doit rien faire , '
qu'elle fupprime toute entrave , qu'elle déclare
la liberté la plus rentière fur la circulation des
dentées qu'elle ne dérermine point d'action ',
mais qu'elle en déploie une grande contre qui
conque auchieroit a cette liberté. La gloire & lat
fûreté de la Convention me paroiffent attachées à
cet acte de juftice & de raifon , parce qu'il me'
femble que la paix & le bonheur de la nation én
dépendent , No
1 Après la lecture de cette lettre , dont l'Afemblée)
a ordon é l'impreffon , la délibération s'eft reportée
fur le projet de décret relatifaux émigrés . Pincus
articles ont été adoptés bo poena
ing Dumasdi , 20 novembre.
Le miniftre des aires étrangères fait pafler à
la Convention une lettre de l'ex-conftituant Malauer
, datée de Londres . Molouet , après avoir
remarqué qu'il ne peut être 20 fideré comme
'émigré , puifquil n'a quitté la Frar ce que le 18
feptembre dernier , peur fe rendre à Londres ou
Tes affaires Pappelloient , demande û eté & prorection
pour
Fiance y plaider la caule de
Louis XVI. La Convention a paflé à Pordre du
jour , en renvoyant la letreide Malourt au comité
d'aliénation , où il y a un regiltre ouvert , fur lequel
, fom portés tous les noms de ceux dont on
apprend l'émigration .
Dans un gouvernement libre , chaque citoyen
a le droit d'être éclairé fur la conduire d'un fonc
tionnaire public . Le général Dillon envoie fes
comptes imprimés à la Couvention nationale.
J'ai été mandé , dit -il , par le confeil exécutif
pour rendre compte de ma conduite dans cette
campagne , au moment cu je conduïfois une armée
victorienfe à la pourſuite des ennemis. J'ai
obéi à cet ordre , & j'ai rendu ce compte avec
la fimplicité & la vérité qui doivent former le caractère
d'un foldat républi & d'un homme
itéprochable, pe
Ou
Ee pofte de Biennes of Dillon a conftamment
arrêté les armées combinées , & repouffé leurs
attaques ; l'heureufe affaire d'Autrecourt qui
dé crmné fuite de 20 mille Autrichiens
Helois ; fon camp offenfif de Sivrey - la - Pesche
avec moins de 16 mille hommes contre so mille
voilà des faits que ce général pouvoit oppofer
ane injufte prévention . Cependant le confeil exécutif
lui a déclaré qu'il ne le rétablifoit pas dane
A 6
(-12\)
fon commandement , en lai offrant l'expectative
d'une honteufe penfion de retraite . Dillon qui
ne veut que juftice , demande que la conduite foit
examinée dans les comités de la Convention , en
exécution d'un décret du 12 octobre dernier ,, qui
paffant à l'ordre du jour fur les inculpations qui
Jui étoient faites , avoit ftatué que toute décifion
feroit ajournée jufqu'après le compte rendu par
le confeil exécutif. L'Affemblée a renvoyé la
pétition & le mémoire du général Dillon au sor
mité de la guerre , & l'a chargé d'en tendre
compte inceffammert.
Le comité des finances a fait rendre un décret
on faveur des fou: niffeurs ouvriers & autres
créanciers des ci - devant corps & communautés
eccléfiaftiques & laïques , fupprimés , dont l'objet
eft de porter jufqu'à la fomme de 800 liv. les
créances dont ils peuvent exiger la liquidation &
le paiement . Le comité des fecours a été chargé
de faire un prompt rapport fur les moyens de
pourvoir aux befoins des femmes & enfans des
citoyens qui font allés à la défenfe des frontières,
On fait lecture d'une lettre qui dévoile degrandes
friponneries ; elle eft écrite par les commiflaires de
la Convention à Lyon. La voici , car il faut que
tous les bons citoyens partagent l'indignation de
Affemblée, quand elle a appris que les trois quarts
des énormes dépenses fites pour le foutien & le
falut de la république , font devenus la proie de la
cupidité de quelques particuliers,
Lyon , 17 novembre , l'an 1et, de la république.
La tranquillité rège actuellement à Lyon ;
mais elle n'y fera durable qu'après le renouvellement
des corps admini tratifs . Nous ef é ons
que les nouveaux uferant de la force de Lux
( 13)
autorité pour maintenir le règne de fa pair.
Nous l'avouerons , les plus grands déforires ont
été tolérés , & même autorités par les adminiltrateurs
actuels. Les papiers publics nous ont eppris
que les citoyens Vincent & Benjamin vous
avoicut été dénoncés relativement aux marchés paflés
entre cux. Des citoyens de Lyon font venus
› nous faire des plaintes contre les fournifleurs , &
nous ont engagés à visiter le dépôt des fourni
tores pour l'armée des Alpes. Nous nous fommes
tran portés à ce magafin ; c'eft là que nous avons
découvert les plus affeufes dilapidations . Les
magafins font remplis de fournitures de la plus
mauvaise qualité . Pour vous mettre à portée d'en
juger vous- mêmes , nous vous faifons paffer fix
chemifes tirées du nombre de celles qui ont été
payées 7 , liv . 10 faus chacune. La toile dont
elles font faites cft plus groffe que la toile d'em
ballage. 2uod emmer
Quant à la fourniture des fouliers , dont le
citoyen Lajard , coufin de l'ex - miniftre , a été
charge , les trois quarts font on ne peut plus
mauvais . Toutes les conditions du marché ont
été violées . Vous vous étonnerez peut -être que
des fournitures auffi frauduleules aient pu entier
dans nos magaſins ; c'eft qu'on affure, que les vid
teurs ont été très - chèrement payés par les fournil-
(eu: s eux mêmes . »
сс
c
23:
Un
partie des fournitures
de chapeaux , eft
hors d'état de fervir ; un grand nombre de pièces
de dap ont été livrées fans qu'elles aient été
aunées . Il n'y a de comparable
à cette friponnerie
que celle de Vincent , qui n'a pas ſpéc. fié dans
le marché la largeur du drap; & ce qui eft
bien plus étrange encore , c'eft que la foumiflion
de Benjamin
pour ce marché eft du & cctobre,
84
que l'acceptation de Vincent , & lapprobation
de Montefquiou font du du même mois, Nous
n'avons pas besoin de vous faire des obfervations
fur cette fingularités les réflexions & l'in
dignation waillent d'elles- mêmes , & il est évident
que le com millaire de guerre & le fourniffeur
font des fripons . Nous avons provifoirement
fufpendu le commiffaire Vafe , convaincu d'avoir
prévariqué, & nous avons interdit le citoyen De
launay quina aflé expedier à mille ché
miles a fi mauvaiſes que celles que nous vous
envoyons Nous avons vu dans les magafins des
ballo , & nous avons penſé que les objets qu'ils
conecnotent pouvoient être d'une aufli mauvaife
qualité quedes autres , & nous en avons ordonné
la vifite ; nous nous félicions d'avoir pris ce parti ,
dar les experts nous ont affuré que k's trois quarts
des fo thiers qui y éro che renfermés avoient été
acceptés comme bons , quoiqu'ils euffent dié mis
à l'écapt . 55r
Le citoyen Lajarda encore d'autres ma
gefins à Montpellier ; quelque pemble qu'il foit
de trouver toutes les ramifications de ces fripouneries
, nous nous offrons d'aller nous - mêmes
les vérifier , fi vous voulez nous y autorifer.
Ce font les marchés qu'il faut révoir ; celuï relatif
à la fourniture de chevaux coûre 12 à 14 cent
mille livres . Nous penfons que ces prévatical
tours doivent être confondus avec les confpitafeurs
contre l'Etat , & punis comme tels . Sous
Fancien régime , les dilapidations étoient moins
audacieufe . Dans chaque fourniture , la hiérarchie
militaire eft une échelle de crimes . Commiflaire
des guerres , commiſſaire ordonnateur , fourniffeur,
état- major , général , tous ont volé la na
tion. Nous avons provifoirement remplacé les deng
(( x ))
commiffaires des guerres par deix citoyens de
Lyon .Nousespérons faire encore de nouvelles déa
couvertes ; nous vous en informerons dans howe
promière lettre . »
Signes , Very BOISSY DANGLAS 80 ALS &
QUPER.
Onolit enfuise une lettre du miniftre de la
guerres c'eft em (upplément à la confefhon géné‡
ratended fripons! ovunnet amor ) a firmos 9315)
?
Je fais paffer à la Convention nationale ;
éctic Pache , plurfears paires de foulers , de
chemifes , & de bas , fournis aux magaſins de
Strasbourg , par Jacob Benjamin , apportés par
Vienfen , maréchal - de camp dans l'armée da
Rhin & qui ont été réfufés par Thierry com
miffaire des guerres de cette armed selle verra
que des fouliers font d'une très mauvaiſe qua»
lité ; que les chemiſes font aufli groffières que
la toile d'emballage ; que les bas ne font qu'a
devx grainsy bau lieu d'être à trois ; mais ee
qui l'étonnera c'eft que de cachet " du miniftre
de la guerre , mis fur plufieurs de ces effets
pour les faire recevoir dans les magalins , pas
roit être un cachet "détaché d'une enveloppe de
bettres
*
,
" Iì n'y a eu qu'un cri pour demander la pu
nition des coupables , & pour affurer celle de
tous les fourniſſeurs qui ont trahi la foi pu
blique . Parmi les différentes propofitions qui
ont été faites-& qui routes tendoient à circon
venir les agioteurs , voici celles qui ont été
adoptées.
Les commiffaires de la Convention à Lyon
fe trasfporteront à Montpellier & dans tous les
endroits où il y aura des fournitures pour Par
mrớc du Midi , les vifiteront & décerneront des
1
3
(( 1967.)
mandats d'arrêt contre tout fourniffeur , commiffaire
des guerres qui aura paffé des marchés
frauduleux.
Il fera nommé une commiſſion de 24 membresqui
ſeta chargée d'examiner tous les marché,, &
de préfenter les moyens de fu pléer au défaut des
compilaites des guerres, jufqu'à ce qu'on ait
pourvu leur remplacement. Les membres de
cette commiffion feront renouvellés tous les mois
par moitié, ovan ) sifa " 32
L'Allembé porta enfuite des décrets d'accufation
contre les juif Benjamin , Vincent commilaire
des guerres , Vaſe commiffaire des
guerres , Delaunak ordonnateur , Lajard , coufia
de Fex miniftre Lajard
1 Un membre dénonce sencore , pour fraude
dans les marchés , le citoyen Gerderet. I lit
un procès verbal qui conftate que et fourniffeur
a livré des fouliers fendus en dedans &
doublés en carton , dans l'entre-deux. Gerderet
eft décrété d'accufation .
"
2
On s'est enfuite occupé de la loi fur les émigrés
. Plufieurs articles ont été décrétés. La difcuffion
a été interrompue par Karrivée du miniftre
de l'intérieur qui eft venu apporter à
la Convention nationa'e plufieurs cartons rempls
de p piers , gei , par leur nature , & par le
lieu où ils ont été ouvés , lui ont paru d'une
trẻ, grande importance . « Je crois , a-t- il dit ,
qu'ils font propres à jetter un très - grand jour,
fur les évésemens, du 10 août , far la révelu,
tion entière , & fur les perfoonages qui y ont
joué le plus grand rôle . Piufieurs membres de
l'Afemblée conftituante & de l'Aſſemb`éz lég (- ·
lative paroissenty êre compromi ils se ferment
des correſpondants, de M. Laporte & de plu(
17 )
fieurs autres perfonnes attachées au Roi ; il y a
même des lettres originales du ci devant Ro ,
& une immer hebde projets för fa garde , fur
fa maifon , fur les armées , & de combinaiſons
de toute espèce , relatives à la révolution .
J
* Si des pièceszifen fullent trouvées dans les
appartemens des Teileries , je les aurois remifes
à vos commiffaires ; mais eles m'ont paru devoir
être détachées des autres , par leur impor
tance, Elles étoient dans un lieu particulier ,
fecret , que fi la perfonne de Paris qui en
avoit connoiſſance ne l'eûr indiqué j «il cût été
impoffible de les découvrir. Elles étoient der
rrère un pan cau de lambris , dans un trou
pratiqué dans le mur , & fermé par une porté
de fer eft l'ouvrier qui l'avoit fait qui d'en'
a fait la déclaration . J'ai fait ouvrir ce matin
cette armoire , & j'ai parcouru rapidement ces
papies. Je crois qu'il eft important que l'Affemblée
nom ne une commiflion expreffe pour
en prendre connoiffance, d
La Convention a décrété que certe commifent
fron feta formée au fort , Ï&\que für- le champ ?
Jassfecrétaires, conjointement avec le miniftre ,li
numéroteront & paraphernt fan's défemparer
les pièces.
ཧི
ས་
Du mercredi , 21 novembre.
Voici un fait bien propre à faire connoîtretoute
l'iniquité & labudite du gouvernement )
de Rome, On favoit que depuis long- temps les
François patriotes y étoienr vexés & perf cutés
de mille manières ; mais an ignproit juſqu'a quel i
paint la raiſon & l'humanité participoient à ces }
ourfages.realy , M
Les citoyens Rater & Chinard ; rentrant chez
r&
7
eux, dans la nuit du 22 au 23 feptembre, furent
affaillis par des sbires , qui les garostèrent & los
conduifiant dans les pilons du gouvernement.
Peu de jours après , on fir calever divers mo
dèles de Chinard , ainfi qu'un , chapeau, orné,
dane cocarde nation , mais , qui ne pertoit
que chez lui. Les groupes fails font i la liberté »
coyronnant le génie de la Frances Jupiter ,
foudroyant l'ailtocratie , & la religion aflife ,
foutenant le génie de la France dont les pieds:
Palent fur des nuages , & dont la tête , ornée
de rayons , indique qu'il eft la lumière du mon
de. Eh bien le gouvemement a répandu danar
le public que Chinard, avoit outrage la rel
gians qu'elle étant foulée aux pieds ar&tch On a
transféré les deux prifonciers au château Stants
Ange , & à , l'inquifitiont inftruir, leur procès, a
Qa, ne patie plus que de Chinard & le bruisɔ
court que Raten oft mort Umami des deux
divenys reçut ordre de fe trouver à dinquihuon
le 16 octobre. Il y fat menace de la galère , s'ilɔ
netidépofois comme les autres témoins qui
charged nt -Chinnpd3311, eut certe foibleffe , & 3
il napene fortir de Romo pijnréclamer. Mais !
up des élèxtes dus kcélèbro pleintrą David, memanbre
de la Convention nationale , qui fe trouvoit
à Rome à cette époque , en partit précipitamment
11
fe retirer à Florence ; & c'eft de- là , qu'au
nom de tous les patriotes qu'il a liffés gémilfane
fur le fort de leurs fères , il adreffe des
réclamations à la Convention 2 nationale. *
L'Affemblée a décrété que de miniftre des af- !
faires étrangètes prendroit connoiffancer de toesb
faites un jogi di 3 al 14
*
Briffot , au nom du comité diplomatique , faitu
un rapport (as Ice négociations qui ont eu hen
( 19 )
entre le général Montefquiou & la république
de Genève . Il en fuit les progrès & en donne
le réfu❜rar.h j ཊྛི
Les magiftrats de Genève accordent faveur
& protection aux émigrés , la France fe tait g
les magiftrats fe font camprendre dans la neu- )
tralité d'Arau , qui n'étoit qu'une acceſſion mal
déguifée à la coalition couronnée la Frances
fe tait encore . Ses armées entrent en Savoie ,
& les magiftrats de Genève ,appellent les fuiffest
dans fon fein . Ils croyoient alors aux conquêtes)
des Pruffiens ; les Piuffiens font repouffés , les
magiftrats Genevois demandent à régocier, La
république Françoife le borne aldemander l'évacuation
des troupes fuiffes , mig bìikil azda com
2
7
I
On chicane on cite les traités , mais ces !
traités condambert Genève ; las magiſtrats.con- }
fentent à l'évacuation , mais ils demandent que
les troupes: Françoifes n'entrent point dans leurs
murs ; le général le promer on ne fe contente ›
pas de fa promeffe , on veut une ratification [
1 pouvoir exécutif ; il la donnel ; on defites
un décretsde dai Convention , elle to read.
famble queroutes lesdifficultés font applanies, que
les fuiffes vont évacuer point du tout." On³
imagine de nouveaux prétextes , on feint d'avoir
befoin du concours des cantons de Berne & de
Zurich & des repréfentans du corps helvétique.
On demande ce concours à ces derniers , & ils
répondent que les troupessont marché à la réquifition
des Genevois , qu'elles fortiront à leur
première réquifition . Oå infifte encore. On de- ^
mande à ces représentans leur avis fur la gar
nifon qu'ils veulent former à Genève . Les repréfentans.
répondent que cotte gainifon ee les
regarde point. Les aristocrates Ge..evois ont re(
20 )
cours à d'autres rufes ; ils cherchent à foulever
le cabinet britannique , & ils parviennent par
leurs intrigues à le faire expédier un miniftre
plénipotentiaire , qui vient les affurer que la
comonne d'Anglete ré prend part à leur fitua
tion & approuve leurs me fures , maar ligela
Toutes ces maroeuvres ne fervant pas encore®
aflez le defir des aristocrates Genevois , ils em
ployèrent le crédit qu'ils avoient auprès du général
Montefquiou , dont les difpofitions leur
étoient bien connucs pour lui' dicter un traité
qui rempliffoit parfaitement leur but
Quel étoit ce but ? Briffor Pexplique . Trois
partis divifert lés efprits à Genève . Les ariftoc
ates héréditaires , qui farmèrent en 1782,7
la malle du parti négatifs les citoyens & bourgeois
, qui compofèrent à cetre époque le parti
représentants & les natifs & autres fujets qui
n'ont point de part à la loi , laquelle eft faite ,
en apparence en confet général par les deux
premiè es clases , & dans la réalité par le grand:
& le petit copfeilo' all pak OXY “TOVÉ
left très-vrai que la révolution françoiſe a
réuni les deux premiers partis , mais s'il y a eu ?
concert entre les négatifs & les repréſentans , c'eſt
que chacun de ces deux partis vouloir défendre ,
contre les légiflateurs , lon ariftocratie refpe&ive.
C'eft pour enchaîner ces égalifeurs , natifs , patriotes
, ou fans- culottes ; qu'on avoit appelé les
Suiffes dans Genève . On craignoit que l'approche
des troupes farç ifes ne favorisât le développement
de leurs principes , & ne les portât à l'infur
rectional wit
Voila l'efprit qui a dicté les clauſes déshonotantes
du premier traité du 22 octobre. Il a reçu
( 21 )
des modifications par l'acte du 3 novembre ; mais
cé dernier traité contient encore des difpofitions
incompatibles avec la digos é du peuple françois,
qu'il eft impoffible de laifer fubfifter . La d plo
marie françoife , dit Briffot , doit enfia revêtir
les caractères de rotre évolution ; elle doit être
franche , loyale & fière ; la fimplicité , le laco
rifme , la clarté , doivent conftituer notre
Style: diplomatique rien d'équivoque uni
d'inutile ne doit embarraffer nos traités . De quei
s'agit-il entre Genève & nous ? Genève ab, pat
tine injufte défiance , si contre la teneur des
traités , fait entrer 1,600 Sufles dans les murs .
Nous en demandous la fortie . Genève demande
de fon côté que nous refpections fa neutralité,
fon indépendance; nous y confentons . A ces deux
conditions , la paix doit être rétablie comme par le
pasé.
Briffot termine fon rapport par la lecture d'un
projet de décret , hui a été adopté. Levaici
er
« Arr. I. La Convention nationale autorife
Je confeil exécutif à requérir que l'évacuation des
troupes Suiffes de Genève foit confommée le
21 décembre prochain , moyennant laquelle évacration
les troupes Frar çifes refpe &teront la neutralité
& l'indépendance du territoire Genevois ,
& l'évacueront fi elles l'ont occupé.
II . La Convention nationale paſſe à l'ordre
du jour fur l'acte du 2 novembre para sabə
On fait lecture de l'opinion de Thomas Payne
fur le procès du Roi . Thomas Payne envisage
Louis XVIcomme le comp ice d'une confpiration
urive: felle , qui menaçit non - feulement la li
berté Françoile , mais encore celle de toutes les
nations. Il le confidère comme un accufé dont
le procès peut conduire tous les peuples à con((
122)
1
noître & ' à décefterleofystême de la monarchie ,
les complo & les intorgues de leurs prop es
courn , caftylons ce point de vue qu'iropine
àjuger Louis XVI. No of a
-
9
Les defponés Européens , dit Thomas Payne,
ont formé des alliances pour maintenir leur au
tonté respective , & perpét ser l'oppreffion des
peuples ; c'est le but qu'ils fe font proposé en fai
fant use rinvafion furste tersiroirenFrançois. I's
craignent .l'effet de la révolution de France au
fem de lourpopre pays. La France a doja vaincu
deurs armées , mais il lui refte à fonder les détails
de la confpiration‚à découvnire à placer fous
des yeux de l'univers cas defpotes qui ont eu l'infanie
d'y prendre part , & l'univers attend d'elle
rebate de juftice ,my code
Des députés de l'Affemblée nationale des Ablobrogs
font introduits dans l'intérieur de la
falle. Chargés par cette aflemblée d'apporter les
vænx devtous les Savoifiens à la Convention nasionale
de France , & de hi exprimer les fedtimens
de reconnoiffance dont ils font pénécé pourda li
berté qu'elle leur a as portée , ils viennent s'acquir
ter de leur miffiom. Dès que les troupes françoifes
fe furent retirées pour fe porter vers Genèveɔ, -
on convoqua une affemblée générale du peuple .
Toutes les communes , au nombre de 655 furent
fpontanément allemblées . Elles nommèrcat chacuac
un député pour le rendre à l'Aſſemblée générale
qui cut lieu à Chambéry Nel 11 octobre
dernier. La première opération de cette affemblée
générale fut de vérifier fes pouvoirs. Iken
-réfulta que, dans la province de Carrauge , compolée
de 64 communes , 42 ont voté pour la réunion
à la république Françoife ; que 21 ont
donné des pouvoirs illimités à leurs députés , &
( 23 )
qu'une feule d'a pas fait connoître fes fentpondo
le tab of mor mens.co༢ )
Toutes les communes de la province de
Chablais , au nombre de l65 , ont unanimement
manifefté leur defir d'être réunies à la nation Franfoife.
Celles de la province de Faucigny, au nombre
de 79 , ont toutes émis un pareil veeu . Les 116
communes de la province du Guavois; les 63
communes de la province de Maurienne ; s
204 communes qui compofent la province de
Savoie , dont émis les même vom Une feule
parmi ces derniers a defiré une épublique par
ticulière.Dermos siab chog i sldr 201
› Des 62 communes formant la province oder la
Tarentaift , 13 ont voté pour l'incorporation àla
république françoiſe.
7
En attendant squerda Convention pationale de
Francex eût prononcé fur deur demande , l'Afemblée
nationale crut qu'il étoit important
dezcocet proinptement da fouveraiocté du peuple
Savoifien , Son premier dée et fut l'abolition de
là royamé . Ele décréta ènfuite une adreſſe à la
Convention de France , dans laquelle font ext
primés les fentimens de tous les Allobroges
ce Vous nous avez laiffés les maîtres , difent- ils ,
de nous donner des loix , nous avons agi . La
nation Savoifienne , après avoir déclaré la déchéance
de Victor Amédée & de ſa poſtérité ,
s'eſt déclarée libre & fouveraine . C'eft du fein
de cette Affemblée qu'eft émis le voeu unarime
d'être réunis à la république Françoife , non par
ane fimple alliance , mais par une union indif
foluble , & formant partie intégrante de l'Empire
François . »
2
1
Après la lecture de cette adreffe , les députés
( 24 )
fort connoftre les pouvoirs quils ont reçus de
l'Affemblée nationale des allobroges , poor fol
liciter l'acte folemnel de leur adhéſion à la république
Françoife . Ils font enfuite le récit de
leurs premices travaux. Tous les pouvoirs.conf
titués , du ci- devant fénat de Chambéry , vio
rent reconnaître la fouveraineté de la nation Allobroge
& les pouvoirs de fon affemblée reptére ra
tive. On invita le fénat à continuer fes fonctions
Il prêta le ferment d'être fidèle à la liberté ,
d'égalité Les ci- devans intendans les pierres ;
les moires même vinrent tous à la barre
prêtèrent le ferment, bacisinshas
?
L'Afemblée nationale éteit compofée de plus
de 600 idéputés ; elle reconnut qu'elle étoit
trop nombreuse pour adminiftrer. En conféquence
, après avoir décidé que quatre de fes
membres , iroient préfenter à la convention
de France fareconnoiffance & fes voeux , elle
compofaunodomité d'adminiftration dont les
membres furent choifis dans fon fein , & elle fe
féparables out to alb Tamorg san
1. Le préſident de la Convention nationale répond
aux députés Savoifiens. Il les félicite d'avoir
brifé leurs fers ; il leur retraces les avantages de
la liberté. La majeure partie du genre humain
n'eft efclave , difoit an philofophe , que parce
qu'elle ne fait pas dire , non . Eftimables Savoifiens
, vous avez dit non , & foudain la liberté
aggrandiffant fon horifon , a p'ané fur vos mons
tanes... Tous les hommes ne lont- ils pas frères ?
Celui qui parcourt des régions lointaines peut il-
Mencontrer un homme ; fans être en familles
moins qu'il ne rencontre un rei ? c
« Perfuadés que pour les peuples , comme pour
les
725 )
les individus , les vertus font la fource de toute
pofpérité , développons , vivifions cette juftice
univerfelle qui trace aux nations l'étendue de
leurs droits & le cercle de leurs devoirs ; que nos
bras s'étendent vers les tyrans pour les combattre ,
vers les hommes pour les embraffer , vers le ciel
pour le bénir. »
Nous regrettons de ne pouvoir rapporter ici ce
difcours tout entier ; car c'eft , comme l'a dit
un député , le manifefte de tous les peuples contre
les Rois . A ce moment l'Affemblée s'eft levée, un
cri unanime : vivent les nations ! s'eft fait entendre.
Les députés Savoifiens fe font avancés vers
le préfident qui leur a donné le bailer fraternel .
On crioit de toutes parts : aux voix , la réunion !
Qu'ilsfoient nos frères à jamais ! Le préfident fe
difpofoit à recueillir les fuffrages , lorfque Barrère
a tempéré ces mouvemens d'enthoufiafme .
en repréſentant combien il feroit imprudent de
prononcer fans examen , fans difcuffion fur une
reunion qui tient à une foule de rapports politiques
& moraux , à la fouveraineté des peuples ,
à l'état diplomatique de l'Europe , aux progies
de nos armes à l'intérêt national , & fur-tour
à l'intérêt de la Savoie.
L'Affemblée s'eft rendue à ces obfervations ,
& elle a ajourné à lundi prochain la difcuffion
fur cette queftion . Elle a , de plus , ordonné
l'impreffion dans toutes les fangues , des difcours
prononcés par les députés , des pièces qu'ils ont
déposées fur le bureau , & de la réponſe du préfident
de la Convention nationale.
Des difficultés s'étoient oppofées à la prempte
exécution du décret d'accufation , porté contie
l'ex-miniftre Lacoste. L'Affemblée a voulu s'en
faire rendre compte. Les miniftres ont comparu
No. 4& 1. Décembre 1792. B
1.26 )
1
& une
que
del
colifton
, il a été décrété
,
le de la juftice , feroit
feul chargé de l'exécution des décrets d'accuſation
, & que ces décrets lui feront toujours envoyés
féance tenante .
Le miniftre des affaires étrangères a communiqué
un arrêté du confeil exécutif , concernant
la libre navigation de la Meuſe & de 1 Efcant.
Dujeudi , 22 novembre.ang
1
Cette féance s'eft ouverte par la lecture d'une
adreffe de la fociété de Londres , dite des amis
de la révolution de 1688 , à la Convention, & La
foi qu'on vous a donnée de garder la neutralité ,
difent-ils , eft celle de la nation & nous fommes
bien perfuadés que nos miniftres n'oferont pas
badiner avec elle ; cependant , comme nous ne
pouvons pas répondre des évènemens qui ne
dépendent pas de nous ; cette fociété , compofée
de plufieurs milliers de négocian , d'artifans , de
manufacturiers & de toute espèce
qui favent qu'ils compofent le corps le plus utile
& le plus nombreux , & forment avec ceux de
la même claffe , la force & la puiflance d'un
état , vous prie d'être affurés , que fi cette foi ,
ainfi fo emnellement engagée , venoit à être
rompue par perfidie , nous regarderions cet acte
comme une déclaration de guerre contre nos
propres libertés ; & os emploîrions toute l'influence
que nous avons , & tous les moyens
légaux qui font en rotre pouvoir pour arrêter
le bras qui feroit levé contre vous , & pour
détou ner le mal auquel on auroit vifé , avec
Te même zèle & la mê.ne ardeur que s'il nous
Seût été adreffé à nous- mêmes. »
4
Un membre du comité de législation a fait
1. 2.1 .
( 27 )
un rapport Cur la pétition de la citoyenne Egathe
préfentée hier à la Convention , par fon pères
« Ma fille , avoit il dit , âgée de Iscans , eft
paffée en Angleterre au mois d'octobre 1791 .
avec fan inftitutrice & deux de fes compagnes
d'étude. Le motif de ce voyage étoit de la for
tifies dans l'étude & fur- tout dans la prononciation
de la langue angloife. Un autre motif
a été la fanté foible de ces enfant, qui avoit
befoin de prendre des eaux qui lui étoient in
diquées comme très-falutaires. Il eft impoffible
faus sous des sapports d'envisager le voyage de
ma fille comme une émigration.
Le rapporteur a préfenté un projet de décret
qui , évitant une exception personnelle pour la
citoyenne Egalité paffoit à Bordre du jour mo
tivé fur ce que ceux qui font fortis du ter
ritoire de la République pour commencer ou per
fectionner leur éducation on fe livrer à l'étude
des fciences , ou desparts , ainsi que leurs inftituteurs
, ne peuvent être conſidérés comme émigrés,
namoolium91 8. 115/120)
Camus a demandé la queftion préalable. Il
vouloit que l'on fit une loi générale qui établit
le mode d'après lequel chacun le pourvoiroit en
demande d'exceptions , Delaunay envétendant ces
vues a développé un moyen qu'il croit le feul
fuivre pour être jufte fans expofer la sû eté
publique. C'eft de former un juré spécial qui ,
fur les demandes préfentées dans l'efpace d'un
mois pour l'Europe , foit au tribunal , foit au
réfident françoise du pays de leur retraite , qui,
en référerasau tribunal , prononce fi l'émigré a
eu
ou n'a pas eu des moufs perfonnels &
légitimes de fortîrode France , ou dé, n'y pas
reptrer à temps en el ma
B 2
( 28 )
Cette difcuffion a été interrompue par la cés
ture d'une lettre du général Biron. I demande
une exception à la foi des émigrés , en faveur
de fa femme , qu'un inftant d'aveuglement
& de délire , dit-il , condamne pourtoujours
P'exil.
La Convention ne pouvant faire d'exception
perfonnelle fans bleſſer la juſtice , a paffé à fordre
du jour fur la demande du citoyen Egalité & du
général Biron. Elle a chargé en même temps le
comité de légiflation d'examiner le projet préfenté
par Delaunay , & d'en faire promptement
le rapport.
2
Un des membres de la commiffion des douze ,
chargée du dépouillement des papiers trouvés aug
Tuileries , annonce que la lecture de ces pièces
Fa convaincue qu'elle devoit lancer un mandat
d'arêt contre le citoyen Dufresne St. Leon 1
directeur de la liquidation faire appofer le
fcellé fur les papiers ; ce quiba été exécuté. La
Convention a décrété que le pouvoir exécutif
feroit chargé de pourvoir au remplacement de ce
fonctionnaire. Poet
3
Le miniftre de la guerre fait paffer à l'Affem "
blée plufieurs lettres du général Dumourier. Une
feule est devenue l'objet d'une diſcuſſioh . Dưỡ
mourier demandoit d'être autorifé à påſfer ſeul y
par le miniftère du commiffaire Malus, tous les
marchés néceffaires pour l'approvifionnement des
armées employées dans l'expédition de la Belgique
, & tels traités qui leur paroîtront les plus
avantageux pour affurer le fervice du numéraire ,
indifpenfable pour la folde & les dépenfes de
l'armée.
Cette demande étoit inadmiſſible . D'après les
loix actuelles , les marchés ne peuvent être paſſes
8 29
que par les commiffaires - ordonnateurs qui font:
indépendans des généraux, mais qui font obligés
de livrer, à leur réquifition , toutes les fournitures
néceffaires à la fubfiftance des troupes.
·
Cependant qu'a - t - on fait ? Cambon l'a dit.
Le commiffaire ordonnateur , le contrôleur &
le paycus , nommés par le miniftro , ont été laiffés
dans le département du Nord. One s'en eft déw
barraffé lors de l'entrée de l'armée Françoife
dans la Belgique. Malus , Petit-Jean , & l'abbé
d'Espagnac qui veut devenir l'ordonnateur général
des finances de la nation , ont fuivi l'armée, »
Et voulez vous favoir , a dit Cambon , quel
eft , ce Petit-Jean ? C'eft un ancien agent de la
trésorerie , qui , dans fes comptes de l'année
dernière , a été en défaut de 35,000 liv . qu'il a
volées à la pation , ma
Voulez- vous favoie quelle foron peut donner
au commiffaire- ordonnateur Malus ? I a pafé
avec l'abbé d'Espagnac un marché pour louage
de mulets , d'après lequel chaque mulet rappor
tera au fourniffeur 2400 liv. par an .
7178
Voulez - vous favoir quel eft cet abbé d'Efpagnac
?....... On pouvoit difpenfer Cambon
d'achever, La Convention nationale , après avoir
entendu différens faits qui fe font accumulés fur
la tête de ces trois agens , a décrété qu'ils fe
roiens traduits à la barre , pour rendre compte.
de leur conduite.
Le citoyen Delportes avoit été inculpé dans
une des précédentes féances ; le miniftre des affaires
étrangères qui rend compte de fa con
duite , affure qu'il ne s'eft pas rendu coupable
de la démarche dont on l'a accufé , & qu'on ne
peut lui reprocher que le tort de ne pas fe ienfermet
dans le cercle de fes fonctions , & de
B3
( 30 )
Sabandonner trop légèrement au defir de paroftre
atile. Foli.
Du vendredi , 13 novembre
231
La commune de Marfeille avoit adreffé à la
Convention nationale une pétition par laquelle ,
elle demandoit une avance de 2,200,000 li.v;
pour payer les bleds qu'elle a acquis dans Fettánger.
Les comités d'agriculture & des finances
chargés d'en faire le rapport , propofolent an
jourd'hui à l'Affemblée d'accorder cette fomme
à la commune de Marſeille , à titre de prêt.
Après quelques débats , il a été décrété que le
miniftre de l'intérieur fera tenu de fe fubroger'
dans les marchés, paffés en Italie par la commune
de Mapfeille..tha 13995
INGS US
Une lettre des commiffaires de la Convenid
à Lyon , donne de nouveaux détails fur les abus
& ics vices de toutes espèces qui le font introduits
dans Padminiftration militaire ,
pour
partie des fubftances . Les comités militaire &
de la guerre font chargés de préfenter , dans trois
jours , un projet de loi contre les foutailleurs
infidèles ..
1Affem
Par un
décret
du 8 octobre
dernier
,
9109
blée ordonnoit
au miniftre
de la juftice
de faire 98-9151
£1
transférer
dans
les prifons
, toutes
les perfonnes
juridiquement
accufées
, & qui n'étoient
détenues
.
que dans
des maifons
particulières
, Ce miniftre
eft venu
rendre
compte
de l'exécution
de ce décret.
Mais
faute
de renfeignemens
, il n'a
découvrir
tous
les lieux
ou le pouvoir
arbitraire
a caché
les victimes
. Tallien
a dit qu'il
exifte
dans
Paris
unc
multitude
de ces mailons
nues
fous
le nom
de penfions
bourgenfes
, ou
l'on
tient renfermées
une foule
de perfonnes
arcon(
31 )
$
rêtées en vertu d'ordres arbitraires . Barrère a
raconté qu'étant dans l'Affemblée conftituante ,
membre du comité des lettres - de- cachet , il reçut,
des différens miniftres , un grand nombre de notes
fur ces maifons d'arrêt , qui n'offroient extérieurement
que l'afpect des maifons particulières;
que les papiers de ce comité , déposés aux archives
, contiennent fur cet objet des renseigne
mens précieux .
·D'après ces fais , la Convention a décrété
que le miniftre de la juftice fe fera délivrer l'état,
de toutes les maifons , quelles qu'elles foient , &
qui font fituées dans les différens départemens
où il y a des détenus pour démence , fureur
qu toute autre caufe , ainfi que des p: ifonnes qui
Y font détenues , de la cauſe & de l'époque de
leur détention. A cet effet , le garde des archives
de la république remettra au miniftre de la juftice
les pièces qui ont été déposées auxdites arch ves
Rar le comité des lettres - de- cachet de l'Aſſemblée
conftituante ..
Le miniftre de la guerre annonce que Lanoue
décrété d'accufation , a été conftitué prifornier le
4 octobre dernier , & que ce heutenant général
a été uranimement dé hargé d'a :cufation par le
yibunal criminel .
La Convention avoit entendu , il y a d'jà
long - temps , la lecture d'un projet de d'cret relat
f à la vérification & au recouvrement des
com tes auriérés des villes . Ce projet de décret a.
été reproduit , & adopté fans difcuffion ,
Cambon a dénoncé au nom du comité des figances
. l'adminiftration de diltrie d'Arles comme
employant à des dépenfes locales le produit des
impofi ions i directes du diftrict. Après quelques
débats , il a été décrété que le receveur da diftrict
B +
( 32 )
d'Aries verfera à la tréforerie nationale tous les
fonds qu'il a reçus , fauf fon recours contre les
adminiftrateurs qui auroient figné ou expédié des
ordonnances de paiement pour dépenfes locales.
On a repris la difcuffion fur la loi des émigrés.
Dufamedi 24 novembre.
Voici ce qu'un membre de la Convention , arvant
de Nice , dit des défordres dont cette ville
a été fouillée , & qu'on a imputé à des François.
Lorique le général Anfelme a paffé le Var a la
rête de 3000 hommes , il y avoit à Nice 8000
hommes de troupes Sardes & 5000 émigrés . Tout
ce monde s'enfuit à la nouvelle de l'approche de
l'armée françoile. Pendant l'intervalle de fon
arrivée & de la fuite des troupes , des gens fans
aveu , de la ville même de Nice , le font portés
aux maifons qui avoient été occupées par les
émigrés , & y ont commis toutes fortes d'excès .
I peut fe faire qu'ils euffent entraîné quelques
foldats , mais il eft certain que les violences ont
été commises avant l'arrivée d'Anfelmc.
Le confeil général de la commune de Lyon
avoit pris , le 10 de ce mois , une délibération
poitant qu'il feroit ouvert un emprunt de trois
millions , par voie de foufcription , & fans intérêt
pour être employés à l'achat des grains
néceffaires à l'approvifionnement de cette ville
&
que le déficit qui résulteroit des frais de régie &
de la difference du prix de l'achat à la vente feroit
rempli par une contribution extraordinaire , qui ne
portetoit que fur les citoyens aifés .
Le comité des finances à qui cette demande a
été renvoyée , a penfé unanimement qu'elle devoit
être accueillie . En conféquence ilf a propoft &
l'Allemblée a adopté , par un décret , un mode
( 33 )
de contribution , pour remplir le déficit , qui ne
portant que fur les citoyens ailés , les atteint
dans une proportion croiffance en raifon de leurs
fortunes.
Le corps municipal de Paris avoit préfenté une
pérition par laquelle il expofoit l'impoffibilité de
continuer fon adminiftration avec le petit nombre
de membres auquel il eft actuellement réduit . Sur
la propofition du comité de légiflation , l'Aſſemblée
a décrété que les fecions de Paris nommeront
dans trois jours , à compter de la publication du
préfent décret , 132 citoyens qui , avec les 12
municipaux actuellement en exercice forme: ont
coafeil général de la commune & le corps
municipal , provifoirement & jufqu'au renouvellement
définitif dércétés par la loi du 19 feptembre
dernier.
Une lettre du miniftre de l'intérieur à la Convention
, lui préfente des vues fur la deftination
des ci-devant châteaux des émigrés. Les
loix fur la vente des biens des émigrés , ont fa
gement voulu qu'ils fuffent divifés en autant
de parties qu'il feroit poffible . Les châteaux formeront
donc prefqu'un lot , & ce lot fe vendra
mal parce que ces bâtimens fomptueux & immenfes
ne converoient au propriétaire qu'autant
qu'il y joignoit des poffeffions confidérables . Il
conviendroit d'en vendre les matériaux en détail
, & cette vente s'eff.ctueroit fans dépense
& fans confufion , en chargeant les acquereurs
de la démolition & en divifant les bâtimens par
parties , bien diftinctes & féparées . On auroit
alors pour enchérifleurs tous les nouveaux acquerreurs
qai , jaloux de fe faire une habitation
dans leurs nouvelles propriétés , jonche-
Lont ces campagnes de maifons utiles , riaates
B
L
( 34 ) 11900s ob-
& commodes , nées des coloffes qui ont filong
temps pefé fur la France, moto & 939 206b
Sur la motion de Couthon , l'Affemblée a décrété
qu'elle s'occuseroit deux jours pat (emaine ,
le mercredi & le famedi , de la dfcuffion fur
le procès du i devant Roi .
Manuel annonce à la Convention que Line
det évêque d'Evreux , s'eft marié . Il voul; it
qu'on en fit mention honorable ; mais Affemblée
a paffé à l'ordre du jours ,
fur Robleya ,
tion de Prieur qu'on ne doit pas de recon oifs
fance à qui ne fait que fon devoir de citoyen.
Que'q es articles de la loi des émigrés, out été
décrétés.
Fin de la Loi qui détermine le mode de conflater
l'état civil des Citoyens; du 20 Septembre
1792 , l'an quatrième de la liberté.
SECTION 2II.
Publications.
人
Art. I. Les perfonnes majeures qui voudront
fe marier , ferot tenues de faire publier leurs
promeffes réciproques dans le lieu du domic le
actuel de chacune des parties. Les promeffes des
perfonnes mineures feront publiées dans celui de
leurs pères & mères , & fi ceux - ci (ont morts
ou interdits , dans celui où fe fera tenue l'affemblée
de famille requife pour le mariage des
mineurs.
«II,Le domicile relativem at au mariage , eft
( 35 )
fixé par une habitation de fix mois dans le même
licu . »
« III. Le mariage fera précédé d'une publication
faite le dimanche à l'heure de midi , devant
la porte excérieure & principale de la maifon
commune , par l'officier pubic 1: mariage
pourra être contracté que huitjours apès cette pu
blication, n
ар
ne
« IV. Il fera dreffé acte de cette publication
fur un regiftre particulier à ce defti é ; ce regiftre
ne fera pas tenu double , & fera déposé,
lorfqu'il fera fini , aux archives de 11 munici
pal té.
сс « V. L'acte de publication contiendra les
prénoms , noms , profeffion & domier'e des futurs
époux , ceux de leurs pères & mères , & Is jour &
heure de 11 publication . Il fera figné par lofficier
public
VI. Un cxtrait de l'acte de publication fera
affiché à la po te de la maifon commune , dans
tabl an à ce deſtiné . „
un
« VII. Dins les villes dont la population excède
dix mille ames, un pareiltableau fera en outre
cé fur la principale porte du chef 1 des
fections far lefqueles les futurs époux habite-
SECTIION III.
Oppofitions.
Art. 1. Les perfonnes dont le confentement
eftrequis pour les mariages des mineurs , pourront
feules s'y oppofer.
ود
« H. Sero téglement regues à former oppo
fition aux mariages , foit des majeurs , fitdes mi-
B 6
( 36 )
neurs , les perfonnes déjà engagées par mariage avec
l'une des parties . "
III. Dans le cas de démence des majeurs ,
& lorsqu'il n'y aura point encore d'interdiction
prononcée , l'oppofition de deux parens fera admife
. »
IV. L'acte d'oppofition en contiendra les
motifs , & fera figné par la partie oppofante ,
ou par fon fondé de procuration spéciale , fur
Poriginal & fur la copie. I fera donné copie
des procurations en tête de celle de l'oppofition. »
V. L'acte d'oppofition fera fignifié au domicile
des partes , & à l'officier public qui mettra fon
vifa fur l'original ,
*
"
« VI. Il fera fait une mention fommaire des
oppofitions par l'officier public , fur les regiſtres des
publications. »
сс VII. La validité de l'oppofition fera jugée
en première inftance par le juge de paix du domicile
de celui contre lequel l'oppofition aura
été formée ; il y fera ftatué dans trois jours.
L'appel fera porié au tribunal du district , fans
que les parties foieat obl gées de fe préfenter
au bureau de conciliation ; le tribunal proroncera
fommairenent & dans la buitaine . Les
lais , foit pardevant le juge de paix , foit
pardevant le tribunal d'appel , ne pourront être
prorogés , "
« VIII. Une expédition des jugemens de mainlevée
fera remife à l'officier public , qui en fera
mention en marge de ceil : des oppofitions fur le
1egiftre des publ catis s . »
IX. Touces oppofitions formées hors les
cas , les formes , & par to ites perfonnes autres
que celles ci - deffus défignées , feront regardées
comme non avenues , & l'officier public pourra
( 37 )
paffer outre à l'acte de mariage ; mais dans les
cas & les formes ci - defus fpécifiés , il ne poutra
paffer outre au préjudice des oppofitions , à peine
de deftitation , de 300 liv . d'amende , & de tous
dommages & intérêts . »
SECTION IV.
Desformes intrinsèques de l'acte de mariage.
« Art. I. L'acte de mariage fera reçu dans la
maiſon commune du lieu du domicile de l'une des
parties. a
לכ
II. Le jour où les parties voudront contracter
leur mariage , fera par elle défigné , &
l'heure indiquée par l'efficier public chargé d'en
recevoir la déclaration .
III. Les parties fe rendront dans la falle pu
blique de la maifon commune , avec quat.etémoins
majeurs , parens ou non parens , fachant figner
s'il peut s'en trouver ailément dans le lieu qui
fachent figner.»
« IV. fera fait lecture en leur préfence ,
par l'officier public , des pièces relatives à l'état
des parties & aux formalités du mariage , tels
que les actes de maiffance , les confentemens des
pères & mères , l'avis de la famille , les publications
, oppofitions & jugemens de main levée. »
« V. Après cette lecture , le mariage fera
contracté par la déclaration que fera chacune des
parties à haute voix , en ces termes :
Сс
Je déclare prendre ( le nom ) en mariage.n
VI. Auffi - tôt après cute déclaration faite
par les parties , l'officier pubi , en leur préfence
& en celle des mêmes témoins , prononcera ,
au nom de la loi , qu'elles font unies en mariage,
»
& VII. L'acte de mariage fera de fuite dreffe
par l'officier public ; il contrendra , 1 ° . les prénoms
, moms , âge , lieu de naiffance , profeffion
& domicile des époux ; 20. les prénoms , noms
profeffion & domicile des pères & mères ;
3 °. les prénoms , noms , âge, profeffion , domiift
des témoins , & leur déclaration s'ils font
parens ou alliés des parties ; 4° . la mention des
publications dans les diveis domiciles , des oppofitions
qui auroient été faites , & des jugemens
de main- levée ; 5º . la mention du confentement
des pères & mères , ou de la famille
dans les cas où il y a leu ; 6º . la mection des
déclarations des parties , & de la prononciation de
Pofficer public.
"
« VIII. Cet acte , ferá figné par les parties ,
par le rs pè e, mères & pa ens préfens , par les
quatre témoins , & par Tofficier pubic en cas
qu'ai un d'eux ne sû: ou ne pût figner , il en fera
fait mention . »
« IX. Si , antérieurement à fá publication dé
la préteste loi , quelques perfon es s'étoient marées
devant des officiens civils , eles fe ont tenues
de venir dans la huitaine , déclarer le r mariage
devant l'officier fu lic de la municipalité de leur
domicile , lequel en dreffera acte fur les regifties
ax formes ci- deffus preferites .
SECTION V. #
Du divorce dans fes rapports avec les fonctions
de l'officier public chargé de conftater l'état civil
des citoyens.
« Art . I. Aux termes de la conftitution , tc
mariage eſt diſſoluble par le divorce, »
2. La diffolation du mariage par e divorce
fera prononcée par l'offcier public charge de rece
voit les actes de balance , mariage & décès , dans
la forme qui fuit :' * *b
PEG 33 21991
III. Lorfque deux époux demanderont conjointement
le divorce , ils fe préfentéfont accompagnés
de quatre témoins majeurs , devant l'officier
public , en la mifon commu e , aux jour
& heure qu'il aura indiqués ; ils juft feront qu'ils
ant obfervé les délais ciges par la lot fur le
mode du divorce ', 'ils resté coerent l'acte , de
reprécuterent
non- conciliation qui aura dû leur être dé iv é par
Feurs patens affenbé & , fur leur requifion
rofficier public prononcera que leur mariage eft
diffous. »
Pa IV. Il fera drefſé acte du tout fur le regiftre
des mariages ; cette fera fig é des parties
, des témoins & de l'efficier public , eu il fera
fait mention de ceux qui n'auront pu ou fa
figner. »
e
3 V5
V. Si le divorce eft demandé par l'un des
conjoints feulement , il fera te u de faire fignifier
à fon conjoint un acte aux fis de le voir prononcer;
cette contiendra requifition de fe trouver
en la maiton commune de la municipalité ,
dans l'étendue de laquelle le mari a fon domicile
, & devant l' fficier pubic chargé des actes
de naiflances , mariages & décès , dans le délai
qui aura été fixé par cet officier. Ce délai ne pourra
être moindre de trois jours , & ይ Outre d'un
jour par dix heues , en cas d'absence du conjoint
appellé
12
« VI. A l'expiration du délai , fe córjoint demandeur
fe préfentera , accompagné de quatre
témoins majeurs , devant l'offi , e public ; il repréfentera
les différens actes ou jugemens qui
1401
ફેસ
doivent juftifier qu'il a obfervé les formalités
& les dé ajs exigés par la loi fur le mode du
divorce , & qu'il elt fondé à le demar der l
repréfèntera auffi l'acte de réquifition qu'il aura
du faire fignifier à fon conjoint, aux termes de
l'article précédent ; & fur la réquifition , l'offi-;
cier public prononcera , cu préfence on en abfence
du conjoint duement appellé , que le ma
riage eft diffous.
Сс
3 .
VII, II fera donné acte du tout fur le regiftre
des mariages , enla forme réglée par l'art. IV
ci- deffus, »
« VIII. S'il s'élève des conteftations de la
part du conjoint contre lequel le divorce fera demandé
, fur aucun des actes oujugemens repréſentés
par le conjoint demandeur , l'officier public n'en
pourra prendre connoiffance ; il renverra les par
ties à fe pourvoir.
33
IX, L'officier public qui aura prononcé le
divorce , & en aura fait dreffer acte fur les
regiftres des mariages , fans qu'il ait été justifié
des délais , des actes & des jugemens ex gés par la
lei fur le divorce , fera deftitué de fon état , condamné
à 100 liv . d'amende , & aux dommagesintérêts
des parties . »
cc
TITRE V.
Décès.
(
Art. I. La déclaration du décès fera faite par
les deux plus proches parens ou voifins de la perfonne
décédée , à l'officier public, dans les 24
heures. »
« II . L'officier public fe tranfportera au lieu
où la perfonne fera décédée ; & après s'être afΑΙ
furé du décès , il en dreffera l'acte fur les re
giftres doubles. Cer acte contiendra les prénom
, nom , âge , profeffion & domicile du
décédé , s'il étoit marié ou yeuf ; dans ces deux
cas , les prénoms , noms de l'époufe , les prénom,
nom , âge, profeffion & domicile des déclarans
; & au cas qu'ils foient parens , lear degré
de parenté. »
29 JISTED I
« III. Le même acte contiendra de plus , autane
qu'on pourra le favoir , les prénoms , noms , profeflion
& domicile des père & mère du décédé , &
le lieu de fa naiſſance. »
7519
« Cet acte fera figné par les déclarans & par
l'officier public mention fera faite de ceux qui
ne fauroient ou ne pourroient figher.
« V. En cas de décès dans les hôpitaux , maifons
publiques ou dans des maifons d'autrui , les
fupérieurs , dire& eurs , adminiftrateurs & maîtres
de ces maifons , feront tenus d'en donner avis
dans les vingt- quatre heures à l'officier public ,!
qui déclarera l'acte de décès fur les déclarations
qui lui auront été faites , & fur les renfeignemens
qu'il aura pu prendre concernant les prérom
, nom , age , lieu de naiflance , profeffione
& domicile du décédé. »
VI. Si , dans le cas du précédent article
l'officier public a pu connoître le demic le de la
perfonne décédée , il fera tenu d'envoyer un extrait
de l'acte du décès à l'officier public du lieu '
de ce domicile , qui le tranferira fur les re-
•ftres. »
qui aur ne
more vio- été trouvés
g
« VII . Les de ceux qui
morts avec des ages ou
lente , ou autres circonftances qui donnent leu
de le foupçonner , ne pourront être inhumés
qu'après que l'officier de police aura dieffé pro-
>
4
cès - verbal , aux termes de l'article II du titre III
de la loi fur la police de sûreté. »>
« VIII. L'officier de police , après avoir dreffe
le procès -verbal de l'état du cadavre & des circonftances
y relatives , fera tenu d'en donner
fur le champ avis, à l'officier public , & de lui
en remettre un extrait contenant des renfeignemens,
fur les prénom , nom, âge, lieu de nailfance
, profeffion & domicile du décédé. "
IX. L'officier public dreffera l'acte de décès ,
fur les renfeignemens qui lui auront été donnés
par l'officier de police.
e
•
TITRE , V. I.
A
Difpofitions générales..
Art. 1. Dans la huitaine , à compter de la
publication du préfent décret , le maire ou un
officier municipal , fuivant l'ordre de la lifte ,
fera tenu , fur la réquifition du procureur de la
commune, de fe transporter avec le fecrétaire-
Breffier , aux églifes paroiffiales , presbytères , &
aux dépôts des registres de tous les cultes ; ils
y drelle ont un inventaire de tous les registres
exiftans entre les mains, des curés & autres dépofitaires.
Les registres courans feront clos & arrêtés
par le maire ou un officier municipal . »
« II, Tous les registres , tant anciens que noucaux
, feront portés & dépofés dans la maison
commun
er
« Les actes de nailfances , mariages & décès,
continueront d'être inferits fur les regiftres courans
, juſqu'au 17. janvier 1793 ,-" a02
IV. Dans deux mois , à compter l de la pu
blication du préfent décret , il fera dreffé un in粉
3
ventaire de tous les regifres de baptêmes , mariages
& fépultures exiitans dans les greffes des
tribunaux. Dans le mois fuivant , les regiſtres
& une expédition de l'inventaire , délivrée fur
papier timbré & fans frat front , à la diligence
des procureurs- généraux- fyndics , tranfportés
& dépofés aux achte des départemens , »
été clos , arrêtés & portés à la maison V. Aufli- tôt que les regiftres courans auront
commune ,
ces de
lés
municipalités
feules
recevront
les actes de
naiffances
, mariages
& décès , & confer
veront
les regiftres. Défenfes
font faites à toutes
per
fonnos
de s'immifcer
dans la tenue de ces regiftres
,
& dans la réception
de cercactes
. » ASTRITão
(450
1ff VI. Les corps
adminiftrarifs
foot (péciales
ment
chargés
par la loi , de furveiller
les munic
Palités
dans l'exercice
des nouvelles
fonctions
qui
leur font attribuées
.
、CE.
ગ્
VII. Toutes les loix contraires aux difpofitions
de celle - ci , font & demeurent abrogées.
VIII Afemblée nationale , après avoir
déterminé le mode de conftater déformais l'étatcivit
das oitoyense, déclare qu'elle n'entend ni
ingovetoni nuire à la liberté qu'ils ont tous det
corfaerer les naifances , mariages &décès par les
cérémonies, du culte auquel ils for tattachés , & par,
l'intervention des miniftres de ce culte, » +
Au nom de la nation , le confeil exécutif
provifoire mande & ordonne à tous les corps
adminiftratifs & tribunaux , que les préfentés ils
faffent configner dans leurs regiftresy fire publier!
& afficher dans leurs départemens & vrefforsi
refpectifs , & exécuter comme loi . En foi de quoi
nous avons fignées préfentes auxquelles, nous
avons fait appeler le Iecay de Feat. A Paris
For
le vingt-cinquième jour du mois de feptembre
144
1792 , l'an 1. de la république Françoife . Signe,
LEBRUN. Contre figné , DANTON. Et fcellé du
fceau de l'Etat.
C
1311
De Paris , le 29 Novembre 1792210
3/ 0.062 DI
•
T
La difpofition des efprits fe tourne de plus
en plus vers le maintien de l'ordre , la tranquillité
publique & le refpect des loix . Les
vrais amis de la République ne conçoivent
pas comment au milieu des fuccès écia +3
tans de nos armes couronnées par tout
par la victoire , forfque nos ennemfil3_1
dekors font , oa vaincus , ou difperfés, it
peut le trouver encore des citoyens allez affe
infenfibles au fentiment de la profperite
commune , pour y mêler des pathons
honteufes , & obfcurcir par d'indignes ,
ménées le jour fi purder notre liber
té. Ils fe demandent fi une poignée i
d'intrigans que tourmente leur nullité , &
quelques délorganifateurs , connus par des
principes extravagans ou immoraux , doivent
fe flatter d'abufer long- temps une
nation éclairée , de dépraver impunément
l'opinion publique , & d'effrayer encore.
les citoyens par une doctrine de brigandages
& de fang.
Quelques efforts que faffent les agitateurs
pour glifler leur poifon dans les fec(
45 )
tions , la muffe en eft bonne , faire
droite. Si quelques - unes fe trompent fur
les principes , c'eft moins par malveillance
que par irréflexion ; leurs erreurs tiennent
plus à un zèle aveugle & immodéré , ou
a des notions politiques inexactes , qu'à
des intentions perverfes , & la majorité
no partage point ĉes écarts momentanés.
La partie du peuple qui vit de fon induf
trie & du travail de fes mains , s'intéreffe
moins à des débats particuliers , qui ne
font plus à fes yeux que de miférables
querelles de parti , qu'on voudroit lui faire
confondre avec l'intéret public. Ses grands
Intérêts font à couvert ,il fait que la royauté
n'eft plus , que la liberté & l'égalité font
dans le coeur de tous les citoyens , & il
fent, de jour'en jour , le befoin de retrouver
à l'ombre des loix & de la paix paix pus
blique , les moyens de fubfiftance qui s'af
foibliffent pour lui au milieu des troubles
& dés agitations.
La maffe des lumières et grande dans
la république ; mais malheureufement elles
font trop inégalement réparties . Ceux qui
font les plus inftruits ne font pas toujours
ceux qui fréquentent le plus leur fection
ou les affemblées politiques. Cette négli-,
gence les a livrées à la domination de
quelques corrupteurs du peuple , toujours
prêts à le flatter pour mieux le maîtrifer.
C'eſt en abuſant d'un principe facré on
C
lui même celuis de ja fouveraineté , dụ
pouple qu'ils font parvenus à l'appliquer
à de petites avorégations , a desibractions
imperceptibles de la fociété & comme
l'amour propre eft de tous les féductours
celui qu'on écouts avec le plus de complai
fance ils ledont faifis ,de ce levien puis and a
fant pour porter ces fractions du peuple à
des actes irréguliers. Il faut donc que dous
les citoyens inftruits & bien intensionnés
tous ceux qui tiennent dans leurs mains
le dépôt des lumières , les répandent fans
ceffe fur he la cliffe que en manque le plus,
Tout le mondea m: la république, & veut
la.a liberté & l'égalité , mais tout le monde
nen connou pas encore la jufte mefare a
on bien en plus le fentiment de les droits
que celui de fes devoirs , on ne point
allez penetre da se re pect religieux &
profond pour la foi , pour les autorités
émanées de la volonté générale , qui fait là
première vertu du républicain. Quand nous
he connoîtrons plus d'autre joug que celui
de la loi , c'eft alors que nous ferons vraid!
ment libres, &
veront autant d'ennemis qu'il y a de citoyens
que
lesperturbateurs
trou
། ར
Ces principes falutaires qui forment la
religion civique , commencent à jetter de
profondes racines dans les départemens.
Les adreffes qui parviennent de toute part
→ la Convention nationale en portent les
no
(6478)
heureufes empreintes . Par- tout on y , ex
prime l'amour de l'orde & ' l'indignation
contre les déforganifateurs par tout on
met la sûreté des perfonnes & le re pect
des propriétés au rang des premiers devoirs ,
& on n'y parle plus des horribles journées
'de feptembre , que pour en vouer les auteurs
à l'exécration publique.
"
Un exemple récent en fournit la preuve.
Un émiffaire de Maratcolportoit le prof
pectus de fes feuilles dans la ville de Perpignan
, y tenoit les propos les plus féditieux
, parloit de la néceffité de faire
tomber encore 30 mille têtes , & le vantoit
publiquement d'avoir été à la tête de ceux
qui avoient égorgé les prifonniers de Paris
dans les journées des 2 & 3 feptembre. Le
peuple indigné eft faifi
s & l'a
conduit
a la municipalité , au milieu des cris de
vive la république , periffent les agitateurs.
Après avoir interrogé cet antropophage &
mis les fcellés fur fes papiers , la munici
palité, a décerné contre lui un mandat
d'arrêt & a renvoyé l'expédition des pièces
au directoire du diftrict , ce jugement
été couvert des applaudiffeniens d'un peuple
immenfe qui remplifoit la falle de la
maifon commune & qui entouroit l'enceinte.
Il étoit près de 10 heures du foir ,
& malgré l'indignation que manifeftoit le
peuple , il a fuffi de l'inviter , au nom de
la loi , à fe retirer , pour qu'il ait obéi
( 48 ) ནཱི ཝཱ ,
& le prévenu a été conduit en prifon par
deux gendarmes . Tel eft le fort qui attend
dans les départemens tous les agens du
meurtre & de l'anarchie , & fi les citoyens de
Paris euffent tenu la même conduite , il ya
long-temps que les agitateurs euffent perdu
l'efpoir d'en être les fléaux .
Nous l'avons déjà dit , la tranquillité
publique ne s'y rétablira , que lorfque la
nouvelle municipalité fera organifée ; lorfqu'une
police active furveillera les perturbateurs
, pourfuivra ces tripots de jeux qui
ne font pas feulement les repaires du vice
& de la cupidité , mais le rendez vous
des brigands qui y méditent de plus grands
crimes ; lorfque la force publique fera mife
fur un pied refpectable , lorfque l'anarchie
& le brigandage ne trouveront , ni afyle ,
ni protection parmi ceux mêmes dont le
devoir eft de les punir ; lorfque la loi
exercera fur tous fon redoutable empire.
On a recommencé , famedi , le fcrutin
l'élection du maire. Sera- t- il le dernier
? nous l'ignorons ; mais , ou nous ferons
bien trompés , ou les projets d'une petite
faction qui vouloit avoir dans cette place
un homme à elle , feront déjoués par les
citoyensqui ont d'aflez bonnes raifons pour
être dégoûtés des protégés & des protec-
Leuroi
Il n'y avoit plus pour les inftigateurs du
trouble
749 )
trouble & du défordre qu'une feule reffource
, c'étoit de propager parmi le peuple
des alarmes fur les fubfiftances . Ces alarmes
femées par des mains habiles , n'ont jamais
manqué de produire leur effet , parce que
le peuple ne compofe point avecfes befoins .
Sous le régime du defpotifme , la cour
n'avoit garde de toucher à une partie qui
tenoit de fi près à la tranquillité publique
; on fait que ce qu'elle redoutoit le
plus , c'étoit d'accoutumer le peuple à des
émeutes . Une feule fois elle a eu recours
à ce moyen , & c'étoit pour pendre un
miniftre vertueux. Mais , depuis la révolution
, les grands tacticiens en émeute ont
ufé conftamment de cette reffource . Jamais.
il n'a été plus queftion de foulevemens
occafionnés par la difette ou la cherté des
grains , & cependant , depuis 4 ans , les
récoltes ont été abondantes. Les approvifionnemens
de nos armées n'ont fait que
déplacer les grains dans la proportion des
confommateurs , fans nuire à la confom- 1
mation intérieure. De grands approvifionnemens
venus de l'étranger . l'étranger. Mais la
défiance eft fi aifée à produire , la circulation
reçoit tant d'entraves , les agitateurs
ont tant d'intérêt de les accroître , qu'au
milieu même de l'abondance , plufieu :s
départemens éprouvent une difette que
nous appellerions factice , fi elle n'entraî
noit pas tous les défordrés de la réalité .
No. 48. 1. Décembre 1792.
C
་
>
Des infurrections trop fimultanées
pours
n'être pas foupçonnées d'être l'effet de
quelques manoeuvres , viennent de fe manifefter
dans les départemens de la Sarthe ,
de Loir & Cher , de l'Eure & Loir & c ; des
députés de ces différens départemens font
venus dénoncer à la Convention , que des
raffemblemens qui fe groffiffoient fucceffivement
, fe font portés dans les villes &
dans les marchés , pour y taxer arbitrairement
les grains & les autres comestibles
à un prix infiniment au deffous du prix
courant. Les meneurs fuppofoient qu'i's
y étoient autorisés par un décret de l'Af
femblée législative qu'ils repréfentoient ,
& qui n'a jamais exifté . Dans le départe
ment d'Eure & Loir , quatre frères nommés
Duval, dont l'un avoit été député a l'Affemblée
législative , font ceux qui ont le
plus contribué à exciter le peuple , & à
répandre l'existence de ce faux décret.
On a demandé à ces députés fi le bled
manquoit dans leur département , & fi
T'on avoit fait le recenfement des grains
prefcrit par la loi . Ils ont répondu que
le recenfement avoit été fait , & qu'il y
avoit fuffifamment de bled pour une année ;
mais que les diftricts qui avoient plus , ne
vouloient pas en céder à ceux qui avoient
moins. D'autres ont ajouté , que les défordres
ont commencé lorfque les come
miffaires du pouvoir exécutif , & fur tout
ceux de la commune de Paris , fe font
répandus dans les divers départemens ;:
enfin , la Convention , en attendant une
loi générale fur les fubfiftances , a pris le
parti de révoquer fes commiffaires , & d'en
envoyer d'autres , de fon fein , qu'elle a inveftis
du pouvoir de décerner des mandats
d'arrêt. Mais tant qu'elle ne remiontera
pas à la fource , tant qu'elle ne frappera
pas d'une manière exemplaire fur les
agitateurs , les fcélérats , qui ne vivent que
de malheurs publics , fe joueront toujours
de la fageffe de les mesures..
+
L'audace de Marat , dans fes feuilles.
redouble & coincide avec toutes ces iinfurrections.
Dans fes derniers numéros , il
difoit hautement qu'il faut que la Convention
nationale foit diffoute , & qu'il
n'eft plus en fon pouvoir d'arrêter les maux
qui s'accumulent ; qu'en vain nous avons
voulu affeoir les bafes de la république fur
les débris du defpotifme , nous n'avons plus ,
dit- il , d'autre espoir que celui de nous jetter
dans les bras d'un defpote nouveau ; & la
Convention a la foibleffe de laiffer encore
fiéger au milieu d'elle ce monftre tout dégoûtant
de fang & de crimes ! & elle ne le
livre pas à la vengeance des loix ! & elle
tarde de prendre , envers tous les déforganifateurs
, fes complices , ces mesures de
vigueur & de sûreté dont elle eft comptable
à la nation enrière !
3
( 52 )
.
Une confédération s'eft formée pour
perdre le miniftre Roland. Faut-il s'en étonner
il a déclaré une guerre ouverte aux intrigans
, aux factieux & aux déforganifateurs ;
il n'a ceffé de poursuivre de toutes les forces
de la vertu & de l'indignation publique
les infâmes provocateurs des maffacres qui
ont déshonoré la révolution du 10 août;
il a éclaté contre ces arreftations arbitraires
qui avoient rempli les prifons de nouvelles
victimes ; dans fon active correfpondance
il exhorte les départemens à faire obferver
par tout le refpect des loix , des
perfonnes & des chofes , & à concourir à
la gloire de la république . Des crimes de
ce genre pouvoient - ils lui être pardonnés ?
Deux fections de Paris , dont on a furpris
fans doute le zèle , celles du Pont- Neuf &
des Piques , ont pris un arrêté , dans lequel
elles déclarent que le miniftre Roland a
perdu leur confiance. Celle des Piques eft
même allée jufqu'à déclarer qu'il étoit
indigne de la confiance du Peuple. Elle a
invité toutes les autres fections à nommer
des commiffaires pour rédiger à cet effet
une pétition à la Convention nationale.
Il ne paroît pas que ces arrêtés qui ont
reçu de grands honneurs au confeil général
de la commune aient obtenu les mêmes
fuccès dans les différentes fections . Elles
ont fenti qu'un miniftre choifi par le corps
législatif , confervé par la Convention na(
53 )
tionale n'appartenoit pas à un petit fragment
des habitans d'une feule ville , mais
à la république entière , que fi l'on avoit
des griefs particuliers à alléguer contre lui ,
les individus pouvoient les dénoncer , mais
quil étoit auffi contraire aux principes ,
qu'indigne de la juftice & de la fageffe
des fections , de fe prêter à de niférables
manoeuvres & de fervir la paffion de quelques
hommes pervers que l'opinion met
aujourd'hui à leur place.
:
་་
Il n'eft pas jufqu'à l'orateur du genre
humain , au modefte Anacharfis moderne ,
qui n'ait voulu honorer Roland de fon
animadverfion hiéroglyphique. Dans un
pamphlet intitulé ni Marat , ni Roland ,
où il les met tous deux fur la même ligne ,
il fait une excurfion contre Briffot , Guadet
, Kerfaint , Buzot & Barbarous. On
peut juger l'écrit par fon début : « L'Affemblée
a eu raifon , dit-il , de confacrer la
maxime à bas les hommes ! à l'ordre du
jour les chofes ! Je la recommande à Roland
& à Marat , à ces êtres qui fe donnent
une importance grotesque. Roland , par
fes étranges affertions fur les journées des
2 & 3 feptembre , fait valoir Marat auprès
des fans culottes ; & Marat par fes étranges
affertions fur les évènemens fait valoir
Roland auprès des culottes. »
-
D'après ce début où fe trouve encore le
plus de goût & de décence , on nous dif-
C 3.
Fenfera du refte. Le miniftre Roland auroit
pu fe difpenfer d'y répondre ; mais il a
cru devoir écrire quelques lignes fur cette
faction d'aboyeurs.
Mon mot aux gens de bien , für Clootz .
« Je ne réponds point à Clootz , parce qu'un
homme qui remet en parallèle avec Marat , n'eft
pas fait pour m'entendie , & qu'il ne dépend plus
de moi de l'eftimer affez pour m'inquiéter de fon
jugement. »
"
Je ne réponds point à Clootz , parce qu'il
ment à fa confcience , & que ce feroit- profaner
la vérité que de la représenter à quiconque
s'eft promis de la méconnoître . Mes
voeux ont été , ils font encore pour la république
unique ; je défie qui que ce feit de rien inférer de
mes difcours & de mes actions qui feit contraire
à cette opinion ; mais j'ai cu le tort de
combattre férieufement le fyftême d'étendre
nos dépattem: ns jufqu'au Japon , tandis que j'aurois
dû fourire à cette marotte de Clootz.
ןכ
Je ne connoiffois point fa perfonne , lorfqu'il
fut conduit chez moi par quelqu'un que
je n'avois pas invité de l'amener , & je ne le
priai jamais d'y revenir ; car , s'il eft permis à
chacun d'avoir fa chimère , il n'eft tolérable chez
perfonne de vouloir les faire adopter avec defpotifme.
сс
ך כ
Cloot me parut ridicule , lofqu'il me propola
pour régent ; il me parut intolérent lorfque ,
s'introduifant chez moi , il cherchoit , à force de
bruit , à faire dominer fon opinion ; mais il s'eft
rendu vil en dénorçant comme des principes
convenus , des propos de converfation qu'il al- ";
+
tère ou qu'il furpofe , & qu'il préfente fous un
jour également faux & indécent. Il joue le rôle
d'un parafite m'content , fe vengeant par des
calomnies de n'avoir pas été admiré . Il m'avoit
ennuyé , je l'oubhois ; il veut que je le dédaigne
, je le livre à lui même. Il n'eft pas
vrai que j'aie jamais attendu des habitans de Carrouge
, ni qu'il ait été queflion de rien de femblable
. J'ai fait participer Lile aux fecours du
gouvernement , j'en ai follicité pour cette ville ;
mais j'ai obfervé à fes adminiftrateurs que des
for innaires publics vigilans , dans une ville
frontière & en temps de guerre , n'auroient pas
cû attendre qu'elle fût attaquée pour prévoir
fes befoins . J'ignor : s'ils ont pu le plaindic
d'une obfervation que je leur devois , comme
miniftre ; il n'y auroit rien de très - mortel dans tout
cela , & il faut bien manquer d'armes contre a
homme qu'on veut attaquer , pour s'en faire une
d'une antithèfe mal fondée . »
το &
• Que des fecrétaires faffent mes écrits ,
que j'emprunte l'efprit des autres , il faut convenir
du moins que j'ai l'art d'ufer toujours du
même , & que je l'emploie avec quelque courage
au profit de la juftice & de la raifon . Je ne me
fervirai jamais de celui de Cloutz ; car je ne veux
point mêler à la chofe publique de plates dénonciations
pour flatter u Parti , de triviales perfonnal
tés qui clioquert le goût autant qu'elles révoltent
l'honnêteté , & je me foncie auffi peu de
caractériser les individus , que je mets d'énergie
à relever leurs actions , quand elles font repréhenfibles
. »
L'orteur du genre h main trouve tèsbiles
& bones les journées des 2 & 3 lep-
* mble ; il peut avoir les raons ; quant à moi ,
C 4
je les abhorre ; j'ai fait mon poffible pour en arrêter
les évènemens , je les deplore comme la
honte de l'humanité , & l'oeuvre de quelques
brigands. On n'attend pas fans doute qu'après
m'être élevé contre ces attentats , que j'appellois
ainfi fur ma tête au moment où ils le commettoient
, je ne me rétracte jamais d'une doctrine profeffée
dans la fincérité de mon ame au péril de ma
vie.
cc
Perfonnage hiftorique ou fabuleux , pour
quelques individus de mon fiècle , peu importe ,
pourvu que je jultifie la confiance de la majorité ,
& que , pour les gens de bien de tous les temps , je
fois leur frère & leur ami . »
сс
J'espère qu'ils entendront toujours ma morale
; quant à mes comptes , phyfiques , matériels
, arithmétiques , ils font en règle , tous fournis
publiquement à la Convention , quelque regiet
que puiffent en avoir ceux qui feignent de l'igiofer
. »
Signé, ROLAND .
Temple. L'indifpofition de Louis XVI eft
entièrement diffipfe par le régime & les remèdes
preferits par le médecin Lemonier . Madame Elifabeth
, la foeur qui avoit un violent rhume fe
trouve beaucoup mieux ,
Louis avoit demandé aux commiffaires , une
quarantaine d'ouvrages claffiques , parmi lesquels
fe trouvent les commentaires de Cefar , Cornelius
nepos , Florus , Justin , Horace , les
métamorphofes d'Ovide , Quintecurce , Sallufte ,
Tacite , Tite-Live , Virgile , Velleius - Paterculus
, &c.
Cette demande a caufé les plus grands débats
dans le confeil-général de la commune. Les uns
( 37 )
difoient que la vie de Louis ne fuffroit pas
pour la lecture de ces ouvrages ; d'autres , qu'ils
étoient inintelligibles pour lui . Il en eft qui
voient les métamorphofes d'Ovide contraires aux
moeurs. Plufieurs vouloient qu'on lui dont ât en
place les révolutions d'Angleterre , celles d'Améri
que , la vie de Cromwel, celle de Charles IX, l'hiftoire
des maflacres de la St - Barthelemi . Enfin un
membre a apperçu un plan de contre- révolution
dans Velleius - Paterculus. Cependant le confeilgénéral
a fini par accorder la demande.
Nouvelles de nos Armées.
Armée du Brabant. Les Autrichiens preffés
Ide toute part avec une vigueur qui ne leur.
donnoit pas le temps de compter leurs défaites
ont follicité une fufpenfion d'armes , dont le général
Dumourier a inftruit la Convention avec
la réponſe qu'il lui a faite.
Lettre du général Dumourier au ministre de la
guerre ; Bruxelles , le 17 novembre 1792 .
« Je viens de recevoir un parlementaire de la
part du duc de Saxe- Tefchen , qui m'a apporté les
propofitions ci-jointes : »
Сс
י כ
J'ai répondu de bouche qu'étant le général
d'une république , j'étois affujetti encore à des
ordres plus ftricts , que le général qui pouvoit
me faire des propofitions de la part d'une cour
eu d'un prince chargé du gouvernements que
je regrettois ainfi que les généraux Autrichiens ,
la devaftation des campagnes & la fouffrance
des armées dans une faifon auffi fâcheufe ; mais
que , malgré mes fentimens particuliers à cet
égard , je ne pouvois qu'envoyer cette pièce au
CS.
? {- 9 8 1 )
pouvoir exécutif de la république , & je cɔntinuerais
les opérations de la campagne . » r
« Je vous prie , citoyen miniftre , de rendre
compte à la Convention nationale de ma réponfe
ve bale à cette propofition , qui prouve
que les Autrichiens fe fentent bien foibles. La
prife des g ands magafins de Malines complette
la victoire de Gemmappe , dont elle eft le réfultat.
J'espère que bientôt celle d'Anvers achevera
de leur ôter toutes les reffou ces militaii.cs
pour une campagne prochaine. »
Propofuions faites par le duc de Saxe- Tiſchen ,
aux généraux de la république ; Louvain , le 17
novembre 1792 .
La faifon étant trop avancée , pour continuer
la campagne; & les armées fouffrant également
pour ne pas défirer du repos ; le af-
* femblement d'ailleurs de ces armées ne fe : vant
qu'à ruiner le pays au détriment du cultivateur ,
il paroît qu'il feroit de l'intérêt des deux armées
oppofées , de convenir d'une fufpenfion d'armes
pour un temps limité , prodant laquelle les ármées
réciproques pourroient entrer en quartier
de cantonnement d'hiver. Cette fofpenfion d'ames
comprendroit également la province de
Luren bourg & le corps de M. le p ince de
Hohenlohe. »
cc« A cet effet , M. le comte de Marreloi
de l'approbation de S. A. R. Monfeigneur le
duc Albert de Saxe- Tefchen , eft chargé de fe
rendre au quartier- général du général Dumourier
a Bruxelles , & d'entamer avec lui une négociation
en conféquence , d'après laquelle on
conviendro.c d'une bafe pour les quartiers à
prendre. »
Par ordre de S. A. R. Signé, CLAIRFAYT, général,
( 39 )
Nous ne croyons pas pouvoir merx inftruire
nos docteois du progrès de nos armes , qu'en
mettant fous leurs yeux les pièces officielles qui
-les conftatent .
Sup
? Lettre du général Labourdonnaye au minifire de
tomon la guerre.
Quartier général de Dermonde , le 18 novembre.
« Je dois vous rendre compte , citoyen , que
- j'ai fait matcher des troupes de Dunkerque pour
occuper les villes d'Ypres , de Furnes & d'Oftende.
Les deux p. em.ères font en notre poflel-
‚P:
fon , ainfi que la ville de Bruges , cu j'ai envoyé
un bataillon pendant mon féjour à Gand..
Nous fommes actuellement les maîtres de l'ECcaut
, puifque la divifion que j'ai envoyée fur la
rive gauche de cette rivière , vis - à - vis Anvers
s'eft emparée de deux petits forts que l'Empereur
avoit conquis fur les Hollandois pendant la
dernière guerre,, Nous fommes en marche fur
Anyers , par la rive droite de l'Efcaut ; & s'il eft
vrai que les Autrichiens aient fait entrer quelques
troupes dans la citadelle, nous aurons au
moins le plafir de la difficulté. »
2
:
"
En quittant la ville de Gand pour quelques
jours , j'y a laillé l'efprit républicain affez géné
ralement répandu : j'ai donné à la fociété des
amis de la liberté & de l'égalité , l'ouvrage de
Payne , intitulé le droit des Nations , en me
chargeant de faire imprimer , en famand , Sco
exemplaires de cet ouvrage claffique . Je leur ai
donné a ffr une année d'abonnement de la feuille
Villageoite , deur recommandant cet ouvrage
auffi propre à faire connoître à l'homme fes devoirs
que fes droits » 象
"
C 6
160 )
« Les habitans témoignent une grande joie
d'être délivrés du joug des Autrichiens .
כ כ
Je fuis foit aife de pouvoir rendre juftice
à la bonne conduite des vainqueurs de la Baſaille.
Le maréchal- de-camp Champmorin , àરે qui
j'ai donné le commandement des trois divifions
de la gendarmerie , eft fort content de l'ordre
& de la difcipline qu'elles obfervent . Je les avois
chargés de l'attaque de Varreton , parce qu'il
falloit enlever ce pofte de vive force ; elles occupent
actuellement la rive gauche de l'Efcaut.
>>
Autre lettre du général Labourdonnaye au miniftre
de la guerre. C
Route de Malines à Anvers , le 19 novembre.
« Je vous annonçai hier , citoyen , que les
habitans des Pays - Bas recevoient avec plaifir les
armées de la république mon avant- garde , commandée
par le maréchal- de- camp Lamo lière , fit
fon entrée , bier 18 , dans la ville d'Anvers . Les
magiftrats lui répondirent , fur fa demande , qu'ils
étoient prêts à lui remettre les clefs , & répondre
aux fentimens de fraternité que la république
Françoife leur offroit . J'arriverai ce foir à Anvers
, & je faurai fi la citadelle doit réfifter :
notre artillerie de fiége eft embarquée , & n'arsivera
pas auffi tôt que le corps d'armée ; mais
elle ne nous retardera que peu de jours ; & le
général Dumourier pourra m'en prêter , fi cela
devient nécefaire . »
Extrait de la lettre du maréchal- de- camp Stingel au
général Dumourier; à Malines , le 17 novembre .
MON GENERAL ,
A ma lettre d'hier , par laquelle je vous ai
•
( 61 )
P
annoncé & envoyé la capitulation de la ville de
Malines , j'ajouterai aujourd'hui que cette conquête
vous paroîtra importante , lorſque je vous
aurai affuré que vous trouverez ici 2000 quintaux
de métal pour fondre du canon ; 300 quintaux de
poudre ; un million envion de cartouches à fufils
; 2400 car ouches à caron ; 16,000 fufils ou
carabines ; de grands magafins de bleds & de fourages
; bref , les effets pour la valeur de plufieurs
millions de livres , &c . 12 canons fur leurs affuts
dont 9 canons françois à 4 liv .
« Ce qui a hâté la priſe de cette ville , qui ;
outre fon rempart , a devant elle un canal large
& profond , elt l'attaque que nous avons faite fur
le pont de Batell , pour y paffer le canal , comme
nous l'avons fait pour y établir notre artillerie.
Nous nous fommes également emparés du paffage
- près de Trianon ; mais fa fituation entre Malines
& le camp ennemi , dont les avant - poftes font à
Campenhoult , ne m'a pas permis de fonger à
paffer du canon fur cette partie du canal , de
manière que nos attaqués n'étoient dirigées que
fur celui qui regarde Aron & fur ma droite . Je
me fuis contente de faire pafler à Trianon un bataillon
de grenadiers & un efcadron y du moment
que je fus affuré de l'arrivée du corps commandé
par le général Dampierre ; ce font ces deux points
de Batell & de Trianon qui ont hâté la reddition
de la place , qui alors n'a plus été affutée un moment
de n'être pas efcaladée pendant la nuit. »
ee J'ai donné provifoirement le commandement
& détail de la place au colonel Noiſel, du 99º.
régiment.
Mémoire préfenté au général Dumourier par le
général Dampierre.
Le nommé Jolibois , vétéran à l'armée
( 62 )
Françoife , ayant appris que fan fils avoit déferté
du premier bataillon de Paris , eft arrivé le
cimatin à la bataille de Gemmappe , a priv la place
ride fon fils ; & s'écrioit à chaque coup de fufin qu'il
tiroit fur l'ennemi : coô mon fils , faqal queble
le fouvinir douloureux de ta factérempoilicone dis
momens auffi glorieux ? »
« Les braves volontaires du bataillon de Parris
, Baland & moi , nous priens le géi éral Dumourier
de vouloir bien faire avoir un brev, t
d'officier à ce brave vétéran , »
C
2
L $ 0
Le général Moitelle , commandant de la ville
de Namur , a offert de capituler à das condi
tions que le général Valence a refufets : men
seft pas moins entré dans cette place de 20
novembre. ད་
Lettre du général Dumourier au ministre de la
guerre.
De Tirlemont, le 22 novembre , l'an i
de la république .
er
« Je me fuis avancé hier avec une avant garde
de 4 à 5000 hommes fur Tirlemont ; j'y ai trouyé
l'a mée ennemie campée derrière la vile , av c
une avant- garde de 3000 hommes poltés en
avant. ».
J'ai, battu cette avant- garde toute la jou nie
avec mon artillerie ; l'ennesi a envoyé un enfort
de sooo hommes , & cependant cette agantgarde
confidérablement augmentée n'aien afé
eatteprendre l'ennemi s'elt rei é ce matin à la
Pointe du jour je fuis entré de bonne heure à
Tillemont , & jy refterai encore demal 1. »
Signé DUMOURIER.
( 63 )
Armée du Rhin . Il ne s'elt piffé rien de ronveau
dans l'armée de Cuftine , depuis notre der
nier numéro. Il n'a fait que confirmer , dans une
fon - feconde dépêche , l'avantage remporté par
avant- garde contre les Pruffiens. Ha coupe toutes
les communications avec le Luxembourg. Les
Pruficos continuent à perdie beaucoup dein onde
par la maladie . On pélume que la ville d Hanau
eft actuellement attaquée .
·Armée des Alpes & du Var. Ces deux armées
fe difpofent férieufement à paffer les Mots , f
la failon peut escore le permettre.
Le confeit exécutif provifoire de la répubque
françoife , au prince évêque de Rome.
« Des Fançois libres , des enfans des arts, dont
1. le féjour à Rome y foutient & développe des goûts
& des talens dont elles s'honore , fubiffent , par
vorrenordre , une injufte perfécution . Eulevés à
Jeurs travaux d'une manière arbitraire , enfermés
. dans une prifon rigoureufe , indiqués au public.
& traités comme des coupables , fans qu'aucun
tribunal ait annoncé leur crime , ou plutôt lorfqu'on
ne peut leur ea reprocher d'autre que
d'avoir laiflé connoître leur refpect pour les droits
de l'humanité , leur amour pour une patrie qui
les reconnoît , ils font défignés comme des victimes
que doivent bier tôt immoler le defpotifme
& la fuperftition réu is. »
« Sans doute s'il étoit permis d'acheter jamais
aux dépens de l'innocepce triomphe d'une
bonne caufe , il faudroit 1iffer commettre cet
excès. Le règne ébranlé de Finquisition finit du
jour même où elle ofe exercer fa furie , & le
164 )
Tacceffeur de S. Pierre ne fera plus un prince
1 jour où il aura fouffert . La raifon a fait
par-tout entendre fa voix puiffante ; el'e a raminé
dans le coeur de l'homme opprimé la conſ
cience de fes devoirs avec le fentiment de fa
force ; elle a brifé le (ceptre de la tyrannic , le
talifman de la royauté . Liberté eft devenue le point
de ralliement univerfel ; & les fouverains , chancelians
fur leurs trônes , n'ont plus qu'à la favorifer
pour éviter, une chûte violente ; mais il ne
fuffit pas à la république de prévoir le terme &
T'anéantiffement de la tyrannie dans l'Europe ,
elle doit en arrêter l'action fur tous ceux qui
lui appartiennent. Déjà fon miniftre des affaires
étrangères a demandé l'élarg ffement des françois
arbitrairement détenus à Rome : aujourd'hui ion
confeil exécutif les réclame , au nom de la juſtice
- qu'il n'ont point offenfée ; au nom des arts que
vous avez intérêt d'accueillir & de protéger ; au
nom de la raison qui s'indigre de cette perfécution
étrange , au nom d'une nation libre , fière
& généreufe , qui dédaigne les conquêtes , il eft
vrai , mais qui veut faire respecter les droits ,
qui eft prête à le venger de quiconque ofe les
méconnoître , & qui n'a pas fu les conquérir
fur les prêtres & fes rois pour les laiffer outrager
par qui que ce foit fur la terre. »
« Pontife de l'églife romaine , pince encore
d'un état prêt à vous échapper , vous ne pouvez
plus conferver & l'état & l'ég'ife que par la
profeffion défistéreffée de ces principes évangéliques
qui refpirent la plus pure démocratie , la
plus tendre humar ité , l'egalité la plus parfaite ,
dont les fucceffeurs du Chrift n'avoient fu
le couvrir que pour accroître une domination
qui tombe aujourd'hui de vétufté . Les fiècles de
765 )
Eignorance font paffés , les hommes ne peuvent
plus être foumis que par la conviction , conduits
que par la vérité attachés que par leur propre
bonheur. L'art de la politique & le fecret du
gouvernement font réduits à la reconnoiffance de
leurs droits & aux foin : de leur en faciliter l'exercice
, pour le plus grand bien de tous , avec le
moins de dommage poffible pour chacun . »
Télles font aujourd'hui les maximes de la
république françoife ; trop jafte pour avoir rien.
' à faire même en diplomatie , trop puiffante pour
avoir recours aux menaces , mais trop fière pour
diffimuler un outrage , elle eft pête à le punir ,
fi des réclamations paifib es demeuroient fans
effer. »
Fait au confeil , exécutif le 23 novembre 1792 .
Sgné Roland , Clavière , Lebrun , Monge ,
Pache , Garat.
Par le confeil , Grouvelle , fecrétaire .
POLOGNE.
De Varfovie, le 6 Novembre.
La haine des Polonois pour les Ruffes
s'accroît chaque jour , & les Ruffes en
paroiffent moins formidables ; car la haine
donne de l'énergie. Il n'y a plus de bataille
rangée entre les deux peuples ; mais il
a tous les jours des combats particuliers.
Des foldats du corps franc de Saffmilch &
des foldats Ruffes fe font battus dans une
rue de Varfovie. Un combat eft prêt à
( 66 )
€
s'engager par - tout , où des Polonois & des
Ruffes fe rencontrent face à face. Un jeune
officier de troupes légères , Poloneis , n'a
pas craint d'infulter , au fortir du fpectacle,
le général Ruffe Nezauzits qui ne s'eft pas
foucié d'une vengeance qu'il ne pouvoit
pas prendre fans courir quelques dangers .
Toutes les fois que les Ruffes manifeſtent
l'infolence fi naturelle aux conquérans , les
Polonois font éclater l'indignation finaturelle
aux opprimés. Un coup donné par
une fentinelle Ruffe à un payfan Polonois ,
a excité un foulèvement dans tout un quartier
de Varfovie . Dans un village võilin
un pauvre laboureur ayant été pillé par
les foldats de Catherine , hemmes , feminies ,
vieillards , tout s'eft armé pour défendre &
pour venger le pauvre laboureur ;
rage qu'ils ont déployé a été fi grand ,
que le général Ruffe Kochouski , pour
calmer le reffentiment , a puni fes propres
foldats . De tels faits doivent faire efpérer
que la Pologne n'eft pas affervie fans retour.
Tant que la liberté combat ,
la liberté combat , il faut tout
attendre pour elle."
#
TET
undebe.
SUE DE
ཙྪཱ །
le cou-
T
De Stockholm , lé 6 Novembre 1792. '
La fanté du jeune roi dépérit de plus
en plus , & fa tête fur- tout paroît atta(
67 )
quée il y a eu des temps où on n'auroit
pas ofé dire qu'un enfant deftiné à un
trône paroiffoit deftiné auffi à être un
imbécille : aujourd'hui , on le dit de prefque
tous , & on dit la vérité. Ce feroit un
beau moment pour le duc régent, s'il avoit
cette vieille fottife des hommes d'être
ambitieux de pouvoir ; mais il paroît l'être
réellement de gloire , de vertus. Les Rules
l'appellent unjacobin : un jacobin pour les
Ruffes ne le feroit peut- être pas entièrement
pour un François , mais enfin on ne
peut douter que le duc-régent ait beaucoup
de penfées dignes d'un homme libre à côté
d'un trône qu'il gouverne , & les victoires
de la France rappellent aux Suédois qu'il
ont aufli livré pour la liberté des combats
où ils ont été vainqueurs.
ALLEMAGNE.
De Vienne, le 7 novembre 1792.
L'Empereur qui s'eft toujours tenu éloigré
du théâtre de la guerre contre la France , s'en est toujours occupée la
>>
affez
d'activité dans fes confeils . Aujourd'hui
il s'en occupe plus que jamais . Il raffemble
de toutes parts les régimens ditperfés
dans fes états. Les puiffances coalifées promettent
également de redoubler d'activité
& de fournir des forces plus confidérables.
( 68 )
On
affure que
que l'Autriche
va faire partic
34,000
h. , que la Pruffe
va faire marcher
25 mille
hommes
de plus , qu'enfin
la
Ruifie
va envoyer
18 mille
foldats , & que
le corps
Germanique
, que tous les co- états
de l'Empire
payeront
la folde
d'une
grande
partie
de ces troupes
quelles
rendront
encore
plus
nombreuſes
. On ne voit plus les
émigrés
dans ce plan : les uns mendient
dans les divers
contrées
de
l'Allemagne
,´
les autres
s'arrachent
de leurs
propres
mains
une vie qu'ils ne peuvent
plus ni foutenir
ni fupporter
, les autres
pour
pénétrer
en
France
bravent
tous les
fupplices. On peut
croire
feulement
qu'il en refte
encore
près
des corps
d'armées
des ennemis
à 6 mille
-à - peu près , & qu'ils
feront
incorporés
les
uns dars les régimens
Pruffiens
, les autres
dans les régimens
Autrichiens
- Que ces
forces
qui font
grandes
paroiffent
pourtant
petites
auprès
de celles
de la France
quit
peut
mettre
fi aifément
fix cents
mille
hommes
fur pied , qui peut réunir
ou allier
à fes troupes
trente
mille
Savoifiens
, quarante
mille
Belges , & quinze
mille
Liégeois
, dont les généraux
intrépides
&
hommes
d'efprit
ne peuvent
plus fe paffer
de
l'habitude
des fuccès
& des
victoires
& qui enfin
trouve
dans
les biens
feuls
des
émigrés
de quoi
payer
les frais de
plufieurs
années de guerre.
( 69 )
De Limbourg, le 24 novembre.
Le bruit fe répand ici que les généraux
Autrichiens propofent pour tout l'hiver
une trève au général Dumourier ; il eſt
difpofé à accéder à cette trève. Du repos
pour fon armée ; la gloire de furveiller ,
de diriger & peut - être de travailler à la
conftitution des Belges en république ;
l'avantage de s'arrêter jufqu'au moment où
les Belges & les Liégeois pourront lui
donner des fecours en hommes & en argent
; tels font les avantages que Dumourier
apperçoit fans doute dans cette fuf
penfion de la campagne & dans cet intervalle
de repos. Mais quoique ces bruits
ne foient pas deftitués de tout fondement ,
iteft fans doute plus vrai cependant 1 ° . que
Dumourier a trop les principes & les fentimens
d'un républicain pour confentir à
des négociations & à des propofitions d'une
trève manifeftement oppofée au décret
de la Convention & à l'arrêté du confeil
exécutif qui ont ordonné que nos armées
neprendroient pas de repos tant que les
ennemis ne feroient pas repouffés au delà
du Rhin ; 2 ° . que Dumourier content de
la gloire fi éclatante d'un grand général
ne peut afpirer ni à difputer à la Convention
la gloire des légiflateurs , ni à dérober
aux Belges le droit qu'ils ont & qu'ils ont
1
170 )
feuls d'organifer à leur gré & leur conf
titution , & leur adminiftration & leurs
tribunaux ; 3 °. que Dumourier a trop
d'efprit pour ne pas comprendre que fon
armée eft fatiguée par des niarches & par
des combats , mais quel'e eft repofée par
des victoires , que le moment où un ennemi
eft le plus facile à battre eft toujours
le moment où il vient d'être battu , &
qu'enfin tous les avantages de pofition &
de territoire , nous les avons tous , fi l'en- .
memi eft chaflé au delà du Rhin , mais
que nous pouvons tous les perdre ſi l'enremi
refte en deçà.
-
De Francfort-fur-le -Mein , le 20 novembre.
On ne renonce pas aisément à fon argent.
Le gouvernement de Francfort ne
doute pas que le gouvernement de la
France ne lui reftitue les florins demandés
par Cuftine. Cette reftitution fouffre pourtant
encore beaucoup de difficultés .
Le gouvernement de Francfort prétend
qu'il n'eft pas aristocratique tous les
gouvernemens ont cette prétention ? mais
ce n'eft pas leur opinion , c'eſt celle des
peuples qu'il faut confulter : ce qu'il faut
confulter fur- tout c'eſt la nature du gouvernement
: or ce qui eft évident c'eft
que dans le gouvernement de Francfort
il
ly a bien quelques élémens démocrati(
71 )
ques , mais que les élémens ariftocratiques
y dominent. La démocratie de cette ville
n'est donc pas une chofe aflez établie
pour qu'elle puiffe la défendre contre les
contributions exigées par le général Cuftine
: elle peut avoir de meilleures raifons
& de meilleurs titres , mais ce n'eft pas ici le
lieu de les examiner. Ce qui eft certain ,
c'eft que quoiqu'on en dife dans les papiers
publics de l'Allemagne , ni la Convention
rationale , ni le Confeil exécutif
n'ont rien ftatué fur cette conteftation entre
une ville de l'Empire & un général Fran- .
çois . Ii eft même probable que cette affaire
particulière ne fera décidée que par une
ici générale dans laquelle les repréfentans
de la république Françoife traceront à tous
fes généraux la conduite qu'ils doivent
tenir parmi les nations étrangères qu'ils
affranchiffent.
270
GRANDE- BRETAGNE
De Londres , le 23 Novembre.
,
Point de Lords point de Chambre-
Haute , point de Roi tel eft le cri du
peuple Anglois dans les rues de Londres ,
dans les rues des autres villes de l'Angleterre
; tel eft le cri qui retentit dans les
montagnes de l'Ecoffe & dans les plaines
de l'Irlande. Puritains & Catholiques leurs
( 72)
paroiffent avoir ce même dogme politique
Il n'y a que le Roi d'Angleterre & peutêtre
quelques vieux Lords honnêtes gens ,
& quelques frippons de Cour qui profeffent
une autre religion fociale. Le parlement
eft prorogé jufqu'au mois de janvier.
Mais le mois de janvier arrivera bientôt, &
bientôt il faudra que Georges III faffe un
nouveau traité avec l'Angleterre qui lui
donnera sûrement une bonne penfion s'il
fe réfigne à une révolution inévitable avec
prudence.
De Madrid , le 20 Novembre 1792 .
-
D'Aranda eft renvoyé & l'amant de la
Reine eft appellé au confeil à fa place.
Allons - nous avoir la guerre avec l'Efpagne
? C'eft ce qui eft devenu plus vraifemblable
, fans être devenu certain . Une
femme amoureufe , un amant de complaifance
, des prêtres libertins & fanatiques.
Voilà ce qui décide en ce moment du fort
d'une nation naturellement ingénieuſe &
magnanime.
ERRAT A.
Au Numéro 47 , P. 273 , lig . 11 , lifex
Lahn,
JOURNAL
HISTORIQUE
ET
POLITIQUE.
er
FRANCE.
L'an 1. de la République Françoiſe .
CONVENTION NATIONALE
Du dimanche, 15 novembre.
LES féances du dimanche , toujours confacrées
à l'admiffion des pétitionnaires , femblent ne préfenter
que des objets d'un fible intérêt . Celui
qui aime à étudier les moeurs , à fuivre la marche
des opinions qui les déterminent , n'en jugera
pas ainfi ; & c'eft dans la connoiffance de cette
foule de réclamations particulières , de ces voeux
diverfement exprimés , qui arrivent à la Convention
nationale de toutes les parties de la république
, qu'il fe formera une idée jufte de
l'état & des progrès de l'efprit public . Les adreffes
N°. 49. 8 Décembre 1792. D
( 74 )
qui adhèrent au décret qui abolit la royauté , en
établiffant l'unité de la république , font fans
nombre ; elles émanent non- feulement des corps
administratifs , électoraux , municipaux , & c.;
mas de fimples citoyens , des citoyennes s'empreffent
de féliciter la Convention nationale fur
fes premiers travaux. Tous expriment le defir fortement
prononcé , de maintenir la liberté & l'égalité
jufqu'à la dernière goutte de leur fang ,
& de voir le règne de la loi , cette divinité des
peuples libres , fel dement établi , Le tribunal du
diftrict, de Cambray , remercie la Convention du
décret qui admet tous les citoyens à remplir les
places de juge ; le commiffaire national du diftuct
d'Hières , n'accepte cette commiffion que fous
la condition que les émolumens qui y font attachés
, ferviront aux frais de la guerre tant qu'elle
darea . Les officers , fous-officiers & velontaires
du 4. bataillon de l'Isè e , jurçat de ne quitter
leurs drapeaux , que lorfque la patrie n'aura plus
befia de leurs bras .
A ces fentimens , fi dignes d'un peuple libre ,
fe mêle des traits qui annoncent que la raison
diffipe peu- à-peu les nuages qu'avoient depuis
tant de fiècles amoncelés les préjugés , & qu'elle
acquiert un plus grand horifon , Lebon , ci -devant
caré de Neuville , & actuellement maire d'Arras ,
fait part à la Convention du mariage qu'il vient
de contracter , & lui fait hominage du difcours
qu'il a prononcé dans cette occafion , & un prêtre
Piémontois lui écrit de Madrid qu'il a fait des voeux
pour la réuffite de fes travaux , & lui offre fes fervices
pour l'aider à naturalifer dans le pays qu'il
habite les fublimes principes de la raiſon & de la
libe té .
Un membre du comité d'inftruction publique a
( 75 )
fait un rapport fur inutilité de la place de directeur
de l'académie françoife des arts établie à Rome, & il
a annoncé qu'il propoferoit bientôt la fuppreffion de
toutes les corporations académiques. L'Affemblée
femble avoir préjugé la queftion , car en ordon
nant l'impreffion & l'ajournement du rapport , elle
a décrété que provifoirement il ne feroit fait aucune
nomination aux places vacantes dans les académies.
Elle a décrété en même temps la fuppreffion
de celle de directeur de l'académie de
France à Rome.
#
Des artiftes font venus repréfenter à la Convention
qu'on aurcit pu lui préparer au Louvre
une falle plus majestueufe & plas digne des repré
fentans d'une grande nation que celle qu'on difpofe
pour elle aux tuileries . Cette pétition, qui préfentoit
d'ailleurs des vues fages fur la néceffité & les
moyens d'ouvrir une grande carrière aux talens
a été renvoyée au comité d'inftruction publique.
Un décret rendu fur la propofition du comité
des finances , a mis à la difpofition du minile de
la marine une fomme de 12 millors pour être em
ployée à l'acquittement des dépelfes de l'expédition
deftinée aux ifles du- vent .
Le comité de furveillance ayant découvert de
faux cachets , femblables à celui de la munici
palité de Paris , au moye defque's en fabriquoir
des certificats de réfidence , l'Affemblée à décrété
que les certificats délivrés demeureroient fars effet ,
jufqu'à ce qu'ils aient été vérifiés.
Une députation de l'académie des fcierces, ayant
à la tête M. Lelande , eft venue rendre compte
de l'état actuel du trava 1 fur les poids & mefutes
dont l'académie a été chargée par l'Aflemblée corftituante
. D2
( 76 )
Pour accélérer , a dit le citoyen Lalande , ce
travail , qui exige p'ufieurs opérations de différens
genres , l'académie la divifé en cinq parties ,
pour chacune defquelles elle a nommé une com .
miffion particulière.
La première de ces commiffions doit déterminer
, par des obfervations aftronomiques & geodefiques
, l'étendue de l'arc du méridien terreftre
qui traverfe toute la France , depuis Dunkerque
jufqu'aux Pyrénées , & une perite partie de l'Efpagne
, depuis les Pyrénées jufqu'à Barceloné ; &
de cette mefure , elle concluera la grandeur de la
circonférence de la terre , pour y rapporter l'unité
de mefure ufuelle ,
La feconde commiſſron meſurera les bafes fur
lefquelles doivent s'appuyer les opérations géodéfiques.
L'objet de la troisième eft d'obferver la longueur
du pendule à fecondes , prife au 45º . degié
de latitude , & au bord de la mer , pour trouver
enfuite le nombre d'ofcillations que feroit en un
jour un pendule fimpie , égal à la mefure cocclue
de la grandeur de la terre .
La quatriènie commiffion déterminera le poids
d'un volume donné d'eau diftil'ée , & en conclura
l'étalon général des poids.
Enfin , la cinquième cft chargée de comparer
d'abord à la toife & à la livre de Paris , toutes
les mefures de longueur & de capacité , & tous
les poids ufités en France , & de déterminer en-'
fuite leurs rapports avec les nouvelles unités de
poids & mefures .
La première occupation des commilaires
nommés par l'académie , a été de faire conftruire
les différe is inftrumens néceffaires pour leurs opé
rations, Ceux qui devoient fervir aux obſervations
( 77 )
pu
aftronomiques & géodéfiques étoient les plus
preffés ; mais leur conftruction exigeant beaucoup
de temps , ils n'ont être achevés que cette
année ; & c'eſt à la fin du printemps feulement que
les commiffaires chargés de la mesure de l'arc tereftre
ont pu commencer leur travail . »
Le citoyen Méchain , l'un de ces commiffai es ,
qui devoit mefurer la partie de la chaîne des
triangles comprife depuis les Pyrénées jufqu'à
Barcelone , eft arrivé en Espagne au mois de
juillet. Ses premiers travaux ont été d'aller reconnoître
les fommets des montagnes qui fouvoient
fervir de points de ftation pour les triangls
, afin d'en former d'abord un plan général :
revenu enfuite une feconde fois fur ces montagnes ,
il a mefuré tous les angles ; & maintenant la
chaîne des triangles qu'il devoit obferver en Catalogne
, eft déterminée.
Mais cet académicien a corçu le projet d'étendre
beaucoup plus loin fes opérations ; il defireroit
lier à fon travail life de Mayorque , dont
les hautes montagnes s'apperçoivent des hauteurs
veifines de Barcelone & de Tortofe , quoiqu'elles
en foient éloignées d'environ 45 lieues ; il voudroit
même aller jufqu'à la petite ifle de Cabrera
, qui eft au fud de Mayerque , & toujou s
à peu près fu : le méridien de Paris . La meſure
de l'arc terreftie comprendroit alors 12 degrés
d'un grand cercle , ou 300 licues communes de
France en ligne droite , & le 45. degré de lattude
fe trouveroit au milieu de l'arc mefuré ; ce
qui rempliroit complettement l'objet de l'acadé
me. Cette extenfion de travail donnera fans
doute un nouveau prix à l'opération entrepriſe ,
qui fera fort au d : flus de tout ce qui a jamais
D3
( 78 )
•
été fait en ce genre , & annoncera l'ouvrage d'ent
grande nation.
1
Le gouvernement Espagnol parcît s'honorer
de concourir à ce beau travail . Une corvette
armée à Carthagène , a été envoyée en ftation à
Barcelone , & eft deftinée à transporter le citoyen
Méchain à Mayoique , à Tortole & à Cabrera ,
lorfque la fuite des obfervations l'esigera . M. de
Gonzales , officier de marine très - inftrait , qui
commande la corvette , plufieurs autres officiers
& ingénieurs , accompagnent & fecordent le citoyen
Méchain , & par- tout les ordies de M. de
Luffy , commandant de la Catalogne , précèdent
facilitent fes opérations.
Le citoyen Méchain , après avoir achevé tout: s
fes opérations au- delà des Pyrénées , rentrera en
France au printemps prochain , & , continuant
fes opérations , il viendra à la rencontre du ciyen
Delambre , fecond commiffaite , qui , de
fon côté , a commencé la mefure des triangles
autour de Paris . Une fifon pluvieufe , des tmps
obſcurs & brameux qui font le défefpoir des obfer
vateurs , ont contrarié les premiets travaux du
citoyen Delambre; des obftacles d'un autre geare
ont encore ralenti fa marche ; mais fon courage
& fa conftance ont furmonté toutes les difficultés :
il a déjà méfuré des triangles dans l'étendue de
plus de 20 lieues ; & la rigueur de la faifɔn né
l'empêche pas de continuer encore les travaux .
Sa zèle fe proportionne à la longueur de la
carrière qu'il doit parcourir.
Tandis que ces deux académiciens s'occupent
des obfervations des triangles , en fait les préparatifs
néceffaires pour la mefure des bafes fur
fcfquelles ces triangles doivent s'appuyer. La
[ 79 ]
commiffion qui en elt chargée en mefurera une
première au printemps ; & c'est celle qui a déjà
fervi dans le fiècle dernier pour la détermination
du degré terreftre entre Paris & Amiens , & qui
fe trouve aup ès de Patis entre Villejuif & Juvify
sane -fcconde fera méfurée , dans le Midi
de la France , & peut être une troisième en Catalogne
. Les commiflaires fe propofeut de mettre
dans ce travail d.s attentions & des foins particuliers
, dont les Ang'ois leur ont donné l'exemple
dans une opération de ce genre qu'il vien
nent, de faire auprès de Londies . Ils elpèrent ne
pas leur refter inférieurs , & ils cherch.ront à fcs
furpaller.
L'opération relative à la longueur dú pendule ,
qui eft l'objet de la troisième commiffion , cit
déjà fort avancée. De nombreuses expérienfes ont
été faites à l'Obfervatoire par les citoyens Borda,
Coulomb & Caffini , pour déterminer d'abord la
longueur du pendele qui bat les fecondes à Paris
Le choix des moyens qu'ils ont employés , le fcrupule
qu'ils ont mis dans leurs obfervations , &c
Recort fingulier de leurs résultats pourroient dèsa
- préfent faire regarder cette première partie de
leur travail comme fiffifamment exacte ; mais ils
fe propofent de continuer sncore leurs expériences.
pen fant l'hiver, & ils ne les cefferont que lorfqu'ils
creiront ne pouvoir plus ajouter aucun degré
de précifion à leur réfultat . Nous mettrons fur le
bareau un mémoire dans lequel ces commiffaires
ont rendu à l'académie un compte fommaire de
ces premières cxpériences , en attendant la publication
qu'ils feront de tous les détails de leurs
obfervations , lorique leur opération fera terminée
.
Il reste encore à ces commiſlaites à comparer-
D
4
780 )
1
la longueur du penule obſervée à Paris , avec
celle qui a lieu au quarante- cinquième degré de
latitude au bord de la mer ; & c'eft auprès de Bordeaux
qu'ils achèveront cette dernière partie de
leur travail.
Celui de la quatrième commiffion , qui doit déterminer
le poids d'un volume donné d'eau diftillée
, & en conclure l'étalon des poids , va être
inceffamment commencé . Les commiffaires chargés
de ce travail , qui exige beaucoup de recherches
& d'opérations délicates , efpèrent qu'il fera verminé
avant la fin de l'hiver ; & dès - lors ils feront
en état de déterminer le nouvel étalon des pids ,
ou la nouvelle livre , avec une préciſion déjà plus
gande qu'il n'eft néceffaire pour tous les ufages
ordinaires ; mais ils re le fixeront abfolument que
lorfqu'ils auront pu comparer avec la mesure conclue
de la grandeur de la terre , les dimenfions du
volume d'eau diftillée , dont ils auront trouvé le
poids par leurs expériences.
Les quatre commiffions dont nous venons de
parler ont un objet général qui intérefle toutes les
na ions ; le travail de la cinquième commiffion regardera
la France feule , puifqu'elle doit s'occuper
uniquement de déterminer le rapport de nos mefures
actuelles avec celles qui feront établies . Pour
y parvenir , l'Affemblée conftituante avoit décrété
qe les différens départemens enverroient à l'académie
les étalons de leurs mefures de longueur &
de capacité , ainfi que les étalons des poids . Jufqu'à
préfent , un petit nombre de départemens a
fatisfait aux décrets ; mais il faut efpé er que , follicités
de nouveau par le miniftre de l'intérieur &
inftruits de l'utilité de cette entreprife , ils chercheront
à en hâter le fuccès .
L'académie vient de rendre compte à la Coa(
81 )
vention nationale de l'état actuel de fon travail fur
les poids & mefures ; elle cfpère que les premiers
mois de 1794 verront la fin de cette grande opération
; il ne restera plus alors qu'a faire les étalons
qui feront envoyés aux différentes nations ,
& peut- être auffi aux compagnies favantes de
l'Europe , qui , par leur célérité , peuvent le plus
contribuer 2 en étendre l'uſage ; l'académie s'eftimera
heureufe de pouvoir y contribuer par ellemême
, & el'e fe félicitera toujours d'avoir concouru
à l'exécution d'un projet glorieux à la nation
, utile à la fociété entière , & qui peut devenir
, pour tous les peuples qui l'adopteront , un
nouveau lien de fraternité générale .
Qu'il foit encore pe mis à l'académie de rappeller
à la Convention nationale un autre projet.
a opté par l'Affemblée conftituante , & qui le
trouve intimement lié au premier ; nous voulons
parler da fyftême de divifion décimale à établir
dans les melures de toute efpèce , dans les poids
& dans les monnoies ; cette divifion , dont l'uſage
n'exigera aucune nouvelle connoiffance , facilitera
tous les calculs du commerce , en les réduifant aux
opérations les plus fimples de l'arithmétique , &
fera d'un avantage auffi grand & plus étendu pour
toute la fociété , que l'uniformité même & l'univeifalité
des poids & mefures .
Les commiffaires de l'académie ont fenti que
ce fyftême devoit s'étendre jufqu'aux mefutes done
l'aftronomie & la géographie font ulage . Déjà
la divifion décimale a été employée & a remplacé
l'antique divifion du cercle dans les inftrumens
dont les citoyens Mechain & Delambre fe ferycat
pour mesure de l'are terreftre ; elle l'a été éga
lement dans une horloge aftronomique deflinée
pour les dernières expériences fur la losgucur du
D
( 82 )´
pen lule ; & enfin l'académie s'occupe de réduire à
certe divifion toutes les tables qui fervent aux
calculs des aftronomes , des navigateurs & des géographes
, ouvrage immenfe que Ion zèle pour lest
fciences & pour tous les projets utiles lui fait entreprendre.
Du lundi , 26 novembre.
Sur la motion de Treillard , il a été décrété ,
à l'ouverture de la féance , que les trois articles
de la loi des émigrés , relatifi au renvoi des émigrés
qui font rentrés en France , à leur fig - alement
& à la protection à leur accor ler jufqu'à
leur, fortie , front envoyés fur- le - champ au con
feil exécutif qui-les fera exécuter.
Cette mefure a paru d'autant plas inftante qua
l'Alfemblée étoit inftruite que les malveillans &
les enn mis des loix , redoublent leurs efforts
pour jetter dans les départemens des femences
de difcordes. Une députation des corps admisiftratifs
de Loir & Cher , a confi mé ces nouvelles
cc affligeantes. Nous fommes envoyés , ont dis
cs députés , à la Convention , pour vous inf
traire d'une infurrection qui vient de fe mifefter
dans l'étendue de ce département , après
avoir parcouru fucceffivement les départemens
voifins , & qui , par fa marche rapide & p : obablement
concertée , fembl : menacer tous les
départemens de la république. L'isfurrection eft
partie du département de la Sarthe . Le raffemblement
a forcé les ouvriers de la verrerie de
Montmirail de le porter avec eux à MontJon.
bleau , où ils ont taxé le blé , & obligé les ha→
bitans & les corps conftitués de les accompagner
à St. -Calais. De- là , ils fe font portés à Vendôme
le 23 de ce mois , au nombre de 3000 ;
( 83 )
ayant à leur tête 150 hommes à cheval . Ils on
commencé par acnoncer qu'ils ne venoient exercer
aucune violence , mais taxer le blé & les autres
denrées . Ils ont effectivement taxé le blé à 21 .
deniers la livre , en difant qu'ils iroient famedi
prochain à Blois pour l'y fixer au même prix..
Enfin ils ont menacé les habitans de Vendôme.
de mettre le feu à la ville , s'ils ne fe joignoient-
Pas à eux "
D'auties députés envoyés par le département
d'Eare & Loire , offrent le même tableau de l
&fette au milieu de l'abondance . Des rafiemblemens
armés parcourent les marchés & taxent less
denrées ; les magiftrats du peuple font fidèles à
Feur devout ; mais la lor cft fans énergie & fansvigueur.
Le prix du pain cft i accesible aux fa--
cultés du pauvre.
Cependant , de l'aveu même de ces députés ,
les grains ne manquent point dans ces département
; mais la circulation en eft interrompue . Les
agitateurs profitent de l'inquiétude du peuple pour ;
empêcher les laboureurs d'apporter leurs grains
aux marchés . Au milieu de ces affligeans détails
il est un trait qui n'a pu manquer d'y répandre
quelques confolations . Nous fommes envoyés ,,
a dit la députation d'Eure & Loir , pour vous de
mander des mesures promptes & efficaces qui ré--
tabiffent la tranquillité de la république entière . ,
Le peuple les attend de votre fageffe , & c'est ens
prononçant le nom de la Convention nationale que
nous avons vu la confiancefe ranimer , &, la féré--
nité renaître fur les vifages. »
Le remède à ces maux eft fans doute une bonne
loi fur les fubfiftances . E attendant que l'Allems;
blée ait acquis affez de amières pour prononcer
definitivement fur cette importante queſtion , voicii
DG.
( 84 )
Les mesures provifoires qu'elle a adoptées fur fa
propofition de Barrère :
сс« 1 °. La Convention nationale charge le pouvoir
exécutif de fappeller les commiflaires envoyés
par lui dans les départemens , excepté ceux qui
ont été envoyés pour des objets militaires , & ceux
qui auront été mis en état d'arrestation par ordre
des autorités conftituées .
2º. Il eft interdit au confeil exécutif d'envoyer
dans aucun cas des commiffaires civils dans les départemens
fans l'autorisation de la Convention
.
- 3 °. Il fera nommé dans le fein de la Convention
neuf commiffaires qui fe rendront dans les
départemens de Loir & Cher , d'Eure & Loir ,
& de la Sarthe pour y rétablir la circulation des
grains & rechercher les caufes qui l'ont arrêtée ,
pour faire des perquifitions fur les auteurs des
troubles & fur les pourfuites qui auront dû êtie
faires contre eux ; les commiffaires pourront dé- ´
cerner contre qui, il appartiendra , des mandats
d'amener & d'arrêt & fe rendre dans les départemens
voisins , fi l'intérêt public les y appelle .
Lorfque le danger de la patrie a été proclamé
, une multitude de pères de famille , fe font
dévoués à fa défenfe . S'arrachant des bras de tout
ce qu'ils avoient eu jufques - là de plus cher , ils
ont laiffé à leurs enfans , à leurs mères , à leurs
pères dont ils étoient le foutien fur la fin de leur
carrière , le foin de faire connoître leurs befoins
aux repréfentans de la France. La Convention a
rendu une loi qui les met à l'abri du befoin .
Cette loi autorife le miniftre de l'intérieur à
diftribuer , fous fa refponfabilité , une tomme
de deux millions , aux pères , mères , femmes &
enfans qui n'avoient d'autre reffource que le
>
1851
produit du travail des citoyens- foldats volontaires
qui font au fervice de la République . Ceux
qui prétendront avoir des droits à ce fecours , fe
feront infcrire à leur municipali.é , ou à leur
fection dans le délai de 15 jours . Ils y produiront
l'extrait de leur acte de baptême & de
l'infcription de citoyen-foldat pour fervir comme
volontaire. Ce fecours fera de 40 livres par
année , pour les enfans âgés de 8 ans , & depuis
8 ans jufqu'à 12 , de 25 livres . Les époules
obtiendront 60 liv . , & les pères & mères 40 liv.
jufqu'à 60 ans , & 60 livres lorsqu'ils auront
atteint leur 70° . année. Ce fecours commencera
à courir du jour du départ du citoyen -foldat ,
jufqu'a celui où il rentrera , ou devra rentrer
dans les foyers.
Du mardi , 27 novembre.
Des vues de bienfaiſance ont occupé l'Affemblée
, à l'ouverture de cette léance . Elle a
chargé fon comité des fecours publics de lui
préfenter , fans délai , les moyens de pourvoir
à l'entretien de tous les hôpitaux de la république
, qui , depuis la révolution éprouvent des
non-paiemens & des pertes confidérables.
Une lettre du miniftre de l'intérieur à la Convention
, lui rend compte de la fituation actuelle
des fubfiftances de Paris . « Nous n'aurions rien
à craindre , dit Roland , fi la confiance laiffeit
à la circulation des denrées , la liberté qui lui
eft néceffaire ; mais cette confiance n'existe pas ,
& l'adminiſtration de la commune de Paris eft
propre à l'éloigner de plus en plus , & définitivement
à l'anéantir.. Le defir mal calculé de procurer
quelques adouciffemens aux habitans de Paris ,
ou la foibleffe du corps municipal l'avoit porté
ל כ
( 86 )
à faire vendre depuis long - temps la farine à
un taux infé ieur au prix d'achat. Qu'en est - il.
réfulté ? Tous les approvifionnemens fe font
faits dant Paris , d'où l'on retire fans ceffe , au
lieu dy apporter. C'est ainsi qu'un avantage
apparent & momentané produit le double mal .
d'une fuscharge qui doit finir par retomber fur
e peuple même , & d'un ap a pour le voifinage
qui vient etter de Paris tout ce qui feroit
néceliare à fa conſommation.
Le ministre ne veut point accufer les intentions
; il ne fuppofe point que ces opérations
foient dictées par le defir de capter la popula- ,
rité mais il dit que ces opérations font
maavaifes , parce qu'elles tent pour tromper ;
Parce que fous l'apparence d'un bien paffager
elles préparent de grands maux.
Roland fait enfuire le tbleau du défordre
affreux qui règne dans toutes les parties de
l'administration de Paris, Jé le dénonce de
nouveau , dit - il , duffé je y perdre la tête fur
T'heure car il faut que la chefe publique foit
fauvée , ou que je périfle avec elle . It annonce
que 40,000 quintaux de grains font partis
du Havre pour Paris ; & que fi la fureur
des agitations empêchoit ces provifions d'a
river mous fouffririons de la famine ; que la
faute en ferot uniquement due à la foibleffe
qui n'auroit point établi le régime équitable ,.
epreffif contre les malveillans , protecteur de
Ja ûreté , de la propriété & de la plus grande
liberté du commerc:. It prédit enfin , que l'ef
prit de la commune de Paris finita , par perdie
Pa is & la Convention elle même , fieile ne
met fin à cette agitation de fections , à cette
permanence , qui n'est plus que celle du trouble:
( 87 )
17
& de la déforganifation , & à l'existence de
cette commune , foyer de toutes les intrigues .
Après la lecture de cette lettre , Lanjuinois
demande la fuppreffion de la permanence des
fections , la ceffation de dépenfe de 12 mille 1 .
par jour , que fait la commune en vendant la
farine à un taux inférieurs au prix d'achat , &
le renouvellement du comité de sûreté générale .
Sur cette dernière propofition , la convention a
paffé à l'ordre du jour . Les deux autres ont été
renvoyées aux comités qu'elles concernent .
Un décret fixoit à ce jour la difcuffion far la
queftion de l'incorporation de la Savoye à la
France. Grégoire a préſenté à la Convention l'avis
des comités dip omatique & de conftitution
réunis , fur cette question ,
Le rapporteur l'examine fous tous les rapports
moraux , politiques & géographiques, Des nations
diveiſes ont clies le droit de fe réunir en
un feul corps polit que ? Nul doute à cet égarde.
En s'identifiant elles n'aliennent pas la fouve,
raineté , elles confentent feulement à augmenter
le numbre des individus qui l'ex.rcent d'une manière
collective .
La demande en réunion 9 faite au nom du
peuple de Savoye , eft l'expreffion libre & folemne
le de la prefque totalité des communes. Elles
déclarent par l'organe de leurs représentans
qu'aucune violence , aucune influence étrangère
na diligé leur opinion , & dès- lors le fouveram
a parlé. =
En manifeftant le voeu de fe réunir à la
France , les Savo fiens ont connu toute bétendue
des engagemens qu'ils vouloient contracter . Deux
communes avoient o polé une reſtriction relative
aux dettes de la France dont elles re fufoient de
( 88 )
partager
le fardeau. L'Alemb'ée nationale Savoifie
ne a paffé fur ces reftrictions à l'ordre du jour .
Le peuple Allobroge déclare que fon affentiment
eft fondé fur les calculs les plus réfléchis ; qu'il ne
prétend à aucune exception , & que la fufion des
deux peuples en un feul veut que tout loit
& proportionnel quant aux charge; & aux avantages
fociaux.
commun
La feule queftion qui ſe préfentoit à réfoudre ,
étoit donc de favoir fi intérêt poli ique de la
France lui permet de s'agrandir & d'accéder à aucune
demande en réunion . Le rapporteur n'a point
diffimulé les inconvéniens qui s'attachent à la trop
grande étendue des états ; les obftacles qui y ra-
Leatiffent l'action du gouvernement , les abus qui
en altèrent la forme , la néceffité d'y concentrer
dans la main des premiers agens un pouvoir exceffif,
& les moyens qui leur reftent pour échapper
à la furveillance . Pius une corde s'étend , plus ele
décrit la courbe , image fenfible d'un trop vafte
empire , ou le lien ſocial ſe relâche , & dont les
refforts fe détendent .
L'étendue néceffaire d'un état doit ſe meſurer
fur les localités & le befoin de maintenir l'exiftence
du corps politique .
En appliquant ce principe à la France , le rapporteur
fait voir , que tous les rapports phyfiques ,
moraux & politiques follicitent la réunion des Savoifiens
aux François . Conformité de moeurs &
d'idiône , liaiſons habituelles , haine ds Savoifiens
envers les Piémontois , amour pour les François
, qui les paient d'u . jufte retour , tout les
rappelle dans le fein d'un peuple qui eft leur ancienne
famille. Vainement on a voulu au Piémont
lier la Savoie . Sans ceffe les Alpes repouffent celle - ci
dans les domaines de la France , & l'ordre de la
7
789 )
mature feroit contrarié , fi leurgouvernement n'étois
par identique.
Confidérée fous le point de vue financier, fi
la réunion de la Savoie préfente à la France
une foule d'avantages , ceux que la Savoie recevra
en échange ne font pas moins frappa s . La
politique Piemontoife fut toujours de s'y oppofer
à tout genre d'établiſſement qui auroit pu faire
fleurit les arts. Elle y comprimoit l'induſtrie
étouffoit l'émulation , & teroit le peuple enchaîné
dans la misère par la crainte que fa profpérité ne
tentat l'ambition d'un conquérant. Ce pays , condamné
à l'anathême politique , payoit au Piémont
des droits d'entrée fur les objets commerciaux ,
étoit contraint de vendre àla France des marchandifes
brutes qu'il n'avoit pu manipuler.
&
L'unité de gouvernement & de loix va rendre
cette contrée à ſon induftrie naturelle . Un travail
éclairé foigrera les marais , fertilifera les campagnes
, ranimera le commerce , fera fuivi de
l'abondance. La fuppreffion de la dîme & de la
féodalité , l'accroiffement de fon induftrie , de fes
richeßes , lui rendront fes impofitions moins oréreufes
; enfin , fous l'égide de la France , elle recevra
de fa nouvelle manière d'être , une impulfon
morale qui bie tôt la rendra floriffante .
Ce rapport a été vivement applaudi. Un feul
membre le préfentoit pour le combattre . On a
demandé de toutes parts que la difcuffion "fut
fermée. L'Affemblée entière s'eft levée & a
manifefté un voeu unanime pour la réunion .
Voici le décret.
« La Convention nationale , après avoir entendu
le rapport de fes comités de conflitution
& diplomatique , & avoir reconnu que le voeu
libre & univerfel du peuple fouverain de la Sa-
"
( 90 )
voie , émis dans les affemblées de communes
eft de s'incorporer à la république francoife ;
confidérant que la nature , les rapports & les
intérêts refpifs rendent cette réunion avand
rageufe aux deux peuples , déclare qu'elle accepte
la réunion propofée , & que dès ce moment
la Savoie fait partie intégrante de la république
Françoife .
รว
Art. 1. La Savoie formera provifoirement
un 84. département , fous le nom du département
du Mont Blanc. »
« II. Les affemblées primaires & électorales
fe formeront inceffamment , fuivant la forme
des loix établies , pour nommer kurs députés.àla
Convention nationale . »> 3
III. Ce département aura ploviloirement
ase repréſentation de dix députés à la Convention
nationale. »
« IV. I fera envoyé dans le département du
Mont Blanc , quatre commiffaires p.is dans le
fein de la Convention nationale , pour procéder
à la divifion provifoire & à l'organiſation de ce
département en districts & en cantons . »
cc V. Les douanes fur les confins du Piémont ,
de la Suiffe & Genève feront confervées provifoirement
, & le miniftre de l'intérieur fera
chargé de faire parvenir fur- le- champ les leiz
& tarifs relatifs à la perception des droits exportés
ou importés.
5כ
} ce VI. Il fera établi dans les chefs - lieux de
diftrict ou dans les bureaux de douanes aux
frontières , après l'organifasion des autorités
des commiffaites pour la vérification , des affignats.
Plufieurs articles complémentaires de la loi
fur les émigrés ont été propofés à la fin de
7 91 )
eette féances après une légère diſcuſſion , PAL
femblée en a adopté quelques - uns ; les autres
ghit été renvoyés à l'examen du comité. Celui
d'aliénation a fait rendre un décret for l'admi.
niftration des maifons & domaines de la lite civile
.
Du mercredi , 28 novembre.
Un membre du comité de la guerre a fait un
rapport fur un marché de 60 mille fufils paffé entre
Lajard , Chambonas , ci - devant miniftres
& Beaumarchais. Il en résulte que le marché eft
frauduleux . Beaumarchais a été déciété d'accula
tion .
"
A peine ce décret eft porté , qu'une nouvelle
lettre des commillaires de Lyon dévoile de nouvelles
friponneries dans les fournitures de Parmée
du midi. Ils continuent la vifite des magafins
militaires , & ils mettent au rebut tout ce
qui fe trouve d'une mauvaife qualité ."
Cependant le général Dumourier croit devoir
fe plaindre de la rigueur exercée contre Malus &
d'Efpagnac, fournifleurs de l'armée de la Belgique.. -
« Je n'avois , dit-il , ep arrivant à Bruxe les que
10 mille liv . en caiffe . Le citoyen d'Espagnac
en m'avançant 300 mille liv . a , pour un inftant
fauvé man armée de la difette'; il a bien fervi fa
patrie , & cependant on le traie avec la plus grande
rigueur.... Cambon a craint que je ne devinfle
dangereux à la république , fi , après mes victoires,
j'étois autorisé à pffer , fous ma refponfabilité ,
les marchés pour la fourniture des armées de la
république je réponds à Cambon que je n'ai
d'autre but que le bien de ma patrie . J'ai fait
cette demande , je la fais encore , fi , contre mon
gré , je dois conferver le commandement de l'ar1921
mée. Si elle m'avoit été accordée , déjà la campagne
toucheroit à la fin , & j'aurois mis à exécution
le vafte plan que m'a fait concevoir mon
amour pour ma patrie & la liberté . »
La difcuffion ne s'eft pas ouverte fur cette
lettre ; les comités de la guerre , des fiances , &
des douze ont été chargés de répondre fur- lechamp
aux demandes les plus preflées du général.
La Convention nationale reçut dans la feance
d'hier , l'alliance & les félicitations d'une nation
devenue libre , elle reçoit aujourd'hui les hommages
d'un peuple , qui fe connoît en liberté
& qui fait en jouir. Une nombreufe députation
des Anglois , Ecollois & Irlandois réfidans &
domiciliés à Paris , a été admite à la barre. I's
ont félicité l'Affemblée fur les fuccès de nos armes
& de les travaux. Leur voeu le plus cher
eft de voir bientôt le former une union étroite
entre la République françoife & les Nations
Angloife , Ecoffoife & Irlandoife ; union qui
ne pourroit manquer d'affarer à l'Europe entère
la juiffance des droits de l'homme , &
d'établir fur les bafes les plus folides la paix
univerfelle.
Joël Barlows , J. Froft , citoyens Ang'ois ,
font enfuite admis à la barre . Députés par une
fociété patriotique de Londres , appellée the focietyfor
conftitutionnal information , ils viennert
féliciter , en fon nom , la Convention nationale ,
des triomphes de la liberté. Ils informent l'Affemblée
que d'innombrables fociétés du même genre
fe forment actuellement dans toutes les parties
de l'Aeg'eterre ; que tous les efprits en reçoivent
une impulfion générale qui les porte à fender les
abus du gouvernement , & à chercher les moyens
( 93 )
d'y remédier , & qu'il ne feroit pas extraordi-
Daire que dans un intervale beaucoup moins longqu'ils
n'oferoient le prédire , il arrivât , du contiuent
, des adreffes de félicitation à une Convention
nationale en Angleterre.
Ils font chargés auffi d'informer la Convention'
nationale que la fociété qu'i's repréfentent , envoie
une offrande de fix mille paires de fouliers
pour les foldats de la république.
Adreffe de la fociété conftitutionnelle de Londres
à la Convention nationale de France .
Mandataires d'un peuple fouverain & bienfaiteur
de l'efpèce humaine , nous nous trouvons
heureux que la révolution frar çoiſe ait acquis
un degré de perfection qui nous permette de
vous donner ces titres , les feuls qu'il convienné
de donner à de véritables légiflateurs . Les époques
fucceffives de votre régénération politique , out
toutes ajouré quelque chofe au triomphe de la
liberté & la glorieufe victoire du 10 août a
enfin préparé 1 - s voics à une conftitution qui
nous l'efpérons de vos lumières , fera fondée fur
Its bafes de la nature & de la raifon . En comfidérant
par quel amas d'impoftures on s'eft
efforcé d'obfcurcir l'efprit humain , vous ne
pouvez être furpris de l'oppofition que vous avez
éprouvée de la part des tyrans & des efclaves .
Ces deux claffes d'individns ont employé contre
vous les mêmes moyens . Hélas ! dans la combinaifon
des misères humaires , l'ignorance eft,
en même temps la caufe & ffet de l'oppreffion
& de l'obéiffance fervile . Ce qui fe patte journellement
prouve que vous avez conquis l'opinion
de tous les peuples placés près de vous lux
( 94 )
le continent ; que vous avez réellement pour
amie la majorité de ces nations ; que leur apparente
inimitié n'eft qu'une fuite paffagère de la
violence exercée fur elles par leurs gouvernemens
, & qu'elles n'attendent que le moment où
Vos armes les auront affianchies de la néceffité
de vous combattre . »
La fituation des Anglois eft moins dép'orable
. La main de l'opprellion n'a pas encore
ofé leur ravir entièrement la liberté d'écrire , ni
Vous attaquer cuveitement . Tout de feu pour
la caufe que vous foutenez , nous vous faifons
paffer nos voeux les plus ardens , pour qu'il ne
manque sien à vos progrès , & à votre réuffite .
C'eft en effet une caufe facrée , nous la fuivons
avec amour , comme le gage du bonheur d'on
peuple dont la nature a voulu faire notre ami ,
puifqu'elle en a fait notre plus proche voifin 3
notre confiance s'y attache comine au lien d'une
union fraternelle entre toutes les branches de la
famille humaine ; union à laquelle , fi nos effé.
rances ne font pas vaines , nos compatriotes feront
des premiers à concourir ..»
« Notre gouvernement a encore le pouvoir,
peut être la volonté de ftipendier des plumes
végales pour nous contredire ; mais nous croyons
dans la fincérité de nos creus exprimer les fentimens
de la majorité de la nation Angloiſe . Un
long fyftême d'impoftures a fatigué cette na
tion , & de folles guerres l'ont épuifée ; elle a
appris à réfléchir que ces fléaux doivent leur origine
à des combinaifons que la nature réprouve ,
qui modifient la fociété d'après fes relations factices
avec le gouvernement , & qu'ils ne font
point le réfultat de la difpofion naturelle des
Peuples fous le rapport de leur fituation refpec1951
tive . Continuez , légiflateurs , de travailler au
bonheur des hommes , nous participerons à vos
bienfaits ; mais la gloire vous en appartiendra
toure entière. C'eft le prix de vote perfévérance
; c'eft la récompenfe de la vertu . Les
étincelles de liberté qui s'étoient confervées en
Angleterre pendant plufieurs fiècies , pareilles
aux heurs de l'aurore boréale , ne fervoient
qu'à rendre viable au refte de l'Europe Pobl
curité qui le couvroit . Une lumière plus vive ,
image de la véritable aurore , jallt du fein des
républiques Américaines ; mais fon éloignement
l'empêchoit d'éclairer notre hémisphè e ;
il falloit , i le génie de notre langue nous permet
d'achever ce parallèle ; il fal'oit , difonsnous
, que , rayonnante de tous les feux du
foleil au milieu de fon cours , la révolution Fran-,
çife déplyât foudain , au milieu du centre de
Europe , le rélultat pratique des principes que la
philofophie avoit lemés dans l'ombre de la médi
tation , & que confirme par tout l'expérience .
Par -tout fon influence diffipe les nuages des piéjegés
, révèle les fecrets du defpotifme de tout,
gere , & crée à l'homme un nouveau caractère .
D'autres marcheront bientôt fur vos traces dans
cette carrière d'utiles changemens ; & les Nations,
fortant de leur léthargie , s'aimeront pour revendiquer
les droits de l'homme , de cette voix toute
puiffante à laquelle des hommes ne fauroient
rëfifter,Steven I
Signés , SEMPITL , préfident ; D. DAMS , Se
crétaire ; JOEL BATLOUS , J. FROST , députés de
la fociété .
Les députés de la fociété conftitutionnelle de
Kondies ont été admis à la féance au milieu des
plus v.fs applaudiffemens . Le piéfident eſt chargé
( 96 )
d'écrire à cette fociété , pour lui témoigner , aunom
des repréfentans du peuple françois , fat
reconnoiffance pour le don patriotique , relat; f
à nos armées , & l'affarer de l'union intime qui
doit régner à jamais entre les hommes libres de
la France & de l'Angleterre.
Oa a demandé que la difcuffion , relative à
Louis XVI , fut repriſe en préfence des députés
anglois . Après quelques débats relatifs à l'ordre,
de la parole , Faure eft monté à la tribune . Il
n'a vu que la loi dans la queftion foumise au
jugement de l'Affemblée ; if n'a parlé que pour.
la loi. Elle a prononcé la peine de la déchéance
pour Louis XVI. Agraver cette peine , ce feroit
un outrage à la loi ; & la nation fe couvriroit
d'opprobre aux yeux de l'univers .... En rappro
chant les époques & les évènemens , l'orateur a
tiré de l'hiftoire , quelques argumens en faveur
de fon opinion. La mort de Charles I , a -tit
dit , fut la principale caufe de la reftauration
de la royauté chez un peuple trop éclairé pour
aimer les rois . Le fupplice du père plaida la caufe
du fils ; le peuple quelquefois le livre à des
mouvemens de fenfibilité contraires à fes intérêts
& dont on ne peut calculer l'exploſion & le
délire . A la révolution de Jacques II qui avoit
auffi un fils , on prit d'autres i fures , on facilita
fon évasion , & fon fils fic de vains efforts
pour recouvier ſon tôe » ,
сс
Ce difcours a été combattu par Serre qui a
trouvé dans la conftitution même des articles
inconciliables avec celui qui prononce l'inviolabilité
. D'ailleurs les partifans de l'inviolabilité
conviennent que le roi pris en flagrant délit
n'étoit pas inviolable . Eh bien , a dit Serre
Louis XVI
?
•
( 97 )
Louis XVI eft dans ce cas . Il a été pris dans
la journée du 10 août , encore teint dufang qu'il
venoit de répandre.
La diſcuſſion a été interrompue par la lecture
d'une lettre du miniftre de l'intérieur qui annonce
que des attroupemens fe forment dans plufieurs
départemens , fe portent aux marchés , taxent les
grains , les enlèvent fans les payer ; qué la ville
de Chartres vient de repouser 3,000 hommes
armés qui s'étoient préfentés à les portes ; qu'au
Mans , à la Ferté-Beinard , à Boitert , à St. Calès,
à Lyon , & dans d'autres lieux , les agitateurs ont
excité les mêmes défordres .
« On ne peut plus douter , écrivoit Roland,
qu'il n'existe un foyer de troubles d'où l'on cherche
à les propager dans toute la république . Ce foyer
exifte à Paris , » Au temple , s'est écriée une
xoix. C'étoit celle de Legendre. Le fec étaite
qui hifoit la lettre , a reptis :
--
te C'eft de Paris que font fortis ces envoyés
qui font allés à Marfeile , à Perpignan & dans
beaucoup d'autres villes , pour y porter l'anarchie
& la guerre civile. Les bruits les plus faux , les
plus défaftieux ont été répandus par eux . Ils
font repouffés par les villes patriotes , mais ils
font des progrès effrayans dans celles cu l'ariftocratie
& la haine de la liberté s'étoient le plus fur
tement prononcées.
33
Le ministre ajoutoit que depuis plufieurs jours ™
on cherche à exciter un foulèvement à Paris . Il
prioit la Convertion de prendre des mesures
promptes & efficaces.
Charlier , Turreau , Monteau , Merlin , one
foutenu que Paris eft dans la plus pa faite tran
quillité , que le miniftre a eu de faux renfeig emens
. Le commandant- général de la garde pari-
No. 49. 8. Décembre 1792.
£
( 98 )
fienne qui étoit préfent à la féance , a confirmé
cette dernière affertion , en répondant de la tranquillité
publique fur fa tête . D'après cette affurance
, l'Aftemblée a paffé à l'ordre du jour , & a
renvoyé la lettre du miniftre au comiré .
Dujeudi , 29 novembre.
Un particulier nommé Lacroix , commiffaire
du pouvoir exécutif , a été mis en état d'arreftation
. La conformité de fon nom avec celui du
député à la Convention , avoit fourni aux malveillans
l'occafion de répandre des bruits calomnieux
, contre des hommes les plus conftammenr
attachés à la révolution . On difoit que Lacroix ,
Treilhard, Camus & Goupilleau convaincus , par
les papiers découverts depuis peu aux Tuileries ,
d'avoir participé aux crimes de la cour , avoient
été arrêtés . Cependant les trois derniers n'ont
pas ceffé de fe montrer aux féances de la Convention
, & Lacroix qui , depuis peu de jours ,
étoit abfent par congé , s'y eft rendu aujourd'hui
, pour en impofer à les calomniateurs. Je
fais , a-t- il dit, que j'ai beaucoup d'ennemis , car
j'ai fait tout ce qu'il faut pour en avoir. Le deſſein
des fcélérats étoit de faire dévafter mes propriétés
& tomber ma tête . Pour mes propriétés ,
je les leur abandonne ; ma tête , je la leur apporte
: la voilà ( en fe tournant d'un certain côté )
je la préfente à mes détracteurs ... mais ils font
âches , ils redoutent les hommes de courage ,
ils favent que j'en ai . Je demande que la commiflion
ne laiffe plus accroître par fon filence la
défaveur qu'on répand fur les plus zélés défenfeurs
du peuple.
&
Treillard , Camus & Goupilleau font la même
demande , & l'Aſſemblée décrète que la commifon
déclarera inceffamment , s'il y a des
( 99 )
membres de la Convention impliqués dans l'affaire
de Louis XVI.
Le tribunal crimine! provifoirement créé par la
loi du 17 août pour juger les confpirateurs
avoit été accufé de nég'iger les formes preferites
par la loi des jurés , & de prononcer des peines
arbitraires. En laiffant à l'opinion publique le
droit de conferver , ou d'effacer la mémoire de ces
reproches , la Convention nationale a prononcé
dans cette féance la fuppreffion de ce tribunal.
Elle a décrété en même temps plufieurs articles.
relatifs au traitement des membres qui le compofoient
, à la fuite de l'inftruction des affaires
commencées & la confervation des papiers dépofés
à fon greffe .
Les fubfiftances étoient à l'ordre du jour &
l'Affemblée alloit s'en occuper , lorsqu'on a annoncé
une députation du confeil - général de la
commune de Paris , qui demandoit à être admife
pour préfenter une pétition fur les fubfiftances
. Rewbel n'a pu s'empêcher d'en témoigner
un peu d'humeur. Il eft bien extraordinaire , a- til
dit , qu'on ne puiffe rien difcuter ici fans être
influencé d'une manière quelconque . Qu'on life
donc cette pétition fi importante & qui cadre
fi bien avec les infurrections de Blois... & c.
La députation admiſe à la barre a préſenté la
pétition fuivante :
« Les commiffaires des fections réunis avec
le confeil - général de la commune , viennent vous
préfenter le tableau de grands maux , sûrs qu'ils
font d'en obtenir le remède , puifqu'il eft en vos
mains. La partie la plus nombreuſe du peuple ,
celle qui a fait la révolution , qui la maintiendra,
qui fait aimer la liberté , qui mérite avant tout
votre follicitude , eft livrée aux plus grandes in-
E 2
( 100 )
quiétudes , à la plus cruelle misère . Une coalition
de riches capitalistes veut s'emparer de toutes les
reffources territoriales & induftrielles ; non-contente
d'entretenir la cherté des fubfiftances , elle
les dénature , en travaillant , en empoisonnant
les boiffons . Une nouvele a iftocratie veut s'élever
fur les débris de l'anciente , par le fatal afcendant
des richeffes . Les maifors de commerce ,
d: banque , de fecours , les caifles prétendues patriotiques
, étoient liguées avec le tyran des cuileries
, pour aff me: le peuple & le reconduire au
defpotifme par la difette. La révolution eft faite ;
il n'en faut plus. L'Afemblée conſtituante décréta
la fuppreffion des entrées , le peuple alloit êtré
foulagé, mais elle décréta la liberté du commerce ;
& fon bienfait devint nul . Au nom du falut
public , nous venons vous demander de rendre
aux autorités conſtituées le droit de taxer les denrées
de première néceffité. »
La Convention defirant éclairer la commune
de Paris par la difcuffion fur la question qui l'agite,
a voulu qu'elle fut ouverte au moment même en
préfence de la députation qu'elle a admife aux
honneurs de la féance .
Lequinio a infifté fur les mefures d'inftruction ,
perfuadé que celles - là réuffiront mieux que toutes
les autres , à ramener le calme . Il a foutenu que
nous étions dans une abondance réelle , mais que
le défaut de circulation étoit la feule caufe
de la gêne que nous éprouvons . Eclairez le peuple
fur les vrais intérêts , faites - lui connoître fes reffouices
, tempérez fes inquiétudes par une adreffe
fimple & perfuafive , & bientôt vous verrez la liberté
produire l'abondance .
Fayot attribue tous les malheurs du peuple aux
accapareurs. La liberté du commerce des grains
( 101 )
lui parcît funefle . Il veut que pour prévenir les
accaparemens , chaque cultivateur foit tenu de
dé larer la qua tité de grains dont il eft propriétaire
; que tout le confume dans l'intérieur
de la république , & que l'on punife févèrement
quiconque testeroit des fpéculations onéreuses
pour 1 : peuple.
St. Juft qui lui a fuccédé à la tibune ,
prononcé une opinion écrite avec chaleur , &
applaudie avec tranffort . Après être entré dans
quelques détails fur le mauvais fyftême de notre
économie , il prouve qu'une loi pofitive fur les
fubfiftances ne faurcit jamais atteindre fon but ,
parce que l'abondance ne peut être que le fruit
d'une bonne adminiftration . En remontant à la
fource du mal , il fait voir que de qui a renverfé
en France le fyftême du commerce des
grains , depuis la evolution , c'est l'émiffion
déréglée du figne . Toutes nos ticheffes métal-
Jiques & territoriales font repréfentées , le figne
de toutes les valeurs eft dans le commerce ; &
toutes ces valeurs font nulles dans le commerce ,
parce qu'elles n'entrent pour rien dans la confommation.
Nous avons beaucoup de ces fignes ,
& nous avons très - peu de choſes .
Le luxe eft aboli . Tous les métaux ont é
convertis en figne . Il n'en refte plus ni pour le
1x ni pour l'induftrie . Voilà le figne doublé
de moitié , & le commerce diminué de moitié .
S: cela continue , le figne enfin fera fans valeur
, notre change fera bouleversé , notre induſtrie
tarie , nos reffources épuilées , & il ne
nous reftera plus que la terre à partager & à
dévorer.
La cherté des fubfiſtances & de toutes chofes
vient donc de la disproportion du figne ; les
£ 3
102 T
fonds d'amortiflement font en circulation. Il n'y
a plus dans le commerce que notre imprudence
& notre fang. Tout fe change en monnoie . Les
produits de la tetre font accaparés ou cachés .
Perfonne ne fe plaint , mais que de families
pleurent folitairement !
w
On dit que les journées de l'artifan argmentent
en proportion du prix des denrées ; mais , fi
l'art.fan n'a point d'ouvrage , qui paiera foa
oifiveré ? Que font maintenant tant d'hommes
qui vivoient des habitudes du riche ? La mifère
a fait naître la révolution , la mifère peut la
détruire.
Après avoir établi que la difette des grains
viert non-feulement de la difproportion du figne , "
mais encore de fa nature ; que le taboureur préfère
de conferver fes grains , à amaffer du
papier , Saint Juft découvre une autre fource
d'appauvriffement & de mifère pour l'état .
La guerre , dit-il , détruit ordinairement
les troupeaux & le pâturage & le défrichement'
des communaux menace d'achever leur ruine.
Il eft à remarquer que la famire s'eft fait
fur- tout fentir depuis l'édit de 1763 , ' foit qu'en
diminuant les troupeaux , cn ait diminué les
engrais , foit que l'extrême abondance ait frayé le
chemia aux exportations immodérées………….. Qu'avons
-nous gagné à défricher les landes & Is
collines ? Nous avons porté notre argent en
Angleterre & en Hollande d'ou nons avons tiré
nos cuirs ; nous avons vendu nos grains four
nous vê ir ; nous n'avons travaillé que pour
l'Europe . On eft devenu plus avare & plus frippon .
Les travaux exceffifs des campagnes ont produit
des épidémies ; les économistes ont perfectionné
e mal ; le gouvernement a trafiqué . Les feigneurs
7·103 Y
avoient tiercé trois fois depuis quarante ans ; & ,
pour conferver leurs entreprifes par un acte de
poffeffion , ils plantoient ces tierce mens en mauvais
bois qui multiplioient le gibier , occafionnoient
le ravage des moiffons & diminuoient les troupeaux;
enforte que la nature & le loifir n'étoient
plus faits que pour les nobles & les bêtes , & le pauvre
ne défiichoic encore que pour elles.
« Voilà notre fituation , continue St. Juft :
nous fommes pauvres comme les Espagnols ,
par l'abondance de l'or , ou du figne , & la
rateté des denrées en circulation . Nous n'avons
prefque plus ni troupeaux , ni laine , ni fer , ni
induftric dans le commerce. Les gens induſtrieux
font dans les armées , & nous ne trafiquons qu'avec.
le trésor public . Que feroit- ce fi , au lieu de rétablir
, comme je vous le propofe , une jufte proportion
entre les valeurs réelics & les valeurs fictives
, on remplaçoit l'arriéré des impôs par des
émiffions d'affignats , & fi le capital des impôts
étoit par- là en circulation avec le figne repréfentatif
de l'arriéré ? Le figne repréſentatifde tous les biens
dés émigrés étant en émiffion , l'arriéré des impôts .
circulant avec le capital , il n'y auroit plus aucune,
mefure entre les espèces & les denrées ; les moindres
valeurs du commerce ne pourroient être repréfentées
que par des fommes numériques énormés . Le
peuple alors gémiroir fous le portique des légiflateurs
; la misère féditieufe ébranleroit ves loix ;
les rentes fixes feroient réduites à rien ; l'état même
ne trouveroit plus de reffources dans la création
des monnoies , elles feroient nulles . Alors quelle
feroit notre efpérance ? La tyrannie fortiroit
vengée & victorieufe du fein des émeutes populaires
; & fi les droits de l'homme fubfiftoient
les droits de l'homme feroient écrits avec
encore ,
E 4
( 104 )
le fang du peuple fur le tombeau de la Aberté ;
on violeroit l'alyle des laboureurs , on détruiroit
peut-être l'efpérance des moiffons prochaines ,
nous ferions la fable de l'Europe . »
Après avoir ex ofé infi la caufe de nos maux ,
St. Juft en a cherché le remède. Il le trouve dans
Fattention du gouvernement à ne point augmenter
l'excès du figre . Il faut créer le moins de monnoie
qu'il nous fera poffible . On peut y parvenir , foit
en donnant des terres à nos créanciers , foit en
affectant les annuités à leur acquittement. Ces
annuités étant de fimples contrats , n'entreront
post comme fignes dans le commerce ; elles n'entreront
point non plus en concurrence avec les
produits. L'équilibre fe rétablira peu à peu . Les
dettes de l'état feront acquittées fans péril , & tous
les créanciers feront attachés à la fortune de la
république .
Tout fe réduit pour l'inftant à faire enforte
que la quantité du papier n'augmente point ; que
le laboureur vende fes grains , ou que le gouver
nement ait des greniers pour les temps les plus
malheureux , & que les charges du tréfor public
diminuent.
St. Juft termine, fon opinion en préfentan
les difpofitions fuivantes qui contiennent l'analyſe
de fes vues :
Art. I. Les biens des émigrés feront vendus ;
Jes annui és feront converties en contrats , qui ferviront
à rembourfer la dette , »
cc II. L'impôt foncier fera payé en nature ,
& verfé dans les greniers publics .
ל כ
III. Il fera fait une inftruction fur la libre
circulation des grains ; elle fera affichée dans toutes
les communes de la république .
33
« IV . La Convention nationale déclare que
( 105 )
la circulation des grains cft libre dans l'inté- .
rieur. »
сс
V. Qu'il foit fait une loi qui nous manque
concernant la liberté de la navigation des rivières
, & une loi populaire qui mette la liberté du
commerce fous la lauve - garde du peuple même ,
felon le génie de la république . »
« VI. Cette dernière loi faite , je propoſerai
que l'on confacre ce principe : que les fonds ne
peuvent point être repréfentés dans le commerce. »
Le reste de la féance a été occupé par la lecture
de quelques lettres minifterielles .
Du vendredi , 30 novembre.
, O fe rappelle que l'Affemblée inftruite
qu'un raffemblement affez confidérable s'étoit
formé dans le département d'Eure & Loire fous
prétexte des fubfiitances , avoit envoyé dans ce
département des commiffaites pour y rétablir
Pordre. I's ont rendu compte aujourd'hui du
mauvais fuccès de leur miffion ,
Arrivés à Chartres , ils furent informés par
adminiftrateurs du département que les attioupemens
avoient commencé aux environs de la
forêt de Vibraye & de la verrerie de Montmiail
& qu'ils étoient parvenus jufqu'à Brou . Mais
ce n'étoit qu'une branche de la révolte. L'autre
s'étoit formée à la Ferté-Bernard ; 200 volontaires
d'un bataillon étoient à la tête . Déjà un
procureur de commune avoit été victime de leur
fureur , & à Montdoubleau ils avoient pilé des
greniers & des magafins.
Les commiffaires venoient de recevoir ces informations
, lorfqu'un gendarme vint annoncer
que le tochin fe faifoit entendre à Châteauneuf
& que l'attroupement devoit le porter le lende-
ES
1.
( 106 )
main à Courville , ils réfolu ept auffi-: ôt de s'y
rerdre. On vouloit leur donner une garde ; ils
répondirent nous fommes envoyés pour exercer
l'empire de la raison .
Atrivés à Courville , ils fe rendirent à la
maifon commune , & l'on convint que lorsque
les attroupés paroîtroient , on les réuniroit pour
les ramener à ler prouver qu'ils travailloient
contre leurs intérêts . Bientôt on vint leur annoncer
que les attroupés étoient difpofés à les
entendre , au nombre de 6,000 hommes , armés
de piques , de fufils , de fourches , de faulx , &c.
ils s'étoient formés en bataillon carré au milieu
duquel on plaça les commiffaires.
O paroiffoit les entendre avec beaucoup
d'atte tion , lorfqué tout à coup des hommes qui
craignoient d'être démafqués , s'écrièrent ce font
des ennemis du peuple , ils s'entendent avec les
propriétaires . Auffi -tôt on fe preffe autour des
commiffaites ; la hache eft levée fur leur tête ,
on déchire leurs vêtemens , ils alloient être immolés
.... Une voix qui s'intéreffoit à leur fort,
s'élève & crie , il faut les garder pour taxer le
bled. A ce mot la fureur de la multitude change
d'objet On hiffe les commiffaires fur des facs
de bed. Ils répondent qu'ils n'ont aucun caractère
pour impofer des taxes . Des hurlemens , des
rugiffemens fe font entendre , on alloit les reffaifir
. Alors pour épargner un crime inutile , ils
font ce qu'on exige d'eux.
Il n'eft pas inutile de remarquer que parmi les
reproches qu'on faifoit aux commiffaires on parloit
beaucoup de prêtres & de religion . Une motion
faite au fein de la convention n'étoit pas
ignorée , & les féditieux ajoutoient qu'ils ircient
jufqu'à Paris , & que cette Convention qui ne
( 107 )
vouloit plus de frêtres , le payeroit bien ; il
étoit queftion auffi de la loi agraire. Il ne
ne faut pas non plus oublier de dire que dans
ce département , le pain vaut 2 fous 3 den. la
livre , & que l'abondance y règne.
Les commiffaires avoient achevé ce funefte
récit , Pétion eft monté à la tribune : « Enfin ,
a- t il dit , on nous conduit à l'anarchie , pour
nous rep olonger dans toutes les horreurs du
: defpotilme ; c'eft fous le prétexte terrible des
fubfiftances , qu'on cherche à mettre la France
en combuftion , & tandis que dans le département
du Midi où les grains font à très haut
prix , 1 peuple refpecte les propriétés & les
lox , c'eft dans les départemens voifins de Paris ,
dans les contrées les plus abondantes en grains ,
& où ils font encore à un prix modéré , qu'on
veut les foumettre à une taxe , & proclamer la
loi agraire ! Quel e eft la caufe de ces mouvemens
? O vous qui aviliffez fans ceffe la Convention
nationale & les autorités conftitues ,
que voulez-vous ? Nous avons abattu toutes
les tyrannies , nous avons abattu la royauté
& vous demandez à être libres ! Eft ce au milieu
des maffacres , eft -ce par des principes défo
ganifateurs , ou par des principes d'ordre &
de fageffe , que vous prétendez jouir de la liberté
? »
« Pour avoir par'é dans cette affemblée de
la fuppreffion du traitement des piêtres , voilà
le fanatifme qui alume fes torches & menace
de tout embrâter ; pour avoir parlé de fubfiftances
, voilà des féditieux qui veulent tout
taxer.... Nous voulons tous le bonheur du
peuple ; mais nous refpectons les principes de
la morale de la vérité & de la justice 2
E 6
( 108 )
quelqu'un propofoit un moyen sûr de faire baiffer
le prix des fubfiftances , quel eft celui d'entre
nous qui refuferoit de l'accepter ? . ….. Mais de
tous les moyens , la taxe eft le plus dangereux ;
fi elle eft au - deffas , le pain eft trop cher ; fi
elle eft au- deffous , les marchés font néceffairement
dégarnis il faut cafin que le peuple
fache que la taxe amène la difette .... »
Pétion a terminé ce difcours en demandant
qu'il foit envoyé far- le champ à Chartres une
force affez impofinte pour qu'elle puiffe diffiper
l'attroupement , fans en venir aux actes de rigueur.
Danton demande que la Convention ne fonge
pas encore à fupprimer le falaire des prêtres ,
& qu'elle s'occupe fans diftraction du jugement
de Louis XVI. Robespierre appuie cette dernière
propofition . Legendre ajoute qu'il existe un
parti qui veut fauver Louis XVI, & que de
ce foyer partent tous les troubles qui agirent la
république.
Le réltat de cette pénible diſcuſſion a été
un décret portant que le pouvoir exécutif fera
paffer fans délai à Chartres , une force armée
fuffilante pour rétablir l'ordte ; que cette force
armée fera commandée par un cfficier général ,
qui ne pourra en faire ufage que fur les équiitions
des corps adminiftratifs de ce départemens
que le miniftre de la guerre fera prévenir , par
un courier extraordinaire , la nouvelle des fecours
qu'il lui envoie .
Sur la motion de Legendre , il a été décidé
que tous les difcours préparés fur 1 procès de
Louis XVI, feroient imprimés & dépofés fur
le bureau , pour que la difcuffion puiſſe fe termider.
( 109 )
Enfin , la Convention a décrété fur la demande
-de Lacroix qu'elle improuvoit la conduire de fes
commiffaires . On leur préfentoit la hache & la
plume : ils devoient prendre la hache & fe couper
la main , a dit un député ; & ce député c'eſt
Manuel.
Le ministre de l'intérieur a annoncé à l'Aſſemblée
que la hiérarchie des pouvoirs eft rétablie
entre les corps adminiftratifs de Paris. L'Affemblée
décrète à cette occafion , que le département
fe fera rendre les comptes des municipalités
de Paris qui fe foat fuccédées depuis ſon établiffement
.
Du famedi , 1er décembre.
L'Aflemblée a reçu , à l'ouverture de cette
féance , des nouvelles confolantes fur l'état actuel
des départemens de l'Orne & d'Indre & Loire .
Les citoyens des villes de Mortagne , d'Alençon
& de Belefmes , fe font réunis , i's ont marché
contre les brigands , en ont enveloppé 600 , ſe
font fait délivrer vingt- deux des plus coupables ,
& les ont mis en état d'arteftation . Dans le dé-
-partement d'Indre & Loire , es adminiftrateurs
? ont pris un arrêté qui charge les diftricts de
tenir la force publique dans un état de viglance
très -active , afin de pouvoir ſe réunir au
premier fignal.
Les difpofitions prifes par les adminiſtrateurs
du Loiret , pour arrêter l'invasion dans leur
département , a eu un plein fuccès . Les gardes
nacionales d'Oléans , réunies à celles de Beaugency
, ont formé une barrière redoutable , que
les féditieux n'oat point franchies Intimidés par
cette fermeté inattendue , ils ont été délaifiés à
l'inftant par tous les citoyens qu'ils avoient traînés
à leur fuite , eu fe faiſant précéder de diſtrict en
( 110 )
1.
dift ict , des membres des autorités conftituées .
Ces nouvelles font confirmées par une lettre
du miniftre de l'intérieur , qui dit que les adininiftrateurs
travaillent avec un grand fuccès à faire
cefler les défordres ; que les gardes nationales s'y
portent avec le plus grand ze & que les inftigateurs
font arrêtés . !
Un' aide- de- camp du général Dumourier apporte
à la Convention la nouvele de la défaite
de l'armée Autrichienne , devant Liège . Elle a
fui laiffant un de fes généraux mort fur le
champ de bataille , & l'armée Françaiſe eſt entrée
dans Liège , où elle a reçu les témoignages
les plus vifs de reconnoillance & de fraternité.
Quelques membres ont demandé que le préfident
fût chargé d'écrire à Dumourier & à la mée une
lettre de farisfactio . Mais l'Afl : mblée égale- .
ment fatisfaire de toutes nos armees , & de
leurs généraux , à chargé fon comité d'inftruction
publique de édiger une adreffe qui leur fera envoyée
au non de la Convention.
Cambon a fait un rapport fur la demande de
Dumourier d'être autonfé à paffer , eul &
fous fa refponfabilité , tous les marchés des
-fournitures de fon armée . Le
rapporteur propofoit
de paffer à l'ordre du jour ; l'Affemblée
a ajam é la queftion , jufqu'après le compte
que lui rendront les 2 commiffaires qui doivent
partir auj mid'hui pour la Belgique. Elle a néanmois
déc été que la trésorerie nationale acquitteroit
les traites tirées par le général pour les fournitures
qui lui ont été faites.
Le citoyen d'Efpagnac , entrepreneur des
charrois de l'armée de la Belgique , & ' es commiſſaires
ordonnateurs , Malus & Petit Jean , ont
été fucceffivement entendus à la barre fur les
accufations portées contr'eux . Ils fe foot plaints
des négligences des bureaux minifériels , & ont
dit que leurs opérations avoient été commandées.
par l'urgente néceffité de réparer l'état de dénuement
où avoit été Liffée l'armée . D'ESpagnac
a donné plufieurs autres éclairciffemens
qui ont obtenu les applaudiffemens de l'Affem- .
blée.
Le Comité pour l'examen des marchés , eft
chargé de faire , mardi , le rapport de cette
affaire.
>
>
Le récit d'un trait d'héroïlme & d'intrépidité
a terminé cette féance. Le citoyen Dupleffis
chiffeur du 12 régiment à l'affaire de Sierk ,
eft affailli par dix huffards ; il en tue quatre
& tandis que frappé de deux coups de feu , la
têté prefqu'ouverte , un bras fracaffé , il combat
les autres ; oh leur dit-il fur le point de fuccomber,
Vous ne m'empêcherez pas de crier vive la répu- .
blique.
La Convention a décrété une penfion de
600 livres , en faveur de cet intrépide républicain
.
De Paris , le 6 Décembre 1792.
Après plus de deux mois d'irréfolution
de retards , de fcrutins inutiles ou annullés
, Paris a enfin un Maire ; & ce n'eft pas
celui dont un parti , qui fe croyoit alors
fort puiffant , difoit: Nous le gardons pour
la mairie. Les recommandations des pro-
-
( 112 )
tecteurs , les petites intrigues des émiffaires
ont été vaines. Chambon a eu une majorité
bien prononcée dans toutes les fections
, même dans celle de Lullier fon concurrent.
Le choix d'un maire de Paris
femble ne devoir intéreffer que médiocrement
le refte de la république ; mais fi
Fon fonge que Paris eft le foyer d'où
partent toutes les agitations qui fe répandent
au dehors , qu'un maire qui à de
bonnes ou mauvaises intentions peut déconcerter
ou fervir les projets des malveillans
, que le bon efprit des fections.
promet une heureufe harmonie avec leur
premier magiftrat , on verra que le choix
d'un feul individu a quelquefois plus de
rapports qu'on ne penfe avec l'intérêt général
.
Les fections ont également nommé les
membres provifoires qui , en exécution du
décret de la Convention nationale , doivent
renforcer la municipalité ; ils ont été inftallés
, le 2 de ce mois , à la maifon commune.
Mais ce n'eft pas d'une municipalité
ou d'un confeil général provifoires , for
més précipitamment , au moment d'une
fecouffe révolutionnaire , & dont le choix
a dû fe reffentir néceffairement de l'irréflexion
des circonftances , qu'on doit attendre
les bienfaits d'une adminiftration
fixe & dont l'élection faite avec plus
de mâturité doit infpirer aux adminiftrés
( 113 )
plus de confiance. Les fections font con
vaincues fans doute de la néceffité de
procéder inceffamment à un renouvellement
auffi important , & la trifte expé
rience du paffé doit leur faire fentir combien
les erreurs font dangereufes .
Nous l'avons dit , parce que nous le
croyons fermement , la maffe des fections
de Paris eft bonne ; elles fauront réſiſter
aux impulfions des agitateurs , parce que
chaque jour elles apprennent à les connoître
, parce qu'il eft de leur intérêt , de
l'intérêt de tous , de ramener , dans cette
malheureufe cité , le calme dont elle eft
privée depuis fi long - temps , le calme dont
le peuple a befoin tous les jours pour exercer
fon active induftrie , le calme qui peut
feul rappeller dans fon fein les citoyens
qui s'étoient exilés , & retenir ceux que la
crainte de nouveaux troubles en feroit
fortir. Sont-ils les vrais amis des Parifiens,
les amis de la république , ceux qui ne
ceffent de vomir les libelles les plus atroces
contre la Convention nationale, qui pourfuivent
tous les jours les miniftres , les
généraux , les fonctionnaires publics ,pour
leur faire perdre , par des calomnies , la
confiance qu'ils ont méritée d'utiles
actions , qui excitent le peuple à des mouvemens
, en parlant de famine au milieu de
l'abondance , qui ofent dire hautement
qu'il faut encore une nouvelle fecouffe ,
par
( 114 )
& promener encore la fuulx de l'égalité?
Et pourquoi cette nouvelle fecouffe ? contre
qui doit elle être dirigée : où font donc ies
ennemis de la république qu'il faut exterminer
: quels font les nouveaux dangers
qui nous menacent ? Les dangers ! I n'en
eft plus d'autres que ceux auxquels voudroit
nous expofer une poignée d'intrigans
& d'ambitieux qui font leurs efforts pour
affeoir le defpotifme fur la déforganiſation,
& aux yeux de qui les patrioles courageux
ne doivent être que des furveillans
incommodes . Voilà ceux fur qui
l'on veut promener la faulx de légalité.
Et les fections ne feroient pas indignées de
cette horrible rapprochement de la fainte
égalité avec la hache des affaffins ! & au
milieu de ces métaphores ironiques & fanglantes
, elles n'appercevroient pas quels
font les véritables ennemis , non pas feulement
de la république , mais de l'humanité
; car les monftres qui ne parlent que
d'égorger leurs femblables , ne font pas
des hommes , ce font des tigres !
Peut on douter un feul inftant que les
infurrections qui fe font manifeftées dans
les départemens circonvoifins , n'aient leur
centre d'impulfion à Paris ? Qu'on rapproche
les faits. Qu'ont dit les chefs des
infurgés aux commiffaires de la Convention
qu'ils étoient des charlatans des
endormeurs ; qu'ils s'entendoient avec les
7115Y
propriétaires ; qu'ils font les ennemis du
peuple , et ne demandent que de le voir
mourir de faim ; qu'il faut aller jufqu'à
Paris chaffer la Convention . Et Marat,
lami du peuple , dit- il autre chofe depuis
deux mois ? ne provoque- t- il pas la diffolution
de la Convention ? N'est - ce pas
au même inftant qu'on a vu paroître un
déluge de libelles aufli dégoûtans par leur
titre , qu'audacieux dans leur ftyle , où
Pon invite le peuple à chafler fes Repréfentans,
où l'on s'écrie:donnez nous du pain ,
ou égorgez nous, où l'on traite la Convention
d'infâme , fes-membres de tyrans', de conventionnels
qui régorgent d'or et d'argent.
& que le peuple doit immoler , comme
des fcélérats. Libelles dont on affiégeoit
les couloirs de l'Affemblée , & qu'on
avoit l'audace de préfenter avec infulte
aux députés eux - mêmes, à mesure qu'ils
entroient.
Qu'ont demandé les chefs des féditieux
dans ces départemens ? La loi agraire . Et
n'eft ce pas le partage des terres , l'envahiffement
des propriétés que prêchent tous
les jours Marat & fes adhérens. N'a - t - on
pas dit à la commune que le peuple était
mûr pour la vérité. Et quelle eft cette vé-,
rité ? que les propriétés territoriales , les
grains et tout ce qui tient à la fubfiftance
ne font que des propriétés conditionnelles ,
( 116 )
que c'est le confommateur qui est le véritable
propriétaire.
Les commiffaires de la Convention
n'ont-ils pas reconnu parmi les chefs de
ces brigands ceux qui étoient allé à Orléans
pour y chercher les prifonniers , c'eftà-
dire , pour les égorger ? Eft ce la cherté
du pain qui a caufé ces émeutes ? Les
commiffaires ont déclaré que le pain ne
s'y vendoit que deux fous , trois deniers ,
la livre Enfin , lorfque ces foulevemens
ont été annoncés à la Convention , n'at-
on pas vu Marat , Robespierre & leurs
adjoints s'élancer à la tribune & s'y difputer
la parole ? n'at on pas entendu
Marat interrompre brufquement les difcuffions
les plus importantes . & s'écrier :
ce n'eft pas de cela qu'il s'agit , c'est du
pain , du pain ?
Que veulent donc ces hommes qui
s'exafpèrent quand on les qualifie d'agitateurs
, & qui méritent , il eft vrai , un
autre nom ? Ce qu'ils ont toujours voulu ,
ce qu'ils ont fait , ce qu'ils tenteront de
faire encore ; ufurper la popularité , pour
renverfer la république fous les débris de
la plus affreufe anarchie , & replacer l'autorité
entre des mains qui fauroient la
leur faire partager. Veut- on avoir quelques
idées du plan qu'ils ont conçu qu'on life
le dernier écrit que J. B. Louver vient
( 117)
d'adreffer à Maximilien Roberfpierre et à
fes royaliftes ( 1 ) , on aura le mot d'une
énigme qui n'en étoit plus une pour ceux
qui ont obfervé les perfonnages & fuivi
la marche des évènemens. On faura pourquoi
& au profit de qui on ne ceffe de
décrier les autorités conftituées , d'avilir
la Convention , de calomnier les meilleurs
patriotes , de pourfuivre les miniftres , les
généraux & tous ceux qui portent dans le
coeur le fentiment de l'indépendance & la
fierté véritablenient républicaine.
Mais nous ofons le dire , ni les inftrumers
, ni les caufes ne font affez dignes
d'eftime , & n'ont ni affez de génie ni
allez de moyens pour qu'on doive craindre
qu'ils parviennent à renverfer la colonne
de la liberté. Qu'ils intriguent , qu'ils s'agitent
, qu'ils s'effayent encore à des fou
lèvemens , qu'ils portent l'épouvante &
l'effroi parmi les citoyens paifibles : ils
font connus , ils ne font plus redoutables.
Ils abufent de la liberté de la preffe , &
la liberté de la preffe les démafquera. Ils
ont prêché une liberté hypocrite , & ils
ont appris aux citoyens à chérir la véritable
; ils fomentent des troubles , ils ne
(1 ) Cet ouvrage fe trouve chez les directeurs
de l'imprimerie du Cercle Social , rue du Théâtre
François , no . 4 , & chez Baudouin , imprimeur
de la Convention.
( 118 )
feront que rendre le befoin de l'ordre
plus actif & plus preffant. Ils ont voulu
dominer les départemens , & les dépar
temens les rejettent avec mépris . Ils attaquent
nos généraux & les généraux ne
répondront que par de nouvelles victoires.
Ils diffament la Convention , & la Convention
les écrafera , parce qu'il n'eft aucun
François qui ne veuille être libre , &
qui n'attende une conftitution républicaine
des repréfentans qu'il a nommés pour la
rédiger.
Que doivent donc faire tous les écri
vains patriotes ? Redoubler de zèle à propager
les vrais principes . Notre véritable
ennemi , c'est l'ignorance. Auffi les agitateurs
profitent - ils du peu, d'inftruction
de la claffe la plus nombreuſe , pour l'égarer
par des maximes dangereufes. Le
peuple eft bon , il eft jufte , parce qu'il
eft plus rapproché de la nature , il n'agit
jamais , même dans fes plus grands excès ,
que par un fentiment qu'il croit être celui
de la justice , & par une conviction
qu'il prend pour la vérité . Mais
c'eft fur le principe qu'il fe laiffe abuſer.
On lui fait embraffer ſouvent l'erreur dont
il déduit des conféquences très juftes.
C'eft ce qui rend encore plus criminels
les fcélérats qui dépravent fon instinct ,
qui trompent fa bonne foi , & le font
agir fi fouvent contre fes vrais intérêts.
( 119 )
Cette vérité vient d'être développée avec
autant de précision que de fagacité par
l'honnête Pétion dans un écrit très court
auquel il importe de donner la plus
grande publicité.
« Dans le moment où nous allons donner un
nouveau gouvernement à la France , fondé fur
les bafes éternelles de la morale & de la philofophie
, les lumières fembl : nt s'éloigner au
lieu de s'avancer : on ne fait pas flez d'attention
à ces pas rétrogrades & à l'empire que prerd
infenfiblement l'ignorance ; mais l'oble vateur
qui fuit avec foin tous les mouvemens , toutes
les fluctuations de la raifon publique , en elt
frappé. »
לכ
Je ne parle pas du fommeil léthargique qui
s'eft emparé des arts ces enfans du loifir &
du luxe ne peuvent croître & fe développer
qu'au fein de la paix & de l'abondance . Les
orages des révolutions leur font contraires ; mais
lofque le calme renaîtra , il faut eſpérer qu'à
leur réveil , ils pröfpéreront & prendroat un plus
grand caractè e. »
« Je parle de ces ténèbres qui fe répandent ,
qui s'épaiffiffent , qui chaque jour femblent obfcurcir
de plus en plus l'ho ifon de nos connoi
fances morales & politiques , & envelopper dans
leur étendue & les fciences du goût & les fciences
utiles. »
« Ce triomphe de l'ignorance tient à plufieurs
caufes , mais il en eft une principale qui mérite
d'occuper toute l'attention . »
Depuis quatre années tous les él'mens qui
composent la fociété ſont dans un état d'agita¬
( 120 )
tion perpétuelle : les évènemens fe font accumulés
, le temps s'eft preflé avec rapidité. On a
fenti la néceflité de préparer promptement les
efp.its à la liberté en répandant les lumières .
Les papiers , les journaux , les écrits de route
efpèce ont circulé jufques dans le fonds des cam-
Pagnes chacun a été comme forcé de prendre
puit à la chofe publique ; chacun a éprouvé
Pi Aluence des loix , les a confidérées , foit fous
le rapport de fon it térêt particulier , foit fous
le rapport de l'intérêt général. L'homme qui
recevoir aveuglément les volontés du pouvoir
defpotique , a été appellé à penfer & à raiſonner,
Des fociétés d'inftruction le font ouvertes fur
tous les points de la Fiance des apôtres de la
liberté ont prêché en tour lieu ; les affemblées
politiques ont réuni fréquemment les hommes ,
tantôt pour les élections , tantôt pour des objets
adminiltratifs & municipaux ; une partie des
François étoit écartée de ces affemblées , &
privée du droit de citoyen ; aujourd'hui tous en
jouiffent également. »
« Mais il faut l'avouer , la Iberté a été mû: ic
( s'il eft permis de parler ainfi ) , a été mûrie
en ferre chaude . Il eft impoffible d'avoir diffipé
entièrement , en un fi cout eſpace , les erreurs
de tant de fiècles ; il eſt impoſſible d'avoir amené
tout- à - coup des hommes qui languiffoient dans la
fange des préjugés & dns Favi ment , à un
état de lumière & à la hauteur de nos deftinées
actuelles . »
Avant notre immortelle révolution , quelques
hommes inftruits , quelques philofophes méditoient
fur la ſcience des gouvernemens , fur les
Principes de la liberté , fur les grands objets
d'économie
( 121 )
d'éonomie politique ; mais la maffe de la nation
était inerte , livrée à des travaux pénibles qui ne
lui laiffoient pas le moment de s'inftruire , &
reftoit courbée fous le joug de la fuperftition &
de l'erreur. »
« Cette maffe eft aujourd'hui en activité &
ouvre les yeux à la lumière ; elle veut le bien
& cherche à s'éclairer . Mais qu'arrive- t- il ? elle
prend les premières idées pour des connoifances
, les premiers apperçus pour des réſultats de
l'expérience , la présomption eft d'autant plus
grande qu'elle fait moins plus les fujets fur
lefquels elle s'effaye font importans , plus fes
fautes font graves & fes écarts funeftes . »
« L'homme qui a le moins cultivé ſa raiſon
fe met à haranguer , parle avec affurance fur
les matières les plus difficiles , les entrevoit à
peine , les envifage fous de faux rapports : ceux
qui l'entendent n'étant ordinairement pas plus
inftruits que lui , l'applaudiffent , recueillent
l'erreur avec avidité , la propagent ; & comme
mille endroits s'ouvrent chaque jour à des parlages
de cette efpèce , infenfiblement l'opinion
publique fe corrompt & pread une fauffe direction
. Cette opinion égarée vient enfuite preffer
de fon poids toutes les autorités , & les entraîne
dans fon difcours . »
сс
cc Qu'on examine , depuis quelque temps , les
penfée dominantes fur les points de la plus haute
importance ; elles font ie fruit des préjugés , &
retracent l'enfance des principes ; & on voit
qu'elles four produites par une multitude d'hommes
qui commence à exercer fon intelligence . S'il
eft des cas où le peuple a un inftinét qui le conduit
mieux que la raifon , ce n'eft pas lorfqu'il s'agit
d'objets qui demandent une fuite d'idées , de
No. 49. 8. Décembre 1792. F
( 122 )
combinaifons , & les leçons du paffé. Eft -il queftion
de commerce ? il croit plus obtenir par les
entraves & par les taxes , que par la liberté. Eft-il
queftion de propriétés , d'égalité fociale ? il n'en
a que des notions vagues & crronées . Eft-il queftion
de l'enſemble des lois , d'où doit réfulter le
bonheur ou le malheur des hommes réunis en
fociété ? fes conceptions ne lui permettent pas de
faifir d'auffi grands rapports , & il fe perd dans
des idées de détail qu'il ne peut attacher à aucun
principe. »>
CC
Qu'on examine les difcuffions qui ont lieu ;
elles n'ont aucune dignité , elles ne font jamais
à la hauteur du fujet : c'eft du bavardage , ce font
des criailleries , quelques idées communes préfertées
en mauvais termes ; le bon goût & la raifon
en font également offenfés . »
K
Qu'on examine ceux qui afpirent avec le plus
d'empreffement aux places ? Ce font des hommes
qui ont quelque jargon populaire , mais fans capacité
; que le befoin commande , ou qui mettent
leur ambition à être quelque chofe , & à qui rien
enfuite ne paroît au deffus de leurs forces . »
« L'envie & la précipitation de paroître font
auffi avorter beaucoup de talens . Un homme qui
n'a aucun fonds d'amaffé pour alimenter ion efprit
, ou qui ne s'eft pas donné le temps d'élaborer
fes idées par la réflexion , fût- il bien doué de la
nature, ne peut donner que des productions foibles
& prefque toujours de mauvaiſe qualité . »
›
לכ
« Ceux qui ne font pas beaucoup plus avancés
en connoillances que la multitude , qui n'ont
que le premier apperçu des chofes , prennent
beaucoup d'afcendant fur elle , pour peu qu'ils
ayent la moindre habileté , & qu'ils fachent la
fatter , Ils font naturellement à fa portée ,
( 123 )
"
1
ont des idées plus analogues aux fiennes , & des
formes qui font auffi celles qui lut conviennent
le mieux. >>
«On parcît quelquefois fu pris qu'un homme›
ignare & qui n'a aucun acquit , jouiffe d'une
certaine réputation ; mais il en doit être néceffairement
ai fi dans de femblables circonstances .
I eft tel bavard en crédit qui ne pourroit pas
dire deux mots , s'il n'avoit à parler que des.
chofes. Laiflez de côté les perfonnalités , les
injures , les calomnies , les dénonciations
quelques phrafes banales , & confidérez de fangfroid
ce que certains perfonnages , cités dans
certains journanx , ont dit & fait . Ont- ils découvert
ou perfectionné une fcule idée ? Non .....
Ont ils fait faire un pas à un principe ? Non .....
Ont -ils fait un ouvrage , un diſcouts utile ?
Non..... .
>
« Ces petits coriphées d'un jour ont neanmoins
une préfomption plus forte enco e que leur ignorance
, ils tranchent avec defpotifme , jugent en dernier
reffort les queftions les plus importantes. Celui
qui n'eft pas de leur avis, eft cout au moins un fet ,
sil n'eft pas un fripon . Ils font & défont à leur gré
des réputations; & toutes ces impertinences ont des
pôneurs ».
6c
Ce qu'il y a de p'us cruel & de plus dangereux,
c'eft qu'ils réduifent au fil : nce, c'eft qu'il éoignent
l'homme de fems , tout à la -fois modelte & fier ,
qui ne pouvant pas tenir au mauvais gente , au
mauvais ton , aux mauvais raifonnemens , aux infolences
de ces meffieurs , fe retire en gémiſfant ,
attendant tout du tems , & efpérant que l'excès du
mal amènera le bien ».
« On ne remarque pas affez que les luttes
actuelles font entre les lumières & les ténèbres ,
F 2
( 124)
entre l'ignorance & le favoir. La jalousie eft
la paffion principale qui dévore les hommes médiocres
, & la caufe la plus active de toutes les
divifions , de tous les défordres . Ces hommes
qui craignent de laiffer entrevoir cette paffion
honteufe , la cachent fous des dehors féduifans ;
ils fuppofent des cabales , des partis à ceux dont
le mérite les offufque & bleffe leur amour-propres
ils les proclament intrigans , ennemis de la liberté ,
afin d'avoir un prétexte honorable de les haïr.
& de les calomnier ; en les attaquant , ils paroiffent
combattre pour la chofe publique ,
tandis qu'ils ne combattent réellement que pour
leur vanité. La nullité ne fait jamais pardonner au
talent ».
"
« J'avoue que rien n'eft plus alarmant , que
rien ne menace plus prochainement , plus imminemment
le falut de la patrie , que cet afcendant
de la médiocrité . La maffe de ces hommes
ignorans , ou ce qui eft pis , à demi -ſavoir
étant énorme , fe répandant par-tout , dominant
l'opinion , déprave l'efprit public , au lieu
d'en accélérer les progrès ; elle fappe , par cela
même, jufques dans fes fondemens , le nou
veau gouvernemens que nous voulons établir, puiſ
qu'il doit avoir néceffairement pour baſe la raiſon , la
fageffe & la juftice ».
..CC
Il n'y a pas un moment à perdre pour arrêter
ce fléau , pour empêcher ces baibares de détruire ce
pays des arts & de la liberté , comme ces hordes
du nord inondèrent autrefois le midi . Il faut
que fes hommes vraiment libres & dignes de
l'être , qui ont perfectionné leur raiſon , qui
ont réfléchi fur les inftitutions humaines , qui
ont acquis des connoiffances utiles , fe réuniffent
& montrent un zèle infatigable pour
( 125 )
éclairer leurs concitoyens . It eft néceffaire & preffant
qu'ilscompofent des livres élémentaires & claffiques
fur les différentes parties du régime focial , qu'ils
mettent à la portée de tous les vérités que tons ont
intérêt de connoît e ».
3 « La très - g ande majorité des hommes qu'on
abufe , eft de bonne foi , & ne pèche que
par ignorance inftruifez - la , & le règne des
hypocvites, des charlatans & des fripons fera bientôr
paffé
112
ר כ
:
PETION.
Arrêté du confeil exécutifprovifoire , fur la continuation
de la guerre.
ee Le confeil exécutif délibérant fur l'état actuel
de la guerre , notamment dans la Be'gique ;
confidérant que nul relâche ne doit être laiffé aux
ennemis de la république , & que tous les moyens
doivent être déployé pour vaincre & détruire
leurs armées , avant qu'ils aient ru les renforcer ,
& le mettre en état d'att quer de nouveau , foit la
France , foit les contrées même où les armées
Françoiles ont porté la liberté : »
« Arrête , qu'en conféquence de la délibéra
tion du 24 octobre dernier , il fera donné des
ordres au général commandant en chef l'expédition
de la Belgique , de continuer à poursuivie
les armées ennemies par- tout où on leur donneroit
afyle.
و د
Tribunal criminel. On connoît tous les brigandages
auxquels plufieurs adminiftrateurs fe
font.livrés depuis l'époque des vifites domiciliaires
, & dans les différentes faifies qui ont
F 3
( 126 )
eu lieu. En attendant que des comptes vaine,
ment follicités foient rendus , le tribunal criminel
provifoire n'a pu fe difpenfer de févir contre un de
ces agens infidèles ..
Claude Stévenot , ci devant commiffaire de la
fection de la Butte-des- Moulins , accufé d'avoir
fait , fans autorisation , & affifté de la force armée
qu'il avoit requife , des visites domiciliaires
actes arbitraires , & arreftations.de plufieurs citoyens
, de s'être emparé des armes , bijoux , or ,
argent & affignats qu'il y a trouvés , fans en
avoir dreffé des procès - verbaux , & de s'être approprié
une partie confidérable defdits effets , a
été condamné en 12 années de fers & fix heures
d'expofition.
Nicolas Gennot , acculé d'avoir accompagné
ledit Sievenot , a été acquitté , & mis fur-le champ
en liberté.
Nouvelles de nos Armées.
>
Armée du Brabant. Un des plus ingénieux-
Aatteurs de Louis XIV , difcit , en parlant de
la conquête rapide des Pays - Bas ; Louis ceffe
de vaincre , ou je ceffe d'écrire . Pour nous qui
connciffons la différence des temps & des motifs
, nous dirons à Dumourier & à la brave
armée qu'il commande continue de vaincre
ta liberté t'applaudit. En mois de fix femaines ,
nos troupes ont chaflé les Autrichiens de la
Belgique & elles font à Liége . Les citadel'es d'Anvers
& de Namur n'ont pas réfifté, long-temps ,
& leur capitulation n'a prefque coûté aucune
effufion de fang. Voici les détails de nos nouvelles
victoires,
( 127 )
Extrait d'une lettre du général Valence , datée
du quartier- général de Malogne , le 27 novembre.
« J'ai fait arriver l'artillerie de fiége que j'a
pu raffembler. Des montagnes tès- difficiles &
des chemins qu'il a fal'u réparer pour les rerdre
un peu praticables , ont offert des obftacles à
furmonter ; & pendant ce temps , les troupes
chaffoient , avec une ardeur admirable , les ennemis
des forts Camus & de la Caffotte ; &
fous la protection de leurs pièces de campagne ,
la tranchée s'ouvroit & pouffoit vivement. Aujourd'hui
, citoyen miniftie , une batterie de fix
mortiers a été établie . »
« J'ai l'honneur de vous envoyer copie d'une
lettre que j'ai écrite au général Moitelle ; il
m'a offert pour fatisfaction , de faire pendre les
canonniers . Je me fuis contenté de fes excules :
j'ai refufé la mort de ces hommes ; & depuis
ce temps , on n'a plus tiré fur les avenues de
la ville. »
« J'ai avis que 5000 capottes font arrivées à
Givet ; je les fais venir promptement . Jamais
nouvelle plus agréable ne me fut annoncée ; la
gele & la neige les rendent plus que jamais in
difpenfable. Il m'eft arrivé des fouliers . »
Copie de la lettre écrite par le général Valence
au général Moitelle , commandant le château
de Namur.
Namur , le 21 novembre.
Ce que je viens de voir , général , feroit
horreur aux nations les moins policées . Quoi !
la garnifon entre dans la ville, conformément aux
F 4
( 128 )
capitulations , & l'on tire fur la garnifon ! Des
troupes occupent les poftes ; je viens , & l'on
tire fur moi ! Des troupes ont paflé par le pont
de Jambes , qui fait partie de la vile , ainfi
qu'il étoit convenu avec M. le marquis de Chateller
, & on a tiré fur elles ! »
сс
Quelle guerre voulez vous donc que nous
faffions? & pourquoi ces proteftations de loyauté ?
Je demande juftice de cette atrocité. »
Lettre du général Dumourier au préſident de la
Convention nationale ; Liége , le 28 novembre,
l'an premier de lu République.
CITOYEN PRÉSIDENT ,
« A la tête des plus braves troupes de l'univers
, j'ai attaqué hier , dès fept heures du matin ,
l'arriè e garde des Impériaux , commandée par
le général Staray , compofée de 12,000 hommes
au moins je n'en avois pas autant pendant une
partic de la journée ; mais ler que l'armée que je
commande s'eft déployée , l'ennemi a pensé à la
retraite , après avoir été forcé dans fix villages &
avoir perdu fon général . »ג כ
« La briéveté du jour & la prudence m'ont
empêché d'entrer dans la ville ; jy fuis depuis
neuf heures du matin , & il m'eft impoffible de
Vous peindre l'ivreffe de ce brave peuple , &
les délicieufes émotions qu'il nous a fait éprouver.
Les idées républicaines portent ici le même caractère
d'énergie & de raifon qu'en France ;
j'ofercis répondre que fous 4 jours , la garde
nationale fera pa faitement organisée , & qu'avant
quinze jours , le pays de Liège aura une Convention
nationale , »
( 129 )
L'armée fe montre de plus en plus digne de
la caufe qu'elle foutient , & mérite qu'on s'occupe
de fes befoins . »
« Notre perte ne va pas à plus de 15 à 20
hommes de tués ou bleffés , celle des ennemis
monte à 5 ou 6 cents hommes au moins , parmi
lefquels ils ont fut-tout à regretter le général
Staray.
33
cc Il arrive continuellement des déferteurs
je fuis logé au palais de l'évêque de Liége , qui
eft parti précipitamment hier à trois heures. Je
ferai faire un inventaire exact des papiers qu'il a
laiffés . Je chargerai de ce détail le citoyen Jolivet,
réfident de la République Françoife . »כ כ
cc P. S. Le lieutenant- colonel Philippe Devaux
, mon aide- de- camp , eft porteur de cette
nouvelle. »
Lettre du lieutenant général Miranda au miniftre
de la guerre ; au quartier-général d'Anvers , le
29 novembre.
« J'ai eu l'honneur de vous prévenir , dans
une lettre du 26 , que les travaux du fiége de la
capitale d'Anvers le continuoient avec autant de
vigueur que d'intelligence par l'armée fous mes
ordres. Le 28 à midi , nous fommes parvenus
à monter nos batteries de canons & de mortiers ,
en nombre fuffifant pour en impofer à l'ennemi ,
qui ne laiffoit pas que d'incommoder nos travaux
par le feu de fes baftions . Sur les cinq
heures du foir , nous avons eu l'avantage de
mettre le feu , par nos bombes , à des cafernes
& magafes de provifious que l'ennemi avoit dans
La citadelie. Cette circonftance , jointe à la lettre
que je lui envoyai par mon aide- de- camp , pro-
F 5.
( 130 )
duifit l'effet que j'avois l'efpoir d'attendre , &
il m'envoya un officier pour me propofer de
fufpendre mon feu , fur la promeffe de me remettre
la citadelle le jour fuivant , fi je lui accordois
certains articles qu'il propofa , ce que je
fis en lui accordant feulement les honneurs ordinaires
de la guerre , & faifant toute la garnifon ,
qui fe monte à plus de 1300 hommes , prifonnière
de guerre . Le lendemain , il a voulu me
ma ftis faire quelques difficultés fur la bafe de
pulation , qui déclare expreffément qu'il me rendra
toute la garnifon prifonnière de guerre ; mais cette
difcuffion n'a pas tenu long temps , vu les termes
exprès de la déclaration de la vele . Enfin , nous
avons accordé la capitulation ci- jointe , laquelle a
été arrêtée aujourd'hui à une heure après midi ,
J'espère qu'elle aura l'approbation du confeil exécutifprovifoire
, étant honorable les armes
de la république.
ود
pour
« Le lieutenant- général Duval , & les maréchaux
Ruault, chef de l'état - major , & Guichard ,
commandant l'artillerie , ont coopéré très- effentiellement
aux opérations du fiége. Les corps
de l'artillerie & du génie ont manifefté une in
telligence & un zèle au-delà de mes expreffions.
Si je voulois vous détailler le zèle diftingué de
toutes nos troupes , & leur patriotifme , dignes
des véritables enfans de la liberté , je ferois une
marration diffuſe. » \
Mon aide-de- camp , le capitaine Baron ,
qui manifefte des talens pour la guerre , pourra
vous informer de tous les autres détails que Vous
pourriez defirer dans ma dépêche. »
« Je voudrois vous nommer quelques individus
qui me paroiffent s'être le plus diftingués
dans toutes les opérations du fége , ainfi que
( 131 )
le nom des braves citoyens qui font morts ou
blessés pour le fervice de la république , afin de
mettre le confeil exécutif provifoire à même de
leur accorder quelques marques d'approbation
, "
« Je n'ai pas encore eu la notice exacte de
nos pertes pendant le fiége , mais je ne l'eflime
pas au-delà de 30 perfonnes , tant morts que
blefiés . L'ennemi en a perdu au moins autant . »
« Par le courier fuivant , j'aurai l'honneur de
vous envoyer les drapeaux & autres trophées
militaires , qui forment la dépouille de nos prífonniers
de guerre. »
Articles de la
capitulation de la citadelle
d'Anvers à convenir.
Le
29 novembre 1792.
« Art. I. D'après la déclaration donnée hier
par le capitaine Devaux , fnfflamment autorifé
à cette fin , la citadelle d'Anvers fera remiſe à
l'armée de la répub ique Françoife , commandée
par le lieutenant- général Miranda , aujourd'hui
29 rovembre 1792 ; à quel effet la porte de
Secours fera livrée aux troupes Françoi es deux
heu es après la conclufion de la préſente capitulation
, avec la reſtricti n néanmoins que perfoane
de ce détachement n'entrera dans l'intérieur
de la citadelle avant l'évacuation des troupes
Impériales , pour prévenir les défordres.- Accordé.
»
*cc
II. La garnifon fort'ra avec tous les honneurs
de la guerre , drapeaux déployés , tambouis
battans , mêches alumées , avec armes &
bgages, & leurs pièces d'artillerie de campagne,
F 6
( 132 )
-
confiflant en trois pièces de bronze de fix livres
de balles , & d'ux de trois livres , avec les charriots
couverts & munitions y relatives , & chaque
homme aura 60 coups à tirer , & il fera
accordé à la garnifon un délai de deux jours
après la fignature de la préfente capitulation ,
pour l'évacuation de la citadelle . Accordé :
à la restriction que la garnifon fortira demain
30 du courant , à midi , avec les honneurs de
la guerre , fe tournera en bataille , vis - à - vis de
l'armée Françoife , & dépofera fur les g'acis fes
drapeaux , armes , & c . Cette garnifon fera enfuite
conduite dans les cafernes qui lui feront
deftinées en ville , cù elle reftera jufqu'au moment
de fon départ , en prenant de part & d'autre
toutes les précautions néceffaires pour la sûreté
. 39
« III. Les bagages des officiers & autres per
fonnes de la garnifon , ne feront ni fouillés , ni
pillés ; & il fera fouroi des charriots & chevaux
néceffaires pour leurs tranfports , gratis , jufqu'à
l'armée de fon alteffe royale le duc de Saxe-
Accordé à la réſerve
Tejchen , & c.
mot pillage fera fupprimé , n'étant pas connu
dans l'armée de la république Françoife.
сс
--
que
"
le
cc IV. Il fera donné une eſcorte de cavalerie
pour la sûreté des bagages & des perfonnes
afin qu'aucunes ne foient infultées ni moleſtées
par les mécontens du pays ; on prendra le chemin
le plus court & le plus commode juſqu'à
ladire armée . Accordé. »
See V. Aucun déferteur nefera réclamé ni délivré » ,
Accordé.
VI. L'artillerie & les magafins feront remis
de bonne foi à l'armée françoife , d'après les
inventaires qui en feront dreſſés » . Accordé.
( 133 )
« VII . Les malades & bleffés reſteront à la
citadelle jufqu'à leur parfaite guérifon ; ils ferolt
trai és & foignés par la nation françaiſe ,
qui leur fournira auffi les chirurgiens ; & , après
leur guérifon , ils feront conduits par le chemin
le plus court à l'armée impériale aux Pays - Bas ,
ou la plus voifine . Les malades retourneront
à l'hôpital, & feront foignés comme les autres prifonniers
de
guerre .
ce VIII . La ville d'Anvers ayant réclamé des
armes & canons , qu'elle dit lui avoir appartenu
en ladite citadelle , en laiffe à la difpofition
du général fa çais , d'avoir égard à cette réclamation
, fi elle se trouve fondée ». L'exécution
de cet article fera traitée avec la nation
Belgique.
сс
IX. Les bourgeois & habitans de la citadelle
conferveront leurs propriétés , droits &
privilèges , comme ci -devant , & l'on prie inftamment
le général français de vouloir les protéger
& les mettre à l'abri des voies de fait des
mécontens du voisinage ». Cette citadelle étant
une propriété qui fera remife , lors de l'évacuation
des troupes de la rép blique françaiſe ,
au peuple Belge , ce fera lui qui fera droit
cet article , & on donnera aux individus habitant
de ladite citadelle , la protection que
l'on accorde à tous les habitans qui font dans le
pays.
« X. Les gens qui fe trouvent ici actuellement
condamnés aux arrêts de fortereffe, au nombre de
trois , feront transportés comme tels avec la garnifon
. Refufélademande , ésant contraire aux droits
de l'homme... ike
XI. Le pain , les fourages & autres fubfiftances
, feront livrés à la garniſon durant
( 134 )
w
La marche , par la nation françoife , au même prix
que les livrances que l'on fait aux troupes françai-
Les ». Accordé.
« XII. II fera donné des ôtages de part &
d'autre , pour l'accompliffement exact de la
préfente capitulation » . La loyauté françaiſe &
la foi de l'armée eft le meilleur ôtage que l'on puiffe
defirer,
Citadelle d'Anvers , le 29 novembre ,
1792 .
Je confirme la préfente ftipulation. Signé,
MOLITOR , colonel- commandant .
Au nom de la république françaiſe , j'accepte
les articles détail és dans la piéfente capitulation
, d'après mes reſtrictions » .
Au quartier - général d'Anvers , le 29 novembre
1792 , l'an premier de la république.
Le lieutenant-général commandant en chef
l'armée du Nord fous Anvers.
Signé , MIRANDA .
Munitions trouvées dans la citadelle
d'Anvers.
Pièces de canon de bronze , 51 ; 4 de 24 ;
10 de 12 ; 37 de 6 , dost 3 de campagne ;
50 petits mortiers de 3 pouces ; 4 de 10 pouces
; idem de 7 ; 3 obufiers ; 100 fufils de remparts
, 22 carabines , 3000 fufils , ( outre l'armement
de la garnifon , qui fe monte à 1300 ) ,
200,000 livres de poudre , 300,000 cartouches
300 madriers de noyer pour monter les fufils ,
( 135 )
100 madriers de chêne , 2 forges de campagne ,
6 canons de fer de 6 , 8000 boulers de 24 ,
scoo de campagne , de 3 : & de 6 , 300 de 12 ,
1600 bombes de 10 pouces , 2000 de 8 pouces ,
100 de 7 pouces , 10,000 grenades, 2 éprouvettes,
un attelier pour raccomoder les fufils , forges
& étaux.
Signé , le matéchal- de -camp
GUISCARD .
Effets & vivres trouvés dans la citadelle.
Uftenfiles . Bois de lits , 2146 ; matelas pour
une & deux perfonnes , 1144 ; toiles de m.tclas
pour lits , 1655 ; couvertures pour une & deux
perfonnes , 2116 ; paillaffes à une & deux perfornes
, 2070 ; traverfins pour lits à une & deux
perfonnes, 1919 ; draps de lits , 190 ; laines à matelat
, 29,749 liv.
2
Subfiftances & fourages . Quintaux de fe gle
2787 ; idem de farine , 202 ; idem de foin
149 ; fagots , 1714 ; houle , 45,090 ; pots ,
204 ; chandelle , 100 livres ; étuves , 418 ;
buffets ; 2126 ; coudes en tuyau de poëles
22 ; cercles , grils , pelles , tifonnettes , &c ,
1624 pots à cendre , couverts de poëles
741
Vivres, Boeufs & veaux , 5 ; citrons , 53 ° ;
mefures de pommes de terre, 75 ; pots de vinaige,
4180 ; pots de vin , 3300 ; fots de genièvre ,
1600; riz & orge mondé , 22,900 ; fel , 4600 ! . ;
fabacen poudre & à fumer , 1849 ; prunes , 2501 .
graine de genièvie , so l .; farine de froment
7417 liv.
Signé , adjudant général , Arnaudin.
( 136 )
Armée du Rhin . Des malveillans , dont on
connaît bien aujourd'hui l'intention , avaient répandu
dans Paris & les départemens que Cuftine
avoit été battu , qu'il avait été coupé par les
Pruffiens , & que la plus grande partie de fon
armée étoit prifonnière.La pièce fuivante eft propre
à démentir tous ces bruits.
Lettre du citoyen Cuftine fils , au président de la
Convention nationale , lue dans la féance du
premier Décembre.
CITOYEN PRÉSIDENT ,
« De retour de Mayence , auprès du général
Cuftine , où le citoyen miniftre des affaires étran
gères m'a envoyé , je viens de lire dans le journal
de la Convention , no. 70 , que le citoyen. Simon
a appellé l'attention de l'Affemblée fur les faux
bruits qui fe répandent parmi le peuple. »
לכ
Relativement au général Cuftine , je dois vous
affurer , citoyen , que j'ai eu l'avantage de déjeûner
avec lui jeudi , 22 de ce mois ; que fes inten
tions font pures & loyales ; qu'il le propofe d'attaquer
le roi de Pruffe inceffamment ; que nos
toupes font dans les meilleures difpofitions , &
qu'on ne doit ajouter aucune foi aux intentions des
malveillans . "
« Les Mayençois font nos frères & nos amis ;
ils font dignes du préfent que nous leur avons
fait. J'ai eu le bonheur de me fervir de ma langue
Pour propager les bons principes dans quatre
villages circonvoifins , où j'ai fait planter l'arbre
de notre précieufe liberté. Le célèbre docteur
Bohemer, qui a la confiance du général Cuftinea
3
1137)
m'a aidé dans ces fublimes opérations ; les Mayen
çois enfin envient le bonheur des Savoifiens ; ils
ne forment d'autre voeu que celui d'être le 86°
département de la république françoife . »
« Je vous apprends auffi , avec bien du plaifi
que déjà les Mayençois ont formé un club de Jacobins
, dont les féances fe tiennent dans l'une
des falles du ci - devant palais électoral , où fe faifoit
l'élection des ci - devant empereurs . Ce club
eft compolé de 1500 membres au moins , & j'ai
affifté à plufieurs de leurs affemblées , »
Armée des Alpes. Ce que les magiftrats de
Genève avoient tant redouté , vient d'arriver ;
ils ont été forcés de capituler avec les citoyens &
de leur accorder ce qu'il étoit impoffible de leur
refufer , c'est l'effet des mefures vigoureufes de la
Convention nationale .
Armée du Var. L'avant - garde de l'armée du
général Anfelme , ayant été obligée de fe retirer
du pofte de Sofpello , le général marcha à la tête
d'un corps de mille hommes pour repoufferles Pié
montois , & il plaça un autre corps entre la ville de
Nice & lui , pour s'en fervir au befoin ; mais fa
prévoyance a été fupe : flue , les Piémontois ont
fui & le pofte a été repris , ainfi que l'annoncent
les commiffaires de la Convention.
Lettre des commiffaires de l'armée de Nice
Nice , le 20 Novembre .
CITOYENS NOS COLLEGUES •
Le général Anfelme étant allé fecourir fen
avant- garde chaffé du pofte important de Sofpello,
( 138 )
nous avons cru ne pas devoir quitter Nice pendant
fon abfence & avant de favoir le réfut t de
Les opérations . Il nous apprend lui- même qu'hier
au foir il a repris le pofte fars avoir perdu perfonne
, & que fes troupes , pour y atteindre , ont
fait une marche extrêmement penible avec beaucoup
de gaieté, »
сс En conféquence , rien ne nous retenant ici ,
nous partirons dès demain pour Toulon & Marfeille
, bien empreflés de revenir à notre pofte.
Point de fpectacle plus étonnant pour vos commif
faires , que celui que continueat à nous offrir les
villes & les campagnes par cu nous paffons , l'amour
pour le gouvernement républicain , la confiance
en la Convention nationale y font partout
à leur comble ; un tel perple eft bien digne
des grands bienfaits que vous lui avez procuré. »
P. S. Il nous eft impoffible de ne pas vous
dire que les troupes manquent généralement de
fouliers , d'habits & de culottes , & qu'à travers
les montagnes , ils marcheront avec joie à l'ennemi.
POLOGNE.
De Varfovie, le 14 Novembre.
Les féances des deux confédérations
générales , ouvertes à Grodno , fe tiennent
quatre fois la femaine , les lundi , mercredi ,
vendredi & famedi . Elles font fecrettes :
il n'y a que des hommes véritablement
libres qui confentent à délibérer en présence
( 139 )
de tout le monde. Le fecret cft un des
premiers befoins & un des premiers carac
tères des crimes de l'efclavage & du defpotifme.
Rien n'a fervi autant aux fuccès
& à la gloire de l'Affemblée nationale de
France que la grande publicité de leurs
féances , mais par la raifon même que les
féances des deux confédérations générales
de Grodno fe tiennent au fecret , & comme
dans l'ombre ; on eft perfuadé que tous les
forfaits du defpotifme s'y préparent , &
l'inquiétude de tous les efprits s'en augmente
prodigieufement. On multiplie les
patrouilles , on les rend plus nombreuſes ,
on les fait roder de jour comme de nuit.
Des pièces de canon ont été placées au
milieu de quelques places & aux ouvertures
de quelques rues. Au milieu de cet
appareil de guerre & de ces légiſlateurs
délibérant à huis clos , on invite tous les
citoyens à communiquer leurs opinions ,
à exprimer leurs fentimens. Peut- on infulter
avec une infolence plus lâche à ceux
que l'on met fous fes pieds ? Les Polonois
ne perdent pas leur temps & leur courage
à difputer contre les Ruffes ; mais quand
cela leur eft poffible iis les tuent , & la mort
eft la réponſe qu'on doit aux raiſonne¬
mens des tyrans & de leurs fatellites.
( 140 )
SUEDE.
De Stockholm , le 15 Novembre 1792 .
On craint chaque jour davantage pour
la vie du jeune roi . Les uns forment des
conjectures affez naturelles , & les autres
des foupçons affreux fur les caufes de fa
langueur. Les premiers penfent que des
études forcées & prématurées ont éteint
chez lui les principes de la vie avant qu'ils
fuffent développés ; les autres difent qu'un
poifon a coulé dans fes veines , & que les
vertus républicaines de fon oncle couvrent
de leur voile d'auteur de ce forfait. Un fi
grand crime ,, affez fimple dans les cours ,
ne paroît pas compatible avec le caractère
du duc régent. La première cauſe eſt beaucoup
plus naturelle , par conféquent plus
vraisemblable. Ce qu'il faut fur tout confidérer
, c'eft que fans études forcées & fans
poifon les enfans qui naiffent dans les cours
& auprès des trônes naiffent très -fouvent
de races dégénérées & avec des vices d'organiſation
qui rendent les facultés de leur
corps & de leur eſprit imbécilles.
.
Le Duc Régent a encouragé la liberté
de la preffe , mais il eft arrivé en Suède
comme ailleurs que cette liberté qu'on
trouve fuperbe dans la théorie , effraye dans
(141)
La pratique. Un article d'un journal appellé
le Patriote a fait citer fon auteur
devant un tribunal de police. Ceux qui
fontfieffrayés des excès même de la preffe ,
s'ils ne font pas des frippons , font au
moins des hommes bien foibles.
t
DANEMARCK.
De Copenhague , le 13 Novembre 1792.
Cette cour eft puiffamment follicitée
tous les jours à entrer dans la ligue fit
malheureufe des princes de l'empire Ger
manique contre la république Françoife :
mais M. de Bernstorf eft un miniftre trop
éclairé pour que le Danemarck , tant qu'il
le gouvernera , entre dans une guerre que
tant d'injuftices rendent fi impie , & que
tant de revers rendent fi fatale.
ALLEMAGNE.
De Vienne , le 21 novembre 1792.
A la première nouvelle de la priſe de
Mayence par les François , l'étonnement ici
fut extrême parce qu'elle avoit des remparts
, des hommes & des vivres , on avoit
compté qu'elle ne fe rendroit pas : après
en avoir été fi étonné d'abord , on commence
prefque à préfent à en être bien aife,
( 142 )
On fe croit sûr à préfent que l'empire
Germanique mettra fin à la lenteur de fes
délibérations , & que la diète de Ratisbonne
déclarera enfin la guerre. Ceux qui
pénètrent la véritable caufe des lenteurs
en jugent autrement : ils difent que fi la
diète de Ratisbonne ne fe déclaroit pas
plus vite, c'eft quelle avoit peur , & qu'après
la prife de Mayence , ayant plus peur
que jamais , elle fe déclarera moins vîte
encore.
Les confeils de l'Empereur en mêmetemps
qu'ils s'occupent de plufieurs levées
de nouvelles troupes , fongent à donner
de nouveaux généraux aux armées. On
affure que le commandement général de
toutes les troupes de l'Autriche contre la
France va être confié au maréchal prince
de Saxe Cobourg. Il affifte à toutes les conférences
, & c'eft d'après fes vues principalement
qu'on arrange la campagne prochaine
fur un plan entièrement nouveau .
Les plans de campagne ont en effet grandement
befoin d'être changés , fi l'on veut
qu'ils foient heureux . Les gens habiles
defirent ici qu'on choififle fur tout des
généraux qui puiffent s'accorder avec les
généraux de la Pruffe : c'eft aux fentimens .
de jaloufie qui ont divifé les généraux
Pruffiens & Autrichiens qu'ils s'en prennent
de tous les revers qui ont déshonoré
les armées de l'Allemagne qui avoient le
( 143 )
plus de réputation. On peut croire cependant
que fi la Pruffe & l'Autriche re
cherchent la caufe de leurs malheurs que
dans leurs fautes , ils ne la trouveront pas.
Cette caufe eft fur tout dans ces prodiges
que les peuples libres font toujours , lorfque
c'eft la caufe de la liberté qui leur a
mis les armes à la main. - Les miniftres
de l'Empereur lui font croire & veulent
faire croire au peuple , que l'Autriche n'a
perdu dans la campagne dernière que 6000
hommes on va affirmer ce fait dans une
gazette officielle. Cette affirmation ajoutera
une nouvelle preuve à tant d'autres par
lefquelles tout le monde favoit déjà combien
les gazettes officielles font des gazettes
vraies.
Quand les nouvelles des premiers fuccès
des François dans le Brabant font arrivées
iei , le gouvernement a voulu d'abord faire
douter de leur vérité , comme fi en niant
une victoire , on empêchoit qu'elle eut été
remportée . Perfonne réellement n'en a
douté , & ceux qui favent que l'énergie
d'un peuple qui combat pour fa libertê
va toujours croiffant , ont prédit à l'inftant
même , que des victoires qui fe fuccéderoient
rapidement , ouvriroient toute la
Belgique aux François qui en feroient
non pas les conquérans mais les libérateurs.
Les confeils de l'Empereur , tout en
faifant femblant de ne pas croire au fuccès
( 144 )
des armées Françoifes , fe font pourtant
raflemblés en hâte à l'inftant même où
ces nouvelles font arrivées , & à l'iffue de
leur féance des couriers ont été expédiés
pour divers lieux ; enfin ce qui prouve
que l'Empereur & fes miniftres font affez
bien informés des courfes victorieufes des
François , c'eft que des hommes qui ne
parlent que lorfque la cour leur ouvre la
bouche, commencent à débiter dans les cafés
& dans les cercles des difcours très édifians
fur les horreurs de la guerre , fur les
avantages de la paix , fur la néceffité de
défarmer l'Europe dans une pacification
univerfelle. De pareils difcours , pour toucher
beaucoup , devroient fortir d'une autre
ville que Vienne ; l'Empereur François
digne héritier de la maifon d'Autriche , a
voulu étouffer fur le territoire & dans le
fang des François , la liberté de la France
& celle du genre humain . Il faut que cette
puiffance impie périffe avant que les combats
ceffent. La guerre n'eft plus un fléau ,
lorfqu'elle est destinée à détruire le plus
grand des fléaux , le defpotifme.
ERRAT A.
Page 49 du dernier numéro ; une feule fois elle
a eu recours à ce moyen , & c'étoit pour pendre un
miniſtre vertueux , lifez pour perdre.
COURS DES EFFETS PUBLICS. Novembre 1792.
EPEATS NAT. Lundi 19. Mardi 20. Merc21.
2107.5.A2.c2t.i1.o0.n.5.s.
Does,
Emprunt&.. 421.23 423
CHANGESCH
9.
Amft. 174.2
Jeudi 22. Vend 23. Sam. 24. Lond. 20.
Ham 282.80..
2105.100.2100.2095 2095.100. 2105.10.. Mad. 2.s.
423.24 1424..
Id. Décembre 82.15.3. 16p3P4.3.
2
Lot. d'Avril ...
Lot. d'Octobre.
Emprunt 124 Ins5.43.5.
5.45.
Id. 80 millions..
Sans Bulletin.
Bulletin ..
Emprunt 120mụ
Borde. Ch..
d'EfCcaoimfplte.
D°. demi- act ...
EauxdeP.
Empr. National. 43..
7
5.45.5 5.53
7 S
2 2
8
80 80
5
4.
424.30.
•
Cadix. 225
Liv 154.53.
Gên. 14443.
Lyon.p.
CHANGES U24
6/ 1.7.0/ 3.7
Amft37
3.36
Lond. 19.
Ham. 279.
Mad. 22.5.
Cadix. 22.
Liv.. 151.
Gên. 141.
Lyon.b.
2.
année Fayeurs,
172, toutes Lettres.
AVIS TRÈS- IMPORTANT.
ON obferve que les Rédacteurs n'ont
rien de commun avec l'Abonnement la diftribution
, &c. C'eft à M. GUTH , feul Directeur
du Mercure , hotel de Thou , rue des Poitevins
& non à aucun d'eux , qu'il faut adreffer tout ce
qui concerne ces objets ; autrement des lettres
fouvent importantes pourraient refler au rebut.
›
Les perfonnes qui enverront à M. Guth des
effets fur Paris , pour acquit de leur bonnement
, voudront bien les faire timbrer ; faute de
quoi ils ne feraient pas acquittés . Les lettres
contenant des Affignats , doivent être chargées
a la Pofie , pour ne pas courir le rifque de
s'égarer.
Le prix de l'abonnement eft de trente - fix liv . frane
de port pour la Province . L'abonnement pour Paris
eft de trente-trois liv. Il faut affranchir le port
de l'argent & de la leure , & joindre à ceus
dernière le reçu du Directeur des Peftes. On jouf
crit Hôtel de Thou , rue des Poitevins. On s'adreffera
cu fieur GUTH Diredeur du Bureau du
Mercure. L'abonnement ne peut avoir lieu que pour
l'année entiere.
Meffieurs les Soufcripteurs du mois de Janvierfont
priés de renouveler de bonne heure leur abonnement ,
afin qu'on ait le temps d'imprimer leurs adreffes , &
qu'ils n'éprouvent aucun retard dans l'expédition. Ils
voudront bien donner auffi leurs noms & qualités d'une
écriture lifible , ou joindre à leur lettre une des adreſſes
imprimées qui enveloppent le Mercure.
1792, 12, n. 48-49 (1, 8 décembre) (Google Books)
1792, 12, n. 50-63, 65-67 (15-27, 29-31 décembre) (Mercure, L'Aviseur national)
1792, 12, n. 50-63, 65-67 (15-27, 29-31 décembre) (Mercure, L'Aviseur national)
MERCURE
FR AN ÇA 1 S.
N• 5Q. Sa.medi, t5 décembre 1792, l'au icr de la
République Françaif,.
N.B. La luturt dv Profpectns ci-j•intfait coun•Îlrt
ltJ changtmtns avanl•gtux quefubit le Mercure Français.
li poraît tous /,, jours , co11tient l'éq1ûvaltut de jtpt Il
Auitfiuil/<J n liea dt quatre, <JI rnmp•Jé par les Ecrivains_/
es plus diJÏinguis dt Io Nation, '7 I• prix n'ef\ point
augmente. La Feuille, N° 51, ne contenant que la Jeanct
41 la Convtnlion n11.lion4/e du Vtndrtdi, nous dtt1oru 11101
Soufcriptwrs les ditails des jiancts du dirrvrnclie 2 d~
~• mois jujqu'anjeudi 13 inclvfiveme11t. Ce changement
tilt forme, tt lts détail.; qu'e~igrnt une opératfo.n conçut
fireffu< dans fin.fiant, en faif•11I paraître le Mercure
Français tous les jours, au lhu dt lotttu les Jtmaiuts,
n'ont pas laijfé le lems de comP•fer le Journal q•i doit
cemprenJr1 r extrait i.es Jéancts dont nous tli1101JS dt
fitJTltr. Ct Journal nt pourrc mime paraître que d 1ns
ltuit jours ; tt p~1'T indtmnijtr lts So1ifcripttl1TS a cd
ég11rd , 11ous pu8lions aujo"'''hui la Jiance à jamais
tnémH'.ablt de l'inttrrog4toire de Lords X VI, qid 1 eia11s
rancitnne forme du A'1ercure , n~aurait ;aru que dans
liuil jours.
Ce No 5o qui comprsnd "tt' Jéanet, n'<}I P•int des
t'édacteurs du Me.rcure Fralilç:ais , annoncé5 a• .titre
.tu No 51. L'imprcffio11 dt et Namiro •"• ~u •u.ffi itre
&onjorsu au N• 51 et juivafl/f.
CONVENTION NATfONALE.
Présidena de Barrere.
dAWCE DU MARDI J 1 DF..Cll.Ml!R!:.
Bnrba,ou>t. Votre Commiffion des 21 m'a chargé ac 'VOUS préfentcr racla énonciatif lies crimes de
Loni1 Capet, dernier roi des Fran5ai,. Si vous ne
ryn (IU à la l~iJrnne Io mÔDll rapporteur ; tell 'iUC
Go gle A
,
r.:~ J
Tes foras · phyfiquu ne Jni ont pas permis de ~
préfenter aujourd,hui, ap 1ès avo.ir travaillé pend3nt
trois nuits fucccllî ves. Si dans la lifle des faits que
je vais vous foumettre, la Commiffion en a omis
quelques-uns , nou• en!endrons avec phifir ·les obfervations
que · nos collei;ues voudront bien DOn•
faire.
-B.arbaroux lit le projet de l'acte énoncia:if des
crimes dont et1 accufe Louis Capet.
Rewbtll. Vu fait important a éLè oublié dans l'acte;
il eil un de ceux qui me pa-rai!lent le plus proprca
:à ca,actérifer la p'C1fidi-e du ci-devant roi; •cil qu'l
tlne certaine époque tous les Kgimens de ligne
one étê travaillés, et criaient dans leurs orgies.:
vive d'Artois, vive Co11dé. On a oublié aul!i d'accufn
.Louis d'avoir donné nne miflion anx commandans
de ces tro upes , de déforganifer l'armée, de poulfer
les foldats à la d éfenion , et de leur faire paffcr le
Rhin pour fe réunir à fes freres. Ces faits foot conftatés
par une lettre de Toulongeon, qui prouve
l'intelligen ce de Loui; avec fes freres. ( Q.uelquc1
'\pplaadiffcmens. )
Manuel.je dcmanèe que !'Aff emblée interilife daa&
cette féance tous murmnres et applaudiffcmens.
Le préfident, s'adrefJ.a'll aux tribunes. Les citoyc111
èloivent fentir que dans ce-tte féancc impvrtante •
toute Io majeflé du peuple doit fe trouver dans la
Convention nationale , et s'étendre for tout ce
qui l'environne . .J'invite les rcpréfentans du peuple
et les citoyen• des tribunes à fe tenir dans le pl111
profond filence.
Rewbell. 1l y a une autre omillîon ; on ne 1'accufe
pas d\1voir employé dans les cours écraagercs dC'I
~ens chargés de fufciter des ennemis à la France•
et d'engager la Turquie :\ prendre les armes conire
la .F1ance. ] e de monde que ces faits foient inféHI
dans l'acce énonciatif.
Cette propq{ition dt décré1éc.
Carpe11tier. J'ai UR fait cl'iine plus haute impor•
"'nce ;\ rappeler. Vous avez vu qu'i1 n'efl pas queftion
, dons J'acte énonciatif, .de la tuite d1 Loui• à
Varennes , et des précautions qu1 il a prifes pour
f.ortir de l'empire ; il faut lui reprocher le langaa•
a.u'il •~cou alo,rs 1 lu recr\lu qui fe feat f.iai
·•---r-~-
Go gle
r
(3)
'd1u1s tous les dépauemens , et aux dépens du trffoi'
public.
Drorul. Louis XVI en a impofe :1 la Nation, lorf~
qn'il a dit qu'il alla.it à Montmédy. li de vai t fe rendre
à l'abbaye d'Orvlll, où il devait foupcr avec les princeS
fes frcres. A Varennes, il pria l es citoyens de l'cf.. .
coner jufqu':I Montmédy, difa nt qu'il ne voulait pas
aller phis loin. li ne demandait que 5o hommes pour
l'accompagner. Lonis XVI Cavait bien qu':I 2 lieue•
au-dcJ3. de Varennes il é tait attendu par un détachC!ment
de hulfards allemands , à la merci dciquels il
voulait nous livrer.
Carprnlier. Je rappelle un autre fait, c'ell l'inte lli...
gcnce de Louis avec Mirabeau et Lafayette, prouvÇe
par la letue figoéc du roi, dans laquelle il priait le
g~néral, dont les fonctions étaient , felon lui, très-
- multipliecs, de s'adjoindre Mirabeau pour le fervice
de fa perfon ne.
Tallien. Je rappelle un fait plus important, et qui
ne doit pas être omis dans l'acte énonciatif, c'efi la
dHenfe qu'il a faite aux mini.llres , en pa.rtant pour
Varennes, de figner aucan acte émané du corps lêgillatif,
et au nW>illre de la jofiice de remettre les
fceanx de l'Etat. Je deman'tle que ces faits foient
ajoutés à racte énonciatif.
Cette aa:dition cfl prononcée.
N .... Vous avez des pzeuves palpables, telles qne
fa protellation à fon départ pour Varennes. Je ne
v<ux pas d'antre fai• que celui-là.
Tallien. L':rffaire d;i Champ de Mars p<ouve que
non-fctîlcment le roi avait des intelligences avec
Lafayette, mais encOil"e avec Bailly et les officiers
municipaux d'alors, qui ont accompagné La.fayette
avec le drapeau ronge.
Tave au. Il ne fuffit pas que nous aycms la oonvictioq
intime , il faut des preuves palpables pour con~
aincre rEuropc enticre. En cont'équence, je m'oppofe
à l'infertion de ces faits dans l'acte énonciatif.
G•rfas. Voici une preuve d'e l'intelligence de Louis
:avec Lafayette.A l'époque du 26ju.in1791, l'Alfemblée
cooflituantc avait mis le roi fous la fauvegarde de
J...afayette, tt l'on fe fouvient que c'e!\ ;\ cette époq;ie
CJUC Lll,fayeue a eté ne>mmé lieuteunt-géuéral des
armées dr: roi,. Go gle
;.. i
( 4 )
ltu(h. Ricn ft< pronvc micnx la complicilé de Lo'uit
avec Lafa)·cttc, c1efl la lettre que le roi lui écrivait,
dans laquelle il l'iovitc a fe joiodre avcc Mirabcao.
01aar. Les deux fai-w que j'ai à rappclcr font,
i• fa prolcllalion avant la fuite dc Vnenncs, fcs
plaintcs amcres conlrc J. Nation fraaça,ifc. Il s'élcve
umtrc les repréfcnlans du peuple; 2° Louis n'a
employé que dcs ennemis coonu• de la révolution,
il a accordé la protection la 0plus ouverte aux prêtru
iofermcntés.
Dabois-Crancé demande qu'on melte dans l'actl
énonciatif le tex le de )a lettre de Louis à l'évêque
de Clermont, '{Di porte que quan4 le roi aura reco1'
vré fon aulorilé , il rétablira le culte catholi'l,uc,
Valazé relit le texte de la lettre.
' . Serre, Je demande qu'il ne foit pu parlé dn cuhc,
àtnoina qoe vous ne vouliez le faire uu joureanoaifer.
Sur la j>ropofition de Rulh, la Convention dccrcte
qu'elle inférera dan• l'acte le lexte ainli arrangé:
"l.a Nation vous accufe d'avoir manifellé le delir et
la volonté dt recouvrer votre ancienne puiffancc. ,;
. Saint-André demande que les pieces qui ont été
J'tmifcs entre le~ mains du miniflre de la juf\ice, tt
qui peuveut donner de nouvelles preuves , fuient
dépofées pftr lui au litu dcs lhncrs de t. CominilliOG.
- Décréti.
Marat. OEl importe à l'inllruction et à la convictioa
publique que l'acte énonciatif dcs crimes de ·Louis
Capet commcncc à l'époque des prcmicrs momens de
~révolution. On y vorra que fes crimes ne font p11
dca actcs linconlidérés , fuggérés par dei confeillcn
pcrlides; ,on y remarqucra "" conîraire un fyRê,.e
f11ivi de confpirations contre l'Etot. Mais je demande
que l'intcrrogateire nc porte quc fur dcs faits palfil
depnis l'acceptation, parce quc les faits antérie11n
ont été couverts d'u-oc amnifiic qui :i fauvé tODI
les confpirateurs. Les faits "dditionncls que j'avais i
proporer , vicnncut d'être articulés' par ceux q11i
m'ont précédé a ccttc tribune ; ils portent fur la
protection accordée aux prêtres réfra.ctairc-s , fur Ici
fyRèmcs d'accaparement de numérairc, qui a r~d11il
Je pcuple à la plus profonde mifere , fur l'acca•
parcmcnt dc guius, fur le projet de ré<luirc le people
~ 1cff't~fe• et d'auéaitti.r ainfi h T..i.9cr1é.t Maïa Ï'
( 5 )
vous invite , citoyens repréfcntans , i rédwirc à nn
très-petit nombre les chefs d'accufation contre Louis
Captt ; autrement vous vous cmbarraffcricz dans dia
difcuffion.s interminables. J c vou5 invita ;\ réduire
Ici chefs d'accufatioo à un très-petit nombre, puce
fjUC ceux fur Icfqutls les preuves ne feraient pas
<vidcntcs, affaibliraient ceux fur !cf quels elles font
~ictorieufr:s. Je vous invite â faire cc choix-li.
Bi/laul- Jlerennts. Je propo[e d'•jvurer le fait fni•
ant à l'acte énonciatif: "La Nation t'accufc d'avoic
fait prêter aux Suiffes, dans la matinée du 1.0 août.,
Je ferment de foutcnir ta puilîance ; la Nation t'accufe
d'avoir établi' a cette même ~poque ' au châ teau
des Tuileries, un bureau central, compofé
de plufieurs juges de paix , QÙ fe fomentaient
tes deffeins criminels; la Nation t'accufe d'avoir
donné ordre â Mandat, commJ.ndaHt de la garde
11 ~tiona le, de tirer fur le p.cupl~ , p ;i r c\erriere ,
qua.nd il ferait e ntré dans les conn, du château;
enfin, la Nation te rr.proche l'a:rrefiatiOn du maira
de Paris , dcms l'iutf.r'.eur du château , pendant la
nuit du g au 10 410Ût."
'I"allicn . La letrre du roi a Mandat doit exificr
-à la maifon éommune.
O.ffdir,,. Je réponds qlle ce n'el\ pos Louis q11i IL
:ligné cet ordre, mais ~'lancfot. Au rcfle, je penfe,
comme Nfarat, lp11 il ne faut pas noyer l es f.:its pofi ..
tifs dans des faits douteu'!<.
B•zire. Je combats le fyllême de Marat.
Tallien.]'· cite cc nouveau f~it : Le 21 juin dernier
., la Cour fit offrir ;J Santerre 500,000 liv. peur
abandonner le parti patriote, et fe ranger dans
rtlui de la Cour; la preuve el\ dans llne lettre de
Cham hou as , qui, chargé rlc ra;re ks prgpofitions,
:annonçait qu'il était irnpo!lible de déLcrminer Santerre.
Sergent. Il el\ prouvé que Louis a fait rles promenaL.
es dans le fauxbourg Saint-Âuloine; qu'il a:
diflribuê de l'argent cbns les manufacLur~s i qu'il y
avait des gens apof\é, pou.r crin: Viue le roi ! Il efl
prouvé, en un mot , qu'il a cxéculé toute cette
portie du plan de Talon. Je demande qu"il en foi~
Sait mention clans l'acte ano!\ciatif. t.
Je pe1;ft auf.fi..iiu'il J;aut foi d~:nander fi <'r!l 2ar.
Go gle
( 6 l
f es ordre. q ue les généraux fran5aia ont évacui
C ourt1'1.y.
Prieur r3ppelle à l'A!fcmbl éc la lettre de change
tirec par Biunfwick fu r Lo uii XVI. Il demand• qu'il
en foit fa it men tion .
Sur toutes ces propo fi tions , l'A!fembléc p a.lf• i
l'urdrc du jour.
L'acte d'accufation p réfcnté par Barbaroux eB
a dopté.
Manuel.Vous allei ent r er dans des d ifc n fficms beaucoup
trop l onr,ucs. Vous favtz qu'i l importe que
L o us XVI r etqurue au Temple avant la 6n dn jour 1
j e demande donc qlle vous do nn iez drs ordrn
p our que Louis XVI foi t amené fu r le champ, et
qu'il aucudc vos ordres p our êtlC introduit à la
b al're.
C elle propofition en adoptée.
Pétion . Bi lland a p arlé de l 'arr .. Oati on du maice
de Paris E\a ns Ja nuit du g au 10 août. Voici (r1
fai ts dans leu r exac titude : L e commandant général
q.:.ii avai t donné des o rd res fan guin aires , à l'iof~u
d u maire. l ui écrivit plulicurs l etlres p our le dcman·
d er au château des ·Tuil c1ies. ll fu t dit par accfa ..
m>tion dans le cou fe il de '3 Comm un e : li faut que le
m ai re y Jillc. J e me rendis au châ te au. Je tnv~tfai
}3s <l iff~r e115 appartemens q ui étaient alors remplis
d e Suilres, I• bayonneue au bout du fufil , et d 'au·
tr c~ gens qu e nous nppdio11! dans d ':i. utrcs tems
les cheval iers du p o ign•r<l. Il ne me fut pas difficile
cfe voir les fcnt imens cp1i les anim den t et le courroux
qui a~itaic Louis XVI. Je ddccnd;s bi e n tô t au jardia.
J e fu s eurouré par des grenadiers du bat ai ll on des
Filles-Saint-r'fhomas , qui me tenai ent d es propos
fort peu raffurans , et q ui difoieat cl a irernc:ut que
m a. tête en rêpon d1ait. J e vis bien qu'on voulait me
g1uder eu ôrngc. Les rnînifücs me firent dire de ne
'P oint fonir , t: t de remonter, p arce q ue le 1oi \·ou•
lait me parler. Je ne JTIOH l <t Î r c int, C[ je li~ Lien'
car je nt fe;a·s r;}s dcfcendu. Q.! 1elqu es-un1 de mes
c ol legucs vimcnl <l rAfft.mblée qu i re n <l il ua décret
p cu,r me mantier à fa barre; ce ne fut que par la
1ignific:aion bien fol c nncl lc de ce c!êc rel t1u 'on pat•
vin t :i me ti re'l" du cJ..itt-au . 11 r é! ultc de ces ~
u ne arrc tl ation bien ni é:!itéc. •
Go gle
(il
Je vats parl'cr d•un au tre fait; M n'èn a pas ét~
quenion : J'ai JCLOÎs aux Comités la déclaratiOEl faite
par un ciwyen de Strasbourg amené à la mairie
p arle citoyen Pertois, n égociao tde la même ville. Ce
citoyen déclara qu'il nvait vu et lu les lettres patentes
d onnées par Louis XVl :\ fos freres pour faire des.
emprunts fur le s dumaines n~tionaux, et où Louis XVI
di.fait i fes frcrcs qu' il n'avait j amais accepté que
p ar force les décrets de l'Affenohl ie connituante.
Ce citoyen ajouta que plafieurs e':pé ditious de ces
lcttus avaient été faites pour les puifTances étrangercs,
et qu'il en avait été donné lJnC à Calon ne ..
li me promit de faire tous fes cffo1!"s pour avoir.
une expédition de ces lettres pate ntes. Ces faits
ont été rédigés pa11 écrit. Il ferait à <lcfi rcr ~
mais le Comité a o1'fervé, avec raifon , que le
teins ne le permet pas ,. que Pertois et l'autre
citoyen pufrent être entendus. Mais Of? peut att
moins faire à ce fnjct des ~uefiions a Loais XVI~
Cette d'énonciation paraît a!fez vraifemblable, parce
que ces lettre s étaien t 11éceff..1 ires pour donner de
Ja conGHance aux freres. du roi et leur donner des
moyens de faire des empiunts.
Garan..- CoZ1/on. Le cùoven Pertois efl à Paris~
JI. Ons avons fait pilufi:urs • démarches pour le déc
ouvrir.
Valaz.é préfcnte, au nom des Comités réunis, une
fetie de quef\ions i faire a Louis XVl.
Ducos. Je demande la fuppre!fio:l de cet interrogatoire,
et que l'acte d'acculàtion foit lu en entier
au ci-devant roi ,; enfuite ;i.rtic!e par article, c:t qu'à:.
chaque chef d'accufation on lui d'emande : Q!1'avoz~
vous A rependre? ·
Ba11ca/. Thomas P ayne penfè que les qucf\ions
doivent di rlingucr enrre les dêlits commis a\lant la
confiitution , p arce qne ceux-Li font le procès à la.
royaut é , et les d élits pofiéricurs à la conflitoLion ,.
parce qu'ils font le procès à l'hommo.
La motion de Dncos efl b!écrCtée.
Yalazé . La Commiffio:1 des vingt-un a rein deSainte-
Foix une lettre pa,r laquelle il r!cman<lc i_u'i[
fait fait à Louis XVI , lors de fo traduction A la barre,
des interpellations qu'il prétend , lui S<Jiute-Foixl!I
l'ire àfap.ropre decha-r~•· Voici ceoqucflio.ns." 1 ° Je-
Go gle
'( g l
:nus demande (c'en Sainte-Foix qui p'arle) de ol#.o
clarcr fi , llans le prn de notes que je vous ai fai:
paffcr l'annCc: dcrnictt, mon avis ou moa fcn&i· ·
'ment ont po: te ~μr quelques projets de contr<-révo•
lution , et 6 je vous ai confeillé d'autre parti que
celui de vous attacher :1 la conRitution; t• 6 dan> lt
.,cours de cette année j'ai cti d'autres rapports avec
vous que pour une op.ration 6fcale qui tendait 4
décharger votre liOe civile de peufion• militaire&
que mon avi5, à moi, efi qac VOU! ne deviez. p11
payer; 3• fi je vous ai écrit d'autres lettre& que
celle où je vous dér.goais le patriote Dumourin
pout miuillrc dès 1tfaircs étrangcrcs, et' une autre
oti je vous difais qu'il avtit mal fait de déolarcr la
·gutrre, qui pouvait alors véritablement effraye. Ica
capitaliOes . "
Votre Commiffion a rrçn une autr~ lettre, clic
en de Dufrefoe - Saint - Léon , voici comme il
s'exprime :
"Je fuis informé par les uienrs du journaua
<1ont la voix perce à ttavers les mura de ma prifon,
de la manierc dont le Comité a eonfidéré ma lettre
au roi fur les pcnfi.01u, malgré les iutcrprétalion1
que je lui ai données avec bonn'e foi et véritb. Je
VOU) •prie de faire demander 3U CÎ - devant lOÎ à
'quel propos je lui ai rcrit cette lettre. je VOUI
demande cette faveur ·avec inRancc, da.us la con•
viction intime où je fuis que fa réponfe fera coa.
fofrnc a la mienne.,,
Sergenl. Dufrefn<r et Sainte-Foix ne font accnfé,
que fur des preuves écrites, que le témoignace 4e
L oui! XV! ne pourra infirmer. Je demande donc
l'ordre du jour.
Cette demiere propo6tion efi adoptée.
Legendre. Je demande qu'aucun embrc-nc fall'c
ancune motion pendant que Louis XVI fera à la.
barre ; j'ajoute qu'il 11c doit fortir aucun 6gne d'ap·
probation ou d'improbation. li fant que le filencc
d ts tombeaux effraie le coupable. ( Q.u<lquc1 •p·
plandiffcme'ns des tribunes. -Du murmures s'élcvt•I
da"' l'Affemblée. )
Fermont. Lorfqu'un accufé comparait devant ua
tribunal , la loi autorife le préfident du tribnaal à
inviter l'accufé à s'alfteir. Je demande ciuc Y•9'
Go gle
( g l
foiviez cet ufage pour Loui• , tt rpi'il fort plac~ 11i;
fic~e à la barre.
Ces '!!eux propofitions fout adopttes.
Ftrmont. Je confulte l'Afl'embléc fur la conduite
que doit tenir le lourcau relativement à l'interrogatoire
de Lou;.. Comme il. cil extrêmement important
que Ica réponfcs de Louis foicu exactement recucilliu,
ne feraii.-il pu à propos qu'elles lui fo!fcnt
relues , et qu'elles fu!fcnt propoféc., à fa fignaturc?
C<tte propofition cA décrétée •
.llt.nutl. Comme laConTCntion n'ell pas cond•mnée
1 ne s'occuper aujourd'hui que d'un roi, je pcnfe qu'il
ferait bon que nous nous occupaffions d'un objet im- ,
portant,duffions·nons faire attendre Louis à fan arrivée.
O!fclin monte à la tribune, et propofe la fuite
des articles fur les exceptions à la loi des émigrés.
Après une légtre d1fcnffion, tous ces articles font
ajonrnéa 1onr être imprimés. ,
Le préfitlent. J'avertis l'A!femblée que Louis el\ à
la porte des Feuillons.
Repréfrnran; , vous allez exercer le droit de jufticc
nationale. Vous rêpondez à tous les citoyens
èe la République del.a conduite ferme et fage 'iUlt
vou.s allez. tenir ~bas cette occafion importante.
L'Europe vous obfcrve. L'hilloirc recueille vos
pcnfées, vos actions. L'incorruptible pofiécité vous
JU~era " avec une ftvérité inflexible. Que votre attitude
foit conforme aux nouvelles fonctions que vous
alle< remplir. L'impaffibilité et le lilcncc le pins
profond oonvicnnent à des juges. La dignité de votre
féance doit répondre à la majellé du peuple Franfais.
Il va donner, par votre <;irganc .. une grande
leçon aux rois , et uu exemple · utile à l'affrauchi{femcnt
dca nuions.
Citoyens des tribunes , vous êtes a!Tociés à la
gloire et à la liberté de la nation dont vou. f..itc1
partie. Vo1"S favoz que la ju!\ice ne prélide qu'aux
aélibtrations tranquilles. La Couveolion nationale
fe rcp0fc fur votre entier dévoûmcnt à la patrie ,
et fur votre refpcct peur la rcpréfentation du peuple.
Lu citoyens de Paris ne lailfcront pas •ch>ppcr cette
nouvelle occalion de montu:r lo patriotifme et l'cfprit
public dont ils font animés. Ils n'ont qu·~ fe fou·
;ycnir du flic.nec terrible qui accompai;u Lo.if
Go gle
. . ' ( 10 '
ftll'fetl~ de Varenttcs , lilence précutfenr du jugeme~
des rois par les nations .
Lt command•nl gj11éral. J'•i l'honneur da vous
p révenir que j'ai mis à exécution votre décret. Louit
Capet atteud vos ordres.
Louis entre â h. barre. Le maire 1 deuK officiers mu•
nicipaux, et les généraux Santerre cl Wltenko-{ entrent
avec lui. - La gude relle en dehors de l• falle.
U n profond lilence regne dans l'Affemblée.
Le pré}idtnl. Louis, la Nation fra n~ ai fe vous ace11fe.
L'AITem blée nationale a décrété . le 3 d écembre,
que vous feriez jugé par elle; le 6 déce,mbre , elle a
décrété que vous feriez traduit a fa barre. On V.I
vou.s li re l1actc énonciatif des délits qui vous Coat
impntés. - Vous pouvez vous arTcoir.
· ( Louis s'a!licd. )
Un des fecré ta ircs fait lecture de cet acte en entier ..
, (Le pré!ident reprenant choque article d'accufa-
1ion, interpelle fn ccc!livement Louis de répondre
aux differentes ch:irges qu'il contient.)
1.terrogatoire dt Louis Capet.
L e préjident. Lou is , le peuple Fran~ais vous accufc
d'avoir commis une multitude de crimes pouréra ...
blir votre tyran nie en délruifant fa liberté. Vous
avez, le 20 j i: in 1789, attenté :l la fouveraiueté rhs
peuple, en fufpendaut les Alfemblées de fes repréfrota
ns, et en les repouffant par la violence , do
lieu de leurs féancc3. La preuve en ell dJn3 le
proce3 -ve1bal dre!fe ln jcn de paume de Ve1faillrs
par les membres de l'A!femblée conllituante. Le 23
juin , vous avez voulu dicter des Iois :\ la N •llÎon;
vous avez entouré de troup es fes repréfentans, \'OUS
leur avez préfenté deux déclarations royalc!i éverfives
de tou te liberté , et v ous Jenr avez ordonné
dc · fe fi-parer. Vos décl:? r3. tÎons et les p1o cès-H:rb ::iux
de l'Affembléc confbtcnt ces attentats. Q..u':ivez-\·ou1
à r épondre?
Louis . Il n'exiGait pas de lois sur cet objet.
Lt pr!fidtn l. Vous avez fait marcher une année
contre les citoyens de Paris. Vos fatellites ont fait
couler le fang de plulïeurs d'entre eux , et vou1
n 'ave• éloigné cette aimée qoe lorfque la prife do
:t.a Ballillc et l'infurrcetion gén èiale vous ont appi6
' Go gle
( 11 )
que · le peuple ltait. victorieux. Les difcou1l qnè
vou5 avez tenus le' g, 12 et 14 juillet aux diverfcs
députations de 1'.Affembléc conllirnante , 'font conn
aître quelles êtaient vos intenuons, et le s rna:ffo.crct
des Tuileries d ép ofent contre ·vous: Q.!/avez-vou3 à
répondre ?
Louis J'étais Je maître de faire marche-r des troupes
dans ce •temS-1.! ; mais j e n'ai j amais eu l'jnttntion
de répandre du fang .
• Le préjident. Ap~ès ces événemens , et malgré les
premeffes qu·e vous aviez faites, le 15 , dans l'Affem·blée
confiitu an te , et le 17 dans l'hô ce l -de-ville de
P aris, vous avez pedifié dans vos projets contre la
Liberté nation:ale; vous avez l oi:g-t~ms éludé de
faire exécuter les décrets du 11 aaût 1 <cntccrnaot
l'abolition de la fervitnde peifonnelle, du n'gime
féodal et de la dîme- Vous avez ·long-tcms refuré de
re connaître b d f: cl ararion-des droits de l'homme-;
v~us avez augmenté du 4ouble }c nombre de vos
gardes-du-corps, et appelé le té,;irnent ile Flandres
à Verfail!c:s ; vous avez permis que d;:;.ns <le-s ort~i'e J
faites fous vos yeux , 1J cocarde nationale ffit fou lée
aux pi~<is, la cocarde blanche a1Ùorie, et la
Natiou blafphêmée. Enlîn, vou:; 3Vf'7. n€-cdlité uule
nouvelle iufurrcction , occaflonué lJ. mort de p:11 -
iieurs citoyens, et cc u'cf! qu':.iprè·s la déf<!Îtc tl~
vos gardes que vous avtz c lu~1gé de l:ing"'ge , et renouvelé
des prome!Te-s perfides. Le~ prc.:nves d~ ces
faits font dans vos obfervJ.t:on,'\ du 18 !'eptembfe fur
les dècu:ts du II aollt, cbns les orocès-'w'Cr!Jaux de
l' Alîcmb ! ~e couHituontc , da;1s its Cv énemcns de
Verfailles dts 5 et G ouobre, et d:ins le d·ifroun
que vans avl"7. tenu le m~me jour à une dCpu1atlon
de l1Affemb!ée t:oui\trnatitc. lorfqne von'i IHi di 1es
~ ti c vous vouliez. vcus iclairer de fei confeils , et n~
Jamais vousjéparer cl'elle . (,~t'avez-vons à rcpondre•!>
Louis.J'çî foit le.s ol1fcrv.n1on,1111ej't1\ cn1e ..; ju!les fur
les deux premiers ohjet•:. Q.:i:.i.ntl ~ h i.::oLJr <le ~
C~b en fa:JX; ceJ,1 ne 5'efl JY.1 .'i p;_;.f!é devant OlüÎ.
Le jJYéJidcd. V011s aviez prê1é, ;l l:t ffdér<ition du
14 juillet, un ferment qne vous u1<..vcz P"S tenu. b ieotôt
vons ~vez effaye de corrom:He l\:fprit pubEc à
l1a ide de Tu,]on, oui ~giff;:'lit dan; Pari~, et de I\>iira lteau,
qui devait \mp~imer un .mouvement cou tri:~
Go gle
13
écrit à ce fujct, dt Joigntr fa pojivlarité, pcrrt qk'tllt
t!DkS /trait vtile. Ces faits font prouvés par le mémoire
du 113 février, apollillé de votre main; par votre
4tclaration du 20 juiu, toute cntierc de votre écri~
ur<; par votre lettre du 4 feptembre 1190, à Bouillé;
et par uni note de celui-ci, dam laquelle il vons
rend compte àe l'emploi des 993,ooo liv. donnée•
par vous, er employées en putie à la corruption des
uoupu qui devaient vous elcortcr. Q..u1avci;-vou1 i
répondrr ?
L1Mis. Je n'ai aucunc 'connaiOEancc du mémoire du.
t3 février. Q..uant à ce qui efi relatif à mon voyag~
de Varennes, je m'en .!&fcre à cc que j'ai dit :mx
commilfaircs de l'Alfemblée conllitnante dans ce
ac ms-là.
Le pré}idtnt. Après votre arrclhtinn à Varennes •
l'exercice do pouvoir cxCcutif fut un moment fufpcndu
dans vos mains, et vous confpirâtu en core. Le
17 juille~, le f'ng des citoyens fut verfé au Champde-
Mars. Une lettre de votre main, écrite en 1790,
à Lafayette, prouve qu'il exillait une coaliticrn criminelle
entre vou1 et Lafayette , :1 laquelle Mirabeau
avait accédé. La réYilion commen5a fous ces aufpicu
cruels ; tous les genres de corruption furent
employés. Vous avei payé des libelles , des pamphlets,
des journaux dellinés à pervertir l'opinion
publique, à difcréditer lts dlignats et à foutenir la
canfe des émiw;rés . Les re&iflres de Sept<nil indi"
luent quelles fommes énormes ont été employées i
cci mana:uvrcs liberticides. Q...u 'avcz~vous à re ..
pondre?
Louis. Ce qui s'ell pafîé le 17 juillet ne peut aucn•
emcnt me re1ardcr; pou1 le rc~c, je n'en ai aucune
connai[ancc~
Le pré}idtut. Vous av<z paru accepter la conl\itutiou,
I< 14 feptembre; vos difcours annonçaient la
' vo)onté de la maintenir, et vous travaillle.i à la
renvrrfcr avant même qu'elle fût achevée.
Une convention avait été faite :1 Pilnitz , le 24
juillet, entre Léopold d'Autriche et ·Fredéric-Gtiillaume
de Brandebourg, qui s'étaient engagés à
rclrvcr eu Fr.,auce le trône de la urnoarchie abfohre ,
et voua vou• êtes tu fur cette convention jufqu'au
aiomc11t ou cJk _a é'fF~ conu11c de l'll.urope ~11.r. iu<.
4t.,n'avu·v"'" 'l-:#t~l!te ?
l
l1
l1
Il
( 14)
louis. Je l'ai Fait connaître li1ôt qu'elle cil: venuè
à ma con11a iifJncc ; au refle , tout ce qui a trait :i cet
objet, pa r la confiitution , rcAar<lc le miniilre.
Le pr éjidtnl . Arles avait levé l'étendard de la
iévolte, vous l'aviti favorifée par l'envoi de troi1
commi[fa.ircs civils qui fe font occupés , non à reprin1er
les contre""" l volution.{laÎrcs , mais à jufiificr leurs
attentats. Q..u 1avct-vous à répo11drc?
Lou is. Les iufi ruc1i o ns qu'av aient les Commilfaircs
doivent prou ver ce donc ils étaient chargés , et je
n'en conms.iffais aucun quand les minifircs me les ont
propofc, .
Le jir é.fidt> I. A vignon et le Comtat Venaillin avaient
êré ré:uni ~ a la France, vous n'avez fait extcutcr le
d écret qu':t près un mois, et pendant ce tenu, la
gu<rrc ciyile a dëfolé cc pays. Les commilfaircs que
-vous y av ez. fucccffivcment envoyés ont achevé de le
d évafi er. ~t'avcz- vous a répondre?
Lotli s. Je ne me fouvieus pas quel délai a été mia
dans l'exé cution; au rcOe • cc fait ne peut me regarder
pcrfonncllcmcnt; cc font ccnx qui ont été
~nve yé s , et ceux qui les ont envoyés , qoc cela
regarde.
Lt préjid:11 t. Nîrues, Montauban, Mende, J•lès •
avaient éprouvé de ~randes ;1 gitations dès les premiers
jours de la Liberté; vous 11
1avcz rien fait pour
~touffcr cc J!Crme de contrc-1évolution, juf1u'au
moment où la confpiration de Saillant a éda1é.
Qu'avez-vous à l'épandre?
Louii. J'ai d onné pour cela tous les ordres que lra
minillres m'ont prnpofés .
Le préjidt nl. Vous avc1. envoyé vingt-deux b1uillons
contre l es 1.-forfeillo is , qui marchaient pour
r'ldl1irc les contre-rCvolutionnaircs Arléfi.cns. Q.u'avc&•
,,ous â répondre ?
Lo1û1. ll fou droit que j'11Uffe les picccs pour répondre
jullc à cela.
Lt prlfidwt. Vous avez donné le commandement
du Midi a VVig euficîn, qui vous ecrivait le 21 avril
179"'2 , après qu' il eût é1é rappelé : " Q..nclqaca
inllans de plus, et je rappellerai pour toujour,,
au tour du trône de votre majcflé , des millien
de Françai11 redevenus dignes des voeux qu'cll'
forme ,...p~r lieur bonheut. " Q~"'avn - voua t
·•i;ou~ se
( 1~ )
• 1.ouis •• Cett>e lettre .:n po!létieure à fon rappel. JI
n'a pas étë empl!iyé depuis. Je ne me fouvieus pa.s
de la letLre.
L1 pr;fidenl . Vous avez payé vos ci-devult garder•
du-corps à Coblentz ; les 1.egiflres de Septeuil en
font foi, et plufieurs ordres fignés de vous con/latent
que vous avu fait paffer des fommes coufidérables
à BO'U illé , Rochefort, la ' Vauguyon; Choifculitaupré
, Hamilton, et la femme Polignac.
Q;i'avez-vous à répondre ?
Louis. D'abord que je fus que mes gardes-du-corps
fe formaient de l'autre côté du Rhin , fat defendu
qu'ils toucha'ffent aucun p•yement; pour le i;,ene,
je ne m'en fouviens nullement.
Le préfidenl. Vos freres , ennemis de l'Etat, <int
rallié les émigrés fous leurs drapeaux ; ils ont levé.
des réi:imens , Ait des eipprunts , et contracté des
'alliances en votre nom; vous ne les avez défavoués
qu'au moment où vous avez été bien certain que
vou1 ne pouviez plus nu>ra à leurs proj~ts. Votre
intelligence avec eux ell prouvée par un billet écrit
de la wain de Loui s-Stanifias-Xavier, foufcrit p>i
vos deux frcres, et ainfi conçu :
"Je vous ai écrit, mais c1était par la pcrflc, et ja:
n'ai rien pu dire. Nous femmes ici deux qui n'en
lent qu'un ; mêmes fentioe.ens, mêmes principes ~
même ardtur pour vous fervir. Nous gudons le filencc
i mais c~efl: que , Je rompant trop tôt, nous
Tous compromettrions : mais nous parlerons dès que
nous ferons fûrs de l'>ppui général; et ce m<>m•~
tll proc11e. Si l'on mrns parle de la j>•rt de ces gen1-
]à' nous n,écouterons rien ; fi c'Oifi de la vatrc 1
aous écouterons, mais nous irons dn~it Hotrc chemin;
ainti, G l'on veut qnc vous nous faaiez dire
quelque chofe , ne vous gênez pas. Soyez tnnquillc
far votre furet~, nous n'clW.Hons que pour vous fcr\'
Îr, nons y travaillons ave<: ardelur, et tout va bicD;
mos ennemis même ont trop d'intérêt à votre confcrvation
pour commettre: un crime inuti.k, et qui
acheverait do les perdre. Adieu.
L. S. XAVIER , et CHARLEs-PHIUPPE.
Q.μ.'avcZ·VOUS à répondre ?
Louis. J'ai oléfavoué toutes les démarches de m'es
fJcrcs , luivant 'lue la cou!litutio.n me le prefcrivait,
Go gle
{ t5 l
~ullit~t '{a• j'en ai ru coonaiffa•ec, J• n'ai aae•••
coon:.llfanct de ce billet.
LI prefidenl. L'armée de ligne , qui clevait ê1t•
portée au pied de 'guerre , nëtait forte que de 100
mille hommes a la fia de d écembre; vous 1vie& ain&
négligé de pônrvoir à la fuTtt~ extérieure de l'lttal.
Narbon•e, votre agt::nt, avait demandé une levée de
.50 mille hommes ; mais il arrêta le recrutement A
!.16 mille, en affurant que tout était pr~t. Rien ne
l'était pourtant. Aprts lui, Servan propofa de formn
:auprès de Paris un camp de 10 mille bomme1 -f
l'Affcmblét légi fiativ1 le décréta, vous refuîatea vetre
fancrion. Q..u,avez·vons à répondre?
Louis. J'avais donné•'! minillre tous les erdres qui
pouv3.icnt accélhcr l'atJgmentation de l'armée; aa
m ois de décembre dernier IH étau en ont éti mit
fo u• les yeux de l'Affemblée. S'ils fe font trompé•,
cc n'cll.pu ma faute.
Le préj1dtnl. Un élan de patriotifme fait parrir
de tous côtés des citoyens pour Paris. Vous firea
une proclamation 'lui tendait a les arrêter dans leur
marche : cependant Q.Os arJJ1.ées étaient dépourvue,
de folda.ts. Dumourier, fucccffcur de Servan, nait
déclué que la Nation n'avait ni armes, ni munitions
, ni fobfillanccs, et que les places étaient hon
de défeafe. Vous avez utcndu d'être preffci par Ullè
r<c1ui6tion faite au minillre lajard; à qui !'Ali' cm•
blée Utiilative demandai t d'indiquer qaeb étaie~
fcs moyens de pourvoir A la foreté extérieure de
l'Etat, pour propofer par un melfar la levée de 41
bataillons.
Vons avez donné miffion aux command1n1 du
troupes de déforganifcr l'armée , de pooll'er d11
régi.mens entiers à la défertion , et de l"1r faire
paffcr le Rhin )'lOUr les mettre à la difpofitioo d•
.. 01 frcrc1 et de Léopold d'Autriche , avec le41ael
vons étiez d'in telligence; le fait cil prouvé par la
lettre de Toulongeou, commandant dans laFrancbeComté.
Q..u'avez-voui à r épondre?
Louis. Je n' en. ai ancunc connaiffancc ': il n'y a
pas le mot de vrai dans cette aceufuion.
Le prijiti1nt. Vous avez chargé vos agena dipln-·
tiquo de favo1ifer la coalition iks puiffaocca ilnl!:'
i:crcf..._ct de1voa frcrcs Gentrc la France , .~r p •
\JO ge ,c1:.1.!J
( :r; )
cnliérel'nent de cimenter · la paiit entre la Tllrqh:4
et l'Autriche , pour difpenfer celle-ci de garnir fc; frontieres
da côté de la Turquie, et lui procurer par-là.
un plus grand nombre de . troupe.> contre la France.
Une lettre de Choifeul-Gouflier , ambaffadeur à
Conflantinople , ctablit le fait. Qu'avez - vous à
répondre?
Louis. M. Choifeul n'a pas dit la vérité: cela n'a
jamais exillé.
, Le prljident. Les Pruffiens s,avançaien( vers no'
fromieres. On interpella , le 8 juillet, votre mi•
niilre de rendre compte de l'état de nos rcla\ions
politjqucs avec la Pru[e ; vous répô ndîtes , le IO ~
que 5o mille Pruffiens mau:h~ient contre nous , et
que vous donne1. avis au corps l égifiatif des actes
formels de Ces hoflilités imminentes , aux termes
de ]a conft.itution. Qu'avez .vous à répondre ?
Lorâs. Ce ri'ell qu'a cette époque-là -que j"en ai
eu coonaiffance : toute la correfpondance paffait paf.
les minillres.
Le préjide11t. Vous avez conhé le département de
la gucrrt a Dabanc.ourt·,- · nevC:u. de Calonne, et tel
a été Je fuccès de votre confpira1ion, que les places
de l.oQgvvy et_ de- VeT<fon ont -C-le llh! cs auflïiôt
1ue les ennemis Qnt paru. Qu'avez ... vous à rét..
pondre?
J,ouis. J'ignorais qu.e M. Daban,coutt fût neveu de
M. Galonne ; ce n'ell pas moi qui ai dégarni les
places. Je ne me ferais pas 'permis une pareille
chofc ; je n'en ai a:ucune conuâiffaru:e ~ ti elles l'onè ·
ité.
Le préfident. Vou.s ayez dftruit notre marine , u11e
foHle d'officiers de ce corps étaient émigrés , à pei'ne
en reflait~il pour faire le fervicc des parti,; 'epen.
clant Bertrand accordait tous les jours des paffe•
paru; et lerfque le corps légiilati( vous expofa , le
8 mars , fa condaite coupable , vous répondîtes que
vous étiez fatisfait de fes fc-r..,ices. (tu'avez ... vous à
r~ponolre?
Louis. J'ai fait ce que j'ai pu p.our ret•nir les offi•
...cien~ Q...uant à M. Bertrand, éomme l'Affemblée na•
tionalc ne portait contre lui aucun grief qui pût Io .
fa.ire mettre en état d1accnfatiou, je n'ai pai crll
devoir le changer.
Go gle
( 18 ~
·te ltlfilertl. V'ons ave1 favorift dans IH Coln11~d
le m. iniicn du gouvcrncnunt abfolu; vos •!leDI y
.Ont par'Onl fomcuté le &ro uble et la contrc .. réYolation
, 411i s'y cl\ oprrrc 3 1, mime époque oit elle
dev11it s'ctfcctucr en France; cc qui indi111ae af'ca
que votre m~in conduifait celte trame. Q..u'avc&-•o•
à rtpondre?
louis. S'il y a de mes agcns dans les Colonies,
il1 n'ont pas dt vrai; je n'ai eu aucμn rappon à Cii
1uc vous venez de me dire.
Le prifi ltnt. L'intérieur de l'Etat était agité par là
fana1 iqacs ; vous tous co êtu dccla;1é le prorcc1e•r,
en m11 n ifdlant l'intention tvidcorc· de n~couvrcr ..
eux votre ancienne puilfancc. Q..u'avc&-voua ' Rponrlrr?
Louis.Je ne peux pas répondre à cela; je n'ai••~
connai!fance de ce projet.
Le prljidNit. Le corps légiOatif avait rendu, le If
janvier, un décret contre les prêtres focticnx , V081
'YOU5 en avez fufpcndu i•cxécution. Q.u'avcz-YODI A
~épondre ?
Louis. La con!litution me lailfait la fanction l1ble
èes d.cret•.
Le prtjlclent. Ln t1uubles ":j'"êc. .. icut accra1,. &.m5-
aillre déclara qu'il ne counailfait ' dan• lei lois esiJ.
tantes ancun moyen d'atteindre les coupablea. Le
-éorps légiOauf rendit un nouveau décret , voaa n
!ufpendî1e.:1 encore l'cxécutioo. Q.u'avca • v.., i
;répondre ?
M ème réfionfe que la prictd<ntt. _
Le pr éjidwt. L'iucivifme de la garde qo• la c
·titution vous avait donnée , eu 3vait otc~E I
liccnciemcut. Le lendemain vous lui ave& ;c1Î&
.Jeure de fati.,facüon ; vons avez continué de la
der. Ce fait cf\ pro11vi par les comptes du fTcf1
de la tille civile. Q.u'avez-vous à re~ondre ?
Louis. Je n'ai continué que juf1u'à cc q•>'eHc
être rccri-é:c .. comme le tiéct et le poruit.
Le prljident. Vou• avrz rrtenu aup1è• de von1
Gard.,·Snilfes : la con ilitutiou vous le drfedthit
et I'Alfemblce le~ i llative eu avait expreff•llllènt
d..onné: le départ. Q,p 1 ~n cz · vODS à 1é "ondre?
LQais. J'ai e.é.uté tQUI les dccreu tai G,lllt
z~adus à ccc egard.
Go ge
{ 19 )
,- Le prijitlenl. Vou avu eu dans Paris des c'Ompagni'
·• particulicrcs , chargées d'y · opérer des monvcmens
uti>cs à vos projeu de conire-•évolmion.
Dangremout et ~illes ttaient deux de vos agens ; * étaient faluiés par la lilie civile, L._ quittances
de Gi lies , chargé de l'o1ganifation d'uuc compa•
r;nic de 60 hommes , vous feront préfcntêcs, Q..u'a•
lt'U·VGl\S a répondre?
Louis. Je n'oii aocune connaiifance dts projets
ciu'on leu~ prôtc ; jamais id~e de contrc-révolutio11
o'cf\ entrée dans ma tête.
Le prifident. Vous avez voulu, par de; fommrs con.
fidérabl.o•, fuborner plnfieurs membres des Alfemblée1
conRitnante et J,! ~ifl a tive. Des lettres de Saint-
1.fou et d'autres attdlent la réalité de ces faits?
Q..u 'avez-vous à répondre?
Louis. li y a pluficurs pc~fonncs qui fe font préfentées
-avec des projets pareils, mais je les ai
éloignée ~ .
Le prifidenl. Q..ucls font ceux qui vous ont préfcnté
ces projets?
Louis. lis étaient 6 vaguc1 que je oc m'en~ rappclle
tu dans ce moment.
Le préfitlent. Qpel. font ceux à 'JDÎ vous avez pro•
•is ou donné de l'argent?
Louis. Aucun,
Le prefident . Vous avez hilfé avilir la Nation franpife
en Allemagne, tn Italie, en Efpagne , p:>if.
que vous n'avrz rien fait pou1 exiger la répara~ion
des mauvais tra itemcns qnc les Fran5ais 0111 éprou~.
dans ces pays. Qu'avcz·vous à rtpondre?
LokiJ. La corrcfpondance diplomatique doit pro11.
\'er le contraire; au refie, cela regardait I.e miniflrc,
Le prijiden t. Vous avez fait, le lP août, h 1evue
des Suiffes, a 5 heures du matin, et les Su:lfes ont
tiré les pnmicrs fur les citoyens. Q..u'.vci-vous :i.
repondrc?
Lokis. J'ai eté yoir toutes les troupes qui étaient
ratfcaiblées chez moi ce jour-là; Ica autorités conf.
tituCes étaient chez moi, le départemeilt, le mairt;
Cl la manicipalité ; j'avais fait prier même nni- ,Jépu•
tation de l'Alfemblée •ationale d'y venir .. et je m•
fuis cnfuite rendu dans fon fein avec fi!> r.millo.
L ~ri/idt~I. Pourquoi .avici-vou1 ralfcmblé du
aroupes ~ana lc(3~t~ -l
( tO)
l..oui.r. Toutu les antorité.s confiituées l'not va : fe
fhâteau étai t menacé ; et 1 ommc j'étais une autori1é
conOi tué<, je devais me difcndr<;
Le prtjiucnl. P ourquoi avc:i-vous mandé au châteaa
Je maire de Paris , dans la nuit dti 9 ao 1•
août ?
Louis. Sur les bruits qui fo répanda.iut.
Lt prijident. Vous avez fait couler le fan; du
Fra11~ ais? Q u'avez-vous à répondre.
Louis. Non t Mooficor; ce n'cfi pas moi ..
Lt prijident. Vous avc• a11torife Septeuil à faire na •
comn.i uce conlidénble de grains, fucre et cafê i
}!ambour~? Cc fait ell prouvé par une lettre de
Septeuil ? Q?'ave.-vous à répondre .
Louis. Je n'ai auq1u.c conna.iffancc de cc que vo111
él ites.
Le prijident. Pour<Jnoi av.,.-vous mis le titi~ for le
d écret q ui ordonnait la formation d'un camp de
~o,ooo hommes?
Loui.s. La conAitution me èonnait la libre fanctioa
des d t crc1s, et dès cc tcms là m~mc j'ai demandé
la réunion d'un camp à Soilfob s.
L• prljiierit à l' AJ!•mblêe . J,..q quellions font
~p u j fées .
.t Lou is Capet. Louis , avc.-vous quelque chofc à
ajou te r.
Lo ui s. J e demande commnnication des accnfat?ona
que je v\cns d'eptendrc , et des piccc• qui y font
jointes , et la facultè de choilir un coufcil pour me
(!<fendre.
Valaze, allis auprès de la barre , énonce et ptéfcntc
à Louis Capet le• 11icces fuivaotes: " Mémoire de
Laportc- <'jOi établit entte Loni1 Capet , Mirabeau,
et qhclques aut1es , des projets con11e-révolu1ion•
11air~ s .
Lorû s. Je ne]~ rcçonnats p••·
l'alazé. Lettre de Louis C apet datée dn ~9 joùa
} 790, fl tabliffant fcs rapports avec Mi1aJ>ca11 et
Lafayette , po11r opercr uqe révolution dans la
eo.R ft itution,
Lerûs. Je me réfc1ve d' e~pliqoer cc qui y cl
çor:tent\.
Valué lit la lctrte.
l.011is. Cc ~en qt1'uu projet ; il 11'y cil ancUct
Go gle
( 21
(\11Clli<>n de contre-révolution; b lettre n'a pos dli
être envoyée.
Jlalazé. Lettre de Laporte à Loui, Capet, du 22
avril, rel ative ;J, des entretiens au lt1jt:t des J acobins,
et au prefidcnt du Comité des finances et an
Comité des domaines ; elle dl datée de la main de
Louis Capet.
Louis. Je ne la connais pas.
Jlalazé. Lettre de Lapone du jeudi matin 3 mars ,
•pofiillée de la main de Loui .. Cap et 3 mars 17 9 1,
indicative d'une prétendue rupture entre Mirabeau
et les Jacobins.
Louis. Je ne la reconnais pas.
J'ala zé. Lettre de La porte, fans date, de fa m-ain,
mais apoOillée de celle de Louis Capet , conttnant
de. détails fur les derniers ruomens de Mirabeau ,
fur les foins qu" on a pris pour dérober a b connaiffance
des hommes des papiers d'un grand intc'rêt
dont Mirabeau était dépolitaire.
Louis. Je ne la reconnais pas plus que les autres.
J'alazé. Projet de confiitntion ou de révilion de
Io conl\itution. figné Lafayette , adrdfé à Lo uis
Capet, 6 avril 1790, apoRillé d'une ligne de fa
main.
Loiûs. Ces c.hofcs-là ont été tffacies par la conf·
titution.
Yalazé. Connaiffez..-vous cette tcriturc?
Louis. N•11.
Yalazé. Votre apof\ille?
Louis. Non.
·.
J'alazé. Lettre de Lap orte, du 19 avril, apoflillée
:p~r Louis Capet, 19 avril 1791 , faifant mention
d'un entretien avec R1va10J ?
L ou.is . ] e ne h con riais pas ..
y,.~aaé. Lettre de Lapotte, aponilltc, 16 av1il
J 791 , dans laq 1tcllc on paraît fe plaindre de Mirabeau
, de l'abbé Péngord, d'Audré, de Beaumetz
qui ne femhlent pas recounaiffans des focrificca
'lu'on a faits pour eux.
Louis.Je ne la connais pas non plus.
Yalaz.é. Lettre de Laporte, d11 23 f;vrlcr 'i9I •
11pofii liée et datée de la main de Louis Capet, i'nol'lciafrve
d'un mél\loirc qui y dl joint relatif aux mo1c:i•
'c Je porul;w@6 gie
Go g.e
( n)
Luis. Je ne connais aucune du dtn: pÎ'ecci;
Y4laû. Plufii:urs piccc1 tant fignaturu trouv'••
au c: hi1uu des Tuileries, d• n1 la baye qui rt:ait
dofc dan ~ lu raun du palan, relative aux. drpcafe1
~ faire pour g•l?,n cr cette popuhritr.
Le ~ rifi it•l. Avant l'i n tcrro ~ ato irc à ce fujct, je
tlcnund• à fai1 c un e qncfüon prélirninairc.
AYct-vous fait conflrnirc un(' 11moirc •vH un•
poste de fer :rn château des T,~i l cri u, u y avez•
vous fait renfermer dei pap iers ?
L uis. Je n 'cn ai auronc connaHfancc.
Yalut. Voici un j r~ urnal de la main de Lo•i•
C.tpct, portant le! pcn6ons qu' il a ilccordfc1 fur fa
&:.tffcuc dcp11i1 1776 jnfqn'cn 179t , parmi lcfqllclles
on remarque dc'1 gruificatio ns accordccs à Acloqut
pour fon fauxboarg.
Louü. Je rcconnai1 celui-là, mais cc font •escha·
•ÎÛ:s que j'ai f,aitt:s .
Valar.t . Divers 't•ts de fornmca p1yéts aux com•
p agnics Icoffaifcs de Noaillcs-Gramo111 et Monuno.
n:ncy-Luxcmh('lurg , au 1er juillc1.t79 1,
1 Louis. Ceci c.n antéiicur au rtJDI oil j':ii tléfcadu ..
Ica payer.
U PH.fi ltnt. Loui1, où avic1-vou1 d êpofé ct:1 pieon
kcconnucs par TOUi ?
L ouis. Chci mon tréforicr.
Ya la:.i . Re'(Ollnaiffn.-•OUS cet état acs pe•&ou
des G:ardes du corps. Ccnt-Suiffu Cl Cardu du roe
pour 1792?
LoJ •llS. Je ne le reconnais pu.
Jla la:ci. Plnficuu pieces reb1ivu i la eonjnntie•
èu camp de Jalè1, dont lei 01iginat1x font d ipoRI
au fec 1 é t ~ r Lt du département de l'Ardèche.
Louis. J e n'en ai nulle connaiffancc.
Vafo::i, Le ure de Bouilli, datée de Mayence,
p ortant comÎ'te de 993,ooo livres rcçau de Louit
Capet.
Lot1i s. Je ne la connais p:is.
r.s/a;i . Ordonn:ance de paiernrnl de t6,8oo liY ..
li!!:o tc Louis; ail dos fi~nie dt :Bonninu, HCC ....
le1t1c et un billet du mtmc.
L ~uis . Je ne lu reconnai1 pu.
Jlala:i. Deux piecu reh1ivn i un do• fût lt k
~boTr:ui?ol it;nat 1 et a.ull> fiCH11mt~ J~"'"'l',.a ft
( ~j )
Louis. Pu plni que les • Dires.
~a lati . Bil1e1 fi ~ né dt, deux f,eres du cΕd cvant
roi, • Ît~ dan l'.!c te énon'ci.t üf.
Loui t. Je ne le cu n1Hii .. pas .
Yala<é. Pi<ees con•cnaut l'•ff .. ire de Cho.feulCouffin
à Cn f\ •n tinople.
Lo11is. Je n 'eu ai vas lOn n aiITa nce.
Vn la<i. Ltttre du ci-d e.ant roi à l'évêque de
C ltrcno nr, avc:c la reponfc de celui-ci, iiu. 16
niil q91.
L ouis. je ne la connais pas.
Le ;1ijJ.Je11t. Vtt u 'i ne relonna i trc~ pis vetre écri·
ll)re et votre fi g t1 a1 urc?
L vutJ. N uu. ..
Le pri,1Jtnl. Le cac het cf\ au:!:. armes de France.
Lou1S. B.e' ucoup de ffi ndc l'avait:nt.
Valaze. · R e cl.. nnaiffez.·vuu:» cet état des fommc•
p a}é<> à Gdleo ?
Loui r. Jeo ne le conn ais pas,
V•la<i. M<moirc pour décharger la lif\e civile du
penlions milirairc s , lettre' de Dufrcfne· Saint-Léon,.
'!ui y cf\ relative.
Louis. Je ne connais aucune de ces picces.
Lt prijidtnt. ] e vous invite à vous retir~r dans lâ
fa fille des conferenccs. - L'alfcmblée va prclidrc
une délibéra1ion.
Louis. J'ai âemandé un confeil.
Louis Capet fc rc1Îrc.
Treilhard. Je propofe le projet de d écret fuivani >
" Louis Capet peut choi6r un ou plufieors confeils.
" ( Des mur::1Ures s'élevent dans une partie de
l'Affembléc.)
.Hbitt. Clctte qncl\ion cf\ trop importan1e pollt
qu'on la Mcide dans le moment. Si on ne rcjeJte pa9
la propofition de Treill.ard., j'en dem.ndc l'ajournement.
Dubem, Châles , lli!land de Varcnnts, Tallien,
Robtfplcrrc jeune 1 Mante\ quelques ;ni tres mem ..
brcs re levenl :1 la fois , et appuiea: l' aj1 li nem<lil.
Du,os appuie la pro pofiiion de T1e'lhard.
On den.aude la quef\ ion pre.lable fur l'Jjourne·
ment. - L'é1journemc11 t cll reje té à la très -grande
RJajorité.
Les mêmes membus fe lcvcnt encore. lis dem•n·
Co g1e
Co gle
( 14)
dtnt l'a.ppcl n'lmin:il. - Le préfi dent veut paeèr
oum~ à la dtl1bén1ion. JI dl interrom pu. - Une
lont.!UC c1 vive ilgi1atio11 .
Gar a<1 . L" loi fur lu jo1é' ponc que l" ac:cufé pourra
choilir pc u r fa !tfcnfc un au dcuJl ami•, ou conf cils;
j e dcmau dt q 1c cette loi foit commune à Looia
Car et.
Marat. li 11c 1'agit point ici d'un procès ordinaire ..•
Il ne nou~ faut pu de chicane de Pahii1.
Plu6curi. mc111brc1 demandent la qucfiion p réalablo
fur L1 propoflti on de Gann.
L'Alfrmbl f>c décide à une gfandc majerité qu'il y
a li . na delibércr.
l\l Jr t, Chabot , Mnlin , Montaut, demand ent à
Ja combattre . - S é ~cfic f.1it de long' effo r ts pour
obicuir la parole dans le même fcns.
Dulr tm. Je demande c1u'on aille aux voix par appd
nominal, fur toutes les qucfiions qui s'Clc vcront fur
CC prOlCS.
Le tumulte et l'agituion continuen1. - i.e p1 é6-
dent fe couvre. - Le filcncc fc rênblit.
P i tu11t. Je demande h. parole ponr une mo 1ion
d'ordre. li cfl fu rprenant qu'une 'lucfiion auffi !i mpie
exci te autJnt d'aigrewr et de divili.>n,. De quoi s'agi1-
il? De donner au roi un confeil. Je dis que perfouae
ne petit le !ni refoftr. i moins d'at1aquer a la fois
1ou~ les principu rl~ l'hum:inité ; m:iis les lois l'au·
1orifcnt :i prendre non pa) deux amis, lu lois n'en
cotrnairrent pas, mais dcnic dHenfeuu. li a demandé
un confeil; cc coufeil peut , d'1pri-1 la loi, être
compof• d'une ou de deux peifonne~ ; c'dl foa
alf.i.ire. Eh bien! que ccue qucfiion trts-fimplc: L ouia
C 1pet pourra-t-il prendre un confeil, foit mife aus:
v oix; je ne vois pu quelles font les difficultés qu'oa
pourrait l ui oppofu.
L:i propofil'.oo. de Pétion cR mife aux voi x.
Jl cfi de ~ rêt~, par unanimité , à quelq ues voix
pt~ ~ , que ,, Louis Capet pourra. fc choifir Oii
canfcil. ,,
l.a fiance cil levée i 8. hcur:S·.
NERC UR'E FRANÇAI;
SUPJ?LÉME.NT a11 }{0 , 5o , Paris 13 Déctmbrt 179~ •.
I.•lroit du 'ftJp;ort conceneant /11 tr•ulatioo dt Louit Capet .
•••... Lorsque le maire et le sccrt'.Lairc-grcf6cr 50nt montt:s .à 1-"
Ch;.i.mbrc du ci-ùc vant ioi, le m"-irc a dit: u.Jc suia chargé pa1 b lol
ide vous déclarer que la l.Ol')\'CUl;on votJS aucnd il s:t banc ; je va.il
Yous y conduire. Le sc:cré.airc-grcflii:r a lu de ~uilc ces wot5: uDé'-.
crct de la. Convc1Hion naLÎ.ouoi.lc 1 du G décuml>.1c, art. V, Louit
C;apct sera conduit;,, la ba,rc de la. Cou\.cntiou nat.ioualc, mardi 11, roui réponJrc aux q:icslion~ qui lui ~cront f.iitts SC\Jlcmcuc pat
org;-,nc du présidcnt. 11 Apri:s cc ~tc lecture, l'! ci~oycu maire a de ~
a.audé i Louis s'il vouloit descendre; celui-ci a paru hé11itcr ur~ instamt,
et a dit: ujc ne m'appelle point Lo. ... is Cttpcl i me' ancélres out
...rorl.é cc: nom, mah jamais on ne: m'a :ippc:llé ainsi ; au ru~c, c'est
~oc: fiuite des Lrailc:meus que j 't:prouve depuis 4 mois par la force,
Cc matin, ou a u:paré mon J:ils de: moi ; c't<st uuc joui&. ance dont
oci m'a privé; je vo.is atteudais dcpui~ deux heure~. 11 Le maire, san•
~~ pondre, l'a iuviu: Je nouveau;\ desccudre; il s'y est déci<lé. Mont'
~~voiture , il a gardC le silence pendant p1uquc touL le tcms de sa.
lJ~otl.Hion. La voi~Jre n 'a ~;é arrc\ic qu'l l'occasion d'un peüt mou~
vc:mco~t et une secou<lc fois rnr le bollkv~ud, cuuc la polie S:iint.
~auiu et celle Saint-Deni::.: alors Louis a dcniaudë si l'on n'abattrait
p;Eu ces deux. arcs de triomphe ? On lui a rlpondu que ceh.i <l~ l&.
p.onc Saint-Denis étttnt uu chef-d'oeuvre, on poùrr3jt le conserver.
ll.. arriva à la Conven;,ion à deux heures. Ap1cs rnn inltrrogatoirc •
il a CtC conduit dans la salle des députation:., et a ;i.cccpté un peliJ,
1norccau de paiu., co observant qu'11 éLait a. jeun. Il eu rcmontê entuhc
dans la voilllrc du ciLoycn maire, et a. peu parl~ pendant t01'
JC10t.1.r.
11 a ité'" remis dans sa chambre à six heures et demie. Au momenJ,
•u dêpart du mairê', il L.ï.i a ~mandé, à Jeux. rcptisc, difrérentc:l
cc avec in6taucc, de lui faire passer lrès-pwruptcmcntN.e décrcl qulo.
.Soit lui accofcltr le r.onscil qu'il a dem.anc.Jê c:t '
à pcr!.onnc._Lc ~
fe bruit qui continue ln .11Jarm't. Il se Corme un n u etDbtè
de h force armce'' lians la prerrtiere cour. Louis ut dans ua ui..
aimulC; au-lieu de donner une leçon de géographie a sou fib, ilt
joue.nt tous deux au si am ; le fil1 ne pouvait parvcnirqu 'au nomb1~ 1':
cc nombre est bien malheureux? dit-il. -Cc n'c11 pas d'aujou1d'W
que je le sais , répond son père . .... Le jeu finit. - L'officier ..
nicipal. Comme le bruit augmentait , je m'approchai de lui. JI
vous annonce , monsieur, que vous allu recevoir la visite du maUt,
;e~;~,;a~~ :~~r~Ïït~ J~a~~~i?:eél';;~:e~~·i~a:: v~aus,J:~~;:P~e ~
mère. - Venn, mon fils, er.i.brasscz-moi ! ( toiit bas.) EmblUMI
votre mè1e pour moi! .... On donne l'ordre .l Cléry de so1tir 11
emmcne l'enfant et le conduit chct Antoinette. -Je vaî1 voh 1
maire ! Est.cc un homme gros, grand, jeune , vieux ? .••• - Jt •
le cannois qu'impa1faîtement; je ui1 qo.'il est d'un moyen 'att
maigre et assez grand. - Il se promô1c pcndaut un quart-d'hcu.rt.
- Savc.e-vous cc qu'il a a me dire. - Il vous l'apprendra lui-mtmc.
- li reste pendant une heure dan' son fauteuil ; il était si rht~,
que je- passais devant lui sans qu'il ni'appcrçût. - Que voula·
vous?- JC viens ''oir ~i vous n'èlc5 pas incommodé. - Non, no~,
monsieur. Il 1e remet dans son fauteui l pendant quelque tcms, etdn:
]c maire se fait bien dcsircr. - Le mai1e arrive et lui parle avec di·
gnité. E.n traversant le jardin, il a jcLté un rcg:ud sur ta tour, n pa·
picrc a paru mouillée d'une larme ou d'une goutte de pluie; 11ri1i
dans la. p1cmic1rc cour, les nouveaux cavaliers ont fixé son a1te11liff,
1 Je montai dans h. chambre d'Antoinette, elle itait inquietc, ai_ui
qnc sa bclle-soeor; son fih lui avait.dit que son papa avo i tv u lc m~11c.
- Votre mari e~t a la barre de la Convention, soyez tranquilfn.Si
vous nous l'avici dit plutôt, vous nous auriez bien rnu la géc~ , aolll
Ctious a.ffiigies ..... ,
Louis rcutre au temple. Après la sortie du maire. - Croyn ·Hû
que j':iurai un conseil? - Si la Convention vous raccord e. - Je~
chCl'chcr la constitution; il lit: la éonsti1utioo me l'accorde. P111tjf
v oir ma famille? - J e vais consuhcr le conseil. Mon collcgue me
remplace .... - Faites-moi apporter à dîner, je suis presque à jclua. Communiquerai.
je avec ma famille?- Non, mon~icur, l 'Asscmllllî
en décidera. - Pu mCruc avec mon fils?-Je vous annonce que'
ne communiqucrci pas avec votre famille; or, votre fils compte.
Ah! mon 6h, :il n'a que s~pt ans; je ne pourrai donc pas alle r
l ui, il ne pourra Venir chu moi! ....
Il a dinti cl soupé en même lems; il a mangé six. peti tes co
Jettes, un morceau de vol:iillc i a bu deux verres de vin bbM
lln petit verre de vin d"alicante; il s'est couché.
Les dames étoient fort inquictes, clic ~ ont demandé si l.ouis tr.tl
rcvcuu. AuLoincttc voulait voir son mari, clic insi stoi t p our fi:
ion fils put voir son père... "11
Le conscil-gCnéral, vu le ~ilcncc de la Convention en \'c rlu de tl ~,,.
r esponsabilité do1it il e~t chargé, arrête, 1°. qu'il ma.inticnt lt
premier arrêtë; 2°. que les conse ils seront scrupulcu~cmcnt t
nis, fouill c!s ju ~q;i'aux ~ndroits le s plus sccr~ts ; et q u'an\S""
Co gle
ERCURE FRANÇAI9
HlSTORIQ..UE , POLITIQ..UE ET LITTÉRAIRE.
N 0 MS D ES- A·u TE UR S.
LHAlPE , poésie, littérature, exlrait ou notices de livret~
,SuAllD , littérature anglaise.
.FllAMIRY, spectacles.
MARMONTEL, les contes •
..Jl.ABAUT DE SAINT-ETIENNE, convention nationale.
J.EN01l-LAROCHE, la commune do Paris , nouvelles intériettm;
.CARAT , tableau moral , à la lin de chaque . mois, résultanl dea
évènemens politiques de l'Europe.
CASTÉRA, pol~tique , nouvelles étrangères, et rédaction.
J\1°. 51. SAMEDI i5 DÉCIMDRE 179~' l'an prtmier de la Républiî"t•
PIÈCES fugitives en vers et en prC76c,
t P 1 GRAMME.
S1 sur vos p~s s'offre _par malcncontrc,
tJn homme dur, qui sur un mot s'aigrit 1
Prêt à prouvcr_ct le pour et IC contre,
S;ichant sur .. tout beaucoup plus qu'il n 'apprit;
A ce portrait , si jamais il écrit,
Très.aisément pourrez le reconnaître,
Ditt1 c'ut .. [à. , sans faμtc , un bel esprit 1
01.l quelque sot qui 'ravaillc pour l'être.
(Par M. RocAlmonl. )
u 4no u 1 J';)ln,?x'• -~J!!J lia n1n3?X~.t> 'n1u~~ n st'tq?l!i s:>,11
.Â:tp l:lS l:l UOSf'W 1?I l:ll~~l :>p ' USTI:l!~!l!l Ulp!!..Bt s.:>'i ::ll!hp _,p ' :llH"' :>p J:l :>U~tfdtbtJ ;ip IU:>!q S:l[ l!O\l?A ::IJ_P!J J) hl1S!4
p'E.p unb1moUO);t Sntd S:ll tU:lÀ.OlU ho ''1!f1!' 11 1/t1ln.i 1fWOll.O''ΰ
·surq_
~:;,\?ft~p :11n1i 1!1 t!A·î;.'i!A ' oL ·eu ' ?JOOOH .., lU!'tS ôlnJ '11n np 1:> •
l:it:lU=a1'1 np ;l)Ut!pnodUJJO) "1 :>p JTI:ll=):ll!l~ :a:>nH U;:l'ÂOl!j "'1 ·uq::. • ,.u~d , '·s··~ ·10A 1 ''!~·a 'd_ '"E_rull?H_ ·a 'N :a 'u~!1~:mp~.~
. s !Pii;~ -:.,dtJaoi;,;;~, -y !-,;~-,;1-;ï-~tua!~iï r;y;u""'
. 'l ~ !l""'"S 11 IJJl/t'J"rl u1A '9 ,,~{il. VJ. c •)
~~~:Y.,41f_~}l!lJR?).;\.s WjÂ.u.u.~ ~
i__.o g! ~ l'•r Ill~~ .. ». D. ,_, J -
~l ~.r. !es pri.dfotl Je r•m~!;!, . ton lnlt~ "' ln~ ...
les cbef1-d'oeuvrc de ce genre d'écrire, parce qu'il a,_..
goû!que de raiSon, et qu'il écrit aussi bien qu'il peuè;
41ui a manqué à prcs9ne tous nos gratp.m~ricns. L'abbe
lui - même , qui a m1s beaucoup d'esprit j dans su JJl'O
n'ew..r.:u exempt de mauv1Î3 goût et d'a.ffcctarioo.. D
exccl e par la netteté des conceptions, la clartl dca clé&am._
la justesse dans les applications comme dan1 les .priA ..
l'art d'être méthodi~uc sans séchcrcuc.
Sa logiq1" n'a étc imprimée qu'aprèa sa mort: elle nt ...
eédée, comme elle doit l'être, de quelques-unes des pte '
• noaions métaphysiques; car il eat dans l'ordre de parler •la
nature de l'esprit avant d'expliquer su opéra.tians. Il coa
ainsi : " Dieu a tiré du néant" deux substances , la •
.apicitudlc et la substance corporelle. u Cc commence
..i:.~marquablc dans un homme connu pour être •théc.
l'était, comme il 1e disait lui-même , pour le hitn dt son 4IN
1e soucier de fajre des _prosélites; bien dtfférent de Boindi1,
prêchait si publiquement l'athéisme, qu'on mon rait sur lei
pour l'entendre dans )'ancien café de Procope. C'est laiq.i
pondit au lieutenant de police qui Lui disait : quoi! ·~
'tlous soti.ltntz qu'il nJ 11 pas dt Dieu.! - Moruitur, jeftiu tlili
lt prorwt. 11 se trompait fort, car 11 est absolutiient im
de prouver la non-existence de Dieu, comme a l'est dt
voir son essence; ni la création. Maïa Boisid:io. était ch
Dumarsais ne l'était 1;1as. On voit_qûe dans ccsj.remiefe.•
de sa logique, il a mieux aimè se pdter aux r éu reçoa
\ d'argumenter sur les sien1es, qui, aprèl tout, ne pouval
qu'une hypothèse et ne faisaient rien à son objet.Il a été•
ment hardi pour le tema "Oà. il écrivait, ·el)I disant : u.n~
connaissons point la substance de l'ame : nous ne cono
ra.me que par le sentiment intérieur que DQUS aVODS de~·
'priétés d'appercevoir , de vouloir et de sentir. u U y
J,;i de. quoi ré•olter tous les théologiens qui prétei;i(leat bien
au juste ccq•c.c'est que l'ame. 1Carq11'est·ce,'iuc lctthéo
ne savent pas ?
• L1 Uo_iU '' rixamio,. parait aujourd'hui pour la premiêrt:
1J ~t digne des a~tres producttom du mêm~ auteur.
De fitiiutllio,. , t vol. in-8. à Paris 1 chu le citoye11 Huet,
• leur de la correspondance des sciences et des art• 1 rue 'ai~
• a 0
• 70 1 vis-à.-Tis la grille des Jacobins.
LefOIU iltmentoirts '' KJO.(,.tAi1 • ouvra"c utile à lOUlH IV
premier .a r~êl~ ; ~": que lu conse ils seront scruPulcmetnc.~l·C
tHh, fouilles 1u :;.iu :lU'I: endroits les plus se cre ts i et qu"an' ...
Cu gle
. ( s ) I
frit ~! mMct1 , de l'usage le plus ordinaire , de <onsen<H el t1711
lir sa santé et celle des animaux domestiques avec des avis 1ur le•
'J>nijugé~ , erreurs, fraudes , arti6ccs, falsifications dca ouvricu 01..1
1Darchands, troisième panic, écon omie des champs, tome 4, io-8°., par
• l'abbé de la Lauze , l'un des coopérateurs <lu cours complet
d'agricuhurc de M. l'abbé Rozier. A Paris, chez Buisson, imprimeur•
libraiic, rue Hautefeuille , n°. 20. Prix, 4 liv. 10 liOls broché, tl
5 liv. rendu franc ~: port dans tous les déparLcmcns.
' S P E C T A C L E S.
On donne au thêàtr< de la République une GOmédie nouvelle elf
trois actes , et en vers , l'Obli1eant mal-adroit. La scène se passe ca
Angleterre. En voici en peu de mots le sujet. Siducy a prOIDÎii Fanni •
ta fille à Floricourl, jeune . Français. Ils s'aiment réciproquement.
tJn gascon nommé Vilsac vient à la traverse , gagne la confiance de
~ Sidney, qui veut obliger _sa fille à renoncer a son premier amant pour
êpon1cr celui..ci qu'elle dêteste. Richatd, frere be Fanni ,jeune homme
4tourdi, curieux, indiscret, ayant la manie de vouloir toujours rendre
acrvice malgré les gens , ocrasiounc par sa mal-adresse des inçidens et
1 d.s obstaclea multipliés , dont une rusée soubrette vient toujours ~
);)out de triompher.
La pièce est fort gaie, sur-tout le derniu acte. La versificatiol'l
en t~t assez coulante, Mais le caractère d'Obligeani mal-adroit ne pa ..
nlt ccpendal\t pas assez. développé. Le titre de brouillon parait
11aicux lui convenir. L'ad•tte , accompagnée de harpe, et les coupletl
dian.tés à la. fin, sont très-applaudis .
L'auteur est le citoyen Famin, professeur de physique, qui•
~puis plusieurs années , donne tous les hivers au public un coutl
-r~tuit de cette science. L'instruire et l'amuser sont dcu;x titres \
I& reconnaissance et à ses cncouragcmens.
NOUVELLES POLITIQUES ÉTRANGERES (1). '
~,, YÏrnt de servir de modcl~ 4a~x h11.bi'tans do Lticle et.
l 't:h.audcfont. mOnta.gnc do Valangin , fronticrc du Douk
Ces bravu citoyt'nS ont rlantt- chez tUX raibre.dt"
buti. Cc shoit leur faire une injusti"c que de taire aac
:::rcfu~c~i:i~~t:~u~f/caia;:i~~te .!a protegc, si le gou\'er
POLOGNE. Dt Yanooit, /c 18 11ooe1116rt.
On sait très- po5itivcmcnt id que depuis le 17 1cpt
~unicr, il y a de gfands mouvcmcns à Constantinople.
=~=ia !:::~~~:' 2:i xi:::t,.u;~:,'r::a~! :~r:~. a~~cl~m
1.u mnsufman1 ne pcuvcnt pas oublic:r la perte de b Cr·
ên Kuban u de la Bu"3.J'abic , et ib ne scro,nt jamai1 lu
..;u_cè.rcs de cCult. qui leur ont nvi ces provfoccs ..
Lu partisans des russes craignent que le parti franplÎI
dnicnnc triomphant, et il le deviendra A coup s1"ir, i.
: 1romcsscs que l'on fait a la Porte sont suivies d'u.nc pr
ftalis.ation.
l,.cs polonais 'ne 1upportent qu'impatîemment l'opprt
du ms.su. Leur mtcontentcment t clate sans cesse. Les
GDI cru ~u'il était prudcn.t de faire retirer un corps-dt
fJ11.'Lls 3.vaJc_nt à l'hàtd-de-villc .. et qui déplaisait au
cha<\ucnuit il-_, ont au moins trors mille homme.a 'ousles
e t .ik font des patrou.illes avec du canon.
011 mande de K5mÎnid:., en date- du 31 octobre ••
t.. fmtercsse de Choczim a éti rendue aox turcs, d'apr~sun
Tmu de Vienne , et adressé au gl.nêral Xanto. D'un •
c:ô.té, ·le grand - scigne1rr a fait Urirc aux officjen p
•c~uvcnt à Scmlin , pour approuver leur conduite, et 1
jomdrc de rester, ju1qu'à cc qn'on ait pris des mcsarcs
ntablir la paix dans la Servie , JUr lt territoire de l'
.. Allnnagne son bon ami el allié.
ALLEMAGNE. .4ix-la-ChapeUt • lt 26 rrocn16rt.
Les ci-devant princes français, Monsieur u M. le
d'Artois, sont arrivé1 hier au soir ên cette ville et n
:repanis cc matin.
On ouure que le premier doit se rendre en Espagne•
srcond en Prusse.
Erlangtn , lt 25 not:tmbrt.
l...tfOllS tltmlnt1Hrts ,, {IO~•i'" • OUVfl!llC uttl,c J. tOQltl '!
premier arrêtC:; ~ 0 • que 1u conseils seront scrupuleu•cmcot. t
lHb, fouilJês ju~u·;lUic: cndroiu les p1us secrets i et qu'ap\ •
c g"
'les gazettes, par l'ordr~ d~ rc.i de Prusse, qu'iJ ne •cr&
r.rmi• aux émigrés franscais qui pourraient passer par ces pro'
WÛlcc• ' d'y faire un sejour de 48 heures 1iculemeut' excepté
.. ns le• ca• , où ils prouveraient des affaires particufo:rcs, une
..-Jadic survenue, ou quclqu 1 ~utre revers.
En ~onséqucnce tous les émigrés français et autres_,, q_ui se
. _,.,uvaicnt dans le pays, s'en .ont retirés pour pas.ser daDs !ai
'frovinces-Unies , et s'embarquer pour l'Aagleter;rc , où i!is
dluent ~epui• quelque tems.
P A Y S - B A S. Herve, le ~ décem bre.
n l~CSt tenu J1ieT à SÎX h~UTCS UD COOSeÏl ci.c ~tU~ITC j
l\ôtcl du feli- maréchal- lieutenant comte de Clairfayt ,
quel ont assisté les généraux comte de Baillet de b.
l'our , baron de Lilien , de Pereinstcin , duc de Wlllrmberg
, baron de Biela , comte de Haponcour , coml<:
e Picsbach, de Bores , de Schwariemberg, S. A. le prince '
~ Lorraine Lambesc , et plusieurs autres oi!iciers s11P,:nrs.
Il a été docidé que vî1 la pénurie des magasins qui , :1
ioe suffiraient pour quatre jours~ on était nécessité à aWncr
cette province, et à se retirer au-delà du Rhin- J!a
oD11n1équence les oqicicrs civils ont reçu ordre de partir .sur-k.
•mp, et les officiers des bagages à minuit.
Selon le rapport des officiers d..s vivres, les Autiiclüen$ mal
andonne des fournitures et des vivres pour environ '!'> mille'
mmes pendant six mois. - On s'attend à voir lei t/ou_pca'
ançaises et Brabançonnes faire leur entréè en cette vi11c_
L'um~e Autrichienne est allee camper entre funry-la-Cha-'
el Aig;-Ja-Chapelle.
B1uxelZ.s , le 8 décembre •
. Le fameux. avocat Vonck est mort le premier de ce .mois 1
• où il s'était retiré depuis quelqu'Cs année•. Selon les nous
de Lié_i;e les choses marchen t ave '
t •ttocf ~mou ~Al!,{ !Ol oy onb tt!>lmo'ilirM. \! 1tt•~ttottlli
mb~I nd 'l>fl!n\ o~ np >1•p •( î ' 011onli •1 op 011s!n!w:
, 011101 oun ?Ano11 ?l? • I! •!ew ! l!•J ,, op 0Ano1d ounon-e
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41n1 ont le tcms Cie venir Cl avance attcnel.rc a·oavertun
portes des tribunes, n'en occupent toujours les pbcea:c:
onséqucncc, il a proposé de décU:tcr que les in•pcctean
la nllc feraient passer tous les jours, dans six 1cctioru,
ccssivcmcnt, un nombre égal de b1.llct.s pour être dimib
~4 bcurcs A l'avance, par fcs comités , sur une liuc rcco
J>ar l'a.sscmblf.: générale des sections.
~o. Q..uc ldis inspecteurs feront également passer a tll
putations des départcmcns , chacune à leur tour , dcu
far députés.
· Thuriot a combattu le premier cc projet; il a dit q_u'i
o.urait que les amis et les parcns des membres des comua
•tctions qui auraient des billets ; il a observé que rien a''
pins co'nforme à l'égalité que Louquc lc1 portes du tr"
é-taicnt ou vertu au prcmih occupant, u il a dcmandé la
tian préalab le sur le prnjet ac décret proposé par M'lb.u
La discU.ssion a e'.'tcité des débats , tant dt: la part de
c:i.ui voulaient que tous les citoyens pussent assister 111c
'•cmcnt aux tribunes , que de ceux qui pensaient ci•
èer:ait un moyen d'y int~oduire des modér~s pour io8ucr
Je jugement du ci-devant roi. La question prCalablc IB
projet ayant été demandée , elle a été mise au voiir.;
prèsidcnt ayant prononcé qu'il y avait lieu à délibérn,
êcs membres soutenant qu'il y avait du doute, plu5ic111
d .emandé l'appel nominal, qui, alors, a é:té réclamé
Fresque totalité de l'Assemblée. On a dcmarld.é la q
~r éa lablc sur l'appel nominal , puis l'ordre du jour'
grande agitation s'est répandue , dans l'Assemblée , pJ '
membrt:.s du côté droit. sont allés se faire inscrire pour I
pcl nominal. Le président s'est couvert, et l'ordre 1'
rétabli , le président a dit <JUC l'appel nominal avait éti
tnandé par la presque totalité de l'Assemblée , qu'il
Jnême chargé un sccrétà"ue de le faire ; et il a prop
~efairc l'épreuve de la question préalable sur la mouon de
nucl1 A l'épreuve, il a été dCcidé qù'il n'y avait pu
délibérer.
Louis XVI, dans ses réponses ~ux interpellations do
dent de la Convention , avait répondu, rclativemcnc !
gcnstcin, que sa lettre était postéTieurc à. son rappel, e1
n'avait plus été employé, depuis. Rhul, dans la séance d
<"ommuniqua à l'Assemblfr une lettre par laquelle il
ciuc Witgenstcin avait obtenu postüieureplenc un co
ment en Corse. La commission des 21 fut chargée d'allli
J"ifier le fait dans les bureaux du ministre de la ne
p•.1:m1cr _:ir~c:t~; 2"; que lu conseils seront scrupulcu!cmcnl c
ncs, fomllcs 1u~q,p ::aux endroits lc:s plus sccr~ts ; et qu'afl,;, ..
Co gle
l;)
"9• l'armée du Nord sous les ordre a de Lafayette, il lui eJl;
1-foi~nait d! se r~ndre auprès .de ce gén~ral. O~ a vérifié. si
E, .\V1tgcnste1n a voit eu un cange pour venir à Pans le IO aout"
en, ~D n'a trouvé aucun congé.
t&: Une discussion assez vive s'est élevée relativement à la dé .....
aonciation. faite par un citoyen, et adressée par le ministre de
lill'; Fintérieur à la Convention, d'un arrêté· pris par l'assemblée
11, .Electorale pour faire imprimer les listes des signataires des JK·
tiùons des 8 et ~o mille , etc. Johannot demandait que le prél1i
tideut de l'assemblée électorale fût mandé t la barre. Sergent
la ''-0pposait à cc que, sut' la dénonciation d un simple particu ...
1• ticr, la Convention sévît contre des hommes élus libreil)enc
o~ pr le peuple. Lecointre-Puyravaux a dit que, quoiqu'il existâ,c
.mi l(llle loi qui ordonnait le brûlement de ces listes, elle n'empêpr
chait pas un citoyen de parler sur les hommes comme il a le
P' oit de parler sur les choses. li a prétendu que les corps
· •lectoraux pouvaient délibérer sur la portion de souveraineté·
i leur est déléguée. Plusieurs membres voulaient que l'opinant
t rappellé à l'ordre pour avoir avancé des héré sies politidl*
40u. Lecointre-Puyravaux a quitte la triDune, en se r éser'
' ,_ant de faire les developpemens de son opinion , lorsqu'elle
t ourrait être mieux accueillie. Pons, de Verdun, a instruit la
(:onvention que l'arrêté qu'on avait dénoncé n'émanait pain~
l'auemblÇe électorale, mais d'un club qui se formait le soir
~ane partie de ses membres, et qui avait un autre pré1iiident,
'autres s'ecrétaires. La mention honorable du iele des éleç.
ars, a crié Baz.irt. ..
La Convention a passé à l'ordre du jour •
•• U_n d~cre~ dn 19 octobre a~ait confirmé la fo~m~tion pr9-
.i101re du departemept de Paris. Le procureur-ge neral-synd~c
•yant conyoqué le corps électoral pour nommer le président,
greffier et l'accusareuJ' p11blic du tribunal criminel, le corps
tflectoral , au lieu de procéder à cette nomination , a nommé
tin nouveau proc.ureur .. &yndic et de nouveaux administrateura.
4u département. Le conseil exécutif auquel cette élection a
été dénontée , a fait une proclamation pour l'arrnuller , cc
;a fait parvenir cette proc1amation à la Corlvention nationale •
-~· .l:a rC?~oy~ée à l'éxamen de son comitë de l'égislat,jon.
:i. Sur le rapport de Loyscl, au nom du comité des finances.
Il, 'a été ~eridu un dècrèt qùc Îiou• rapporterons une autre
, , Ans. .
,1 /1 • Lo,rsque les satellites des tyrans étrangers · souilleiant le ter-
.. toire de Ja République française , ils no se sont pas bornés l
dhuter le pays , à incendier les propriétés des défenseurs de .
... liberté; ih ont poussé la rage jusqu'a brûler les exemplaire'
des lois qui fondent cette liberté. Trois cent> communes du,
clépartemeru de la Moselle en sont privées et en sollicitent. Le
tliÏUÏltrc til J'~lé~~r & dell!landé à être autocisé à leui- Cil
ft~, L.O gle
'Cette autorisation a été déc~été ~.
On a rcpriJ la suite de la discussion sur l'établissement
·~colcs primaires. /. •
Jacob Dupont a réfuté l'opinion c Durand de Maillane:
a combauu le projet de bannir de a République , des un
.des sciences qui contribuent à la pcrrcctibilité de l'e
liu~nc , et par conséquent aux progrès de la raison , et
Jibcrté éclairée ; il a peint à ses auditeurs le Panthéon l
sais. semblable aux fameux Lycées des Grecs. où • CQ
scncc des statues des philoso_pbcs et des sages , les
dans les sciences, en donnaient publiquement des lc~olll
a sur-tout fortement attaqué le projet d'occuper le cc
d es cft.fans , d'idées et d'habitudes superstitieuses dcstruc •
-de la liberté ; il s'est plaint de l'aristocratie des hommes ·
r és qui continuent à croire qu'ils faut au peuple une rc ·
.dont eux-mêmes ne veulent pas, et que ceux qui l'cnsci
ne croyent souvent pas. Pour conserver la République, a
faut d'autres autc~s que celui de la patrie, d'autn;s emblt
que l'arbre de la iiberté ... il aurait pû ajouter, d'autres p
que ses magistrats.
La séance étant avancée, Caran Coulon, au nom de la
mÎs$Ïon des 2 I , a fait un rapport des paquets cachetés,
aés à Louis XVI, et que la Convention avait renvoyés à F
:men de la commission. Il en résulte que l'un de ces p
est une réclamation de l'abbé Briquet de Lavau, d'nne 1
clc 150,..000 liv. pour indemnité d'un emploi qu'il n'a paso
• Saint-Domingue .
• , Q_,ue l'autre renferme 42 exemplaires d'un mémoire f.11."l
e n milita.ire , pour prouver que Louis XVl ne doit ênc'
~ uc sut' les lois antérieures à ses délits : il demandait que
e xemplaires fussent envoyt?s à Louis XVI.
S P E C T A C L E S.
Th. de b. Nation. Auj. ;ljotAiosr '' B1nrr>•irt.
- llal. R•o11l, Sirtdt Cri9•Î ,J,ntt Cnmiin11.
- De Molierc. Crispi1t, mUw,.; lt CUttav JK Didlt.
- De Moutan5ier. MUit; le Mont JIJU•.
- Du Palais. M. Je c,.,; lu •ru Ftrmitrs.
- De la rue de Louvois. Lt Libinllttr; l1 PAil010/~t Î1111•p.;..._
- Du Vaudeville, E11c ort lits JOl'IUI G1nJ; l• Matr#tU ''!/Nfli
lt1•i11 Cnello 1 /•ff,if ''OIAflil. .
J"-··· ·-· "''''"'", - · 'lue 1c1 conse111 scronl ~crupuleu~e m.coi
ru!s, fouilJCs ju~q_,u 'aux endroits les plus secrets; et qu'ap\~,..
Cu gle
POUR L'ANNÉI! 1793·
rwre Frt1nf"", ~ 'ompt<rdu Samtdi If D/,e111&rr
.i11-S•. tous hs jOMrs. Nous nous fommu tiltuminu·
,~IV gagntr de l't[Faet, lu ptrfonna inftntitts .,..
Jufl•nt .9"' la m~m.< ftu.ilk in-11 'ontiepr moiu~;...
go., à '"aft dts blancsqu.ifa multiplisni).
Àura11a1,
MESSJEU:K.S,
oefie. Litténture, extraits ou aodces des Line •
aturc anglaife.
Speétacks.
, les Contct.
AJ:NT·ETIE'l>'NE, Convention Nationale,
OCJIE • l'a~ticle de Paris, IL>S Nouvelles 'iutOtieures,
& cellfs des Armées.
u moral , à b fin d~ chaque mois• réf~
des évèaemens politiques de l' Euro_pe.
illl'lt!M!le& ouvdlesémagè~.Bt'll,~~ a ournal. .
~ r 1,.
11e Couffre J>!us d'lutre titre de préférence que
au mérite de l 'ouvrage; le journal qui obtiendra
fuccès J fera toujours celui qui infpirera le plllS d'"
les chofes & d2ns la rédaéèion.
Tous les Journaux aujourd'hui devant avoir la
fionomie , le même ~raltere dans leur compolirion t
tion, ne refpirer que l'amour de la liberté & del'
avant peu , feront les vertus & le partage de tous )es
de l'E.urope; il ne manquoit au Mercure Franfais,
Gonftances aél:uelles, où le public :ivide , impatient
lité_, femble dévorer les nouvelles; il ne lui mmq
que de fatisfaire fon imp:uience à cet égard , en
tous les jours à l'inftar de toutes les autres
papiers-11.ouvellts qui s'impriment à Paris & dans·
mens( r) : ,·en le parti que nous venons de prendre
très-mûrement réfléchi; & nous avons tâché dam
forme que préfentera le Mtrcurt Fr·•nfaÙ , de hû
tous fes avantages, &méme de les multiplier; ar.
tow les jours, & étant imprimé en partie avec m
dit ]!tti:-u_x:t pour la partie Litté~aire, _de ptlit-ro
partie Politique & de la Ccrnvenuon nat1ona.le ~ no
état de prouver que les fept Mercures de la fe ·
fiuil!t ûs Co r.tts Ô lts Suppllmtn.s , comprend
de fept feuilles, au lieu de quatre dom le
étoit compofé, fans cependant en augmenter le pr1
La partie des nouvelles politiques , feit na ·
étrangères , l'article de la Convention natiom!e
donc en étendue à cet arrangement. Les exrraits de
feuls réduits; & leur br.ié~eté ne rendra les objeu
quans , fans Ôter rien à la folidité de la critiqu-e:
pour conferver au Me,rcure Français fon caradè
nerons toutes les femaines une pièce de Vers,
une Enigme , un Logogryphe. Ces extraits ou noti
minés par l'annonce des titres des livres nouveaux•
& de Jamu6que, &par une notice des fpeébcles,
à n'annoncer que les piècPs- qui auront dt1 fqc;
doivent être indifférentes au Public, & les. a1f
fauroot point m;mvais gré, en les laifi"ant igno
(1) Nous prêfumons qu.'il cxiltc aujourd'bli
,.lfO papûrs-1zou.wllts . qui par.oiffcnt tous les j
moins un dans chaque Déparrcmcnt; & daas
Mut'cillc &: à Lyon• il y en a trois à qucre.
Co c
ion cours rap1oe, ayant ao1oroe tout~s 1es 1<te~s,;
s les attentions, a dû nécelfairement détourner les
la culture dos l<:ttres, & de ces méditations profondes
res qui •ioutent au progrès des lumières, de forte qu'en
nt la parue littéraire , X en nous bornant à de courts
qui féront connoître les livres nouveaux, nous ne faifons
us plier :l. J'empire des circ011fiances& au voeu des Souf-'
rs.
allons entrer clans quelques détails fur la nouvelle corn·
n & rédaél:ion de ce Journal. '> ·
artie littfraire du Mercure eft confiée aux Citoyens
•rpt & Suard ( ce dernier fera chargé de la Littérature·
& étrangère).
·c1e des Speél:acles fera traité par Framery.
C.·mcs fXlr Marmontel continueront à paraître le premier
e mois, & formeront un fuppl ément.
publierons auJ!i d'autres Supplémens lorfque l'impors
mati0 res l'exigera.
ie hijlorique fJ politique contiendra :
Convention nationale. On donnera aux féances toue
que compo~te la nature & l'étendue du Me·cure. On
ra fur-tout à donner à cet article une phyfionomie qui
cette rédaétion de celles des autres Journaux. On s'im"'
s rè~les fuivances : 1 • . de donner chaque jour la féance
: 2•. d'en prefenter un précis fidèle & complet: 3°. de
ettre fur les difcours qui y font prononcés & fur les
q11e des réflexions fimple~ & courtes , propres à faire
1!'1'e(prit& le réfulcat deJa féance: 4°. de préfenter,, furies
grandes féances , le caraétère qui les aura animées
dramatique qu'elles aurônrproduit : ç". d'y publier les
e1featiels & généraux q11i auront été rendu~· : 6°. de
l une autre feuille, ou en àbrégé dans un füpplément,
rs les plus intéretfans & les plus propres à former l'ef•
·c.
nouvelles de Paris & des Départemens , confidéré~
rapport avec l'ordre public & les progrès de la liberté.
réfolutions du C~nfeil exécutif prnvifoire, les princièns
des Tribunaux & les objets d'Adminifiration les
rlr.ms. .
· - r... \.. .J-- ---:J.. .. o.c- ..l.o. J .. .ro;~ n.tthwlÎwOL..-..od._.'é,..c;:,o,,-. ____ _
i faire un choix révère des' ti'o~velles les plus •
& les plus authentjques , à , rellifier Jes inexaai
erreurs dom les guettes de tous les jours ne fa
exemptes; à guider, auunc qu•il fera poffible, le
des leéteurs Cur les grands événemens dont l'E.ur
théâtre. Affez. long-tems, la politique n'a été <JU'un
monfirueux de rufe , de perfidie , de machiavêli
confpiration <lOntre les droirs & 1a liberté des
eft cems que la raifon, la morale & la philofopble
jufüce de c~ erreurs qui ont influé d'une manière i
fur les malheurs du genre humain.
Cetre tâcheefi remplie pu M. Caftera,1& un hommeè
( M. Gant Minifire de la juflice ) que fes talens &
publique ont appellé à des fonélions importantes ,
penfe pas qu'elles foiem incompacibles avec les progrà
truélion & de la vérité, a bien voulu fe charger de Clonner
mencementde chaque mois, un tableau moral réfultant
mens politiq_ues de l'Europe. Si les journaux eulfent
Rome, croit-on que Chiron edt regardt comme au
la dignité confu1aire, de faifir un moyen de plus d'
Tels font les différens objets qui rendront toujours
cure un des ouvrages périodiques le plus varié &
infirull:if, & qui lui afljgneront, entre toutes les pr
ce genre, un caraltère particulier. 11 n'en eft point
im prix auffi modique & des frais auffi énor
autant d'intérêt :l. la curiofüé des leéleurs.
Le Cimyen Caftera , connu par la traduélion
Voyage en Nubie & en Abyffinie , par Bruce•
de la correrpqndance & de la rédallion génüale
Franfais. .
u prix dt ra;onn,mtnt t/l dt 36 livrts pour P•ri# (t
mtnts ,franc dt p•rt. par tout le royallmt.
il faut affranchir le pon de l'a ~gcnt fi dt la lttlle
(l cttlt dm:.iirt lt rqu du Dirtfltur da Pofta. 011
dt Thou, rut du Poitevins; on s'cuiaffera au Cit~
rtfltz.:.r du._'/}urtau du Mercure Français. Les ptrfon1U•
tits aflignatS à ltur ltttrt , font prilts dt_ la faire
chargtr d la poftt. La mimt chofo doit s'o,farp~
Journaux. ·
JOURNAL HISTORIQUE
Ce Jou,rnal, connu auparavant (ous le nota
Cm(vt, cor.dnne i paraitre féparément 8i tau
de chaque femaine. li ell rédigé dans les pri
· '!~o~. ~.:~c~d~-~1:"-~2-~é~~pp~~: ~c~~~a vol
Co g e
ce Journal ne fatisfait l'~i~t fa curiolité, comme une feailJ
tous les jours~ il a fur celle-ci des avantages plus folides
réels. Les faits y font plus exaéts; les refulms plus ftlrs,
velles mieux jugées, les.rapprochemens mieux faifis, le
'oeil luç les évènemens plus étendu, & la marche de
t • public mieux obfervée: Ir efi compofé & rédigé par
unoir-Larodu, ancien membre de l' Aifemblée nationale
'tuante , & Charlts Dmis , ancien rédaél:eur de ce Journal.
inférera chaque mois le rableau moral & politique par
' if"' Garrat, dout nous parlons ci-delfüs. -
prix de l'abonn~ment efi toujours de 2) liv. pour l'an-
8< ce prix efi un des plus modérés de tous les Journaux
ailfent; cè Journal étant régulièrement compofé de ttois
, & 9uelquefois de quatre .
• ua c!nùal a• $oufcription pour la Fr QIZCttjl' à paris. M']'
izoa, ruedts Poiuyins. Ilfauts'adrtffer au Citoyen Guth, ditûi
6artau dt et Journal, ainfi qut dl celui du Mercurt Franrais.
J'..E MON!Tl!UR U~IVERSE_L;
Journal , qui a paru pour la première fois, le 14 No-
1789 , efi particulièrement confacré aux féances de la
"on nationale & à la Politique On y trouve auffi
des alfemblées de la Commune· de Paris, des mortérelfans
fur les matières 'Politiques & d'adminifiration,
rature, les Arts, enfin l'extrait des Pièces de théâtre
obtenu quelques fuccès : ce Journal jouit d'une efiime
par l'exaél:itude des faits , la véracité & l' impartialité
ts & des difcuftions. On ne trouve que dans le Mafoule
de pièces originales, foit fur les opérations
~ foir fur les travaux de l' A If emblée confütuante ,
mblée légiflative & de la Convention. Il y a tel diCIJ'rtrvijt
que les Auteurs eux-mêmes n'ont pu confe1'Vel'
ce Journal. Il efi devenu un dépôt précieux à conoui
voudra é_gire ou même fimple~ent connaître
~~~~~~~~~~
11!1/,~Y ,{ ~ < 1U!J"W 'IYJ :ip < Ml,111!11!"[ 1J 11!111M
< ;,:nmu!.l_ :ip xn;i:> :lWWO:> c S<!WTI{OA ;ip Sl<l!ll!W
[dUlal lU<!An:Jd !Ob c lU<IW<lln<IJ S<lWTI{OA s;inb1;inb
• sanb!Q.1dop1bua S<ll!?uuo!V!G s;ip S{<ll I! J. 11
·;i11:11meu <ll!OU!H.1 ;ip s;:>~dJ~
•urernqi:>o A <lJ suep ;i1~su! uo.r !J lnol-l•lJ' ;i1~!W
m d .21' .,w~.:!.~IU~ -~~'!E!'~!P lua:> i1puaidwo:>
( l'•r .at,.,_CA .. JI\ 'D,' f. ,f
~u g1e · ~- U1i
Co e
lJ tn. pu11it o.atulûmtn.t fZ. livraifons " fui ""-'
.l474 livrts.
èe grand ouvrage, le f;tus confidéra&le qu'Oll *
depuis qu'on imprime des ivrts, objet d'une dep:
de huit millions , produit d"s veilles & des tnvmi
plus de lfO Gens 'He Lettres qui s'en font con
pend2nt près de 40 années ( now comprenons ~
première édition), etl divifée en 4 \ dilt:iomums
fur ces 41 diél:ionnaires, il y en a. ;8 qui n'exifteM
Jàngue plus complets & plus parfaits. 11 y a
décrits dans ces dié\ion. qui n'exifienrencore dans .
thèque de l'Europe, comme les tooarts nouveaux dU
cl:es arrs mécaniques, le le. diélionnairedes1'eux J r
parée par M. Vicq·d' Az.vr, &c., &c. 1 conti
petits diélionnaires renfennés dans ces +1 di ·
'Taux·, & en outre plus de 100 voc•huliÛrcs parti ·
bre des volumes de difcou rs doit être de 128 à l
tuellemenr paru 89 & demi de d.ifcours; neuf y
• ches d'a[tS & métiers mécaniques ; deux volumes
livrdifolfs de _planches d'hifioire namrelle : _; 1 Y
c:ours font afl:uellement fous prelfe : plu.s de 6o
occupés des planches. & cet ouvrage , du. rnoiu
erit, pourroic êm t<!rminé pour la fin de 1 9J
même d'imprimer pour oe temps, fi les dtcon
le douhümtnt du prix du papur , . l'impoffibili
cerer, le renchéri!fement de l'impreffion & do
obieu ne nous emraîn1ient dans des obCbclet •
qui feront retarder de fix mots peut-étre l'ac
grande entreprife.
Ch1que volume i1:-_...0 • étant d'environ huit
d.'un petit caraétère & d'une large jufii6carion ,
de matières que cinq volumes i:i-4"'. ordiaaires,
Buffen, le Vûly, &c., ainfi les qo vol. it1·.+•·
font la repréfentation .. de 750 vol. iit-4°. or. • •
Ces 1 ~o vol. ;,i:·4 °. condennent près du qtti•
de la première Encyclopédie in-folio de Pu"
fup~léme.,m, form:mt en totalité li volumes ;
Nous Commes affurés aujou~~'hui 9ue l'En
~ }
IJI ralTembloit de la premièr~ Encyclopédie ce qui (e trouve
ces matières, on ne pou~roit pu en former un quut 011
volume ; prefque tous ont eté refaits à neuf.
eue Encyclopédie comprend l'univerfaliré de toutes les
eoilfances humaines prifes dès leur origine , & fuivies
s dans leurs dernières ramifications , & un corps de
es fur l' Hi/foire Naturelle , ou.: notre pofttion feule nous
ttoit d'exécuter & de donner au prix le plus modéré.
planches repréfenrent ce que l'on trouve dans des milliers da
es écrits en routes fortes de langues, la plupart d'un prix
f. On ne pourroit r.as fe procurer,. & ceci efi l'exalte vépour
deux cents mille livres , les ouvrages qui ont fervi &
rvent à la compofition de ces planches de la nature ,
toutls données fans réduétion.
-aura donc dans fix à fept volumes de 300 planches chaque
•1 la repréfentation en figures, de plus de dix-huit mille
<le la nature , rangés par claffes, genres & efpèces. Ces
s, dont il a aétuellement paru 9uatorze livra1fons, font
ée en grand , un Linnée perfeét10nné, augmenté de plumilliers
d'efpèces, dont ce grand naturalifie n'àvoit pu
connaiffance. -
ne croyons pas inutile d'obferver que la première
i11-f1Jiio de l'E~cyclopédie , ne contient, en totalitê,
planches de 1 H1fioue Naturelle. Nos fept volumes
trendront 1100. Nous fommes perfuadés & fûrs de ne
~ugérer , que cet ouvrage en figures , fur l'Hiftoire
e, qui ne reviendra aux Soufcripteurs qu'à 441 liv.
té à 1000 .& 2000 liv. dans les ventes , l'encyclo--
ëtant terminée; car nous ne préfumons pas que de
liècles, aucune perfonne en Euror.e ' puilfe repropareil
ouvrage ; il faudrait que 1 Entrepreneur fe
cbiis une pofition égale à la nôtre, qu>jl fût fûr d'en
trois mille d'abord, pvur s'en permettre l'exécution.
d'ailleurs que tous les livres d'Hil!oire Naturelle ,
i1s ont un mérite fondé , une utilité reconnue , augi
de prix avec le tems. Les éllmens de Botanique , de
fort, ~ vol. i11-8". avec fig~res, ';lui n'ont coûté , dans
0 pe-.a.-.9Jle 48 liv.J_s'élèvent aujour 'hui dans les yeprc• à.
1
μdold "~ S!'UOJ sop ll:)-JIO lUO xna,nu•.t> •W?lll SlnO!JllT.t
~ .;ailU!l?J:> ~UnJ~e J!Ohe lUJ/t.~op ;:u su:.aJd~1::uno5 sa1 ""J '-.
WlSIL:w;J'l,;Al')J.IWl.~i~'llli/LÇ'lJ,~!10 '1101110 TT nfl 10117'
L.o gid ,., llf~9 .. »; D." r. ~ •
Co gfe
. . ( 8 l .
pabis du Louvre à une chaumière Jou St.· Piene de
c~apelle.
Le p.ublic peut aél:ueltement fe procurer les de
iièmeim~moi res. Le deuxième coûte douz.e fol),
vingt-quatre fols. Le ~uatrièrne & dernier, alluc
preffe , p:iraîtra à la fin de Ja.nvitr ; on le dinribaea
premier n'erirte plus féparément: il fe 1Couve à h. à
mier volume des Bc:aux-Arts, vingt-feptième livnifol.
POST-SC/lIPTUM.
Si ~uelqu' un pouv:iit t'étonner de cette conti
·Rue fait le Propriétaire du Mucurt Frar.fais f°'"
ration de ce Journal , il n'aurait qu'un mot dia
défenfe J c'e{l qu'il en une des grandes vitl:ima
volution' qu 'elle lui Ôte plus d'un million, ac
près de 40 années de pénibles travaux ; qu'il a
fortune entière pour foutenir l'Encyclopédie (t)
les travaux continués de fa m:iifon, il a été un
les plus util ~ s dans la H.évo!Ution, en proc
jours de l'occupation i 'plus de fix cents pedi
Gens de Lerm:s , foixame Graveurs, deux
Imprimeurs , & à un plus grJnd nombre d
les Manufoll:ures de papiers. Les nouveau!'
vient d'éprouver par la fufpe nfion des paie
~rincipales mJifons de B:rnque de Paris, fuffir ·
orer mute idée de m:ilveilbnce à fon égard. Dans
cette réflexion Cen!t 1 idicule & d:placée. Il efl
qu'on fe croie obligé d'encrer c!:ins Je pareils ·
2mis de l'ordre & de la e:iix ,, fans lefquels la Ll
lité ne feraient que de va:ns :tv:t.ntages J en pl
t ifs , & ne les regarderont point comme inutiles
con!lances aéh1elle s.
N. B. Lu foufiriptturs nOU'\lt.iux dt I79J r~
nu miros 1 J à ~ 1 , dt Dictmbrt 1791 du Mtrcure Ji
On fouf:rir cl;ez rous Jcs l •braires &: 1cs dirc8eurs'
Londres chu Boffe i à Lyon chez RofiCt ; à Bordcawi:
l abottière, &:c.
( 1' la difl:htnce des reccttu fur les dépea
fornlc aujourd'hui un objet de près de 900 mille
v~~;i~~;:qu?~:_~rv~~~;~~;r~;~el~?:r:~~o~~~i~:~ Ir
FRANÇAIS
HISTORIQ,.UE, POLITIQ.VE E'Î:' LÎTTtRf\lflÉ • .
• DrnANêl!E 16 j>{çEM&RÈ 1 }g~. r.n ~rtmi er dt Id J(épuh ilqv~ ---·--·-..... ·- ..... --~
l'ISGBS fugitives en ver; et en. prose. ,,
r c Ji A il  Dt. oin de jaloùx sans rio6o prUrliri,
a poëtcs saos mon' detnicr'
'ide Derccu 1 uns mon entier.
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l> ' f"I
( Por .• !. c;. M. D.
NO U VELLÈ S Lt TT'É RAIRE S. ·
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1 •
1 4r la Ripubli1'", par J .. M. Ltq:ai11.i11, mm/ff..e dt], /:<Jr(;.
lion n/Jtion4/e dt Fraoce , hrochor1 in-8°. À Paris, d( l'i111-
me n<Uionalt, el st ,, ouue che<.DtUlml li Dehra7, libraires,
jardin de la Rivolutio11, ci-dtvant Palais-Royal
i cet écrit vraiment ~ti1e, l'auteur, txcèllent "itO)'en,
telle le voeu si souvedt ellpnrrré pour la formatioti de
navigablc:'s dans l'intérieur de !'ED) pire. Pc'rs&nne n 'én
de taillé tous les avantages; ils sont tous résumés dàn•
de lignes: " Lts canauie. s-ont les plus préciethi moyelb
111unication ; ils sont précieux tn eu:< - ri>imes ; pr~-
~tll' la faciliie des transpohs. h l'ecO<torrlie qu'ils pt&•
1; précieux pour la salulinte qu'ils r~pandeiit daitt l'atere,
en opérant le dessechemeht des marais ; pttcÎ<tù:IO
déboucl1&s qu'ils ouvrènt aux départcnrens intérieur!.
loitation qu'ils p ermettent des objets que la diffieulté
trltl~pott par t.:rre \ai""' à c!httgt aux pays qui les 1>rot;
précieux en multipliant èt facilitant lh moyens de subcca;
pr<_cicux enfin en mu!tlplianttbutes les parties incrte'S
pire, c;n procurant de nouvelles ctln épulsables n:ssourcEs
i"tilture, en iapportan,t da':' .. ~out son intêrie ur lès ri-
~~~~----1
!"'• .. ~J up.~ t;1li c•w.~uZw.dlll!J''• ..=>~•-e ' rn:unuu ,,., 11!• ~!s ....
•"iJ. OC'.>'! S flY-l «
·3'wp•P n_:l·\~b ' inr.i~ ~1u!'S ;)P ?Jdf!a ~P ~IP' 'n 'uq1a:
~ ............... ..,._.. ••• .. '•"••.,- . .. .,. .,,.. . .. ,...,,.,1.,. • "'"'""1V 1nn "Tnh 13
lftl cmploy' ma jcuneu~
t • •• plaiadrc j'a11rah tort. '
~U g l•r i'lf~ç.f .. .11; IJ.' F. J
' \ ID J
·rc~s rfrtamations ilCYécs- par les propriitiiift1 _,,..._.
couperaient les canaux• 1ont les illu1ion1 d'un •
.. ntcndu ~ et d'une habitude aveugle, qui ne vois qa•
inconvénient du moment, et méconnait un pN6t
et il eu sûr que si l'on avait égard i ces petits cale.ta
~ .... Ôn ne ferait jamais rien .J>DUr le bien public ,
la grandeur d'une nation, et puuqu'on a qudqucroii,
aous l'ancien régime, rcpouuC les vues (troitca pour
sidérations majeures , au.rons-n9u1 moins de sage•
. cour.age aujourd'hui qUc cc grand titre de rcpublicaiu
au milieu de tant de d~~cn et soutenu par unt dt
actions et tant de succès, nons impo1c la loi de
auivrc en tout l'intCr.;t général.
L'auteur ne d é m~nLr é pas moins vietoricu1~Ht
impor'tan'ëc il c.st de ' nt'")>a~ cba rgcr de ces sortes d'
~cic~i:1s0,r ê:a~~';:l• /u0 ~~i1~u~u~~ocu::r:~~~:~:ro~~~:·
4g:î~ ét de "t:"C -q_11'0.n pel?,t sagacr. à prolQn~ér Je t(a.vail,
·.gu\une compagnie eu inttreu.é c: à bien faire et à fï
et qu'il importe pen qu' elle gai;ne, po.urvw. 'l~c le
cagne encore davant01gc .
..... Le "Style ut co1wcnable au sujet • il est, simple. cr
i_Ïl fau"t sa.voir gré à l'autc_ur d'a1otoir écrit sin les c:au
IJ'<'GÎI' fait cc quton fait :aujourd'hui sur tous lea 1u
conque• ·. un cdécb.matiou. C'c.st bnuconp de ~·1
d'une nu.nie: JÎ contagicus ,: . U n'a pu cependant
• cntié1emcnl i une au,ue manie qui n'est pd moiu1 i:
..l'i: néolQ:gisme. li dit, par exemple, un cô.pacc •r•
•hsolument nvoir le la\in pbur ,:cviner que ccb
~ ~ul" espace labourable; t et ~uisque nous avons cc
aiotrt langue , pourquoi , nus néceu\té , pulu
l'uncais .
.. Lu. tri.ic11 l'Âatutt1, par M. de S • ~•. upitai.v.e d'i
- 1'.rit, cl.lei Lavi llcttt, libraire, n;'rdu Ranoit, u0 • ~.
D1 f.ll/lftl•,PI it '~ f• tricu td ; 'A1urid.; par Publicol~
s:i~)cn FJ:i.ni;:aii. I vo(_in-b•. suivi de notes tl dt pi
. -i-l<J_uts. A Puis '· chu. ltl' d:rtcLtuu 'ëc l'impriincric clu
- ~al, 1uc d,u Tha1rc i' nnç:i.u ~ n•: .,.
_. Lt . p.,•4is p1rJ• , poëme J~ ' M'llon. édhioa ea aeslait
(n1.uçah' , ornle de' J 11 t'.t t:i.l'hJtc• iu1rriraécs en c...tear<r
tes laLluur de M. S'chall; ~ vol. -gra,1d Îtl t' 1 .....
"' j.th: 90 )l'v. brochi , ec ·u o liv. itlié. A .PM'b • •Il ...
hfaisonncuvc, rut du f oin -Sai11 r-J•cqut1, •'• "•
Ccnc.'maaniiiquc·tJi;1io11 CH uo. Ju. chcfs-d'a:uvrca l
do.al le libraire Mai1onucuvc: nous enrichit df:,puh qGf
- · -·lil•'ltN ... ~1j....t..C .... 11.r.·~;,... ,. .. 1,.. .. ":"'"\'""~' 1., ,, ... ,.,,~;toi!_,
Livr')ifon~, ou •O vol., depuis lit.r.evolutton, c
!:_ivr:iifo~ .. qui !1'.;iir c.z-!.~r~~nê une ~1ffer!ncc en r
{ ll l
, p.ar M. -le Moine-, profcucut1 ct de Bi~•~:t· Prix 2 liv. 10101~,
pu M. Lcroi, A Paris, cQct'Jc citoyen 1-ftr.ct', directeur d•
de b èorrupondancc du 1dtaccs et dei arts , rue ».ink-
·, n°· 70, vh-à-•is b gtillc des jac.obiu~.
GRAVURE.
"••li• "-t Manloc.Ate , estampe de 3o pouces de largeur sur
ltaulcur. Par J· Bcauvarlc:t, de L'académie de peinture, d'a~
le tableau 'peint par J· Dctroy, imprimë par Ràbbé. A Pat
, ~n l'auteur., rue de Tournon, près le Lu"<cmbourg.
artiste justement célcbrc , a consacré les vingt dcrnicrc1 an ..
e 1:1. vie à traduire , avec:; le burin, lts ~cpt irand$ tableau&.
istoirc d'Esthcr, peints par Dctroy, mort directeur de l'école
1 "te de peinture, !I Rome. Le triomphe de MardochéF termine
Mlle collection, que l'on admire dcpui& long-tcms aux Gooù
un autre art l'a rendu.c avec toute la magic des prcmiercs
• Cette grande entreprise ét~it digne du citoyen Bcauvarlet,
•trnier moHc:i.u est dig~e . de' son tahnt, ancz appn{cié!; par
. aiucun pour qtt'il 'oit inu1ilc d'co rèpéter ic:i l'clogc. .-' UVELLES POLITIQUES ÉTRANGÈRES. '
AU TRIC HE. le 26 iovembrt.
évfoemens des Pays - Bas ônt alarmé l'empereur. li a
ble snn conseil, et le r•sultat des délibérations a été
oubler d'efforts ponr arrêter les progrè• des Fran~oi•.
'fs1ettres, lues dans cc conseil, et qu'on a dit écrite~ roA
cc, annoncent que ce royaume est sur~ pciÎ;it d'é:proue
guerre civile et une désorganisation totale. Il parait
& trouvé dans ces lettres de grands moyens de se rassueptn.
dant l''armé:c Autrichienne n'en sera pa& moins porbois
cents quatre-vingt miUe hommes. Les nouvelles letont
déjà commencées, cc les préparatifs en tout genre
11Sscnt avec une vigüeur extraordinaire. U1n 1y a que le
de foutnir aux fraix qui est encore un mystère.
pereur- et le roi de Prusse paraissent être de la meilÎnteHigencc;
Frédéric Guillaume veut, dit-H, rester :\
de l'~rmé:e pou~ ~enger l'h?1~neur des deux colrronne11.
· tHo xn'P •nnu ~J111tÎ> •P fn[<Î ~!ouot{ xn~ io •UlllW
~nt ~lnclJ • ' •iqw»?P g '•1{>U•W!P np O?Umof ''I .
1
:ituodwoo?J >onop sn1d tw rnoi>e ?l>,1~1 iiμI ' ~u•q!I
llGJ>uu..i: >p r>1ndop ••1 ' •!"5uu1 •1dnod lrp l> ' •1••
ll0111laAU.P~'l_"-f .?.I!.-~''!!_..W_n_IJ.L ~ ~>PUtWWOJ>J >CO. f
-)Jll'Wrquo1 1•m1r de mon sort
..... biea employ~ m~ jeuneue,
1
~t "9 ac plaiadrc j'aurais tort.
, ( P•r 111..,.ç.1 .. JI", D: '· J
JO g·e ""
t Il ' ltllrt ct!_resiJ, J>fr le génlraf Cruri11r ..
la Caii vt11 tion nitiio11al1 de Fr•nct,
Au qu><t!tr go11éral de Mayrnce. , le f D
CITOYEN PRÉSIDENT , je ne J>Uis dissimuler â la Coo
n ationale l'insigne trahison qui a eu lieu à la prise de
îorti à l'~ssdinat de bos frercs d'armes. Trois ctntid'
sont tomb·éJ SOUS les coμtcaux des asnssins , CD C ..
g1orîeu·sement pour la câuse de la liber\é .
. , C,es · cpute~u~ éta ient tou~ dμ même modèle. PJUI l
Sllille homme• en étaient armés. Cent cinquante c~
-destinés à ouvrir les portes, étaient arrive' la veille
batcafix, v:enant de Hanau , qui appanien1 au
·et le sieur Varrheldcn, qui commandait .l. Fraode1&,
j"~ v ais cru digne · de cet honneur , pour a voir défendw
J;iays la cause de la lfberté , et les magistrats de f
o senl dire, p'avoir point été instruits de cette arriviè
plus que de la fabrication et de l'arrivée des coutuUL
.Le iieur Vauhelden pense avoir fait 100 devoir; il
d'avoir re5u des éloges de . ses enn.i:mis ; et <\ans nu
et demie, un~ ville , qui a de$ fossés remplis de d
Al'~au r l~ rges de dix toisu, i' iié cmp<>rtic pu le
§Pin qu'il ~v ait pris d'ê1re informé d'avance ile ''
Jr~mait , et • p~r son apathje sur la sûreté de 1cs p911J~
. j'aime à penser !jUC le peup!J: aveuglé \!- été pin•
'J!rimind ; ·que le m~gistfat ~«PIJ!'ll'!lé ~ courber I&
le joug de• dcspotes allcman<\s , à regarder l,:1 Prussî
.qe$ géants ,.$:çsi JiÎ~!i intimider. Auui ~ui•-Jc loiu ~
· ·"l.uer la co!erc natipnalc sur de 1els hommes, sur t.tl
.Jpen.i pas5i(s et ~v~nglcs, qui porn:Qt aujourd'hui la
.J,ur c;édulité.
J,c .rllÎ Pruuic.n pour 11'-ur témoigoer la rcconnoissa11CC
-a de la onduite ?. !aqucjlo les ~ déterminé le J..aq
.Jfeue,Cassel , Cf nouvel Alti/a , les ·a tous fait d~
if.eμr a fa it di fe 11se de rester dans les rues uoia
~élas ! que ~e ~oi se trompe, s'iJ pense que les ~éoé
1;1"andc nation puisseμt avilir !e11r qractère j us<iu 'a la
fi'pp~ p•r~i ll~ action!
Fort$ !le nQt;e energie, oou~ <jonncroo$ le 81~
d'en pardonner les i. nstrnm~ns , maïa nous en pun"
teur. Mon sang coulerait tôut entier' Cl je le vc
aveç di !ice.s, si celui' des braves soldats de la
stait vengé f!llf le mons:rè' qui a provoqué leur
4st superflu de nommer Jc Landgrave de HcsK-C
-~· .-- ---- --~ . . - ···- : - - - ---· --..... , -~.--·-:;i.•,,
-- - · .. "'~ .,.""'" •C-t1.a:~.t:'\lt:J\•,,.u .... o...rl,....1t- ...... .. ~ .... r., r~ , ... ~,,.~J'j,1_i
livrnifon•, ou• o vol., depuis la Révolutton, cr
~ivr~ifo~ .• qui !l'pir e~~~r!.~n é une ~i_!f"er~nce en r
Co g.e
. \ l~ ? -
}'app.cl rtm1~ au rel dt Pcusst , le 6 le et .. ~.
ous avons perdu environ trois cens de nos frercs d~ns cetàe
o-rnéc , et nous avons eu de pris ont.é cens cinquante i1ommcs,
compris les employés dé l'armée.
Il y a un grand nombre dt blcssès parmi tuit ' ,,, •• dit
cr un aide-de-dmp du roi de Prusse, que j'ai Fençol)tré à
s pos<ea avancés : il m'·a. assuré qufon en avilit grand. soit).
Nous n'avons ,Pas pe_rdu·un seul prisonnier tt eu trè s-p•~
'1< blc416ÉS, hors lie Fràntfor( ; nous avono même fait des
risonnicrs pendant l't:nga~emcnt, qui a eu lieu entre l'arm'c
roasienne et un corps de huit mille hommes , que j'aval.5
,orté en avant pour aller au sccouYS de francfart.
Ayant appris à tr<>ls quarts de lient d<: !a vile, qu'elle étoit
endue , j'ai a,rrêté, lé rés te de cette journée, cette arrn.Cc ~"Tl
uchc, pour combattre lei lroupcs de la Ripübiiquc; ençagéc
lo.1 un terrein étroit, JI.a t~t~ de ses ccH.onnes a été foudroyée
vcc an tel succè. par l'ardlcrie fraoçai•e, q-ue jamais elles n'on.t
u d<bouchcr. ·
• .Cette artillerie y a fait un t"i" - gra11d carnage, tandis que l'ar~
-.;,Uerie pruuienne, plus no~breuse, ne nous a tué que 'uc' ...
ucs chevaux, tt blcsS. sept à huit persennrs. Les tteupe~ dit
Rip11blique n'ont j amais téde le !<'<rein qu1tlles occupoiènt1
~ et c'e~t lorsque l'arm Ce prussitmne · s~est replit e sur )'ra.-ncfori.,
• le• troupes FrançàiséS sont ven'!tl ropr-cndrc leu'f ~nticra
mp. Les P'rùssien~ èt les Hess~is ét<titnt forts 4e çinquantc•
U mil1e homme5. L« troupes de la République étaient 1-~
mbre de vingt-tro~s mille, non-.i;om.Pri.s l~ur ga~nison.
· ' · Cu61'IN!.
Çp~'VENJ"ION NATIONA.l,.jl:.
p Il É S J Il ~ N e E D E f E Il M 0 N T.
Décitl rendu dans la Jéanct du Vtndiedi 14 Düemhre.
, La Convcntioll nationale ~, considéra~t ~qu'un cl-es moyens
- plus efficaces pour donner a ses travaux toute J'ücildue
41 la maturité que le p.<uple français attend d'dle danl l'<ltlisstnacnt
d'une constitution ni assure la Liberté et !'.lil
'1' J
1tssigna1 ae so liv: aF za creation de · r .. 11 pllllÎ#
.République, kyp oth!qué· sur les domaines nationavi<.
An ha• et dans le. centre , i! y aura une taillc-doncc f
sentant la France , as sise , vue pe face, app.uyant une .
• sur, Je, trident, 'présentant de l'autre les trois couron,et
boliques, de la pui~sance , de la gloire, et de l'amour
paix . .,.Aox. pi"eds de la figure et à gauche s~r'! un coq, et à
la mappemonde derriere lé trident. "
• L'emblême en'tiçr r ep ose sur un piedestal simple et
orné d'un bas-rellef ou Je bonnet de la Liberté se trouve
-entre deux fai s.ceaux d'arme'.<. En i)as et par encastrement
la b ordure de l'assignat; on lit les mqts: Liberté, Egaliri.
Dans le pourtour de l'assignat regI\e, en bordure, un
grec ; cette bordure est .un parallèlogra!"me en-déhora,
octogone en-dedans. Les quatre angles du parallé!o
sont coupés· en-dedans pour y placer \a valeur de 1' •
. en chiffres arabes. ·
La b ordure est coup ée latéraiement par' les i11scrîpti011f,
. -·La ./oi punit tfe mQrl ·lê contrefacteur; · là.Na.lion réco
&énoncialeu r.
En haut et en bas se trouvent'le n° et série répetés deus
.Le timbre oec représèntera Hercyle terrassant l'by
tf'Têl en regard avec la signatm;e. .
IV. Le numérotage ot .la signature sero11t faits à la pllll
V. li y aura 3000 séries, et il §era empJoyé cinqua11
c;1J atures, dont les combinaisons pourront être variées
'"séries. · · _!; 1 ~· · · t.· . .. --+
VI. La trésorerie naiîonale' tiendra à la disposition da
nistre des contr,ibuti'?ns publique>, , .Ïlf~qu'à ., la c_!>~CU
&'une somme de 450\ 000 liv. suivant l'état fourni par-1e
te ur-gén éral de la fabrication des assignats ' état annexé
présent décret. · 1
Séa.nce du Samcài 15 décembre 1792.
ceue séance a <té ouverte par la lecture de plusieurs re
Une du ministre de l'intérieur, qui fait part d'une.'.!'
ciation faite 'Par les administrateurs du département du L •
con\ re un agitateur , chef d'attroup és , pçmr la taxation
grains; ce chef ·se nomn1e Taboureau , et Les a'.ttroupêa
.. naient, comme tant d1a.utres hvpocri te,s, le tittc de ri
cains. Un mandat ·d'amener a ' été lancé contre Tabojl
- l 'affaire a été renvoyée aux comités de Itg,islation et.de
générale. ·
Plusieurs pers_onnes ont écrit à la Convention, et e...P
llne_fr!?n~e_,_Jl.Qll.r, s'offrir .... a é.fenihe_J_Ql,; .. ..r ~ '
-·1.\..•1"1\-.t ljll.nj~~.l:.'Lttr..•·•. .d r. a..rf_,.. .,__ .,_,_,,., ., ~,.., .. ~ 't,,i lr~.l•J 'à!:
1ivraifons, ou' o vol.' depuis la .R~volunon, ot
!:_ivr~lfo1.1.,qui ,!\1.ait e.~~r~~né une ~~er~nce en rel!
. ( 15 )
à 0 la ' 1barge du :e-rocès, ni le pro~ès-nrb&! de la _prerc
audition , cc qui nous a empêché de recevoir aucun
eignemcnt de lui , et de prendre aucun parti .sur le cien
accusé•, dont nous avons la cause à défendre. "
La Convention rcnvoye cette lettre ab commission des !lI •
far r;ndrc coraptc ·, séance tenante, de la communicatioa
pièces. '
1.acrC'ix , profcs•eur a.u Lyc<'e, cnvoye ses idt'e< sur la Jnalftre
dont il faut procéder au jugement du roi. L'Assemllléc
· He à l'ordre du jour.
Un membre du comitt' de marine a 1fai t un rapport sur
c: lt'ttre du ministre de la marine qui demandait i la Condon
de fix er le traitert1ent du · commissaire envoyé t
y~nnt , et celui de son secrétaire ; il a été dé.crété qoc l•
•tement du comrrussaire serait fixe à 24 mille livre• et celu'i
son secrhaire à 3000 li.v., et que ces deux - traitemcnS"
tbient pri• ~ur los 600,000 liv. mise• à la disposition des
is c_ommissaircs des Isles-du-Vent pour dépenses im.pûvues.
'Le Jl'lêmc membre a 1pr0posé, au nom du.même comité, d'an(
lllkr-1~ procédure intentée contre André Ncgré, citeyen de
.Guadeloupe , _par le conseil supérieur. Il a: proposé ua
f~t dt décfet 'dans ce , sens. '
ltn vertu du décret dont non• Ill/Ons parlé ,j un membre d-c
rom mission des 21 est monté à. la tribune pour ' .annoacc~
Convention· que· la transcription >des pitces servant de.
c\ l1acte énonciatif des crimes die Louis serait terminé.
• 114 heures. li a demandé en outre par quelle voje la
mission commuoiqnerait les copies de ces pîtces à Louis
'Il ad conseils , et si les originaux pourraient être dépfaeéi
comités, dans ile cas oû Louis et se11 conseils en demandet
la commu,;ication, ,
Dartigoytc a demandé que l'on rendît naiment imposant
.,. acte de la justice nation;le. n Iauc donc suivre les forMct;
en conséquence, sans vouloir embar""ser la maulu: dt
-grand procès, je dem:inde , dii,.il , qu'après ~'être assuré
• Louis p~rsisce ?~ns son dén~, l~ vér1.ficadon des pièce.s soit
.fft10n lt),~ ~llf?ltoli •1 :i"nb 0>!'"0u -!~ 1tt0t ,)t~llbOO> un~'!
• ~ l60l ;)JJOÜ Gl\OU~sqoJrut )Jl?-lU:>d 1;) ~ ;)dO.ln1', 1 ;)1001
i"IHt1l~A uo • ?liuuo •;>!) i l g1n•!q ~'!"!119 1fiY.> ~nb '1 1μ 1:-iso k
a.- ·nara ·aJJ>nil •1 op un>tn•w ••p >l-U!•d >1 w!•Jd no • »p
tp'n• np onuo5dnog no,nb smm '>xnnqïl!' w•~ •'"li~! 011~~
<! ·~~!~-n•m•N •P ;xiu!Jd np >Jqwup •f op >w<uPtll!ll!•:'I
~· .. p011rquo1 1•m1r de mon sôrt, ~
,t:'1 bie11 cmploy~ ma jcuneu~,
~i M •• plaiadrc j'aurai1 tort.
~ù g(el'•r ·~~ .. W,, .O •. t-. ~
t 16)
'Nit paf ~tre admi~ comme une preuve. ri oitQrpt,~
diviùw. qni avai.e n t trouvé le ~cret d'imiter si bieq lei éai
q U.:ib_ se sont fa its pas>cr pour les personqes mjμi.u Gobi,
avaien t contrefai t la signature. En co_nséqnencc, il a appaJ4
qucsi~n pré«l.tble snr la vérifiéation. .
._ Le Pelletie r s ' e ~t o'pp,asé ;f cc qnc Ro.J•nd fît n~ d,êc
tion à la barre; car, si on admet , dit-il , des prcu'u
moniales contre, i t en faudr~ adrnett1'e pour, et j'a\OUC
j'ai p-en dé confiance d1>ns ces p r c:uvés 1es\Îm-onialts,
que j"ai vu un homme prêt A être co11dainni: à mort
~é poJi ti on de de ui." hommes dont le tl moignage avoit été
po ~ r 6 liv. Je demande donc ta questÎQn préalable
4 éclaratîon à faire par Robind; .Aprb qndques débats, la
'Y~ nt; on " d écrtté q u'il ne· ser ai~ remis. a "Louis, q••
~. piocos cdmpiise~ din"s ra-c~e énonciâtif des ace
.u que les originaux des p t;, ces eh cli:arg_e , Seront c
n_iqu-éd à ses conseils , sans d èpluemelit, à la coram.:s ·
nngt-un.
- Sor la. prop:cnfion Be. Legendre i la Convention a di!
q be liouis X Vl comparai ha définit" vemeot à sa batrc le
c.rcdi 26 déce.mlke ..
Lecointr; a demandé qu:il lui. fût permis ae voit 11
• Celte prnpositi!m mise aux voix.a d'abord étc décrétée
plosiean réclamations se font élevées à oc s11jct. ll est i
e. un membre dé dire qn'cinvain. la Convention voud.~
~ municipalité ne voulait. F"'s, le décret ni: serait pas Î$
P étion, s'indignant d"uu synême qui parait adopté d'
Çonvention, a demandé que le membre qi.>i avait ainsi
les lois jusques aans leur ~:ictua irc , fût censuré • .L'
bie inculpé a voùlu di~e qeelques . mots pour s& justi6
et s'est soumis d la sévérité de rassemblée ; en cona
Je présidebt a èensutc! Talien. Ap~.<s quelques nouvca°'
o:&sez vivemèm poolongés , la Convéntioo rapporta.nt
mie.r décret, a dfoidé •gue le ci-d.cv~n.t roi pouri;a f
cnfarrs qui l durant ce terris ne pourront c.ommuni'8"
J,~ur mere et leüt. tante.
Le ministre de la guené _.._ fait pauq- li I~ Con\fc •
eieurs d épêches qui , annoncent de nouveaux succèt&
t1a:n~~is-es, urit ~io1oiriremport é e à~ecliicn aur les
?a prise de Rur.eruclnde par le. généra-! Miraoda ; à c;j
étaient jointes et une lettre d' éiivoi du général
-<fui marque au minist•é de la guerre qu'il lui cas i
de suivre ces succès, par la d ésorganisation que lui
a mise_ dans s'?n.~a~mé~~ ;, ct ~une lettre trouyéc #1.K
-~ - · J.\.u..,,...,..,. .. u, ...... l'.·utr.TU•na..A,.-c '' '"""~"'"'"c l":..o 1r"'J"
I.ivraifon•, ou' o vol., depuis la Révolution,
!:_ivr~ifo~ .• q~i !''.air e.~~r:?né une ~i!fer~ncc en r
R~ FRANÇAIS
HISTORIQ.UE , POLITlQ.UE ET LITIÉRAIRE.
111 °. 53. L u.Nol 17 DÉC! Mau 1792, l'an prtmitr dt la Rééubl~ ve.
PIÈCES futîtivcs en 11crs et en proce.
t N I G A! E.
suis d'un très-Fréquent u sage ,
A la ville comme i la cour;
JC sen par~to ut , :nimc a.u villas• ,
A l'hymen , ainsi qu'à l'amour.
Toujoun quclqw.c Uc·n m'att ach.c,
Heureux qui peut me bien placer;
A •moins que l'on ne m'en auube,
Je meurs où l'on m'a sû fi xer.
Si je parais, <est une fête ,
JC plais, on me trouve tharmaut ,
Et je fais plus d 'une conqu ê ~
Q'4aud j'exprime le 1t11Limeut.
11 me faut toujours de la gracc\
l)u naturel, de la fraîcheur :
De l 'art aisément je me pane,
L 'ut n'est jamais qu'un corrupteur.
tl'n amant n'a pas mon audace,
J·approche plus que lui du coeur ,
Qui pourrait occuper ma place
Serait au comble du bonheur.
Enfin t.cllc est ma dcalin~e ,
Que perdant en devenant vieux.,
Mon existence fortuné• ,
De moi l'on dêto\lmc les yeux.
Picbeus. cifeta de la vieillesse !
Mais pourquoi 1imir de mon sort,
.i;.i bica employ~ ma jcuneuc.,
~l 4e Ill• plaiadrc j'nroi1 tort.
.·
( l'•r Ill,.,.!=' .. »; D. r.. .J
..
Jl' g e· .....
~~~~~ ~~~~~~_;"'IL_,~~..:..--..... ~~
1 • ., 1 .
N 0 lt VE LI. 'E-S-L··t"t-'r É"R'
-rÙf(ia" à /4 tio!'pmtipn f!!llion.tf aie fét,abtlllMIM' ftliftids t
Ytrs~i/les; par le citoyen Drwal, dt la cinquit111t uclioa 1 W
_ chure i~-8~., chez lu mar:charuls dt '""'™-un
Le _plan de l'auteur paratt fort bien CQnçu : ill~ll immii.
10ais quel établissement peut !"être trop pour la Rép~
.Jrançaise? Oclni- c1, que l'on veut pl~cer' à Venailles, 1'emichirait
de ces ~nnombrables chef-d'oeuvres rassemblés par-il
despotisme, et qui devi~nilraiettt de~ tresors μationaux. Rill
ne paraît plus naturel, que de faire de cc vaste d~Riit de
les monumens des am, "illf<!' " ~c le poùr let trnsks , et
spectacle de vraie grandçuropo1m les litinn#n coàtme P'**
nou~. L'auteur prol?ase .Jlç r<iuujr gans s911 o/vée lcs tablrm
de toutes les écoles , distribqés dans diffÇ.ren,t•• salles, a
ti:abinet d~hii;toire naturd1e, un d'estampes, un de pi
gravées, une bibliothc<Jn~. CJllT!PC!.5~< deJ. li1im111 dlB ém'
crt des maisons religiçuse.:s,~ 'A~) J:Qnsepatoiry. d.t; mu~ue,.
modele de ceux d'ltdli~ , uhe eco~e d'éqjiitauon l'a~eiUe aùx
podromes des an~ln~·; 'lfn "to'liÇg'e lie scierlccs et beUes-1
tel que ceux d'Oxforà·eil dt eà'inbrldgè~ ~Ire tob pla
dans l'ancien couvent _des ,~_'fuJi,I!_es, ~~; ~t'!-'~q de ~
etc.; lll superbe gallene 'du chateau serait le ~~Hon. d
hlée des amateurs et artistès ' lt~ è:tserl\es ats ga'.t'déMlu
deviendraient des classes J!Où.rl'k! liumilnitêi. l:a 'gt\udê
de spectacles servirait à . .donn.<m, àlms~ les è(a01< ·jtbr1
des reprêsentations pompeuses de nos plus be_aux op
d épendamme nt du spe•tll'èk l1ilbrA.1t!I que édtli~rWrdt la
du moment où cet etablissemaht .. lbi a11raii -r'"'du- la
tian qu'elle a perdue. C,e,-p.ryjc;I nous paQtl dign•·dc
tian de nos légi slat~μ r~. li r,e\e_;triii la villp ~. lf'
xuinée par la révolution·; ~t donnerait aüx arts un éc
la liberté doit mainteni_r,-pPllI •u1i, inti"r.èL Cii pour JI
neur : enfin, cc se r a~L )e, s ~u! m,oyei1 -de rc.Wrc "1
immensité de terrciu ', de balimcns et de rie:hc.Uc~,
•rt trè5- di ffi cil1 de ti rcf. un ·aift r~ }JartÎ. . · •
• ;: J l,,,J • i
ti'on stitulions des Spartiates, dtJ A1hënit11S el det Romaitu
<itoyen Guercu/1, professeur .aa mll~!e<l'Hal"adt.i-,·;'
A Paris; cltet ,Vée df lt>.Rar.lwl.k, lih.airt, .. ""
prè1 le pont St. Mic.\tl, n° . 1~.
Ce petit écrit nai'1!~t <ttb~t<>nticl e~t d'a'ft h
tous les ouvra~es sont !-"tHtrquÇs. au coin du bon.
b on esprit. Nous avions tfejà d'~ IUI Un voh'unè :tel
des plus beaux morC.&ux lll: Plilte le nat11t.Ulilc •
de quelques ha1 angues. CÙ! Aùia~ron. Cri d"ua> fi
distingués par les conm\ÏA~u.i:s, et •0111 fajr•
t!teqne ~e to~ G~°''°'q,:~: ''\.vent clioisir leurs •
v·:~ t y •0\ic~,lJ('I: prec1s sur 11'5 troi" r.l::n1M·
,_ _ _ _... ...,,... _..., 1 J!H.uJ rWlc duu1 l'hist&ir,. ::.nr;~!..•
\ ' -!:! ) • •
le •p•ctacla toujoun hn~~suut R insfruct1f; d'un gouvc~ntment
libre , àv'ec les dill'&enc~s remarquables nées îlu caractère
des peuples ~~ dè-s circob~!ane<s de lenr premier tt>blissement.
L'a,11tcur pafait 11'av(>ir •. r1cherehé d'autre mérite
~ue celui de la netteté et de la précision , dans l'exposé clca
leix spartiates, athtn!cnncs et romaine's. Il .. rerrfernrc dans
a seul obj1t, mais il le remplit. Ce petit livre est l'abrégé
cle beaucoup d'autru; mai~ il dispense de les lire , cc qni
rot le propre de• bons abrogé-5. li 1emble qll<' l'aut.eur, en
•1Âchant à écrire avec sages~e et bricveté, a.lt voulu uou11
delasscr de l'tnarmc fatras des !téélamations de tout genre
clont nous sflmmcs accable• aujourd'hui.
NOUVELLES POLITiq_UES ÉTRANGERES,
POLOGNE. De Varsooie, l·e c5 "'1ttcmbrc.
L'impératrice d~ Russir·est dans l'i.11tept\on de' fa ire retirer
anc partie de ses troupes de la Pologne. Elle ra écrit .1 Felix
)'otoclû, en lui disant qu'elle ne croyait pas qu'il eût besoin
'une ·armée pour êt're · sûr' tl'e son influence suP les Polonais.
otocki ut cO)lsterné de oette nouvelle. .
Cette conduite de Catberine ne prouve pas qu'elle aitrencé
~ dominer la Pologne; mais cette fçn;ime intéreosée se
vrc à d';mtres projets, et ve1n, dit-on , seconder enfin l'emrc1Jr
et le i;o~ de Prusse dans leurs desseins contre la Fiance.
f;wt q1.1 'cli.J! tiennç bien;\ c4 projets , car c<>nt mille hommes
a'clle a en Pologne y sonr entretenus, offiders et soldats 1
dépens de la République, tt son avarice -y trouve encore
avant<tge considérable dans l' ép ~rgne des fonds destinés à
rromprc les opinions de la dicte , et à pemionner des traîtres,
L'impératrice est vieille ; inais elle const:rve t~utes ses hatude•,
et sa cour est celle de l'Europe qui est la plus vouée
intrigue et à la flatfçrje. Voici une anecdote, qui donnera une
ée de la maniere Clont on trompe cette femme, qui a régné
r un crinn:; mais avec splendeur, et que les :rlus grauds
crivain• ' los philosophes même , ont cél ebréc.
iQ.uand !':impératrice fit 0011 voyage a Cherson, c!Lc n~
uva point de déserts iur sa route. Au milieu des vastes
"cade11 qu'elle parcourut, on prépa ~ait Je;_ c11;clroii_s par oit
lh: devait passer, en les ornant à grands frau d un >1mulacre
'abondance et de pop11lation, Par-Leut des hof!lmes, du bétail ,
, châtc°'ux et de$ cba11n1ie rcs clans !" )oint.1in. Le· m l-me
t:ail et le• mêmes ho1wnes étaient tran s port~s dans le loinin
c• gμclquefoii en polie , pour aller .se montrer ailleurs,
uplant 1 enrichissant <le n o uvelles solitud1>• · Tout, jnsqu'a&l
m d~1:Jicm< c~ des propriétaires, etait concerté enlie le•
ttçuri dé Catherine. Cette représentation mar,iquc ne l'a
~htêe. T •!lt ~&-~; Jci ci..istcnl pour die ~~ulc ; cil:
t' • l;)
}\.
'Y.:t
J\".'f...
. ( 20 l
y troit encore : en .. a n1ême 1ous les yeus, druaë. p •
ordres et par les soins de ses m&gicicns !Je cour , une ~
de son voyage , qui perpétue son illusion,
P A Y s -n A s. , le 1 o ,u • .,,.b ...
L'armée. Autrichienne s'est partagée en deux corpi, LI
premier commandé par le général Clairfayt , a dirigé •
marche sur Aix-la-Chapelle , pour gagner la rive droiu 4a
Rhin , dont v,,;.emblablement il veut dôfendre le pu1 ,
KVec les renforts, qui doivent le joindre. Le second,
cite~ duquel est le ~énéral Beaulieu , a fait sa retrai1t •
Lnxembourg , dan~ l'intention de couvrir et de protéger
clef des Pays-Ba; . Dans sa marche , il fut coatinucll•mnl
harcelé par les Français , eu qui joint ;\ la désertion, ~e iminue
be~ucoup. On porle d'une entreprise des Fran~Oll Ali
Luxembourg; mais la saison avancée fait douter qu'ils puis.
son'.!cr à présent à faire le si ege d'une des plus fonu
de l'Europe.
C 0 L 0 NIE S. Cap Fran;ois, le 15 Octobre.
Malgré l'arrivée des troupes , les négres rebdles D"!l
pas encore pu rentrer dans les h abitations. Pour la plupan ib
n é demanderaient pas mienx, mais les chefs qui les comm
dent, et sur-lout, lts fameux J ean -Fra'flçois et BÎ4SSOI,
retiennent. Celui-ci avait fait répandre lui-mime le tirait
sa mort; mai~ ctétait une ruse , pour qu'on cessât dt
der sa tête.
l.es commissaires civils ont dej.\ montré beaucoup de.,·
et de fermeté. lis ont fait embarquer le général d'Espar
dont les opinions n'haient pas d'accord avec les leurs,
-qnc 52 officiers , ou autres colons,\ a qui on impute bea
de torts.
p A R I S. M A R 1 N !.
le minis.trc de la marine prévient les prétcndans aus
d,cnsci~nt , ntln entretenus, d'aspirans de la marine , et:
•ends lieutenans d'artillerie de la marine , que le• c
et examens prescrits par le• lois des 15 mai et 10 aoit
~t 14 juin 1792 , seront ouverts dans les ports , aus
cl-ai: rès.
A Toulon ., le Itr. fév rier.
A. Marseille , le Il dito.
A Cette , Je ~ 1 dito~
A F ayonnc, le 12 maa.
A Bordeaux, le l7 dito,
A Rochefort , le 29 dito. A Dunk.trque, 15
N. /3. Il ne pourra hre donné au concours g•e
cle sccondè..'_~N·'h'~ d'artillerie de la mat; nt a T,,..f.
· ~ à reH.
ANGLETERRE<. 2L1 on' dw, le Il Dhembtt.
On vient d'ordonner une augmentation ·de: dix hommes p:H'
rompagnie. dans l'arniée de terre ; formation sur laque11e tous
ltsr<gimens de ligne doivent se compluer le plutôt possible.
Lt brμit général est que les frêgates qui viennent d'appareil-.'
.ftr de Portsmouth sont allées en croisière à l,ouvert de l'Es taut:
on ajoute que le gouvernement n"ayaht point reçu de ré·-'
donse du conseil exécutif provisoire relativement ;\ ces récla-.
1i11tions sur l1ouverture de cc Hcuve, est d écidé â y Întcrd:rr
:li force toute navigz.tion. - Autre b:-uit; une esc.:adfe conldirable
va gagner en diligence la rade des Dunes , où un
iftl ira incess~mment la commander.
es réparations de la Tour sontpresqne achevées, gr:r.ce au
1'avail qui dure jour et nuit. - L'exportation de la pou<l1< '
· salpêtre, des armc;!s et des munilÎons est prohibée pour ~ ix
is.
, An départ du couricr, les 3 pour zoo consolides étaient toma
77 .
CONVENTION NATIONAL!'..
p • i i 1 D >: N C '.t D >: }° >: • M 0 N T.
Suite dt la séance du Samedi 15 Décemb re •
. commissaires envoyés au d~partcment du Mont-Blanc ont
GI' Lyon pour se plaindre de l'abandon où les administradcs
ponts et chaussées ont laissé les grandes routes.
uis long-tems, les généraux de la Rtpublique demandaient
onvention un plan de conduite dan• les pays où parviens
armes fran~aises. Cambon, charpé d,un rapport à cc suJll.
0111 des comités diplomatique et de finance, a dévcloppb
cipe• sur lesquels ils ont appuyé le projet de décret .
.ax cliâttaux, pai" aux chaumierts, voilà l'objet de nos
•tions militaires. Il faut donc, a dit le rapporteur, que noull
4.klarions pouvoir rtvolutionnaire dans le pay. où nous
a. C'est a nous à y sonner le tocsin. Supprimons et les
ations, et les privileges, et les droits ffodaux, etla cor<
la dîme. Abolissons tou&e corporation sacerdotale et noMc:
ttons entre les mains du peuple l'exercice de sa so1>-
''· A la suite de ce déYeloppement, Cambon a propos~
·et de décret qui a été adopté ainsi qu'il suit:
on~ention nationale, après avoir entendu le rapport de
"1é1 de finances, de la guerre et diplo!Datique réunis ,
au principe de la 1ouveraineté des peuples qui ne l11i
paa de reconnaître uucune institution qui y portr.•
, et .,.onlant fixer les i·egles à suivre par les gènéi:•u• eee de la République dans les pays où ilo portent le1
dén.e ce qnil ~(;,t. b ie . .
J. iDau lu pay'J qu1Qont eu qui xtoot ucc"i'" p•~
(· 2~ ),
les arm~~s . de I& R~puhlique Franpitt , les ~11;,...,u,,.pretla.
meront Sur-le-champ, au nom de 13i nation Française, l'aibolîtion
des impôts ou conlribntion.s ~Î3tap.s, la dimr, les droh,1.
féodaux fixes ou casuels, la servitude réelle ou pt;rsooncllc,
les droits de chasse exclusifs, la noè/lesse , et généralem•t
tous les privileges. lh déclareront au peuple qu'ils lui appOI•
t~nt paix , secours , fraternité, liberté et égalité.
II. lis proclameront la souveraineté de• pouples et la ••p·
prusion de toute& les autorités existantes, ili convoqueront dt
suite le peuple en assemblées primaires ou communales pour
créer et organiser une admiQÏstration prov~soire ;, ils Ecr°'t._
publier, afficher et exCcuter dans 1a langue ou idiômc du payr
dans chaque commune, la proclamation annexée au prâ:tui 1
decret. '
Ill. Tous les agens et officjers de l'ancien gouve;rneacu.t
ainsi que les jndiv~dus ci-devant réputés nobles ou membrct
quelque corporation ci-devant pt;iv-ilégiée, "Seront, mais pour
premitre élection seulement, inadmissible aux place~ d'a
uistration ou de pouvoirs judiciaires provisoires.
IV. Les ~énéraux mettront' de suite spuJ la sauv~-gud,eet
tcction de: la Répub)jque :Française, tous les bic.us , meubles
immeubles appartenant au fisc, àu prince, à ses fa.utcttrs ~ta
rcns, el satellites voloQtaircs, aux établisscmcns pt1:hlics,
corps et communautés laïques et religieuses. lis en feront,
àelai, dresser un êtat détaillé qu'ils ·enverront âu consci:l-e
tif, et jls prendront toutes les mesures qui sont en le•r p
afin que ces propriétCs .soient respectées.
V. L 14ildminis tration provisoire , nommée par le peuple
c11Hgée de la surveillance et ré!(ic des objets mis 1ou1 la
g~rde et protection de la R épublique Fran~ai•c, elle fe
eu ter la loi en vigueur, relatif au jugement des jurA
criminels, a Io police et à la sûreté pubüque, elle ..,qi:
de régler et faire payer les dépenses locales et celles •
nécessaires pour la défense commune., elle po.urra é
€Ontributions, pourvu toutes fois qu•elles ne aoient
portées par la partie indigente et laborieuse du peuplè.
VI. Dès que l'adminlstratibn provjsoire sera org
Convention nationale nommera des commissairc1
.son sein pour aller fraterniser avec elle.
VU. Le conseil exécutif nommera. aussi des co.
nationaux qui ~e rendront de suite sur les lieux paû.
errter avec l1ad1ninistration provisoire .llODIDtée par-1•
'ur les mes.ures à prendre pour la défen1e co
eml- loyer pour se procurer les habillemens, St
cessairts aux armées de la République, et poatta
depenses qu' elles cnt faites ét frrout pt:ndimt leur
lcrnr Lerritoi.re.
~' lll~s lî:JIP.mjs:s.ii:~s nat
1
iomtux 'llcn:.-:1uf1 ~
c.s..-c.1.lt!P'PrOc.Nl'bll:-a- ,· lu1 »en~;wn i t~t•e WU
- ( t~)
~ ~ur op!taûon, lb y joindront leur! ebscrvations; le cbl1~
stilcxi'cu1ifl<1 approuvera ou les rejettera eten rendra de suite
compte a la Convention.
IX. L'administratio11 prbvisoire nomméè par le peuple et
ltJ foncti6rts des commissair~s nati6naux. ccascront aussi-tôt
que les,habitans, aprês avoir declaré la souvtraineté du peuplë,
fa ~'berfi ltl l'indépe'n.da'nl:e , auront organisé une forme de
&ouvttlltmént libre et populaire.
Sinct d,. , .Dimande 16 Dicembre 1792 •
. Ce n'es\ pas seulement dans l'armée de la Belglqut que let
-Y,,lo11talres abandonnent leur poste. Les tomQ1issaire1 envoyé's
'i Nice éctivent que la déle'rtion affaiblit aussi l'armée d'An"
ltlfilè, que l'indisd'p'\in'e et le désordre de cette armée sont à
-ftor edmbîe. ·
· Cette ooûvelle afRrgeante est adoucie par uhe autre qui est
lus cqnvcnablc au cai:actèrc fr~nçais. Le5 voloptahcs du prCit:
r blltaillon du 112pa~temtl1r de la Corttze remercient la Conmtion
de l'invitation 'î°'elle a adtessée à tOU's les volontaires do
e p!IS ~b~r1dot11re'r ~eU!r pllhe ~~•nique l'éttflèrnl ait mis bas )es ar,,;
r. l)s jlltent<jtl'ilsne t~viettdrb't)-tdansleuts foyèrs que lorsque
Cotlvebtilln au'!'a d~chtt'ê <ju~ la plt'trit n'est plus en danger.
L 'imptt!sion cl' l"èô.voi Ile cette adrcJs'C <lu0< armées sont
'=éOEs. ' .
L'es écrmlnim\t~i lk l'attn~o d• la :&t!l~itjue éc1iven t à la
n.Ycntiirn que lt's Alllrléhiell3 seta!ent · déji reJ>c!ussés av.
à du Rhih, si Panti~e n'avait pas manqué de subsistancd.
d~tnàtid'eht <jlle l"cih JtoQ'.rvbi~ ~lfx moyens de l'approvtntr.
eh~ l'~ttte a.été .te'nvbf<e àu comité de la guèrre.
f volohtaires tlu b,ataillott de Màuconseil déténus dant
'tison• poltr la tatail'tqphe arrivée à Rhétel, demandent à
j\mJ~1·t.J..u tr'e ddv s ar"r"a') r.e s e' ttcl.ngeres a '1a.1 t pa5Ser à 1a c onven"'
Û'es récla!'n;ttion! faites pat le duc <les D'eux-Ponts pour des
ât• çor;nmis sur ses propriétés enclavées· danli le territoirè
~a:is. .
tilh a demandé qù• les Indemnités ne Èuisént pas accordées,
tt le sl!queStte fut étendu à .tous les biens que le duc dec
-Pt:Jttu pdst~de en Franee.1_'l1uriot ~ppuyant ,cotte .l'ropo•
• a demande le ràppott du dec.-et <ju1 accotdait ces mdem,
:l des hôrnmes devertus no• ennemis déclaré• : cette pro-
• n a été détrérée.
o a lq une letrre du général' Santèrre , qui euyoie à •a
•ndon une leute qui lui a été adressée pour remeure à
Capet. Il ajoute que des hommes ont l'audace de parle;
ment dans Paris de royalisme.
lettre de Santerre a été renvoyée au pouvoir exécutif.
ur.iet a prop"'ttf"g .!ttrc fin à •outu les io'luib1.ilu,
i Jaire disparaître tout espri\t d..e ,. ~'a rti, de décréter l;a; ']~;Jiii
mort contre quiconque tenterait d1etablir en France unf: repu
que fédérative.
Cette proposition a étC décrétée.
Butot a demandé la parole pour faire une proposition qlÎ
•ettrait, a-C-jl dit, tout le monde d'accord.
Comme les Romains, après avoir 'chaué 'Farquin, s'cngal""
rc:nt par u:rment A ne souffrir jainais ni roi dans leur vill
1
c, ni
r ien qui pût mettre en péril la liberté, vous avez décrCtC la peide
<le mort contre cdui qui proposerait !'.établissement de la monarchie
.....•
Nous sortons d'μn long esclavage dont les flétrissurra n'.,_
testent que trop la durée et la profonde~r. Nous sommes eu proie
;l toutes le~ passion~ corruptrices qui l'ont fait naitre.; le motwtmcnt
de la révolution les a déchâ"înées, et elles sont prêtes à.a'U.
tacher au premier phanlôme capable de rappcller le pouvoir qai
les protege.
Si quelqu'exception pouvait être faite en faveur de quel.
quel! membres de la famille des Bourbons, ce ne serait ,.
en faveur do la branche d'Orléans; car par cela même qu'
fo t plus chérie , elle est plus inquiétante pour la liberté::
Dès le commencement de la révolution , d'Orléans fi.xa
regards du peuple ; son buste , pro·mené dans Paria , le ·
m(me de l'insurrection , présentait une nouvelle idole ••••
Des ressources immenses, dei relation.s étendues avec r
gleterre , le nom de Bourbon , celui d'Egalité, qlli ae
d'autant plus remarquer, qu1il parait se cacher davanl:iitge
souvenir même de 1es services, des enfans que l'ambiùoo 1
aisément séduire , voilà ce que des républicains défians
redouter ..•.• Ç'en est trop pour que Philippe \'uiue '
en France' sans alarmer la liberté. S'il l'aime, s'il l'a •
qu'il ac:heve son sacrifice, et nous délivre de la prCsencc
descendant des Capet. ]~ demande donc que Philippe
fi11, etc. aillent port~r ailleurs que dans la Républiqnt, J
beur d'être nés près du trône, d'en avoir connu les m •
:reçu les exemples.
Le malheur à'être revêt:.lJs d'un nom qui peut servir de
JllCUt r\. des factieux OU aux émiuaÎres des_ puissa.nce1 V ~ •
et dont l'oreille d'un homme libre ne doit plus être hie"•
Cc discours a éte vivement applaudi p~r une grand!:
ic l'Assemblée, et l'impression en a été ordonnée.
Louvet a demandé de l'appuyer, et Bréard demaa
pvolc' pour une motion d'ordre , l'assemblée l'a
~pr~s l'ol'iui<1n de Leuvet.
~H.C U H.E FH.AN~A· rs
HISTORIQUE, POLlTIQ.UE ET LITTÉRAIRE.
!\0 • .S.j.MARDI 18 DÉCEMUt lj!J2, l'a11prtmi1rd1laRipubiiqut.
PIBCES fugitives en vers et en pro ...
L 0 G 0 G R Y P H E.
J E sui1 énorme avtc ma tête,
Et peti t si je perds ma tête;
Fort et solide avec ma tête,
Faible et fragile sans ma t'tc J
Je suis bien armé par ma tête;
Et u'ai plus d'armes sans ma tête i
Je suis sans sexe avec ma tête,
Et ~cxc inconnu Hns m:i té:tc;
J 'ai la voix: forte avec ma tête,
J..fais je suis muet sans ma lêtc ;
Je mange fart avec ma.tête,
Mai& on me mange sans ma tête 1
On me fait cuire avec ma tête_,
On me cuit aussi sans ma têtc1"
Mais je 1uis gras avec ma tête.,
Et toujoun mai&rc sans ma tête.
( Par M. CA. M. i>. i'. )
N 0 UV ELLES LI T'I'É RAIRE S.
ortie 4e. dt! constitufio•H des principau• états dt l'Europe el tler
itatJ-1,nis de l'A1nérique, etc.; par M. de la Cr oix, J.ref""'"
tle dnit public au licée; vo lume in-8. À Paris. , chez Bwissor.,
libraire, rue hautife11il/e, n°. 20.
Nous ~vons rendu compte des trois prem~ers volumes du
t ouvrage, dont deux éditions· tpui!'ées ont prouvé l'utilité
Je sucd:s. Le 4c. volume offre la cothtitution des França,i's
o._ les deux premieres racu; c~r.:st \in tableau national "'qui
•a ni la sécheresse de nos abrégés , ni la diffusion de nos
• toircs modernes. Le peuple frabçais y verra ce qu'il a eté
sa naissance , comment, au lieu de grandir, de s'élcY-ér
ec le tems , il s'était enfom:é dans l'humiliation , et ivait
ni par être transfom1é en un troupeau docile que la puitncc
d'un maître ou de ~es valets dirigeait}. leur grè.
Si le cinquième et dernier volume, qui p\raltra incessant•
ent , dot1 olfrir lr. 11:ouv,rn111lcnt frao~eis d~"' 11mtc1 ,.
l...O ge ~.
~~~~~~~~~~~~~~~~
vicissituçles j11(qu':I i'<pcquc actuel!< , -"t an1•i e'act n
fait l ire avec le mêm'e intCrêt que celni que n om, anno"l~O ,
la jeunesse qui avait tan t de peine à d évorer l'1·nnui
.tJorre histoire , eh connoitra tou·s les faits qui doi ve nt resttt
d ans .s:i mf. mcire.
L 'autt'.ur s' ~ t repôrté aux siccles reculés de notre origlnr:
i1 a -souvent trouve 1e moyen de jeter de l'intérêt et de ra
grement .sur Jt:s erreurs gros.sieres de nos ancê tres. ·A pr,·s l\"O
parlé de leur Teli:;ion , voici ce qu'il di t de leur paraJis.
"Ce n'étaient. p as les Champs-El}rstes 01t des ames hcurtnff
parcourent tranquillement rl'a imah les boc·agcs, et flotent dan,
un calme d élicieux. C'cfait encore ce lieu resplendissant d
Jumicre où se font entendre des concerts qui suspendent l'i!m
d a.us un éterne l Ia\Îssemeut', oit des vierges t t des e~1-1i
célestes rcçoi·;cnt des Cmanations cnchantexessci de l'Erre 1
prêmc qù,i.l.'i co ntemplent sans St: lasser ..
"Ce n 't>tait pas mune. ce ciel plus matériel où de.s bcaut.it
fou jours n ou ve!les eninènt l'h omme deo Yolup té s les plusdouc01,
e t p f nct•t nt tous les sens d 'un charme S<lllS ce!se renaÎ)\ant.
l es plaisirs qu,ils se p1·omettaient, êtaieut tout ~implemcnt rlt
b itr:e , des joi"1te11 où l'on ne recevait aucunes blcssm:es. rt
lard d'un sanglier qui dsm•urait inaltérable •ous l'•ppctil
co1n ives."
"L'indifférence de h p lupart de nos historiens sur la véri
hie origine cl,c notre mo\1 an:hiC, tenait, suivant de la Cro'
à u11 sentimt;nt peu r elevé. lis 11 1.ont ' '."dans les Fraitçaia
lei habitans des Gaules; 'C"t qnoiqu']l eût été pld• n1>blc
nous présenter sous l'aspect du peuple c1onquérant , il.a
SOnt bornés l ne TIOUS CO~l>Îdérer <;Ue dans le peuple cpnq!\t
" En P,:ir "'I~ !le μtte idée vulgaire , Ils ont d. d.tignt
remontcrl à rtos ancibn; · pi"i\1 i lé~cs ; ils semblent aVoir
JlPC, pour peu qu' il nous testât de libcrtC, nous rn ~
touj ours p lus · que n'en av~iei;i t nos ancêtres sous la çlo
tion des Romain.!; qnc n ous de'vions par conséquent
trouver p'n_, grÂnds sc11s le s céptr'e"d'un ro i tel qlic He
ou L oui~ xni, que so~s le co,111mandement de Siagrius.
" Peut-<'trc une graaclc p enstc' eûr-elle jallli d'tin s
opposé , et ci\t révé lé plutôt à tOlls les peuple! que cent
contr' e des Gaules, qui s'étend depuis les Alpes et le&
nées jusqu'aux rives du R11in, ne devait êtrt que la
1ion d'un même penpJe , · gouv,.rnê par les mPm~s.
a ffranch i des mêmes entraves. D'après cttte noble jcli
habitans eussent rcnvoyr la superstition au-delà des
cl la servitude au-delà du Rhin. "
On peut dire que cette pensfe n'est pins une c
..No.s armes victorieuses la r éalisent de j our en jour.
Quo i qu~.l'im~ress i ~n de ce quatrième. volum-: ait"p
notre dern1erc t e"V olution , comme cc qtn eat vrat et~
&»x grandi principe• do la juu.il:e eu de tou Go gle
1 · • • ( J7 )\ · • .,.
~ftexions de l'auteur n'ont rien perdu de leur prix , et nott9
'rtc xhortons à ne pas s' écarter de ccuc mesure d'expn:ssion, cc c aractere d1impartialité qui concilient àJuh his torien
'esliinc et Ja confiance de S'cs lecteurs. Que ·d'écrinirls rou·
'f.'"ront un Jour de ne s'être pas déf!n·tu de t•Jx"l j:;é!afion, et'
i p our sôtrc trop montrés j'1oux de• appliütfü~emcns du
. oment , ne recueileront que d s rep'roches de l.a pOs'térité ,~
' li:urs écrits~ lui parviennent!+ '' '
Nous 21c donnerons pas une plu5'longuc analyse de cet ouH°"~
c, parce q'u 'il' i:St i:kjà très-connù. Ceux qui. uil t ~lès trois"
·1retniers volumes , ne trouverQnt pas lc
1
qu atrj ~~ e in.if rieur
~ ?.~ tres , eç des ircront. le cinqu!c.1!.1e 'i, q..tt_i .. dgit,cpm}\leuc~
·'hi>tC l<C de France , dcutus la prem1trc cpQ'J.UI' ~e ~ 1a ~bcrté,
B ' qu 'â.° câe tre 1'ég>1itt.· ·~ ,. • • .t,f U •
1 NOUVEI;L!i'S POLITIQUES ÉTR!ANGJ'iRrs.,
ANGLETERRE'. Lon!Im, le 12 Deqmbre~ • _. _o > . .,,.. ->
c~ , deux n<luvelles pro<>hmas.iqns du, roi , pou( l'a clevt~.
a n1illces e.c la 'tonvocaLÎ,onI dt\ parJ eJT\~ ~t ,. _p~OJ.lY fJl_tJes inénrde•
·de la cour, su,r lt; pc;!' ~ ~r il ' uJlC, rHQrlJle.;, qui se macs
te presqu'universellcmcpt,,1 , ,,, • a. •'-l ..! ..
our in•pirer ,de J~ terre.ur aiJx , plu~ )iar!lii, on a fait ve}
b'ôaucollp de, sold~t• à)~ .. To)u; qn l'environne de foo-pr<;>
fonqs , c~. Lo.Jldres rcnf,,rme, aujourd ' hu~ pres de -'<pl>
le hommes de troupe!_. ) ., uu '1
n ~ doriné ùrdre , dans tolls iej .pqrts , d 'anne.t avec la
: g':ande prompt~tudc. J : . ..... • c :> , •
na ~uvert clans Londres quatrc,rwJÎs on ~ de ·rendez-vous pou.r
1agem~nt dcs..uiatclots. li n'y aura point de-.presse à terre t f
_elle aura li.eu sur mc;r·. .'.l , J l , •
a équipages d~s vaisse a.u x: ..de garde s<>nt augmentés• de
hQmmcs c.. h 11cun i et on a augmente la paye dc·s off:icicrl\
es ~atelots. .. .... 1
· Poi:t>m~udt, le D11kt de 98/ cauons est pTêt à mettre à la
~ - L'Edgar et l'Hutor uqt tou• leurs ag•ès. ~:Et on
• en outre, le Betlfvrt, le Btrwit::l, ,le Gang,e ,>le BruTJ.1-
le. Courag•u>, le J.1o11arque, le Puissant et 1'.Mri4t, tQOJS.
.~anou~, ainsi que le. Quitn, de g8. . r
;après le conseil de l'amirauté 1 diven a~rcs vais.seaux. ont
is en commission.
~otMr/ull ,' qu "on prépare à Plymouth, servira d~, h1sseaQ
rd~ à C'ette station. On prépare aussi, en ce m'o'm~ht, le ,
nrd, de 5u canons, que doit mo11ter le commandant en chei
•esc:adre, qui va se rendre aux isles dt1: v-ent. ·
duc de Clarence a présenté un mémoire aux co·mmisnires
r0.inou1ë, pour avoir le commanda~ d'un vaiuean On lui
cr"t le Pri~ct-Geor~d·«9~•nons.
Jbi là ca111e1 qua ocmwnnent des mouvemens Gl!S
. .... .
( ~s l
4i.!'éunte_s;, y:jijea li' Angleterre on ne peut nier la juititc
cells qui t . .r..,s~mblc les négociants de Liverpool. lis drmaa 4ent qu'il leur s.oit permis d'9uvrir un commerce lib<e if"
1.'.lnfle et a,vç5 tqus le,s _atctrcî pays au-delà du Cap de Bo
~sp~ran'ÇF • e!.lçμr pétitipn 'Va être portée au parlemrur.
u .P'i 1,4 !Jml"èr~. L'ouv:eno.rc du pa.rleme11t a enfin eu n
Nous ~r.i:qfs~1c9nno î tre If P,isc:;.,)Ur~ p'appar~t, où le roi p1r
de la necessité de ses grands ineparat.ifa. - li parait que 1
.i;1c4~i;re& si1.~fçs s~ro:o,1 ,Prag,usq.
ltTA:T· S.~IS DE,L'AMlf.iHQUE. Pliiladelpli.ie, lt 19 uprt9!r
La rd. othie' des État"Unis vient de publier l'a\Îl sui""''
qu'll' 1lisi 1/nlJlihaii\' d'e faite cbn~a1tre en Fmi'ce, oti pJo,i1
O'ttWWs •soli? l\n~ Pek es aù rembou't~en1eut quî doit avoir lie
 VI S • .
u'll'ipfil l'ac.tt , du con~rèf}dii:'S mars ·dernier , rOI
nant la dette des Et'\ts-Un.is, .il a..été pollf"u ~ux mù.b
donnti à"·ccf~àins offic.icr·s J'tr.ingers , "po1ur p·ayc et com
·ntion des 4ervi.cifduràn~bi~ul!~; l'intJr~t desquels c
cats Ot po)'able cht!z M ~aat;tll '1_ lf!mq-uicr à Pailii. '·'
-•" .Qn i!oon~ ll\iS ;' l l!n l> c!Jln~~u~ri'ée, qu'il a eté pris
mesures polfr faire acquitter l<Y'!'<'ln<llpal de c-e_tte tlcttr
iré.wr dco •Etats-1Ùuis, •! ; colflJlftl' du d -Octobre pro
- Les. payrmmu .Stront ; N'itSI""attic ;parties ré-Spcctirts,
q'!eil~. cu-iqiΕlRcau ojit• été a<:co>i<dt!s, ou il l.eurs heri'
fondés de procuration; et quant all'JI. ipterêts• dus iur c
tilica.ts; U.""n.r<i.M fayÎt' l>Pltisl, à compter du 31 de
prochain, conformément à la tenenr desdits certi6c:atu
iSi 'luel'lu'u11·1 des portêuta de ces ccr\\licats prifw~ r
la totalitb«le sa or€ance au trésor des Etats-Unis, il
le choix; et dans ce cas , ceux desdit~ cr~anciers qui
-i:rou•••raÎlal,! •'P•• en Amérique à l'époque toi-dessus d~
devi:.ono f;ùrc oçO!fll'&Ître leu;s intentions à ce sujet
Jlistre plénipotentiaire des Etats - Unis en France,
ptrsoJ>llcuqu.'il n~mmera à cet dfét , et en tirer un
canmttant I.e 111ode de rembdorsement qu'ils aurorrt
au mllyAn, de quoi, à compti!r du 31 décembre p
rintirêt ccsura tur •tonte's .Jos sommes dont le r
:WJCDt n'aura pas <té domandt) au pr~ mier janvier l
,,.. . '· GENEVE, lt 9' Dicembre,
l:f -pf,μ_p_Îc Cmcyois a pl~~é hler l'~rbr.e d,c la LI
p1rce d'e, 'J,.reille, et pTesquc ~011 · l.i:s fenôtru de la
fOD••il , o'ti les magnifiqu<> tcnaien t leurs séanç8't
Le4 p~trioies a4serublés ,dans leur~ cercl~s, ~asalat
Jl'llt<t, à çd11' d• l'~galité, ou\ no.r:um,é une co111m'
:r~n19 cir~yens, auxquels an la <J.Q,nnés tous I••
t1onj:l1, tanf~•u mi1itaire qu'au ci,•il ~t polil;I
C~}:{i~pal~Dlcnt aux '"·""l ~a~ d~ ~m~~
( sig l
.aemml s les grt11adim de la Liberté , que Gcne•c doit l'Eg.i:tt
~ont elle va jouir.
Ou rendit hier les honneurs funebres à l'infortuné Siordet.
gui a scellé de son sang la destru ction de la tyrannie. Le convoi
fut nombreux. On lisait sur le cercueil : Il est mor.t pour /4
)ibti té de sa patrie.
La cornmi ~~ ion nationale a organisé divers comités. On de.,,
l"ande le licenciement de la garnison, tous les ciwyens devant
· Ure soldats.
Les aristocrates sont en fuite; r'na,is ils seront forcés de rc)cr
pir, s'il~ t;lC veulent pas voir saiitir 1curs biens.
'C 0 N V E N T 1 0 N N A T 1 0 N A L E.
p R É S 1 D ! N C E D E F l R M 0 N T • • Suite de la sia11ce du Dima11che 16 Décm1bre.
Comme Buzot, il a cherché un exemple c:t ·un motif dan•
1 hi conduite des Romains , après l'expulsion de Tarquin lo
upcrhe , dame de.s circonstanc:cs , a,-t-il d-it , parfaitemcn~
cmblables aux n ôtres. li restai t encore à Rome qμclques rejet:
ions de la famille royale, C9llatin, neve'! d.u ci-devant roi,
t qui, lui-mêm,e, avoit beaucoup contrib~é à _l'établis'icment
e la liberté ; il êtait coruul, il siégeait à cô.té de Brutus•
rsque r.elui-ci lui "dressa ces paroles :
" Colla tin, lui dit-il; le feuple romain ne pouTra se croircr
rfaiternent libre, tant qu au sein de la république, il vcrr~
s desccndans du tyran qu'il a chassé. A dieu ne plaise quO'
veuille' affiiger un collcgue que j'estime ! Mais sa présences
t son nom sont un obstacle à la liberté. Descendant de Taruin,
délivre-nous de cette crainte, elle est vainc , peut ...
tre , car tu n'as pas p~cu contribué à la: chûte de la royauté !'
:i.i'i si tu aimes véritab1ement ton pays, tu lui dois encore c;;o
ci·ificc.
Ain:-.i parla Brutus, et Collalin ,s'exila volontairement.
jf' pc~1 rraj s , a dit ensuite Louvet, faire entre Rome e~ notre
épublurue, entre les Tarquin~ et les Bourbons 1 des rappro.
tmens quC :j ~ vc;::ux abregcr.
1..a Re publique Romaine venait de nlÎtre, la nôtre est cni"
r~ an berceau. Les crimes des Tarquins étaient connus dan~
,11te l'Italie , ceux d~s llourbons ont rempl.i. le monde ensje~"
ollatin était neveu d~ Tarquin; et toi, Philippe, tu es q~
ince clu sang. C.ollatin contribua à la chûte des Tarquins .,
tu as concc u1 u c1.u renvers~mcnt du despotisme ; Collatiq
ait lti~ élevt an consulat, et tu as été nommi représent~nt
peuple. Il de.,int l'objet de~ troubles qui commen~~ient .1,
çlater ..da.ns Rome ; ta pre~-ence excite parmi nous d_cs divi~
ona intermtnabic;s . CPllatin n'attendit pas le décret qui de ...
l pronon,t.i son ! .. d , \l tu ne pl'.éviens le nôtre , nou& Ji.US:
im1il1 ·au~' I,; rt;.~Q:t <l~l'avoir pas r.:1>•.I.~ -:let>:!, uiiii! ;;h.. 'm
.,.Ji,1';1,; IJ .......... -~· t - ·•-0 · - · · 4 ....,.
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TU! !•' l
EHOEllC::
" r d • ' • d' (
80
tôt. ort e l uttontc un gra11 dj h o•m -:11e , tJr rt d c ·1· t$e
d'un grand peuple, ce n'est pas sur b nrotion de !~1n!I
mai~ sur celle dt Brutus , que je demo.ndc que t4 heuttt a
Je j~em ent de Louis C•pct, tous les individus de 11 •
des Bourbons soient tenus de quitter la Repubii ~ ur.
Cep_rnda~t , dével~dpant les senti.men.• de reconuai,.an
di jtTitice qùi sont dus à des hommes qui ont ou bien s
I:> patrie, ou obli â os loix, il a demandé que ltura b"
fassent mis 60US la unve-f\arde de la nation~ et qu'ib
lu Jhà.hr s d"en disposer i leur gré.
Ces proposi\.icn~ encsre imprê,•ucs, mais inopinées, ontp
Ife l'agitation da'l' u01t partie de l', ssembloc. Bri:ard, r•J~
ltnt" S. moticn â'ordrc, a observé qu'il exi,,ait nn décret pot-
nnt qu'i.mmédiatemcm apri:s le j~t:ir.ent:de L ouis Capet, il
decidr du sort de sa famil le ; et il a dewandc l'ajourueme111.
juinais a règa:rdé cêuc obser,· ation comme une chicane de
ticien, et d<pèign•n\ lOf allarm2s GUÎ s'ctairnt répandues, et
~ o~rés d1une- an~rc~ic calculce qlli ·ayait occasio~aê ~ant.dc
gbr<tres dans Pa ti~ 11. conclu A cc que la que,<ltOll fut d1SC11
$Ur-le-champ. Chabot s'est étonné de •"e<te précipitatÎ<•D; n
?fc!~rc< qu'il a~ji'r?.uvait 1~ propp~ition '. mail, obse_rHnt qu'ils
gusa1t de savo1r SI r Qn n attentait pa> •la sou·,cr•1ucl< Ju pc
pic en exilant urt de ses représenlans ,' il a demande que la
1ion fût aj nu: liée à cause de la perst.1,ne d'Egaliti. Morc&W,
Rhône.et Lol're, i'falt des ob~crvations fines et naÏ•;es en Dl
iims, sur les passions .-t les ml:hancd ~ni agitaient l'Au~
l:nfin, Génissieux, apj1Uy•nt l propornion dc Bu;ut, et r/
j'et de décret de Lon,·et, •regarde làjourne1nent tornblt
chienne, et l'ostracisme cxercé sur l!lltis les Büurbons, c'o
le plus·sôr m"oyrl\ \le terminer l6utès les d éfiances, et de
<her les esprits d'homm.-s qui· tbln vo ulaient réellcmcut ètrt
pnbiicaiiu. ' • ~ ~
L'Asscmblee était agitée ; plusieuu ont demand; que la
cussion' fiir f<'rntfr. Ma:is , sur la demande de quelque•
6rcs, on l'a rcp1isc.
· Saint-Just a pris ' 12' parole : il a demandé l'exil du
boas et la mort de l ' ur chef; m~is il a paru craindt•
'Jlarqnins chassJs , il ne parût d'autrés oppressrnrs ~il a o
rqüe- nous ttions sa11s lois; sur qùoi il a ~ t é in terrompu p
dire que nous en avions . il a conclu a cc que, d'ici au ju$
dé Louis Oapet, 1-o comité de constitution ff:t tenu de Jl
ter les droi:s de l'homme et les principes constitutifs, °il
lcndemain de cc ju~ement, toute lac farn~llc d'Orlüns tt
Ces p1'opositions diHrses ont ét;: appuyées et coclb
quand Merlin, de Thiom il!c, a dil1: en L]88, j,ai 'egteii
Ier d 'un· faction d'Orl<zns qui divi.ait le peuple 1 en
ttltendu parler d1unc fa>tion d'Orléans qui divi.~h
el>n~til~!\"tN_ _< g_o et 1;91!j'ai eutei;du r.~rlet .
$eruliiatlH{IK' ut les patr10Lc•; rnùq_, u àliê
\:JI J
Htleuvelknt anj<>11rd'hui, Q.ue d'Orlrans pr.rte donc, et aajaur•
, l'hu.i; ih&li;; au s~ i que toutes Jcs d!uention:. dispatai.ucnt de cetto
1usemb1Ce. Le pouvoir exécutif e1t aùs!-IÎ pou!' nous une picrn;
l'achopi;cment; de ce cqte , l'on se plaint de Roland i. de l'autre,
l'on se pbiut de Pache: je demoudc que les Bourbons quit"""
la Républii;ué d>ns vingt-quatre heure~; mais auui que le
J_ouvoir cxt cu tif soit renou,•elle ., tt que Je comité· de i;onstÎ(u ..
. Jion en préscute un plan d'organisalion clans huit jouri.
Alors, l'agitation s'est portée sur cette dcr'Ui.hc propo!i i ..
lion. li semblait que les uns cônsentoient .\ cc que les .!lem•
5ons fussent renvoyés , pourvu que Roland eût le même sor:-,
f.l lei autres qu'il pc· convc<1ait /as de m ~lcr · les noms de
r~chc et de R~and dans cc gran et rernarqu a}>le ostracÎ.\itnC.
' On a pré'senté plusieurs rt dactions, celle de B:11·rèrc a eu
pré fé;cncc ; mais au moment de la mctt:-e a\1X. voix , cl b
·,toujours étê imcnompue par la demande du réglcment qul
['Ut que toute r.:i otion de c.onstitution ou de législation ne fu~
'liscut~e que deux joua après, Les c.ris qui partaieμt de I~
.. ~orité,, étaient s_i violens que le prüidcnt a été obligé d~
cou vrir, Le calme s'est retabli à l'instant, BattCre a r~p;:u
tribune. Il a obscrv~ q'1e ce n"était pas ici uqe loi ac <:Q1?!'•
ti.on ni de législation .. mais un~ mesure- ne sûreté gttlt- ...
. , qui ne devait pa-s être ajournée i il a observé sur· l~
lité de représentant du peuple , dont Egulili eta!t revétn,
ruplc avait bien le droit d'ex\l1,1lser un de ses reprt~tntans qui
~t danger.eux, puisqu!il avalt renversé Louis, esiwé alon;
rsentant h éréd;tairr. Après beaucoup de dtbats , l'•jour"
ent a été adopte à deux jours sur la personne du déput~
lj.J.(, et elle . a ,~dopu\ ,le decret suivant: .
Jt• l.a Convention decrete qne tous les me1'ubrcs de la famille
:Bonrbon Capet q~i sont en France, e><eepté ceux dctc11u1
temple , sur le sort despuels I~ Convention doit prodon•
• sortiront en vingt-quatre heures du département de,
ris , et en trois jours , de la Répùblique , ain•i que de
·Joire occupé par nos armêes." ,. .
II était tard , l'Assemblee itait fatiguée à la 6UÎte d'unt qcs
vives séances qu'il y ait jamais eu , et elle s'est séparé~
rien p'tonori.cer sur les autres propositions.
Seana du Luii.ti ·17 Jicembre 17 ga.
f. aéancr est ouverte par des objets rclv.Lifs au ci-d~vant !'oi:
s citoyens Tronchet et Malesherbes , comeil1 de Louia
t, se plaignent du terme trop prochain 6xé par la Cqn•
~on pour entendre dffinitivement Louis e.t sc::s· conseils;
~'!oncent qu'ils ne pourront pas seuls. parcourir. plus <\e a
r piec::cs qu'ils ont à examiner, ni prtparer p-our ~~ tcm~ ,~
ie aHense à tant dechefs d'accusation; ils demande11t qn'it
ar ioit adjoint un · troisieme consciJ, ils désignent de Sèic,
J9afC~P.t!tÎo'! duqu~l.ils sont assures.
C OlilltD.Üoo a ccmF.no& la nomination du 1toi1icm.~ r. ~lli&eil, L.u g1e
. ( s~ l
!!Ùr une let:re écrite à la Cou\'ention rar le cftnyt11
commis>?.irc de l'•sscmbliedcctorale du der.ar1<mt11trt< l'an1
et appuyée par Thuriot , la Convention a !en' la su•pe1uion d
opCrations de l'assemblée électorale, et l'a auto1isLc l nomm
les membrts des tribunaux civils.
Le ministre des affaires ctrangerts a adrcssi :l. la Conventio
les réclamations du prince de ~ assau-Sarbtuck, qui demande
tn faveur de son frere, la remisr. des cont1 ibucious exigi:cs
i:e dernier par le ginéral Custine.
Ces réclamations ont été renvoyées au comité dlplo
tique.
· Cambon fait la lecture de la r édaction du c!écret relatif
la conduite des généraux dans les pays où se po.rtent les a1111e
de la République : cette rédaction est adoptée.
Le ministre de la guerre a transmis A la Convtntion,
paquet de papier trouvé dans le cabinet de Mootcsq ·
Fc1cnzac , commandant de l'arm ée des Alpe'- Cc pa,-ct
.été renvoyé au comité de sûreté générale.
Le ministre Roland a adressé à la Convention la d
d.'une somme de 4000 li v. réclamte par le citoyen qui 1
liigé le procès-verbal de la féd ération de 1790.
L'objet de la réclamation du citoyen lui a été accordée.
Le ministre de la guerre annonce à la Conv<ntion, qd
réparti dans plusieurs villes les 1968 soldats envoyés i
par le commandant du Nord.
;• La citoyenne Chabotin a dcmartdé à la Convention la
du citoyen Touzard , mis en état d'arrestation à Nan~
urivant des Isles-du-Vent.
Ingrmd, au nom du comité de sûreté générale , a
rapport relatif aux troublés arri~t\s dans le district de
departcmcnt de la !,oz-ere : ils étaient relatifs aux droi
daux. Le rapporteur a prouvé que ces ttoubles n'avale
o,ue l'effet de l'égarement des citoyens; et il a dema
obtenu l'annihilation des procédure$ intentées contre
t.curs dt ces troubles.
Sur la demarule de Thuriot, que toutes les proctd.,.
41.t' genre fussent ancantics. La Conv-ention a rcn•ott,
comiié de législation.
Le citoyen Girardin orrêté à Nantes, à son arri
Isles - du - Vent, avoit adressé :i. l~ Convcn.ion nnc
JOUT obtenir son élargissement , uu membre dn co
tnarine a demandé , au nom de ci comité , que, vu
cès ·verbal des commissaires civils , contenant des
dépôsent contre lui, la Convention décrhât 41u'il lt
pas lieu à délibérer sur cette réclamation.
Cette proposition z été décrétéé.
( L« ss1i11
ERCU RE FRANÇAIS
HISTORIQUE , POLITIQUE ET LITTÉRAIRE.
N•. 55. MERCREDI igotctMllRt 179~' l'an pr1mi1rdela.RépublifU<·
E,p/ic. dts Charade, Enigme el Logogry'phe des N 0
,. 5~, 53 tt 54.
Le mbt de '1:t. Charade e st Cornt·must; celui de 1'.Enigmc est BoMq,utt j
et celui du Logogryphe eu Bau], où l'on trouve OEuf. t · .
T H É A T R E D E L A R É P U B L I Q U E.
On continue avec succès les représentations d' Ot!itllo. Nous a.viont
prépar~ c analyse détaillée de cette p.iccc , où nous la comparions
a la tragé anglai se et â Zaïre, qui en est une autre itnilalion; maia
h. nouvelle rmc de cc journal ne nous pcrmcr pas cet examen ~ppro ..
, ~ondi. Nous nous contenterons de donner un extrait fort abrégC de
1 cette piécc.
Odalbcrt, pcrc d'Edclmônc, vi ent se plaindre devant le sénat
de Venise , que sa fille a été séduite et enlevée par Othcllo, gucrticr
Africain, génüal des troupes de la république. Les services .réccn&
du more disposent le sénat à l'indulgence. Cependant Edelmonc paraîc,
et dans le choix qui lui en est laiué , elle préfere suivre son é.poux.
Ddalbcrt, futieux, l'accable de malti dictions , et leur prédit les
malhcun qui doivem leur arriver. La suivante d 'Edclmone lui amcnc
un jeune homme qui implore son app11i. C'est le fils d.u doge; amoutcuic
d'cl1c 1 Cl ne pouvant la posstidcr' il a cs:r c la mort. Mais Odalbcrt,
qui vient d 'apprendre que sa tille n 'est pas encore marile
i Olhcllo , veut. l'obliger de réparer sa faute , en renonçant il cc
"4uctcur. Il la force d'en signer la promesse; et bientôt, révolté de
son obstination, il l11i rend cet engagement. Edclmonc_, appn--.
,ensuite que son pere vient d 'encourir la disgrace du. sénat , ctu•j,t.
n'a de ressource que dans la fui te , remet au fils du doge et ~
~ème billet et un bandeau de diamans qll'elle a reçu d'Oth~llo. Ct
•ont ces deux picccs qui, par la suite , fonJcnt la jalousie du more~
\rampé par les récits infidcles d'un f~u.x am.i, qui lui ra]Spqrt~ let:
"bandeau et le billet , en lui disant les avoir ravis à son rival apfè•
lui avoir donné la mort. Olhello ne se ' coniloît plus .. Il vient trouver
Edclmone endormie : il lui reproche ses prétendus c:rimea l
c.llc s'en justifie; mais les regiels qu'elle donne à.la mort de Lo:•
edan sont un nouveau forfait aux yeux. de son époux , q~ la
poignarde. Bientôt le doge arrive avec Odalbcrt , et le jeune 1., ...
)cdan lui~même. Ils apprennent à Othcllo qu'il a cté trompé -par
t:elui qu'il a cru son ami. Mais il n'est plus temps; Edclrn,onc est
morte; après leur avoir fait voir cc spectacle d'horreur, Orliello le
..t ue sur le corps de sa victime. ; "1
• n y a bien des• reproches à faire à la contexture de cet ouvrage ,,
aai1 les beautés. ont fait pass~r sur lu .défauts; et il n'est point
.au~deuous de la· réputation que Ducis a mérité par ICI autres nagé•
. .U.1. Il faut voir Talma dans le rôle d'Othello, pour se faire q,Ge
juste idée de SOJ1 talent. Il y a paru supérieUil' à lui·mêmc.
LOTERIE NATIONALE.
: i.11Um0ro,..,r.1h@~""gi~ 16 4é<1m'i.rc10111:1G, ~~~;.'i•""'~
Il
, f
1 8\8•
fiOUVi.LLES POLITIQ.UEs ÉTllANCIMS.
A N, G L E T E .!l R E.
· 'Nous allons donner, ainsi que no11s l'avons promis hier.
t'extrait du discours d'ouverture que le roi il prononcé au pat•
lcmcnt; le voici :
• •• J'cspérois que la proclamation faite par mon parlement, 1
la 6n de la ·nouvel\e session , aurait ramené qnetques per~
1onnes égarées; mais les mouvcmcns de sëdition qui se sont
manifesté aepuis peu dans qu~lqùes parties de la" GrandccBreJignc,
{B.Ontreut le contraire."
" Ces mouvcmcns sont l'effet de certaines maximes qa.'OIJ
"-'herche depuis peu à répandre; maximes destructives de telll
'bon gouvernement et dé toute société. Elles sont la consf•
~ùcnéc de' l~ ·correspondànce M quelques ~ersonnes en ~
,gle~cr.e, avec, d:aûtres quJ r~sideni dans l'étrapgcr. ,; ·
'I l.;t 0pfμs parfaite lleutralit'é â été gardée, pa.r moi, COYQ!f
li ~3.Îi,ce. ] e ne me suis 111êlé en rien de ses arrangellW!W
~ntérieurs ... C'est donc avec autant d'étonnement que de cha..
«"in. que j'ai vu la France chercher à t\-oubler Ja paix d
~tres nation~, et adopter un syst~me de conquêt<! et d'aggra
'dissètrtenr contraire aux traités. C'est avec beaucoup de pel
~Ile 'je l'û vue témoig,ner dés dispositions alarmantes pour 1
.::E'~jlts - Célléra.ux, mes allië~, auxquels nous devons i'ca
~del>~,-autant par intérêt que par honnq1r. ,,
o C.u choses OJll néc~1~i\é qu~lqu'a-qgmen\auon i ll)CS fo~~
.Ge tt~e et de mer ; et•<j'espere fortement qpe l'attitude a
4'Aftgleterrc "lrrvira ;\ oon6enet la tranqu11lité intérieure et.ia
laix. au-d~hors. ,,
"•t' !ft stiîs fâché que
0
le's dépenses qu'entraine cet ordre A
~h8i.~~·.~ dê\oprnent, p"our".quclque te1*s ,'de sa 11.estination f
) Ç><,!'~çnt consi!l"-rah!e dp . r~vcnu 9rdin,•ire, sur la dép<!ll!f
.Q.e .,1'an11~e ,dç1J1iere : ,DJai,s j'ai au moins la consolatioa (Il
,yo111 appténdre que cet excédent s1,1flit pour faire face i &o11•
lell diapo&itions actuelles. "
il-ii sueeedé ' dans les deux chamhtts ' de grands déb• ..
~scours du roi.
'.\.e parti de l'o~posftion est contre la guerre avec la Fr
~'l_Ïa. IF. parti de 01a cour la V.ut, et "cc part~ est le
fort ; car dans la chambre des commu11cs ' ii5o
:Vf>l~ p.<iur le ministere , tandis que ~o s~ulçm.cnt ao•~
iAppoai(i.on~ Fox, tdujoun l'aigle de ce parti , a pson•cS.
1lu >plus <'loqncns discours qu' il ait jamai.a liaù enteadN,
'1\mr~=l 'il n'a p\oint épargné cc• sar~;t0m'5 ên1*1gi.~191!~·
qui lui s~-nt. si fam_iliers contre ~es projet':I' lie la cOllt.
La nation Anglauc' -!oalt lb1en 'que llonvcriùrc dé l'&ac:aiR.
.,iJlA•~J• El~- .de •1>0 c~t0i:u11.i;c.i.. l'n • •
( 35 )1
de trafiquer a eê ln- Holtandai• ou av<c lei Belges : Ulllis lu
intérêts de la, maison de Brunswick sont différents, et td en
l'ascendant de la cour , qu'èlle cnlraîne une grand• parti<t
de ceux mêm<s qni conrioissent le mieux la partialité de ceà
\'W.CS. J
1 .A U TRI C H ·E. l'itnnt le 3o novembre.
L'empcrem continue ses grands préparatifs. La lev ée des re·
erues se fait toujours avec une prodigieuse activité. lndépen•
dammcnt des vingt bataillons d'infanterie et des quatorze divi•
sions 't qui sont déjà partis, on va faire marcher soixante-dir
mille hommes; c'est-à-dire, presque tuntes les forces de la mo•
uarchie autrichien no. Il faudra quinze raille chevaux et 5o miU.,
hommes pour le transport des trains d'artillerie et de tous les
objets nécessaires à cette formidable armée. On parle encore dco
convoquer le ban et l'arriere-ban en Hongrie; et a la tête des_
lroupes hongroises sont l'archiduc Palatin et différens magnats;
La dicte de Ratisbonne a en&n donné son conclusum pour l'ar•
mement général de l'Empire. Le prince de Hesse-Cassel aura•
dit .. On, le commandement de ces trotipes. L'empereur e~t )si sa.a..
· sfait de cc pr~ncc , qu'il véut faire ériger un neuviemc élccto•
Nt en sa faveur. On débite icii que la Russie en ... oye contre la
France un grand nombre de cosaques et de calmouks. Catheknc
âvait cffe.cuvemént fait mettre · en marche une partie de
aies troupes au commencement dt: la. campagne dernierê : m~1
lltunswick, lieL des progrès ~u'il dût d'abord à de lâchrs trahi·
· tonS, engagea !:empereur a cent-remand.er le& Russes. ...
Tous ces effort• 9ue les despote.< du Nord préparent contre
ks Franç;ais, doiVent les eng:a~er a s.e tenir fortement unis , et à dé·
fendre toujours, avec le même zele, la grande. cause à la'iucllc
ila sont indwolublemendiés, ..
C 0 N V E N 'r 1: 0 N N A T I Ô N . .l\ L !:.
p 1. É 1 1 D E N C E' D i °i >: l Il 0 ' N T.
Suite de la séanoe du lunt(i 17 d~cern/lfé,
Le citoyen Grandprey a réndu <omptc, a.u, n~ de la corn-•
isaiort des 21, des opérations faites au, t<mple le 15 de
..ae mois , en ex.écution du décret du même jour , et adonn:é lecture
du procès-verbal dressé p~r .les quatre commiuaires qui
ont fait celle opérati9n , .et qui constate qu'il a eté. d._Hivrc :i.
L<iuis éapet copie de toutes les pièces q1•.i lui avaient été pré•
entëe1 à la barre , au nombre de 51, et C: celles que lestm?mes
co~nùssa.ires lui onr: communiquées. Ces del-ni.etc& '()fit au
nombre de 106, d9-Qt la piupart sont écrites , sigtié~i, ou
poatilléoa cf., ta m.U.Ole g:Jihis Capet , q1.1; en > fr.r0nn" 8 .~,
~nt i6 ••'il dit ~vn1r rl"l' l'lf'C f>t •R n11
1il A ~'.lnuP f. . .irtt ,f,.
oc.
• 4
( 36 j·
ion ~criture, et signées de lui. L'op~ration ~'est faite cn.prë.;,
seuce du citoyen Tronchet, un de ses conset!s et de plumun
officiers municipaux. Les quatre commissaires sont Baury,
Valaté , Grandprey et Cochon; ils ont dressé p.rocès-vub_aldm
(out, et se sont retirés sans se permèttr·e aucune conversat~ou.
Lotiis Capet a requis, . sons toutes rtscrves de droit, une
expédition du procès-verbal.
Cette demande a cté communiquée , par la commission dei
11 I , à la Convention, à qui la commission a proposé de dOllner
à: Louis cette expédition et communication de plusieun
nouvelles pièces relatives au procès de Louis Capet. Une dt
ces pieces a éte remise par le procureur-général-syndic du département
des Basses-Pyrenées : c'est un brevet de lieutenant
dans le régiment des Chasjieurs Royaux des princes, vo1WI
9u'il soit obù tll tout ce qui concern• te service du roi et des prinm 1
ce lieutenant se nomme Etienne-François-Raymon Cailler
Cahier. Le. rapporteur a demandé que deux membres de la
Convention ~nsscnt chargés de porter au-cidevant roi la copit
du procès-verbal de la présentation des 106 pie ces. La Cooven<
tian a passé à l'ordre du jour, motivé sur ce que la commissi
est autorisé à communiquer à Louis toutes les pieces relatif
:l. l'acte énonciatif des crimes dont il est accusé, et copie co
lationnée. '
Hauffmann a demandé la parole pour dénoncer un fait al
tcntatoire àux lois et aux moeurs. Un vicaire patriote, et m ·
depuis déux mois ' a été nommé a une cure par le corps rlcc
toral du département c\e Sei,,_c et Oise. L'usage , et même 1
ga?isation civile du clergé , (comme si une .nation avait
clergé ) veulent que le curê obtienne de son évêque l'ios •
t:ion, dite canonique. L'év,êque , instruit que le curé avait
femme, et qu'apparemment il voulait. avoir des moeurs, lui
:refusé l'institution. Hautfmann a représenté que cette rspc
de veto sacerdotal êtait contraire aux droits du peuple et rt
dait pulle !"élection qu"il avait ~~ite : CharJier appuyant.
observation' a regardê cet évêque comme perturbateur der
dre public. Guiton a demandé que ce despotisme rcdoo
fût réprimé, puisqu'il établissait dans la hiérarchie des prê
un empire indépendant de celui Cles lois ; Choudieu •
~u'on employât envers l'évêque la leço11 persuasive de: la
,pension de son revenu : d1autres membres disaient ,
corps civil et législatif ne devait pas se mêler des que
d'une église particuliere; et la Convention , considéraat
cet objc't est du xessort des tribunaux, a passé .1 l'orclrc
jou~ • f
On a passé à l'examen de la rédaction de quclqucs
d'exception& 'relatifs à la loi des émigrés , renvoyés aa
de légjslatlQn.: elle a été adopte'e, ainsi qu'il suit.
• ~Tt.. nvutçc~eptés C.CUX <]Ui just.ih.e:n1:H f!~J';ls
al etude Qèé *leace:s, ;u.ts et méticn _ et cr.nx nai
Pil
·rement connu5, avant leur départ, p".our _,'êtte· consacrés i t
JU études , et ne s'être absentés que pbur acquérir de nou-
_.nes connaissances dans leur état. ~· •
Ne sont pas cowpris dans 1 excepti9n, ci-dessus les personnes
• n'ont cultivé les sciences et les art.5 que comme amateurs,
•ceux qui ayant quelqu'autre état, n'ont pas fait et ne foμt
leur profession unique des sciences et des arts.
JI .. Les enfans que leurs parens , leurs tuteurs et ceμx qui
l sont chargi:s ont envoyés en pays étranger pour apprendre
commerce , ou pour leur éducation ,. ~ la charge de four~
des certificats délivrés dans les assemblCcs générales des
•munes, lesqucla constateront qu'il est notoireme nt cQnnu
lesdits enfans ont été envoyés pour le ... commerce ou pour.
éducation. ·
1. Les femmes et enfans des négocians, et leurs domescs
~ dénommés et signalCs dans les pa,s~eporu desdits·
ocians.
eux qui seront convaincus d'avoir favorisé la. rentrée d 'un.
plu.sieurs émigrés, ,en les substituant frruduleusemeut aux
onnes de lel.\rs familles ou domestiques , seront punis dh
aunées de fers. ~ .
n qu~trième article d'exception était proposé, Tclatif aux:
et pensions faits aux domestiques, aux nourrices, aux,
·tuteurs , aux lib éralités concernant bs mêmes personnes.
kis de longs débats, il a été renvoyé aJ,l cop1ite. . ,
Le ministre de la guerre a conl.Jlluniqué des lettres dn gel
Bcurnonville , qui lui annoncent la prise de Sarbruck,
usieurs actes de bravoure, de bonne discipline et d'ingcncc
de nos officiers et de nos troupes dans i:ette occa-
" et dans plusieurs combats qui ont été livrés.
f de Bourno11ville au miniJtre de la guerre, aM quartier gcniral
a Chers, le 13 décembre.
TOUS ai annoncé, citoyen ministre, mes nouvelles disnooa
-provoquées par le tems eti les circonstances i j'occupe
ttnant les villes de Mertzick, de Fridembour!!: et de Sar-
• qui sont au pouvoir des armées de la Rèp,;bliquc. Sarcst
la plus importante par son château et ses fort.s.
acmi , qui regrette cette prise, est v'enu pour l '.:t~J.q u cr
fcirce avant-hier : mais le général Pully l'a r~poussé a\'cc
ur. L'ennemi s'est replié avec perte : nous u'avons eu
111udques blessés. Les chasseurs qui ont char~é les drade
Toscane, leur_ ont fait un seul prisonnier. J1avais
!ieté hier une double attaque , l'une sur C.iussarbruc!~ ,
c sur Tcllengen. Elles ont t!U lieu toul~s deux ; mi.l.Îs l..t
ierc a été prtvenue, et uous n'avons pu que co;1sr.rve1
tagc du terrein. Les ennemis se sont poités <le trhe
·heure ~ml l·: "1.}q-'! \cBibtlbosen, C·1~ 1:tJi: tr. .::ietd
iemc b · de 1_,w ...... ...i. ..... """'- ""..._...., ___ _ ..._ _____ _
PST
lement. Cc batai'llon ifltr~pidc , commattdé par 1e ~
naire lieutenant-colonel Pont-Carré, plein d'ardeat el
telligence , s'est emparé de la hauteur; il a arrèté an
de 1600 hommes -, donf 4-00 de cavaleri~· , par all fd
lant; il a donné le tems au général Pully d'arri~r a
forces. L'ennemi s'est triplé en moins de trois heu
général Pul<y avait <gale force. Le combat a été vif,
nemi mis en déroute. La compagnie franche de St.
l'a suivi jusque dans ses batteries <t retranchcmens. L'
parait avoir souffert. Nous n'avons qu'un volontaire dr
quatre de blessés. Un officier de gendarmerie a eu SOll
tué sous lui. Le quatrieme bataillon de la Meurthe
des prodiges do valeur. Le bataillon de Popincourt a
de Rhône et Loire se .sont distingués, ainsi que le!/'•
giment d'infantêric ; toutes nos u'ôupes cri génêral *'
faitement donné. J'ai attaqué vers les lI heures la Ill
de Pelleigeine. Dans une heure le vil.bge a été battu,
«t à nous: mais je n'ai pas jugé a propos dt l'occuper.
Signé, BEURNONVlu.r;
N. B. A l'instan1 , le genéral Pully me mande qu'il
attaqué par la gauche , du côté de Gave!, sans douie
troupes de Gravenmenk.er l lju'il a fait deux prisonaleh
trn peu de monde à l'ennemi; qui s'est vitement retiré:
Lttire du général MaraJSt,
Anvcn, le 12 pécc
wCitoyen Monges, j'ai l'honneur de vous envoyer at
du lieutcuanL MouJtson, commandant u.ne division de
:navale de la République Française , mouillée devant et
depuis avant-hier. C'est, sans doute, un compte qu'Uv
mais il y a deux choses qu'il ne vous dit pas; c'est 1°.
reçu au bruit de 1200 coups de canons, quïl a renda
un slmu!acre de combat naval aux acclamations d'aa
mense et d'une nombreuse garnison. Et je sais que lei
doivent tr~iter les équipages dimanche, et leur donaew
~ 0 • que le command.nt Moultson est un très-bon olll
cdlcnt marin, e_t qu'il a trè,-bicn debuté ici.J'eapcre
dra demain à la socié té des amis de la. libertê ~t de r
"Demain il cnvoye un officier de son c'tat major àT
réclamer 60,000 fusils qui doivent être livrés, aur •
passé par le citoyen Beaumarchais. Cet officier im ile
Flessingue, savoir cc 'lu'est devenue la carcassien: .. ,
Lucie, commandant Faucart. Il se r épand ua braitiq
retenue, qu'on lui a refu.<é un pilote, et qll'lftl a 4k
ville (l:les.sinfu~), .~u'on i:cn~rait celui qu! pilb
rr.rntl.9tJ":g~1 qu il en so11, i~ l'oi;r-.1, r: 1rr:11;:i11
-------'""~™"ILlalL.l':.a..,,_·u._.e-.1e Fa"{1ù.1 1,.. ~n - •
pg)
!éance du Mardi 18 Dictmbre 179~.
ÏQt-André fait au nom du comité de marine Un rapport
!llàant à ce que les citoyens Ferd,inant ~t Berton continuen~
~e employés comme horlogers mécha.nlcims de la marine.
ur la proposition de Lanjuinais le projet de dêctet dù
"té est ajourp.é.
enry Lariviere f;i.it yn rapport relatif à la réclamation,de
'Jjp~e-Fraq~ois lllanchelande , ci-devjlnt lieutenant au gou.ement
dës l4les-sous-le-Vent, décrété d'accusation le 8
mbre dernier, qui demande que le tribunal qimincl du
artement de Paris soit a,utorisf a le comprendre au nombre
q:us~s qtii doivent ~tre jugés daus la présente session 1
que l1acte d1accusati.on n 1ait été remis au tribunal crimine)
le premier de ce mois, afin que sa d(tention ne soit pas
1 loug-tems proloogée. Mais comme cette demande ne pour),.
être octroyée sans porter atteinte à la loi des jurés , 1e
rteur propose de d1krhcr qu'il n'y a pas lieu à délibérer
la réclamation de Blanchelande.
'
te propo~iti\ln, eAt adoptée.
ministre de la guerre transmet â la ConveQ.tÎQn une
du génhal S.paire, qui envoie la liste des noms de 8
ns qui ont ~té blesûs en cqmbattant pour la patrie,
u.r lesquclf il réclame une pension.
Convention J'C.QV(>Îe au comité des secours t pour en
liOD rapport je plutôt pos•i\>le.
quinio fait, a..u 'nom du comité d,agriculturc et de comfCe,
un rapport su.r la formation d,un canal de jonction
J!1 h• Vilaip.e et la ,&aoce. Il pi:opose et f~it adopter un
t de décretl1ui autoriSe le sieuT Aubouin et compag:nie,,
rir, à leurs frai!, μn canal de navigation , pour joindre la.
à la Rance.
auncuf-Randon demande qu.e d:Espagnac jouisse de
e faveur que Malus, et sorte de l';ùibaye pour rester Cil
'a.rre.11tation cbez Jui jusqu'à l'époque de son jugement,
ne proposition es,t adoptée.
reprend 'la discussion sur l'éducation publique.
• .est monté le premier à la trjbune; il a parlé contré.
!)eit du comité,
djscoprs, ,écrit.aveç des .pré~eotions à la rigueur., ra eu
ebjet de démontrer que ce sontles vertus républicaines qu.e-
1;vons inspi(er à fa jeunesse. Plein de la lecture deJ.Jau..
il a demandé que l'on ne se bornât pas· à comtD.enceF.,
s ., l"éduc~tion de..s enfans, mais qu'on les prîc dès leUJ'
~. J.l a dcsité qu'avant de s'occuper de l'éducation, 1'011
paraître la mendicité, et que l'on mît le travai!_c:tl, ~o.n~
•or-tout il a demandé que la Convention fîtprécdéer se1-
~osa• 1ur l'.écl~&t}ou, d'une adresse au peuple Fran5ai•,
Co g1e
I
~ 40)
pour lui
t iques .
rappeller l'importance et
Cette discussion a été :nterrompue pour entendre un np
:ptcsse , celui de Cambon.
Au nom des trois comités r éunis des finances, de la
et diplomatique , sur Je dfnuement où se trouvent les
Custine se plaint de manquer de numéraire et d1us·
ces plaintes sont fondées, et cepenc'a,t ceux qui sont
<l'envoyer des fonds , ne sont pas n'.preho 1 b'es. Le If~
envois f:iits :i l'armée du Rhin se monte a 212,708,
Ces fonds seraient suffisans ; mais Custine a fait des
4f::<.traordinaires ; et c,on tre l'usage , le genCra\ a ête fo
:pourvoir avec les fonc's ordinaires: ce qui a f.it qu'ilr
<JUé cl'an;en t. Mais la cause du mal ê•t d'ailleurs dw
valité des compagnies qui se sost présentes pour
sionner les armeés. Cambon a proposé l'envoi de
inissaires pris dans le seiu de la Convention aux
.Beurnonvilte, Cuj_tÎne et Biron. Ces commissaires 1
vê5us des mêmes pouvoirs que ceux envoyés à l'a
llelgique, ils examineront la· conduite de tous Ica agena
des fournitures des armées.
Cette mesure est d'autant plus nécessaire, a dit Delb
tous volent la Républiq\1e ,1 depuis le ministe_rc josqu'a
(Murmurrs.) . ·
Le projet présenté par Cambon esi adopté . Les com
nommés sont Rewbel, Merlin, de Thionville, et Ha
Laurent annonce' à la Conv<ntion que les lettres q•
çucs de Strasbourg lui apprennent que si Dictriclt. rc
long-tems dans cette ville , la tranquillité qui y regne
tôt troublé<. '
On repren<). la discussion sur l\~ducation nationale.
nio a vu un obstacle invincible A l'établiuement d'
cation· républicaine , dans l1existcn.ce dés préjngts;
<jUC les prêtres étaient les peres des préjugés, les CO
de l'esprit de la j<unesse, des personnage• dangercol
fallait écarter avec soin de I1éducation.
li a demandé qu'on' ne laissât pas A cette classe
1a faculté de s'emparer de l'esp1it des , enfans pollT
plir de fables , et qu'on renvoyât a un âge plus
,oin . et la Jibérté de choisir la religion- -qu 'ib
tJroire.
Ducos a parlé ensuite pour répondré ~ cnax qui
que les sciences ne doivent pas enr,.,,.r dans le a
tème d'éducation. "Ce qu'on entend par iponnoe
n'est pas l'absence absolue de toutes les CO
l'esprit. "
Co gle(
N°. 56. - 1792. )
MERCURE FRANÇAIS.
HISTORIQ.UE , POLITIQ.UE ET LITTÉRAIRE.
jwo1 ~o DÉCEMBRE , l'an premier de la République.
T H E A T R K D U V A U D E V I L L E .
.Arlequin Cru.ellocst la parodie d'Othcllo,dont nous avons rendu compte
•ïer. Le doge et le sénat de Venise, sont remplacés par une troupe d.e
~ comédie et son directeur. Crialbcrt, pcrc noble de cette troupe,· ~e
J plaint que sa fille vient d'être séduite par Crucllo, qui jo:.ic les arlcf
qui os. la marche de cctlc parodie est la même que celle de la picce
Griginale, et en montre parfaitement tous les défauts .... Jl y a bc:.1.u'
oup de gaité dans les détails, et de la justesse dani les crlliques.
C ' e st 1c plus grand éloge qu'on pui\sc faire d'une paiodic, et. cet
éloge est mérité. 11 y a une foule de jolis couplets. Voi.ci les deux plu.a
ai&; c'est la priere de Doucelmone, au moment de !.e coucher , et
priLc d'êne battue par Arlequin, sur l'air.: Ne m'cntenJet-vous }4i.
0 grand Saint-Nicolas ,
Patron des demoiselles,
Viens couvrir de tes ailu ,
Mes innoccns appas ,
O grand Saint-Nicolas!
0 grand S:i.int-Nicolas ,
Je ne sub point de celles
Qui fon< les demoiselles ,
Et qui ne le son} pas,
0 grand Saint-Nicolas !
.lnlÎfJ•Îlir Ntztiang/'-J, ou rt:cueil de monumt:ns pour ~ervir à l'hhirc
ênérale et paniculicre de la France, tel que tombeaux. 1 ins-
•gç ·,u ~11ott su!p :l?tD!Idmy ~ln~t
...., l11!"Jc1 •• •n11•n::i JU~u~I •1 1uop •W?UI •1 IU,:J~ (•)
de. Derchigny: lesqucis ·sunt, •În>Î que celui de Berwick, à la
•oldc de l'cmpere;ro gle r 2
r( 4~ ) .
bcllct typographie et d'environ i :o csta mpr:s ; ~e to~t fauant.c!c.t'
gios vol1amcs, est de 84 liv . el 9'2 f1anc de po r t JUc~.'.jl• atix f1 ouu:r~:.
On vient de faire une édilion in-folio de cer o uv..•ge • me "
tl:!ux cents exemplaires seulement 1 sut p:ipi l)r sup ~1hn: la p:mre
tvpographi~ue et. les es.tnmpcs y sont soignés avec l a plhs ~cri.?"·
l~use aucuuon. Cern: ecliliou se vend 75 liv. le volume b1ochi c1
cartou et 72 liv. en fc4illes pris à Paris.
C'es~ au T'némc bu rcall que l'on souscrit pour le roagasiu cncydo-.
pê<liquc tous les jours, du Journal des sciences, _des l ~ttrcs Cl <l es a.ru.
Çe journ1J parait tous les jours depui s_ le prcm1u dcccmb.:c dc1w~
Le piix de la ~ouscri'p1ion est de 36 hv. p<i r an , on pcu1 souunrc
pou! _un au, 6 mols et t~ois mois ; t~ais ~es .cit '>y~ns d es dér :i. ~m~
ne pou.rro·n tpas souscrire. po~r moins uc ux mois.
NOUVELLES P OL I T I Q..U ~ S ÉTRANGÈRES.
A LL E MA G N E. H anau , le 3 décefll he.
O n tTOuH dans le courier de Strasbourg une relaticn
r eprise de Fr .ncfort , telle que la pub lient les gazette s •
mandes. Il paraît que nos ennemis se va ntent d,un sμ cc(S
- ~ 1~~ trahi.so_u , comm,t: s'as rava-ien t obtenu par la scμ!s
voure:
" La jou.rnéc d,hier , disent-ils , sera à jamais mémo
p ou r la vil!e de Francfort. Depuis long- temps il était di1
de reprendre cette vi lle . . A une heure après minuit, le rég"
H esso;s de Kcsp oth ·, partir d'ici pour occuper les envÎrOllJ
Sach.senhallsen , et faire l1~ttaque de cc côté , tandis qu,tn
du Me!n les -régime11s des' gardes Hessois s'approchaient
p orte de la T oussaint avec les gardes-grenadiers , et que lt
gimen t avec celui du prince hén:ditaire et le r égiment Ptu
de Man nsteiu s'avance raient vers la p one de Fricdbcrg.
p lan ét0it de forcer Pon ts, et après g heures l'attaque se
avec beaucoup de viva cité et de courage.
Après un combat d'une heu re ~ les Hc: ssois furent maitres
la ville et de la garnison, composée de 2.500 hommca. D
cen ts fur en t fai ts prisonn1ers; cinq cents d'entr,eux. ont déji
.amenés ici soùs l'escorte du r tgiment de Ko•poth 1 Io
J utent hachér en piece.1, parce qu'ils refuse.rent tout piml
.qu'ils déclarerent qu'ils aimaient mieux mourir que d'
1onniers. · 1
Parmi les prisonniers on compte le gi'.ni'ral J'u•Htl"'
d'autt:c; officiers de distinction. Les braves lfe&aoÎi
bea~coup souffert, p ;;:i.r ce qu1au moment Où l1on s'e
· Co gie # "
4
pont-levis, les Français firent tomber drs remparts une pluie
de b;df~s. Le cêgimen"t des gardes -grenadie rs , est celui qui
'2 tté le plus endommagé. Eu gé n éral , x40 Hessois ont été
tu is •;t 200 blessés. lis se sont battus avec beaucoup de cou~
n~e : c1 est le témoignage que leur a rendu le roi de Prusse
lui·m ~me, qui itait à Francfort avec le duc de Brun swick ~
le g~néral llishofswerder, le marquis de Luèchésini, et plusieurs
2ut1es sci~neurs de sa cour.
Aj>r;,s cette bataille sanglante les Franç•is partirent de
Hoechst sur trois colonnes . Aussi-tôt on donna ordre à quelques
régiinens }Iessois et~ à un corps de Prussiens , d'aller à leur
re:1contre. Hs tomberent dessus le sabre ~'L la main, emporu:
renr deux b..J.tteries , repousserent jusques derriere le q.al ..
J!;CUWoerth les Français qui doivent avoir perdu i5oo hommes,
tt les obl!:;crent de se retirer après un feu très-vif. Parmi les
hlc<> és on compte le prince de Hesse-Philipstat. . ,
De Mayence le IO àécembre.
- Les Prussiens sont attendus ici, où l'on a tant préparé pour
Ùs bien receyoi.r. Ils ont voulu fàire sommer la fort~r@sse de
l.tuigtcin de se rendre : mais la garniso11 lenr répondit avec
,int:rêpiditê de nos braves freres, qu'ils ont mass:i.crCs A Frantfort.
Alors le sieg,e commença sous les ordres du priaee-royal <le
Prusse. Le feu de b atai llon fut très-vif. Les a<Siégés n'y répohdircnt
que pa• un seul coup de canon . Ce >i!ence enhardit telJcmcnt
le.s Prussiens, qu'ils •vancerent_imqu'.\ près de i5o pas:
111ais alors l'artillerie dn fort, chargée à mitrai ! le, ton n,a sur eux, et
lessi~premicrc s décharges leurtuerent 200 liomtneS'2.u moins. Lr-s
llrançai:; voyant tes assitgeans en desordre, firent une sortie, et
rtux~ci f1.1n:ut forct.s Je se retirer après avoir perdu I .500 hommes
et 7 piece.'I de cauon de 24. Les canons ont été d émontCs ,
t:nc!~u ts _et laiss?s sur les lieux., parce qu1 il1 itoit impossible de
les monter ju..;qu'au fort, situé sur un ter:-ein très -éle vê . ·
lr: roi de Prusse fa it, dît-on, I1honneuraux habitans de Francf?:-
t, qui Font si loyalemen t reçu, de leur emprunter rlrmz.c mitions
de florins. C 'est une leçon po1:1r les amis· de cc roi! ..
Ài.x-la-Ciiapdie , le IO décembre.
l..e gén .~rill Dumourier' s'â.vance toujou rs vers cette ville , où'
o~ traYaillc, co:nme si I1on voulait s'y soutenir, cootre
'arm.:c Fran~aise. Mais le voisiaage de Clairfayt comm;indc
<es inutiles prép•ratifs. Tl y a apparence qu'.\ l'.1 pproche des
ra.nçais, ce qt~néral lui-même .se repliera ~.'ers Coloo;nc .
L'armec Autrichienne commençl, ces jours d~rniet•, ;,\ dé ..
Ier par cette ville. (Parmi sa cavalerie, on remarquait Je..;
égimens ci-devant Franç1is, de Saxe, de Royal-Allemand et
de llerchigny: lesqucis sont, ain>i que celui de Berwick, à la
oldc de l'empereur. Go gle ...
l· ~
CONVENTION NA. T IO NA L I..
p R :Ê S t D E N C E D 1. F 1. R M 0 N T ,
Suite de 4a Jêai:ct du Mardi r8 Décembre.
Cette disposition , si elle pouvait exister, serait préfCrable
n~s drJute a ce ramas d1erreurs cr de prCjugés qui tyrannisent
l'hi.;.mani tt ..... ?\.lais depuis les quat1c années qui vicnnenl
de s ·~co uler, qui a }H,,dainé la souveraineté dei pcuFlu~
LTnrope r~pond ; et sont ler lrmzieJts. P~.r quels moyens 1t
c0nscrvera , s'embellira ce sublime ouvrage? Par les lumitrtt.
D :..it.os demande sur-tout l uniformité et la communauté de l'cdu ...
c:.ition. Un homme , dit-il, qui peut avoir deux grands tortl
aux yeux de beauroup dc gens, le premier d,être nn phil°"'
s1:.i.; he; le second, d\'tppartenir au département dt la Giro:lde~
l';iuntaignc éc ri vait : laii;scz fvrme r vos cnfans à la vcrLu sous
de~ lois populaÎr('S et communes , etc.
Ducos adopte quelques artidcs du comité, et se réscrveà
proposer de~ articles additionntl . Son discours, plein de t»
lt.nt et fruit d'un e"ptit cultivé et d'nne amc vigoureuse, cti
,d!e de t raits di~ncs du compotriote qu'il a cite. Il méri
d ,Ptre ronnu et conservé.
l :n men:brc du comité de la guerre a fait un rapport su
le mas ~a c:rc rles quat1 c rrisonniers de guerre à Réthcl , im.
pu•.é aux bataillon> de Bon - Conseil et de la République,
deux sections de Paris , et pour lequel soiJCantc d'cntr'cux é1aitDt
rt·t~nus prisonn iers. Le général Chaz.ot 1 qui a,·ait accu
les deui< bataillons , avait dit qne les q'Uatre bomm • <taira
<les déserteurs Prussiens. Le rapporteur a déclaré que ces
<]tntre hommes itoient des émigres Françai<. On ;e raJ?ptllt
i;uïl a• ra it été dit, d ar.s le tems, que ces Fran\<l.ÎS n'Ctaicnc
P"S des rmigr<s , mais des soldats servant depuis long-te•
en Pruss.c , et qui a\'aient déserté pour servir dans les annt
de leur patrie. Le rarpo;:teur a sa11:; doute éclairci ce fait
il a cru que les volontai1cs accusés n"t.:taient pas seuls coa
!>'3bles, que lien ne prou rait m:me qu'lls fu:'!Sent les r.oupablt
et après <les déh•Hs sur cet obJc1, il a été d~crét~, sur 11 pr
position de Thuriot 1 que les batail!oni:i 1cprendrai~nt 1chr r
d11.nsl"armée, et que le svo lontai1c~ détenu;; e;eraicnt mis en li!..
La sêancc finit par la lrct111e d,u11e lettre du gi.nêr.1.I
ra.nda. ll _annonce qu'ayani.. po1tc ~0~1 a\lvnt-gardc au·Jcll
Rnremond~, il a pomsui, i l'c:uan11i et llii a fait cent
sonnirrs. Il f·Cnse que le:; Autrid.ic.:.n:i. ont rcpaué l e:
et se sont achcmin..:..s vers Colo;;;ur.
Sia"ce If< lllercrc1/i, 19 Décembre r7911.
La ,éai;icc >..,uvrr rar l;; lçctL;rç d'une httr t llu aûoia~
Go gle
justice qui apprend à l'A;se'mbi<e que D11q11csnoi, maire de
·ancy, a Cté mis en état d'arrestation. Le ministre des conii&
ributions soumet à la déci1ion de la Gonvcnlion les quc:at:ons
1uivautc~.
~C!\ pr~tres qui se sont retirés sur le territoire étranger, ea
rxecution des décrets de l'As»cmblée, <loivtnt-ils jouir, 1°. d11
~evenu de leurs biens qu'ils ont laissé en France ? 2°. Le$
__pensions que leur fai sait rEtat <loivent-ellea leur être payées?
_:lltuvoyé au comité de légis lation.
Le 1ninistre de la marine consulte la l';onvention sur la ma~
ii>rc dont doivent i:trc traités les invalidu entretenus .à Ville..
lranche par le ci-devant dnc de Savoye ? Renvoyé aux comité1
,a, lé~i>lation et de mari ne .
Roland , ministre de l'intérietlr, sollicite de la Conventioa
DD décret qui empêche de circuler dans un département lt:S
:~illets de ccnfiant.:e émis dans un autre. Renvoyé au comité
rd•• finance s.
' Thuriot témoigne sa surprise à l'Assemblée de ce que le
roct.s-verbal de la séance de dimanche dernier n'a pa.s en'
>re étf lu. Dans ce procès-verbal, dit-11 1 est consigné un
·~ tcret qui est un arrêt de mort contre ceux qu,il regarde. Je
.... rmande la lecture de ce procès-vtrbal et la p arole , pour
• e rapporter le décret rendu sur la propos;tion de Bui.ot.
SiUeri prend la parole, et dit que l'affaire du citoyen Egalité
)11 a l'ordre du jour, mais qu'il est un autre objet qui doit
~' fne aussi a l'ordre du jour. C'est le rapport du décret don.t
•on vient de parler. Ce <lécr<t déshonore la Convention. (Le&
cribunes applaudissent. ) La Riviere veut que S.illeri soit rap.
~r.llé à l'ordré. Le• murmures des tribunes empêchent la Riviere
1 e motiver son opinion.
1 Goad« 1 président. "Les tribunes doivent garder le silence;
IÎ elles troublent les délibérations de la Convention, elle levera
a séan'te, et ira la te nir ailleurs. "
' Rcwbel. " Ceux qui blâment les d<ci>ions de l'Assemblée ,
}Ont aussi coupables ljue ceux q,ui soldent des groùpes pou1·
ilir la Con,\,.Cntio n. Je suis d'avis du rapport du dé~ret, mais
ous devons exJ.minc:r cette question avec calme. Commen\-on1:
juger le ci-devant r oi, et ajournon• après cc jugement l~
c.cation de savoir quelles mesures vous devez prendre à l1ègard
la famille des E<. urbons "· ( Applaudi.)
.Kersaint." Je ne vous parlerai poiut du scandale qu,a douoé
a demande faite du rap'p ort du décret n:udu solemnellemt11.t
o-' la stance du ~irnanc~c.Jc àe~i1c q~e vou• mettie1 dc\ l'or~
e daas vcs dclibërations. L,affaire d 'Ega liL~ est à l'ordre du
f'J'Ul, 2.ttendons que l'ordre du jour arrive. Cette propositioQ
fiat ad<>ptéc.
Lec..ointrc, de Versailles, fait, au nom du comité militaire ..
n 1a.{iport sur la drmande aJresste à la Convention pai troÎI
OEdf'rs ~uédois, d'obtenir du ~en.-i cc eu France.
li p•Qpo•c J',1utorGtJlc~istre à employer !''-1 .:~ois n!f.i.
d!rs ·dans . la tp~:ie armo ou ils.servoient en sin, e~ et
même !\rade.
Sm 0les observations ·de Kérsaint, que sous le régime de 1
berté l'usage des cours à. permettre n:ciproquement cet echaa
ponfrait être nuisible~ en iatroduisaill. dans nos arméca
hommes accoutum C~ ;\ serv~r !t:s rois , le projet présenté pa,r
cointte est renvoyé au com.itC de la gl.lerre. ..
'Cambon.présente l'apperçn d~ s rcceHcs du moi• pass';·.
d evaient être de 43 malions ~ e t se sont portêes à 511 m1llip
Cette housse vient, d it Cambon, de ce que lts receveurs de
. ·tri et a•.'ai~nt gardé dans leurs caisses Lt'ois millioll,_ pour les
'Penses locales ., Vous avez voulu que Je ministre payâtle •. dép1
ses, et dès-lors le v~rsement da us la caisse national< denit'
plus cpnsidfrabte. - ..
Les contributions cnt été mieux., p1yies dans le mou r
qu~ dans aucttn t?i1tre, i! est hou qüc l'fi:urope le sache. Meu
a dit Cambon, de l'ord.f' drns J;, comprnb:Jité 1 et l<i c
tributions iront b:eu, parer que tons H:s citoyens veuleot
payer; il propose l e:: d i. crct suivant:
La Convention n ;.itionale , après avoir etltcndu le rap
de son comitt des F.nances, sur le tableau ch:s rcc~tLe:s et
p~n"ies ordinaires et extr:i.ordinai.reS faites par la trésorcrit
t ionale dans le conrant du mois de novembre cJ.crnier, fo
par les commissa)r es d~ ladite trésorerie , dCcrcte, a~t.
caisse de l'extraordinaire versera a la trë~orcrie nauo
1°. 655,008 liv . pour les d épenses extraordin aires <I
cul ie res de 1791 , ae<p1 ittées par la tr ésorerie na.tionale d
courant du mois de novembre dernier; 2°. 73,815,736
tes dépenses extraordinaires de 1792, acquittées aussi
même m'ois . ,
A:ri. ll. Il sera d'éduit mr les ver scmens mention
l'article ci-dessus la somme de 3,661 ,3g5 li v. pour l'ex~
entre les recett ~s faites dans le rhois de no\•cmbre dern"
l'eStimation dr. s .. dépe~s-~s ordinaires, pour le même mois,
par le décret du 18 fév rier i 791 qui a été prorogé pour 17
O ssdin , secrE.taire, lit nue lettce des commissaires
C onvention , à Nice .. Cette lettre conri.ent le rCcit d'un
·ttux e.vé nement qui a eu lieu àNiçe i où Je peuple étant .
cl1 as semblées primaires pour la nomination de ses ma~
. Un c~toyen nommé Giraudi , fnt accusé d·2.voir mal p
la nation française, Il <?tait m~nai::é comme aristoqart"
s'appaisa a·ux reprisentatlons des commi;saires, el !A
arm ~-e se dissipa. Les asscmbltes p1rÎmaires que le' atP
,, oubient dissiper, n'ont é-ti· susprnrtucs que !>Our h.ai
C!!s commiss s.:res écrivent zu .~s i de M0ntpellicr. Ils ea
n ent la C onven tion des ditférçnte!\ fournitures q_ni se
d1ns l<S mo ~asins de ~;fontpe1ier . Le drap rst tn gé
mau vaise qualité, lnr onz~ t:en.t!i pieccs de d'éaofi:
été rej-<-tt~es. lLes habits faits son.t étroits de 3 1
.. ii.q ~,,.g e
{Hl
te commissaire or<lohnateur Pevaud a été suspendu de
«s fon CLions.
Le contenu de cette lettre donne lieu à plusieurs membres
.c faire differentcs propositions. Ellc's iOut renvoyées ':ll comi<é
tharge d'examiner les marchés passf s pour le compte de la nation,
ni fera un rapport gén éral ~ur tous ces objets vendredi.
Les députés du d ~p:ir teruenc de la Coreze écrivent ' :i. ~
oi,avcncion que Germignac , un de leurs collegucs, est mort,
p rient la Convention d'envoyer une d éputation pour as:,Îsa
ses funlraillcs.
Le président nomme les membres qui doi.yent assi.s!er à ce
nvoi fun ebre . .
Lanjuinais , organe du comité de l~gislation , fait adopter
osicurs articles additionels à la loi ::iui; le mode de (.:l'r!Sr
les naiJsdnces et dCcès. Nous les donnerons dans un
J prochains num~ros .
l.Jn mem3re au -nom du comité des finances fait un rapport
l..i necc:,sité de p ro.rnf;er jusqu'à un terme p1us éloi;né le
i accordé pour retirer de la circulalion les billets ùe concc.
11 p1·ésente le 'décret suivant qui est adopté .
.a Convention nationale après avoir entendu le rapport de
comité des finances sur le s representalions q_ui ont été
es, que le delai fixé par la loi du 8 novembre dernier
r retirer les billets au-dessous de 25 iivres qui sont en tirtion
n'est pas suffisant, décrète, art. premier.
c délai fixé par l'article du 21 du Mcrct du 8 novembre
ier pour la circulation dans les départe:ncns des billets a.u
rteur payables à vue en échan~e d'assignats connu:; :;ou.i
nom de billets de (:Onfiance patriotique ou de secours, eH
rogé ; savoir:
our les billets au-cfessvs de dix sols qui ont été émis
:'-des corps administratifs ou municiFaux., jusqu'au prcn:ier
t pYochain.
our les billets , au-dessous de dix sols émis par des comnics
ou particuliers , et ceux de dix sùls et au~dcsi;ous
5 Jiv. émis par des corp:o adminiu~:atifs ou munlcif-:>.nx,
par des compagnies et par~jculier.s jusqu'au premier n:..ars
ha in .
. Sont exceptés des dispositions de l'article ci-dêssus, les
t~ émis par des corps administratifs, ou municiraux,
1er 4es particuliers et compagnie dans le départem~h t de
'fi, quoiqu'au-dessous de 25 li v. qui ne pourront rei•tcr en
t;ition que jusque et compris k 31 janvier prochain .
• l .c délai pour la garantie des cçimnmnes fixées pat t'ar•
XXI du dècret du 8 novembre dernier, est prorogé· d'uli
11 aptè• les délais iixés pour Je retirement des billets •
• Lf.t1 bilku qui sont déj3 rentrés, on rentreront P"T h
de i'ccb•nge aé;'() ·~1~po qucs fixées par i<s anid50s 1
ei•4caa111, ne. pourr6-0t plus être mis eu circuiaüon.
( 48 l
5•. Les administrations de do'. partc;n"it rou<:oat pri:
tntr~ clJcs les moyens qe'cllcs jugeront convena.bkit poa.r l'e
change des billets qui circulent dctns leurs ai-rondiSliem
Tespcc tif".
ti 0 • P.our faciliter la correspondance entre les corps ad •
nistrati s, ils jouiront, ju~qu·au premier juillet prochain.
la franchise des port• de !cures et paquets p o u~ cet ob"
seulement. Lesdits paquets ét1tnt intitulés : EcJutngt dt1 bil
dt con.fiance, et contre-signés par le procureur-général-syn
du département.
8°. La loi du 8 novembre dernier sera au surplus cxéeu
dam tout•s les dispositions auxquelles il n'est pas dérogé
le présent d écret.
On demande l'ordre du jour.
Leonard Bourdon vc11t qu'on s'occupe simplement du
port du décret rendu dimanche dernier. Lanjninais demande
l'on disr.utc la questi on de SJ \· o ir si le décret ne doit pas
étendu à Philippe tgalite. Buzo t peme que ces deux. que •
doivent être cxaminCes en m ~ me-trm;S. Que vous les soum
aujourd'hui à la dis eus:; ion, ou que ce soit à une autre épo
peu m'importe, dit Buiot, pourvu que quand Louis aun
parv, il n'en sorte p·as un autre de derrierc le rideau pour p
dre sa p1ace ;je demande: qu'il soit libre.\ chaque orateur de
coter celle des deux questions qu'il Youdra. Cette propo1i
est a.doptée.
Fayolle parle en faveur d'Égalité, et prouve quo c:c c:i
, ne peut être privé du droit de repré&cnter le peuple, parce
.ses pouvoirs sOnt les mêmes q!1e ceux de tous les autres m
de la Convention, et que si Egalité pouvait être chassC •
.norité pourrait être chassPe par la maj'Jrité. Lfi politique ..
~nsuite, ne peut vous faire une loi t~e banÎI' Egalité; il a
de grands services, il a fai t de grand~ sacrifices; vuus ne
' le regarder comme coupable pare<: qu'il est de la fa
Bourbons.
Quoi! vous voulez que les crimes soient hérCditaircs •
que vous a v e~ dir que la vertll ne l'était pas .
.Bazire. Point d'eloge aux indiviJus. ·
Fayolle ~e rés urne , et demande· que la Convention
l'ordre du jour sur cc qui concerne Philippe Egali~
St . .J~·st, se crétaire , interrompt la discussion poar
lecture d'une lettre de Chambon , maire de Paris ,
têîe des commissaires de's 48 sectjons' demande à a
à la barre, pour présenter une pétition tendautc: à
le rapport du décret qui bannit de France !OUI '°' La Convention passe à l'ordre du jour.
( N° .. p.-1792.)
MERCURE FRANÇAIS
HlSTORIQ..UE , POLITIQ..UE ET LITTÉRAIRE.
VENDREDI Q 1 DÉCEMBRE , l'an prtmitr de la République.
N 0 U V E L L E S L I T T É R A I R E S.
MtMOIRE présenté à l'Assemblée nationale, par M. Lebrun,
lucien avocat au parlement, sur les moye11s de soutenir et de
"rr remonter .la valeur des assignats , et de remedier au rcu<
hérissement des biens usuels, et parallele de son plan avec
eux de MM. Claviere, Boislandri , Philibert, Condorcet ,
ailhasson et Mar bot. Chez Dupont, rue de Richelieu, no. 14;
1 chez l'auteur , rue du Plâtre Saint-Jacques, n°. ~8, p1ix
) sou•.
NOUVELLES POLITIQ..UES ÉTRANCERES.
H 0 L LAN D E. De I& Haye, k u &lcembre.
La libre n~vigation de l'Escaut a ranimé la jalouse avarice
1 Hollandais, qui, depuis si long-temps, usurpaient tous hs
cages du commerce de ce fleuve, au préjudice des peuple's
mes qui vivent sur ses bords, et à qui ]a nature en avait desé
la jouissance. Les Etats-gC: néraux s'assemblcnttous les jours,
leurs séances sont ttts-longues. Indépendamment de l'ouver•
rc de l'Escaut, ib craignent l 'approche des Français; et on
enac que , de concert avec'la cour de Londres , le gouverne ...
ent prendr3 des mesures pour être au moins sur la dêfensive ..
' ordre..s sont donnés pour rarmcment de quelques; vaisseaux
ligne et de plusieurs frégates. Le conseiller-pensionnaire de
ollande , Van-Spiegel, dont le terme éta.it expiré, vient d'ètre
rnmé de nouveau , pour cinq ans, à cet important emploi .
)(, Dcmaulde a reçu un courier qui lui a porté l'ordre de recttrc
son portefeuille a M. Thainville, actuellement chargé
all'aircs de la République française ; il lui est aussi enjoint de
ercndre i1nmédiatcment A P aris; mais on croit qu'il préferera
Ster ici , où il a loué un petit appartement. Il a été , dit-on,
o1lcé au conseil eiru~ei•n• c1u'on uche pourq~i.
c!:>
ANGLETERRE. 15 Déc.embr<.
P our que nos Jccren rs re conn.aissent l'é r:tt des armemens qui'
se fo nt en A ltgJcterrc., nous allons a.jouter à. 1.2 li~ tc qu'on
t ro u vl: ltans notre nuA.lé ro 'Y1}. , 1ê n om des !tuhes vaisseaux.
11ou vtll emen t mis en c ommissi0 11.
A P o1tsmou1b on équi?c la corvette 7e "Sco11l1, ac 14 canons,
D1hiilrotncHa , de 32 c llnon~ , ct 'l-e "l!lc>op le S'pi!/fre, ~ ont
9'éj~ ..-oms "dl! Ptrmî> u1'.h. La )'reiniere lait voile vers 1cs cê.tel
àc Fran ce ; le second , ve rs l'Est.
Les vaii6't:tnx !'A nnibal , capita1'ne Ccrlpoys , et l'O,io11, d"74,
capi.tâine O uc"k.wort)1 , ont Teçu ordre d'armer en dili gence, ajnsi
q ue IJ. 'j)'rcne , capitaine 1-liadey , et tous les croiseurs.
On a mis à l'~ymouth l e ,·.a iss eau le Tot>midable dans le bassia,
a fin de lÛi aonner uu radoub complet.
. La corvette. '.'ômte de 16 canons , a app"jeillé du mêmepa<t
p our nnc c1·01s1crc.
l ... a T isi.jJl1one , .Je 12 can oni., que monte le capitaine Hu ut., cc
que l'on sotw çonnoit perdtre à 1a haBtear des Sorlin,gues, vie""
de rentrer de sa cr ol:~ iere ;\ Spithcaa .
Il s1 es t tenu, le 27, à Londres une as semblée du bureau de
l'ainirauté , dans laquelle on a r ésolu de mettre plusieurs vais·
seaux en commission.
La d1v rs r011 maririm.e de Oh a~rrn 1l rreçu drtne cle 'ft tenir
prête à s'emb arq uer. On d o nQe une gratification double aux
· jctlnes F,< ns bien constitués , 1!11;.,.1enga};él'oat J>OUI" lt ·complet
d es régimcns.
On d i t gu'o11 va ~quiper a Pl,y nt~uth un <:.el't&ÎR '1-0ftlbell de
~aissea u x de 1ignt:, de fréigates et d 'a.uttts bàtim~s 81at1 •oid·
dre éc h arr-ti l!on. _ f .. cs troupes àe ce 1port .ont-l'ésolu de ac aea.
pkttcr en to uze ditig'erice, ·etàe se .tcroi-riJ>•êk:' à•'era.Wr~.
On peut s'at tendre _d<1ns .peu à voir .expédia d« Orddl
pour ln .prc.s.se é\ terre. ll n 1 cst .permis .à..a.uC.U.Jil officier., .QU fnatelot
t appartenant aux cuttens., et allégea des .. a;at.lt>tls., 16le .W.
· coucher de leurs vaisseau'x. ,
;L_e bu1:eau Ac ·1;amirauté a expédié .ua -0rdre ff<>ur qu'o•sur-
le•champ •;\ Chatam ua v..ii!>Seau de lignt « <:iR' ~
Ces •Îx vaisseaux s-eront ëquipis <lans la ,;ï,.itre .k Ma~
$ '(] t ":f) l?.. 'be Stocklw1m, 1e ~b lloVhnbre -17~.
L 'l!.m'basudeur 'ae Ru !lsi~ a 'rchduveflé la -dt!!mrc!t :lft'llltlr ..
i!U'C-té'gèht, pè1nr qn' en. ·vertu dn trairé 11':/0ia!lte 11t1llAll!lll
~ntrc ~'es d~ult cou~ il fît 't~nir :p~?t , 'J>crnr 'te lJrlrftHd ._
·chain • l'e s'ec<outs ae 12 .~ll hommes -.'! lit sli: -nïl!Wllai •
·)ignt:. Le ~~ttt a >rêpontlu 11 c<tt .. ui'1asnfft1l'r, oe ~
~m~t"ft:li@(j&si :tMi'e1its qu .... 11~ m?.?i~'!'.t..r..! '. 1. ......
f Ss )
D AN E MAR C K. De Copen/1ague, le 29 11ovembr.e.
La ~ri!) cesse royale es~ ac~ouc\lée , Le 19 de ce mois, d'une
fille ; et la princesse l\éréd,itaite FrédériqQ.c-, d'y'li s:i~çon,
le Ol,~.
Le nou,·c! euvoyé d'A,μglel>Crro, M. HaY,L•s •. est a.i:r~v.é iqi
par. .6<;rlin. Il a. re.nis ~u ~oi s•s lettres de créan,ce le, ;5.
De He/singor , le 26 ,novemhe.
Depuis avant-hi<r jusqi+'a1you.rd'l,iui il n'a. pa,ssÇ F~ le Su.nd
que 53 na,·ires, la. i;ilupart ve11ant de la.B altique.
Un na·1ii e Sqé<\.o~~ xenan\ dt Li ~~quue a ~ér~ d~JIS le den1Îer
ourag.tn.
D'A!lon11, le 24 nowmbre.
Le prince Frédéric de Hesse-Cassel , qtri ètoit otllé fairè une
campap;nc dans l'armée combiaée contre la Fr-ancc , a repassé
1ar cet:c ville pour retounur i Copenhagnt .
C 0 N V: E N T l 0 N N A T 1 0 N A l. E.
p RÉ 1 1 D Il' N CE DE F E 'R M 0 NT • .. Suife de la Séa1ice dw mçr:credi. 19 décem.brd.
Lebrun , ministre 4~s att'~ires étrangères, obtient ]~ :rarole rour entretenir l'assemblêe de~ dispo:,jtions de la cçrnr d~
qndres, à l'égard de la Républiqùe Fr~n~aise. Le p~rlen\ent
ttait prorô.gC jusqu'au premier. janvier; jl vient d'~tre convoqué
pour le 14 de ce m~:s.
· Cette discusf,lon a été interr.ompue plr du bruit occasionné
par l'arrivée des -!8 sectlons de Pari' '· axant le maire a leur
tête. Le1:1r objet était d'énoncer leur voeu ~out le rapport
'fiu dëcret conccanaut l'exil des princes.
Bazire dit qu'il a voulu les détourner de faire leur pétition,
mais que le maire est a lc:ur tête' et que l'on sait ~uelle~
sont les liaisons du maire . Robespierre p.::rle longuement
pour faire observer qu'il y a 1:\ un p1ojc~ contre L\ libei;té ;
q\l'on veut foire sortir la Convention' de Pari•; que les aua.<.
urs de b moti.011 ...sont les causes et les motc~rs de ce d 6.,.
so1·dre.
Louvet observe que Robcspierrç parlait ainsi le premic;- sepccmbre
au couseil-géuéral de la commune. Robr:spiene qui, de ..
.JU~s q.uel'l'~' l<ms<J6nioi'lè •li gracc d'être as~as':""· "''pond i
ô G~
t..
r·1
( 52 )
qu'on m'.t1'lende el qu'on m'égp rge. Cette ligure sanglante n'11poin&
dt: succès. ·
Pêtion calme ces fureurs étudiccs à froid , en demandant cine
Je maire de Paris soît appcllé pour rendre compte de cc qu'il
sait sur les matifs de cette pétition. D tcré t ~.
Lebrun rcprcttd la parole. 11 rassure la Convention , non sur
l es Ïntenrions du cabinet è c St.-James, mais sur les armemens.
Il n'y a que quatre vaisseaux d'armés de plus qu'à l'ordinairr.
Lebrun aj oute que la cour <le Londres a trois griefs contre b
F ra~1 cc ; le premier l'ouverture de l'Escaut; le second, ~
d claration qu'a fait la Convention d'accorder protecr..ion lD'l
11euples qui voudraient •ecouer le joug de l'esclavage ; le UOη
sieme , les vues de la Fra:i ce sur la Hollande.
Le couse-il exécu tif a fai t demander une conférence au oei.
nis tère an ~ l ais ; s'il montte des intentions d'amener ûnc rup-ture,
n o tre chargé d'affai res a.upTès de çcttc cour a rc~u ordre
de décl arer que n o us feri ons un appel solennel à la natloa
.an i; la ise. •
La Conv ention a applaudi ,\ la conduite du conseil exicucif,
et a d écrété l'imprcs:i ion du mé,woirc lu par le miui:,ti:e Lebrua
Kersai n t propose d.'o:-d onner au minis tre de la marint d
fa:re arm er une flotte form idable pour le -printems proch ·
R envo yé au comité de la marine.
I.a <liscmsiou sur l'aOà :re d' J!:J!;•titt est reptisc .
Lan juinais pense que le salut de la République exige qu'
li té quitte la France. La terre est assez grande., dit - il, p
qu'il puisse trouv er un glte. -
L'obj et qu'on tire de sa qualité de repréoelltant du p
est nul. ·~t i r ab c au est IC' premier qui ait soutenu qu'(lne
sembl ée 11 ationale n'avait pas Je. droit d'exclure de son
un de ses membres. (Les rumeurs des tribuqes empêchent
1·ateur de <.:ontiuucr . .)
Lacroix demande que l'Assrmbl•e dresse un procès-'!'
qui constate que les représentans du peuple sont insultès
les tribunçs, et que le procès - ve rbal ;oit envoyé auir; d'
temens.
Plusieurs membres appuicqt ce tte propos:tion,
Kersaint fait obsern:r que la majorité des tribnnea est
composée , que quelques perturbateurs soudoyés sent
ment mêlés parmi les bons c;toyens. Il demande 'lue le
sident invite les citoyens paisibles à cha~ser les aguateuq
se trouvent parmi eux.
L,invitation est faite.
P etion reprcduit b motion faite par Rewbcl, de susp
r l"xécution du décret qui bann:t tous les .Bourbons du
1oire <le la République, et d'ajour,,er la discussion de cet
jusqu'apr<s le jugement de Louis XVI.
Après ~clqnrt dr' bats , cette proposition rst ado
J .. u oÇ:it>JQc gJitmiuç pr l'~d;;r,i;s:.on à l.i. lui n ·!
( 53 )
'Patis. Tout s'éclaircjt, Le maire ne s'entend avec personne ; 11 -
n'a point p rovoqué les pétitions; elles on t été portées à la com~
mune~ le mai re a été obligé, par sa place , de les p rése n ter.
la Con vention , co nvaincue que cette tr acasserie publique,
excitée con tre le maire, n 'a p o ur obj etque le dessein ·de h ro uil,
lcr, accorde au mlire les h onneurs de la séan ce, qui es t ter'"
minie aus ~ i-tô t ap rès.
Séance d11 J eudi 20 Dicembre r fg~ . (r),
" A l'ouverture de la séan ce , Goupillcau a dit: J e réclame
parole p our un fait impor tant, pour un fait esse n tielle - '
rnt l ~é à la tranquillité publique ; et d'abor d je prie qu'on
1C:'ponde à cette ques tion : ;\ quelle ép oque les décre ts de la
Convention: nationale ont-ils forc e <le l o i ~ la n:ponse est aisë.e ,
:CS décrets ont force de loi , lorsc1ue le p roc ~ s - 11 c rba l , oà
sont mentionuês , a été relu , lor sque l'assemblée en a
nfirmé la rédaction; lorsqu'ils ont été envoyés au ministre
le l'intérieur , et trausmi.s au départemen t.
Reportez-vous à la sé an ce sc:m daleuse de dimanche ; rap llez
·vous le décret rendu dans cette séan ce. Le procèsrbal
n'a pas été lu, ni la r éda étion du dêcret adop té e:; p er-
~nne n'est encore sensé le connaître; eh bien ! le décret a été
primé, publié, affi ché avec injonction de la p ar t du déparlllcnt',
de le regarder comme loi et de n'en point empêcher
t xécution. Je dénonce cette affiche, et demande que l'asse mire
veuille éclaircir les manoeuvres dont n Ous voyons l'effe t.
"Louvet, Comment le préopinant a-t-il pu dire que le d /; crct
:a pas force de loi , qu'il n'ex islt. pas : ce décret existe: !Î
n, que vous vous êtes bornés hier à en suspendre l'effot.
1 :nnt·hier j'ai voulu lire le procès-verbal <le dimanche ; hie r
!Dcore, j'ai voulu le lire; on m'a observé que la discussion att
s'ouvrir sur le r apport du décret , la lecture du procèsrhal
étilit parfaiteme nt inutile."
~' 'fliuriot. La discuss:on qui vous occupe en ce moment.,
t vous donner la clâ ùu pla!l formé par q ue lques ptr-
~ncs, et exécuté avec ta.nt de ra pidité. Ra ppel ie z- von~ que
Jour ot\ Louvet fit sa motion sur la' famille des Bourbons.,
zot voulut lire un grand trava il pTlparé lon~-t e ms d' a•;a n ce.
~p~l.le~-vo:is que .Louve,: , lui-n:ê,rn e, prononi a un discours
n etaJt rien moms q111mprov1se . ,,
"Nous connaîtrons les intrigans : on sait d ij.l qu' il s:er;e ici 1
jt1 homme qui a sus,ité en 1790 ce long procès , dont l'.'tment
fnt la découverte d'un faux : cet homme , c1cs t
( 1 ) L'auteur de l'article de la Convention ' étant indi sposé , et
•yaot pu _ le fournir, {ff'P,1 S?.f"jl,!Jl<:S forcé~ de je preu d1 ·t tla:'ls le
rb,;al du 'ob, en le 'gUi'llc@;t\tant.
l J'\ '
Brissot. Q.uant à :Butot, je sui• loin de lui. imputer l'e die
de sa motion; mais Buzot a été trompé. Je soutiens que L
vet n'a point vc)ulu lire le procès - verbal de dimanche,
dans tous le$ cas , il ne devai~ point prendrio sur lui d'c
\foyèr le déctct pour ctu'il fût mis à exécution. ,,
"Il le devait d'autant moins-, que ce décret est son o
vrage; et a'il n'y a point de crime dans cette: précipitatioa
il y a, certes, bien peu de délicatesse. Je dell)ande quo Lou
bO;t rappelé a l'ordre , et censuré dans. le procès - VCrbal.1
(Applaudi. )
" GouI'illeau. On vient de me dinribw:r, comme au:it aut
m,cmbres de l'Assemblée, une petite note des décrets
au pouvoir cxécudf, fy trouve ces mots : du 16 déccm
le décret relatif à la fam:lle des Bourbons, envoyé en 111an
crit. (Plusieurs membres demandent que Louvet soit env
à !'Abbaye. ) "
"Doucet. Le ministre auquel le décn:t a été envoyé a.'
frobablemcnt pas coupoblc ; il a pu croire que le d~cret 11
eté relu et approuvé par l1As sem'blèc ; m.aÎ.\ le s~crStaite
coupable pour l'avQir envoyé. Je demande qu'il soit tell~
rester trois jours à !'Abbaye."
" Bréard reproduit la ma ion de punir le secrétaite par
censure,. et de lui faite acquitter les frais de l'impr~ssion e
la · publicatio11 du décret"· '
"Louvet. Je ;i'ai point envoyé te décret rendu di:n111
a~ ministre de rintérieur ; soulement fai cenifié p.ar 11\i s1
turc que le décret avait ~té rendu 1 et fa.i suivl en ceb r
constant du bureau. J'ignorai• si le~ décrets ainsi c
étaient envoyés au pouvoir exécutif; je n'en ai pas a~
i;our ce seul décret, mais pour beaucoup d'autre•. Déc
s'écrie Bourdon"" diclarez positivei;nent si vous, l'avez
au ministre de l'intériet,ir. ''
"Louvet. J'ai certifié 'lue le dUret venait d'être re!l
l'ai fait pour qu'il fût' remis au commis des procès-ve
mais je ue l'ai point envoyé âu ministre. Ccu.'< 'ltÙ le
me calomnient. ( E>t-il possible de vous calomnier, crl
voix.) Le burçau n'est pas seulement autorisé, mais
de certifier lc1 d'crct1; l'usage qu'on a fait de mon ce
ne me regHde pas. "
" Et dans quel tcms , messieurs, multiplie-t-on les,
11ies contre un des membres de cette Asseml>lre? Davs
d'or&ge. l.f>ts.que, hier soir, de~ hommes furieux ont
qu'ils v·erseraientjusqu\\ la, dçrniere goutte de leur SUJ
cdui qu'ils n0rnmaient lellt pri11ce d'Orléans. "
" Legendre. La calo~nie en personne est l la
Louvet sera eeaan &ieniA~, il est p.étri de cxioe.c.a. :.
mon.sire; il a, le cachet de l'i11nominie s11r \e front,
·1D11ltc, l .
"Tr~n~lg-e sui~ forç q~si.~1érei~.: ~iu.r.~"1it,m.,. .l' C
( 55 )
•mnçhe je n'éta~s pas Îci. J'observeu: à l'àsSl!mblée qu'~t
.xisrc un décret par lequel tous les secrétaires SO'lt obligés,
'\'envoyer , sousvingt-suatrehèures, le:s décr·eu de la Convention
"'pouvoir exécutif. Ce décret a produit la di•'cussion bruyant•
1ui nous:occupe; je demande qu'on le ri:\'oqu'C, et qu'-auc'unt
oi ne puisse être envoyée que vingt-quatre l1eurcs :aprèa la
-:cti:rc du procù-vcrbal. ''
· uMerlin. En supposant que Louvetsoitinnoc'C-nt, quelqu'autr'C
t coupable , puisque le décret rendu dimanche ... cté im•
iaré, publié e-t afficlre; le mini•tre de la justice a dû ':j appo-
1 le 1ceau de .l'état, or il n'a ,pu ·le fairè qu'antant què l'ex•
~'tion. du décret" été signà: par le_p_ré&ilieut de~~ c_onven:.
na.11onale ; J< àemandc que ·Je mrn1str.e de l<t iJUSl!Ce soit
llé , sé•nce tenante , pour s'expliquer sur ·cet objet. La
05Îtion de Me.rlin C8t décrftée.
o La Co11vcntion nationale, après avoir ·entendu un rappOTt
ifM Ma.ilhe, aonullc la proclamation du con•eil e>eécu'tif en
&c du 11 de ce mo.15, relative aux opCrations du corps él~c-to-.
de .Paris, et déclare que ie corps électora.l dort continuer de
céder .au renouvellemc!nt de& administriltions."
" Un membre demande que le comité d'inSot•uctioll publique
. "t tenu de présenter ses vues sur le• mayens '!l'...,-«>rder l'ère -de
.• llqiuhli;i,uc avec .l'he vulgaire. C~tte .pr<>,Jlb&itÎ-o• ~s't di:-
tée." ,
1 " Un membre du comité militaire propose un projet de dccret
0 l'A»emblée adopte en ces termes."
Les troupes de la R~uoièque Françaîse qui sont employées
te d-épart'ement '!ln M'1trt-Blat11:, tôn'tifllleront, jusqu'au
mi cr février prochain, d'être payées comme celles qu11iont en
1 -étta'ngcr. Après c·em: êpoqu'e, •elka l:e st:ront c'omtn\: les
es troopcs de la RéplJ:blique."
u Le mmistre de la justice ~e présenoe rn exé~u<ion dtt de•
t qui l'avait appellé ; il di~: il a été remis au département dt
stice, le 17 à deux heures après-midi.,, cinq decrets., parmi
els se troll vait celui relatif i la famille de. tl<><Jrbons. Tou•
Clécr~ts etaicnt également revêtus des formalltés brdi'Rairrs. '"
• Celtti qui est relatif à la famille de< .Bourbons IPOrtaÎ< h siturc
du citoyen Fermont, ,président, et des deux recrêu.irct
vetet Saint:Just.Jen ai envoyé deux copiu au ministre de
'rieur et au département de Paris. Si ce décret a~té imprimé
oyé aux armées, ce n1es-t ~oint par mon ordre."
' Ces cinq_ décrets ont étl:. expédié.s le même j'olU" sa.ns aucune
ilfércnct; et si j'avais à énoncer mon opinion commt s~mple
oyen, je airais que le décret relatif à l'exil des Bonrbons, n'ei!t
Ïnt au tout cenforme à ma maniere de voir. "
H Saint.just. Lorsque je sui.sientré a\l bureau ,Jy ai &rouvë
usage établi. A deux heures les commès viennellt pré&~n·
• à la aign~ture Jl.e~, sccr.étaircs, les décrets Tf:T'ICltH1 par i.
.nvcncion.j'd1 •i 'tïtd~ g~ cinquantaiilc· .;;_1..a'~ oe\1 J»!~\;'!"'•
11
1\
tés, voilà por quel hazard m'o,; n~m se trouve au bas de te
d ont il s'agit. L'As.embl<e passe à l'ordre du jour ~ut
tout. "
" Challes. D'après la dC:claration du ministre de la just'
il est évident qu'il existe uu délit. Je demande que le mini
de l1iutéri, ur s'explique à son tour., nous sa1trons s'il a
voyé le décret par des couricrs extraordinaires. "
'' Thuriot. Si cela ètait, il fa1rdrait envoyer par dei r
riers extraordinaires le second décret, qui .uspend l'dfet
premier, Cette proposition est dêcre tée, "
" On lit une lettre des défenseurs de Louis Capet, qui
mandent la remise d'une copie du procès-verbal, dmsé
les c?mmissaires envoyés au Temple , pour présenter l1l
devant roi cent siK pie ces qui ne lui avaient pas encore
communiquées; après la lecture de cette lettre , un stc •
relit le décret, par lequel la C on vention a permis la rc
du procès-verbal, deman clé par les di.fenseurs du ci-devann
" Le ministre des affaires ltrangeres ét:rit à la Conven •
que le citoyen Malesherbes , l'un des défenseurs du c'
r bi, lui a fait demander communication de plusieurs p'
qui son t déposées dans les cartons des affaires étrangcrcs.
ministre croit ne pouvoir déferer à celte demande sans
torisation de la Convention "·
" L'Assemblée autorise le ministre à remettre aux
seurs copie_ cullati°:-unée des pieces qu'ils reclament "·
Lel/re du général Dumourier à Anacliarsis Cloots ; au
général de Liege, le 12 décembre i292, l'an ur. de la R'
Fra11çaüe.
Le général d·cs sans-culottes à l'orateur des sans-culo
" Les armes d<S R épublicains Français ont triomphé
ne mis du dehors. Pui ss i ons·non~ n'en plus avoir au.
H âtons-nous d'éteulfer les germes des dissentions intt
ne détournons polnt sur les personnes l'attention pu .. li
ne doit .se porter qnc sur les choses; faisons ceder tous 1
rêts particuliers, tous les re•sentimens de l'amour propre
tërêt général, à l'amour de la patrie; an-ivons à la Rcp
universelle, en démontrau t aux peuples le bonheur et
p c1ité de la R épublique Française, fruits de la sagesse d'
' 'crncment b!en oygauiié , où tous les pouvoirs distincb
sans frottemens et sans confusion. "
Toi, cependant, orateur du genre humain , pout
~énereuse carriere ; tonne contre les préjuμ;és et le f;
éclaire les faibles mortels ; r.ends-les >ensibles et
9ue la fraternit é , la seule, la vraie religion, devicnn
me de notre· exi stence et le lien de tous les coeurt";Voil;\
la douce philosophie de la n ature. Pourquoi
les ;an~h e t,.,Jis;J bayonnettes soient de> moyeu
e< ae l:i--p-top~r.
( N°. 58. - 1792. )
ERCURE_ FRANÇAIS
HISTORIQUE , POLITIQ.UE ET LITTÉRAIRE.
SA1.1È or 22 DÉCEMBRE , l'an premier de la Ripub/iqu ..
'ERS sur un ruban, d.onné à l'auteur pour sa. fête et ses étrennes.
Quand par vos dons ma fè,te est consacrée ,
Combien je dois chérir ce nouvel an;
Qu 'avec orgueil je port.c le ruban ,
Qui d'Aglaé me donne la l ~vrée.
Mais je m~ livre au transport qui m'entraîne,
Quand cc cadeau pC'ut-être est inhumain;
Car un ruban donné de votre main,
Ne peut-il pas devenir uue chaîne. - '
'!.h bien! qu'importe, on s'en pare avec joie,
Offerts par vous, ils ne peuvent jamais
f.tre tissus que de fleurs, ou de soie.
Quiconque a pu vous voir on vous cntendr.c ,
De les porter doit devenir jaloux; · . ... .
Hcu1cux qui peut en recevoir d'"-Vôùs'·,
l:t plus heureux, ,qui 1•ourrait vous les rcnd.!e.
POLITIQ..UES ÉTRANGÈ.RES.
C 0 L 0 N I E S.
JCl un récit fid èle de la révolution qui vient de s'opérer
t-Domingtte. Nous.. le copions d1une relatictn imprimee au -
et nous n'en supprimons que les dêtit.ils les moins intCs.
CAP-F· RAN~AIS, ~o Qctobre.
r A sept heures clu matin , l'on bat Ja générale \dans la
du Cap, tous les districts se rassemb1enr succe5sivem~n t
a place d'armes, et cc,u.·~ qni étaient arti<·Çs les pre;n'Îcrs,
ùdissaient ceux qui arri\·aient après eux; le cri de vive
·on était r épété ft chaque Inouvcment nouveau; à neuf
es on aprer~oit ~'è'(';~ J~ MM. les vol<lptairo" moutan~
• d du"'Champ -èÏe -M'lh , par une!' "tué hr-dessus .:le
la place d'armes; ch3cun s'i~a-gin~ qu'il a des intentions
slcs au voeu de la commune ; )es uns le plaignent ,_ e1 auc:t
Je blâment, et l'on entend de tout côté cc reproche: ~om
un corps qui a acquis aurant de gloire et autant de d1oiu 1
reconn ais sance de la colonie , en c.ornbattailt a\·cc tous
ciroye os du Cap , p t: uL-il aujourd'hui faire caasc à p~rt~
se séparer de ses an ciens compagnons d'armes? Plusic;uugat
nationales <i cl1eval ont l'imprudence de passer sur la place dl
mes, en uniforme jaune, uniforme que l'indignation publi
les avertiss ait de quitter depuis plus de 15 jours; ih ont
'\ccompagn és des hui es de toutes les troupes , et les tpi •
injurieuses d ont on les . a ccablait, les avertissaient, mats
va in , que la couleur de leur uni:forme et leurs dématchu
plai sa ie,nt ~é n é r a l c mcnt : n 'lnlp o rte , l'amour--propre: let
b raver l'opiu jon p ub l: quc, ec ils vont se r:inger, au DO
de 3o à 40 , sur la place àu Champ-de-Mars. Pl~sicu:
leurs camara<lcî, qui rejo ignaient le corps, en uniformr
tional , ont t té rep oussé~ avec mépris, et sont vca\IS se·
dre au corps d es rl ragons sur la place d1armcs , oD iJ,,
é ti: accueillis avec les p lus vifs applaudissemens.
On voit arriver un corps de trOupes qu'on cherche 1
connaître, personne ne v.cut en croire u:s yeux; c'cit le.
des volontaires qui r~vi c nt prendre p'.}rmi les citoyens la
qu' il y a toujours si honorablement occupée: les cris de
11atio11 , et les applauciissemrns sont mille fois répétt• p
accueillir.
I~ e co rps des citoyens de couleur arrive ensuite,.
t ê.tc son brave commandant, ?\1. Keyrou; il est accuc
les mêmes accLamà.lÎons , et on lu.i témoigne. tout lt
que procure son arriv ée; pl ai~~r d'autant plus 1cnsibk
a vait em\ployé, le matin même, toutes sortes de mcy
]e sécluire.
M. Kcyrou paosc dans les r angs de sa troupe, et
d 1une voi1'. mâle et assurée : " mes âmis , mes ca
va.us m 'ave i ch0isi p our votr.c commandant; ma.is ~i
vbycz fa ire un pas p our soutenir l'ancien régime •
d émarche contre la r évol1,1tion, enfoncez-moi vos ~a
la poitrine jusqu'à la garrle; je mourrai plutôt cent
de soutenir l':incien rtgime. " Ce n'est qu'un cri d
· la troupe de ce brave commandant : oui, oui, m
que de soutenÎT l'ancien régime; vive la constitetî
l'égalité : ces expressions sont r épétées par deux mi
nationales.·On entend arriver l'artillerie, et le b!'bit
piece de canon acco!llpagnt le refnin constitolÎOJ\D
Une piece est placée avec un détachement di;,
- cinquante hommes, sur le pont de l'arsenal; llQ.C
dans le coin d~ la place .du C.kamp-de-'Mara,
les casernes , par le< feuetrcs desquelles M.
tait faire feu sur cette canaille i et la derniere
1•. bot(ï:;d); :gfi!:.e '.Esj',agn~le, l:k11 ii:ipc.•é~: ~.
( 59 )
quemtfli ceux qui auraient tenLé de s'émlgrer. Tout allait
m:eux du monde; mais l'on ignorait la religion du régi ...
ll<nt du Cap et du bataillon de Walsh , qui é1aicnt
lba..ignta aux casernes ; les patriote.s \'OUlaicnt que la céré-nie
de l'embarquement eût lieu sa1u verser de sang, et ils
i~na·c:nt d'être obligés d'en venir, avec ce .~ braves camacs
, ;\ quelque extrémité fâcheuse. Pour se tranquilliser à
t < g lrd, les commandans des districts et ·des autres corps
gardes nationales leur écrivent une lettre qui leur est portée
r six dragons; ils les i11vitent par cette lettre à ne point
1 r a:i.x instigations perfides qu'on emploie pour les sl i
c , et .i. compter fermement sur les sentimens fraternels
'ous les citoyens.
Cette lettre re ste sans effet, parce qu' elle avait été remise
Ln offi.; ier qui n'avait pas voulu_ laisser entrer les dra~ona
.s la casrrne, et qui s'était bien donné de garde de la
cttre A son adresse ; on en a fait d'autres copies, et un corn·
• saire de raùe trouve le moyen de la remettre lui-m ême.
Pendant le teins que les troupes se distribuaie nt pour
cr l'exécution de rembarquement et la tranquillité
la ville, la municipalité éta~t chez ~1M. les commissaires
•ts avec M. d'Hinnisdal , commandant de. l:t province cllt
d : fluctuation continuelle d'officiers et. de divers particu•
MM. les commiasaires civils , bien convaincus du voeu'
nimement prononcé de la com"munc, puisqu'il n'y avait
une trentaine d'opposans jaunes qui é tai.c:nt rangés sur la.
c du Champ-de-Mars, ainsi que les deux détachcmens de
yal-Comtois et Bearn, qui ne s'y étaient rendus que par
ordres supérieurs, et qui br\Haient d'envie de se rejoin·
aux citoyens , requierent M. le gouverneur, sous sa rcssablI:
té, de faire d ésarmer les troupes qui sont sur la place
Cha:np-dc.I\1.ars , et disperser les a111rc.s personnes qui s'y
vent rassemblées. Il y a quelque& difficultés pour mettre
:x.Ccution la prés ente r équisition : elle est rcnouv:::Hé:c avec
1 de force. Elle est enfin cxécutéç. Royal-Comtois et Tiearn
l'Ctirent auprès des citoyens , et les gardes jaunes dirigent
marche contre le cauon qui se tro~vait ci l'entrée de. la
Espagnole.
s têtes étaientc:<altécs , les couleurs de la m~ison de Conflë
~chauffent encore; tous cenl qul les port1ient sont insulon
veut leur faire quitter cet uniforme, l'ent~tcmcnt de
qui le portaient engage des provocations , et on se
ose i leur faire faire ce qu'ils ne voulaient pas. faire
bonne !:!;"race; les plu.s prudens ou plutôt les moins témé:
es s'enftJic:nt au grand galop , et en sont quirtes pou\·
ur, plus.ic:un sont déshabilles et démontés. ?\i. Cagnon"
Command.ant , ~~• •e 1Jl1 aillc:~rs généralc.':1~nt e,stimé, ~
acul tcra1 .. Ldc \&:.Qu~.réule immeusc: .., E c~1; J:tar.: ~·:·:
---·- - .. : -·~ · - 1~ - .. • ~ ..l!-1.-1.:n~- 1 __ --'·-~~ .!.~: .. _,
( 0
dra..,.on5 du sciz.iemc régimcut, s'avance Juup1·à lui, tt
vite", paru vie en dani;er, par la vie de ceux qu·il colnlli1
de céder à l'impüuosité du peuple. M. Cagnon se sen
toud1er rnn uniforme par un citôyen, lui !ache un coup-
. l'istolct; il manque celui à qui le coup (tait adressé, <tbl
par derrière lui un père de famille. On est indigné de T
que le commandant d'une corporation proscrite répand<
premier saug , et au mtme instant il reçoit le chatiruent
son imprudence; il tombe mort ... Trois de sa troupe cproav
1e même sort 1 et les antres ne trouvent leur salut que
la fuite.
Le public s'impatiente clc l'apparente lenteur qu'on met
l'embarquement de crux qui wnt désignés par la coma
m ais on Me fa i t pas tttten ti011 que M~1. h:s commissai1c1
!!e peuvent et ne doivrnt agir que léa;alement, et lj•
formes emploient un tenu ~ui paraît fort long Ît Iïmpa ·
des ci1oyens ; i\:. de Cambe[ort avait d'abord parle de 1
barqucr a,·ec tout le ré~imcnt, M. Thm::zard fa!sait ausa
pelitcs fa~ cn s ; r( quisiti ~ n de M?.,f. les commissaires ci
tendante i. faire rericlre À bord de l'Eolt , llll\1. de Cam
et autres ; enfin il est d c<idé que l'embarGncment aun;
à quatre heures , ceux qui y sont destinés demandent
~ous la sau\'c-garde des citoyens ; ce qui leur est accord
Une Rrande plrtie des procrits, après avoir fait à la
leurs paquets , se mettent en marche, sous la sauve
des eitoye.ns, et accompagnis de M. Poivcrcl , l'un de
lco commissaires ci vils. Il> se rendent au bord de la mer,
l'escorte de; dragons et des gardes nationaux : pendalll
11\arche, on ·entendait 11n trio patriotique qni vaut la peine
:rapporte. Le peuple chantait: Ah! çà ira, çà ira, çti. ir11;
gons , et les sardes nationales 1 chantaient : Ah ! ça é1t.
i><i hé .
. Noms <les pcrrnnoes embarquées :i bo:d du vaisseau I'
Qlfuien du rC.rinu:ns tiu Ca/1.
Mllf. Camhefort et sa femme; Thouzard, lieutenant-CD
Lam:uonnicrc , Wander-~inden , Saxy , Labiguc,
diere, Landais fils, Sircut, Verdier, Prat, Chardon,
Day , Vauloger , Dussau , Mausuy frcres, Poitou ainé
licrc, Saint-Victor, Lavallicrc , Lasalle, d'.Allard, C
Condamine, Gilbert.
Ac!judans. Nono, Paruto, Ducrcts.
Tl'Omp, sergt11t; Langlet, idem; Maill,\d, eaporal;
gnou , fusilier.
Liég.rd et Lallemand, aide - de. camp cfe M, Blanc
Lal!cma11d et son ne\ eu.
Dumyrat, frcrcs.
Ga 1 ~rcau, cx;ré~actcur,; _I~s ah?nnés au journal
!iOnt b•en a!isu:·cs dune vente , c est qur. 1 r.~: r ar
•. T a·lih.(€11.Y•:g;le, cd~i-ci est un g,I~nLi:i, b~:. • ·
t"lt' CO . • ..
( 61 )
Gir:nd, commis de négociant, ou du trésor, il s'esL trouv~ ..
là comme une sa uterelle~ ·
Bailly, officier de marecbaussée,
Landais pere, greffier du consejl. Girard.
Catif.i. Lassaigne, lieutenant de vaisseau, chargé du détaif.
COMMUNE DE PARIS. Du 18 décembre.
Les 4 administrateurs de police sont Viguer, Louis Roux•
llrulé et Albenicr.
Le conseil-général de la commune ayan t reçu les arrêtés d'un
,rand nombre [t) de sections c;ui l'invitera à aller à la Convention
nationale demander le rapport du decret du 16 du courant;
Considérant que àan) les circonstance~ où Jcs droits de
11homme sont violés, où les bons citoyens sont menaces d'un
ft.il injuste, tous les citoyens de la commune doivent émettre
hur voeu, et prendre des mesures énergiques pour la dl f~use
Ille la Liberté et de !'Egalité, et pour la sûreté des personnes
des propriétés ,
• Le procureur de la commune entendu; le conseil-général
onvoquc pour demain ig, huit heures du matin, les 48 sections
pour délibfrer sur la pétition de la seccion de,., Gars
Françaises, tendante i faire rapporter le d~cret du 16 délnc,
avec invitation de faire parv.enir, avant midi, leurs
êtés au conseil-g én~ ral permanent.
Du 19 deambre ..
Les commissaires des sections réunies se présentent au cbneil-
gi:uéral. Allard donne lecture de l 'adres~e suiv<inte, elle est
11animement approuvée et portée par une députation à la Conention
nationale.
Mandataires du souverain,
N ou~ avons aboli la royauté, mais cc n'est pas pour laisser les
cretes, facultés de s'en disputer les d êbris: nous aVons· anéanti
s rois, mais nous 'ne l'avons fait que pour conserver les llroit~
crés de l'homme, -
Vous avez adopté l'ostracisme : mais est-il sanctionne par le
uple ? Vous v~ulez imiter les peuples ·de l'antiquité; -.i Athees,
l'ostracisme était établi, mais Athcncs n'était qu'une petite
<'publique. La France' forme une République , qui, pour être
~mense, n'en veut pas moins l' unité du gouveruemtnt; :i Athe ...
fës, le peuple gouvernait en quelque sorte par lui-mên1e; en
rtauce ., il gouverne par des rcpréscntans. Athcncs petit crai;
6ait la prépondérance d'un individu, on lui donn<iit, cri l\~xiiUJ.
t,. p]us de poids encore qu'il n'en avait; Athenes voulait
ar cc tee loi conserver la liberté et l'égalité : cette loi admise
Il ·Fi:a1~cc, rcnver~ait ks droits de l'homme t>t dctruirait
gali te. \JO g1e
u a~
( 62 )
Nous ne savions pas qu'il existât encore parmi non~ dei
, Eourbons autre< que ceux qui sont au Templ~, votre dicrct
vient de nous l'apprendre.
Vous n'avez encore rien fait pour la const!tution, crur·
constitution qui d oit assurer parmi nons la l~bertë, l'égalirë,
et dé ja vous paraissez préjuger la chûte d'un édifice dont la
premi~re p:erre n'est pas encore po5ée.
Si vous •vei Jécrété que le peuple, dans ses assemblita
primaires, san.ctionncrait la constitution qu1il vous a chi.~
de lui présenter , pourquoi donc prenez - vous des mcsôltl
provisoires qui , dans le principe, ne peuvent et ne doivcut
être que constitutionnelle ? Qpc va dire l'Europe ? Q.ue di1&
la p os téri té , quand , dans une seule séance , au milieu des
orages annoncés de toutes parts , vous portez ut;i pareil decret?
Craindriez-vous les res tes d1une f~n.1illc ? Croyez - voDI
qu'ils soient plus à craindre , ;\ présent que nous sommes pis
fo rts et de nos droits et d)e; nos principes? Nous ne vou\ puions
pas des dangers qui s'accumuler aie nt sur la tête det prOI•
crits ; nous n 1avons plus qu'un mot.
L'ostracjsi:ne chez nous serait une peine, toute peine sup
un d élit, législateurs ; où est donc le délit? No11s vous de
dons le rapport du décret du 16 décembre .
CONVENTION
p R É S l D E N C E D E f E R M 0 N T.
Séance du Vcn<ir cdi , 21 Décembre 1792.
Le ministre de l 'intérieur instruit la Convention ,11f
commune de Nantes avait fait une soumission de !? m •
pour achat de bl ~d à l'ét<>n~cr. -La maison Toilct s:étair
gCe à faire cet achat. Le bled eH anivC ~i. Nantes, ma!s la.
mission ne s'est montée qu ' .{ neuf cents r.n ilh livres. La
son Toilet a prop osé au minis tre de se subroger au m
Ro1and a accepté , et il demande un million pour pouvoir
plir son engagement. Renvoyé au comité des finances p
faire le rapp ort demain mat:!f. •
Le minist"e de la g uerre écrit que les habitans du pa
Nassau se sont rmpre;;:;és de fournir des chevaux
tnii.port de l'artillerie envoyée à l'ann ée de Co•tiittll
La Convention con-.Ï!!,ne honorablement dans son
verbal la condnite d<S habita11s du pays de Nassan.
Chausel qui avait obtenu un congé pour se rea ..
ta famille demande que l'Aosemblée veuille proroger
ju.squ'ai: μjanvj~r. C:ct espace de t~m:; 1i1i est' .Ji
n i: ~ e~c~1~!!. gliê tabl1r sa san1:1: .Ai: ~·ord<'· ~ '
1.'AotliPmhlP.- ~rrn .. A.- •n .... : ...... .l~r. '. t ci ___ , ___ _
Malus détenu à !'Abbaye dema~de à b Convention de chart~
grr sa maison d'arré:t. Le mauvais état de sa santé l'oblige !
1ollicitcr cette faveur de l'Assem'.:ilée .
Sur la proposition de Bréard, il est décrété que Malus et
d'Espagnac seront transférés dans leur domicile , et y reste ..
ront en état d'arrestation, sous la surveillance d'une garde G.UC
Jour donnera le commandant - général de la garde nati onale
Parisienne.
Uue lettre des comi;nissaires de la Convcnti.on dans le département
de la Sarth•, appreud que le calμie est rétabli
dans ce d épartement où les comestibles avaient été taxés par
la faiblesse des corps administratifs et des gardes nationaks.
les commissaires ont cassé la taxe , fait des prvclamations ,
et licencié la garde nationale du Mans.
Deux cents des rtvoltés avaient été emprisonnés à la Flèche;
ils ont éJ.e interrogés. Ils ont répondu qu'ils avalent été re<
JU.is de marcher au nom de la souveraineté du peuple, et
-'ous peinr <le 5o 1. d'amende,et d'avoir leurs propriétés pillées.
Tous ces prisonniers ont Cté mis en libc1té, excepté ciuq
.qui Q;it paru coupables.
Mallarmé, au nom des comités de.$ finances et de la guerre 1
fait un rapport sur la solde des troupes, et présente u& trèslong
projet de cléc.-et qui est adopté .
.llelbreil propose d'êtendre aux soldats de ligae 'l.ui ont
!'bandonné leurs drapeaux, la loi qui ordonne aux volontaires
C)t.IÎ ont quitté leurs bataillons d'y rentrer. Renvoyé an comité
militaire.
Deux députés du peuple souverain du Hainaut sont admis
~ la barre. Ils di~ent à la Convention que le peuple souve:
rain de la province du Hainaut , jouit de 1'-!vantage d'avpir
des rcprésentahs de son choix, que c1est à la valeur des arJl!
ées de la République que la province doit cc bienfait, qu'elle
~Il la seule qui voie, dans le sein de r4ssembléc de ses
c:présentans des <li·putés des habitans des campagne~ ; qu'enfin
sa satisfaction se rai t etltierc si les autres provinces de lâ.
atclgique voulaient se réunir et former une Convention ..•
Les représcntans <lu peuple du Hainaut, ont- ib ajouté ,
après avoir juré de vivre libres ou de mourir, ont décrété I 0 • que
liens qui u.nis~aient cette province à ia. maison d'Autriche,
aient Tompus; !?o. la publicité de ses séances; 3°. l'aboliû'?\l
e toute espece de privilege;, de la n oblesse , du clergé et de
us les droits féodaux, et en conséquence l'égalité de tous les
itoyensdevant la loi. (On applaudit.)
L'autre député a ensuite pris la parole, et a représenté à
'AsseQ1b)éc que le décret qui presc1it oux g?oéraux:' la conduite
qu'ib doivent tenir <\ans les pay< où il• pohent ~es ar,
• ., est un attentat â la souveraineté des peuples; qu1il cm..
fJ:r~serait l'organisation des contribati~ns; qu'ils: ne pens~nt
as sur-tout qu'il B-8~~~e av1Wr un effet rétroJctif !Hl!" des nomiaationa
faites antérlelh'c~lttpar le peupk; il dem~ndo 'P" l~
/
Canvention décl.11 e que le dêc;c; ne regarde pas la proYla
du Hainaut, qui a renpuvelle toutes les admiui>trationa et aboli
tous les privileges.
Cette pétition est renvoyée au comité diplomatique. On demande
que tes députes du Hainaut reçoivent du president
baiser fratexneJ: Cette ptnpos(tion est accueillie par ace •
tiou; le! deux députés s'avancent vers le fauteuil du prési·
dent, qui les embrasse et les fait placer à ses côti:s.
Villers , l'un de commissaires enyoyés dans le départemw
de Loir et Cher, fait un rapport sur leur mission. Villeis
entretient d'abord l'assemb!Ce d'un évenement qui s'est pmi
à Blois, beaucoup de citoyens s'étant portés dans cette
pour y ta><er le bled, ils se renden t à la maison commune;
ils y apperçoiven t des vestiges de la féodalité, les 8eon-d.
Jys qui etaient sur les drapeau" de la garde nationale fnppr&
aussi léurs yeux , ces objets échauHent les cspÛLI , et Ier
drapeaux sont déd1irés.
Uu.e procédure s'ins truit aussitôt contre les auteurs de cetlr
action , et quelques citoy<!ns sont emprisonnés.
Vos commissaires , dit Villers, ont cru que les citoyni
avaient lte €gar es , ils vous dem~ndcnt d'annuÎlcr la procèd11lf
commcncêe contre enx. Décrété-.
Le surplus du rapport contient des détails déja connus.
Le ministre de la guerre transmet à la Convention ,
lettre du général Beurnonville, qui contient les détails suiv
L es ftroupcs França ises se sont avancées sur trois colo
j>our chas~er l'ennemi des hauteurs de Wabrin, sur lesq
il y avait trois pieds de neige. Les s;renadiers qui itaiellf
t ête des colonnes, ont mis une heur·e pour arriver au SOOI
Jls y ont marche a pas de charge' et en ont chassé l'en
qui, pressé de s'enfuir, a laissé une piece de 7 avec le ca·
L 'cnucmi a encore été obligé d!abandonner une autre
tcur oà il était posté avec trois mille hommes et plusieurs ""
de canon : les troupes qui l'ont attaqué n'étaient qu'au
bre de 1 200.
Dans les différentes actions qu'i l y a eu, les ennemi•
perdu 1200 hommes, et nous 7 tués et 40 blessés.
Beurnonville clonue les plus grands éloges à la val
troupes; le seul batai llon dn Lot n 'a pas montré la
constance que les autres volon taires.
La discussion ayant été reprise slir l1instruction p
et les ecoles primaires, et la Convention ayant décidé
]es orateurs seraient entendus sur la matière en géaéraf,
baut Saint-Etienne a frononcé un discours et pré1enlté
projet de 4,écrct sur l déucati on nationale ; il a parlé
projet des idées prises chez les peuples libres de 4'ad
adaptées autant qu1il est possiblt à nos cirConstanct1,H
i ré.fariner la géneration prrsente , qu'âformer la g'
v:en1r. Co gre
( N°. ~9 . .-1792. )
ERCUREFRANÇAIS
HISTORIQ.UJ!. , POLITIQ.UE ET LITTÉRAIRE.
~ DIMANCHE ~3 DÉC!IU.U, l'an prtmitr dt la RipWliqt<t.
CH .4 RA. D .!.
malheureux qui n'a pat mon premier t
Du bout des dents se livre à mon dc(niCr ,
l'ais chez. lui par tc.1 1oins rcnaîtrt mon cnùcr.
( Por M. Ci. M. D. V. J
T H i. A T B. E D U V A U D E V I L L E.
caractue distincti( des picccs i vaudevilles , est la légéreté
toutes ltu accep tions du mot. Des couplcu tournis a'9'oc
, sur des airs heureusement choisis, présentant tour à tour o~
de t'épigr_ammc , ou la délicatesse du madrigal; une critique
on un mot plaisant; un sujet agréable, mais sans profondeur,.
le 1eulcmtnt· d'arpcncr quelques lablcaux inthcssans •· quelquc1
comiques, du traits de scntimcn1, plus souvent de la gaieté t
&.Out ce qu'H faut à et genre ; tout sujet fort, moral ou polie,
q"i exige dei dévcloppemcns et une certaine étendue, o'JJ
:ient pas. Aussi , dans la foule d'opéras comiquds, qui son't.
, n'en 'ompte-t-on pre sque pas en trois a.ctes.
ccue esquisse de la théorie du vaudeville est vrUe, il ne faut
chercher pl.us loin b. caUse du peu de succès qu'a eu jeudi
ou l'ori~ine. de la Ripublitue tÜ Lvtq•ts. Cc sujet est pris dll.
de Voltaire, intitulé : rlducation d'v.n pri11ct. Le jeune Albert
a\tee t'évEque qui l'a élevé comme pour foi , et qUi <litige sa
'eace, et l'intendant de son trésor , environné de cÔuttisans
1, croit soà peuple hct..reux, et s'ennuie. Il n'a qu'un bonnète
e, et il l'exile. Mais cet honnête homme a une jolie soeur:
qu'elle vient ju~ùfi~r iion frere auprès du princ.c qui !le.
rie que d'un c·ouplct amoureux, qu'il a fait ou fait faire
,. : t~ rnl~'lil"i- .Ahd.!:1.1.l.__1.'_emn2° d • 1 ~ Il t
u nvo, 1!ntt op srtrJ '•!J•!11nv,t op oo!Al•• n~ • 1,.an1d:
nod • 1uo11uo oull•w•nv no •?1so1 1uos !nb ·~.r~!w~ S>'J
·••qu1naa on1· ' J'l' o,a ·:;i N ~ V W 3 ï 1 ~.·:
--- • , i.L uu 0 1"" . .,,. r.
r 65 1
ntour de son amant, qui en cfrcL 1c rend maître de la •Ille,
tOûS les lurn plonges dan' l'ivrcsn: , et tie la pcraonnc d'
Vlinqucü.r g1:ncu:ux, il renvojc cc corsaire en lu.i dollU.D.t
p9ur esclave l'êvcquc et le con~rôlcur 6nancicr; maie il ••
plus remonter sur le trOuc, c~ conlCDl de pouédcr Esic.llc,il
Q\ÎCux servir cl défendre l'é~at que de le go.uverner.
Le premier actcj a infiniment réussi, le second, moins ctlc
1icmc _a dCplu. Cc n'est pas qu'il ne pètillc d'esprit tt qu.'oa
trouve une foule de coupl ets charmans; mais cc ,iujet ut b
tr"op fort et pour le genre qui se prête peu à éc1 detaih por ·
et- pour le local qui ne pouvait le prëscntcr avec la pompe
•cnablc. , et pour tc.'i habitués de cc théâtre qui ne parai11e11
a voir l'cspric tourné à la philosophie, et pour lu actcun a
qui n'ont pas encore le dcgre d'èucrgie qu'il ex~gcait, de
que celle piccc qui , soutenue d'une mu~ique vigoureuse,
eu tOl.ll 'Ce qu' il fata.t pour ré!lssir sur un grand thciitrc • n'a
réussir su r ccl1.1i du vaudeville. Les auteurs gagucraieot pc~ ..
à 1.:1. changer de fol'mc j il serait dommage que La.ut d'eij>rit Cl
talent fût '. perdu.
NOUVELLES POI:IT.IQ..UES 'tTRANC!R.E
• }{US S 1 E. Pi>tmbourif le 1.S novembre.
L'impératrice vient de rirppeller une - partie des c
qu' elle' entretenait dans l'Archipel. Elle n'y en laisse que
savoir : ceux de Smyrne, de Scio, d'Alep, de Candie Cl
lexandrie . Mais ceux qui sont rap.pellés consçrvent lcnr1
temens.
Le lieutenant,- général Koutusoff, qui •e trouve actuc
en Pologne, où il a eu le commandement des troupes
pendant les derniers troubles, est nommé ambassadeur
dinaire auprès de la Porte. M. Koutschoubel est déjJ. pa
Constantinople, où il doit être chargé d'alfaires, en
l'arri.vée du nouvel ambassadeur.
La députation de la .conféderation générale de PolQPF
clernierement. audience <le l'in1pérn.trice, qui l'a rcç•e
trône, et avec tons les h9nneurs qu'elle accorde auJ&
<leurs dans les grandes cérémonies. La seule dilférenc;
qu'elle n'a point adressé la parole, elle même, a la.d'f
Sa réponse a eté prononcée par le vice - chancelier, o
AU TRIC HE. J'i enue le 10 DémaJ,r,.
Il vient d'arriver un envoyé de la cour de· Lonli
eu déjà quelques audiences secrettes de l'emperear. L
que le but de sa mission est de propçiser la m~4iad
d'Angleterre pour un accommodement avec h 'Ir
tion à laquelle le monarqu'e Anglais a cru dO~
poids pG~es gÎ~uvnux armemens. ·
é1 dans les rrgimen1 emigrè1 de 11erch1ny, de .:
Royal-Allemand, où la vanité des titres, cause premiere
tous Jeurs malheurs, ne les empêche pas de remiclir 1ou1
devoirs dtt soldats et d'apprendre à connoître l'êg•lité.
Le corps franc de Michalowich a passé le 8' à Col<'gne. On
t que c,cst un ramas de brigands, Esclavons, Grecs, Croa'
Turcs et Tartares. Ilt étaient sans bas, sans souliers, et
ns le plus triste état.
Lei soldau Autrichiens qui passent ici , sont souvent aussi
penaillts; et il n,cst pas rare d'en . Toir mendier dans le•
es. Q.u•nd ces misérables sont trop press<'s par le besoin,
d~tromstnt, la. nuft, les ptrsonncs qu'ils ren contrent. Troia
ro;.nt mis en .J>rison avant-hier à Cologne, pour un fait
obi able.
H1mbourg, lt 10 déctmbrt.
l.c roi de Danemarclt. s'étant fait trop long·t~rns attendre
•pectacle, fut accueillL par des s:ffiet1. L'orchestre voulut
mmcnccr : mai..s le public de mauvaiSc humeur, mit tous lei
strumens en pieces.
C 0 M MUN E DE PARI S. D" 19 dürn1bre.
Lrs sections extraordinairement tonvoquCcs par un :irrêté du.
seil 11;• néral ,_à l'effet de délibher rnr une petition de la
tion des Gardes-Française!, tendant< A demander le rapport
d.;cret du 16 déce mbre, qui expulse la famille des Bourbons,
t envoye , dans la séance de ce matin , des commi~saires
arges de redirrer une adresse a_ la..Ce>n vention nationale dans
1 principes adoptes par la section des Gardes. Franpise$.
e.que loutes demandaient le rapport pur et 'impie du décret;
lques·unes cependant se bornaient à en solliciter la suspcnt
n jusqu.'à l'époque 01\ le voeμ dû peuple serait clJiremenncé
; mai5 la majorité s'étant d~.cid~ e pour la premiere met
' elle a étt adoptée; et il a été arrfté que radrcsse scrairtée
sur-le-champ :l la Convention par les membres du conil
général et les commissaires des 48 sections i en effet, à une
ure, le cort ~ge est sorti , le maire de Pa1 Î) à Id tête; à trois
res il a otê de retour; alors le C. Hebcrt, subst'tut du procu-
1' de la commune, s'eu levé : "Citoyens, a-t-:1 dit, la ,·oix
peuple souverain vient d' ttre etouH'ée, vos magi..,trats 3\ ilis, et
droits imprescriptibles de l'homme foul és aux pieds; la Conntion
nati onale a refusé de nous entendre ... Jc ne m'.a.rrêterai
s long-tom ps sur les mesures que vous avez à adopter. Le trms
esse; reportons.nous au 10 août; c'est dan111 lrs fdstcs de
tue jouroic. cllcbre qnc nous lirons nos devoi rs ; notre posi-
• u est.la même qu'alors; nos tyrans , il est vrai, sont d!ffém;
mtis leur tyrannie n'en est pas moins insupportable. Je
emande que les sections soient eXtraordinaireme!lt convoéca;
41uc procè5-ve!'&1 d!I é efu1 'iuc nous venoi:~. ~.'o.tsuycr
ô ~ ~
.,. ........ - · ----' -· ·--- --·- -- · -1- --· -- ----r • ,-r._..., .. 1111
niere mesure s'étende aul< 83 départemen•. mQ ..
la République eutiere le ca's que nos mandataires 1ont dt
justes réclamations. " Cette motion a été <:ouverte d'appl
dissemens. Un commissaire de section allait plu5 loio; il ._.
mandait qu'au procès-verbal à envoyer dans les dêparteme111
joignît la liste de tous les membres de la Convention qui
trahi les intérêts du peuple. Les plus vives apostrophes
été dirigées à cette occasion contre Roland et Brisso1; MaD8el
n'a pas été plus ménagé; on a cité de lui la levée qu'il 6t •
des procès-verbaux de la translation \le Loui• XVI au Tem
dont il envoya extrait au roi, de Prusse. j)n demandait
conséquence qu'il fût compris dans la liste der. man °
infideles; "mais ~endant l~ chaleur de la discussion, Cham
a annoncé qu'un décret)c I11andait A la barre. Toute l'aa1
blée s'es t levée pour le suivre, et le cortége est reparù
seconde fois. Lorsqu1il a été de retour, le maire a anno
la maniere dont il avait été àccueilli a la barre. Toutca
lnotions faireS pr é c~demment ont ensuite été reproduites,
le conseil général s'en est teuu a l'arrêté suhiant: •
" J,e conseil général, co.nsidérant combie'I' il importe q
ses commcttans soient instruits , (lu .zele c,iviqu_<> qu'il met
l'exécution de ses mandats, -et voulant donner une preuve des
sentÎm cns fépubl.icains à tous .ses .concitoyen-S, arr ê[C l'im
•Ïon, l'affiche et l'envoi aux ~8 sections, du procès-vctbal
!~journ ée du 19 décembre."
C 0 N V lt N T 1 0 .N
p 1 t I I D 1! N C ! D 1 'f 1 1 M 0 Il T,
~ùret at!#tionntl ooncernanl le motl.1 de conilallT l'ital tid
cito;e"' par lts municipalitls!, rendu lt 19 déctfllbre,
S E ê T I 0 N °P R E Id I I! R E,
.Articl« '""'"'""'' à> toutts 1,; municipalitéi de /1> répu~lif•I.
Art. l. Les personnes dés4gnêes par fa loi du llO ace
flernier, pour faire les déclaratiQns de naissance•
tenues de faire ces d é claration~ dans lts vingt-quatre li
de la naissance , sous peine de prison, qui sera pronoac
"ilnie de police correctionnellç , et ne pourra cxcéckr
niois pour.la premierc fois, et six mois en cas de ri:cidlvc.,
les poursuites criminelles en cas de suepres;ion 'd'en!è'f.
o(i de d éfaut de représentation de l'enfant.
II, Il sera payé , pour chaque extrait d'acte de cliv.oni!
même taxe que po11r un extrait d'un açte de mariage.
III. Le registre particulier prescrit pour la publi ..
rn_ariages servira pour les actes préliminaires du di.~
d9ivenc ê1rc d{cssés l"r un officier municipal• Cl IClill•P.il"'~ Go gle ..
""41R tstmt a·acuprthm1naire au ct1vorce-1 la mëmc tax.e qua
~r un extrait de p\lblication.
JV. Lu actes de divorce ne seront point t~registrés sur le ref.
strc des actrs de mari>ge dans lequel ils seront insérés, mais
•r la premiere expédition qui en sera faite, et qui ·ne sera deliwéc
qu'après le payement du droit d'enregistrement, duquel' ains~
... de sa date •t du umboursemcnt, il sera fait mention à c6té
fr l'acte, en morgc du registre de la municipalité.
V. Les re!!;istrcs desdi~s actes préliminaires du divorce, et ccu~
publication des mariages, et d'opposition auxdits maria~es •
ont sur papier timbre, fournis aux frais de chaque di.crict •
~llvoyés aux mu.nicipalités par les directoires, tous le.s quinzo
emlcrs jours du mois di décembre de chaque année; ils seront
tes par premier et dernier, et paraphés sur chaque feuillet pu
président de l'administration du district, ou, à son défaur,
-jar un des membres du direc·roire. Tous lesdits registrfl et Ica
ptraits qui en seront. délivrés: sont exëmpts de la foiàalité e~
:tp droit ci•enrcgistx:cmcnt,
S E C T 1 0 N I J.
farticu/Îtrs paur les communes dont la popula1ion est Je
50,000 ames et an.dessus.
Art. J, Dans.les cowmuncs de 50,000 am es et au-dessus, le~
lafations de nai.1sance et décès se feront d'abord devant le
miuairc de police de la section ou d,μ quartier.
11. Ces déclarations dcvan,t lesdits commissaires de polico
1
1eront faites, au surplus, dans les mêmes formes , avec les mêmcslndications,
dans le même délai et par les mêmes porsonnes dé-
1.1.ignécs dans la loi du 20 septembre dernier. En cas de péril
~minent, le .commissaire de police s·era tenu, ..sur la ré qui ..
~ "tion qui lui en sera faite , de se transporter en la maison où
a l• nouveau-né. Il se transportera au liell où la persorihe
a décédée, et s'assurera du déc<s; et s'il y a indice de mo•~
lente, il se conformera aux art. VII, VIII et IX du titre pre-
·cr de la loi du 20 septembre.
III. li sera fourni à chacun des commissair•s de poli.ce deulf.
i1trca simples, l'un ,pour les naissances , l'autre pour le~
ès. Le Gommissaire de police drc$sera, sur l'un de c;es re-.i
ru, le procès-verbal de la déclaration qu'il lui sera faite, et let
era a\'cc les déclarana et Ica témoins.
lV. li déliv~cra sur-le-champ, sur papier libre et sans frais ~
ie du procès-verbal, certifiée de lui, awx déclaraus, qui •eDl
tenus de se présenter ensuite dans les vingt-quatre hcurct •
s les peines portées en l'articl~ premier de la ~ection pzécéte,
à la maliwn commune, assistés de leun témoins, po11t
.Dire dresser l'acte de naixsancc 011 de déçès, en rcpréae1ua11t
copie dudit procès-verbal.
V, 1.ca re&istru mwGtion,Ar1• ~CD l'artlclc Ill de ~·J?Tb.tr.n cc UCti
u 0\: u 1
...
[.! tl~
tion, seront fournis pu les municipalités. ns tercnlt
premier et dernier, et paraph<s sur cbaque feuillet, le IOll
frai::», par le maire, ou,. à son défaut, pa_!· un officier rnvnid'
5uivant l'ordre de la liste. Tous lesdiu registres et les a
q~i en ~eront delivrés sont exempts de la formalité et du
d cnregutrcment. ,
VI. Dans les huit premiers jours de chaque trimestre, c
àesdits commissaires déposera ses registres de naissance et
Û• du trimeotre precéiient i la maison commune' et les otli.
municipaux seront tenus d'en faire le récollement avec lei
trrs généraux; de relever les contravc!ntions, s'il en a été
n1is, et de les dénoncer au procureur de la <:ommunc, q,ui
tenu de poursuivre les personnes trouvées en contraventioa,
de les faire punir, comme a est dit en l'article premier de la
tion premiere de la présente loi.
VII. Les conseils-gc'.néraux desdites communes pourrontn
mer au crutiti, et à la pluralité absolue <\es su!f1~ges, UD C
mis en chef, qui sera chargé de la garde de tons lei rcglstm
vant à constater l'êtatçivil des citoyens; et tous ces registret
ront, en conséquence, réunis dan!' le même lieu.
VIII. Les conseils - généraux desditcs communes pou
faire autoriser par l'administration du département à ptr~e
\ pour les extraits des tcgiHres concernant l'état civil des cite
un,.e taxe plus forte que celle qui est fix<e à l'egud des •
communes de b République; mais le ma>imum de cette!
pourra txâder 10 sols pour chaque extrait d'acte de nais
déçès, publication de mariage, ou d'acte prHimioairc da
vorce, et 20 sols ·pour chaque extrait de mariage ou de Ili
le tout, non compris le timbre.
Séance du samedi 22 décembre 1792.
- Un secrit•ÏR lit u~e lettre du citoyeh Carnot, comm
aux frontières des prrfoéçs, qui annonce à la Con
que les soldats volontaires eur cette frontière sour p
manquer de tout, attendu que les cito~ns qui ont d•
curé pes fournitures à l'armée ne peuvent obtenir d
ment. Cela vient, dit le commissaire, de ce qnc les
donnent ua effet rétroactif à la loi du 15 mai , qni so1p
paiement des dépenses faite! par les commissaires nati
Le ministre des conlributious e-cpose à la Convent.i
réclamations des ci-devant employés dans les régies ,
mandent avec instance des secouu dont ils ont le p
besoin.
J,es commissaires à Liég~ font part à la Conyention
Français en entrant à Bruxelles, ont troμve beaucoup:
précieux appartenam à <les Français tmigr<s, et l Cli
superieurs des Pays - Bas; ils ajoutent qu'ils ont cl
erdrc1 r,~, l~ ,ces effets fuss<n\ mis >O'lla b
( 7 I } '
.de; les mêmes commissaire; exposent les réclamations de
lflnry Si:uon qui a fourni a l'armée de Dumouriu des subsis(
anccs , sans lesquelles elle serait morte de faim.
Q.uoique le prix des objets fo~nni• ait été porté b~u1coup
op haut ·par le vendeur, il nous parait j uste, disent les com
·ssairc.;, de payer, au moins en partie, les denrées fournies
r Henry Simon.
La Convention a décrété que la moitié du prix des denrée•
ait payée a Henry Simon.
Sur les re présentations et les observations de divers membres
a Cté décrété que les comités seraient rcnouvcllés à moitié,
onformément aux dfc re.ts dejâ rendus.
Couton '.'Yant demandé le rapport du decret qui empêche
1 peuples cl.ici lesquels nous portons les arme•, de choisir
ur lcur11 fon ltiounaircs les agcns de r anc.:icn gouverne-ment~
les ci-devant nobles·, Lanjuin ais a demandé que l'on contrtit
le décre t en simple in vit~ tion, d'autres que le décret soit
é~li tel que le comité l'avait proposé; et par conséquent,
en retrancher Pamcndemcnt.
Cette proposition a été décrétée, ainsi que l'envoi de l'artc
rftabli par un courier extraordinaire.
Jacques Boileau a dénoncé un par-ti de royaliste fbrmé dans
ville d'Anllon, dont le chef avait ins éré dans une adresse
la Conv~ntion , de son autorité , et contre le voeu de ses
Dcitoyens , des doléances sur le sort de Louis XVI.
Uo membre du comité des finances a fa~t, au nom de cc
!è'omité, un npport tendant à faire accorder une gratification
~x commis des bureaux de la Convention-_ li a proposé un
écret qui a été adopté. Un instant apr~s, Mallarmé a deaodé
le rapport de ce décret, et l'a obtenu.
Merlin de Douay a proposé, et la Convention a adopté un
jet de décret qui accorde une augmentation de paye de
liv. par mois aux gendarmes remplaçans ceux qui sont allés à
défense des frontiere s , en indemnité du logement que la
tioo ne peut leur fournir.
On a lu une lettre <lu général Beurnonville au ministre de
guerre, par laquelle il auuonce que les troupes de la Réblique
sont maîtrcss'es de tout le territoire d'entre Sarre et
oaelle jusqu'au pont Cousarbruck ; que . dans la dernier c
onade, qui a duré 7 heures, et où les en nemis out perdu
aucoup de monde, il né nous en a coîtté que le petit doigt
und, nos chasseurs; qu'enfin, la jouissance de l'armec eût
complette sans l'imprudence de 24 chasseurs qui ont voulu
a11ger la soupe au-delà de la Moselle, et qui ont été dérangé•
!r 011 détachement de 5o hussards qui en 9nt fait u pllÏson-.
ers,
Ôn a lu ensuite une lettre du conseil du département du
Ïu-Rhio, qui rnu•Jfu;c.f11,g'.1Y eil de l'aristcr.roii;, rhm le Malrtement
• il r1.-m2nfi,.. nnl" b r.nnvt"ntinn v l"nvnir d,.~ com1i
P'I
J
11 b·d •nr
( 7t )
eratie. A cette lettre en est join,te une autre du con1111
de la ville, qui annonce que tous les ldministratcun IU
dus à l'époque du 10 ao ût, viennent d'être réélus 1 que 4.e
puis l'arrivée de Frédéric Diétrick à Strasbourg, l'ordre pobli
avait été fréquemment troublé.
Bentabolle a ajouré que non-seulement à Strubourg,
dans tous les dêparccmens du bas-Rhin , les fonction
suspendus le 10 août avaient été réintégrcs depuis dao1 1
fonctions.·U a demandé 1 envoi de trois commissaires.
Tburiot a demandé que tous les fonctionnaires public1 1
pendus à !'tpoqne du 10 août, et réintégr<s depuis, so"
incctsamm.cnt remplacés . Un autre membre a- demande, co
le rcmede a tous les maux qui menacent la ville de Strasbo
le transport• de Dietrick. à Besan~on, pour y être jugé
le tribunal du dépertement du ùoubs,
Il est résu lte des divers éclaircis,emeos donnés sur le d•
temcnt du Bas-Rhin·, que l'ari stocratie y forme de ooa
des espérances, que des prêtres commencent à y fanatis~
peuples, que les partisa;u du maire Dietrick se coalisent,
(lu'il e5t à craindre que si la Convention ne prend des mes
promptes et vigoure'1ses, ce pays, qui, déjâ , avait mat
des dispositions peu patriotiques, n~ se réunisse f l'Autri
ai nous sommes attaqués par Strasbourg. La Conveoüo
1enti la nécess ité d'agir promptement pour couper coQJC
• mal; et d'après les diverses propositions que Pêtion ~ recuc·
et amendées , 'elle a d écrété qu'il serait envoyé troi1
miuaircs avec pouvoir de suspendre les fonctionnairea p
et d' mettre en état d'arrestation. tous les perturbateurs.
Andrein a présenté ~ lo Convention un paquet C011
cinq clefs trouvées ohez M. Thierry , avec ces mots éc""
ce paquet : clefs qui m'ont été' remise• par le roi l!t
z792. Elles ont êté remises A la commission des vingt-UD
Un membre de cette commission des vingt·UD de~
la Convention c~ que la commission doit faire d'une
du citoyen Former, de Soissons, contenant, dit-il, des 111(1
oie défense pour Louis. XVT.
La Convention a passé à l'ordre du jour.
Cambon, au nom du comité deS fi11ances, a fait décrécer
les 1;Ïtoycns qu.i auraient procurê des fournitures sur dei r·
sition.s des commissaires des Pyrénées avant le décrctdq 1
vcmbre, pourraient prê.scnter leurs· mémoire~ au mi11i1tur
C!n obtenir le payement. Cc dtéTet a été adopté.
Dubois-Crancé a proposé au nom du comit'é militaitc ..
Conve~tio~. a. unanimem~nt décrété q.a'il serait fo•rO.Î, l
<le gra'tilicat1on, deux patres de chaussons et nne paire
tons aux volontaire., pour les garan.1ir dμ froid .et 11-C!
1ui pourr~]l,.t •AJ9re la suite.
l.a 1èaab!'ll' éè'tl!vêe à 4 heure' et dernier.
( N°. 60. ~ 179• )
ER.CURE FRANÇAIS
HlSTORIQ.Ul, POLlTIQ.Ul: ET LITTÉRAIRE.
LUNDI 14 oÉc&MBRt, i',.,. premier de la Republiqut.
/ j NI G 1tf i.
À ma soeur et li Tlta fille.
T .\NTOT, malgré qu'au pié l'on me mette des fcn 1
l..tt ~ras sur les rognons et l 'allure bruyaute,
Toujo~rs dansant quoique pesante,
~ fai) biên du chemin dans cc vaste univen;
Tantôt plu& vive , et légcre et jolie ,
Je voltigoe sans ccuc , et bourdonne avec bruit,
Près du ruisseau qui borde la prairie ,
L'tnfant, en· se jouant, me cherche et me poUi'suit ~
~antôt enfin 1 plus bcllé et plus intéressan,te,
l)'a.n autre enfant je dois craindré les . traits ;
1eune pour l'ot.dinairc, et timide t:t trCmbl-ante , "'ut aiwabl.c enfant je xùch;ippc- jamllis ,
1!.n secret avec l!ii je suis d'intelligcnc..e ,
Et 1'i1 se seit de toute s,a iuissance
PolU me faire changer de nom ,
.Sn aspects différcns , tu vois 1 je suis féconde ,
Sou' le premi'Cr, je plai5 malgrJ mon poid',
Sous le second à l'enfant villageoi.s;
Mais avec le dernier je: plais à tout le monde ,
ur ... tout qll.and jt: reSiemble à celles que je vois. ·
( P.r M. CA. M. D. r: J
----------~-
blOUVEl.Ll!S POLITIQ.UES.
ANGLETERRE. 16 Décembrt.
Les T''~r•ratifs de l'Angleterre continuent fi.vec une extrt111a
iYici• To•l'l .. 1o:rT,\J.€1!j1q ~\eer la v.olonté la p_lu• ~~idic de...L. •
( ?4 l
part du ~ounrnemcnt a "prendre des mesures ho~tiln lairt"
t<'rance. la presse est en pleine activité .sur la Tamik" fl'od
füré qu'elle aura licu'dam to'us les ports du roya•ltt(."Üll'1~
même que deux vaisseaux, l'un de 5o canons, l"autre de 18+
iiOnt de sti n ( ~ ,t protéger ce moyen barbare de rrcruter un pe.o
pic qui se dit libre.
Le Du~e, de g8 canons, a été équipe avec la ph11 gnnd. 1
promptitude. Cc vaisseau s'est aus;;tôt rendu ~à Spithrad, in
que le Buiford et les corvctteo la Buuella, de 10, et le Ftml,
12. Tcus les vaisseaux de garde ont eu ordTe de se trouvtt •
à Spithcad, et de so fournir de pro.vi sions pour quatre moi1.
La Cauge, de 7 4 , et la frégate le Lé<ard, de ~8, sont mi1
commission. le Coca lrxi, de 14 , arrive· nouvellement;\ Po
mouth, a mis su r-le-champ à voile pour l'Est. L'Entrtpri11,
28 , a ~û s'oYanccr de Dcpford à la hau teur de la Tour, f
1·ecevoir les matelots.
L'Htctor et l'Edgar , lon g-tcms retenu• à Port•mouth inr
Tent contraire, sont enfin partis pour Splthead.
On n'a pas appris j sans inq .. iétude, ;\ Plymouth, la des'
ti on de l'A r..dromcrle. Cette frégate, de 32 canons , capitaitae
lisbury, va croiser à la haut<.ur de Brest , car elle a â bord
lote qui s'est engagé à cet êffet. Le Culloden, l'A11ni bal et!' •
de 74 , la corvette la Fly, dé r6, et le cutter le Trial, de U,
fait voile de Plymouth, les uns pour l'Est, les autre< en co
1ion. Dans cr même port on arme le PuiHanl, de 74, et la
gatè le Lowestoffe1 l1on y r ecrute en même-tems bcaucoop
beaux hommes, et l'on y publie de• proclamations exho
res, en promettant , a!nsi ql!-'i P~ortsmouth, une augmenta·
paye aux gens de mer. "'
Si la guerre a lieu, le dnc de Clarence auu le commande
<n chef des forces nava les, qu'on enverra arix lsle1-d11-V
Nous crayon') devoir donner 'ÏGÎ l'intéressa.nt diacoun da
aistrc Lebrun à.b Cou'ven tion nationale.
Ltilrun , mi11is tre des affaires ' trangeres , au présitltnl li
Con vention natio11alt.
" Le parlement Britannique, qui avait été prorogé jucp
mois de janvier,,VÎJ!nt d 1être inopinément raucmblé. e
vcrture de sa session a eu lieu le 14 de ce mois. c,n ..
'ure cxtr,aordinaire doit naturellement é,·ciiler l'anea •
gouyerncment Français .. sur ses èauscs et 41CS r.ésuhat1 J
de mon dtvoir de ue point laisser ignorer à la Comr
1;1uionale, ce que j'en ai pu découvrir. " _ _
" Peu après l'immortelle journec du 19 aoôt, et k
gcmcnt' introduit pour lors dans la forme de notre goia
ment, il a plû au ministerc Anglais de cesser COUie
nication officicllt avco nous, et dè rappeller ,,._,
4c~r ' lt>Ît @& gr~ etait persuadé q1•e ..... jo~
( 7~ l
esclavage étaient proches , soit scu{e.
-.Ut ' com11;u: ra dit ingénieusement 1e cClebre orateur d.t
l'opposition dans la prcmie,re séance des coin'munes, puce
41u'il crut indécenet et indigμe de la majesté royale Bt!tannit1nc,
d'avoir un représentant auprès d'un conseil exécmif,
tient les membru n 1ont pas été oints de la 1:J.Înte-amponle as.·
•aître-autel de Rheims.,,
" Qpoi qu'il en puisse être. le conseil exé'cutif provisoire
a·a pas cru. devoir suivre le même procédé : il a continu~
tl'cntretenir à Londres un mini1tre de la Rêpublique Françaioe;·
Il il l'a expressément" cha~é de~ saisjr toutes lei occasio~s
. pour auurcr la nation Anglaise que, malgré la roJ.uva:isc hn ..
eur de son gouvernement, le peuple Français ne desire rien
us ardemment que de mériter son estime , c:t de resserrer
bonne harmonie et l'amitié qui doivent unir l ja;naÏi; deux
ations géf!éreuscs et libres. "
u La Convention nation ale a re~n , à diverses reprises ,
es témoignages éclataus de la réciprocité de: cette bienvcilcc
, et de la part sincere que le peuple Anglois prenait
succès de: nos armes, et au triomphe de la liberté franisc.
,, /
u Mais ces mêmes événemens g'toricux agissaient dans un.
s très-opposé sur le min.istere de Saint~.James. Bientôt la.
intc ou la jalousie de nos victoires , les solliciL11tidns de noi
es rebelles, les belles intri~ues des cours ennemies , et
secret ombrage que lui inspirait;nt les nombreuses adresses
fëlicitations qui nous venaient de toutes les parties de I1Ancrrc,
le décidercnt à des mouvcmens tnilitaires plus proncés
, et à un prompt rassemblement du parlemcn.t. "
• La Convention nationale verra par les dis.cours d'ouver•
e • que les mesure• hostiles ayant pour but principal et
tensiLle de s'opposer à la fermentation populaire qui s'est
ifcstée depuis quelque tems en Angleterre, sont aussi ,
qu 1à un certain point , dirigées contre la France. C'est ce
annoncent plusieurs inculpations dont on ne petit mécon-.
•trc l'application , malgré le vague dans lequel on les il
éacn tées. "
' Q.iiand le moment sera venu de répondre a ces inct•lpa~
il sera facile: au gouvernement Français de se justirirrcment
i il n'e craindra. pas d'en appeler au jugement de
ope entiere , au témoignage de Pitt lui-mème. On verra.
s , qui l'on doit accuser d1avoir semé avec nu or corrup~
les méfiances, les troubleii et les d éso rdres. "
&• Certes, si les agens , même non accr~dit és , qt1.c nous.
J"ft"'etenons en Angleterre, avaient vu être l é~.ilimemcnt sour ....
•nés de ces mauoeuvres qui n1app;1rtienneut qu'à la f.:Lible'\:.ic ~
leur conduite n'avait pas été lout-.l-la-fois circonsp:::ctt'. <"!
p:le, d'autres membres du. ministere Anglais u'aurJient p~s
iiJiré de Ici voir r.c[tif.~~cment , dt commut.:.:p«t nec:
• et de leur acor«er~dc i'confércnces secrcttei '"
( 7!1 l
u Je mettrai .sous les yeux. des ce:nités,
Convention nationolc d'indiquer , les details cucu oe
<onfêrcnces; les plaintes. les objections • les reponse1 • le
effres et propositions qu'on s'y est faires riciproquemmt t
}es ÏostructÎons qui ont été données à DO, a.gens dans CH rir•
constances dClicates; enfin, l1état des armcmcus qui ont
ordonni.s. "
" li en rêsnltc, que jusqu'ici ces armcmcns n'ont rien
doive nous alarmer, puisqu,il• n'cxcédent que de 4 vai~1t
dç ligne ceux qui o:ll eu lieu da•s les annfcs précédentes; p ·
qrtc, S\lr i 6 vaisseaux en armement, il y eu a au moiu' l
connus sous la dénomination de garder-côtes , c'est-3-dir
les plus vieux et détérioréii de la maTine Anglaise; puisqu'
le roi a drclaré que ces armemcn!I ne n écessiteraient au.
impôt ~xtraordinaire, et qu'il su{Erait, pour y subvenir,
fonds destinés a l'amortissement aunucl dt la dette natioualc.
" Il en 1-é!!ulte encore que les griefs qnl servent de
texte à ces armemens, se réduisent à trois priudpaux, savoir
" i 0 • L'ouverture <le l'Esrn.ut; "
" 2°. Votre d Ccret du 19 novembre; "
"3°. Les intcntiçrns que l'on suppose à la Republiqne i
,aise rebtivement a la Holbnde. ,,
" On a r épondu sur l< premier point par des argu
fondis rur le droit de la nature • sur le droit des gens.
tous les principes de jrnaice et de ilberté, que la nation
~aise a <.:onsacrës , et d ont elle ne pouva~t refuser aux
]a jouissance pleine et entiere. On a rtpondu que des
arraclus par la cupidité., consentis.. par le dc:spoti~int, ac
-.aient, lier les Belges affranchis et libres. Ou a réponds
l e silence qne l'Angleterrç elle-m ëme'~vait gardé en 17
T785, lorsqne h1 même question a été agitée hostilem
l'emperc'ur J O>efh li. "
" On a répondu fo second grief par l'exposition
de!i vêritablcs in tentions qui animaient la Convendo11
J!iÙC , lorsqu'elle a rendu ce dééret bienfaisant. li clt
~as bien distincts où ce décret peut et doit trouver son
caticn : ~oi t envers les peuplrs qni sont sous la domi
d(s pu1skances avec lesqu,rlles nons sommes tn guerre
par rapport aux pays g~mverués par d ~s puissances a
ment neutres. 11 ne peut y avoir de dU.11cult~s dans le
micr cas; le dé.crct y trouve son appiication directe et
Ja plus grande latitude, sans c1u';:.uc.uue puissance ~
, puisse le trouver mauvais. Dans la sec.onde hypothcs.e
clal= que- IÏntcntion de la Con;;cnLion nationale n"a
ii-; de s'engager à faire de la cause de quelques
~[rangeu la cause <le toute l'l nation fraJ1<.aise : mail
peuple •ucrvl par un de.]>ote aura eu 'Je courag. ...
ses fers ; lorsque ce peuple , rendu à la liberté•
titil'li c!~Ga'-~~teà' faire entendre cl•:.eu1c~ ~le
{ 77 )
Ion té ~enérale, lorsque cette volonté générale appell,era
lui l1as.si :i.tance et la f.1aternité de laaation fran~aisc, c'en
1 que le décret du 19 novembrê trouve une applicatfon
natu1 elle, que nous douton5 qu'elle puisic paraître éfrang•
personne : c'est a.l o rs que nous donnons à la nation nouUcmCnt
libn: un appui que nou.!-même.s- aurions dcsiré, et
e pcut- ~tre nous aurions dû espérer de trouver chez une
trc:: nation libre."
' On a ajouté à ceut réponse gc?néralc une observation
i a plus parti culitrement rapport au reproche qu'on nous
1 à l'égard do la Hollande 1 c'est qu' il serait à desire~, que
ais le mioi::i tcrc Britannique ne !C fût plus mêlé du gt>ucmcnt
iutCrjcur de cette Répnblique , qu'il a aidé à asir,
que n ous ne voulons nou:i. en mêicr 11ous-même1, "
Du reste, citoyen prcsident, j'ai chargé en dernier 1ict!.
ministre de la Republique Fran~aise à Londres, dé de.
mdcr une nouvelle conf(rance à Lord Grenville,, qui a dan a
pays le dèpartcm.ent des· aff:iires étrangeres, et après lui
i1· rappdê toute la fulilité des griefs qu'on veut nous- op•
cr ; je- l'ai autorise A lui d éclarer au nom de la République
çaise, que si, contre toute attente, l'intention du mi ..
rre de Saint-James était d'amener une rupturt à tout prix ;'
me alors nous aurions épuisé toutes les explications pro·-
• à démontrèr la pun:té de nos vues et notre respect
l'indtprnJance des au tres puissances ; comme il serait
ent que cette guerre ne serait plus qu'une guerre du seul
istcre Britannique contre nous , nous ne manquerions pa''
faire un appel •olemnel à la naliO'll A-nglaise , que noue
tcrioos au ' tribunal de sa justice et de sa générosité, l'ex·a-.
d'une cause dans laque1le on verrait une grande natioa
tenir les droits de la nature, de la justice , de la liberté,
régalité, contre un ministere qui n'aurait engagé cette
rclk que par des motifs de pure convenance personnelle;
fin nous établirions la nation Anglaise ju~e entre n ou-'
i, et qtte l,cxamen de ce procès pourra).t amener des suite•
il ~'aurait pas prévues~,,
PARI S.
'i.ndlscipline et les désordre qui se sont introduits clan• l'ardu
Var, ont détcrminê le conseil provisoire exécutif À
pcller le géneral Anselme, et à le remplacer par le général
on,
c dcpartcment du Finistcre , impatient de voir que sa Con-
1.Îon uationalc u1cût pas undn un dêcrct définitif pour ap~
r auprcs d'rlle une force armée de toutes les padics de lt1
pub!iquc, vient d'9-nnoncer qu'il allait envoyer A Paris, un
che1:ient de ses citoyens, pour y copcourir ilvec la garde
• n;ile Parî"'jenne r1a r~pr;ssion des ag.itate.urL trt ck::J brida
, qui mcnami~lr'li'ri&t'fé publi'luc1
( 78 J
Cc iépartemcnt enverra , en mêmc·tcms , une
Convention nationale et une aux quarantc·huit
Paris.
OONV~NTION
)- • 1 •
p a É S 1 D E N C J: D E F E 1. >< g N T.
Séance tlu dimanche, 113 dfrembrt.
' llurert occupe le fauteuil.
Cette sêauce du dimanche est celle où les pétitiont
préscnt<cs et les pétitionno.ircs admis.
La légion germanique, cantonnée â Fontaia.cblcau, do
que la Convention autorise le ministre à lui dêlivrcr des p'
de canons. Renvoyé au comité militaire.
Le ministre de l'intérieur envoie l'état des ~penses
a ordonnées pendant le mois de novembre. Elles se m
à huit cents mille livres.
Godin met sous les yeux de l'assemblée l'état dea rc
et. dépenses de la trésorerie nationale pendant les 1.) pr
jours de cc mois.
Une lettre du ministre de l1intéiie).lr instruit la Coti'
de. la répugnance qu'ont les administrateurs du dépar
de la Moselle, à recevoir ]es trois cents mille livres
à. réparer les dommages qu'ont souffert les habitans de
ville. Roland demande que la Convention invite let
nÏitrateurs a recevoir la somme décrétée.
Le ministre de la marine demande que la Convcn •
11once sur 1 e sort de six soldats renvoyes des coloni~
cause d'ineivisme. 11 est décrété qu"ils seroat mia
d'arrestation dans une prison publique.
Le procureur genéral ~ yndic du d<partement de Paril
't"e le conseil de Louis Capet a demandé la comma
de la corre.pondance qui a eu lirn dans la nuit du 9 au 1
entre le dt'.partcment, le ministre de l'intérieur et le
Thuriot fait observer :1 l'as.emblée que Je comité' de
~ènérale Ut uisi de ph1sieurs picccs .qui prouve
tous les officiers civils étaient aux Thuileries, qu'ils
initiés dans les pro,iets contre-révolutionnaires de lac
lettres de Bcrgmann , officier suisse aue'stent qu'il
à soulever les canton_s suisse.s, contre la France ,
complot était formé a\'<C les noirs de l'assemblée 1°
JIOur faire sortir de P>ris le corps législatif et le
iot demande quo le comité de sl1reté générale 10Ït
a.ire demain u.n rapport sur ce-s picccs. Décréaé.
Rela\ivement à la lettre du procureur-généralsyucii
l'•r L~b %':~ décrété q\le le dép»lcmo~t dol
( 79 )
uication demaudôc, et que copie dos picccs communiquées
a remise i la commiasion des 2 t. t: André, secrétaire , lit une lettre du citoycrî Ducourt"
nu :1 l'abbaye. Cc citoyen se plaint de cc que, depuis i6
rs qu'il est emprisonné , on ne lui a encore donné- ni
es ni conseil; de cc qu'on le tient au secret, de cc qu'il
peut voir sa. femme, etc. Renvoyé au comité des dê~crcu"
gé de présenter la rédaction du décret d'aocus;uion contre
court.
Le ministre de l'intérieur pré~cntc le tableau de la ~ituation
se trouve la pension dirigée ci -clevant par le chevalier
ulct. Elle est sans aucun fonds. L'ancien gouv~rncm•nt acdÎt
chaque année, pour le soutien de cet établissement,
somme de 32,000 liv. Le ministre demande que pr<>vi.
ment ce secours soit continué à cette maison. Renvoyé
<omiré d'instruction.
n des secrétaires lit la lettre suivante •
. f;;i10ye~1s représentans,
i été dénoncé par les bataillons de Popincourt, du Lot cc
einc inférieure, comme l'auteur d'une trahison dont ih ont
s vicLimes. J'ai les preuves en main qu'il y a ·eu une trahi ..
, mais je prouverai clair comme le jour, que je n'y ai eu aupart.
Je desire que Io ministre m'autorise à pa~aître a la
de la Convention pour me justifier •
• , HUMBER, maréchal de camp dans rarmée de Beurnonvi/11.
demande est renvoyée au conseil ex<cutif.
llarmé dépose sur le bureàu un don patriotique de troi'
livres en .numtr~ire, de la part d'un ntgociant de Copen•
e qui ne veut point être connu. Mention honorable.
pré1idcnt nomme le~ trois commissaires qui doivent 1e rcn •
.i &na bourg. Ces commissaires sont ; Couturior, Rhu! ,
el. On demande que ces commissairu ne partent,, pour
lir leur mission, qu'.après le jugement du roi.
autrca membres veulent que les membres de la Convention
trouvent en commissivn , soie.nt tenus d'envoyer lcut
·on sur le jugement du roi.
1 o;iotions restent sans suite.
Marseillois blessés a la journée du io a<:>lit ont cté ad1J1i• à
~·ils ont demandé que ceux d'entr'eux que le. bleuure1
nent pas hors d'état de porter les armes, soient organisé&
aillons, pour aller combatlre les ennemis. extérieurs de la
bli'll1e. Les Mar.eilloi• ont réclamé ensuite la gratificatÎOll
commune de Paris avalt arrêté d'accorder aux blcué1 du
ût. La commune dit aujourd'hui qu'elle ne retrouve plus
rête.
premicre demande des Marseillais est renvoyée au minis•
e la guerre. Le comité des secours est chargé de faire deup
rapport snr la deuxicme.
1 dép1H.!• ùe l"A•se(:!)!/•~,'(! repréaontau da pomplti d.c la.
( !SO )
province du Hainaut demandent.\ être admis pour présenter
r~clamation du peuple du Hainaut. ,
ils sont admis.
L\m d'eux dit: qu'au moment de leur départ, 11s ont reçu
pétition de le11rs eommettans. Cette pétition a pour objet dt
m~ndc! 1~ su~_.Pension du décret rcrldu le 1 7, relatl\'CL."\cnt
j;Ond~ite que doivent tenir les généraux Fran\ ais dan:; lrs
où ils portent les armes françaises, et l'envoi des con.mi•
pris dans Je iein de la Conventio,n pour fraterniser a\ cc 111
gcs. Renvoye au comité diplomatique.
Thibaut au norn du <;.omité des pétitions présente l'analyse
adre~ses envoyées à la Convention durant le cours de 11
inaine. Le, administratwrs du d rpartement du Ga~d,
H•ute-Viennc, etc.appbudisscnt au dccretqui abolit laroyi
Lès citoyen:t de Rhodèli , Périgueux , Rochefort, i1n· itcn
Convention à écra1icr tous les factieux, et â fai:re rél)D
paix dans son scln. ·
: L~ - commune de Bot1logn• ne croit pas devoir félici
Convention d'avoir aboli la roy~uté et décrété l'indi>i>i
de la r•publiquc. " Jleprésentans, dit cette commune,
n~avoz fait en cela ql\e votre devoir,,.
. La •ociété des amis de la liberté de Toulouse pense 41
5ociété ne doit pas s'environner d'une force déparlCJPCft
• L'assemblée électotal• du c;lépartement de l',Hfrauh
la Convention à chas'er de soq sgÎn Marat et sea •
( Q.11dques éitoyens des lribunes applaudissent. )
•, Thibaut proclame , à la fin de sen rapport , Ica
triotiqt1es qui ont été faits: lis •e montent~ trois ,.·
- L 'iinprt>SÎon du npport fa!t par Thibaut ut dtcré
• La settion de Popi11court adre<se une pétition à la
t:on' dans- laqt1e1le cette section demande qut l.'A
cnpe -à des travaux d'un utilité gênérale les citor
j\ens qui n'ont pou..- vivre qne leuitravail.
Raba!ld appuie cette pétiti6n, il desire que la péti
i:cnvoyéc aux. comités de secours et d'agriculture ;
directQire du dépar\;l'JTIC.tlt de Paris soit consulté et
jnvite les citoyens qui a"urorit des vues utiles sur CCI
publics, portent leurs lumières aux comités , afiu.
_travaux pours pour, les citoyens indigens soie
11uisi a la chose publique, La p.roposition en
~S r~ç.duc coll!.mune ~ <ou> 1 .. dipattcmcns.
( N°. 61.- Ij92. )
:MERCUR~ FRANÇAIS
JllSTORIQ.UE , POUTIQ..UE ET LITTÉRAIRE.
MARDI ~5 DÎ>CEMllU , l'an premitr de la Républiq11e.
L 0 G 0 C R Y P H E.
E NTI Ell , je sers à pluJ d'un jeu ,
JU tôt ou ta1d chacun m'adore,
Ma tête à bas , le plus savaut ignore
Cc que je suis , et même en fait l'aveu.
(Pu~_!.,. ,.C i. lf. D. Y. J =--
PAR 1 S ~
Le moment approche où la Convention nationale va rem·
le plus terrible des ministeres, celui de juger, et de juger
ioiliviùu qui fut roi. Cc n'est plu$ cctlc qualité, entourée
nt d'ill11>Ï01i) qui doit en impo;;cr; le rems è.cs illusionj
a&5é, et cc TOÎ n'tst plus l:u'un hom.::oe. A-fais c'est b~en
tiÛllportance de CC grand procès qt-:Ï en TCnc:l lc jugement
âle, que les miJa.ngt:• des pa)si.ons t~u~ l'cn11iroane11t Û\l
"Plus touchcr une ra!son, sans faire crier une injure. La
iti: d'opinions est aiguallc comme une guerre de parti. On
U4 lc droit de conserver son imparrjalite, sans paner pour
is cito}tu., et pour /auteur de la tyrannie. La Conveo.:1'o.
·~ mcctrc au. dessus de ces passion$ orageuses. Les .!".'.>Îaa
passent) mais la postérité, qui SC dCpouÎllc dt lLUS C.CS
impurs, ne recueille des actions d'un pcL.plc <lue ce
jnitte. 11 it'agit bien ici de royauté : q·1cl 11;::,t le république!
est le vëritablc ami de la liberi,·· qi:i ·:: soucie de
ea.c~ d'un roi? Mais la justice, mais 11.::>nneur natÎJnal,
cc qui doit toucher toui; les Frau~:.is. Telles liOnt les rc'.
·ons que nous a inspirées la lcttrr- sujvaute qui nous a êté
as.ic , et qui nous a paru être: celle <l'un homme qui a su
r I9indépendancc de son opinion au milieu de ant de
vcoecns violcns.
Lellre ou rédacleur, '"' le)ugemenl dt Loui' XVI.
, Je ne me pique pai d:tue ju1iscon:iu1tc ; mai~ fai tou•
cru qu"avec lu?!,} ., st.uc; et des intcn.tÎùuJ. Jr<>:~cs, on
..k don.otr iOn-'~vi~nr les c1uest.ion:, ic~ l" · r ·"
. , l s~ l
- Si j'avais l'honneur d'être membrr de la Con\"ent1 n,
me !sc111ble que la premierc chose que je ferais, d•as l< h
men1. dt Louis XV1 1 cc serait dlexamincr b nature des fer ..
Ù>us qni m·ont été clél-éguées. M'a-t-ou chargé nomm••
de j;;;;cr le roi ou b;en la royaute; de le faire juger. ou b:11
d'être :,on juge moi-m~mc? Si je- suis juμ:c, puis-jefairr,
méme-fe:ns, des loix et une constitution? Cette réunion
pouvoitS, qui a toujours effraye les hommes qui ont le
médité sur la nature des constituti.on; libres et celle ~ 1
tribunal, ni! laiucrait pa.; que de m 'r:ffr•yer aussi i et qUI
même fauraia; 1·e(u un tJlandat b:en clair sur ce point, il
douteux que je l\::uuc reçu de ma fOnsciencc. " . •
H]e me demzndc:a!s ensuite d'après quelles reglcs ]< d
me dlrigt:r <la11s l'in:i. lr l.!étÎnn et le jugement; car si elles n'r ·
tent pas, il est bien cb:r qnr: j l! 11e puis pas le~ crér.:r t
exprts pour la c;.iusc : jl.! serais ju ~ c et leç,islateur toute
.semble. Or, si je cousult::: les formes É.t<lb l!e1 pour foutti
tru ction c1i1nin elle ' mt·1~1c rour celle des crin1cs de hi
trahison, je 'vols un juré d,accus:JLioa, nn juré de jugem
e t ll-s p;rands ju!'CS pour applig_utr la loi; mais je RC
nulle r.. art ces troi s fonctions bien dis tinc te s, conccntrêci
ces mêmei pcrsonne.l; j'y vo;s P!!;dcmen t que l'accusé 1
droit de r ~c uscr un ccr :;~ia no!hbrc de1 jurés, et je ne
'croirais pas en dr oit de ~ u! refnH r cc c;ue la loi lui tïccor
"Si, toutes ces difficult:·s ré~0lucs , j'entrais dans l'e
du dêlit en lui-même, j 'écarterai~ d'a4oi d tou~ ces faits io •
et insignifians, toutes les p:cc cs trouvées dans les appa
de l'accusé- , et gui seraient émaui.cs d,un tiers; car, au
du choc d,intér~ts et d'opinions qui se manifestent dans
volution, un roi n'est pas conpab le parce qu'on aura a
lui, ou aux. personnes qui l'entourent, des vues , dei
.des système• plus ou moins répréhensibles. li le 1erait,
avait adopt?s et mÎ6 à e ~~écution . "
H Pourpronoeicer avec impartialité ,je ferais abstraction
Ut actuel de.-; choses et des opinions, pou~r me transporte
poque où le roi, créé' par la con.-;titution, a du agir d'apr~la
titution. Or, s'il existait dans l'Et;i.t un parti tr~s-a()ltlb
.très-puissant qui se fût occupé constamment de renverser la
titution monarchique , et y •nbstitner la république t je
rais, comme citoyen, applaudir au rêsultat de ses cffort11
comme juge , je ue pour;-ais punir le roi des pié~es qu'
tendus, et <.:oudamncr celui que la conscitutiou avait c
la maintenir, d'arnir emp!oyé pour cela tous les moyens
lui ·avait confi 's."
" Après a ir acquis la conviction morale sur tous les
imputés, je ne croirais pas ma consci•!nC.e tr::inq•ille f....Ï
joignais encore la conviction légale. l\lon opinion li,&~
-~~~r~_is~loi .~fi détermine la pe"i~1~: 1 .. f. co:-c:,tituÛA,11. ,_ ___' _î " ·~·· ~c.~!i'.pour le. cas 't·' e.!c a pr:~u. Op.
( 8' ) '
1: én.tl l mais, de bonne foi, les arrticlcs relatifs aux crimes de=
autc trahirnn qui y sont Cnoncés 1 ont-îl:t été faits pour celui
'ue fa constitution avait rangé dans une classe à part. "
u On dit encore que la déchéance a été encourue, ips~ facto;
•u moment où le roi a commencé â. conspirer contre la con$tÎ'
ution, et qu'il n1a plus :igit que comme citoyen, dans la coumuite
de ces dCtes, d'où l'on conclud que la peine du code pé-
1 11aI lui est applica~lc. Je n'entends rien à tQutcs ces subtilités,
' ~.nsqu'Al' Cpoq ue du IO août,je ne suis pa.$ assez clairvoyant pour
•ouvet deux individus dans la. même personne , .et je pense qu~
t c ci-devant roi doit être jugé comme roi 1 jusqu'au moment où il
' J •"'de l'ètre . Avec tout cc tortillage de la métaphpique, il
~ 1l1en point de constitution que ron ne: pût iμterprêter au gré
• ic ses passions."
"l'.tfC voici donc réduit à l"cmbar..ra!f de ne point trouver ile
i :ipplicable au délit , ou d'en c\" ~er une moi-même : le:
uis-je? Voila le dernier t erme de la question. J'enten<l< pude
la loi naturelle et des prin cipe~ Cle.rnel:; de la just,ice:
ne connais point de peuple clvilisC qui 11 'ait un dn..>~t posif,
et si je vais au-delà, je rentre dans l'arbitra ire. Je di~
luJ, hcsrs des lois posititives, je n'apper~ois que des passions
des vengeances. ] e ne sais point si la prine de mort est
rruc dans la lol naturelle. Je ne conçois pas qu'il fa:lle faire
tour â l'état de nature pour juger d'un Cl.S arrive au m iiieu
un état social bien invhéré , et .si l'çm eût proposé une paille
mesure pour tout accusé d'une cbsse ordinaire , je ne
1 trop si la Convention n 'eût pas sévéremeut Jappcllé a
rdre le membre qui l'aurait proposé "·
'' Il y aurait un autre rapport i consldlrer , c,est ce lui
l'i!itérêt politique.• l ié à celui de la jusLice; mais je t:n'ar ..
ttoii& au d e rnier, l'autre me parais , comme juge , d1un
ttrft bien subsidaire, et je cherche ici à ne pas rn'écartcit
s fonctions de juge : voilà ce que j'aurais pe,nsé si fcusS:c-.
' membre de la Convention. Si mes réflexions vous paraja ..
t de ·quelque utilité', vcuillei bien les in•érer d~ns vott.<;
rnal, "
( Un de vos abo1111és.)
C 0 N V E N T 1 0 N N A T 1 O N A L 1:.
P R li:. s 1 n E N c E n i: F Jt R " o " T,
Suite de la séa11ct du Dim a11cht ~3 l)écembre,
Des députés de Strasbour" Téclammeit contre les incu lp~··
out été f;tite:, it cette vllle, iÎs affirment q1fe la cause de Diétrich
doit pas être lie.c avec celle des habitans de Strasl\curg l
cette v i \!t "t (Êj(l(p~ le ; qu'elle se défend'" """i bien
Lille et Thionville , '?i elle vient a êt re attaquee , çe gul
T.
H
1JU
( 84)
p_ourraient arriver dans peu, dit l'or!teur , tt s'il fau1111
eau Lion de cc que j'avance , continuc-t-il , f offre ma titc
Les scntimens que nous vou• exflrimons sont ceux de la IÜ
grande oeljoritc d<"s habltans de Strasbourg, de ceux qui
fait l~ révolution dans cette ville , ei qui sauront la défend!
nous vous prions d1envoyer dans .notre ville des commiss •
pris dans votre sein qui soient étrangers à tous les daog
qui voient les chose~ et non le• personnes, et qui les v '
avec les yeux de la raison ~t de la justice.
La veuve Dcsavennes demande de nouveaux sccoun. R
voyé au comitê des $CCOnrs.
Une dLputation de la section des Lombards, "dénonce l' '
dant-géué1al Wcstermann. Elle l'acct!SC d'être un cscroc 11
calomniateur, un intriguant. Le Premier chef craccusation.
prouvé par les mi nu Les d'une procédure commtnct:e co
Westermann, par le ci -devant châtelet, en 1785. Ces fÏC
atteotent qur cet officier avoit volé differens effets d'argent
Jllusieurs cafts de Paris.
W cster·mann est un calomnia.tçur , p~rcc qu 'jl' a accusé
lâcheté le bataillon des Lombards, à la valeur duquel D
ri.,,-, Beurnonville ont donne les plus grands doges.
Séance du fondi 24 décembr~.
Une lettre du ministre de .l'intérieur fixe l'dttention
Convention , sur le manvais état des routes. De toutrs
le mi11i1:1tre rc·5oit des rt:damations sur cet objet. L'a
tration des postes lui a écrit, que le service dont c
chargee souflrira du retard , si .les grands chemii1s ne_
Fromptemcnt r<paréo, Roland a invité tous le• Fnn~aÎI
"vailler a <CS rcparations. Le département de la Girondt
mandé cinq cents mille livres 3U ministre pour cet obje
Cette lettre est n:nvoyCe au comité de commerce.
Une lettre du même ministre instruit la, Convention
le million mis à la disposition du déplîtement de Paris,
ntirer de la circμlation les billets de la 1I1aison de se
est ~puhé. Il reste encore une grande quantité de ce
dans les mains des marcha11ds de bois , des factrice•
palle et de la marée.
Roland croit devoir demander que la Convent:on m
cor~ à la dispo~itiou du dlpartement de Paris une s
quinze cents mille livres pour achever de ~etirer de fa
lation tous les billfts , dont l'existence dans le commerce
iait avoir de~ suites funestes,
Renvoyé au comité des finances.
On lit une lettre de~ commiSiaircs de la Con••
' dép;<rtemenr dμ Mont-J)l~nc. Les commissaires écrÎ
' pa~-tout ils ont reçu des marques de fraternité H
T'OlSSan~éf 1i']_jert des Allohro;-p. l), ont ~tii
l!erry aux ;1c<iàma1ions des citoyens • au soa da
( 85 l
·, .!<' 84 coups de canon. Tontes les adminlsirations, le
at, l'évfq1.1e p1ê11Ie, à la tête dt son clergé , !>Ont all.:. s au-det
ti'eux. Les commis::;aÎrcs , aprf.s avoir fait vfrifier leurs
'\loirs, ont confirmé, jlisqu'â nouvel ordre, les adm:nistras
provisoires , e,n limitant lcu1s poU"rtiirs adx i·onuious
ement administratives. La société· des amis de la liberté
de l'lgalité est très-nombreuse 1 mais on x._ compte beaucoup
Fcuillans, dont les commissaires vont s'occnpcr de dtjoûer
intrigues. En terminant leur lettre, les commis.;airQ repré ..
tcnt a Ja Convent:on que la loi sur les biens des émjgr Cs
lève pas toutes les difficultés que présents: la vente de ces
115.
anucl : vous avez ordcnné que le buste de mirabcan serait
lé. Le soupç'>n plane sur la tombe de c-c gtand homme.
mmc sa gloire est uue μropriétC natÏOIJale , j.e demande que
s:ommi~sion des 21 rédige contre lui le. dC«-ret d'acu!sation.
vous annonce que froc.hot, ju~e de paix d"u-;i v~l!.11.ge -;Ïtué
o lieues de Pa1is, Veu t €tre son déteu:-ieu r onicieux . - Rcn·
~yé aux co1p.ités des 21 et d'instructi on publiqt;~.
J,.a multitude d'objets qui se présentent de tout~s parts à.1"
onvçntion, ne lui permet pas toujours de les trait('r ~e 1 o n
:~ r degré d'urgence, et son attention est souvent d""toutnéet
·me des perili de la chose publique. C'est d'aillcu1> u11 cie -
t de presq11e tous les gouvernemcns, et sur~tout d<."s grandes
mblées, de ne remédier aux mau~ que Jonqu' il n'nt plus
sible de les suppoper. Dans notre pays libre,,,er 11ui v~ut
·ssamment l'être, l effort est toujonrs en propoTticm de la.
se. Deux membres sont venus attirer l'attention de b. Con}
ntion sur la siLUation de la France. L'un, c'e.st ·Br.é~r<l; lul
parlé de sa ~itu.ation • extérieure; Pau ~ r--C, C~est Jean de l;ry,
sa situ~t~on Ïntéi·ieure : tous deux ont propOY~ de.~ lof...t a'. ...
1 deux rgards. -
Bréard a rappellé la situation de. la France et l~ dangers
~ elle était avânt le IO ·août 1 I1insolence âvec- faqilelle les
nemis avançaie.ot sur notre ' territoire , la valeur· de 'nGs
oupeo, les succès de nos généraux. la fuir\: rapide- 'ap h~ra
armées !}-es esclaves. li a fait le taMeau du cahctert des
Jbiians des pays où le• arm~s de la Républiqu~ · ~nt porte
lib·erté. Q.uelques·uns de ces peuples lul paraissent n'~tre
s d!p:nes de la liberté par leu1· attat:hement 01ux .Pr~jur;.és
obiliaires, etc. Un des objets encore mr lcsqods llreard
xe sur-tout l'attention de l'Assembltc, c',est la fa.ti~uc des
tr.oupes , qui , malgré les neiges, les pluies et tour.es lt:s rj ..
cucun de l'hiver' font tous les joors de nouvelles conquêtes.
ll faut, dit Brc:ard , qu'elles n:p~·cnt leurs for<..es; car, au
Jtrinterns, nous aurons à soutenir une guerre plus mc.urt:-:crc
que celle que nous venons de fa:rc. .
Tous les dc spot~\iou t s·armer contre la Rép11,.~!iqne et
i~ige~ tous les effdrl~\:Sl~ tyrannie coui1" l• liber:~ f,at:1•
'
h
( 86 l
Bréird s'est réiumé et a présenté ml projet de décret
il ademandé le ren voi aux divers comités réunis. En ,·oicf
plincipalcs dispositions.
Faire cantonner Ici troupes dans les p•p où elles 1è
vent; l(ur donner une bonne "'nourriture et les hab·
faire de grands magasins de t oute~ cspccr:s de provisio
bouche et de guerre , rf:parcr nos places fronticrcs c
mettre dans un êtat imposint; armer plusieurs vaUse
porter au complet tous les corps de troupes, former Ile n
"eaux bataillons, autoriser le ministre A pass<:r tous les marc
c~c. L'impression de ce discoμrs est demandée et décrétée.
Jean de Bry a 'parlé à son tour. Son langage a été cclu
r epuhlicain vertueux ' qu'affectent vivement les divi
intestines par qui notre gloire, notre bonheur et notre li
seraient a.n éantics.11 a mow.tré que vainement nos armes au
des succès au-dehors, si, au-dedans, des hommes cou
nous menaient à l'anarchie , -et sl le penple, dupe de cent
u sent et fatiguent sa souveraineté morcdéct, finissait par
ber 'ous le Joug d'un tyran. On ne peut micnx faire
naître rob jet de son discours' qui a été fréquemment app
qu'en rapportant les proie" des décrets q_u'il a prtscntëf
dont fimpression a étë décrétée.
p Il 0 J E T D E D É; C R E T S,
Premier Dê:;ral.
1
Art. 1. L'armi:e Français.e s.era. rappelléc
exécutif et placée clans les vUlcs frouticres de la répu'bll
1iauf les points qu'il serait important de conserver sur le
ritoire des autres peuples pour prote(\<r leur indépcodaa
pour !farantir la R épub liqu~ d'une invasion,
II. Huit jours après il sera donné un état de nos fa
tant de terre que de mer , 'et des depcnscs et àpprovi•i
mens a faire pour tenir la C•lllpagne proch•ine. Lu m
d es recrutemens, des arsenaux; des manufactures d1 armc1.
seront reuri~ tn pl~ine activité,
llI. La C,on.vention décrète qu'elle met au rang det
nationalJS l'acquittement des rCcompcnsc.s méritées. par
fen•curs de la patrie.
Dettxiemt Décret.
Le droit d'adoption est r établi, il ne pourra s1exercer
de I1homme aisé à l 'indigent pay.tnt moÎni
de. travail.
Troisiemt Dùret.
11 sera pré sen té, d1ici au t110ÎS d,avril prochain• q
Yeau systême d'imposition, dans lequel le iÏmplc
$aire étant affranchi de toutes les.quotcs contdbutlv~
~rarlnéeQ~s"l~vcmcnt suivant l'é diclle dt • f"'°
t Ul'erl!u, ô
Q_·;:atriem~ Décret.
Stra mis à la diiiposÎtion du ministre de l"intérieur une
nie de tinq million5 pour l'étabhs~emcnt d'attelieu de
it~ dans la République .
• ...Les sommes qui seropt réparties entre les différe:Q.teii d~ ...
tcmens seront employées dç prHerf ncc à l1entr"etien et
des routes; l'indigent seul y sera employe.
Cinq uieme Décret.
natio nale décl\re qu'ayant re çu du p euple
miuion do pourv oir à l'Ctablis.sement de la conuiturion ,
doit être la seule an torité qui dirige le mouvement r éutioanai.
rc; en consLqu en ce, elle décrete ce qui suit :
rt. I. Tous h:s huit jours le conseil execut,jf présentera.,
Convention n atiOuale, l'apperçu de Pétat du ministc:re ·Ct
bUrcaux .
• Tous les j oui:-s, avant I1h eure de midi 1 une dfputat!on
a municipalité de Paris se rendra à la barre de la Contion',
et donnera ,connai ssance 1 en prêsence du comman.!.
\-général de la force publique, de l' état de cette ville, de
poli ce , de se.! approvis ionnemens , et de sès moyens
pourvoir à la sûretC tans des différens dCpôu nationaux~
à celle dei individus et des propriétés.
Sixieme Décret.
Chacun des 84 tribunaux criminels de la Répu•
·que nommera un de ses membres pour être envoyé au ..
'1 de la Convention nationale.
11. Cea 84 membres réunis formeront le juri <t le tribunal
tat.
l. Cinq membres tirés au sort dans les 84 départemens,
poseront le tribunal, présidé par le plus ancien d"entre
, lesquels nommeront leur greffier. Les 79 autres comscront
le ~rand juri cri.minci. .
IV. Ce tnb'unal connaitra de toutes les causes pour faits
trahi~on , sonspiration ou at.tentat contre la République t
nt la Convention lui attribuera .sp écialement la conuaissance,
s que ces fonctions extraordinaires dé t:-uisent l'attribution
érale donnée aux tribunaux criminels de prononcer I Llr
décrets ordinaires d'accusation.
V. Lts membres des tribunaux criminels , c:nvoyés pour
rmer le tribunal provisoire d'Etat, seront remplacés par des
eml:ares pris, suivant l'ordre déterminé par la loi, dan.s leS
ribun&llX de district. J
VI. Quatre membres de .la Convention nalionale remplironc
ri~ '1c cc tJib"~";,1(C~:,,~Jtlons de grands procnnteun.
( 88)
Srj.tlCme l écro~.
Art. 1,. Tout indi vidu ou agp;résation d'iildividn1 qui
dra1t ou rcc.e vrait une autori Lé qnelcouque autre que celle
p ar Jcs dc k guès de la n at:on ayant pouvoir, sera d<cl
la lui . En conH qnen cc, tout (...Îtoyen devra lùi cou1ir
p eine de c.om plicitê.
Il. La Conven tion, après trois dtlibérations succcui
chacone à l'in terval:e d'un j our, pYOnoucera la dêdauti
hors la lvi cont re l'aute ur ou les auteurs qui lui seront
cés , ci. qui ne pourron t pas étre jugés par le tribunal d'
Huilirm< Déc ret •
. La C: onven t; on na ti~n a le dé cl are que la p•trie n'est
d an~cr ; en consCq uence , ordonne la cessation de too
m t'sure::. que les dangers de b p<;.t i. Ïe avaient rendues
sai n .s, ~ an s ce pendan t d e1oger à ce qu'elle a statué à l't
l'aimée fran~ais e.
~arr hc a pti• la parole , il a appuyé les diverses •
tion• pH •entccs par Bréard e.t Jean de Bry ; il a inri
Conv ention à prendre une attitude imposante comme le
cip al moyen de sau, er la Républit1uc, à ne plus s'occu
p:ission6 paniculieres , mais à ne voir que l'inttrh
.de l' ctat. 11 a annoncé que le comité de Gonstilutio
eu pait avait ardeur de l'important travail qui lui est c
Cc comité a vu une monstruosité dans l'étendue dei
voi rs du n1in istcre de l'intérieur ; il l'a trouvé très-du
:i; our la libe rté ; il a cm qu'il devait ètre supprimé
nouvelle C$>n stittrtio(lc Barrèr'è a demandé, en trrmin
le mai1c de l'aris prt's en tât i Ja Copvcntion , le 5
de j anvier , l'état des susb>i>t •rnces , de la force publi
deli sec tio ns. ·
2°. Que le co1He il cxén tt if fit, le. 6 du même mois, 9
port gén érul rnr b situation Ùe la R épublique, tant à l'ill
su·~ r ~xtl1 i ~ u1 .
Les ml'•u ~es prcposoes par ll arrèrc ont cté rcnvoy
celles précèdem!11 cnt. faites , ;iux divers comltés ré11nit.
Un mem)ire demande que pour connaître l'opinion pu
on c om.dcré , tous k :> hui t jours, une séance du •oir
~tec.::1:-c la lcc tu ; e des adres;es venues des départclllClll•
'lnt·lcp1e-; di b ats, Lelte proposition est adoptée. '
Thuriot se p! ain t que plusieurs journaux corrompleotl
public. 11 d emande que les commissaires-inspecteurs de.la
~o:cnt autar j.s ~ s a examiner la conduite <le tous ceus
journafotcs emp\oicnt à leurs journaux. Il veut flD'ila
I tenus de prüënter .... nu certificat de civisme.
L'assemblée passe a l'ordre du jour.
Go gle ·
NATIONAI;J
MARDI o.5 ntcEMBRE 1792, l'an Itr de la République.
No. S P E C T A C L E S.
Mmie de Musique. Orfhi• t1 Eu·
tt 1< bnlltt de M)'I\••
é. du Vaudeville. Encor< dts Bon-
.,,., L' I1Le dts f•mm<S ;{rltq•in Crutll•·
~. de la rue de Louvai• Flora et la
te J\.1aitrtsse.
du Marais. le Glorieux et les
J11fid<lir<s.
Th. de la cit Montansier. le Monte
.Jlpeha, la pctire Orpheline et le Ba11qui<~
Thé- de la Rép. l'intrigue Epistolairw
u la Jeune Hotes.c.
Thé. de la Nat• la Mort 4' Abel <I
le jalous clciab111~.
Th. Itaf. jed11 <t Genevilv•, Paul d
Yirge11ir.
PAIJlMllNS DES RllNTllS DE L'HÔTEL-DE,VILLll DE PAitU ••
Six premiers mois 1792 .
• Leitras, viag. perpfate lles .••.•.•.... Lundi.
• Oelamotte , per.eetuelJe viag. . ..... Lund!·
• Creuzt!, tont. v1ag. p~rpét ....•..... Lundi.
• le Bon <le la Boutraye, t. p. v ....... Lundi.
• Ta11rel, perpétuelle.. . • . • . . .•. . ... Lundi.
C•ucgy, tont. perp ......•..••.•.. Samedi.
s:r prtmiers mois 1792
Toutes Lettres.
Cours Jes changes Jtrangcrs à 60 jour$ dt. Jace.
•dam i ............. ·· ··33•
rg .................... 315
••..•..........•...•. 17~
• • • . . . • • • • • • . • • • • • ·-25> 15
Cadix .........•...•• · ••••.•. a5,to
Gênes.................... . •. t56
Livourne .........•.........•. 163
Lyon ,payeme11t de. ••• • ••• ibl!néJice •
Cours Jes • ffm.
1 des Indes de 2500 liv .... - ••••••.•.•....•.•.• 20,35,30,2;,i25.oo
~ j: ~~~°iïlt ;~ ·,:::::::::: ::::: ::::::::::::::::::::::::.:::::
de 100 tiv ................................................ .
t d'octobre de 5vo ..•........•.••••. · ••. • ..• . · .... · ..••.• ·•115
de 25 millior>S. Déc. 1784 , ll ............................ • ...• ·•
ne d~ Xn m ·:linni: ~IUGA -··
11 •
..,,lfo1011 ~ ·~111r105111,7 p .,,, 'l
•t:6~t "•!SI ' 010011'!)-iu!'CS >Jmw 111vj mwJ • ""'I mo (1)
., f. <>,tun •"\ 111,_:.W.V.J;' .. ~
;; ... i.oae>ml>r..t.le;cle. !tf~e&. f,1. "
N.• 3 Mt!lancu.
Lt!trt • •••••.••• • • • • • iimo<ratique
{-comme le Jir/1 pere Ducht"1t.) tf'u11 fils,
<coüu Je 6e. (1), agi Je 11 a11,, 7 mois à
P"'·
Mon çber papa , la renommée n•
sonnera paa ;a crois pour moi de cette
cel.>bre trom?ette, qui cause tant de
joie aux uns et fait ta.nt de peines 'aUX
autres. Mais si j'ai eu le malheur de n'a·
voir pas de prix les premieres années
de mes classes, j'en aurais, j'espere
dans les aurr~s. Les prix ne sont pas
encore distribué, j'aurai surement un
accessite .•.•.•.....•.. . .••..•.•.•
Ne vas pas croire , mon papa que
j'employerai ma jeunesse à travailler
P.our briguer .tu crédit à la cour , et
i!evenir le mede, ine •... non, non mon
prre , je veux mourir les armes à la
main , qu'il rcste aux Français pour
'l!ternelle mémoire, que Charles· Louis
Fleury est mort libre en défendant sa
patrie et lu juste cause du peuple .••..
Mon ami se porte bieJI : nous
DOJS armons toujours bien r nous ne
11ous brou il orfs presque !'lus , je vais
souvent voir maman, elle se porte
bien ....•... la France se desole, l'ennemi
approche, et :toi, qui devrois
sur les f ro ntières de cette contrée libre
l'affronter! tu conte mole en halie
<:es célebres monumens bi\tis par d es
Romains qui étoient libres autrefois.
Ce pauvre peuple bien lùin de ressembler
à leurs ancènes, qui n'ont craint,
Ili Carthage ni An nib•!, et qui n'ont
j•mais déses?éré de leur salut, mime
après la fameuse bataille de Canne,
craint l'ci.:comunic~ton d'un pape
impuissant.
Adieu , je t'aime bien. , pens~ l!n
Français, et tU penseras hie.n, et montre
en Italie queues d'une contrée libre et
Français .•.• maman t'embrasse, ainsi
que Caroline, Paijline, mol, Henry,
et mou ami le M .•• et ta petite fille ,
ma nièce. Songe à Charl<' s, aime-le bien
et qne ton abo.ence ne-Oiminue pas la
• Go g.e.
tendresse que
lui. Mes aensimen1 ne 1,
peut être,maisquandilfaii"'*
je n'en changerai as. Mon am
t'embrasse mille mille fo11,
moi: moi, lui eLtout le monde
ton retour avec imp.;tience.,
moi.
Carolus, Ludovic"•, F1o,,,.,,
p . •... adol<SGt111 libtr
N°. 4. Terres et maisoMti
N.0 • 5. Terres et maisou&
N.o 6. Ventes de mèub/es d
NQ. 7. Ventedechevauzet
Bon C1briolet de har.ard1 à
Rue Mêlé, u.0 64.
Joli Cheval gris de aelle1
ans + , propre ponr une
un jeune bomme. Avec
ran;ie S'adr. au c. Cli'11
Guenegaud , n.o 40.
No. 8. Effets perdus o•
N". 9. Annonces eta11i1
A !"époque des 15 jan·
mars , 15 mai, 15 j ·
septembre et novembre
que année , il part du
l'Orient un paqu~bot
Yorck, il est iud1spensablel
c.hir dans les bureaux de1
la république , les lcttrea
pour l'Amérique Sepl
en payant non-seulement
de ter1"e , ri par, ir du lie~
parL jusqu·à l'Orieut; 111111
c elui de mer, fixé par le U
décewbre 1786, faute de
chislemens , lu lettres
nu rF.but,
S'adresser à l"Orient1
Pierre Bl'rlrand, rue de
n". 5, pour f1t't et p
N° 10.Dcmaj&
Uune veuve, b&chant
en linge , broder , deù
Aer une place de Fe
ou le soin d'une •
l'.L~X.Uil. .L'll.tl...1..1.V.L'llll.L,
1" ..t N -r de S1tppû!ment a" Moniteur et au !11ercure Français.
:Tii.EU• est distribué tous les jows GRATIS aux Souscripteurs,
Paris 1 c1ue des D épartemens de l'un ou de l'autre de cca
'"'· 1
qui voudront soucrirl' pour ce Journal sépar~ment, le paieront
res franc de port (1).
s avons les premiers donné le
, publié et exéculé en France,
rnal, ditPapiers-Nou11clles,
ntinue régulièrement à parolus
le titre du Afoniteur. Ce
l q ni a parn pour la pr~mière
o :.4 novembre 1789 , est
ulièrement consacré à la
ntion nationale t>t à la poli '
il jouit d'une estime 1nérir
l'exactitude des faits la véet
l'impartialité des débats
discu:.sions; on ne trouve
s le Monitettr une foule de
originales sur les trois assem·
aationales, et nombre de disimprovisés
que les auteurs
~mesn'ont pu conse rverqu'en
rouvant dans ce Journal. Sa
tion est telle que les premières
, qu'on ne se procur~ que
"lement, ont été fOrtées de 72
douze ou quinzelouis dans les
Dans le premier Prospectus, qui
paru <lu Moniteur , nons nous
étions pmpo;és cinq grands objets :
1 o. l'assemblée nationale ; 2Q. Je
politique i11térieure et extérieure;
3°. l'administration et tout ce qui
en dépend; 4Q· la littérature, Lea
sciences et les arts ; 5°. les afEches,
annonces et avis gén6ralementquelconqnes
. D e ces cinq objets
nous n'avons pu t.m remelir compleltement
que les trois premiers.
Nous avons presque toujours été
obligés de sacr;licr les deux derniers
à l'étendue des séances , et
même forcés , pour ê<re au courant,
de publier très-;ouvent dea
suppléments Jes trois premier~objcts
qui nou~ ont eutrainPs d.ms des frais
immenses , car le Puhlic ne St> fait
pas d'idée du la dépense d'nn J ournal
, qui contient tous les jours
l'éq11ivàlcnt <le deux l~u illes onlinaires
de cicéro, qn'ou imprime la
) Les Souscripteurs <lu 1'1011itt.ur et du Merwre Frnm;:.1is dans les départcm~ns
ont à payer que 6 liv. 5 pour le porr; ce prix de six liv. cinq sols n'est
le montant du port à la poste et des frais de lrnreau qui sor.t énormes ;
de trente P'rsonnes en étant occupées nuit et jour. S:ms dollt~ que les
ripteurs, à qui nous donnons ce journal gmtis, ne peuvent p:JS entendre
ous le leur fourniron.; ainsi au>< extrémités de la France. Nous le donsratû
et franc de port à Paris: c'est tout ce que notre combina:son
permet. Nous leur développe1ons dans chacun des .lfJ1iseurs suÎ\'ans
tes opérations que nous avons imarrjnée:i, nom oar · ·
pnr n:rin ... ; ..... 1-- - 1 -
·iu1ll.n1,t :ip \:I
.... i.iod •1 •ppulllJJ'W UO!l
apue.üj 1n1d 111 •!0AB-~~'! _Tl .'Il
•Hl i.oaorllhrahl Ù ~'iFea.
•Janey l SUOS!'lUl 1 ~ 311a J. • o'Ï
·a.rpllab. 11 suOS\Ulll •a1laJ. ·ot
•a11n un::mv
Ja11oddn1 inad au uo,nl>. •san;nJ
M."
.'""
noit 1 etpourleqnelomn~alltle:o0'01r.1gi!tr~""1r":"'Venlf'.liïilllllll'9ll
d emonlerexprès un bureau de corn- 7°. Vente de ch~m:,
position el de rédaction. Il est r~- 8°. Effets perdua 011tro.
tulté de l'étendue cl es séances et du 90. Annonces et avia
~in continuel qu'en apporte à 10°. Demand .. adetoata
.es rPndre corn pleurs 1 une sorte ce sontlesavisdecesdeuz
cle bigarure dlllls la rédoction du classes, qu'onpourra/aind
Moniteur 1 ou tantôt l'on se trouve du jour a11 lendet1U1i111 et
obligé de supprimer l'art. des celteraisonqu'ils terminent
spectnclrs , tantôt le cours tl'8 nal de chaque jour.
cbanoes, et de fo ire snr-tout main- Cet ordre sera fixe 1 et
basse" sur les allich es Pt annonces. compositionet rédactiond1"
C'est pour remplir le voeu impà- Les u0
• l'indiqueront tous
tient des souscripteurs 1 et sur·) out sauf a pa.sec ceux pour 1
de ceux d,,. Paris , qui se plai- n'aura point d'affiches et
i:nent sur-tout cle l'irrégularité de N.B. Toutes les pe
l'annonce des spectacles, qui denoit voudront faire insérer det
1eur être donnée tous fe3 jours 1 flans l'Aviseur, s'adr
que nous nous sommes déterminés baye des ci-devant Prém
â publier aujourd'hui ce Journd Haute-feuille. Noua ven
cratis; il complettera le dernier ter u;. bureau tout exprèl
objet du Moniteurdontnous avons objet 1 qui sera ouvert
parlé ci - dessus 1 il satisfera lé jours depuis dix heurea
public sur tous les objets d'affiches une heure, et depuis ciaq
et d'annonces qu'on a été obligé de nel!f heures du soir. Ub ~
.acrilier jusqu'à présent 1 comme àpportera à cette derai
nous venons de le dire. pourra être sur le cbm
Il satisfera sur-tout ceux qui ont paraltra le lendemain.
des avis à fai1e connaître au public 1 facilite dans les rrente-setl'
parce qu'ayant encore aujourd'hui nouvelles qui paraissent it
81500 souscripteurs du Moniteur et tous les jours.
à-peu-près autant du Mercure fran- On n'insérera auèun
cais,nous prèsumons que ces 17,000 conque qui soit suspect,
journaux sont lus tous les jours par vent tous être aigné•j llTCC
r.lus de 200,000 personnes• tous cloit y joindre sa qualité 1
es caffës 1 clubs , sociétés frater- et sa demeure.
nelles de la répuhlique étant sous- de
· Ce Journal dépendant
cripteurs; peut-être ne trouverait- due des mémoires on dtl
on jlOÎnt ailleurs le mê1ntl avantage.
Voici l'ordre que noμs suivrons fournis ' ue plut paa ~
dans la Gomposition et rt!tlaction de tous les jours d'un' lllt!lat
ce nouveau journal. de pages. Il sera réguli
,o. Les spectacles. 4 pages quelquefois N
2°. Cours des changes étrangers 1 ton, quelc1uefois dl! Pl
payemens des rentes de ln commune pages et même d'oAe
de Paris, cours des effets nationaux, Toutes les penocontrats
des rentes, des Départemene ec '4il
3Q. • U n arli·c 1 e d e ~ él ang~s· ou d ~ sont libres de faire
Go ge
( N°. 62. - 1792. )
ERCURE FRANÇAI$
HISTORIQ.UE, POLITIQ.UE ET UT:;I'ÉRAIRE.
MERCREDI ~6 DÉCEMBRE, l'an premier dt la Répu6lique.
l"l , 0 U V E L L E S P 0 L 1 T 1 Q. U E S.
ALLE ~1 Ac N E. Maytnce, 11 1 ~ déccmbrt.
! s Autrichiens se retirent de Bonn , et passent le Rhin à
ulheim. Dumourier les poursuit; peut•être est-il déj.i aux
ortes de Cologne. .
L'~Iectcur a quitté Bonn , oU il rés.idait, e't s ~est retiré à
1 liluo.ster, avec l'archiduchess'c sa soeur , la gouvernante des
ays - Bas. Unj corps nombreux de troup es de l'armée de
iron est déjà prb de Manheim. li y a apparence que Cus-:
"ne ne l'y laissera pas oisif.
, Q.uoique deppis l• guerre ._ la c6nduite des aoldats Prusaien1
ait prouvequ'il~ étaient encore plongés dans la barba'
·e, il est impossible que les lumierrs de la philôsôphie n'aient
1 pénétré chëi beaucoup d'individus d'une nation que Fréêric
II a long-tems gouvern<e. Aussi en est-il qui ne sortt,
fOint ennemis de la révolution Française , et qui ont été
1ictimes de leur opinion. Deux officicrs-gênéraux out été crrvoy.
s .\ Spandau, et deux autres · renfermés dans la citadelle
de Coblentz. L'un °de ces derniers est Tempelhof, distingué
ar ·s.es écrits sur l1art illcrie et les autres partici de l'art ml:...
·cairc, et par l'estime du dernier ro.i.
Des bords du Rhin, le t5 décembre.
li p1sse ici continuellement des détachemcns de l'armé,< fran-·
-c:ai1e, se portant vers Ai"-la-Chapelle. Les Autrichiens ont évatnc
cette ville hier matin, et ils ont pris la routp de J 1>liers, qui. .
teur a 1 dit-on, ferm~ ses ponts. Ils ont craint d'être coupés par
,umtc de Dumouricr, dont l'intentign csit de· se placer CLtrc
• Aix etJuli<rs.
On mande que 35,ooo Autrichiens, des nom•elles levée~ . m:t
dtja pxu sur le> frontieres de la Funconie, et que 32 batai!i, ns
Cl 3o e.c>drons P•ussiens. marchent vers te Rhin. 1!.e cordon de
1roupcs Hanovriennes sur les fronrieres du pays de Hes•e-Casael,
e-st dija forme. Tous oes armemen• formiàabl<0s rappellent.
tc9 tems, où. le Nord tk!'Europc vomusait •ur !<:Midi d<t11or•
""' Ï..ao~ra.blca èdH.li.f'ee&. ô l/ .. t•
( 90)
Londres, le QO décembre.
. On ne peut se dissimuler que le ministre n'ait complettcment
1·fussi a excittr l'o:tJinion publique cOn[re ceux qui desircut
et esFcren ( 0btenir des . éformcs dans les vice1 tt les abus
de notre gouver nement. Les as:,ociar:ons n01ubreuses qui 1e sont
formées pour mainten ir la cou:) titutiou sur toute.5 ses bases i
l'influence de la courontH" et du mjn b tere, et les craintes qu'Oll
a in ... ,pirCes à tous les p:r.op·ie ~f-l irt :i, quJ:: les pro jeu de refor·
me ne ten c~aient ci ri u1 ruoin) qu~à d ctrnirc ici comme en
France, la n _,yaute , et .1 lenvcrHr dan• ~ea fondcmens une
constituti o~ qui a p rOL Ur< •ux angl ais, un degré de-puissaucc,
de rit.:hc11se , et rne:me de li nerté individuelle dont ~Dcun
peuple n'a jusqu'à pré.sent joui. La partie nombreuse
de peuple , qui j ouit Je main ~ de ces av~ntagcs, puait
prendre parti conttc c:eux 'Gai voudraient des reformes; et il
para.it qu'on doit diriger panii.: ulièremenc sa haine contre les
protestans Düsenters, quittant p1iv1:s par dc:ao lois d'intolérance:
de plusieurs droits polit iques , sont naturdlcment peu amis
d'un gduverncment, do1it ils se croient opprimés. L'opposition
a eu dans les dt. bats occasiounCs par l'a-dresse au roi
un dCsivantage marqué qui a contribue à augmenter la co
.fiance du parti ministrrid en ab attant ce1:J-ç 1du parti réforma
·.teur. Les assemblics form(es par celui-ci n'o.ent presque pl!'_ii
annoncer de séancc:S, et craignent les in~ultcs popuJa1~.
· Le fameux pros ède Thomas aPyne , quoique décidé conm:c
lui , a été accompagné de ces circonst;;.nccs qui ont ranimé lea
espérances de ses parti:,ans et de ceux qui vondraien t ramener la
Constitution britannique à des principes plus conformes IQX
droits natuùls de l'homme. L 'auion intenttc contre Jui , l
l'occasion de son dernier ouvrage, avait été ajour..e au 19 de ce
mois ; ellr a été jugée hier par un juré spécial , devant le .. Lori
Kenyon , président du banc du roi. Le procureur général a
dénoncé l'écrit de Payne comme scandaleux t:t sêditicux •
destructif de la. constitution et de tout bon gouvernement.
Le célèbre avoc:>t M. Erskin l'a défendu avec heaucOU(
d'éloquence dans .un plaidoyer de quatre heure• , et le juew'.
a prononcé la sentence de coupable contre l'accuse; et co
l'accusé n.,étalt pas présent, le juge n 1 a. point énonci lt
peine. Lorsque le juré a donne .u d éclaration, un sifflet,~~
fait entendre dans la salle ; ·mais à un mot du juge, le tilence
et l'ordre ont été rétablis. Au sortir de l'audience, M.~
kin a été accueilli d1applaudissemcni infini& par une muh.itude
prodigieuse. Le peuple •dételé les chevaux de son CÙ'~
rosse , et ra. traîné malgré Jui dans sa malien au a;ailiftl d•
'accli.mar\o_ns les plus vives dans tout son passage, If.. la.. no pourraC6oi~ [~ar le• cris divcn qu.i ;;t fai.1aicac
( 91 l
que ~'était le défenseur cloquent de la liberté de la presse et dts
droit• des juré•, autaut que le d<frn leur de Thomas Payne,
que le peuple applaudusait. Cette circanstance aété interprétêe
diversement par chaque parti, suivant les voeux différcns.
L'opinion 1.1 plus générale: ici est que nous n'éviterons pas
la guerre, si la France ne renonce pas formcllrmcnt a toute
invasion eu Holl•nde et à la l;perté de )'Escaut. Les fonds sont
toujours bas. Les annuité• â trois pour cent consol. sont rcat~s
à 74 et demi et trois quarts.
C 0 N V E N T 1 0 N N A T I 0 N A L E.
'p Il i s J D l! N c li D l! F ][ 1. M 0 N T.
comptabilité deJ anciens rectveurs des fi1'ancts, rendu
le 2 I décembre.
Art. I. Les directoires de dépaTtemcnt adres•eront aux com•
m.issaircs de la trésorerie nationale , dan:\ le délai d'un mois'
compter de ce j our , une expédition d es procès~ verbam.:
'arrêté des regi stres de recettes et dépenses des receveurs
particuliers des finances, qui ont d[1 être dressés par les di'
rectoires de distri ct , en exécution de la l·oi du rg juillet
l~92, tant pour l'exercice de 1790, que pour ceux des annecs
antérieures dont les comptes n'étaient pas définitivement
" ·apuré<.
11, Les commissaires de la tréso rerie nationale instruiront,
dans le plus bref délai , les directoires de dè partcmens <l11
montant des rescriptions dues par les anciens recevcurs-géniraux
; et sur cet avis , les directoires de departement prescriront
aux di rectoires de district de faire décerner, par le
procu;eur-~yndic, contre les receveurs particuliers , des contraintes
pour le p•yement de; somme• dont ils se trouveront
rcdev&bles enven lesdits receveurs-gi-néraux , pour les exerrlces
:intérieurs ;\ qgo , jusqu';\ cpncurre11~e du montant
csdites rescriptions, déduction faite de ce qui. aura été payé
par 1-cs receveurs-généraux eux-mêmes.
III. Ils adresseront pareil lement dans le plus bref d élai, au
dl:partement de Paris, les contraintes qu'ils ont visées et qui
ont été signifiées auxdits receveurs-~énéraux d la requête de
l'agent dtt trésor public , ensemble les actes et procédure•
qui ont pu s'ensuivre, pour être 1 l'effet desdit~s contraintes,
poursuivi à la di li:?;e nce du p~ocureur-général-syndic,
conformément â la loi du 11 a.oût dernier. 1
lV. Le procureur-génerlll-syndic d11 deputement de Paris
•c. sui ira ncnnm.oi1Q:ôf! q]\! .1 présent, l'effet ,;~,J;ies co~"'
1nte1 Que iusau'à con'éurrence de• iomme• .Jont lesdit'
• J "
r. "
( gt )
ircccvcurs-$énérau~ ont été ou seront rcconnns débitcnn ptt
l1arrttc qui a 'té ou qui sera fait ~nc~ssammcnt, de la rcc!tte
et la dépense portces sur leur$ registres, par des commissaire
Jiu département, en executjon de l'article J. du titre Ill.
Ja loi du ig juillet , ons pr<jucjice cjes droits de la Rép11 •
que contre les comptables , tant pour le payement du surp
du montant de. le11n rqcriptioqs , que pour l'exercice
toutes 'aut res acuons.
V. 11 sera fait Qéduction auxdits Teccvturs , sur les som .
dont ils •e trou veront rede vables , d'apr<s l'anètc de
registres, du montant de leurs gages l<t taxations.
VI" Les dircctoirc5 de dt partcriicnt instruiront tous
μi.ois les commissaires de la trésorerie nationale, de l1état
poursuites qui seront faites en exécution du présent de
VII. Lts reccvcurs-génénux des financcs qui n'ont po"
acquit•é la totali té dcs parties prcaantes portces sur Ica
devant é tats du roi pour les cx_crcices ;intCricurs à 17
seront ténus de remettre, saus dilai , à la tr,sorcrie ni ·
.Ji•lc , un état nomin~tif des p~rties non pay<cs sur le
itats.
VIU. )'..a C'!nvrntion nationale proroge , pour lcs recn
particulier~ cjc la villc de ,Paris seu.Jement, le délai d'un m
.)le.cordé par l'article Ill du titre Ill de la loi du 19 jo"
der)lier; savpir, jμsqu'au premier {évrier prochain. pour
~ed()ition. de leurs comptes des exercices de 1786 et Y1tl
jus11ù'au premier mars pour ce= de 1788 et q8g ; ~I
qu'au premier mai prochain pour ceux de l'exercice dt;
née I 79q.
I~. La loi dμ 19 juillet dcrnier continuera d'être cxéc
pans toutes les dispositions qui nç sopt P" con1rairc1
présenF cjécret.
pùrel coucernanl les receveun-gcneraux el particuliers. D•
dùcmbre.
La Convcntion nationale , sur J.a pétition qui lui a écé
~enièe par les receveurs-généraux et particulicn des 6na
tcndantc a être autori'é ;\ compcnsèr avec leur drhtt le
!le la finance de leurs offices ou charges , dècrete:
Art. I. Aucun comptable ou d<positaire des de'niera pu
nc sera admis à compenser le montant des débcts pro
de son compte ou depôt, avec les sommu qu'il po
lui être dues par la nation , A raison de la finançc ie
f>ffice, charge ou cautionnement.
II. Tous rcccveurs ou dépositaires do deniers, ,.._
J,j cl.e s'acquitter CI\ mêmei esrecçs ~ui ayaicnl COJ111
1~ lonr ©a•çgle
( 93 l
Suilt dt la séanct du lundi ~4 déctmbrt li9~·
•parbês, gouverneur de Saint-Domingue, et Ca~bcfort,
oncl du régiment du Cap, sont traduits à la barre, en
tution d'un décret de la Convention.
e p1C:.ident fait differentcs questi • .ms A l"nn et k l'autre.
a rhés répond qu 1il s'est conformé en tout aux instructions
jl aYait reçues du pou voir cxlcutif, qu'il a tvuJour.s vouh.1
écution de la loi, qu'il s'c,H opposé autant qu'il a été en
possible i la révolte des Negrcs, etc.
colonel du régiment du Cap ava!t été principalement ac.
d'Jvoir foulé aux pieds la cocarde nJtionJlc i il a nié
cllemcnt le fait : il a nié aussi a.voir tenu des propos
trc - révolutionnaires 1 et avoir favorisé 11iusurrcction des
es , cfc.
s réponses de ces deux accusés ont été ren,·oyécs à l'cxadu
comité dei colonies , et la Convention les a ren•
ics en état d'arrest<1.tion .
>\insi s,cst terminée cette séance, qui donne aux bo-ns cins
la consolation d,espércr que la chose publique ne sera
p erdue.
Séanct du mardi ~5 décembrt.
r~il~~rd, secrétaire, llt une lettre de Perrin, président d.
unal criminel du département des !Jasses-PyrénéC5, Cc cicn
témoigne sa surprise de se trouver d ésigné dans une des
ces relatives au proch du ci -devant roi , pour un de
qui devaient produire des mouvemens dans les provinces.
rin proteste qu'il n'a jamais eu connaissance d\1n pareil prc•
et qu1il n'a jamais eu aucune communication di'recte ni in·
cc te avec Talon ou avec Mirabeau.
Uu membre répond, au nom de cc départtmcnt 1 du civisme
Perrin.
ministre de l'intérieur transmet. à la Convention une letélu
conseil du département du Haut-Rhin, quî reclamc une>
emnité. Renvoyé au comité de lég i sl.uion~
n lettre du minÏ5trc des contributions, instruit la Convcnquc
dans le département de l'Arriege on exporte du beurre
Espag:ne. Cttte exportation a fait hausser le prix de cett~ den ..
• Renvoyé au comité de commerce. Le même mini~tre dcdc
que la Convention prononce sur la compa1ibilité ou ju,.
patibilité des fonction_s de rcccvcu• de droit d1cnrcgistrcment
cl'administrateur. Renvoyé au comité de législation pour préter
une loi. géu~r•tle sur l'incompatibilité des fonctions.
Le mi,niatre de la _g.perrc fait pîlsser à Ja Convention ]a
ande faite P"' lA.Joi1~0,mbarqués pcm •Ile; ;it::< IsJ,,, .
t tlr TPf'•t•n; J T ; rrn'I'",{;,•-~.._.,~~--"'· -.... .._----....
( 94)
1ur le territoire ennemi, renvoyé aux com1tcs des fip
et de la guerre.
Le minis tre de la justi ~ e annonce que si Ducourt n'a
encore é té interrogé , c'est que le tribunal auquel il doit
:s:envoyé, n'est pas d éiigné .
Le minis.t rc de l1iotéric:ur écrjt que les demandes en 1
de bled , qui lui ont etc faites , se portent à 3 milüo
quintaux de bled , c'est-à-dire , à une somme de pl
80 millions. ,
Un membre du comité des décrets lit la rédaction des
d':i ccusation contre Benjamin, Vincent, Dch.unai, Le
et Vast. Elle est adoptée après quelqua débats.
Chabot demande la parole pour un objet intéresiaat,
lui est accordie ; il dit : Vous avez décrété la peine de
contre quiconque demandcr~it un roi, un dictateur a
chef sous une dénominatioa quelconque ; ch bien ! je
vous dénoncer un journal:>tC qui appelle cc chcl; (pl
voix s'écrient, c'cat Marat.) Oui , c'est ~1arat: voici cc
dit dans son numéro d '<rnjonrd'hui . " Je déclare que
énormes dilapidations des agcns du nouveau régime, la
fidics alarmantc3 de~ traîtres qui commandent les armé
la République , l'excè• de la misere du peuple, etc. fo
jamais la nation à renoncer à la démocratie pour se d
un chef., comme je crois que la chose est inévitable,
Convention ne s'Clevc à la hauteur de ses imp6rtantct
tioos •... ,,
Chabot rapproche en suite ce passage d'un autre des·
passés, où Marat disait qu'il n"attcndait rien de boa
Convention , qu'elle <tait incapable de s'élever à sa •
etc. li faut condurc de hl , dit Chabot, qu'il faut un
la nation Fran5aisc pour la sauver. Je demande contre
le décret d'accusation.
Marat s'é lance à la tribune. li dit: il est affreux d'avoir
'd éfendre con.tri des en,nekis c;ue j'ai poursuivis , et con
patriotes sans venu, qui ont üé choqués de ce que je
traités de dindon s. (On rit et on murmure. j
J'ai été suspecté de vouloir sauver Louis XVI, moi,
ai fait faire amende honorable lorsq u'il avait à se• o
n1illicrs de bayonncttcs; moi, qni. ai invité tous les
de cette Assemblée de venir prononcer, it cette tribune,
de mort contre ce tyran. J1iai ~té accusé dans des leurd
tes; de ne demander le jugement de Louis Capet q
placer Egalité sur le trône . Voici ma profession de foi :Je
que je regarde E~al i té comme indigne de toute conliaDCt
muies. ) .... .J'ai été inJigné que l'Assemblée socc
cessel de partis et non de l'intétêt de la Républiljat
jndigné d'cnundrc des adresses au peuple, où oa
lr n·s~ ! 1k les proprîét~s, t:l~di-: Gu':J m~•
________ ........• .' 4.1•. ...W !D.e_J]LJL1C lll_J]LJ1L.IQ J>JU_ nu n .1 - r tt
( 95 )
rait les rues en dcma.ndant ma tête, celle de Robespierre;
Dan ton et de tous lc5 citoyens éclairés et amis du peuple.
d éclare de nouveau ici que si la Convcbtion ne
ve à la hauteur de ses fonctions, on rie peut disputer, à
nation, le droit de se donner un chef qui la retire •..•
:miertj. Rappeliez ;. ' l'ordre Marat. (Agitation. )
arat. Vous êtes les tyrans des opinions , an lieu de Ici
ter,. vous me décrétez d'accusation. Vous êtes de bea.u x:
lateurs ! ( On rit, on rit. )
arat. Je d éclare que je ne crain• point les fureurs de mes
mis ; si la majorité de l'assem blée s'oubliait, le mer ris
chasserait de son sein , et j'en appellerais au peuple.
s tribune> applaudissent. )
arat descend de la tribunr •
••• Je ne descendrai pas jusqu'.\ parler de Marat. ( On
ode l'ordre du j our. ) L'dratcur continue : vous m1encz,
je dirai la vérité, ma tête dût elle tomber à l'instant~
·s que je cro~s voir qu 1on vous tend un piége pour vou'
rner de vos travaux et ~loigner le jugement du roi.
n demande l'ordre du jour
membre demande que l'assemblée s'occupe de la loi
e les provocateurs au meurtre.
"llefer veut que Mant soit envoyé pour trois jourS i
yc.
Ile propose de renvoyer au comite de legislation pour
u u rapport sur Jes crimes de Marat.
ettc proposition est décrétée avec l'adjonction du comité
rete générale.
rat repuait :1. la tribune. (On demande l'ordre du jour.)
pré•ident. Marat tu n'as P"' la parole.
arat. Je l'ai.
semblée est eonmltée , et b parole eat refusée à
~rat
insiate en criaat que c,est pour un fait qu'il riclame
rolc. (De toutes parts on crie. ;\ l'>bbayc.)
urau. Si Marat insiste contre le décret de l'Assemblée "
t l'envoyer à l'abbaye . ,
ucl. Je demande que ~1arat soit inscrit avec ceniurc
ocès-verbal , lequel sera envoyé aux Eiépartemcn:,.
rat descend de la tribune. La parole est 2ccordée à LcoBourdon.
li rappelle à la Convention qne c'eit demain que
Capet doit paraître à la barre. li pense qu'il faut rlitteinnombre
dcs délits imputés à Louis XVI, afin que ses di:ura
donnent moius d,étendue â leurs plaidoyers; de n'op-
• Lo1lis Capet qu,c.Jes faitp_qni lui sont ptrsonneh. comt11c
re~ponda.ni..:~ •vc~Q ~i:l'imis, les disuib'l~iü:..w d"H!~tU'~
( 9'i l
laites par son ordre, srs '~tentais contre la li
.riot fait observer à llou1 dvn <p1il est rilÜçulc d'o
acil à changer u défense.
L'ordre du jour est invoqué et adoptf.
Manuel demande que les inspecteurs de la salle
mesures pour que les citoyens des tribunes ne co
dans la ullc , comme cela ut arrive la veille da
Louis XVl a pat u :\ la barre. Manuel demande ca
la aéance commence demaill ;\ huit heures, ct
et les tribunes ne soient OU\'Crtes que deux heures ana
la Convent:on déeretc que la stance commenccnà
rcs, et passe ;\ l'ordre du jour rcl•tivcmcnt aax
sitions fuites par ~1anucl, motivé sur ce que Je
les comrnissaircs-!nspcctctns sont chnr~fj de preu
sures de police quïls jugent convrnables.
Le reste de la si.ancc est employé A "diven
quelques-uns n'ont point laissé de suite . li a été dé
cunc especc de service public ne serait interromp
de fête. Les secours ont éié accordes aux ci
dans la journée du 10 •oÛt. Bourdon, c,elui qat
del Paris, a demandr que demain, quand Louis
citoyens bles.és le IO août assi tcut à la aéancr
Mazuycr rclcvc l'immoralité de cette propoaitioa.
observe que les Marseillais qlli ont combattu
leur ennemi, ne veulent pas influer sur l'opi '
ges; et l'Assemblée passe ;\l'ordre du jour-sur cc
O n lit une lettre de Santerre, qni annonce tlD
les précautions nécessaires pour que Louis soit
sans courir •ucun danger; mais il téruoigne des or
nuit surpren~ Louis ,\ L1 Co11vc11tion. La Conv
que la séance commencera ;i neuf heures, et
conduit à dix. ·
Marat, qui aS>iégeait depuis long-tem~ la tribàJI
les paroles dont ses c2lomniatcurs, a-t-il 1\it, po
1er peur le faire «garder comme l'ennemi de- r
noncé le ministre Roland pour avoir répandu JJ1
nion d'Azéma , sans envoyer aucun excmplaiM
Marat. Celui-ci a demandé qu'au 3llât amt v111&
•ition de recevoir sa plainte contre Rolaad
a p~ué à l'ordre du jour. Tdle a tié la lill'
N.' 4,
A VISEUR
1791:
NATION AL,
MincRl'.DI ~6 DÉcEMBBE 1792 1 L'an Itr de la Rèpubliq1'e.
1Avul'.UR est dislribué tous les jour• GR.,iTIS aux Souscripteurs,
IJ<f onileur et du Mercure français ; séparément 1 il coute 3o livres
fic de port
N•. 1. S P .i C TACLES•
Ëd~mie de Muaiqye. Relâche.
é. de la Nat. le Cuhciliawir <I
trion.
r • ltal. Fa,,chutt, Ctcilt et julie11 ou
de Lill<.
• dt la r. Feydeau. J.a joumü
Thé. de la oit. Moncansiet , sptcr
drma11d~. Ir l\foRt AlpMa, op. <n 3 ••tu,•
t.t Turcaret, corn~ tll 5 act ..
Thé. du Vaudeville 1 Le petit Sdcr;..
tniu , la Gagtll!"t. Îllutile tt Pirou avte' sd
amis. Dtm. la prem. rep. ilu miroir
Magique.
bi<at. Je log<1 d l'an11i•, au tM. dt
Fryàea11 , Joivtnt fa iu savoir s'il• Thé. du Marais , Le Trihrlnl Retfo••
ent leurs loge<· S'adr. 0,, cito. tahl• tt Cri•pi11 mliltcin. Jeu~i Ro5ert chef
1 buren-1 de location, Je 31 ezpiré 011 if es Hriga11ds, Vend, lle!6c/ic.
Je lalvge. Th ~~tre du Palais - Variétés. Lu
• de la Rép. Bru lus, lntrignns, com. Alain et Rosette, oper.,
de la r. de Louvois, Zilia• le baller des Sabotiers.
'2. PAIEMENS DES RENTES DB L'HûTEL•DE•VILLE .QE PA:a.fs.
M. Legras, viag. perpétue!lea. • .•• · . •• Lundi. l · M. Delamotte, perpé,ue!le viag... • •.• , Lundi.
M. Creuzé, tont• viag. perpét .•.•• ,, .•. Lund.i. J Six premiers moi• 1792,
M. le Bon de la Boutraye, t. p. 11;, ••••• Lundi. Toutes Lettres.
M. Taurel, perpétuelle. . • . • . . . . • • • . Lundi.
Il. Caucgy 1 tont. perp. • •• . •••.••.•. Samedi.
Cours dts charrgts errangm à tlo jours dt datt.
dam ••••••••.•••• , .•.• 33 t· Cadix •.• , ... , •..•••• · •.• 25 J. to s
bourg ••..• ., ............. 31;<;. Gênrs ...... . ................ 1;<;6
res ...................... 17. Livourne ..................... 16S
'd ............ • • .-.•••• 25, 15· Lyon, payement àe. ..•..• t Bénéfice.
Cours Jes •[fats.
111 des 1ndes do 2500 !iv .................. 2035 dO, 27 t , 25 , 20,
• n de 1600 liv ....................... .
t 11o;p llr-!llO C s;>•\J!t:lt Jnt S3~ no ttJ'{i!l/o C rti,fiOflflfl '!ot 'C :>ïuit
9t> saoi~ a fl<>.ilt!i~3a.1!"J -oA a11m~J ;iun~n .. 'asn:iia:w np
waiJtif> n 110.i ~o •31\ll:ltJ•u<l la rna1!uuw · np xn11arnq fiil\ suvp
ICll <1111 ,l~Ml.O,J" ~tl31A l! < anlJ U1AaJ3l au 110 < mof 3W'M a:> G
.-1 .. _. .., .. qn C'>'3tl;A ~ ~n_':'\-_!ld~.,. ~l.•.Z:..'l,, •• • W°W'~"1W)}i.~• · ~ .. ~~ . .S
~ u'V'" o c N •.
(rt4 )
N•. 3. Mtl/a"ce•. - avis , ..,it tout aut,.. ~
Lettre cl'un écolitr <le sixième . c~ genre, Le public ayaAt la
tgé de 1 1 ans , à de l'assemblé de faire imprimer le..ditea
1111.Lionale.. voiunk~ dans l'.Avi.tear, •
IL 4 tftJ fait mention de cette 1011scriplion lui coutlllll i ·
lettre "411s le procès-verbal! elle Jl\OÎ~ en frais ; ceux qu'il
a été traduite en hcn fra11fais oblige de payer jusqu'à oe
avec le relevé des faut.:s d'orto• pour l•adjoaction du MerGlllt
15ccplie dans plusù1t•s journaux. ~.ais , soit pour lea fraù
.NollS La copions ici littér.dcnt. ol 'i111pressio11 1 de papier
1
M. leprésrlentmon pal'a me don l• grand& et petite poate
ee tous les mois s1x livres pour w es feuilles; QJI observe encon
1111enu1 plttisir. Mon plus grand est blic 'lne ces feuilJ,.8 •ol
de vous envoyer vingt-cinq livre raremeut lues 1 au liell qat
pour faire la guerre,pr~sentémon res corps avec le Moniteur 1
a>ect M lePré.à l'ass~.;,bl6e nationale conservent et r~mpliaent
N•. 4. Terres et maisons d Yi:ndre. mieux l'at1ente du public 1
Ma. de ville et de camn. a•·~c dans la publicarion de
ianlin de 2 arp. 1 à portée èles Ch, annonces 1 ne peut li'
l'.lysées et bois de Boulogne. S'ad, d'autre but que celui de la
au c. de la Malmaison rue Saint- connaitre du plus t;rand
H.,anonl 1 près celle des poulies , possible des citoyens 1 tant ..
11 • ,.o,.. cp1e <les départeoeens. N
No· 6 TerrPs et maisons à louer. observerons à cet égard,
Appart. dr. 12 piècrs au premier croyons devoir IPs répétrr,
et an deuxi ~me, rue Chri•tiuc, n'.'. :Mercure ,;t le rt1.,ni1eur
2. S'ad. au proie de l'imprimerie. .semble plus ile 17,000 sou •
N". 6. Ve11tede N1e11bles et effets. rée iles, qili sont f.,_it~s t•
Deux biches pl.eines et cerf vi- P~.rl~e par tous le• clubs et
•ants, che~ R~a11x, Boui , Mont- ciel· s fraternelles, et lus par
martre 1 maiso11 de Saint-Far, · ·ht
N•.7. Vented~chst•cu:r tJlvoitures. <111e : nous sommt•s •ftrs deM
N". 8. ~tl perdus ou trouvés. exag.;rt;~ ' t:bn éa~ança~t 119
seur > u1Slr& u guitJ.S. ans
;N!:. 9. Â1lnonceetavis particulters. souscripteurs p,st lu de p•
Le riubl.ic cstprth'Cnu, qu'à comp- cent millo persoR11eo ..
ter de ce jour , on n'insérera plus 1 Le citoyen H. B. :M
ni da11s le Moniteur 1 ni dans le directeur et caissier du
:Mercure, aucun écrit quelconque 1 . !ic1nidation et corr~
connu sous le nom d'onnoncu, prévient ses crmcitoyena
4/Jicl= et a.vis, allen<lu qu'il pa- bureaux, ci-clernnt rue V:
rait tous les jouN> nec lrsdits jour- 11°. 2t 1 sont lrausrtlréa,
11aux; le présent journal, i1lljtulé premier octobre '79'-' 1111
l'A•ùeur, qoi se distribue gratis Jusstenne, n-. 4•
aux souscripteurs d~ l'un èt de l'au- Il fait savoir •n Qlfrl
•e de ces jounrnux. solficitation de ses co
On 'l'\rPviP.;~t Gt?' .gt~~ .t-- '"'"'.t'~" 'A,. .. :11.aa
( ,5 '
boursement tant à Parjs que d'acquittPr ainai ln Jètte que m'i~
les Départemens. pose la reconnoissance. . ,
confiance d1mt le public Je suis .1~é de 70 ana passé. Dee
depuis trois ans, est uue puis 20 ans j'éprouvois \W mal-aise
-4fe de son eJ<actitude et de la dans toute la machine, qui ne rue ·
;pbilité des administrateurs de laissoit jouir ni du ph pique ni nu
tablissement, soutenue d'ail- moral. I;>es douleurs continuelle&
pat u11<lépôtde 400,000 livres r1ans toutes les arti(ulations, m8
,ltntre les wains ù'uu notaire *' firent considérer par les gens de
' l'art comme gouteux par lt.\s uns
autres opérations d0J1t on et affecté des nerfs par les autres•
e de se char;;er dans $CS Des remèdes. toujour_s pris sanss.uc-;
, s'étenrleut aux licjllÎda- cès, ne fireu ~ qu'accroitre me·s inlir-
1 • à- la recette des rentes el mites, détmire l'e.tolll•C et le J"eru-"
1 et à toutes. eapèces d'af- plir de glaires. Ses fonctions ne sf
contentieuses ou llon con- fai,ait plus. cpai d'une 011•nière
dé,espérante; je r&d0<itois. l'het1r•
1eu1 tt.dresser directement d .. s repas, J'ullai c&nsult<'t le <loctre&
et paquets, francs de teur Dubreuil , qui, d'•près. l>rx-
11• citoyen H. B. Mo1lt'::;ny , po•i.\ de ma malf!die '· n'en a,ttrihu!k
fora puseFsans retard un lac~nse qu'aux glaires et tHlXYente'
1éteur signd d'unodmfo4,tra 11ui m'.ivment tu.ujo11ts ~ourmenlés)
ir anti-go11tteux et anti-rLu~ et que ce praticien consiclè.., comme
de l\f. Gachet mér)ecio , le principe de toutes !es maladi'"
llr~gard , n'i.. 5o. Pri_x ~e chroniques. 11 me mit â l'us•:;o de
' Oacon, contenant 3o prises, ses pouJres végétales. Je n'en CUll
rea. Ceux qui desireront de pas. pris six semaines ci ue j'éprqu.-
· l'IDPlf's éclaircissemens , pour- vai un 1,nieux considérable. Au bout
te procurer chez M. G.1chet, de trois mois , je fus parfaitement
.ue/ des go,,tttmx et des ~é ta.hli, et mes fo~c/<, au lieu d'être
te.s, ou, l'art de se traitcl' dimi1rnées,. pcuÙânt le cours de moo
e de la gmitte et du rlnuua- trait~me nt, ont gracluelle1)le11t aug-
' v9l, ;.,,.,,,,br. s liv. 10 sol•, merue. Depuis six mois, que ce
ale port , 3 liv. 1 o sols. traitemcot est füi.i , je joai• à'urtâ
véritable papiel' répuhlicni• existence 'l."i pts•e l'espérou.ce ù'l\11
pnur tenture de sales d'nd- homme de IJIOD âge. Le an~
lion, établissement public, IHt 11011 , l'apétit parfait, la tlig.- '
et ap1>arle1Jlens de P"rticu- tion focil.: et la. maruhe si aisée ,
;~~~bÎ!:;i:~~r~l:!:~dm'-'"~a:"'.uu·~·-CLu_c_j.:: vac~1e moi-ras}me à w·o
- - ~..,.,,.l' .. W~ "'-• ~ N .,_
( 1& ) ,
•2o;ooo liv. Lea travaux, .Jepu1s aj/ranclaies .• n recem a
le 1er. dé<:eiu bre , ae fün1: et serout reconnoissance les o
continués jusqu'au 31 1 en présence qu'ils voudront bien lui 1
dè l'Adjudicataire provisoire et de sur ce nouveau moded'ab
c~ux qui se présenl~nt pour acqu~- Le Scru1ateùr.uni11111u.
ru. De la ten~, c1-de .. Rnt baromue Ce Journal qui paroltia
de R11y 1 située à une demi litme les jours 1 à compter 4a
de la. ville de L'Aigle etJ Norman· lnier J:uivirr 1793 1 est
die 1 et ;L 28 lieues de Paris, pro- rem eut de<> tin~ à publier lu
duisant put baux a"ciens 152,7 1. 1 et retlamations de rous '
sur l'enchère de 400,000 liv. De la de la République 1 contre let
Ferme de Magny-le-hougre1 située tionnaires 1 ou autres ag1111
.près Couloumiers1 sur l'enchère ile l"évaricat~urs ; il rendra
160 ,000 liv. De la Ferme appell~e uus•i des décisions qui i
la Bas~efermé près ].\>!eaux , sur dront sur les mémoireJ
i'enchére de 1601000 liv . Ces tleux sr·ront adressés. Ce Jour!lli
Fermes ptoduisent chacune 6000 également tl:>us les pro"
liv. franc d'impositrons. D'1111e lité, pla11s d'administratioa,
maison 1 rue de Menil 1 m011tant 1 lioration 1 &c. qui lui se
21.• 6 1 uec cour 1 remise 1 écurie sés. Il donnera eulin tous
et beau jardin , sur l'enchère de le bulletin des séances de
90000 liv. D'une ruuison à Paris 1 vention nationale et le•
rue des Fossés du Temple 1 n.• de l'intt'rieur et de l'étrang
19 1 sur l'enchère de 60101:>0 Ji.,, On s'abonnt' au bure&lj
Le détail imprimé des ohjen Jl1i tateur Mni11ersel 1 boa11
stront propo<és da11s la rticme temple 1 n°, 61 , el ehel
séance ' "" dist:ibtJe gratfr au bu- dit•tteurs des rostea.
Teau 1 et f'Sl adri ssti franc de port Le prix de l abonnem•
à c< u:x qw se font inscrire a" h1'- les dépnrtemens 1 861 d•
Tcau pow le rr'cevoir 1 ainsi que nn 1 iu liv. pour aix
le répertoire particulier qui parolt li'V. pour trois mois;
impn'ml to1Js les mois. est de 3o liv., 111. frr. et
A,,;, aux Stérwgrapfies. fll!nc d,, port.
T. P. Bertin voulant former 1 à N•. 10. Derna
l'exemple de Taylor 1 tm tableau On désirerait rmprual
exact des personnes qni se sont p~o- liVTes U y a toute sâre
curés son ~ystême de Sténographie, au cit. Laporte 1 rue
l'our établir entre celles qui se con- N•. 2..
11oissent un moyen très expéditif de On désirerait troUTU
communication 1 invite les àcqué- un tour en l'air aYec: Ull
l'eurs cle cet ounage qui ne l'ont lier de menuiserie 1 l
pas p~i• . directement chez lui 1 ft écolier , ilgé de 11 &Dl·
dont 11 ignore par c?n•équent les citoyen le Mairt! 1
non1s et les ~emeures a les lui trans- collé~e du cardinal 1
mèttre promptement , par lettres Saint-Victor.
0
• 63 . - 1792. )
ERCURE FRANÇAIS
HISTORIQ..UE , , POLITIQ..UE !T LITTÉRAIRE.
JEUDI 27 DÉCEMBRE , l'a-. premier dt la Rép,.bliqu1.
N 0 U V E L L E S P 0 L I T I Q.. U 1!. S.
AL L E' M Ac NI. Ma7tnce, le 16 Décmhrtr,
Aln1tE Prussienne et Hessoise , forte de plus de quarante
homme• , a attaqué a vant·hier les postci avancts. du côté
ocheim. L<s Français S< sont d'abord rrpliés, m;i.is ren•
ensuite par qudques bataillon> accourus à leui::;s:~purs ,
nt rcpoun~ i:cnnemi, lni ont tué du monde, cffà1~ois
nnicrs. li n'y a <u qu'un seul Français blessé. · ··
'Ville de Mayence a ité déclarce en état d< siége. On a
s nouvelles de Custines du i8 : ce !;éuéral aurlonco·qu'il
ajours retranché avec quaiante-denx mille hommes, et
ant à chaque inst•nt de nouveaux renforts .
Du camp cl. Ntrcik, /1 tg dùtmbre.
't d'1'11< lettre c(t l'armée de Beurnonvil/e, écritt par un canonitr
lo11taire dt la sutio" du Mont-Blanc , ci-devant Mirabeau.
, •• Malgrè la neige , la pluie, nous traversons des montaoù
les chemins son t affreux : on ost souvent oblige de
e dix ou douze chevat1x sur chaque pièce d~ c.anon pour
ir la trainer. Arrivé à Trèves, près des rctranchcmcn1 des
is, p.ous avons tenté plusieurs fois de Ica attaquer; mais
ient poste• dans un endroit où on ne pouvoit le• abor'
faD• un• perte considérable .
g~11t.ral voyant qu'ils ne répondaient pas , nous a fait
un détoμr de 1ix lieues pour les prendre d'un autre côté,
us avons avaacé SUT eux, avec un régiment de chasseur
it p ieces de qnons de douze.
us avons -t iré pendant une bcure : mais ih sont resanquillcs
<Uns leurs retranchemens. Tout ce que llOU°l
. pu faire , c'~st de les débusquer d'un villa g.C au-dessous.
grenadiers demandaient à monter à l'assaut. Le génrral
usé pour n& pas perdre trop de monde. Voyant qa'il
vait rien à faire ' et que le froid ctait trop vioh:nt pour
ommc1 et pour les chevaux, le gé neral nous a fait rcpren·
.Ja route 4e no1 fronticres. Alors les ennemis ont voulu
a coapcr le cbcmin, et ont tiré aur nous, mais 'ans nous
lJea~coup de m•l::}ci: H, ~niau de la compagu.it. .I.e Mo•
0 .N \;.
...
9
racin ont eu en route •ne picce de canon emli
ont étô toute la nuit comme des enraya et l'ont nh
Noua ne sommca plus 'lu'a quatre lieues de Sarreloaia.
••pérons arriver bientôt à Metz.
Dorat Cubicr~s , nommé avec cinq autres corn ·
à la garde du temple , mardi rS elu courant , a fait a la
mune son rapport de cette mission. Arrivés dans la
commissairos ont tiré au sort , et le sort a tlétigné \1
bu~ et borat Cubicres , pour monter chez Louis. lh
trés !!ans son ap_partcruen t i Il heures et demi du soir.
venait de se. couches. Le 1endcmain matin à 1ept hc
5'est levé. Habillé promptement il s'est mis à lire avec
coup d'attention ; mais au bout d'une demi-heure, il 1
son sicge et a demandé aux commissaires un couteau
parer deux feuillets de son livre. Les commissairu les
tachés c:ux-mê1nes, et ont remarqué que le livre était
."iaire. Alors Louis a lu encore pendant trois quaru
Le déjeuné arrivé ,,.on en a averti louis: mais il a .lit.
déjeunerait point , parce que c"était ce jour-là les f1411'
Le valet-de-chambre C!Lry, qui a très-b;en déjeuné,
dit tout bas a Dorat Cubiercs , que Louis ne souperait
plus par dévotion.
Vers lc:E onze heures, deux autres commissaires ttaat
Louis les a priés de lui donner des nouvelles de 11
" Ma fille, a-t-il ajouté, a quatorze ans ' aujourd'hui!
yeux se sont mouillés de larmes, et il a repété a
coup d'attendrissement: ma fille a quatorze ans aujo
Dorat Cubicres, remplacé dans la chambre du roi,
cendu avec .ou collegue dans celle du conseil. Un
après, on est venu leur dlrc que Louis et Marie-An •
mandaient des ciseaux , l'un pour faire sa barbe t
pour couper ses ongles. Les ciseaux ont été refusés;
Après dîné, sont arrivés les trois conseils, Mii
Tronchet cr Deoczc, qui se sont renfermés' avec Loaif
<JUatre l!IU ciuq heures, lis parlaient bu, et 1~1 c
n'ont rien entendu. ·
Le lendemain après-miJi, qu>tre commisnittl df
vcntion nationale sont venus coff m 1niqucr à Louie de:
piéces relatives :1 son procès. JI y eo avait quelqun-11
..de lui ; d'autru signées de ses frcres ; mais sanslël
ni les désavouer formellement, il a dit que les ,·
raient bien être contrefaites.
Les quatre députés étaient encore chez LolÙI
lesh~rbcs .est entré. Il s'est assis auprès du f•,
.u.L~a~ g:1@i ont u.iai cette oc.;:a,ivn de
( 99 J
liods SlJT cc que sa facilité de communiquer ne•
, rendait leur responsabilité illusoire. Aussi-tôt .Males-
1 a·est fouillé lui-même. Parmi les papiers q.u'il avait
ls sa poche , etaient des exemplaires du Moniteur. Lea
nmissaircs lui ont témoigné leur surprii,e de cc qu'il pori
à Louis des papiers, où il pouvait voir daoa chaque des
1toignages da Pindignation qu 1 il excite.
Le roi, (car Malesherbes dis~it toujours le roi , et les
ommissaircs disaient Louis , ) le roi , a-t·il ripondu , est
n homme d'un grand caractere. Il a l'ame forte et courausc
, et il se met au - dessus de toutes les atteintes. --
001 Croyons que vous êtes un honnête homme -: mais si
ou• portiez a Louis des poisons , oμ des armes cachées,
our •e donner la mort ..... - Je oc porte point d'armes,
Omrne veus l1avez cru ; d'ailleurs ne craignez rien sur cet
1icle. Si le roi <tait uo philosophe , s'il étai t de la reli
·on des anciens Romains , où une sorte d'honneur Ctait
achée au suicide, il pourrait se donner la mort ; mais il
& de la religion catholique, qui dHend de se tuer; mais
est pieux, croyant autant qu'on puisse l'être ., et la 'crainte
déplaire à Dieu arrêtera toujours son bras."
NATIONAL•.
& i ' 1 D z N c z D ~ F z & M 0 N T.
Si1nce du Mertrtdi 26 décembre I 792.
anucl se plaint de cc q"e le• tribunes n'ont pu été <va•
pendant la nuit (Les murmures des tribunrs ont empê-
Manud de continuer.) .
'assemblée a pané à l'ordre du j our.
terre paraît à la barre et annonce que Louis et son
il sont arrivés.
membre de la commission des 12 obtient la parole pour
uccr à la Convention que l'une des clefs remise à Thicry
Louis XVI le 12 aoîit , ouvre la porte de fer, de l'arc
J;>ratiquée dans un mur du château des Tuileries, ainsi
trois autres serrui es de l'appartemeRt de Loui•, il demande
la note de Thiery et cette clef $Oient présentée. :\. Louis.
été.
uis XVI paraît à la barre , accompagne de son conseil.
oat, pré~idcnt, dit à Louis que la Convention a ùécrété
5crait entendu définitivement aujourd'hui, qu'il pcnt propoaca
moyens de defense par lui ou par son con•eil.
uis répond· que son conseil va parler.
citoyen Seze porte la parole : il est enlia arrivé , dit-il,
• m.cai.où.Louis a~~~e va ,~ropo•er ses ~oyens d< ,~l.ffonac.
a sa • rcgnc J'ÇYpl/o..&c que les pam..::111 o~~ fan pl•u•
( 100 )
à la justice. Vous devez à Loui1, non-aeulnnetn,_1.r)ani<~··
lui ut duc comme à teus les autres citoycaa ,
une csp.ccc de faveur ; car comme l'a dit un célebtt
blicain , les infortunes d'un roi doivent exciter plua Il"
rêt que celles des auttcs hommes ...... ,.
Louis a ld i:ja répondu aux différens chefs d'accuauio
est venu ici plein de son innocence , fort de ses inu~o "
il vous a. manifesté son amc , il vous a rtvelé ju1q.i'â
pensées. Dana cet interrogatoire inoplné, il n'a p• que
dire son im1ocencc ; je viens la démontrer et en appor
preuves. La France, l'Europe enticrc ont retenti dca c •
dont il est accusé, je voudrais être entendu de la F
et de toute l'Europe ...... je ne puis vous dissimuler
Io tems nous a manqué pour p_reparer une dHenn
exige l'examen d'une foule immense de picces •••••
D'abord voi<i les principes que j• pose : la nation nt
veraine , elle peut adopter telle forme de gouvernemeat
bon lui semble; après en avoir adopté une, clic peut la
gcr. Mais une grande nation ne peut exercer elle - m •
souveraineté. li faut qu'elle b déleguc. En 89, b. na
déclaré q11'J:llc voulait un gouvernement monàrchique.
établir ce gouvernement , il fallait que le monarque fi
violab1<. li avait de grands devoirs :l remplir; oa. lui
sonné une grànàe autorité. L'inviolabilité n'était paa ace:
au roi pour lui, mais pour la nation •.•.. On dcman
c'est un· contrat que h. nation avait passé avec le rot ..
<: t: n 'est qu'un mandat. Je dis que c'est un contrat;
sens '\u'il a obligé tant qu'il subsistoit ...• J'oune la
timtion \ je trouve que l'inviolabilité est actordie au ni
restriction; clic tu absolue ., poisquc le contraire a'
cxprimê. Je vois de plus, dans cette constitutio
cas où une peine eu prononc~e contre le roi. Ces
le ufus de serment de fidélité à la ,nation , Il ré
<I.e cc serment , s'il se met à la tête d'une année
nation etc.; la peine prononcée co~trc lui dans cc1 byp
c'cs~ la 1upposition de ·sa démission, et il rentrera
t: !assc des autru citoyens. 11 n'y était donc pas avant
av ai~ une cxiS'tencc conuitutipnclle. La loi lui avait d
'aractcrc qui le distfn~uait dca autres citoyens. Rcmani
préscntans, que l'abdication que la constitution 1nppote
' J cine prononcée contre le plus grand de tous Ier forfaiu
o:i un roi re mettrait à la tête d'une armée pour asaenlr
llOn. J'applique maintenant ces principes a Louis XNI
(1'.lits dont il est accuse sont prévus par l'acte«
OU' non. S'.ila sont privus, vous n.e pouvez lei
la peine portée dans l'acte constitutiontl. s·n.
\•rCvus, vplis ne pouvez pas puni! Lpuis XW,
cl' nrèal ~'\", ·ctfl'Î" de l'homme, peuc .. u< ••
""''co l7°rlu ~~'of. loi exiita1ut ... M'ili ·
{ 101 J
n a prévu le5 crii11es dont Louis XVI est accus~; il< sont.
as rrnferwés dans le cas où le roi se .mettrait à la tête d'une
Si vous puni~sez Louis XVI d'une autre peine que de la
Cr.béance, il a droit de vous dire : Vous me condamnez. à
ne peine à laquelle je ne> m'ci:tals1 pas soumis; vous avez toute
·ssance, .IPais vous . n'avez_ point celle d'être injustes. "'
.Je ne: connais pas de difficulté contre cettç preuve; mais
n en oppose, je vais y répondre. On:. dit que la nation ne
ut avoir voulu ne porte·r d 1autrc peine que la dCchéatice,
moins que d1avoir voulu abdiquer sa souveraineté. La nation
pu se donner une constitution, elle a pu la chan~er, mais
lie ne pourrait pas dire aujourd'hui. , sans s'attirer l'indign•
·on de l'univers, Je ne veux pa'° vous juger d'aErès ·la loi
ue favaü faite.
Ûd a dit, l'insurrection du 10 août a jugé Loμi .1 XVI,
ns discuter la nature de l'insurrection ; je dis que l1insurction
étant un monvemcnt spontan~e, est irréfléchie, et .parnséquent
ne peut-être regardée comme un juge.ment.
Je ne parlerai pas de cette obj ec tion qu'on a faite en disant
e la royauté était un crime; ce serait :aur la nation qu,il
udrait le faire tomber. ·
En qgg, lorsque la question de l'inviolabilité fut agitêe dans
s.semblée constituante, tout~s les objectibnsfurentpréscntées,
t les diScussions qui curent lieu prouvent f:vidcmment qu'on
toyait accorder une inviobbilitC absolue au roi.
·Et quand l'invi·olabilité absolue .oerait déraisonnarle et in
·~lls te, il est certain que la nation l'a acceptée, quelle a fait
e serment de l'exécuter ,. er la nation qui a aboli la royauté
Io pcut .aujourd'hui dire à Louis <Ju'elle ne veut pas qu'il inoquc
la con,stitution, qui av oit étal\ li la royaute.
Si vous vouliez juger Louis comme un. simple citoyen , je
us demanderai où sont les formes que la loi a posées pour
sùrsté des citoyeps. Je vais vous_ parler avec la fran~hise
'dtêpublicain ;, vous êtes et juges et accusateurs, vous voulez
rononcer sur le sort de Loui s ; et vo.s opinions sur la peine
n'il doit subir sont répandues dans toute l'Europe. Louis ne
evra donc être regardé, ni comme roi, ni comme hpmme?
Ici l'orateur prend un momeut de repo•.
Je di,i~e ..J'acte énonciatif des délits en deux panics; h prc iert
conîf!rendra les delit• qu·i <>nt prccedc l'acceptation de
con&tîtution; la deuxième, ceux qni l'ont suivie.
On accuse Louis ,d'avoir voulu di&Souclre l'assembl~e cons-
• tuante Ie QO juin; mais a-t-on oubl:é qnc c'est lui qui l'avoit
6rmée lorsqu'il avait 11nc autorité absolue. Souvenez-vous que
f&'l'ls Louis vous ne dClibererici. p:is ic.i en ce moment !
O~ .a~c use Lbuis d'a,·o.ir fait 1na'tcher de:> troupes ven P<tri$,
fi" mois de juillet ~éfH&J'e<'mc année; elle.> n'._.,.,\rnt reçtt
marche1· uc li\11· dHc;idrc Paiis cout1c lt~ •çha(
IOt )
teurs; dies avaient reçn ordre de s'arr~tcr devant lepe
je l'ai vu moi-même cet ordre, lorsque j'ai défendu l'a
géucral qui les commandoit, et dont vous avez vou•-m~-,
connu I1innocencc.
J e vois que ré 4 août vous proclamez Louis le rcstau
de la liberté française : vous faites graver une medaill:
en perp étuer le souvenir.
On accuse Louis d'avoir fait aller à Versailles le régilll
de Flandres ; mais la municipalite elle-même l'avait dema
On oppose à Louis des mémoires , ou Talon et Mi
sont designés pour opérer des mouvemer.s; outre que les
moires ne prouvent rien contre Louis, je vou5 dirai qa
écrit ne peut faire foi que lorsqu'il a eté mis sous le scellé
préicncc de l'accusé.
On lui reproche sa lettre l Lawyette, mais cc n•a été q11
projet; d'ail!c111s elle n'avait pour but que le bien public,
On lui a nproché sa lettre à Bouillé; mais il n'a fait
Suivre rA:,scmLlt e constituante ' qui a approuvé lil COil
de cet oflicier-ginéral.
On veut faire retomber sur Louis le sang qui a coulé
Champ-de-mari : rappeliez-vous qu'il était alors smpcnd11
ses fonctions, <Ju '.il n'avait aucune communication avec
.sonne.
Enfin, on accuse Louis d'avoir fait imprimer des écrits
corrompre l'esprit public . Observez que ces écrits ont eté
vés non chez Laporte, mais chez son 5ecrétaire, que
ne connaissait pas : d'ailleurs ces écrits étaient contre c
qui voulaient la république, et certes alors la nation ne
laia pas non plus de la république.
Pour r épondre a toutes les objections que je viens de
courir, il ne me reste qu,à prononcer un seul mot; c'c1t
ccptation de la conStitution. Elle ctoit un nouveau pacte
Louis faisait avec la nation , et qui devait faire oublier CO'
passé. ·
Je passe tnaintrnant aux faits dont Louis est accusé de
l'acceptation de la constitution , et quoique Je puuc éc
tous ceux qui doivent être attribués aux ministres, parce
la constitution ne voulait pas pour le roi d•s actes doa
ministres étaient re>ponsobles. Je vai• r épondre à toua
qui lui •ont imputés.
La Convention de Pilnitz était un traite secret entre l
percur et le roi de Prusse, et avant qu'il fut devcno p
le ministre de~ affaires êtran gcrcs en avait inuruit le
di plo1aatique de l'assemblée nationale.
Les instructio1u qu1il avait données aux commi11aire1 CD
;\.\ries, peuvent atte.,er quelle• étnirnt les intentions cl«
<ur les troubles Ù• cette ville.
Rien ne~rouvr que l;i H'vollt de Du!!~ilhu.t do.i'
m1ib..:C". \..JO S \?
L d N(ibo.1) 1·· . ' • compte ren u par ar onne ne peut ut etre impute
ollunc un crime, puisque l'assemblée législative a declaré que
, pieces trouvées daus les bureaux du ministerc , attestent
u".i1us.!titôt qu'on apprenait qu'une injure avait ité faite à un franals
dans quelque pays étranger on en exigeoit la réparation, ecr.
J'arrive aux faits qui peuvent être con1>idérés comme lui
tant personnels.
o'n accus.c, Louis d'avoir refusé sa sanction au décret de
Mille hommes et à celuî sur les prêtres. La constitution
laissait libre sur la sanction des décrets. D':;{lleuro il a
oposé bientôt une mesure , ( le rass emblement de trouprs
Soissons , ) que l'éYenement a prouvé être la meilleure
ombinaison.
Le pape a écrit à Louis , mais Louis pouvoit-il l'en errtpêer.
Louis a écrit à Pévêquc de Clermont , mais c'était avant
acceptation de la constitution, niais il ne s'agit dans cectc
ure que d'opinions religieuses.
Après le licenciement de sa ii;arde, Louis l'a encore payée,
i1 ç'était un acte de bienfaisance ; très-peu de ces gardes
ouvaient n'être pas patriotes, presqllc tous étaie.nt sani rcsurce.
Louis a toujours improuvé l' émigration. Il écrivit, en 1791,
mag;istrat de Francfort, qu'il a'l'ait sagement fait de ne
irtt vendre des éanow aux émigrés , qu'il l'en remerciait.
Louis n'a pas envoyé de l'argent aux émigrés, il a seuleent
fait passer quelque secours dès le commencement de la
volution à ses neveux , dont le plus âgé n'avait pas 14
• , et à cet âge on ne peut pas _être regardé comme émi~;
et d'ailleurs parce qu'il était roi, devait-il cesse:c d'être
tent ou hoi;nme.
La lettre de BouiJlé, où il est dit qu'il a re~u ordre de compter
cents mille livres à Monsieur , ne présente un crime que
rce qu'il y a une amphibologie. C'est par l'or.drc de Moaur,
et non par l'ordre du roi que Bouillé a compté les six
nu mille li~res.
Rien ne prouve que ce soit Louis qui ait ordonné la foratioR
de la compagnie de 60 hommes , sous les ordres de
Angremont; ces gens pouvaient n'être que les espions des
inis tres.
La découverte que nous avons faite d'une lettre dans les
rcaux du ministerc, décharge Louis d'une inculpation ,grave;
es bordereaux prouvent que Louis payait les gardes du corps.
ltttre que nous avons trouvée est adressée par Louis à
porte. li lui dit de ne payer ses garde. du corps que dans
cas oU ils présenteront un certificat qui attestera qu'ils ré·
dent en Frmce.
OUJ Je ne puis m'empêcher de vous parler de cette désastro..,c
01'rnée du 10 :><>@;'l.P i.z wait le plus r.r•nd crnno dr. I.crni1, • ••
•'il avait eu les intentlob's qu'on i.il11J01..1>1H1.~IK-'!::'11U...rui:>a._.,,.. __ _
. r
L '~ J
-, IU'! J
tondre, legislareurs, deposez tolite haine, toute pié~lfon.
Vou• savez que le 20 jurn , des ;,ens aqnés avaient fori:fl~
porte• du <>hârcau de Louis; ·depuis ce moment on !ln
cessé de soulever le peuple, de l'agiter, de faire des
n ooèiations, de publier qu'il se faisait dans le château i
Tuileries des amas d'arme~, de rassemblemens d'hom111e
On adress ait des pétitions à l'Assemblee l égislative pour
mander la déchéance du roi, etc.
Le roi était instruit de ces mouvcmens; il crai~n~t qu~
asyle ne fut violé; il s'ent0ura de la garde nationale. Lé
août, les postes furent d cublés. Dans la nuit, le maire et
d épartement se readirent au château. Le tocsin sonna, t
é tait en mouvement. Le matin, le peuple •e porta en fo
an château. Le r oi voyant le danger s'ac'croître, se retira av
,,... famille à l'assrmblCe nationale, et les malheurs commen
ren t une heure après.
On reproche a Louis d'avoir passé les troupes en revue
mai' le mai re av ait lui-même visité les postes. ll était une
torité constituée., il devait faire respecter son domicile.
De plus, lé:;islatevrs, persoG11e de vous n'ignore que
journÇe ne fut préparée ici , à la tribune de cette Assem'li
011 s'es t disputé la gloire de l'avoir faite. Kon, le, sant li
coulé dans cette journée nl: doit point r~tomber sur lui
mais il n'a donné un ordre qui pût le faire coul~r.
Sa conduite le 6 octobre, et à Varennes sont une Pl
évidente qu' il a toujours eu horrcu.r du sang. Louis a-mille
prquvé qu'il avait le coeur bon, qu'il était humain et ac
A 2o ans , Louis monta sur le trône , avec des moeura p
et les a coBstrvécs de même. Il a êté économe , sinccrc ~
li a aboli la servitude, et fit rendre à la liberté des m
de Fran~ais. Enfin le peuple voulut la liberté , et il
d.on°:a, etc, etc.
Sitôt que Deseze a eu fini, Louis XVI s'est levé ,et a
" C'est peut-être pour la derniere fois q11e je fais ente~~
ma voix; je vQus declarc que ma conscience ne me rcN9
- rien ; je n'ai rien fait que je ne crusst: devoir faire pour lC_
du peuple. Mon coeur est déchiré de vôir qu'on ~·ri
- d'avoir fait verser le sang du. peuple; je n'aurais jani~
qu'on pûc me faire une pareille imput:ition."
• ( La s..+te demùa.)
N.B. Le pri siden t a demaudé à Louis s'il connoiasait4a
qu'on lui a présentes; il a répondu qu'aux Feuillii1'$
remis dts clefs à Thierry, mais qu'il ne pouvairpas assun
fausam celles-B. -Le président lui a demandé ensuite,•·
rien à ajouter à ses dffemcs; Louis a répondu qu'il
tien à ajouter; le pré~ident lui a dit qu'il pouvait se
Nou• passons par dess us les d ébats que l'espace ac
snetpas d,e rapporter, pour rapporter le décret qui a
que l~ Cou\~n ~ion >s'ocl'.ttperait_, toute a.ffai_r.~ ceasa
:aon.:.~r ••~'c) r4J:'mcnt de Lou1> Ci.p>.!t. • &
No. ;. i 7 9 z..
'AVISEUR NATIONAL;
A.NT de Supplément au Moniteur & au Mercure Français~
L'AvrsEUR ell: dillribué to•s !ts jours Ga-< T1s aux Soufcripdu
MONITEUR & du MERCURE FRANÇAIS: féparéil
coûte 30 liv. franc dt port.
Du JEUDI 27 Dii:CEMBRE, l'an J<r d1 la République.
N°. 1. S P E C T A C L E S .
• de la Nat. Auj. Zaïrt, &
tlrlofa dt Beaurtp1JÏrt .
. ltal. Fanchtttt, & la I 71
f. de Cécile & Julien, ou le
de Lillt.
. de la Rép. rue de Richelieu.
••• rep. èe Cufttrint , ou la Belle
,.. , corn. nouv. en ; aét. préc.
oit dts Maris. Dem. Othtllo.
Th. de la cit. Montanlier. Mutius
Selva/a (mg. red.) , en f aél:. & le
D'part dts Volontaùts 'Villageois.
Th. du Vaudeville. Nicaifa, h
I ''" rep. du Miroir magique, & la
M«tr/Jnt d'Eph~fa.
Th. du Palais. Variétés. M. dt
Crac; Alphonft & S érdphint; Joconde
& le ballet des Sabottim.
DES RENTES DE L'HÔTEL· DE· VILLE DE PAIUS.
Legra~ , viag .. ,.2!•:.!rlliwsWMi....~~~~......JWlllllL....:::"-
~ Delamonc,
M. Crcuzé, to
. le Bon de 1 u~Ano; !r.! !;lJ!Ouuo; a( anb iur;u:i rnam•w ~t
• Taurel, J:lnl!qtlj ' :ll):ll np ' l):l,:) ·sue X!) lU>fu;id
Ci:auchy. • ;~ llOW ;J;> ••• ~ S:!P!C sap JO;J'.l];J!P U!JU<I 'Il
io> ;Q..r ~~ .ap ' anb ! Jn.inb1d un au1wo:> JO:> np lUtU
·" ~~: \,JJd 21 sur.p -uoJ J11°(anb!Jqnd51J 21 ap !Ell sn1d
~~~~tell s1a1wa1d e1 1;nuUOJlll?l.p .e1 Uil,:> Jt:> ) lll?l
.•u• .rg•.• ~ ,,.-,l. U<l S!lC· d ap -UElj:>· 'UOy!AlO,J •p lUEpU~A ' ;;•u 8
• ~, '}, ! :i:>UEJ,:I 0>p !llOJ -OJEA ~ map1eq ' m<i:>JeJ jlly ?. [!
'"~ç~ue azmnb :ip sn1d '<ij)<lll!EW illUtAJoSE( suep' Ufql•Z
'1:."1!iJe.f ·s?J~!·w;> s~p :l!J!J ;ip 11nw a19J :11 suep !'Ill!) lUaul . "'fi E( ~ WOU UOIJI y;)Eid 7.3•\E ·'1Jl<l11J:> 'Il ! add<l!Q ~ S:llOillj t~
• •• ...,. - ... ~" ::11 .. 1.::ttu V ~D • ~:i11nu f'~" ,.g,, •.• ir.,. ·:... ("" ....... • ......... _
Lu longs dcsin , 10111 ce qui fait aJmcr 1
ll Oublia d'y laiHer l'esp~ra11ce.
~cp.U acul; jt pc ycu r01i111 aimer. . c ,., " 'Îl'lll .1.1 • .r~ " g1e 1'
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tendre, législateurs, déposez toytc haine, toute pr~ljel.
Vous savez que le ~o jum , des ,,cos armés avaient forèil\'
portes du ohâteau de Lou is; depuis ce moment ou ri
cessé de soulever le peuple , de l'agiter, de faire der
n o uèiatious. de publier qu'il se faisai t dans le château
T nileries des amas a•armc", de rassemblemens d'ho
On adressai t des pétitions à l'Assemblée l égislative pour
ma)lder la déch éance du r oi , etc. ·
Le roi était instruit de cc• mouvcmens; il crai~n:t que
asyle ne fut violé; il s'entoura de la garde nauonalc.
août, les postes furent dcubles. Dans la nuit, le maire c
d t:partcment se rcadircnt au château. Le tocsin sonna,
était en mouvement. Le matin, le peuple se porta en {o
an château. Le roi voyant le danger .s'accroître, se retira If
s'a famille à l'ass rmblee nationale , et les ma1hcurs commca
rcn t u ne heure après.
On reproche ;\ Louis d'avoir passé les troupes
mais le maire av ait lui-même visité les postes. 11 était na.c
~ orité conHituec, il devait faire respecter son domicile,
De plus, lé;islate1,1rs, persoo.ne de vous n'ignore que
journée ne fu t préparée ici , à la tribune de cette Asscm
On s'est disputé la gloire de l'avoir faite. Non, le, sant
coulé dans ce tte journée nt doit point r<tomber sur lui
mais il n'a donné un ordre qui pût le faire couler.
Sa conduite le 6 octobre , et a Varennes sont uue p~
évidente qu' il a toujours eu horreur du sang. Louis a mille
prou vé q u'il avait le coeur bon, qu'il était humain et IC
A iO ans , Louis monta sur le tronc , avec des moeura
et les a co•servécs de même. Il a èté économe, sincerc,
li a aboli la servitude, et fit rendre à la liberté des m
de Fran~ais. Enfin le peuple voulut la liberté , et il
~on_na , etc, etc.
Sitôt que Deseze a eu fini, Louis XVI s'est levé ,i:t ~
« C'est peut-être pour la derniere fois que je fais entc\'lfff.
ma voix; je VQUS déc.lare que ma conscience ne me 1e
rien ; je n'ai rien fait que je ne c r u ss~ devoir faire pour
du peuple. Mon coeur est déchiré de voir qu'on lll'r,i
· d'avoir fait verser le sang du. peuple; je n'aurais jam~
qu'on pût me faire une pareille imputuion."
· ( La sllftt JtmllΕ.)
N.B. Le président a demaudé a Louis s'il connoissàit~cr
qu'on lui a presentés ; il a répondu qu'anx Feuilla11r
remis des clefs à Thierry, mais qu'il ne pouvait pas asaufC
fiusom celles-1.1. -Le président lui a demande ensuitu,.
rien à ajouter .\ ses d<fenses ; Louis a répondu qu'il
rien à ajouter; le président lui a dit qu'il pouvait 1er
Nou• passons par dessus les débats que l'espace uc
met pas c\.e rapporter , pour rapporterle décret qui Il
q~c l~a Csm\cntiqn. s'oci.:uperait.' tout~ affai~c ccasa
a4.;1r.u:vx ,\&.J' lf-. .§gcmcut de Lou1> C•1t·C ~. · ..
No. )· i 7 9 2..
'AVISEUR NATIONAL;
..4NT de Supp/Lment au Moniteur & au Mercure Français~
L'A v 1 s Eu R eft difiribué toHs lts jours G AAT 1 s aux Soufcripdu
MONITEUR & du MERCURE FRANÇAIS: fépa.réil
coi1te 30 liv. franc dt port.
Du JEUDI 27 Dt.CEMBRE, l'an/<' d1 la République.
N°. 1. S P E C T A C L E S .
. de la Nat. Auj. Zaïre, &
tltlofa dt Btaurtp11irt.
. ltal. Fanchmt , & la I 7•
f. de Cécil• & Julien, ou le
dt Lille.
. de la Rép. rue de Richelieu.
11 rep. de C.1tfttrint , ou la Btl!t
• corn. nouv. en 3 afr. préc.
oit dts Maris. Dem. Othtl/o.
Th. de la cit. Montanlier. Mutius
Scévola (mg. red.) , en f aél:. & le
Départ dts Volontaires vWagtois.
Th. du Vaudeville. Nicaifa, h
I crc rep. du Miroir piagiqu•, & la
M1wôn• d' Ephèfe.
Th. du Palais. Variétés. M. de
Crac; .Alphonft & Sùdphint; Joconde
& le ballet des Sabottim.
DES RENTES DE L'HÔTEL• DE• VILLE DE PARIS,
Logus, viag .. .E:ô!:.2.W!SllJ:L.-..~~~-...L.uwll-~-----------j
Delamone,
M. Crcuzé , to
• le Bon de 1 ! aJJ!Ouuo~ af ~nb mr1ua rnamaw a[
· Taurel, < a:iF)J np ' ua,:) ·sue X!J lU"fU•d
C;wchy, . ;~ 110w a:> • · · ~ s3p!c s;p 1nat'""!P u9ua 7ll
"'/<l'.r~1- .ap 'anb ! Jnanb1d un au1wo:> Jo:> np JUtu
·" ~·"~ ~Jld Cf suep -UOJ 111 "( ;mb!Jqndyl ~1 ap !eli sn1d
~.. , ~10JJ s1<11wa1d '11 J;i1uu0Ju.c1.p 11( U:l,:> Jt:>) Jll?l urg. ,..,. · · , • Q ••.• ~ .-1 ua S!l•d ap -u•1p 'UUy!AlO,) "P lUCpt13A ;;uo . · 1', '}i ! a:>UEl.f -p !llOJ -01•A ~ rnap1•q ' Jn<l:>HJ yly ?. 1~
, <-,,.,,~•U• <12u10b ap sn1d ':llJ<lll!EW aJUCAJ<IS •1 suep ' U!qlô>Z
'"t. ~!ll'.f ·s?Jjj!wil s~p au!! ap 1mw a1~1 a1 su•p '111!1 JUd\.l'
• ~ •1 ~ wou uolll y:>e1d 2<1Ae -ananJ:> 'Il! <1dda!~ Ls;iJ~;iq t
• , ··- - .. 't" >v;;uu v ~o • <':1111111 ('>n .,g,., ••• rr.... .- ' ................. ..
Les long• dc1in , tout ce qui fait aJmcr J
Il oublia d"y biner rupérance.
~CpU tcul i jt JlC YCU roilll aimer.
• . ,., " ,;,,,,. l>•n"I
~0 g1e ?
( 18 )
N°. 3. Ml!angts. il pleure (ur (e$ fau~$,
Lmre du citoyen C. 21 an minijlre de s'en corriger ' & Y
de /a RJpublique Fran;oift. toujours l~ lendemain. Voilà
t(}ire très-vraie des égar
Paris, 16 déc, l'an i '' de la Répu- fa. première jeunelfe. Dep
hliquc f'rançoife. ans il vit à •... où l'on m'
Miniftre citoyen, j'ai une "petite qu'il efi aimé, efiimé & con
.requête à vous ad relfer pour un Le cit. T . aujourd'hui dire&e
pauvre diable, mauva is fuj et même, douanes mtionales de cette v
J)JaÎs c'efi pour mon frère; il efi rendra bon témoignage.
à ma charge depuis plus de J6 ans, direél:ion de .... fa caitfe, ila
n'ayant pu proficer de l'éducation été parfaitement en règle, &
·que j'ai voulu lui donner ; on n'a mis i exécution fes princi
pas mème pu lui apprendre l'ortho- loix agraires que vis -à-is
graphe. Il écrit maifon , méfon ; moi ; c'efl une petite d" •
clzafable, charlzape; carroffe, karofo. fraternelle qu'ilcrsyoitdevoir
Je l'ai pris cinq fois chez moi, & corder. J'avois même efpéré,
cinq fois j'ai été obligé de le prier fage conduite qu'il tient d
d'en fortir ; parce qu'il a voit pris temps , qu' il auroit pu lue
pour bafe de fes principes, l'éga- aux plus brillans honneurss & "
lité abfo!ue & le pamge des biens. nour ri ffoit mon efpoir à cet
Aulli efi - il aél:u ell ement jacobin c'efi que dans toutes fes le
& démagogue difiingué , m'ayant il prend les qu .lites de gtm#
même écdr des lettres d'inj ures na!, /ituunant , quttrtÎlr•
depuis h révol urio1t , parc<! qu'il commiffaire, ftcrétaire du t:flj
f11 fpe&oi t mon pur civifme. Il a La fociùé frawne/le ; la liti'i
aimé tous les plailirs , la table, le honneurs civiques ne finit
jeu , les fpeél:acles 8ç les femmes; à ces titres , fèroit-ce 11né
n 'ayant jamais le fou , ne s'inquié- u étion , mini!he-citoyen, de
tant point du lendemain , & fe fou- liciter votre appui pour lui
venant encore mo~ ns du pa!fé ; j'ai obtenir en provmce , à l'a
payé dix fois f~ s dettes, · & il me une petite place de 1000 à UClll
coilte plus de cent vingt mille lJE. qui , avec pareille fomme que
Il a été dans fa première jeuneffe puis encore lui donner, le m
trois ans apprentifbrodeur - chafu- au comble du bonh ~ ur?
blier , puis fous -commis , commis Je fuis, avec tout le refpetl
en Flandres , en Hollande , en je dois au minill:re & la
Corfe; inahre d'écriture avec écri- afllitié<jue vous meconnoilfes.
teau p ~:lan t quinze jours à Vitry-le-Franfois, 9 tÜc. tl
"'aris ; mais la pratidue ne venant - Dans le fupplément_ da f?J is, iL_ù!tJ~i_t _f9l__~t , çg_~~.ji~!L.m!Ln.!.UJ.JlQYt!!l~- •
('.) rien à ajouter à ses défcmes ; Louis a r épondu qu
rien à ajouter; le président lui a dit qu'il pouvait 1c
Nous passons par dessus les débats que l'espace llC
met pas d_e rapporter, pour rapporterle décrttq_ui •
que I.~ Co~~ ~~ion,_,s'oci.:uperait~ toute .:J.ffal;:f. ccas
aou..:cn ... ~ ji{i~cnt de LOUJ > Ciipi!t. · •
( 19 )
ce t'outenue avec les per- encore au public que ces feuilles
chargées de mes affaires à volantes font rarement lues, au
• & par les certificats authen- lieu que faifant corps avec le Moque
j'y ai adrelfés. niuur, elles fe conforvent & rem-
GALLAUD o' AGOULT. plilfent beaucouP' mieux l'attente
Ttms & Maifons à vendrt. nu public à leur égard; que dans
1· Ttrrts & Maifons à louer. la publicJtion de pareilles annonces,
• mai(on de commerce, rue on ne peut fe l'ropofer d'autre but
is, n°. 16~ , près celle aux que celui de les faire connoître au
ds de mercer(e bi~n fitué.
rue Tiqueronne, n°. 97.
6. Vtnt" dt Mwblts'& Ejfeis.
• Ymus dt Chtvaux & Voiturts.
8. Eff•ts ptrdus ou trouvés.
a perdu , il y a ~nviron 8
, 1 titffins repréfentmt des infs
de chirurgie. On a fait cette
en fortant de chez Allan,
'en, rue Montmartre, près
• On donnera 12. liv. à celui
rapportera place de l't.!lrachez
· Bénard , chef-graveur
cyclopédie •
.Ânnoncts & avis particulitrs.
publk efiprévenu qu'à comir
ce Jour , on n'in fé rera plus
le Moniteur, ni dans le Mtrplus
grn1d nombre poffible des citoyens
, tant de Paris que des départemens.
Nous lui obferverons i
cet égard , & nous croyons devoir
le répéter, que le Mercurt 1 & le
Moniuur, ayant enfemble plus de
dix-fept mille foufcriptions réelles•
qui font faites en grande partie par
tous les clubs & fociétés fraternelles
, & la prefque totalité des
cafés de la République , nous
Commes sllrs de ne point exagérer
en avançmt que l'Avifour·, di!lribué
K"llis aux dix-fept mille foufcripteurs
, tft lu de près de trois
cens mille perfonnes.
Dans l'annonce que nous avons
donpée hier, & que nous répétons
aujourd'hui, relative aux affiches
' mius avons oublié de dire
•u,• s U!A:ll!Od S<>p :in1 • non.L ;ip Sa!llilog, =·A!J rt ·• 01 'A1.1? '<n.:> J 1aiuna e 'J c . , -twn4a e1 Jnod au !~1eq ap :>uera 'sn(d:: ·d f ~ ,$ SUt 9 t f ;= ·Lf 'oU ' l<l!Ob!4:>3,( ap ans
• "'1 Spard t ~D ~f'111111 <'~" .,!J.,~ .. 1r .. , ..... r ,.~ ........... ·-
Les longs dcsin , tout cc qui fait aJmtr;
U Oublia d'y lainer l'espérance.
~ ICul;jt JlC YCU 7oi111 almcr.
,., li lil111a Dm~
(_;,) g11.ê'. ii'
m••
.,, ..
( 20 )
ciers municipaux, les 1,118,161 liv. de blanc de bsleine, 1 lit.
de billets rembourfés ont été lmî- ~Huile extraite du blanc
lés, · & il en a été dreffé procès; leine, première qualité, pou1
verbal. :1 courant d'air & veilleafe.
LE public eft averti que l'on =Seconde ~ualité, 16 {. =
continue i recevoir des fonds dans fième qu:llire , pour !am
l'emprunt vias;cr, depuis 8 jufqu'i naire, 14 f. Ces huiles ne
11 pour IOCJ fur une & deux têtes, fleOt ni oe congellent point
ouvert chez Hrelut Dclagrange , lant quatorze heures de fuite
notaire , rne Poi!fonniere. Cet em- il faut fo fe•vir d~ mèches b
prunt n'a éré fufpen du pendant Celles écrues terniffent la 1
quelque temps qu'à caufe de la & confomment moitié plus
variation furvenu" clans le prix des Nicolas le Beurrier ,
effets. On obferv<: qu'il préfente Cartainy > Chules Stigny &
les mêmes sûretés que les rentes nég. au Port - au - Prince
for l'Etat; & l'on renvoie, pour & côte S. Domingue, pré'
connaître la forme & les avantage5 Jeurs amis dans les différen
de cet emprunt, au Profptflus qui de la république, que lesév
a éré publié dans le tems, & dont défaftreux de S. Doming
il fe trouve encore des exemplaires en rien changé leurs opé
chez Brt!ut Dt!agrangt. qt1'ils continuent au gré
Maigrot , mé<lecin de la fec- commettaas. lis fe char
tion Poilfonniere , obtient toujours continuation de la gefiioR
de nouveaux fuccès de l'eau cépha- griers , cargaifons , proc
lique en injeaion, déja annoncée de fucceffions , recouvre
contre la furdité méme invétérée , habitations. Ils prient leu
& les mmx de tête opiniàrres. On refpondans de leur e!lv
le trouve tous les jours au bataillon ebé1ement leurs titres
de Saint-Lazaoe, depuis onze he11res légalifés , afin d'éviter tout
jtifqu'i une. demelit dans leurs liquidari
La manufaélure mtionale de On peut s'adrelfer pour la
tabac du Hâvre, a établi à un feu! ponclance , :l Bordeaux • à
entrepôt à Paris , rue des Bour- LafHes, Rolier & comp.
donnois, n°. 411. !,,e prix & les Nantes, à Muriot & comp.
conditions font les mêmes qu'à l;i au Hâvre , à Colow , frèr
manufaélure. On y trouvera du michael & comp. nég. ; à
tabac rapé , parfait , en boëtes de Louger de Villermay • b
plomb de 1 , 1 & 4 livres , & Michel-le-Comte.
en paquets ' d'une livre & demi N° 10. Dt111ilntlts,
livre , ainfi que du fcaferlaty. On defireroit acheter un
Manufdélurt dt hougits dt h!anc }~gérement gris-pommelé
J, J.r1J,;n.1 _Jb_.ti1:Ri.:-,...f\!'~..1atu!n•i!s; LOÛ1s a i-epondu qe
rien à ajouter; le président lui a dit qu'il pouvait ac
Nous passons par dessus )es débats que !"espace 11.c
met pas d,c rapporter, pour rapporterle décret qui a
tiue l,a Conj.tntion ~'oct.:ttperait, toute ~ff~\~, CCH&
àon<:~r '"N~<>/:i:liicut de Loui1 C•pot. "-, ·
. - 1792. )
ERCURE FRANÇAIS
STORIQ..UE, POLITIQ..UE !T LITTÉRAIRE.
DÉCEMBRE , l'an premier dt la Rép ubli 1ut.
P Q É S I E •
.1 ••• Cajt.
0)« cher café , v-iens, dans ma 101itude,
'J'gut lei matÎll• m'apporter le bonheur 1
ea1 • 'cuivrer du charmc5 de l 'étude;
l ·drftammcr mon esprit et trlon coeur !
ta vap•W' , pour moa. Homcte antique t
oit un enc.cn1 qui lui porte mu vccux. !
tamc bicli sa tete po,tiquc ,
cc laurier qui croit l\lt 1c1 'cheveux!
sage ,
faveurs soicot toujoun mes P.laisiu)
soupire , ô nectar redoutable ,
De ton pouvoir ctt~cc un cffcr.: nouveau ?
t\h , cc matin , un enfant secourable
ur le chauffer m• prêta ion flambeau !
m'cu souviens; il avait l'air timide.
Je l'évitais, il voulut m'éviter;
101 la liquc1'r il mit un doigt perfide.
ui, c'ut l'amour. jt n'èn 1aLlrai1 dou.tcr ..
1 m•ta les langueurs 1 la constance,
Lei longs dcsirs , tout ce qui fait a~mer i
ll oublia d'y laiuer l'espérance.
~ep,b 1cul; je JlC vcu ;poi111 aimer.
l •r li '"'1'• .1.>·fk~
\.....oU g\". Ji'
N 0 UV EL L E S P 0 L 1T1 Q..lJ p
' p 0 L 0 C N E,
La lettre suivante, authentique ou n.on', COJ.Jbc1fflü
1 j vraies, si sages, qu'tlle meritc d'étreret'ueiUie. S'il y
:Pologne beaucoup d'homme• en. étatde l'avoirécriu,.l&
révolution de ce beau pays n 'auiait paa tté rendue iuut'
·caprice de la despote Catherine, et ses nombrevx UOll
brutes e•clvves 'lu'elle y a lâches pour la dévorer.
Copie d'une lt1tr1 d'un citoJ''" polonais , à Pie YI.
Koziôllnicc,
SAI N'& P ' E Rli,
J c vous donne en core c..e titre d'usage poor miemt
combien peu vous le méritn. Votre inconduite, S'
contraste singuliererilent avec les qua!ités de .sai•
paleruité. :Votre coeur ne s'est pas éleve à Dieu, et
pas celui de• peuples; il n'a pai, j~ voiis en ••
de Polonais. \ios filets , Seiut Pere ,' sont rompu.. , d
nouveau piege eit gro•sier , au poin.t qu'il révolte
l'insulte que par la rusa sacerdo tale. Aprè:1 a't'oir
par un brtf du g juin , la nati6n Polonaise sur la c
tion du 3 mai 1791 , vous osez adresser à se• ty
voeux et des l/énédi"i'ons sur la deuruction ~ cette
tien. Cette duplic:té serait incoru:cv•ble, si lfe•vieP
plaire au cabinet de Saint-Péiérsboug , n 'éioii pa
de l'rnigmc '\'li l'explique. Comme. Grégoire xui a
j ésuite Possovin, vous sacrifiez la Pologne aux in
h Russie; mais de même que votre dévancier, vo
dupe de votre perfidie. Cathd iue est pontife ausai,
savez que de tô'.ut tems deux pontifC's sourirent en
contrant. Je dénonce à l'univers l'i,.fâme note ~
non'ce, évêque de Carthlgc , i remise au cfu.Doclin
logne, le 25 novembre dernier. Les' amcs honnite1,
té es à· la lecture de! . ~ettc pie ce , apprendrOllt av~c
que la classe qui pense troirt , ripond p,ar des impr
à vos 'b foédic1ion$ insignï'6i antes . Votri: d<raison, S •
concourt admirablement atec les rumeurs du siecle
détruire vot.rc tt'Unc, et, SflUS c-c-point de vu-e-, TOÙI'
service à l'humanité. Vivez, Sàint Fere, vos jourJ 10Dt
uires au triomphe de la vé~ité. ·
Copit'de 111 noti préswlèt le ~6 novem~re par r,. ••'I"
au cliancelier Malacliowdi,
Le &0uuigné., noBcc "P,ostoliq11e, ay'11t_taît pan
/ Cu
( II5 )
~ note du tO octobre , à lui remise par S. E. le viceic•
licr de Lithuanie, vient de recevoir du niut-pere l'ordre
!moigner i ' la Jér éniuinu Rép11bliq 1ie toute sa sensibilité pour
~unication officiell ... qui lui a été faite de la réunion
édérations des deuxc nations , après l'accès royal à .
ntciC ajoute aux e"C.pres sions de- sa reconnoissance"
pour que cet éyenem e ~t heureux devienne une époque
eur et de la tunquillité de la sérénissime République;
~t ~ffet , sa ~sainteté ne. cessera d'adresser au tout-puis ..
s priercs, p.our que la clémence divine répande ses
Cl ••r la nation dont le hotJ.h cur I1 i·l teresse, en raison
DtÏmens qpi, la distinguent pour la religion catholique,
che'ment aù saint-siége. Telles sont les dispositions de'
té, que le · soussi~ni: a l'hotrneur de té1Jloigner en '°?S,
I. monseigneur Je chancelier, le priànt de les faire
i la connoiHauce de' •a majesté , et à la séréuiuimc ·
ation. géntrale.
i Varsovie le ~5 novembre 1792.
Signé , F~RDINAND , archevêque dt Carthagt,
Londres, le ~~ Dicembrt.
paraît intéroner plm particuliéremont l'Angleterre
ui, c'est le jugemtnt de Louis XVI et le sort de ia
Cet jniérêt s'est manifeué d'uue manicrc bien ecla•
les débats de la chambre des communes d'hier et
"er. Le parti ministériel s'est réuni au parti de l'opponr
chercher un moyen de fair~ connaître a:ux Fra11-
acnûmcns , non - seulement de la chambre ~c:i commais
de la nation cntiere , sur les malheurs de la fa.
ale de France, et d'exprimer l'horreur générale qu'txc•
J.i conda1nnation de: Louîs ; acte que tous les Anglais,
ans exception , regarderaient comme une: cruauté im•
Sur la motion de M. Fox, on a arrêté une: adresse
pour lui demander communication de l'ordre envoyé
ows, a1nbassa&l.eur c:n France au mois d'août dernier,
enJoindre de quitter Paris à cette époque. La motion
ap• contradiction. Le roi a fait remettre à la chambre:
officfelle écrite au lord Gows, le 1 1! août 1792. D"ns
e ,-le roi t'emoignc le plus ~if interêt pour la situatien
et de sa famille , et la plus grande p eine de tout acte
nec qui serait commis contre leurs personnes. ' Apr1.1
s prolongés dans les denx séances, M. Pi tt a cxpa.sé '
communication directe faite à la Fnnce sur ces o~jets p. coutralrc1 aux principes qu'.l la di~nit.é nationale;
d'ailleurs "" l'rfr€~u·53](!urrait produire la ,,,,,,·J . .<recte
des sentimens dcL\'Anrrleterre sur lc:1 cnn'*'inii;
,;
/
r 118 i .
~drcu~c au lord Gows resterait sur la table ; Tt
clara en même-temps que chacun de~• niembrt1
1cn1imcns qui y étaient coatcaus, ngardant le roi
seul organe constitutionel des communications am
onces étrangcrcs, amsi que des sentimcns de la
tout objet public. Cette motion a été adoptée saouon
Da.us le cours des débats de la chambre des commu
.M. ]forlc.e affirma qn'il y avait eu des ordres· donnés
quelque tems, pour faire fabrÏ.fj._uer en Anglettrrc
gnards; que de nouveaux ordres l'vaicnt porté a 5000
1 de ces instrumens de meurtre, pour eue envoyCst
"nos bons et hu.;)'ains voisins les Fraa5ais. Comme
l'imagination de l'honorable membre est exaltée o
s\Jr cc qui tient à la r évolution de France, cette
peu d'imprcs.ion sur la chambre.
M. de Bouillé c5t arrivé ici avec ses fils; il elt sûr i
beaucoup d'amis.
M. Malouct vient de publior ici une défense de
qui sera vraisemblabl~ent riimpriméc à Pa.ris.
Seconde lettre au rédacteur sur le protès àe Louis
ln acr.ordan tune place dans voue journal à me/
réflexions sur le proc ès de Louis XVL, que j'appe
lontiers Louis le dernier, vous m'avez autorisé
adresser de nouvelles. J e n'abuserai point de ·1a
· sais que le secr•t de ne dire que ce qu'il fa.ut , 11'
jours celui de tout dire.
Je me mis bien attendu que les défenseurs de L
· siraicnt pas ma méthode. L'intérèt qu'inspire un ac
roi, sur la tête duquel est suspendu le glaive dè
nationale, a dû entraîner leur conscienc-e A voul
tifier , tout prouTer" même son entiere i11.noc~nu.
moi , je serai plus franc , je c;.lirai qu'il n'a pas
· .qu'il aurait dû faire ; mais je crois qu'jf n'a pas
qu'on lui impute; je crois de plus q'ue dans les
peul lui rcprochtr , l'erreur la plus grave vient
l'on prend pour une attaque coure la liberté, ce q
~tre une défense de ses droits eonstitntionncls ; je
Je me garderai bien de m'appésanLir sur la con
.Etats-Généraux ; tout le ·monde sait que cc fut
nécessitô. Les horribles dilapidations de Calon
pr<<lécesscurs ont plu• fait pour cctL~ mesure 'Ille!
réel des droits dn peuple. Ceux <jUi ont un p
(a~ses de cet évcncmcnt , !avent très-bien qll•oa
P"'" long-tems d'Etatc-Génénrnx à la cour, et
dout~ux qn'on eût l'intention de ltt convo;
Ru~,lj'i'~Jc Necker, et snr-to»t i. i>ef!'IÎ~. dtc1
_ ~aia<-jc dirai : Lonis a eu le malheur d'tl117
'
'1ier <l'un trÔlle ; c' est-a-dire' qu'on ne lui a appri; que
a'il fallait P?Uf }trc gouverné par les courtisans , tell"
jours été l'affreuse politiqu~ de l'éducation. des roi•. Ce
sait; Louia se l'est donné lui-même. Malgré )es vices dè
éducation , dès son ~vénemen1 à cè qu'on appcllait alors
uronne' il a montré le dcsir de réparêr les désordres
gne aussi immeral que pr,Qdiguc de •on prédéceucur.
cherché à s1e;ritourer de bpns ministre~, et il_ a Cté so1:1.:
trompé par les j,nlrig.iles de courl Eco~ome séverç pour
êru1 , il veTsaii à pleines mainsj lâ subsîstance du peuple
faiblesse ; par importuni té : pat ignorance, p~r cette iu:
iante •.pachie dans laquelle ou ; ·est fait une étude de le
r plongé. Il a fait de< lois utiles ; niais il lui f\1aaquai~
cette: force d'~füc , de cc Caracterë supérieur , de cette
:iz;. duc ti.e lumieres sans lesqùels uA roi n'est plus que le
lÎcr sujet 'dt ses ministres .. Il cû~ voulu bien gouverner;
•il ne le sa'vait pas , il ne le pouvait pas. C'est Ùn grand
c~r po~r ÜO.'e nation ~ c'en est Ùn aussi pout Un .!oi;
, ce n'eh pas un crime. Vciilà èe qu'étsit I;oüis à l'ouvcr~
~ des Etats-Généraux, . ,
~.~ ~ors s'éleva cette lutte icrriblé ~ ntrc le• droits dù pruP.lèi
es privilcg'•s de deu"' cas tes infolentcs , éntre les lumicdo
nt on μc se doutàit pas à la cour, et les préjugéf
'orgueil et 'de l' iguo1·~nce qui y régnaient. Le.plus grau<i.
malheurs de L9uii , o'est qu'il ne se trouva R•s â ses
's , Je ne dis pas un ami;. les rois ;ônt ccindaninés à
point àvoif, mais Ün- hoffi.mc ferme. et éclairé , qui
C3.lcùkr }es évincmens, fl1Csurcr J1Ùpinion ,. d~lOllrUCr
OTaJCS et oublier une poign~è de privilé~iés pour n~ voir
11intêrêt et les draies d'une grande nation. Ltl .cOhr nC7
1111 plus que des sottises "parce ,que la noblesse C,f le èletg;é
rc~ la dirigcâieot, n'avaien t cessé d 1eri .faire. Lé$ passions
i1i: ·grirent i les dtux ordres .. conservex:cnt des eipératic~s "e t lei
1 muniquerCnt à la cout. On s''ob~tina à ne- yôir le nou~
ordre ùo choses qu'avec le ~ yc~>< çl.é l'anden, et~ ne juger
1:•r l'opinion pnbllquc que par celle des versonnes q~i envi•
r anaietlt le trôue. On per&uadà A Louu que la constitu-
D ne marcherait janiais ; et q\l'clle n'a.yai t pâs lé va;â
pe1iplè. Louis le crut., et il partit poùr Va rE n~cs : , , ,
c. ce mc:iwi:ut, le roi ~· I~ ~oyaut é. -!'nv~iJlc l ~~ss émblé e
titu~·u~ voulut la rchatl~scr ; , la fonctiç>n resta avi·~·.
cc ~u'ot1 fa confondii avc~ lç fonctidnnairè, E1,1v~i1i le roi
~pta la cQ1istitutiop 1 Ja ., 1fatiQ11 Jj'11ccept~ Loiiis qu'avca
nec. L'AssCPllllée _eut beau dire au peuple' R~spectei l~
Y<lir e"écut'if àfin ~u'ii ai~ dç !'.énergie. Le peuple .ae
plus quo la personne. C'es~ de ci:uc inhabil.ti!. d~ _i'A<;
Il\ léc !; prévçiir Httc disçiif<l•nce; <J.ûè sbot iié1 tcius les
lbc1m de louis. , . • . •
l1 ·Îl~llt,\ 9fl A~if q~•"•4tlairc• · ft d~1 ia:t~tis l'1.Ji4
Go. g1e ·i :i
n'
..
\ .. •V- ,~--~~-..---..
CJ'l'hunialrt poui' se reu:1ir de la cotifiatiee._ t>a an
pas même le tcms à Louis. Déj.\ , il faut le dire, oa
ditai' une seconde révolution. Les premiers pu du
l~gi sluif furent marqués par des actes d'avilinclDCDl
la puis>ance exrcutrice ' et cc plan d'avilissement flll
avec une infuigablc persévérance. Dcnonciations pc '
oontr< lrs ministres • défiancts toujoura renaÎ55aotcs Cl 1
nagérers , contradictiens , obstacles ; dégoûts de
genres. Cc fut la marchl! de l'Asscmblrc législative,
tn était le rrsultar dau,s le publit? Dos écrits incendiaim
placard, injuriell", des motlous séditieuses dans les gr
des chansons et des propos Outrageants proférés tous les·
' sous les fenêtres du châlcau, un système soutenu d'a
pouvoir exécutif que l'on ne désignait plus qull dei
les plus uflctris.ans.
Louis• sans doute a commi.• dâ grandes fautts 1 il n'
aimé la constitution , il ne l'a pas embrassée avec fraa
et dHrndllc avec fermeté. Mais le parti rcpttblica.in
rnioait dès-lots dam l'.Asscmblee et dans le public , la
11 davantage ? Soyons tous de bonne-foi dans ce jour d
àux gt11ndes y'érit~> ; la France était en proie à la diven'
p artis. Les uns voulaieut les deux chambres , les autre
gnaicnt de ~ · touv tir de la constitution et marchaient ca
crct à la république 1 les mécon tens regrettaient l'anci
gime ; pl!rsonne nd sdngeait sérieusement à snivrc la C
:tution , si •e n'l!st un petit nombrr d'adeptes, La cou
·•ait qu-etle de pouvait allér, et citait en preuves les frottcm
1<S d<sordres. Le corps législatif disait la même chose-
accusait lè pol1vo:r cxétutif. Dans · cet état de gucue
milicd de -ce choc le pouvoir Uxécutif a été vaincu. l.h !
'>oyons répuhlicains , puisque nous voulions l'être ; mais
aurai~ trop d'injustic-e et de barbarie de punir deux foia
trumcut que nous avnns brisé.
Voilà cc qùe les défenseurs de Louis ne pouvoient paa
·cc que l'on ne dira probablement pas dans la Convm •
et tel est pourtant le rapport exact 9ous lcqnel il faut
,idérer cette grande affaire; On ne peut la juger que
' tonstitution, puisqu'on étoit alou daris la constitution.
la constitu~ion condamne également ceux qui vauloie1u la
• ve rsér, le roi par la décliéadce , la nation .•••• .- maia aa
veraineté est lttaliéna~le , hùl contrât n'est oblig1110int t!
elk-n:iême. C'~st prccisémenf crna diffcrcoce ê'donae ••i
toit cotre les partict cclntt'adantcs , qui doi< la déte •
· 1raÎttr- avec irldulgtnc!c «!t générosité celle à laqvoUe elle
\/oit demander compte de sa Qdnduit« , aans j'maù ê-
de hri ett· reodré aucun dt.l chatlgemedt de H voloat6
SI je -.dulaÎs m'arrêter àùx eonséqutnce_• tl.e la pc'
hibrl contre Louis, îe dita:s qu'il exi1tc dau lJa>
· 11a iia • ••l. i~clté d'une ffQÏer·~ c-tn•«• JIM.;
' ("1t9 )
tbie et de désorganisation' et qui s'tst "fait un systêlnc d'avilir
tl de perdre la Convention ; qu'il n "est p•• douteux que les
isnnccs étrangeres ne répandent parmi nous u'n or corrupteur
poar entretenir nos divisions et nous en susciter de nou~
-..,,lies , rt, què la derniere tp•e ubu• réservent ceux qui
demandent si hautement et si promptement la tête de Lo11is;
est de mèthè- la Convention aux prises avec une pai tie du
euplc , qu'on ne manquerait l'as d'apitoyer aprh le dernier
te de cette sanglante tràgédie. On susEiteroit de nouveaux
désordres dont on attribuerait les effets à la mort de Louis, •
t la cause à la Convention: On verrolt sortir du milieu du
ahos de nouvelles chances pour Ici intrigan:S et les ambi-
1 °éux,pétit-êtfe un,nouveau maître st>us un nom déguisé, et à coup
i'ûr des secohs_ses qui serviraient mieux nos ennemis 'lue la,
;e rte. de plusieurs. ~itaille s. ~es considér~tions mériteDt de
·!fionver placè0 à cote des droits de la justice, et la Convcn•
tion les pesera touteS avant que de prendre une détermination
' ui peut avoir une •i ~rande influence sur le sort de la Répulique;
€0NV:ÉNT ON NA'ttONAL:E.i
:f' R i: S I n E N C l 1' ii F E ~ Ili 0 N T,
Sia11c; d~ J.eudi ~7 «éctmbre 179~.
les êommis: aires de la Convention à _l'armée belgiquc àé.
ncen1We;stermann qui, pour former la légion du Nord dont
est nonim:é commàndant, parcoutt les bat;1.il1ons de volontairca
ur les attirer dans Sa légion. Les commissaîres demanrient uq
· cret pour arrêter cet abuso . .
Sur la proposition de Thuriot, . il est décrété que le• volon"'
1
.J.ires qu.i quitteraient leurs bataillons· avcint d'avoir fini leur
:Jeuu , pour s'enrôler dan& d''autres corps' , seront punis comme
~serteurs . Ceux qui les auraient" enrôlés, seront aUs.si punia
.lonformément aux lois. .
· Une lettre des mêmes <ommissaires annoncent que de.s gen.,
~i se sont i_ntroduita dtms nbs armées ent collimi• ,des pillages
i ônt indisJ>o•é contre la nation française les habitans d'Aix:
Chapelle et des villes voisines. Les commi5'aires demàndent
c la Oonve.ntÏOQ mette à la disposition· du miμistre de r~
' erre une somme de 69 mille livres pour indemniser ceuio
i .OJlt souffert de, ce.1 pjllages; Cet~e ~omme est accordée.
1 Deux députés de la société d.s amîs de la_ liberté et de l'é-
Eté de Mens ,•ont •_ emu assurer la Convention que le peu~
du Hainan~ ue, dcqiandc pas le reppon du décret rendu
I.} 1 eoaul!.~ l'oat tiit !1.u députes <leo re1misenta1u tic <ie
fJc. Go •;gle . . ,
, , . ( I•O ) 1
, D'après les ohser~ltio\\S faites P'll' Ca111~0!1 , l'~tt
pane â l'ordre du j 0ur S\lt ta p~riiiq11 dû diputla de \i 10•
oiÇté populaire de l',ious , et décrctc qu'dlc c11vcrn deux coal;
:lllisuire• dans la province du \i•inaut apîeS le jugement du ,oi;
· ~a vcuva Gothicr fait hom1J1agc à la nation de 17 anc1 .dt
qrap bleu. Mention hono,rablc.
La discnsion ~·est ouverte sur le procès dt Lt>ùh Capet.Saint·
Ju.t, S.ams. , Roul.ct; de To11lou•~ , Barbaroux et Serre, ont
eu la puolè. S:ünt~Just a. ~01;1clu à cc , qu~ chaque ~cmbrc
de La Convrntion soit tcuu de déclarer à la tribune , s'il pcnie
que Lcu.ù..- est coupable, et qndle p.eiuc il croit qu'on doi·~
lu i. inffiger. Rout~t a qmclu que la sûreté géuérale autQli
si1ffüam~ant la Convcntibn :\. prouonccr la réclusicrn de Loui
pendant tout!e tems que l'intérêt de la libcrt.é et la tranqui·
li.té publique L'exigeront. ,Sill~s a c~uclu à cc que la Cw
"ention pronouyt sur le f;ùt ; et dans le cas oil la majo1iii
aura déclarè que Louis i:st coupable , les assemblées prima·
seront <:onvoquécs pour la so!uttQn c\e la qq~stion politi~ul
qui consitcra à savoir quelle peine doit être indiquée
toupable. Barbaroux ,·est attaché sur - tout a provvcr q
Louis est coupable, et ! réfùtcr les mot fs présentés pat
tlés~11seurs. Serre a conclu à ce que Lou,is soit tenu cq p ·
fou jusqu'à la paix, sauf a prononcer alors sur son sort.
Lequi11io, qui parlait après Serre , a préset1té une opini
opposee. Les tribnries ont applandi.
!'>aile• est Io s.ul qui ait constdéré la clioae sous UR po"
\l• vue politique. li a prisenté les iucoriv,éttieni qui pcuv
rrsulter du jugernen,t de Louis, quel qu'il soit. S'il mtdl(
lr-compassion du pcu:i;ile , les suggestions de., factieux con
ses juges, l'accusation q"'i leur sera faite de régicide •
]leur-être les plus affreuses catastrophes pou1 la Con.en·
et pour l'état; les neiges où elle tomheta du moins de la
des rois de l'Europe '· leur joie stcrctte é la nouvelle dt
1it ort di: Lo uis, le csi de vengeance coutre les Fran1;ais,
pe1h -être le moment fune.ie où elles se réunissatcnt pottr
ner un roi' à la France ; et dans cc treuble extrême , la C
•1cntion est exposée aux vengeances d'un people mobilt
irrité.
Si, au contraire, la Convention ne prononce pas la
tic Louis, ce peuple ll)aintenant animé s'en prendra aua «
se1itans. de la nation; déjà les moyens sont préparés pour J
ourrection; \'assassi11at est déja mis en pratÎ(\UC et en th~ •
·im ~ demandé· en quelque sQrte des c0Üronn~1 ci•iqua
je meurtrier , et la Convention alle~mêino a entendu a
la hache sur sa tête. .
Si la Convention adopte ic parti de relivoyer a•
l'applic,ation de la peine, cil~ évite Ici deux emburu ..
tonformc aux priRcipcs, et le souvhaia 1'1x~fl111'1"&r
• A, quclii;~ · ,\IPê• dè cl:s phtiHi , le .1:1ré11dcn r11ti1•tlll
oc(ll._==.r .u. ..r.. c.. .__ è
( 117 }
Lequinie nprend, li e~t encore applaudi; li se fait un grantl
tumulte. PluSJeurs membres se pbignent du peu de rc•pcct
ciu'ont los tribunes pour lti rcprésentans du peuple.
Le pr ési d~nt dit qu'il a vu partir le signal des applaudiue•
111.eus de l'extrémité du côté droit. ,
Legendre monte à la tribune pour atrc11cr que c'est Ben•
tabole qui a le p remier appliudi. 1
Eentabolc avoue qu 'il a applaudi ; cc que disoit Lcquinio,
ajoute Bcntabok,, étoit si conforme à la justice, à la raison.,
IJ.UC je n'ai pu m'empêcher de manifester mon admiration.
On demande que Bcutabole soit envoyé ;I !'Abbaye , et le
procés-verbol de la séance à tous les départemens , afin de
leur prbuvcr, disait-on, jusqu'A qurl point la <::onvcntion eu
avilie et par Ier tribunCI et par certains membres de la Con'
TCntion.
Vcrgniaux demande .qu'on se borne à décrétc~ quo Bcnl•·
bole soit tenu de se rendre à !'Abbaye, et qu.e si, à l'avrnir,
l es sccnes sur lesquelles tout le monde gémit se renouvellent.,
Je procès-verbal de la seancc scia envoyé aux. dcpartcmc!_u.
On dcmrnde la priorité pour cette proposition ; aprè• biea
des débats die lui C•t accordée.
Thuriot veut qu'on se borne à infl:ger à Bcntabolc la peinn
portcc par le règlement , la cemure. Cet amenrkment est
~dopté.
l.a seconde partie de la proposition de Vergniaux excite de
très-1.on gs débats. •
Elle est enfin dCcrtt ée ; ainsi. finit cette séance orageuse , mais
qui, aprés de long• abus de la part des tribunes, donne l'espoir
enfin d'y voir l'ordre établi, et 1'11.,.embléc tranquille dan> se11
clelibérations. · · ·
Séauce f•lraordi114 iri: d~ j!udi soir. ·
Cette seancc consacrée ;\ la nomination du président et
des secrét:iires __ , a été ouverte par l'tï.dmi :i.,ion à la barre de
deux dragons du 18c r~giment. Ils ont di..nOI!cé Je général
/l.nsclme comme l'auteur du pillage tt rlts atttrcs désordres
qui ont eu lieu à !\ice. lb l'aci.:u:-cnt d1a,voir laissé leur rc-
1iment sans officiers supétit:ur.s dans le moment où il mJ.rchair
contre l'ennemi.
Le premier objet de la pi titjon e~trenvoyé au comité milit:iire,
et le ~e au cônscil cxCcutif.
On procede à l'appel nomind pour la nomination du
président.
Sur 417 votons, ~6S donnent lenn v11ixit Trtiihard: ilc1t
proclamé p•ésidcut. '
Le préside ut anuonce que plusieurs c!titionn:,.ires demandent
à tire admis.
Cette anr;c{?.tucg~ des -rumc•.1 rs . PH.~~i~un r \~embr
IHC
. ( lll2 J +. .. t~nt que les pêtitionnaircs soient admis; d'autre1 drman~
'41tt'ils soient renvoyês à la sôance de di inanche.
li faut les admettre, s'écrient plusieurs voix, ce sont des fem'
Jnes qui viennent dcmaudcr l'acctlération du jugement du cidevant
roi.
AprEs biea des débats, il est décrété que les pétitionnairN seront
entendus après la nomination dessccr ~ tairc1.
Le r i &ultat de l'app~ nominal donne pour secrétaires Salles_,
)bnu~l. Valazé. · •
Pes volontaires du huiticmc bataillon du Calyado1 sont admf1
.à la barre ; ils &c plaignent que le minis tre les laiS.e manquer dé
tout. .
Cette pétition est renvoyec au ministre do la guerre pour
:en &,ire le. rapport dans la sêance de de maiô, :
Une députation de la scct;on des Gardes Françai•e• com--
m.uniquq à la Convention 11n arrête que cette section a pria
relativement a un autre arrêté de la section du Lux.cmbourlt.
Cette dernicrc .scctiou a arrêté que si la Convention ne condamnait
à mort Louis X VI , nul citoyen dè la section ne re~
tcrait sur le sol de la République, et qu'ils y périraient toua
plutôt. la i<Ction des Gardes Françai.scs a promis d'atteadr'e
avec respect les décrets de la Convention sans gêner ses délibératiot>
S, clic a improuvé J"artêté de la section du Luxellibolllg
·
La Convention a ordonné l'tmpression de l'arrêté de la SCÇ•
aion d.e• Gardes Françilises. ·
La 1éance eu levée à minuit.
Séance du vendredi ~8 décembre.
1
p. i È 'S I D E. N C E D E T R E 1 L H A R D.
Le ministre de l'intérieur écrit que Je · million mis 1 Ja
disposition du département de Pari• pour rctir<r de la CÎr•
culation les billets de la maison de ••cours est épuisé • .l!c
ministre demande de nouveaux fonds.
Renv(lyé au comité des finances pour faire , sous trois joun',
un rapport génüal et d~finitif sur les billets de I• maison cl.
accours.
Le ministre des ilffaires étrangeres transmtt à la Connution
une note officicILc du roi d'E•pagne et une lettre du
chargé d'affaires de cette même cour.
La note contient la protcstatilln du roi d'E..pa"ne de gardtt
la neutralité la plus entiere dans la guerre q~'on fait à la
France •
. Le charge d'affaires de la cour de Madrid témoigne claa1
·~ lè·t!r~ lu (cl,p;l·, ~ c sa cour •U• 1• rn.-t dr. l,ol.\;~ XVl.11
ài5'utc Ica 4il1rc6lcs questions rd:itives au ~bel m
_ 1J11i occn11c la ConvculÎon'I ilt~ ; ;r;!te et iei rést>ul co11t1ne Mlllll
crux quront pailé en fav eur de Louis Capet.
· La lecture ee ces dép~ c hcs do..,nnc occaiion à une auc~ viv~ dj, ..
tu5'ion. Après qttcl<;ues débat'\, la Convention passc pureJllCllJ
'.tl s:mplement à l'ordre du jou•. • ,·
On reprend la di•euss ion sur kprpcès clc Louis XVI.
· lluzo t eiamine d'abord c .. ceux questiona. Louia cst-il coupa•
'bic? Quelle peine mérite+il? . '
Il c5t coupable, puce qu'i} a conspiré contre son pays. Lu
preuves de cette c<mspirarion sc trouvent dans t ous les actes de·
puis le commencement de la rtvolution ;: il n'a ~ u dc bonc·fcii
dans aucun.
Loui' a ·5'assiné des millift:S .de Français, il mérite la pcine
portée par le code .de la nature ; je le con4aQ)ne à Ja
"mort. ,
Mai• la Con.cniion doit-éllc jug<r en dc'.\nicr r.es•.o,tt.
Jc ne Jc pense pas, dit Buzot .
.s...JkJ;-ll.CllLS .a <Umontri hier que le p·cnple arsembl~ m
assrmblécs primaires .devait prononc,cr )c iugemcnt. , Moi je
ptns'e que vous 'dehz j ugcr a!lri de guider l'opin~on publique,.
tt soumcttre eu ~ tlite lc jugcmcnt à la révi sion du peuple.
Une lettre dçs sections de Stra~bo'lfrg an nl>ncc que Dietrich
a <té transfêré paisiblement à Be1anço11. ·
. Fa,uie .: qui a la parolé'<tpTè:s ·Bnzot, est d'avis que la Con•
!fmlÏon ne doit pas juger le roi. If demande en consoquence
ljUC le décret par lequel la Convention a dcclari qu'elle ju•
gera· t Louis XVI, soit rapport< , et que lez électeurs soient
couyoqués po.ur nommer un 1uriiconsult1 pai: département. Cc•
jurisconsu\~es fonncront le tribunal qui jugera le. c~.<levant roi.
· Rabaut-Saint-Etiennc est d'av is que la Convention n'aurait
pas dû juger Louis ; il se pla ut da cc qu'elle a .réuni, dana /
cc jugement, tous lco pouvoirs ; que cc décret fut cmporté
hns discussion ; qu'il accumule sur les législateur& dts fonction-
s qui leur •ont étrangeres, et qn'il leur donne des for·
JDcs tyrapniqucs et dangereuses à la liberté. Mais il ajoute
#JUe puisqu.c fa Convrntion a déjà cxtrcé tes fonctions de
juge , die doit se borner à p•ononcer si Louis •s~ coupable
<tt renvoyer à la nation pour prononcer la peine. C'est le
conclusion de Salles.
Robespierre téI?oigne sa surprise de la division où sont les
membru de la Convention sur la peine dont doit ttre puni
Loui• XVI. Il partage toute ila scn>ibilité qu'éprouve un homme
Il la vue d'un autre homme qui es t conduit au •upplice ; wais
il faut se dépouiller de cette scnsib,iliter, lorsque la raison , la
justice , lc salut du peu.Pic exigent cc sacrifice, la sensibilité
rerait alors une cruauté , une barbarie atroce.
Retarder plus long-tcms le jugement de Louis Capet, é'èsr
urentcr à la liberté nationale.
Renyoycr la rct~n ~~ jugement au peuF1e , .. r.'e11 jctter •·
J •
b. porrtrtle de discorde dans la Rcpublique, ranlmer .IU ~
ronC'es des aristocrates, procurer aux roy•listea les moye11'i A
rtlevcr le trône abattu, c'est mettre le peuple dans une •Ît11•
tion, telle qu'il ne pourra év ÎtGC le fer de l'ennemi ext<ricnr,
qui profitera du momtnt où il d~ libércra sur des chicanu pov
l'~gorgcr, c'est rendre in~vitablt la guerre civile, etc. Rolfe
pierre termine en accusant de vouloir la ruine de la Rip1'
bliquc ceux qui ont proposé cet appel au peuple. Robc•pimt 1
11
désigne Salle. sans 1e nommer; il dit que c'est lui d1ns l'asma• li.
bite constituante qui avait proposé un projet de décret poal i
taire égo rger les patriotes qui auient echappé au masucrc da
Ch~mp :dc Mars . .
~ Salles monte à la tribune ponr se disculper de
~ui. lui avàit été faire par Robespierre. Les
donne sont trouvées sati~fai .untes.
La séance est levée à '4 he~ru et demie.
Oa souscrit pour le Mcrcnrc Frau~ais et l'Aviseur, h'
de Thou, rue des Poitevins , et il faut i'adre1ser aux citoy
Guth et Salomon, et avoir soin d'affranchir le port de la le
et de l'argent. ..
_ Les personnes qui enverront aux citoyens Guth et Salam
des cff.ts sur ~a ris pour acquit de leurs abonnemcns, voudr
bien les faire timbrer; faute de quoi ils ne seraient pu
quitt(s. Lei lettres contenant des asSignau doivent être
g ecs à la poste , pour ne pas courir le risque de 1'égarcr.
• L'Aviseur Natiorlal se distribue gratir, pris de Paris,
1ou5cripteurs des quatre-vingt-quatre départemens; les so
c:ripteurs des provinces p•ient 6 liv. 5 sous pour le port.
Ainsi le Mercut~ Fran çais avec l'Aviu~ur Nuional., coût
ensemble, a Pari,, 36 liv.; 'et dan! les départcmens, 42 1. 5
: Il faut s'adrc55.<r pour les avis qu'on vettt faire insérer
l'Aviscur, au J,.!'J•au de composition et rédaction aux ci-de
J'rémontré1, rnc Ha:ute-Fcuillc.
a .. . ' .:é;-g1e·
I ,
i'AVISEUR NATIONAL,
SAMEDI 29 u t c EM BEE 1792 1 l'an I er de la Rt'pub!ique.
\
'AvrsE u r .. e.$t distribué tous les jour.( GRATIS aux So11srr; ptP11rs,
Monileur et du l\Iercure français ; séparément , il cu ule, 3o livres
c de port 1
N". 1. S P E C T A CL E S.
dt!mie de Musique. Tphigi"i' "' T h. de fa cit Mon<3nsier. l< l\fo"t
Ïl, itÛvie Je Ps)1chi. A lph:a u Lts 11octs L'auchoiscs.
b. de la Nat . .Aftire , la Mati"'!' Thé. National de ~·ldière, ln 13'""
•feli< [<mme. " Pris. du Châtea11 d11 Di"/,/' , f"U<de rf•
l' .Avocar Pauli11.
~. de la Rép. Carl.e·i11e , v11 la Thé. <le la Gaité , fa Corde fâche , le
Ftrm1èrt ' préc. du. ft,1t rcure gnla11r. Gtndre eniborrassOMt, les an.ours d~ /\ ice t t
du Palais. Variéeés L ' Enlt.vt· de Va!~re. ou .:Vl odnmt des T ra vers , le
'ou la C01vtmt J..J us les Pyrtuies > Frè re rurn11J1i! , la 2 mc. repriu de L'curulltm t11t
f rrmps sur Comre~temps. tlu Hucltt.ror1 , pitct m;[uairt.
• du Marais. Le Tribunal redouta hle Thé. de la rue de Louvois , fo le/le
h" &11pp1né. Esclave tt le Phiwwphe Im agi11a re.
• 2. P>.IEME:>:S D!!S RENTES DE L'HÔTEL-DE· VILLE DE E'>. RIS·
Sile premiers mois 1792.
M. Legras. viag. perpétuelles . ...•.•.•.• Lundi.}
M. Delamotte, perpétuelle viag . . . •.. .. Lund!. . . .
M. Creuzé , tant. viag. perp ..• . ....... Lundi. Sts prum1e1s 111?1$ 17S'l,
111. te Bon de la Boutraye, c. P· v ...•.. Lundi. Toutes Lc t t 1 ~ •.
M. Taurel, perpétue lle ..•....•.....••. Lundi.
• Cauchy , tont. perp ..•..... . . .. .. ~• medi.
Couri dt.1 chapges itrtmgers cl 60 jour& tft datt.•
rdam .• . • . . • ••..•...•.• 32 t. Cad ix ..•.. • .•... · .•.. • 26 ~ 26,,l·
urg ................ . . 320 a 25. Gê.1es .. .. ...... . . . ... .. . . . . .. . 11•0
• · ......•.•••..••...•.• . 17 . Livourne .. · .•.•..•..•.. . .. . .. 1 70.
rut........... . ....• 26, 5 à 1 o. Ly ou, P"Y"""" rfe ••••••. ;i: ben< ll ce.
Co11rs t!es <Jfets.
ns des Indes de 2500 li<' .•.... • ............ . . 2<:>20,15,17 , 10.5,1o;;i.
n èe 1600 liv. . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . • .. . . . •.......
~ ~~ ~~~ :;:. . ~~-s:::::.·.·.-:.·:: :::::::::::.::: :: .· :::.·:.· : ...... :.. ... i;.
nt d'octobre de 500 li v . ........ . ...•. . ..... .. ....... .. ...• JI S·
•nt de 12s millions, Déc- q X.f, .. . . . • . ........... · ..... 3 ;' , , : •.•
rudnt de So millions a ,·ec Bulletins.... . •......•. ~ p. g. b ~ né llt t, pair. 1
e finances sans bulletin •...... . •.•..••...••....••.......•.. -t •·
Co.itrau dd ruttes.
Classe~ 5 P· ·;;: ~;, (]A) ~g1e 4e. i~em . 11 ~ p , c . f•.1j. ?.u ,,,~ , 7Q 1111 y•~
ar. à ç o. o. su1. au 1::- • "12.
{ -
?\•. 3 Mélangu.
Le passe-port.
Un jeune étr•ngtr veut s'embarquer
à Marseille pour l'Italie· On lui dem3nde
son passe·porc, il n'en à point,
-il faut cepcntlant qu• j~ parte, adressezvous
lui dit on h la n1unicioalité. li
••y rend. 1'1wit11rs, je 11oudr~i1 m'tmbarpu
pour lItalie. - Comment vous
nomme<- vous? - .l111gu11t·Fr<id<ric -
11ous o''1vez pas d'aulres noms ? -
l\'<Jtf , mtssiturs - vous appaitenez à
qutlqu'un? assurJm.:rJt mt SJÎturs? Com ...
ment s'a?pelle votre pc!re ? Gcorws -
ites vous du département des Bou.:hes"
1u ·Rhône ? - Non mwieurs. - De
•JUe( dépanement? - Dc la Ta.ni;c.
- Qu<lle en la profession <le voi.re
p<«e? - Roi tl' Ani:lcttrre. Le commis
qui n'avait p~ fait d'anention au nom
du département, se réveille h la qua.
lité du père du jeune homme; et sans
oe déconcerter, délivre un pa;ie·port
~ M. FrUéric- Augusrc, fils dc M. Gtar~U
tlu i lparttmt11t Jt la T11mi1e ; et die~
monsieur, voilà votre passe·porc, bon
' oyage.
N•. 4. Terres et maison• à vendre.
Auberge 1 à Nanteui l- le - l1nud
<>i11 , sur la grande route de Paris
à Rheims , -vis-à-,·is la Poste aux
éhevaux, à ve,,dre 5000 li11 . , et à.
la cha1ge d'une rente de 45 liv.
S'ndresser·il Nanteuil à la c. L~moine
, et à P11ris , rue C emtli 1
110. 7.
I\ .• 0 5. Terres et maison• à louer.
.Maison , -faisant éi-1 (,, ,·ant 1111
rendez-vous de chas.e .le M. cl'Orli<
ana , à Vertu.S.-Deni• , sur le
hord de la grande rou te de Melun,
à louer elZ tout 01' e11. partie. On
reut y aller par les roches d'eau.
S'adres,er an c. Villiod , chez
le c. Louis Julien , rue Simon-letranc
1 no. .2.0.
~.o 6. Ventes· .'M9z~r&'&s ctr.ffats,
Un très-bel assortiment M
te-feuilles de poche 1 de
grandeurs, tant ferm ant l
qu'à palle, en maroquin 1
en or , en argent et acier,
médai lion , à nécessaire tt
pourportrait , dans le goOt
recherché ; c~s Porte-feuilles
ti~nnent un crayon et drs ta
nième <'n peou d'àne , et ca
ks nssi;;nats de tou tes som
Le mc\me assorlimenl ea
peintes et girnies ilo papien
lrc-s 1 a billets et à ,·i:;netut
1•e lnppes , cire 1 pou1!re •I
ca:1if', gratoir , poinçon,
Boët•s RS>or!ies de coule
l n },l\•is, crayons d" Jl~Stel et
pour dessinrr. Le tout oQllS
le plus recherché.
Pupitres et secretnires eo
d re uortatif; ' en bois det
~arnis de papiers rle tout_.
Jeurs , plumes , cire 1 &c.
Ecrans du meilleur got\t 1
peinture que çravure 1
fab!es et géographie.
Port":f',;uilc Agenda porto
l'aunée 1793 . Pri:z: 3
N om·eau livrP d "ordre a
l'annél' 1793, di,•isé 6"' cilllf
in-4°, Prix 20 \iv,
Nouveau rr.gissre Je
dépense , divisé en st'pt
iufolio, pour l'année 17
''an'Ps. Prix 25 liv. '
li croit de·voir rt!pé/t'r
li ·s prix sont fixe& 1 qu'il
tile dr· marclta1ul~r , qu'il
mise ltunnéte au:z: m•
ictx personne• qui ont
ri:aux.
( 27 )
puis le Bourget jusqu'à Lou'
route de Senlis , entre onze
et une heure del'après midi ,
ite d'or ronde , mouchetée
"rée, doublée d'écaille blonde,
d'nn portrait de femme, brune,
en cheveux. habillée en ama·
lJloisetle claire
0
,collet gros bJeu,
blanc à revers rose , avec
~te et jabot Ile dentelle.
prie ceux qui l'ont trouvée
rapport er quai d'Anjou, IsleLouis,
n•. 16. S'adr. au por-
4 Louis de récompense.
~· Annonces eta'l.•is particul.
llr les t!trcnnes. l'ortefeuilles
aillons , en sable d'acier ,
en aciPr , à ~ecret d'or ,
, d'acier , pour les assi-
25 liv. , de 15 sols, de
et autres. Ecritoires à
re , à pupitrê , plaqués en
, petites écritoires en 1naro ..
&c. Superbes nécessaires à
'res pour les hommes , trouss-
com pliquées , baltes Je cou·
anglaises , pieds portant leur
, cartes de vi sites, billets
tin, papier anglais, &c. &c.
magasin de Papiel's , rue
oré , n•. 556 , en face 1lu
, et près de la Place du Jardin
Revolution.
dme la Mothe, rnede Rirhevis
·à-vis celle ,Ju Rempart,
par !Il fabrication de toutes
de bonbons, past illes recher-
' à l'auanas, au tl1é, au vinaià
l'orange , tenant aussi des
res sècl.es et dragées , viPnt
1ne11ter so11 ma~asin, pour le
de l',in , d'une foule de boites
ienses , remplies de bo.,bons
ilrentes sortes. Cette maison
nnue par la bonté des sucres
s matières employées dans ses
ositions.
Yon • consE.il a,,, G~~,g;.;n
: .... ~ .. - .. :Al--V-.-·-- -'. -1---
aura lieu dimanch8 procluiin , à
neuf heures du matin 1 rue de11
Mauvais ' Garcons - Saint - Jean ,
n°. 21. Il prévient en outre ceux
des créanciers qu'il n'a pu 11verti.1
directement, à cause de leur chan·
gement cle domicile, que le dé.lai
de cieux mois , pour la déclaration
et le dépôt des titres , 11'expire pllS
le 4 janvier , comme plusieurs per·
sonnes llont annoncé par affiches •
mais bien le 13 du même ft.ois •
suivant la proclamation faite à
Paris par la commission des biens
natiou aux.
Âll nom et au profit de la répu-r
bltque .frallfaise. .
Vente au garde-meub)e national,
place de la révolution.
Le lundi 7 j a1tvier, l'an premier
de la république, et jours s"ivanç,
de relevée.
Cette vente consiste en une
grande quo.ntité de tapis de peaux
d'Ours, de 6 pieds envjrou de long,
sur 3 pieds et demi de large.
De plusieurs manchons , po.la•
tines en queue de martrf' etde cygne,
plusieurs pelisses , Wilchourats ,
bottines fourrées en chat aauvagü ,
garnitures d'habits en queue de mRr·
lre-Zibeline , habits de cour garni•
en plumes deJiverseocouleurs,Ptdi(lërens
cartons de plumes détachée• ,
bandeaux et colliers en queue do
vizou , et au~res.fourrures.
Manufacture natiotr4le de por·
celaincs de Sèves. Exposition.
Les Citoyens sont avertis que
l'exposition <les 11orcelaines de cette
mannf.tcture aur,\ lieu cette année
comme à l'ordinaire, cour tlu Lou·
vre dans la salle des tLrts , au re•·
de.chaussée à gauche en eutraut par
le quai.
L'ouverture se fera le 25 décembre
et jours sui vans, depuis 1 o heu·
res du malin) Ï""'l't'à 10 heuru
du soir.
C N". 6$. ·- 1792. l
FRANÇAIS
HISTORxQ.UE 1 POLITIQ.UE ET LITTÉRAIRE,
D11!ANCH1' 3o otcp.isu, l'&n prtn1ier dr Îa Républ!qut.
lie. àes Characle, Enigme {i ;Logogriphe d1s.N•,. 59, 60 tl (iii
mot dt h Charadè ut SoùriJt; celui de l'F.,ni !ne ut'D1moisellrt
dw Logo~riphc ut D1ime, où. l'on trouve Âme '' '
CH AR AD i,
ses 1oeurs , 1ou1 te do~gt déta"table
~·un aveugle qui fait sahs tcsH mon dernier,
out ordinairement d'un faux cpouvaritablc ;
i :f'haurd quelquefois leur son est supportable;
a 1>4ut dire à coup 1ùr que c'est pa'r mon cn,ticr.
· ' (l'or M. G4. K, ,, J
t; 0 UV t L t E S P 0 I. 1. T .I Q.. tJ E-S; -;
.. Au Tt 1 c H È, ftlenn~ Ît g b,icembrt.
1 qué .t~:vé être 11étàt de l'Europe ait Prwt.i:n1s pbchain;
s renoncer toût-:!:.fa:t A y voir a cette époque la paix réta·
on ne cesse dei~o1=cuped. Vienne des armemens formidables
préparent pp?r la campagne. Indépendamment deo deux
d'armée1 que 1 1 èmpércu~ a déja en Allemagne, un troi•
s'as•emblera ~ur les bord• du Rhin. Il sera coil\po•é
d~vÎi~Oil8 dè cavileric, et de treize bataillons d1 iafautcrÎC~
csquels seront J'ti• dans les grenadiers de la garnison da
c. ~ .
a\lgmenttn l'artillerie de campagn•. Ch•que batailla&
deux: p~èces de plus, Deux autres corps qu1 s1uscm.
ana les quart~crs de !'Inn tt prt:s de Teischnitz, doivcn'
ir en Francon~e. Mal~ les difficultés qu'offre l'éh•
Cnt des magas~ns fait pènser que b noy,vclle armée
pa1 rendue avanrla mi-avril aux. environs de Francfort.
ît certain que le maréchal p,rince de Cobourg corn,...,.
n chef ses troupes de l'cmperc11r en Allemagne. ' ·
aant<! cl• l'empereur est toujours tt<s-mauvai•e• Il ne .garde
le lit : mais la llevre continue, et on ctaint qu'n ne tombe.
ÇOi;1i011l~tiOJl. a&--~!~ lilillllJl!!o .(\!lssi ~.: t.;«lll grU41.
1
( u6) . ·
116În de lui CtChU tottlel les nouvelles qn'o11 re~oit du lrlllt
Cependant il nit assez que la guerre •~nclle est très-f1111e1té p
lui: e t il a témoii:né à. ses i:iin is trcs qu'il acheceroit •olonticn
p aix par tous les sacrifices qui s'accordcroient avec l'honneur
. sa couronne. li a même <' c1it de sa main au roi de Pru"e p
l'inviter à partager le• mêmes sentimeas. On pourrait donc e
tam"cr de n ouvelles n égocial'Îo ns, et voir opér er un accomrn
ment par I'entrrmise du cabinet de Londres , qui a promi1de
rieu négliger pour t cla. On dit , en conséquence, que le
d'Angleterre va envoyer un agent à aria, et qu'on rcconn'
la .Républiljue França:se , mais q11'on insistera sur l'i.ac •
dei Pays-Bu·, du ays de, L!cge et de tout le _territoira
l'Empire.
P R u s s E , Brandebourg le 10 décembre.
De nouvc ~\l X ordres du roi de Prusse ;vont.faire mettre
régi mcns Jt·'l!lus sur le pied dé guerre. On fera marcher
o utre un r égiment de hussards. Ces nouvelles troupes 1ont
tinées p our la Westphalie, ou elles doivènt se rendre avec
pl us grande diJ igence. - Le r oi a fait renouveller l'ordre
n'accorder que .48 h eur e ~ ~c séjour aux Fr:inçais émigréa
f assent{ • w, le t,e rr.r it.o ire. de l-a• Westphalie ou de Cleves. 1
AL L t MA c Ni: , Bonn , le 15 déce111br1.
Le bruit d'u~ne victoire , rcri;i}' ~ rtée par leslr~ns'IÏ•
Autritl1 icns entre Herve et- A1J< -l a-Chapelle, a porté i.
r eur dans Cologne, Tous le~ émigres qui s'y trouvaic1at,
•ont empressé& d ~ fuir. • ·
l.'~rmcc Auttichietrnc semble ne, plus songer ;\ passer
R hi1t; n1 •i1 cllè i:otoic cc fleu ve pour se retirer vers Cohl
Let Fran5ai1 1111\ passe la Meuse, et se sont porté1 en
colonl!es •ers Ke11el - Hcnden et dans fe canal de M
Une putie a marché vers Rutêmo11de, dont la garnison
trichiu ine a'é st r etirée ve rs Juli~rs.
La belle défense ci'g Français dans la petite forterelll
Koenigatcin a fait la plus vive impression. Le roi de
s ·y est rendu_ de Francfort , le 11 , pour: examiner les c
}"" lui - mêm<. T émoir! du conragc. et de l'habileté
_!\Jrni1on ; ce prince , ' aprés qnclques momens de 1ilene
a un de ses a.ides - de - camp : li fa ut avou<r que ces Fr
.cri\ h.ravcs. En achevant ces mols, prononcés d'un lOD
fré4èric-Gnillaume reprit le chemin de Francfort a,. ·,a10
COMMUN E DE PARIS. Du 26 dienn/Jre.
Rapporl fail au conJC il gén éral par un de ses mtw16ro ..
Louis C_TL.~scep_!.l u de la tour;\ 9 hrnr"' et demie. na
qu<lq:ùe-o hut<'~ ~g\Sé$ uir la waui~u dc, 11-1 ,;e1 s!U;:;uuiJ1
. { 111 ) .
orteroicnt 1 la Convention; il a dit qu'hier ils a~cnt e•
andé à la Commune qu'elle prît une décision à cet égard.
n lui a répondu que le cotueil-général avait arrêté qu'il u'y
nit pas lieu à délibérer. Il s'est rendu à la voiturO" en fai;ant
kauc.oup d'attention au detachement de cavalerie de l'écal e:
iütairc , dont il ne connaît pas la formation. Monté en voire,
il a pris part à la conversation qui a été assez soutc:nu c:1
r la littérature , et spécialement sur quelques autenp la ti u, .
uclqu'un a dit qu'il n'aimait pas Sénequc, parce qu.c son
our pour les 1ilhcsscs conu:astait trop avec sa pré~cndu e
1osophie , et qu'on pouvait lui pardonner d'avoir osé p allier
sénat les crimes de Néron. Cette réflexion n'a pa. paru
affecter.
ER parlant de Tite-Live, il a objaté qu'il_ s'était délec.té
compo.1Cr de longues lià.rangues qui n'avaient sîtrement ja m~ •
é prononcées que dans le cabinet; que son style était bien
ïférent de celui de Tacite.
Arrivé â la salle où il devait attendre avant d'être i~trdduit ,
a trouvé ses conseils , avec lcs9.uela il s ~ est retiré dans un
in , et les a cntretenns en pahiculier. Bientôt 11 a étê averti
se rendre à la Convention.
A son r etour dans la ulle où 11 avait été reçu à son arrivée .,·
s'est beaucoup occupé de son défenseur Deoeze, qui chait
ut couvert de sueur. Louis a demandé lui-m•me s' il n'y av•it
moyen de le faire changer de linge, en observant qu'il
it p>rlé pendant plus de deux heures.
Remonté en voiture , il a conservé le même calme et la
ime strénité qpc , ,il eût été dans une position ordinaire.
n passant devant le dépôt des ci-devant Gardes Fr•nçaises ,
•remarqué avec étonnement la suprrbe m•Îson qu'on b':tit
r cet cmplaccm:nt, et a, dit en plaisantant au secré tai1ccfficr
qui avait son clllpeau IUr la tête dans la voiture : " L&
rniere fois que vous êtes venu , vous a vie• qub!ié vot1 a
apeau, vous avez. eté plus soig:leux aujQurd'hui." Ensu:tc "
l'occasion de l'indisposition du procureur de la Com•nune.
conversation e.st ton:ib ce sur \es hôpitaux d.c Paris. li a f~:
s réflexions IUT la dépense de cr.s maisonf ·' et sur les d:frcns
projets qu'on avait à cet égard. Il a pO\l•Sé plu• loin
s observatio1u, et a éOJis s0n vo:u pour q_u'il y en eût daua
aquc section.
Le secrétaire-greffier s'occnp•nl beaucoup de ses co:}c i:";:en•
i pataugeaient daM la bouc, qui •e trouvaient ev 1r S<i ii<
rce armée, et saluant fous c:mx. de sa coï noi ,\Gn'e, LoUI•
i a dit : Sont-ce des <!Îtüycns <l!! votre section? L- No,1, cc
ont des membres rlu cop:,e ; \- ,~én é ra.l _ <lt l 10 ;,1 t, <1n\'.! je r c,.
ois avec plaisir. - Louis. V"'.ls avc:z t.u u:i c ;u:~uc~q i es,t
cnu au Tèmple
/
avec 'VOus _à l.i tin ·d,"1..1ût et qui u'ci.t l'a•
este long- tcms en ,.Rlace? l n r"'! :: .!. " ... e c?ll" ~ue !:
Ctlnier, &ué ~1a!lt~da*') e~tit d.iU:i h U -t· 1lt-.i .., l'H" . 1.l<:Pp.1 ...
\
( us ' . . .
"tiUalre1. 1 n paralssait avoir peur des cowps de fuiL.
't'OU> souvcn<i qt1'il etait très-f~ché d'en entendre tirer 1
était au-Tcmptc? - Il n'avait pas peur d<s cou~ d<
JDais il vQulait qu'on observât les lois de police ciui dH
de tir<r des coups de fusils dans les rues.
Le citoyen maire ayant ·~ tabaticrc à la main, nous 11
avons demandé pour examiner le portrait de sa femme.
a vons observe qu 'clic était beauconp mieux que son po
Louis a voùlu l'examiner, li a pris la boîte, et a. dit Cil
r iant. que le maire etait liiienbcurcux de posséder mieux
cc portrait; il s'est informe de quel département était le
d epuis quel tcms il était marié.·
Quelques cri~ à /4 guillotine se sont faits entendre,
, • constamment garclé son san~-ftoid,
~. .e 0 N V R N T I 0 N N A T I 0 N A L L
l'RÉSIDJ':NCI Dl Tl.EILH.\
- Séant( du samedi ~9 decembre 179R.
l.cs commissaires de la CQnvcntion à l'armee de la Belgi
en annon~ant que leurs opérations rnnt sur lè polnt
tcrminêcs, instruiscnt la Oonvcntlon qu,un officier gin
qu'ils ne nomment ras, a empêché les citoyens d'Aix·
pelle de planter l'arbre de la libcrte , d'abattre l'aigle im
de porter le bonnet rouge. Cette lettre porte encore l
troupes ' qui se trouvent à Aix-la.Chapelle commencent
'luer de vivres et de foμrrages.
Sur la proposition de Doucet, amendée par Breard et
111ond, la Convention déi:rete que les commi .. aircs qu'
envoyés aux différentes arm~es pourront falre toutes les
tiitious nêce-M;aircs , destitutions , arreuations , r~m
:mens provisoires, à la charge par eux d'en rendre compte
ci élai à la Convention, Lçs commi~sa'lres <!élibéreront Cl}U'C
]>Our tous ces actes.
Sylleri denonce les dilapidations qui se commettent d
vente du mabiliet des émigrés , dans un château du cl-d
baron de Breteuil; deu" pihes de pouelaines qui avaient
So mille liv. n'ont été vendues que ~ mille cent livra l
pendule du prix de i4 mille livres ~été donnée pour .OO
lp Convention passe à l'ordre du jour sur la proposition
au nom du comité militaire , de donner du s<rvlce .i trois
ciers Suédois, dans le même grade çt dan• I~ mèpie 'if!D
Ils scrvalent en Suède. •
Le ministre de la justice transmet à ~a Convention une
de d'Aigu,jllon , datée de Londres, dans laquelle , Üt
•l,tic, ~t, ... W~ désavoue co '.l'i"'· 1ti1 d~ t:..i ,~,çbilla
( ttg ' . • - ~
~ Convention passe à l'ordre du jour surla fcctnu c1e ce!t•
ttrc.
La Convention décretc que la trésoteric nationale tiend-ra
la disposition du ministre de l'intériçur une somme de .zÎn\
nu mille livres qui ser'a rc:mhe ~ a tiln: de pr~t c:t d 1avancc ..
u département de Paris, pour servir a acquitter, en conforité
de la ' loi du'.24' novembre dernier, les bnleu dits de
rchemi11 et de la maison de Se cour>; laquelle-somme de cin'l
1
· ~nt mille livres sera remboursée à la trésorerie nationale ,"-à
JOPQrtÎQn de la rentI'ée successive "de l'imposition qui doit
refaite en éxécution de ladite loi du ~<f novembre.
On reprend b discuslion sur le jugement de Louis XVr.
Biroteau parle le premier sur cette question. Il présente
:'irrésolution où il se trouve pour prononcer sur la peine
linlliger.à Louis XVI. Avant d'être représe11tant du peuple•
J' dit Biroteau, je: portais dans mon coeur la haine des rois;
11e voy~is ,dans Louis Capet qu'un traitre, qu'un hypocrite.
ua conspirateur; sa mort me paraissait d.cvoir être 1c prix:
ses crimes, J e. me dépouille de ces préventions, parLe
e fe dois être son juge. A quelle peine cond•mncrons-nous
nfS?
es forfaits ne peuvent être expiés par q"clqu'cspcce de
plice que cc soit, pa.rcc qu'il a assassinê la nation, pa1ce
Ll a voulu faire~ tout le ·mal dont un roi peut être capablcr
Mais Louis ne peu.t être puni que de J,. peine que la loi
désigné devoir lui être infligee. J'ouvre la Constitution , la
cheancc est la seule peine portée contre lui.
Birotcau rappelle que Chules Jcr., roi d'A'"gletcrre, per ...
la tête- sur un échafaud , et Char le' 1er. , dit Birotcau, eut
1 Romains chasscrcnt les Tarquins, et Ica Romains n'eu"'
t plus de roi.
iracuse laissa la vie à son tynn et b tyrannie ne porta plus
1 1 ravagès dans cette c;ontréc.
j noqs laissons la vie a Louis Capet, continue Birote:tu. o~
JU menace de1i plus grands malheurs. Les factions vont. se
uter le trône. ~ais il n'existe de factions que dans Pa'
que da~s la Convention. Dans lei départemens on a
lus grande éon6ance dans la Convention. On exécute vos
rets , on respecte ht loi. Dans Paris on prend des arrêtés
r vous poignarder, si vous ne condamnez à la. "fion
uis XVI; on remplit les tribunes de gens qu'on p•ie pou1·
s av..ilir.
ans la Convention même, il se trouve un petit nombre d'iuidus
qui y mettent le trouble , eiHravent la marche de se&
~ yaux, s'eul1:c;u::iii;1..e.'l~me de leur co:i).dui~e, ~t par t:ï\
. : ( lJq î
l'aline111ent de ln~chancete, ils rrjettent 111r 645 m--•""•
.tés ordres dont ils sont les auteurs. Q..urlle honte qu'il se
parmi eux! Une douiaine de juges du ~ septembre; le 1Dtp
et l'oubli-rnrtt le seul panégyrique digue d'eux et de nous.
Après avoir présenté quelques autres obacrvations, Biro
à conclu ainsi :
JO, Prononc<r par appel nominal; Louis
2°. Le jugomcllt que vous porter« sur
soumis à la révision du peuple ?
Guiben a pensé que la générosité françai~e •'opposait
mort de son dernier r oi. La nation ne demande pa1,
1oir-il , la mort de Lou;s XVI, mais la fl étrissure
· r~yauté ; elle ne demande pas un sacrifice de sang, qu
1e fera honneur d'abhorrer . .
L'orateur a terminé en proposant le décret suivant. J 0 ,
<t sa famille sera banni A perpétuité.
~o. La peine de mort sera encourue par l'individu de
famille qui osera rentrer en France.
3°. Il sera élevé sur les fronticre1 de la R-épuàliq1ae
distance en distance , dts colennd , s-ur lesqucllca
écrits ces mots : LES Rois SONT •BANNIS DE LA FRANCE.
4°. Le ·bannissement de Louis et de sa famille n'aura
'lu 'après la guerre; jusqu'à cett~ époque, ceuc famille r
é:n état d1arrc station.
L'ordre de la parok la donnoit à Morisson.
L eonard Bourdon et Thuriot se plaignent de ce
liste de la parole est mal combinée, de ce qu'il n'y
les orateurs dont l<s opinions spnt f.avorables à Lo
p.rlent.
Ruzo! réclame la liberté la plus illimitée pour toua les
bres de l'Assemblée. Une grande responsabilité, dit-il•
ftur la tête' de çhacun çle nous; que chacun envisage la q
·sous le point de vue qu'il voudra, Laissons-le llbrc.
Thuriot fait ob1tnier qu'il n'a pas voulu ~êncr les
inais mettre de l'ordre daus la discussion.
L'ordre du jour est renvoyé e~ adopté.
Moriss"n a la parole, Il a p arlé contre la
mort. Si elle étoit utile et néce ssaire au bien de l'
ùit Morisson , vou., ne devriez p as balancer un seul
tant à la prononcer. Louis à un fils , des ftèies •
1·cns, qui d'après un usa_ge très - ancien suc.cédcr~c.QI
prétcn.tions , et qui auroient 1 pour nous nuire , p01IT
asservir , tous les mayens que YPus pouve&
poser, Go gle
t 1~1 )
ou:s est m~pr;sé et détesté de cout le monie. Son exis~
ce ne peut uuirt; elle est nécessaire pour empêcher l'elfe~
s préten1:ons infiniment plus dangereuses que celle. qu'jl
~urrait faire valoir lui .. mêmei
'écarte , dit Morisson en. .finissant, j'écarte de ftion cspri\
. te idee hideu>e de la mort qui prononcée contre les dîspokions
d'une loi positive ; ne serait qu'un }âthe. assassina.t au
Jux de toute. les oations de l'Europe. ]• propo.e que voua,
l!crétie• que Louis et les aiens se,ront bauis du territoire do
f République, et qu'une somme de cinq con\s mille livre•
~a accordée à celui qui donnerait la mort à Louis tentant
rentrer en France~
'orateur qui a remplace Morisson à la tr~bnne , a proposé
r conclusion, de dtclarer q_ue I;ouis est. coupable; de Je conllllner
à mort, de faire reviser le jugement par le . peuple
c invitation , de commuer la peine d.. .e mort en une détcu.-
111 perpétuelle.
Past soutient qu' il faut punir Louis X\II de h peine de
·frt. Von• le deve<, dit-il , au salut de la République qui ·
"ge impérieusement; vous le dcvei pour donner un cxcmaux
rois de l1univ-cr1 qui sont incorrigibles ; V6tt5 le devc_.1
111ânes des victimes que le despotisme immoletous lq jours à
prices dans toutes ltJ parties du monde., Jugez Louis d'aprè~
conscience, d'aprës votre conviction. Qu'on ne cite pas •
. pk de Ch«rk.Jer., roi .d'Angleterre. Lt parlement eiccr5a
ngeancc càntrc Charles, vous ferc~ un acte de justice. Dans ~
mgletcrrc il y eut un Cromwel, nous , nous n'en avons
'' Q.1J"C" Louit perde la tête sur l'échafauâ- , pâr un )üge-- •
t irrévocable ,.,rct le salut de la R~publi.'i.uc . sera a55u~é)
chedey s'eat attaché a prouver que · la. Convention na •
·l et né pouvait juger Louis : qu'elle n'~n avait pas·rcçu· _
uvoir du peuple; que le peuple n'aurait, ni pû, ni dû J
rr sa souveraineté , en cumulant lou.s les pouyoirs d~e•
ailll de se• dépurés , que ceux-ci uc sônt que des maries
chargé. de rendi;e éomptc , et dont les d éc.rets <loi- -
être ratifiés par le sbu vcrain pour avoir force de ïoi ; •
lt" .l.:s députés ne doiv'cut pas être des tyrans. Il a cou élu
~c que lea assemblées primaires fûsscnt 1eules juge• de li\ ~
iJ.ac .à inflig~r â Louis. ·'
La séauct est levée à 4 heures et demie, --.,
t j
S P E C T A C I. l. S.
pn a donné lunru dernier , au théâtre de la rue Feydeau; _ :
petite pioce en vaudeville, intit11lée : la journée déran_géf. ,
lcënt, capitaine d'une compagnie de gardes nationales, aime
taire , fcmme-de-c}taabr.s.1 ge la duche .. c de Grrndlieu; J- le: duc, 1tÏJ""~ tic6"c~ ne n111 pai ill~~r k .. r .ill.~
\ i.a 1 .
rhp;e. li destine Victo:re à son maîtte•d"Mtel G1:ppatte 1l11•
n'aime point. 11 a fait interdire u porte à Vincent# qui,
s~en venger , vient, avec sa compagnie, dans l'hôtel, oà
tait qu'on pr<pare lm grand souper. ll1 arrivcl!t à l'instant oi
le duc est à table avec la duchesse et un petit abbé, CDJllJH
on p voyait aui refois. lls demandent ;l diner, ~~ on. n'o
le- l•ur rcluser. Tou te cette sdne se passe <n esp1eglcflu
1a part de Vincent, qui demande que Vic111ire mange à cati
avec eux, et qui se fait servir d'un ton fort impérieux
soo rival. li est secom:lé par se> soldats, dont le patrÎotit
met à la gêne celui qu'aflcctait le duc ~t sa tompagoie.
c:olporteur du journal du soir , qui crie le décret de supp
1ion de la noblesse.et des ltvrê~•, vient porkr le dernier •O
aU duc, qui, oblÎ~C pourtant de faire bonne COhtenanLe, C
>Cnt au mariage de Victoire et ch Vintent, en '" chatg
de la dot. ·
11 y a de la longueur et peu d'intérêt dan' )es prcm
sctn es; mais la. derniero-, Qcllc du diner , est fort gaie , et a
plàîsir. l.e.,comiq~e vrai de Juliei:- a fait. beaucoup rlr•, •
<pic la nlanierc âont le jeu9e Gavaudat< joue l'abbe. Cet
teür, déja fort connu du public pour le , ch~rme de 1.a v '
•a inanicre de chrntcr' acquiert to11s les jours do cô~ du.
et deviendra uu sujet prècieux, po .. rvu 9.u'il cW.Ûvc su !JI.
n•!urels. ·
On a demandé I'aut~u~ de la picce.
rédacteur des P.e 1itos affiches. ,,
011 sôuscri~ poùT le .Mercure Fratl~ai,s et l'Aviseur,
de •Thou, 1ruc-'<ld Poitevins , et,il fartt s'adresser aux CÎt
Guth et Salomon: e"t av'~ir soin d'alffal1chir le port de la 1c
et a. !!argent;-" . J,, ...
r., .. -. ~I . i
es perspnncs qui envtrront aux citoyens Cut11 et.Salo
dd èlfdts sur P.a',is pour acquit de leurs al,onncmens, voo
bien fcs faire timb,er; faure de quoi ils ne seraient pat
qbit~s. Les lettres conce_nant des assignats doivel)t être c
géès-:1. la poste, pour n'c pas courir le risque d1t 1'rgaru.
L'Ayiscur National se distribue gratis, près de Paris,
,souscripteurs des qu,a_lf.~,..;ngt-11uattc- département; lea-t
èl-ipteurs des provinces pairnt 6 liv. 5 rntis pour le port.
Ainsi le Mercure Fran~ais avec l'Avi•eur National, coû
ensemble, à Paris, 36 liv,; et dans lea déparlcmcn1, 42 L
Il faut s'adresser pour les avis qu'on veut faire ioséi:cr
l'Aviseur, an !.nrea\\ de <'.omposition et rédauioa aux c:i-4
PrMl>.~Dttés, rue Haul~-Feuilla,
Go
( N°. 61. - 1791. )
ERCURE FRANÇAIS
HlSTORIQ..UE , POLITIQ..UE !T LITTÉRAIRE.
LuND f 3 1 DÉCEMBRE , ' l'an premier ile ln Républigur.
t N 1 G 111 li,
L·rHT ÉRÊ1' eut gtand tortd'C pouscr la cli'it.01d(',
Jlc cc fichcux hymen je suis le fib 4Î.nl i
o me met en nourrice, i peine suis.je nr'. •
Cher. dCs gens qni souvent mêritcraicnt la cordl",
ourtant cc choix est bon ; car gracc ~ leur $ccours,
e profite à miracle, et grandis Cl m'cngra1su;
n Jaic amer et noir que jf' telle nu~ f'C!l~c •
c donne un embonpoint qui & accroit tous les j ours ..
on éducation cependant est fort chcrc ,
Auui souvent dtpla1t-cllc à mon pcrc ;
1ai~ les mamans
Aiment toujours .1 ~titc1 leurs en fans;
.Aussi JC is le bijou de ma mcrc .•..•
mon papa de moi commence ;\ s'ennuyer.,
Maman se joint 3U pue- nourricier,
Et toua ln deux. ils "avent si bien faire,
En me vantant, en cachant mes dffauts,
En ne montrant que mes points les plu' beaux,
u'ils me rende.nt enfin l'amitié de mon perc.
cpendant le te ms vi tnt ' ou ~race a maint effort.,
J'oii pris toute ma cr,01'i&ancc ;
Papa veut as!utcr mon son,
près bjtn de l'attente et de l'impaticnct ,
jour arriv~, hélas! iLme donne la mort;
r fois , en expirant , je ruine mon pcrc,
Et mon ingr.atc mcre
Va chercher , slns perdre un instant ,
n autre épo1 ..,our faire un an tre enfant.
Mon nou1 Aicr seul heureux , seul content,
Rian ,&.c: la miscrc
Où mon pcre est réduit,
A ses dépr-ns fait bonne chcrc,
Ji.< è.c '" •ot&l. Jgkt.
lÏ!l
NOUVELLES
ALLE MA c NE. Fra1uforl ' /1 17 décembrt.
Les Prussiens ont abandonné Francfort et son terri
pour se rendre à Mayence. lh ont amené leur grosse artill
pour l'employer sans doute contre cette ville. Thion
Lille et Koeuigstcin devraient pourtant dégoûter les en
d'assié~cr des l'ran~ais. L~ vàleureuse résistance de ccuc
niere forteresse a engagé l'armée cornbince à éhangcr le
en un blocus , fbrmé par une seule division de troupe
garnison de Francfort n'est plus composée que de H
Le maitre de ces malheureux , le fameux marchand de 1
de Hesse-Cassel, a réussi, et par la ruse et par la cont ·
à faire des rccrutcmens excessifs clans ses petits Etats.
On dit que l'armée autrichienne sera augmente• de
:mille homnics.
P A R 1 S , le 28 décembre.
E•lrait du rapport du ministre de l'intéritur à Corivtltli
lionale , sur le commerce e.têrietir el maritime de la. Rép••
pendant le premier semestre de 1792.
" Pour bien suivre la hiérarchie sociale , il faut ap
sur-tout, et l'agriculteur qui combine ses sueurs avec
marques, pour fcrtiiiscr le sol ; et le fabric1nt qui E
les produits bruts; et l'artiste qui embellit et vivifie
mes de la maticre; et le savant qui analyse et recomp
~ubsta!1ces; et l'éciivain qui perpétue les conceptions dè:
'}Hit; et le négociant qui , A il-avers mille écueils, p
toutes ces product:ons d1un pôle à l'autre. "
" Ce rapport présente rncccHivement les principales
ches d'importations et cl'e ,; portations dans les diverses
du gl0be ; et pour faire un choix drns un sujet, pu
d'un egal intérêt' on rappellera seulement ce qui eo
]es subsi.:nanccs, l:i navigation et les considér'fÏon1 sur
c.:ommercc génCr.al."
Subsùtanc~.
"Du 1•r janv:er au 1•r juillet de cette année, !ego•
ment et le commerce particulier out fait arriver dma n
pour pz,ès clc 40 millions tn blé et farine.,,
" ~ rlf.n=çndrc p!Us sensible J'.:tot actuel de a
•ilion'ttt'rlictti'tn ~ubsistiOC\!:i <.:hc;l; l tuttl! ci· l'O&ci
( 1!5 )
'on .cleJ quantité. de grains , farines et légumes ..n- toute·'
tes, importée de chaque contrée en France, même dan!t
ports francs de Bayonne, Dunkerque <t Marseille, pent
les n1uFs premiers mois 1792, ( non compris le mois de
tembre poxr Mai:seille, l 'état n'en étant pas encore parnu
) " Savoir :
Vcnant d'Espagne et de Portugal. Froment, 47,860 quintaux.
ine, 4,060. Org. sara. et men. gr., 16,736. Feves, pois et
es ltgiimes, 8. Ris , 2.
enant de l'Italie. Froment, 1,041 ,480• quintaux. Seigle et
teil, 40,247. Farine, 2,513. Avoine , 2,000. Menus grains,
10. Légumes ; 20,141. Ris, 42,607. 4J
,enant du Levant et de la Barbarie. Froment, 176,319 quin•
Menus grains, 10,579. Légu111es, 10,430.
cnant d'Angleterre. Froment, 460,564 quintaux . Seigle,etc.,
89. Farine , 38,634. Avoine , 7 5. Menus grains , 958·0.
' Il,509.
cnant de la Hollande. Froment, 193,862 quintaux. Seictc.,
43,281. Fa1ine, 2,226. Légumes, 18,57~. Ris, 12,856,
enant de Hamoour!, d 'Allema~ne , de Flandre, de Pruss<>
utres conLrées septentrionalci. Froment, 227,814 quintaux ..
le, etc. ' 172,070. Farine, 57,413. Ayoiue, 8~8r. Menus
s, 211. L égumes, 21,291,Ris,6,434.
cnant des Etats-Unis de l'Amérique. Froment, 19,473 qui11r
• Seigle ; etc., · 2,856. l'arine, 142,007. Meu us graiui ,
32. Ris , 31,785.
Récapitulation.
otaux des quantités importées. Froment, 2,167,372 quin•
Seig_le, etc, 292,043. Fariue, 246,853. Avoine, 10,356.
us grains, 96,258. Légumes , 70,442. Ris, 105,193.
deduire. Réexporté des pous francs a l'étranger. Fro,
76,817 quintaux. Seigle , etc. 14,904. Farine, 1,186.
us grains, 18,001. Légumes, _37,430. Ris, 12,557.
stant à la disposition de la France . Froment, 2,090,555
ta.ux. Seigle, etc. 277,1~. Farine , 245 ,667. Avoiue,
56. Menus grains, 78,257, Légumes 1 33,012. Ris, 92,631).
, Navigation.
t Le commerce maritime n'a pas le seul avantage d'augmenla
richesse de la France, il contribue encore A l'accroisse"'!
~t de cette partie de la force publique , qui assure au-dehors
ilépendance de la République, en tenant en activité le-s ,ma'
nécessaires à la défense de la patrie. Nous avons considt•
lcmcnt à de,ircr dans l'obtention de ce moyen de puissance.
environ 6000 navires , qui, pendant le premier semestre de
!' , ont été ~~cupés à t~us les. transports '."ari,times de n~
ges avec l c :•·~ugb O 1g l@.v1llon fr.rn~a·.s n y puait 1"!:
. R *
f/
· ~ '·. .,;:,.; .
"-~:
..: .. ,;
~
( 136 1
po>1r trois dix.iemes , y compris la navigation avec le Levm
tandis que le• angfais , les hollandais, les hambourgeoisyp
ticipent pour plus de quatre dix.iemeo de la masse totale;
surplus se parrage entre les autres peuples maritimes. Le.
vigateürs fr ançais fotlt exclusivcrnent notre commerce du
v~111; ils fréquenten t a>sez généralement les ports d'Espagne
d1Italie, mais on les voit rarement dans les mers d'Allema
de Io Baltique et du nord. Ces mêmes navigate urs fran1ai1
en entier le capota~c d'un port à l'autre de b République; '
a occasionnr, peridant,le premier semestre de i792, le
veinent de 4118 mille tonneaux. français; et seulement de 3
tonneaux étrangc-rs.
"D'un autre côté , le commerce d1Amérique, d'Afriqu
des ludes occidentales, a occupé p,endam la même ep '
,.300 bâ1imens fran ça is , jaugeant 100 mille tonneaux.
"De plus, les armateurs de Dunkerque ont fait p
comme les _année> préc édentes , pour la pêche de la bal
13 bâtimens de 4178 tonnc• ux ' et en. outre , 4ï navilCI
,ll573 ton neaux, pour celle de la morue en Irlande.
" Q!iant a la pêche de h morue :1 T erre-Neuve, elle
pait, année moyenne , 37 3 bàtimens de 4~ mille tonne
~n ais il n1cst parti de France, pendant le premier ser;ne~t
quc~tion, que 155 navires jaugean t 16 millo tonneaux;
annonce une diminution considfrable dans cette branche
,tiustric , et qui 1,1 'est <]Ue trop réelle , quoique les pêcht
quelques ports fassent dc u:c voyages , et· ne· parttut de F
qu'en j ui ll et et même en d écemorc , pour la. pêche d'au
011 d'hiver. .. · ...
·" Observons enfin que la navigation lointaine aux
.Orie1i"tales , dans les mer. dn Sud, en lslarrde et :i
1 cuve , exige un d élai assez considérable entre le départ
retour, qui ne permet pas de donner pans le momt
J étajls sur la nature et la valeur dt:s. cargaisons qu1
produit ces dilferens arru~111ens. "
C: 0 N V E N T I 0 N N .A T l 0 N A L
P1tÉSll)ENC.i DX TRZlLHA
Séance du Dimaaclie 3o décembre 179~.
Manuel demande qu'il soit dtfendu ~ tou-t ministre
<1ulte quelconque, de célébrer des fête, >O'us le nom
des rois. Ces fêtes, dit ~1anuel, sont anti-ci~jques, et
Tévolutionnaires; permettre aux prêtres de le-~ cdé:brer
leur donner la permissiou d'être royali~Hei.
On~ QU~rver à Manuel que <:c uc •out M
11 .. ro1s âe<lr;rnec.
( 137 l
L'assemblée passe à l'ordre dn jour.
Le ministre de la marine envoie un mémoire snr les moyens .
d'entretenir unC correspondance •Ûre et fatilc avec le~ .;1J.ts
na· d'Amérique.
Renvoyé • au comité colonial.
Le minisLre de la ~ucrrc h ans-met :i. h Convention la
dtmandc qui lui a eté faite par un Hollandais, de lever un
~01 ps de troupes >Ou> le nom de chaiseim Bataves.
Renvoyé au comitê militaire.
Une lettre du m:nhtre de la marine fixe l'at'tention rA.s.
semblée sur la colonie formée dans le Séné;;al. Elle wa'nque
de subsistances.
Renvoyé au comit~ colonial.
l:c ministre de l'intérie ur in~~ruit la Convention des abus
ui one lieu dans l'école des mine• . . La plupart des prolco~
seurs de ces i:coles n'exercent pas leun fonctions et exi~c.u.t
leur traitem ent.
Renvoyé aa comité d'in struction.
Les capitaines de plusieurs vaisseaux marchands, se plaigncn.&
ue . dans l'l:s pqrts d'Espagne on met des entraves ii;nomi:
ieuses an commerce; qu'auss itôt qu'nn vaisseau aborde dans
n port Espagnol, une nuée de commis des douane.> vout y
aire les vi.>ites les plus rigoureu:,cs.
Renvoyé au conseil exécutif.
Letourneur offre ;\ la Convention, de la part des amis de
la libené et de l'égalité di> Cherbourg, le produit d'une souscription
pour ' procurct en naaure aux braves dêfenseurs de ta
République, des soulieu et des capottes. Ils demandent que
le ministre leur en indique l'emploi.
La Convention nationale décrete la mention lhonorable du
zelc patriotique de ces citoyens , et le renvoi au conseil
exécutif '(>OUr indiquer le lieu du dépôt.
Les admiaistratcurs de l'hôpital des Quinze - Vingts prient
)a Convention de ne pas prononcer eucore sur l'administra ..
tion de ce! établissement.
Legendre fait oboervcr que ces administrateurs ne forment
cette demande que parce que le· projet du comité , dont ils
ont eu connaissance , contrarie leurs intérêts.
Legendre ajonte que plusieurs des info1tunés qui se trouvent
dans cet hôpital, out re~Û des mauvais traitemens de
h part des administroteurs, parce qu'ils ont manifcHe des
itntimc,.s opposés aux leurs. Legendre demande le renvoi
du fait qu'il dénu~ au yo1nité de sttreté géi:h<le.
Q.nelques appla ~flse~c~s pan:-e=iu=-:él:-:e. .a. _t."11.· o.. ,u. .n' °'e"'s".~--------
( J )
Le prosident leur rappelle qu'un decret de la CoDYm'
mterdit tout applaudissement ou murmure. Je prendni
ordres de l'Assemblce , dit Treilhard, si les applaudimm•
recon'lmencent, et la Convention saura bien faire respect
-.5es décrets. 1
Plusieur. membres font observer que le fait dénonce
Legendre, regarde la police intérieure.
Sur la proposition de Thûriot, le décret suivant est rendu.
La Convention accorde Je d 'lai de 15 jours demandé
les administ rateurs d<;. l'hôpital des Quinze-Vingts. Décrctc
outre qu'elle nommera. trois commissaires pour examiner
détai de l'administratio'l des Q.uin,ze-Vingts .
Un membre, au nom du comité de sîireté générale, pro
d'artu ihilcr là procéd111e commencée contre plusieurs citoy
du département de .l'Âube , pour des faits rdatifs à la
ception des droits féodaux.
Mailhe demande que la Convention prenne une mesutt
nérale, parce qn1il y a beaucoup de ci-devant seigneurs
. persécutent les citoyens, pour les obli:er à payer le racha1
droits féodaux.
Après quelques débats, le décret rnivant est rendu :
La Convention naiionale décrete que jusqu'à ce qu'il
:ai t été autrement ordonné, il sera sursis à l'exécution de t
jugement défin iiif rendu ou à rendre , sur les déliu
comm~s ,'relativement aux droits ci- devant seig11euriau1
casuels, sans qu'il puisse n éanmoini être apporté aucun rt
dcment à l'instruction des proct:clurcs concernant les dë
Sont excepiés du présent décret les cas d'incendie, d'u
siuat ou de m,eurtre.
L'ordre du jour étai t l'admiS5ion des·pétiiionnaires.
Un officier Polonais présente a la Convention le tableau
sa. malheureuse patrie, dont les efforts pour rompre les ·
de r esclavagc ont i.té arrêtés par I1J.mbition d,unc femme
·'p,ote. .Le patriote P olonais sollici1e de la nation Française
secours qui aident les Sarmates à conquér.ir la liberlé.
Ronvoyé au comité diplomatique.
Des députés des trois bataillons du Lot, de Popincour1e1
Seine infhieurc, SC sont di~c:ulpés de ra.ccusation pottéc CO
eux par leur gtnéral.
La Convention a renvoyé leur justification au comité, p
en faire le rapport à la séal\ce de demain.
Choudieu demande à faire part .< la , Convention d
dénontiation du département de Mayenne et Loire,
Je ministre de la guerre. Dans ce département , il y 1
corp• dt;gogfè qui est absolument dipourvu dé
( t3g ) .
~administration a ecrit plu:tieurs l.ettrc:s au ministre;_ il a'~
t aucune t'éponsc,
Plusieurs membres parlent contre le ministre. Lchardi.
eut que la Çonvention décrcte que Pacbe a perdu la cou-'
nec de: la nation. ·
Letourneur veu! qu'il •oit appellé dans le sein c!e la Concntion
, pour déclarer si le "minister.e de la. guerre n'est pas
!»-dessus de ses forces.
Barbaroux parcourt les différentes plaintes qui ont été
rtéc:s contre le ministre; il pense· que le mini:,trc a comornis
la sûreté de l.i Rc:publique et le succès de nos arme! ,
laissant nos armées dans un dénuement absolu. Il demande
e le comité soit char~é de faire un rapport sur la. conite
de l'ache. Je vous fais cette proposition, dit Barbaroux,
n que le comitC examine ,si vous ne deve1 pas porter le
cret d1accusation contre le ministre.
Buzot veut que le rcavoi de toutes les d énonciations soit
t à une commiS'sion de 12 membres , nommée ad hoc.
'Thuriot propose d'adjoindre cette commission au comité
·li taire.
a proposition de Buzot , amendée par Thuriot , est
rétèe.
es citoyens de Paris sont admis a la barre. Vous voyez
ant vous , dit I1orateur, des veuves , des orphelins , des
ropiés , etc. : tous ces infortunés sont les victimes de la.
télératesse et de la tyrannie de Louis. Nous venons vous
ander le prompt jugement du roi détrôpé ; nous venons
s demander sa mort.
L'orateur, en finissant, demande que les citoyens estropiCi
lent d .. ns l'Assemblée.
c président répond aux pér:titmnaire~ que la Conventiou
cçupe du jugement de Louis. La justice la guidera dans
grand. ju~ement. Aucune considération partiluliere n'inra
sa dHibération . ·
l.es petitionnair<s insistent pour défiler dans l'Asseméc.
le p;ésident leur accorde les honneurs de la séance. Ils
nt ~e placer au banc dest:né aux pétitionnaires. Un de
C• citoyens, porté sur un brancart, traverse deux fois la
ï1lc. •
Osselin, secrétaire, lit une lettre du citoyen de Seze, un
1 défenseurs de Louis XVI; il réclame contre une cTreur
date qui s'est glissée dans sa plaidoirie.
J.,c1 étala ;:daliL, ~~ ~ltt-s-c:il.l-COrps Id: ;ont .Pi~~ du r~ttiis
( 140 )
d'octobre· 1791; mais du I~ janvier 179!. I>e
observer que l'argument qu'il a tirè de la lettre
rduivc à ces ttats , n'en a quo plus de for~c.
Rabaut demande la parole pour faire part à la Cou
vention des bruits qui courent depuis dcui< jours ch
P aris, et actuell•ment autour de la salle et dans sôn iot
rieur. On dit que les barrieres doive ut être fermées,
que les visites domicilia:rcs au ront lieu cette nuit. Rab
d emande que le maire de Paris soit mandé à l'imtant p
d ire cc qu'il sait de tous ces bruits.
Un autre membre veut que la Convention indique
sëance extraordinaire · pour ce soir, afin que les faits d
a parlé Rabau1 soient éclaircis.
Roux fait observer que ceo bruits qui courent en e
depu'is quelques jours , ne peuvent être répandus que
d~s malveillans. 11 dem9ndc l'ordre du jour, il est déc
La seancc est levée à ci~q heures.
On souscrit pour le Mercure Français et l'Avjseur,
de Thou, rue des P oitevins', et il faut s'adresser aux cito
Guth et Salom on , et avoir ioin d'affranc'hi!" le port de la le
et de l'argent.
Les perrnnncs qui enverront aux citoyens Guth et Salo
des effots sur Paris pour acquit de leurs abonnemens, vou
bjen les faire timbrer; faute de quoi ils ne seraient pu
qui.ttés. Les lettres contenant des assignats doivent être
iées à la poste, pour ne pas courir le risque de s'égain
L'Aviseur N,;.tional se distribue
souscripteurs des quatre-vingt-quatre
cripteurs des prorinces paient 6 liv.
Ainsi le Mercure Français avec l'Aviseur National, c •
ensemble, a Paris, 36 liv.; et dans les départemens, 4a L
JI faut s'adresser pour les avis qu'on veut faire insérer
l'Aviseur, au bureau de composition et rédactioa &UX ,·
Prémou1ré1, rue Haute-Feuille.
Go gle
N• 8 et 9, 1792.
AVISEUR NATIONAL,
. 3o et LuNnt 31 DÉCRMBllE 1792 , l'un I.r de la R ëpuhliqlle.
Avrst:UR. e~t ._tisrnbué tous les j ours GRÂ:J'I S aux Souscripteur&
oniteur < t du ~ercure français ; séparément i.1 coOte 3o avres,
de port.
N•. r. S P E C T A (; L E S·
démie de Musique , demain
r et Pollux.
. de la Nat. Le dùtrait ,
• d <' Minuit ou de la Veille du
de l'an,
. ltal. Le Convafrcrnl de
alüé et Raoul Sired, Créq11i.
'Ami.>. Comique. Le Manteau,
urs du Pot, la Forêt noire.
. du V audeville , Arlequin
ear , les Etrennes rie M ert
la Matrône d"Epfu)se .
Th. àe la rue Feydeau , La
journi'e dt!rangée et le Marquit de
1 '11.lipano .
Th. de la rue de Louvois. Le
Plzilo.<ophe im11gittaire , et /eJ:
Emigrt!s au.-r: terres australes.
Th. du M.arai's. Mahomet et
Pygmalioll.
Th. d11 Palais, - Varié t~s ,
Alphonse et St!raphine 1 la 2 oe•
repr. de la Caverne.
. de la Rép. La Bellt Fer- Th. de la cit Mootansier. Le
Mont Alp!zt!a , les Chassel/TS et la
. Nat. de Molière. L e Philo• Laitière, et Bontface point.. et sa
e marié, les Ensorcelés. famille.
• 2. PAIEMBNS DES RENTES Dll L'HûTllL·Dll·VILLE Di: PARIS.
M. Le gras , viag. pefpétuell~. ,· ..• · · •• Lundi. }
M. Delamone, perpétuellé v1ag... . . · .. Lundi. ·
M. Creuzé, tant. viag. perpét ...•.•. •.. Lun~i. Six prtmim mois 1792~
'M. le Bon de la Bautrave, t. p. v ... .. . Lundi. To1&tes Lcttrei.
M. Taurel, perpétuellë •••• ,. .... . . . . Lundi.
M. Cauchy, tant . petp .. . • · .•••.•... Samedi.
Cottrs des clta.ttgts itrangers à 60 jottrs de tÛtJt •
.-erdam .•• \ •..•..••.•. 31 *à t. Cadix •........••.••• • ••• 26 f. to s.
~$..,..,,,. _ ... .oc c...a_~
. -a1runb ap sn1ll ap ·s1no"'"° na V ~tJO S3Jp c atp!J'J" all'TI 1UOf,
E.01dma • • n~ J '"J ' •<>pu11.1\"I na •a1p 'S ·.upuM ~ . JJnl ann,p
snou 1:::1 ! sa?lUCW 1uao1 a1duiax;.\l suou~.1~ ' a.1'.lH!CAtUJ ~>
~Jl!<l ino1as sau!•rnw sapun•5 u ~ sa1 JllOcl ·rnas!AV,T •.rnp •l!·'~ !'
ap •a~ Anb au!c4~0JÙ ay un11,1 ap 99~ 1u11J(s111 ua J M11~1 l9r v 1ua!'"
~1 u~mmq::> nu,nb r.1~~ au ~ -ne f:~Jp,nh ~m ~p ~1tln;.9p 'ft 'u
1
on
•'!"V J ~!P ' lm1.1no~ a1 sr11uJl -11P1lo 9tl~:l Jno<.l ' 1ua!119' ·~
11 .t /.. v~ 'sJnoJ s~ 1 c;nc11 ~111:l11r.1.t ' s1v51111J{ a.111 ~U:1T'if np :n Jn."'J•
Go gle
( 3o )
N°. 3 Jl!fél•ngu.
.Avis g i néral aux Souscrp;
eurs du 11.lercure FratLrais.
Avis pa ti c11lier aux personn ~s
91dapp·Ul nldt:.sa/Jùhu; a11Jt.onces ,
ett!cnt que.Lc:o •1 q'u!s pour ètrei11.sé·
1é1 d,,.,/'A v1scur.
1 0 . On J..ur ohserve que les frais
de P_-4'vi.>'1 ur ltu'o .l distr Lw· g -.. a.ti~
aux b~rn~tT111PPur:.. Ju l\lon: teur et
du mercure
0
frança1• •'é1èvcut p•r
jour à 300, 350 , 4 00 liv. , &c .
su1v11nt <tue le N". e.st composé
de 4 , 6 e, Il pages.
2". L e pnx de àa·1ue l i ~ne ,
fi~6 à 15 sous, peut leur paraitre
cher 1 co1u paratilcment âU prix. de
qudyue• journau:< ajjich<1ir.<, el an-
1Lunceurs; mais on o .Jservc cl ue ce.s
journau>. ont plus de la 1uo1t ié moins
du nombre de •o.1scriptions que le
?lfoniteur ~t le 11ercure lrancais
reunis , et l'on sait que plus on tire
uu avi• à gr<» nombre , plus la dércn3e
augmeute. .
Le Moru teur et le Mercure fr11.nçais
O••t en>emble encore aujot1rd' b1<i
p lus Je 17000 s·ou.criptions réell'e~;
-que les 'ouscr'ptions sont e11gra '1de
1•art1e fa1L~s à Paris et dam( les dépa
r lt-m~ ns ; lês 17000 bouscri ptjons
é ant lues l ar li o is cent mille personnes
tuus les jour.:; ; c'est on
avaut.ige que 11e peut offrir aucun
a•1t re proprié'à i re d" journal.
No.is oli.enerous ' particulièrement
aux personnes qui, jusqu'à ce
jour, ont 1llit imprùuer sJparément
<les afhcl1es , ,annonces ou écrits
quelconq11cs , qu'elles ont fait
~iudre aux exy~Jitious _du lMo-
Go gle
payer l'i.inpression 1 le . papier
por1 à la grande et petite 1
et dt•s frai; d.'expédillou dl!
qni moment seu!s à io8 loY,
sorte que nous ne croyoa1
exagé er , en portant ie pr
cet te annonce a zSo livres.
l'1 11i. t-rt1 0H d 'une pnrt:ille a
dans l' A viseur , ne leur
tera1t , e11 la suppo.ant de
logue., el de 3olettre-chaque
ne leur coûl. ro1l que 2~ ltvr
E1J.,. ont en outre l'ava .. tag
Ja rlite aunouce s ~ couserv~,
coq» avec le journal , tan
l-alliche volante a'e>t q•1e trop
''~nt employée à fa re des pa
tes , ~ ans mèm.e qu'on pr
peine de la lire. C t exewpic
pour tous les ttutres cas.
On trouve au bureau de l'A
un chef rédacteur , dont la
pale fonction est de r.~u1re
m.>in1hes mots po.;;ible;, , 1
n onCf'S , a/fiches et a vU
y ezwo:e, alin de méuager la
du puoloc. Tout avis 1\., m
louer et de domestique à I"
dont on vo,μJra permetln. la
tion , en eni.1,loya ·1t la an
d'abréviation, peul èirc facil
réduit à 2 l ignes, et' pa'I' CO
au morndrc prix 'pôssible.
Le publ1c..toujours 1mpatie111
qui l'on Î.ut l'impo•.,1l>.e;
so11vent n'en est pas plna
na1s-a11l , a porté <le• plai
Cjltl'lques · uél\l igences de
sur l'oubli de; no•, dans le1
<litions; mais nous le prions
a ttentlon que nous n~avion1
15 de cc mois, une idée M
le• upér«Lions à f,ire et q111
!:.lites pour fai~e paraitre le
( j] )
Ttllnes qui travaillent nuit et·
, et se rf'lèvent l!Uccessivement.
les nous ont forcés, YU J•étenqn'exi,
e la manutent\on et
~stion d'"' C~3 dPux journaux à
arer en entier 1011te 1101re 1 i hr.1i-
11i a été tran•portée à l'ahb1ye
i devutt P émontrés pour to11t
i C'lnCf"rne les dépA.r t1 mPn'\ , et
"tel do Bouthiil1ers rue des
vin't, pnnr la vente de l'Enpédie
à Paris.
t"J~ÎP1irs personnes nous ont
\'Ô que le mt•rcure, en para·stous
les jourç, rt étant pr rt ireo1ent
consacré à la convennatiouole
~t à la politique, les
~s de littérattare, dP. sciences
rts manquerhi1·nt ile• dévelopos
qui peu,·ent l~s f'lire con'
etserrtlent réduits à l'.1venir
bÏmples notices. Nous a,·ons
celte objec1 ion' el nesirant de
tout ce q 1i est agréable aux
ri ptPurs , unus n nis sommes
m inés à join1lre le same<li de
ne SP1m1ine une cle :nie feuille
n quart de feuille de litt érature
1 étr1.nt imprimi!e en caractè r~ de
romain permettra à l'anteur
,.tte partie (le citoyen <le la
arpe ) de donner à chaqoe
it tout le développement qu'il
ra nécrHaire.
qni pmir-
1d !"'"oS t3T 11no1 l ~1rv9
!•t•!P isa 1vuo.11vn J11as!•y,7
• A!f 9t •1\)0:l 'pod 3[> :>uU•j
• ' "._IOjWO.î.:f :>ill3J'1JV :J7
· •~uu-.,1 ap "!J BJ V
JOA "!' ,uam•waiu<l -.iawJOJ 1a
.fotJJJ :JJn3û_p'I[ a1 anh aJy!uuw
"' •T,.,,n OOl•Tn"f)f"\CI ,., .,",,..,. .....
Go ge
p R F, l\t 1 E Jl E Jt A 1' T l E.
Pop'sie , Littérat,tre.
1 q. L, pi ère de vn• paraltrn régulièrement
le samedi.
20 L:t charade le dimanche.
3° L'énigme le lunili.
4°. L• l 1'g~gr i ph~ le m~r-li .
5°. L'Pxplic.1t ion dP. 1n c 1nr .1 rle,
<1.e l'é ni gme et du logogr1pJ1e le
merrre•h.
6<>. De~ notices cou rl ec; c1P li ..
V rfl~ on c{p la mnc;iqu ·et des f'S1am·
pes , rp1'ln 1 Jec; 8 pa~"'I nt:: ~Pr mt
pao; ahsorhées par 1·artirle <le la
co,vention 1Hltlonl\ tf' , pr1nri'pal
objet du MPrcure ainsi que les llOUvelùs
Politi91"s.
70. On p11hl 1e ra le snme<li de
chaq•1e semaine, deux en 'l''ntre
p1 es d'extraits ch• livrl"S. L · ant~ur
de la pa.rtiP litté rnir~ instr•1Ît que
le pnblic n'•ime point des ar1icle•
co11pds , à prnmis de sQ rétl uire
à l'éqrt fr alt•nt de 10 à 12. pages
pour ces objets. Quand un ar ide
nécessitPrn. dt ux exlrai ts, o .. n chPrchera
à faire un tout de chacun
d'eux et à indi'luer le •Pro11<l par
un titrP, comm""' sl c',~toit un article
do variÎ!tés. Ce suppl 'ment qni
paraitra le samedi St>Tn tt- rminé Jar
les tilrt>S rlt's livrPS JIOUVPflUX de
fa ID\ISÏflUP et des estu Dl pc S.
AR T t CL:" 8. L'article rie< spectaclPs
termintwa la ·. artl" l 1tt1'•raire•
.,:naniza.i. ia o.tqq :u1a 1mH tnb qcl
-nad.un 1pua!1.ni.d1lu !';b a1p~o!1i11
•!l5UO:) UO!ltlS!U'e9Jo,1 ~ SJîJ!l iuaur .
-ana!iuassa 'a1u,ow ap 1a :mb!l!locl
a!WOUO:> ~,p 'S!]CjOIÎ 1!0.lp ap saJ~!• fi\
·~W sap JUS SUOISSll~S!p StQ 'o'i
·suv89 t11
'"
tu
fit
( 32 )
D :r: v x 1 z M .r: PA ll T 1 E. Ces objets formeront ÙI
Politique, convention nationale. de supplémens.
L~ poli11qne comprendra. 1°. Les 60. Enfin, lea nounllee de
11ouvelles politiques et étrangères. ' armées 1 auxqueHes seront j •
Qn ne formera très-souvent qu'un les piè~.s ofliciellea qui
seul article d•s nouvelles des é.nts servir un jour de matériau>. à
du nurd , du midi et du centre toire.
de l'Europe. On fait des articles à No 11r s n E" A u T .Eu .1
part des nouvelles les plus in té- D u ME n c u lt E F lt A li ç
ressaute. M e.s .siM1rs ,
2 °. La Convention nati0n1tle. On La harpe. Poésie , Lill~
donne aux sé•nces tout l'intérèt Extraits 011 Notices <le li ries.
que comporte l" nnlure et l'étendue Sua1d. Littérature anblai
,lu Mercure. On s'attacl1e sur-tout Franoery. Spectacles.
à donner à cetarticle unP phy••ouo- .ft1ar111011 t el. Les Contes.
1JDie qui distingue cette rédaction de Rahaud-dc-S.-Etienne. '
celle des au1res journaux. On s'im- tion nationale.
rose les r/>gles suivantes : 1". de Lenoir-Laroche.
donner chaque jour la séance dn Paris , les nouvelles
jour : 2°. d'en présenter un précis celles, des armées.
:lidelle et complet: 3o. de ne se per- Garat. Tableau moral, à
·mettre sur les discours c1ui y •ont de chaque mois , n~sultaot
prononcés et sur les déLats , que événemens politiques de l'E
des réflrxions simples et courtes , Cast~ra. Politique et nou
propres à faire connaître l'esprit et étran;,ères, et la rédaction da
le résulta ' de la •éance, 4°. de pré• nal.
senter, sur-tout daus les gr .. udes Le Mercure Françni•, à
6éances, le caractère qui lPs aura du 1er janvier prochain 17rp
animées , et l'eff.i dramatique i11diqué par lrs no• 1 , 2, 3 1
ciu'elles auront produit : 5°. d'y el commencera par la pag,o
publier les décrets essentiels et gé- 1 , 2, 3, etc. On mettra au
11éraux qui auront été rendus : chaque n°• , tome p~mier 1
6°. de renvoyer à une autre feuille, les mois cle janvier et de
ou en abrégé dans iin supplément , Lessupplémens porteront les
,les ~i scours les 1 lus intéressans et n°• que le l\forcure du jour
les plus propres à former l'esprit paraissent, et suivront la p•Gi
public. de ces n<>, avfnnt qu'il sera
3°. Les nouvelles de Paris et hie. Dans le cas cle non possi
<les départemens, considérées dans les 11•• indiqnnbnt du moim
leur rapport ac 1'01dre public et place. J .es mois <le jan'Yier
les prof\rl:s de la liberté. févriN fnrmnont le tome
4°. Les résolutions du co.i<eil Lf's mois ~e mars et avril 1 le
·xécutif provisoire , les pri cipa11x second, l'année enliêre C.
1gem,ens de~ trib.una"x ~t les. o~- volumes .
t .. 1.4:J .. q,,A"Rul.l~L1 'a;O.:.-.? u".~-~~·A o..n.t...4- ::.··].;~ tf.!iÛl"'t\L'·~e·pul\n"'4 #
Go gle
( 33)
es départemena n'on~à payer
l\v. 5 sous pour le po,t.
pkn ahl'égé que nous ve·
tracer 1 <le la composition
tion du Mercure fran!iait.t ,
1 nous le p•asons du moins 1
faire connaitre aux lecteurs
fs tous ),.s avantages de cette
le combinaison 1 que les circes
nous ont r~ndue né· ...
Mercure, qui ne paraisso.it
f>us les huit jours 1 parait aclmeot
tous les jours 1 et peut
en co1,currence avec 150
nouvelles et jourr1aux qui
nt également tous les jours,
Pans que clans le• cléparteCet
avantage n'est l'as Le
beauccmp p• ès, car le Merrancai•
étant dans le furmat
, au1ieu du format in·I2, on
e ce que l'on appelle les
, et étant impriu.é avec un
re dit petit texte et petit
1 au liru du caractêrc de
plzze. Il en résul'te 1 et nous
en état d'en donner la détion
, que les sept Mer-
Français de la semaine , y
is le Supplément de Littéra·
• le Tab/eàu moral 1 et le
par Mar':'ontel , contient
1rllI1!SS!OUUO:> aJruaJcl JnOJ
, ·•!t ooo 'z1 V "Il'"
;q a1 .Iuocl :\d 'SUO!ll!Ul S!OJ\
lllOJ. ap l\)JUj ., rnuJ 'llOA~S
!Olll ô] JU.S UO! IUJl[' ll!p~(J
·s.ra!JUlf?J:::> bc1S 0:1p 'S d.l!\;'~P
•a1 oa•UlJ dOUUO~p \'1 1\l'•'i[
1 •• • Q~ ..... ..,, '-. ..........
Go gle
années précédentes 1 sur le M ercur•
Français ; et cependant nous disona
l'exacte vérité: lorsque nous avons
publié 1 en J 791 , que uous avions
perdu &Ur ce journal , et oUr celui
de Genève 1 une s mme de plus de
33,ooo liv.
Nous ignorons notre sort sur cea
deux journaux pour l'année 1792,
le compte ne nous en étant pas
encor!! rendu ; mais pour faire
cesser toul étonnement au sujet de
cette combinaison, et ne pas faire
c1·oire à <'ertaines personnes que
11ousvoulons ètre magnijl:quesenvers
le public 1 nous allons donner tout
le mystère de cette opération.
Lq,rsque le Mercure-Français paraissait
toutes les semaines 1 les 4
ou 5 feuilles 1 dont il étoit com•
posé payaient à la poste un sou de
port par chaque feuille 1 tandis qu&
les journaux qui paraisseot tous
les jours , ne paienl que 8 deniers.
Nous n'avons jamais pu savoir la.
rai!'on decetteiingulièri distinction,
quoi qu'il en soit, c'est J'é conon1ie
d'un tjers &Ur le fOrt ' qui DOUi
paie les dépenses excédente• <JU'en•
traînent le Mercure Fran~ais paraissaht
tous lc •s jours, sur ce m~me
Mercure 1 lorsqn'il ne paraissail
que tous les 8 io11re
• JéHlJocl nu a.i:11eur::>.t
al Ua!q .J!O!nOA ap· ~AllOll '.JUOJnl?,1
mb xn•o a1JJ uo ' aJ!1J1\)!JJo~ n11
~~\!lll·S~ll l~OS !''b Sld!Ùetl sap lllllll
-a1uo:> ' ajjnoJ u!nboJuw ~P aJl!O?J
-a JOd Ull ' UJ\'do.i 11 np1 JU u uo
·sjhlTJOJJ 110 si1p,.J SJ Jl:I ·g "oN
•t..ir~1rnn Së)D aiu .. r ' L1~J.C
{ .:>4 J
tribuer à ses rlomrstiqnes, selon N°. 9. An11011ce1ett1flÎI
la 1 ntnre de lr urs •er• ices. Son AnJUJHGATto!< d-:finiri~
pnlfrenier " rté fai t c1,.1•n/i,.r , Me de<'ant Not·•ire , d P.
pa rce <j lle l'oric.i 1·e rles chev1tli• " 11ne d s sall ·s d11 ti r{.,, . .,,,
v ient 1
1e cht-val. Snh cocher a P11i R nya l prt.•nant Pntrle p 1r
nommP d11c, pa rce rp1e CP mol signi. escn!i r, à drnite n1l f 't
fie condu cte ur. Ses loq uais ont le Le 8 janvier 1793 , '1
t ille de comte ' pn rce que les r rr- rn de relev ée.
Jt11 erS' Cnmtes étoient des homme• 1 l>. D,.g fonds et •oprrfi •
q ui su;vaient et accompaonni ent les ~ran d!' et b~ lle forolt , •
grn 11 ds. E 11fin , le nom de marq11is forét de Touque , sitt1ée
a ét i! În••enté pou r cenx qui g.r- mancl ie P-n tre l'on t - l'E•
cl a ien t les frnnl1ères et les mard1ils , Hem fl eur, de l'étendue
et il a 1lnnt /.ce nnm à son pnrti f'r , arpenq enTÎrnn. On Vf'ndra
q ui cl éfend l'entrée et l'escalier de o bjet la Te>nr des Archiv
sn maison, à Pont- l'E~ è'lue , et les
N °. 4. TerrPs et maisons à ' 'eftr.'re. droi ls ci-devant sei~n~nr1
Te rre près Clerme>nt en Benn- devant dom:tine d'Anges.
,.ais is à ventlre 130 1000 li v. S'ad . co n ~ is te principalemc11 t en
à Coli~, notai re plare Baudoyer. en be> is de con.trnc1io11 ,
a11x a ma.leurs des spécula ·
NQ. 5. T erres t•t m.aisons à louer. t ageuses . '
No. 6. V,.n t~ de mrnbl ·s rt rffets.· 2u . Et des fonds et
Oran ~ • s de Por tu;;n l , vins d'Es- d'une pièce de bois appe '
pa,. 1i., P .1ca1rts, Mnlnga, llota, etc. tle·v1lle 1 contenant 27 ar
S'.1d. au c. Ro11s.•elin , rue J . J. mi, située près lnFère ,dé,
R oussrau , n° . 16. l 'A isne , au terroir d~
OnzP " "ires d0oisea11x très-jolis les-Loups ' tenant <l'une r
et h i ~ !l a p p r i voi~P.5, m.tngeant à la mirli aux bnis t1nga~é .de
maln, e t char .r nnt litlr le doi gt : à dP .1\.1ont cean ; d'antre, 1a
6 liv. et 1 2 liv. la pnirr . tri<m anx Hayettes dP.
S' 1drrs1;er An c. 1n Rochf" , :nix pnrtirnliPri, d'un ho11t ,
Incn rn bles , rue d• Sèves. L e oei\me à !'Hôte l-Dieu d• Crér}" ,
citoyen Il un autre oiseau cin i parl e rid Pn t auxtl;t• bois de la q
di st in cterlent, Pt qui c h a n t~ une Mon tc~n. 11.
air •'e sPrinet•e. Prix 48 liv. · Le Taillis e•t Agé de dix
N°. 7. V ente d er:li cc'a"x et roit11 rP . f' t est garni dt> 970 arbres
V oiture à qnatre ro1 1t<>.11 trè.;; lé- cr1t 1per , s1vnir; 716 chè
Aère, à timon Pt à li mnniè rr. Pr ix 192 , tnnt en f.tulx que
250 liv. Rue Sa inte-Placide , n"· bouill es Pl ér 1hle<.
J 189. Les acquéreurs auront Io
On d• sir~ nn c11•val hns , llA u- d'obtenir d~• lettre8 de
t eur 4 pi eds 2 à 3 p;:.,uces, t1 g~ 6 tion , •t paieront IP
nns . S'ad. Ail c. Ferri ère , rue de c rért nc iers <fp Ja m1tis":t d'
-:)- , · . ":' • ' .' T •• 1· - -- "'"' "" .J., .,. rl.t.l~cro:atinnA faite
1-l.d .. ~.t ·•u.'Àl_0 ·~~.~Hu·.J...~ _..-.~.41. ~~ :~··L!. t1.t1Ûl"'ftl'.~e·[MIUWM.
Co gle
( 35}
uis , ne peut pas Mre co~posé toua
les jours d'uJ1 mème nombre de
pages. Il estrJgulièrement de qualrv
pages; quelt1uefoi$ Je six page;,
de 8 p•ges, l'L mème d'une fouille.
Ou i'uffre gratis a tous les souscnpteuu
ùu Jo"ro1al l11slor;<jue et
politique, <lit de Geuthe.
de l'adjudication ~t de plus
éclaircissemens ; on peut
~011!1 ur, notaire, rue Mont
·' , n•. 265.
'la. Mare, avoué, mâm~rue.
1
, et au h11rc:au di:s mandatai.~;
Nes créanciers, au palnis de
· lité, au secolld, ptu Io pre..
~afior au passage de Va-
111r le~ lieux , savoir ; pour
'ét de Touque, il P1111t-I' Et
au C. rcca"'p d s Hoj/
lomme de loi, et Goupil,
r./llateur de la forêt.
'.,our k boi<-d, -vitle , a1' C.
(t, rt!;:isseur du domaine de .'.', "f.' · oux~ souscripteurs dtt jour-
. ,f,otoriqu• ~t politique, dit de
lie.
[i distribue gratis,' et tous les
... -. •. C _.. .___ __ :~-·-- l ,.,,
' .
Go gle
Ceu;i. q1i! Jenwurenl eu province,
u'aurunr à payer que 6 livres 5
sou:-. pour le porl. Ou ob.sen·e que
<:et Avist:ur natJoual compo~era 6
volumes in-8°. cha<tue a1h1ée ,Jeux
Juoi.s devant fu 1111er uu volume.
On obs ive encore aux .!»Ouscripteurs
du Journal de Geu~ve que,
pOlH s,iti')faire leun dt: Sirs, on joindra-
rég11li~re11.ent tuules les sewai-
11~:, un gazetin U.!-Jit Journal , qui.
contiendra les uouvel les ùe trois
juurs, qui, ne pouvant eotrtr da111
le Journal , •eraicnt retardées de
huit jours.
P.S. 011 trouvera dans le N~. 1 <r.
de janvier , deux mémoires pour la
défense de Louis seize , qui ne sont
imprimés que dausceJournaletdans
le rnercure français .
L'expédition du Journal de Genève,
n'a été retardée de Jeux jours
que pour l'inser1ion du présent ~p_rus_·-__ __,
( 36 )
'èÎes payeurs de rentes, le jour de
leurs paiernens, et la partie par où
De la 11ai.r1ll11t:e et tle 1...
drs ancien11Ps républiqu"•,
de !'Anglais· de Wor•el
Montagu , i vol. V.-80. 3 li•.
et 4 liv. •os. franc de port
les déparremens. A P ·
Marad 11 , lib. rue du
ils commencent , là demeure des
notaires 1 huissiers-priseurs , banquiers
, agens de change, les bureaux
et établiss~mens publics. On
y a joint des renseiguemens sur les
poslu 1 les rnPssageries et les voi-
1ures publiques 1 le prix des places
dans lesdites voitures, les jaus et
heur<'S de lt ur départ et arriv~e à
leur dPstinntion 1 et celui de leur
retour; un précis sur les coutnbutions
foncière et mobiliaire , ainsi
que sur le droit de patentes 1 au
Jnoyen duquel on voit d'un coupd'oeil
la somme à laquelle on doit
être imposé.
Cet ouvrage est aussi intéressant
que l'était Ie ci-d .. vant almanach
royal. AParis, cl1ez Briand, libr.
Quay des-Augustins, a 0
• 5o.
Go gle
S. André de.r arts , no. 9.
Cet ouvrage , dont il î
plusieurs éditions à LonJ
rite le succès qu'il a obtea
reconnoltra l'esprit médita
fait tirer des résultats
l'histoire de tous les âges,
d'une grande utilité pour le
en rrous f.üsanl conniatre
et l'essence ilu gouwernem
blicain. Ce vol. est un
raccourci des di,·ers modes
législation : il épargne la
recourir à une immensité de
1792, 12, n. 50-63, 65-67 (15-27, 29-31 décembre) (Mercure, L'Aviseur national) (HathiTrust)
1792, 12, n. 64 (28 décembre) (Mercure)
1792, 12, n. 64 (28 décembre) (Mercure)
ll OU VEL L ES POL I,T I Q.U,ES.
N J c t. • lt ·10 dtambrt. ·•
L·r~DISCTPùNt. ~c l'aTmic du V.ar ·a~it été suivie ~c décour
agcmcl\t • et l'e détonragemt:nt auicnait ;\grand pu la dUor ..
g-... u isation; mais la jHéscncc des trois commissairn de la Couv
c n tibn' natiôn!\c• a"cômtntnté ':i y tétablir •l'ordre. Les volont
aires qui avaient donné leurs démiuious les retirent; et on
..tloit espérer qucïcS.. adrc~ses des ccmmissaireàl à l'armée et
anx habiu.çis de Nice ramencront tous les csprith
On a reçu des noun~lles de l'escadre commandée par le
êoutre~arDiral 0TTu g11êt i cflc"a Séjourne frès d'un mois dans Je
p ort de ' G0cn°cs ', êi 'Ôù ·clic a "remis :\.'la v"oilc pour lqpgcr les
c étc!S de ~'~ta(i< ou: is_norc. IC: VJ'.ai. r~i1~t ~c .s:i.."d~"stination .
. '
Le.t cc::imniiu:iircs de la Cooxcntion ~tion&lc., vcift:is pon
fé1rnir' lc dêpartcme1Ît au M'°oJi't-8JaÎlc ,\ 1a 'R.iJ1Ùblique, Ont éri
:a.cc\H"i llis avec les tC:- moignages de la joie la p lus vive. Lp
}\.ltob1 ngC"~ QQtn:ofn.~c·11tt . .iltpf'~u(.cr qo".iis étaie.nt•di:gDtS a•~tt" C
R C.publicai1u er Frau~ais ; et il s.',est trouvé P'\fYli eux qμcl-
-~qu1i ~. m~coute1u qui re.11;rcaent encore leurs titres et lu si~ncs
11-e leur o~prc~sion et t.le leur servitude, ils ont prià le parti de
:;'doig11cr. · 1 " • .
1
••••• ~ N ': t . [ f I. R.R I, 'H,, 0dlctmbr~.
: Et~{ !'~1.ûtl " ~ês :f?"rds. h~ùa.'ts. a~tlafstÎ .
L'Angleterre a.v:ût 1 :w 10.dc c~ mo..is • en COQ1mi·'9ion-dant
.a-es di'olcr3 pocts: •
~~ea:1x- ~~ ;i~'ll~t;b,;~ :· ::·:: '.· :. :. : : :r,::: :e~ ' ::
f" ((~!l.te'~: : .. .' . .' .. : ......... - . J •• ~-· • • 7.
Ctn~ettct ou " cf.ltttu• : : : : : : . 1
: • J . " ·" •1 .o ;•"12.
ToT.\1 .•. •. •. •. •. ·. •. ·, ;, •• •. ·.-. . J~rr. T. ~
.." ,t •• 0
Vaiuea}J.:t de ti~nc •
----de 5o
F_rCgatcs ••
__ Ton.t ...
Employ és au-dl!hon :
• Vaiueaux de li,gnc •
--- de 5o ..
...Frtgat"CS •..• , .•
Corvettu ·ou cutters
TOTAL •••••
. 7·
1. . ..
• • JO.
[.·
3.
18 .
34.
.. 56.
1 Le nombre des vaissez ax.,tant en commission dans les ports,
qu'au-dehors et en ordi1uirc, ut de:
Vaiueaux de ligne • J 3!1.
---de 5o. 16.
Fri-gates . . 133.
Corvettes . . 75.
Brulo ts. . • 7·
B'\Jubardes . · 5 .
ToTA.r.;.
r 1:5 niuu.nx tcrvent d'hôpital • de prison , etc.
gO sont en conslruction .
. 366.
Il n'est pas indilrérent de donner aussi l'élat de cc qu'étai1
la m:rrine d'Angleterre en 1757 , l'un.c des plus brillantes
c!Jloqucs de sa gloire. Elle avoit :
Vaisseaux de IOO canom •... . •.•.•.• 6.
--- de 90 •. . .... . , . . . 1~.
--- de So • . Ill.
----de 70 . . 43.
--- de 60 . . 3S-
--- de 5o.
Frègi. tes de 40 •
__ :_de 20 .
Sloops ou .. cutters
. 40.
. 45.
• 58.
• 85.
T OTAL •• ••• • •• •• ••• •••• 3!6.
voit aussi des bombardes, du batteries Oouantes, etc.
OEEI BIDE! Go gle
.l:1Ao1d Jp ~P !11p:> ' snb~li" s n1d~.?p ~1qmou nu1~~
~n! i r d s oJd :ipue.1~ rn1d ~1 J;ia;iw~,p î u:>Âo tu s:>1 sno1 .1!.tAnO:>?p
( 301 )
1""• ~ .. , ·~ ... ,,., ........ -- ·- ·-r--··1 --, r···--... --r ~ · · ·· ----··-
de la priunte annit.
]"ai l'honneur de mettre sou~ les yeux de la Couvention
n ationale, la situation, pendan t le p1·cmier semestre 1792 •
du commerce extêrieur et maritime de la République dans toutes
les pan ics du globe , et i. é par~ment vers chaque contrée
ou puis:sanc! étrangc re. Les vingt-six tableaux composant les
principales n.mifications de nos transactions commerciales. et
le rapport analytique que je soumets également .\ son examÎ:
TÏ, lui paraitront, sans doute , diisues de toute son attention
: l'importance du sujet est justifiée par les divisions sui. -
van tu de mon rapport. -
Commtrct gênéral.
lmportatioq d'Europe, exportation pour l'Europe , cr eu
particulier avec l'Espagne , la · Sardaigne , Gênes , le Milan et.
et la Toscane, Naples et Sicile, Ici Etats de l'évtque ~e Rome,
la r épublique de Venise , l'Angleterre, la Hollande. les villes
..Anséatiqucs, les Etats hCréditaircs de la. maisan d'Autri.che •
l All emagne et la Pologne , la Suiue , la Prusse • 1 cde ,
le Dancmarck. , la. Russie, le Levant, l'Empire Ottoman et
les nations barbaresques. enfin les Etats~U nis _de l'A.mérique~
Commtru co lonial.
Exportation pour l'AmCriquc et l'Afrique, retours ou ilJlpor-o
1atioui. des mêmes contrées, navigation en Europe , Asie.
Afrique et Amêriquc , cabutag:c à 'un port à l'autre de la république,
pêche de la baleine et de la. morue, en lrla.rtde et à
Terre.Neuve.
Co1uid irt1tion1 géntrnlts sur rétat actutl dt nolrt commtrct u 1ériet1r,,
dJiu us rtipports auec fagrirnlture tt l'indjjtJrie intérieure de la
,.;,p1tbliqut.
Une si vaste carrierc ne peut être parcourue a,.ec fruit 1
tlans toute son l:tenduc , que par les lég is\;neurs, le~ ad:•1iniurateurs
, et tanc d'autres ci1orc 111 studicu:ot et capables
d'apprCcier to utes les ressource~ l'une nation laborieuse et
r enommée p:u son gtnie inventif. Pt.1.cé par la confiafr: .~r'i
rc:pruentans du peuple, comme une sentinelle vi~i' 1
Go ·gle
ptnou1qucn1t:1H , <1 !il. vue uc wutc 1.i. 11<111u; 1t v<tstc 1i1.1>1c.1u oe1
tluctuationsprosrc,)s ivu, stiJio11nairc-s ou rétrogrcdcs de notre
.agri culture et de n otre in dustrie: .
Indiqu..er le but, c:'ut ll~cr le terme que doit atteindre bien tô t
l'activité fran çai se. Le niomcilt oli_. lcs pc\!p1cs ont brûlé .du feu
saçré de la JibcrtC, n'a·t·ÎI _pas touj.Jurs f: té celui des succ~s p o us·
sês même ju~qu'aux proaigcs? ' ·
· Le Bat;i.vc p.omcn:rit glorie usemen t son pavill on sur toutes
les mcr's, en.même-tenu qu'il triomphait de l'odie use domination
de Philippe li ; !'Anglais , tourmcmé cnco re d('s
tonvulsions marchiqucs , jetait dé}i les fondcmcn~ de cette
puissance 11avalc 'qui r~ fait de nos jours le plus intrépide
navigateur, A quelles hautes des tin ées ne peut donc pils parvenir,
d,_n s tous les genre~, le peuple Fran ~ ai .~, si, tenant
d'une main l.i. lance de la . liberté, i l trace de l'autre dei
plans gtnfr.rnx d1amélior:uion sur des ba~~s raisonnées ! Soa
ardente émuliition, concentrée A ce t:e heure dans sa seu le
dHensc, s'alimentera 'Un J'our avidernmcnt de toutes les conceptioni
qu'e nfante l'ctu e des arts et des . scic_nccs. Oui~
j'en jure par l'amour vrai de la patrie, cc sen 1nf mom~cnt
for1uné de la paix assurée au-dchou et au-dedans , que
s'ltcndn par-tout l'exécution de ces vastes entreprises d'util
ité publique , qui , chu les anciens, ont fait la gloire de
leurs sie~ l cs, et ob t iennent encore aujourd'hui l'admiratioa. de
la pdllltité· la p~us reculée.
COMMUN~ p AR I S.
2! déctmbre. L'ex-capuçi;i. Mathieu, actuellement juge de
paix de la section des Piques, et mar ié, se présenta au buTeau
dμ conseil-général-de la commune, avec un enfant nouveau-
né. Cet enfant es t nne fi. lie, et Mathieu demande qu'elle
p orte , à l'e xemple de la mere des ~ racques .' le nom d~ Cornélie,
qui, après quelqu es obs.ervauo11~, hu est accorde.
On doline lecture d'1.111c:. adresse Ji.es ci:oyeus de (ùlimpcr,
aux 48 sections de Paris, rel;uivcmcut ;i. la fore~ armlc qu'ils
envoient dans la capitale. Cette adresse occasionuc divc r.;.es
mdcions, sur les informations à pr..:.dre atr suj et acs gardes
n ationales qui vien n ent des dC]J atlem cns~
Les commissaires clu Tcmnlc informent le con·se\ l ·~~nér;d,
que Louis, ~êni: p:ir la lougucur de sa b"arbe , insiste pou r
'lu'on lui re0<!c s<'S rasoir~ - Ea femme , sa sornr et sa fille
~;.maudCjlt aussi des ci~eaux peur se couper les ongles.
·\~ '1 runi~i;:aEté n'ü:uit res pcn5able que de l'évasion de
lP1r1 '.bi! t' Go gle
-z;no • :lj!A!=> :oiJJ:IU~ :iun Hl!:>x:> 1n:>A S!Ell!nfui:, ; lO!JmÎJ..'
'( Oil )
CONVENT ! 0:-1 NAT I ONA L E. '
p Il É S 1 D l: N C 1: D i; ' f L 1: hl 0 N T.,
Suite de la séance du mercredi 26 dfccmhe.
M•nuel est monté à la tribune si·t8l que Lou i~ XVI et son
conseil ont üé panis; il a dcrnand~ que la Ji-rense de Louis et
son discours fussent dCpos(s sur le burc::rn, irr.primC.s , envoyés
anx 84 départerncns , et que la diseuss~t>n s11r cette
;i.ft.drc ne eommc:nçkt qut:: troi' j ours ap·ès c1uc !'!. dC.fcmc aur~it
~te distribuée aux membres de l'asseinblte. ·
Uu autre rncm!:>:c en appup1nt la nrotio:-i cle :\Ianucl a de7
mandé que Loui.s et sou cons.:il signassrnt le di)c:our.i prqnoneé
par Deseu.
Duhem vo11; loit ciue prol]lpte jmtÎçe fût foi te de Lo. XVI;
toutes les formes, disait-il, ont it vb.;crvces; .;.ini.i,je deni• dc
q ue de suite qn a:Ue aux voix. par ;ippd n ;•11i.:,1.l; il est tems
que Loui! expie la peine due.\ ses gra:i d~ 1:.iiL:~s . .
( Les tribun çs applaudissent. J
Un autre mcmh-:-e veut que louis si:;nc Lt 1·L'·frnse lue pu
son conseil, et <J~1 'it soit reconduit au 1 emp!•·.
Il eu dCcrt'.:tC quë le discours lle Louis XV[ et ci:=lui h par
Dcseze seron t sii;nés d'eux, d éposés sur le bureau, et imp1imü
.
.Eaz:re et Duhem veulent que Louis 'oit jugi: .uns dèsem~
puer.
la;ijuinais regarde certe mot ion comme atroce; le= temps des
ho:nrr.cs"fe roccs, dit-il, est passC ; vous lc ·fc ~·e i. rc\·e:tir, d vous
prcn~ z san:o di scu s) ion une di.li!>Cration de la p!cs haute iinport:
mC'e.. ÛJ1 a c.erit des volu:i::.cs sur la c- au~e de Loui.s, et
')U'ont-;ts appds ? eu Louis sera ju~ -! , ou vous pr('ndrc:t i ~on
t'.:gard lrne mesure de iiiuctè ~éuha!e; <lem.wder s' il sera jugé
c'est dcmandrr )i on appli qn<: ra la loi avec les formes co1uer-
~ vatfÏt:';J de la .s1~1r L tc des c.itcycr.s. Bien de~ pet:;Qnnes vous
' di rcmt"'\]n1ii ne fout ~s que Louis soit juRC par les coushi
ratcur.~ de l 'imrry_Qrtel~i;.lournée du 10 zoût. (li .:;"elève de g. Tl' :f"U'
rumeurs d\'.' toiilwOp~ : on ci i.e â l'ox_dre ;,) ·~o~''!?'L
011 insiste pour que L anjuina is ne soit point en tendu~
Bourdon, Dubois de Crancé , Legendre, etc. demandent
q11';l .soit envoyé à l'Abbayc.
Mazuyer : Laissez expliquer Lanjuin ais; qui peut être choqué
,1··~,. 11ppe llé le conspirateur de la journée sub lime du to
lOÛ~?
Lanju~nais : O ui , oui, vous avez saisi ma pensée-; je n'ai fait
r ie répéter l'expression rJ.onton s'estSOUventservi ;\. ce ttt: tribune.
1'ai employé le mot cotnpirateur, parce que Brutus , <lout
l' image est ici , a étC consiprateur dans ce sens-U. ( Ou applaodit.
) Je dis ciue vous ne pouvet rester juges applicateur&
cle la lui et accusateurs. La plupart de nous ayant ouvert des
avis féroces, no us ne pouvons être juré de jugement, et je
vous le déclare , nous sommes beaucoup qui aimerions mioux
mour,ir que de conc:Umner à mon. avc:~ la vio lation de toutes
les formes , le plus abom inable des tyrans,
( Carra, le salut du peuple.
Lanjuinais : On me parle du salut du ..,penple, mais 1a
politique veut-elle que la C0nvention soit injus1e, qu'e lle se
déshonore ? Louis est j ugeable; mai s si vous ~e jugt::r; vousmême,
vous compromettez le salut public. 1• .
Je demande que vous rapportiez le dCcrct par lequel ,.ous
net -dédarC que vous le jugerici, et que vous dCcréticz aujad!-
d'hui qu e~ d eux j ours apres que sa dCfcnse vous aura é-tC
distribut:e , vous prendrez i son égard une mesure de sûreté
génêrale .
-1\m~r soutient que ce se rait renve rser toutes les idées q.ue
de diffCrer le j ugement de Louis; il demande qu'on aille aux
voix.
St.-André fait observer à la Convention que ces mots :
l~t peuple Vo!tlu t la libtrlt, lt ri>Î la foi doua, p r0noucé par de
Seu, ont C1C effac és dans le mémoire.
Barrere demande que ces mots soient r fi abl".s, et qu'il mit
fait mention que c'est par un dCcre t qu'i ls on t été r établis.
Décri:té.
Garran - Coulon instru it la Convention que les d i fensenn
de Louis XVL viennent de lni .!c rire que le discours pionnncC
par de Sete, n'ayant pas été mis au oct, êt:int rempli de
ratures, ils demandent à, en re voir l e .~ ftpre uves.
Thur iot conver ti t en motion l:i. demande des dHensenrs de
Louis XVI , et elle est dürecée.
Dubem renouvelle la. propo~ition qu'il avait f~tc de juget
o·i. '' Ca~ct ~ans désemparer.
fûi .~~~ûi Go gle
j uo~J uu:n-r..'P ~Pti" Y.tte 11puod.) .1 1:-1·!! • a i H#J-'!1 us .1~d ~ ~:no-1:
·uo ~ 1 u .~<J.~ l : P tq =ip ;up.io.1 ~ rn:i: .1r.q~ 1~ , p · ;h odo .td ;in:>u !nO
\ ~11 J
Le prcuacnt mcraux. vu1x 1 •Jvu•uc:1-Uc-u•·
li 11 se fait une grande agitation dans l'e x:trémité du côté
droi t. Un gra nd nombre de me!Jlbrcs de cette t:x1n:mi1é
descendent dan.' la salle , et vont au bureau pour demander
J l'appel nominal sur la proposition mise aux voix par le pn·- ! 8idcnt. ( Les tribunes applaudissent.) Le tumulte cootintlc.
Après qudqucs instam le calme se rétablit.
Le prC~ident. J e demande qÛc vous 111 'cntcudiez auui tran
·quillcmcnt que j'ili été le spectateur du spectacle affli geant ...•
'. {Ou interrumpt par des murmures. ) Julien demande la par
ole co:1tre le pri-s ldent. Il lui r eproche d'avoi r moutTé de la
.partiafoé • d'avoiT eu des entretiens clandestins avec les défenseurs
de Louis XVI. Vous n' êtes pas digue de notre ccntiance,
dit Ju icn au président. ( Le ~ trjbunes applaudisse nt.)
Je demande que l'on arrache la sonnette des mains du pr< t.
idcnt. qu'il descende de sa plaa , et qu'il aille se cad1e.r
dans un coin de la salle ; le plus obscur sera le plas digne
de lui. ·
Le président répond ~u ' il s'est conformé an rfglement eh
'Illettant d'abord aux voix: l'ajournement, qui a toujours la
préférence sur la motion priu ci pale. Q..uand aux ~ntretien•
qu'on me r eproche d'avoir eu avec les défrnseurs de Louis
C apet , voici ce qui en est.
Oc matin, T ronchet et Malesherbes sont venus chez mcij
J
me demander comment ils pourraient entrer à l'Assembli-e.
·~ lis avaien t fait les mêmes observations:\ la nrunicipalité. ~Ile
a passé ;\ l'ordre du jour. J'ai U!é du droi t qu'a VOtre président,
de faire entrer dans l'Auemblée , en donnant un
b illet si gnC de sa main. Ce sont les seules communications
que j'ai eues a\'ec le conseil de Louis XVI.
Thuriot. Nous voulons tous remplir notre devoir. Je demande
que vous décrétiez que vous ser c:i: permanei:u jusqu''ce
que vous ayes terminé l'affaire de Louis Capet.
R éal s'oppose à la proposition de Thuriot.
P hel ippeau x:. Je dis que. nous d evons nous hâtu de pro ..
noncer sur le sort de Louis. Dans une des séances du par ..
lemcnt d'Angleterre on délib érait si oo n'enverra it pas une
députation solennelle a fa Conv ention pour inJluenccr ICI
dél.i.b Crations sur le jugement de Louis.
Ducos veut que la Convention ie d étermine à cuvmi
nonccr par d'etrcs 1111 otifs que ceux allégués par J,.
pinaut. 0 2. e ..u::uoew:
1ntcut11" t o n.1 -1 r .. :c Gll i : c ~pa c , c ~
est coureb\c' de. 'l"' il peine llo it- il être pnui .
Coutl:o:1 prçposc Je •:, r ·r qnc h Co:1•1cnt:ou s'occurcn,
toute a ;lai1l' co•a:llc, du j u,; •a nt de Lo ui• jusqu'.i. cc qu'elle
::1it pro n o nct" . '
Ap1 C, quelques dCbats la moti .'ln de Coud1on est dicrd~C
soou t r i- J :a t;o.1 .
P Ction cbnandc h ~a roi ~ , il s'~ lc v c d.:: ~randcs rumeurs.
. Lt prch'. tlcnt ébnsultc l'a.ss cmbl ... c, u11 décret accorde la pa·
r olc a Pt1inn.
· I.' cxtr i mité dn c.' t · droir- s'o;-•p osc fJr de~ cris à ce ·que
Fét iCon ,oi t c J1t '"•1du , clic reste d ..: bN:t , et n crsi stc ;\ l 'intcrrornp1c
ro ute-. le~ fo:, <j u'il Jl°u • i arlcr. ln !=~ . 'îa majoritt: immense
t!e l' :iilscmbll~ ~c lt:"c toute c1 t r:t ~Jv uf lui en impo,,cr. Quelque~
m ~ mbru du côté gau(hc s'avan ce \'CU le côtC droit à
grands pas.
Le" mmnltc augmente, le prés id ent se couvre.
.. Peu i peu chaque membre rept~ nd n. place et le calme se
r établ it.
Le président rappelle l'.mcmb!Cc à la dign. tC qu'eUè: doi.I
conserver. , ..
P étion se plaint d:c .ce qn'on 1c1ninmnc des soupcons Ier
od:cu:< la phr) -;irt J e~ 111t nihrc' qni pauiucnt -;Î la trib:tnt • de
cc qu'on s ~ ~ rf'ctc lc nr~ Εitentiou!l , <:te. Tl vent c;u on. i.iÏ.\!C W
lihcllr l:i l' la ;!I il!imiti c :\tous scs.npin.-..nL H tenn:nc en ap
·pupt:1tb r .. cl: ~t.i au c.\u dccret.. p roro~C, pnr Goutou, q,uc uou1
.a\·ons donnl dans notre oumü o d'qic r.
La séance cn1evh .\ c~nq hcnr ~9.
1792, 12, n. 64 (28 décembre) (Mercure) (HathiTrust)
1793, 01, t. 1, n. 1 (1er janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 1 (1er janvier) (Mercure)
( 79 )
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~eu1 nt prodig iées l l ll co r. ..c Jo[ 1
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d i êl 1C e 11 o rn m1 _ :l u " ] 1 · ~ u r ~] e i cl ! r n
· i re q l'a emblee de ·an laq11 11 il pa lait~ iJ a
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gitafedr · n p ·up c eraicn t parvéntis l'égarer au poio
f! forcer l 1opin·on de juge e ui le dernjcr.
es ~ecti ns de Beaure ai1e et des ii~leries on pri de~
arretés dan mêmes n~ qlte celul de la Jectio~ de Gardes~
françai c ; celle d ujle1ic a dcno~ce au conseil général de
la c~mumne l'arr"cé de la tion du l éâtre- raaça.is , po r
' rc · cl r' e: en in urr1c i n pcrmanen te : il est probabJe
fJ.U'dles s.e;ont Jmj é s par 'a 1trcs , tio ,s.
a sec•1dn des Sans - Cu o te a declare qu'attcndu '{llë
p• r_e anuel avait d mande dans la on rention l 1impre
ion t l' 11t'OÎ aux dep.artc1 e11ti de la d~ e11se de Lattis , ec
J2a·ournement de la discu sion ~ rois jo1urs, il avait perdu s
onlian e et a invitê les ~utr·es sectipn à le évoquep
CO f U E DE PAR S. Du 16 dictmbre 1792.
On a arrêt' q11e1 nicrcrecli prochain, san a.ucun d ~lai l!i Je
•dministratcurs d11 co1nité de surveillan çc rendroient leur
ompte~' e qu1on pour uivrait ceux qui ne lea rendrai 1 t .. , pas.
f.bert a demandé suit que le Commissaires du Tcmpla
fune t tenus de ne m le ' le r rappQrt liUT cette pri on. aucu
détail capable d,a itoyer sur le or~ des 4~tepus : cette niés re
' . ~ ete a opt 1g.
risui e une d ·pu ta ion de ia s ctlon du Panth.é.011 F an~ai
Si ' llUf d 1
1101.C T UDC J ttre tlc C:::harlc v·Jlcttc, ;nsérée dan
I\ts de la Cluo iq c, propre ~ selon elle, à allumer le
orchc de Ja cruerre civile; les apostrophes les plus ive 011
·té di igées A cette occasion contre CJ\arle illettc. e oil~
donc_, s_'est- ~n écriê, ce · il1ette qui ne d 'non9.oit le o~H'
1~tt!~~en . nt -h t la ourzcl,, auxbou g Samt .. Germam
qui rt amcutaJC le penpL - .a cefte ppque que pour a isfalre
des haines arti uli res; l~ voilà do ~ ctlui qui. 1 tandis qu
l'on ~ picoye ,sur le sort du ci-devant roi,, que l'on gangren
ne grande partie des départl!mem;, s,établit la trompette que
e! aristoc a.te mettent. en ~\rant pour tâter J opînio1f publique
La plup~rt d s mcmb es b t con lu 1 ce que le procure r de la
d~mune fût tcn d 1 pour uivre. éb rt a it qu la con
duit <le Villet e ne l'êtonnait pa ' que sans dattte et indi id
egr ttnt lt:$ damoi1ca tx et les talon~ roqge du auxhobrg S ....
G~rm11m ; mals il voulait que 'on sévit plis for cm nt encore
• c.ontrt Bds1ot et toμs les journaHtes s Î encliC Pilr Rol, d ·et i
rate à cette ocçasion le jo rnal de Go s ;s donl t a-t-il dit
le mi istre paie tous les jop.n deux mille ex mplaires. "D'aprè
1 t ait~ a-t-il ajduté , il n, st p~a 'urprcnu t que l'on non
'p 1~nç omme de Çap ibalc t d "· meurtriers , Ce he st>n
les li\ tilal le ., . d 'll'il itUt lllg b f. c t'
,,,., - iE ,, ci' •
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se r ~11Pnti1 a da._ oir nbandonr1 ·
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lib e et
qu'un ù ' > ·r.
ui ' . e é ' nit F1 anklin ' n is 1 r DUS '
ami , vous a ez Il 'ous mêm s 1 110\, le \'"Ot1 • '
el d S n tlÏ C l S i Ulle , t de -:Ou~ r ·nfl1~ h U BtlA. enw
ore • L s .. e J 11 s- • i s '\1. \r e.11 n ~ Jn b l ~ ; n c it 1
s , ~ n t l d s n eil 1 et~ .. t cl
t'>yer otre age ; et ,! , les .
b Iles a i 1 es , lai I ns e r
1to tt n1 se ra· 11 ir ~ r 11i ,1r.1 11< cr
tcms. ous n'en endr z l1Js ant I1
1a1.x, cle specta 1 es , fle J,,11 , ù
n rc ncl1e ou 'ot1 apJ> lJ .. .. d · '"-o
et Je pas ;. 'ous 11 t aira du r t
'""' t t i cl e u t a Ct 11 • 11 j J e ]
ociét s forma ; les :E mm s
rois èles e ··1 , e fo) r 1
à z-vous. 01 bl ass n1b ir fi· 1
e
11 n f 1e111 ; d ns l" 111i
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~j ~i rr:e' ie11
lj tIC Dü1JS ~
cli -il : tt!l a
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ns m le. Il
rlo11t il ' oit
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cc n' ~to" t qt1e
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~!:)lu tl : e l ~ ale q u l l J l t .. t b l ll i-;e
e l u.. c) u e , l e s ~ r1 1 il 1 t }l 1 • c 11 1er d la 11
our
t -
n1i. l\lli qt1aud I' s < ).11~ d 1cl" he
scr llO , j ~ 111t 11 11 Jn loi
q u 1 i 11 1 ~" i 111 " 1 c u J ~ .. l oi a i t
ris 11 i "s n ·e. S 111 "r , ~i l le 1 { '. t 11~ >re , ùu, 1Ï etre
a. douleur. Je i11c l s u11 d \ o i· tl c.lllcr la. co s 1er
urer '"'' ec elle ..
rrîva1 t , je ,-ois d loi11 t ltlt e 11 l
pr
• •
j' 11 11d~ s vicl ns.
b e i là q ' labile Jlt
u illu 1:11 ~ ; j'.tp•
n 1 .. t , je et ~ma e
1 • ( 11 ' s ire l' c
l
l ' c
•
ton aj u qt c
" • 1) tr· ( ai e
p t se livrer à 1'111 gr
te e11co1·e ,. .s. n 11 s d
1 ce ui s c lubre
~ 1 e met , en m 1
t1ne no i
i Ji. l U Il .. q U ! J
a il 1 a tirer de e q
.. J' . • ' l ! t Il Ull -
DUl • Pt tr J t d n un
cc nvi\1e éloi u .. 10 s à ta 1Jc , j • ois mon jeu e
Cl> ~ de 1n , c't au Jrè~ d u11e ho ine et simple illae
i e. ug l c1\1μlle lt1 1 a surprise. D\s (l l me oit 1 e
' ~l,1 c ~ s ré i 11it d n sn b s. l et · l 1 t foi e
n ) , 111 i t 11 t n t1 an t li • ] u r.
Ah . n n h r le an ie , lui d1 -· , -1 ù · 'r i que .
011h \Ï\ez; t 11 s -ce point u11e omDre qt e fcn1 .. 1 se î on
i e i t ... i l ! t o t1 t e '11 t P. q u j i su j me b1
i, an , t ri u .1 r n s t J · c111 J t < a 1
' J 1 1e. Pren z pl, c n u t. C' a
l t1 de la· fille in ' d 11, nourrice qu nou e11on
n i r. lle st j li , \~ Qs 1 v y z a11pr ':; Je
l 't\ clic i i Ile me me, jeune fr iis ~ t t i (lO
0 t ait llOUl• le. oj 7 fjUÎ Il â.Î [J'-l e JG)r&: rer
ch 11r d~ sa t' ious u1e ~z ntr m •s deu t
11 c11or1x.
i1' 11 d 1 Jll i e 't --Ile C!UÎ 111"a d n1 tf le jour je p 118
je 1 ~ 1 d. tl • Tout c c ·cl d' oi1 e es en t le
s· r lird' q1 e
am1lle
s u ux é11 ux t nos bo11 01s1ns de cau1 a
. B. a sttite parottra au cr fi 1ier procllai11.; t 011 y jo ·11.tlra.
' l t ~ 1tn 1R Gu11rE T qui '"01ttic.1ldr. l,.1hré9ti de la pr "' · ~re
rti du 'onte, '!fin de rapp lr;r a /, t ur ce qui ~t cQn.-
11 dans ette prerni e R r ie.. ous ri fi roi~ de n c ie
wu,. li ois q11.e l o ite ,)t; <li · e!l d uz ült oi6 parties.
1793, 01, t. 1, n. 1 (1er janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 10 (10 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 10 (10 janvier) (Mercure)
le bu
•
'JC'
l' rn1ée du , ir c:
a b ' a re affi ~ -·
hases o·ntpris l
ujo 1rd"l1u i cllct se
,.
de l j r •
J_. co 6 n"c 'c t
• 1 1
tu _
-
- t utre 0 t
,. 1 _bli u '
'
(. 7 l
et dr: archer même 1Îl le falla·
draien la tI oubl ril ..-c1Jc11dant pe -011 com l UT
messe ? Ccri1x qui J 011t faite , seront ils 11 .. -méme ~ l s ma~t1
s de l tci: i r , s '"l ur i 11t Il.. 1 . u , 1 br us es a ~ -
b 1 é e q u c 1 q c j v e 1 nl 11 q 11 ~ en J 1n 1 e les as p i t s ? n ~ i leur
.oye n , sans do11. e , f!i pre ~ e11 i1· dfs s en es fu a e t - .,
e ra.9 t , \ o i r é 1 al a 1 j u t s 1 a ti on s 1 c u pt , i et · e
] ,1 1 e a 1 t i q 1, l r c s in 1 c n e pas \" t loi p ,
..: 1 l . . .,
p r • a r , e 111 a i c o tl p t r 1 p · a 1 \' r o . ~ --
im r ~ cc il f it d écia er le da~1 de la l1i~
lt
losopl1ie .. il cmp oi .. _ n6 i, com111 _ gle r e,
t l rcui, t l~ir t igue
c TE RE le - ja vier
Le êanG?' s 'l a11et1]C lt i·on e occ .
1 t1 c s , an t ,. i e n s l i. t: u si on d i1 x 1l i 1
l1ibitio11 des pa ic -OEnonnoie d~ F -·ance t p i1r
~tra11ger1. e pre~Tiier a pl~ c; le · co pa
b 1 1 n c 11 t a 1j ou I d '11 r · : e t te l 1 tl i c 1
détail~ i11t~r i s , ca . itt ll t
parler avr~ ét :nduc sur 1 uestjo11.
Le d ' p ut · s des c · t l1 o li 1 • s cl Ir J a 11 t le on
roi la petition de cc corps gppri .. ·
de la opula1it' de leur isle. y 1 1ni110 it4
11 u leurs op ·11ions li i 1se • c r 1 t 1ils
btiendron t cett fois la pa i ipa .. a 1 to 1 - t
politiq11es qu1
1 s 1ecla ·nt f , ·te n ut., 1t, 11 11e. peu.t l .ttl'
rc f 11s e r pl 11 ~ l on g-t f 1n s , n o 11... eu l rn c 11 t "a i1 s i 1 j
ên1~ sa.1 s la11g r p Il 1 t .anq 1il ~t. pr li u1.
etiti J111air~. p ofe 5t le plu ~in ere atr l 1 ie
ti tu tian é ta b i e , c e t a t 11 e n n t ne ' si :i t c .. ait
i~o r 1n el e j 1 t i i e s ll r d 1 ! i n c o ! s ab
p1is a11jourd~l1t.:. ll1jls 11e l'ont iar.na·s eté : a te 1 u" ~nt
d c s 1 c t t r e d e l hl i 1 on e l'l e r e q u c 1 a t i· a 1 t · 1 · té J b li c u
c r p ' or blée .. lei ·v o .. aire ar1 Jes
s t t e s-p u i s s. 11 t l; , p a .. i s se n t dis o ' s â s à u t
n1 eu , ll o y e 11 i · l 1 i u cl ries ~ o 1 ~ i ni q ·
onnable à Jai1e. E11 at encla l.t, 01 a rr~te
n1 c u ~ e t 11 b l 1 l: a t e u r s ~ ~ c c 1 • t s ~ c tl ~ ~ · .s a o i
"e nt 11 o t• .s · · 111 e e 1 f ' en r du t o i c t d i
met1t flll le ci s j 1 • )
tl r:a res qu n ~ roi o:;e m nt"' , et
ciatio s qui s forri ct1t r-t u our
n1 nt. e pe11ple , d11 oin d cett
la uerre ; I e llÎr du b11ti11 IJar le
de J1aussexr1ent Ô.ll CO n16 ce ar l,an ra 1t.s1e
des Fr n çais, eue e .. cit 1 et ctt: ardet1 de , i r
n1 u ~ · n ', i t · b l s q , cc) l , e J L 1 1 ll , t e p a -g r
•
{ 76 J
~ don tab11 encore que les suit s pe 1\rent 1men1r pot1r la tranu
"~lié et l t bili ' u gou ·t!rne nt.
L ombre e 'mj é au. 11e11t c;haq11c jo ir. Le c·-d vant
du de Luxembourg est ni é ici ces joun d. rnicr •
A 1 1 S.
Repo. se d un czio)t1' de Paris à la. le lrt d'un Anglais, insér c
dia is le 1i • 6.
os s n i 1en pour la a ion f ans-aise so11t ceux du
hom e libre ~ 1qui n.e con i ere lei n11t.ons que co 111e le of
men1b.r s de la ora11 e fa1nil e h11mai11e , 1 d un lÎJo. opl1e
ui , .. 011 r ~ t voir tous le hommes·j ouït en pa "x d s a lla1 ra -1
t des f nit' s uc le11r ad 1 par is la n t r 1) M ~ i que d err u~s ,
iie de at1x 11e de cri1 es dêsolero11t e11 or la pauv
spece bu 1ail1C vant ue ce ,, u phila11t opique o·t acco1n
li~ '"" 1a11 t q u i 1 y n a d c s r o · s , que ) e r o i s 5 c c o 11 du i r o 11 t
ar les m ... 111es pri1 ci . s , il n~y a pa1 d apparence qne c tte
hai11 1e e calamités .~oit sitôt interrompue.
otre ini ter.e a b a om p c la atio11 a,1'lgl i e par l1exad
10 tr· u - 1 e l1c ·1p 'rance de les oir en1pircr,
ne f ' prolong r pa Ion~ -t m:s chez u11c natior1 qui
cns t qui ai ie · Ioeb rté. a.lgré les ,man u r s d.e la
our, les pr 'paratifs de I~ itt , auxquc1ls1 il a acco111umé
Europe, mal.._ r -' 1 s d~ ] mations ft es scenes r·dicul mc11t
dra ac1q11cs de . B rite " r al ré la f ib_ c se dμ parti de 1 op ..
0 ~ i ~ 0 n e t t 0 1 te l) 11 a B i l té m . n; s té fi 11 e à dép ra Ve r r· 0 p .. [li 0 n
publique , a poi t d"e .. ~citPr la haine et f'indignati1on de la
x ati ,n 11cil ·se t:o tre nous j e p is aire ncore à la guerre.
1 du moins je n "y 11oi a l1C i p ~ ex.te Jau ibl et rai· on11able 1
i 1c t l'ad,- ss q 11employait le s ~nat d on1e pour der
nrner te pet1p1le des mcditatîons trop r flechies sur les abus
c l • l r 11 n i é n tu i a 1 e . ..
ous n culons poi a taqae la Hollande. C'e t donc
in rfid. d v rc 1 i ii te e c fair al ir si ha deme11t
a11près 1 nation r•int J r At de sr allié~. 'ouvertu e d l1Es ..
aul n e t l) ' n ac tt ,j ~ j 1s ic · , c'est une procla arion du
ifroi n turd et d'a.illenrs les Belges qui vont dé1i erer conrention11elleme11t
stlr l 1 - droil seront 1 maît es de ' l r
t m ". ,y reno·nccr, Li bo 1 le 1r nbl · n1ais 1
~ d,
/ quit' q11i no 1 · tl1rig nt 11 u 011t ait un clc-
~ . · r tituer 1dan la p1é itude de le11r liberte r:. et les
i 1 Te 1 ne 1 t pas p ns s la"Ves '{tle les l1ommes.
Plus s nati ns comm r antes . on opnlenres et hbres
lus I~~ ' chang s sont 'acil :s et multip i 'c: • Ce n .. st pas !.'
a po 111q 1 $ gou~ erne1 ens pri•.rilegcs exclu ·rs ,1 mais ce
on.t l s dr its de fa na: ure t ils sont in prescr ptib1 s pour le
1 tion comme pour les in i i.dus.
..
• ( 77 J
otre ministere peu' b. en arn1er 5 yaj sea11x de ig11 t cl
fr' gates â proportio11, avec lès re.~ urce de] agiota e,
prunts de uis - et d s billet· d ban e; n1i1i 11 t11 -t-
3 o? p o rra- -i l s o u te 1 i r ! c s frais li, 111 c ou cl e I ~ i u 1
s a 11 , o u · i r à l v i s u b s i , c ? t l j t c :s 11 o i j e
ur qi1cl elemcnt nouveau on pourl ]e; eoi1 !1
• IJ
d Q n t i l · t.é si ±~ cil e d \ 11 fl m 1n c L la li té t l' 11 n n
tjon 1 , o l5e 1 ti1 -t-il , ~· l
c e t . ~ e , quand i 1 g '_m ' .. onî oecmpos ~ es ! p tt
fa i b 1 e <: 11 ce 1 1 o 1 ne nt li 1J e 1 a c o u r
iCr, ne se or i iera- -il ~ s s r
~ c s op p re s s ~ e 11 s s c · l 1 s , t i t1 , l
la gu rrc • vo arn1 s prouv _i t t
ne s r ÎL-il a appt yé hi tôt cl
p·nio11. a ''oix de os pl1~lo Flic
tiques a' r s t as en l ei1 d e · p r é s : 11 r , lll ai ·
d 111ai11 ?1 La rais a i e r ·
ui di cute s i11t ~ i·ê poli ~ u
c'11 s ra n qui lie · ? Ver r 1 t-e 1 l ti cl c ~ ït n - o.i Li u l e
c: contre-coup frappera, con11n 1 c ~
tag11c ; er si nous faiso11s un ap cl
pas , lui-mê1n ~ aies mir1is r s t 1 g10 1 · -- , •
m•
c
1t
La politique de l'Europe n~a poi c c1 r
t il n 1c ·t pa · aise de li e d n le ~ 1 ncl liv1 _ llCL e s.
'Espagne, ui a déj a1 t d ' clarer s l1e11tr. f t l{cpublique
, · a 11 ter a se s i 11 t fr ,.. L s pour 11 e t o i a t 1 on 11 1 1
al li a Il c e a v e c e 11 e . 11 11 e p e 11 t o i r 1 ~ U o t s . • ~ r i 1( 1 l
de 1' 11gle terre couvrir l s mer , san.s son~ c
po!sc~sions coloniales pe11 ent et c vallies ,.. i
qûelque pa1·ti dans la guerre qu[ 110 s J e11ace, <:e 11
pas contre l France , son a11cit:nne et ~1e a li ·e, au11r '-s
]a quelle 1elle vient l'envoyer un a Jb ss cl n .. 'JJ n i! c , 1 .. t
pas sans "1 quit: tndc les m u em r15 d cette i l}J ' rat1 i
Domqui hotte femelle du 1or 1, q i , ervi la [ .
]uj parlant déri~oiremc t d libert ·., t ll1l i peut las!..er en 1n
la paiiencc des Russe qui 11,ont as, eut-er.1e oub1ié que
rcgr1cr .. ce n'est p1aS f ire dt: ~es Etats \lJll! vas e. io'" " ~\1clc.
C1·oyez--vo q e ll! 11rc 11e se sou\J ie11nc 1 l 1 .. l.c: es i11-
j 1rcs de s s def tes t de la pe1 c de; ! ri i ' , ? o -
lande peut rn1er; mai 1]e ~,r p e c l a- - le
~roupes 011t 5Ur ses f 011ti ·1 es,
la garantir de nos ar1nécs ?
e eux croi ·e que vos flottes
Ol1rre1i-vous l s conser er? o troL1p
110
e in c p o 11 r ma t n te ni r l'or cl 1 d o s ii o t1 o i l1
L'esprit fran~ais t répt bii & i i 11 · es poi11t o ,
o les-du- 1 t. Entretic1 d '"Cz-vot1 c1·1letr 1 11 1
...
Il
l'1 " e ....
adr~ pour ~onscrver vo couqu "te ~ t 11
1 · ou ' - no s
u s1 de va1s5c ux t plus d troupes u 1 0 · ..
ou
e c 11r
o t no , ressource
a ri.colt! ne: ore u 'ine
cotn1nercia1e. Or,
,.
t p Tl "'ll
ne c Sc e le l1arl11i
tomb =-n r ,-
ln s dt
om r 1
a c1/ fi liron
-t
..
l
vo r
Ili c 5
" Il
d
t c· ar em
le
•
e 1
u
J r c 50 t CCUw.
co1npte moins sur o troubles ,
"l ~ l1 de r o 1 s. o~ agi tad
i .. iennent plu
j s 0 t d
1 o rre s t a r l 1l1 o r:i- 1ti
i publi reg ent da.n
ra ld majorité v ut , rn
v entio,n aut 1 t qu c 11:
c ] e a ad ni 5 · 11 r 1 a cc ne , et J c
t fai j 1 ti ce 1ous e~ j 01rr ·•
e l,0111inio 11, mille jour~
t,, r l ..
tT' • airer.
ta ltic · e utr
n si ili ' , o t ~ c o ir c t
ro11vc aiem t inicux leu · proht
da 1s la mor.t d "'s 1 C 11 l!11tion nationale
u de 5 a s ~n:'l b 1 r es pri111airc •
,
t
~ 41!! • 1:e r par a 11 t1on ent1erc ; ~t s1
• cr1111c at ~ }"C't
l s ·1 a11çais ; c1 st
d t e,~ é ne lll n
des 1dcspo s , e se a le r· ae de
o dire 11 ~cz que qi1c1lc que soit
la R rpublique n 1c resteya a
unie; et il e po sihl que, co11naissant toute s force
on ~ C' d 5 ge n ' 1 0 · ~ t - • c e [ en reu 1is. id'raion· ucj'ai de 1
i9I ·01
i 1
c p 1
rsÎ:.a[e d- ns
i uc o tre ''0lll t!r 11 t :se • •
r j u t - A cr c n . t- i. l q lJ 11 o 11
1: tif ) e 11né ite- -il ll e ne(Tocia ion ar1né •
1ne '.résolu io:n, o tile, ·nous y r'p dron av c
c t la 1 b J i c " 11 e , o s t1 ~ ès 1 T e 1 e
q, ie 011 soute ir su , n1 r la loi
· · n 1Lio -• ~o s 5a ez pas,, qt1cI degrc
l e · en ci 1 1 c 11 t c 1.. l j c r t t" p e u a..
11 o :s a rn s • u l e s , q 1 1 e p 1 i · sa 11 c 5 c o al i e s
" ai t1t a ec né1'r~s ~ i1t avé l"i1 tem rie es 5aison , 1
, l ·té~ 01 s 1 ' 1res d, ost1cl s t de dér e
n nt de cc co nne qu l1on 11 u~
diEa·t e:t1 11 bien ! 1 11 émc 'mulation e mor1-.,
r cla 1s n t c 111atin~. L l'rcn•"'er u de cano ti ·e su
a1 _ ux., Bcra le ' .. t"Jnal du i e1 t ~ ouveut r' 'té
79-)
t qui ne 1 a pu 'té env i11 par t u l :1n~ is, del aincre
o - de ourir. Cet a enir, je le sais 1 st Hr yal- t pour u c
nie se11 ible co1nmc la vôt • Mais qui pe t ire c s'er le
d lire des ois i!t la corrupti n d - n1ini trc1 ; il n1y a que
le on1 terribles de la orcc ; d p i lon -t .n1 ellc1 d
1~ rais 011 sont irripuis:ian ~.
CO VENTIO - 0 · AL
PRÉSID C !: D T R ' l A W. D
..
'a"ct Ju mercr di g jan"' 1793.
Dan un go JV rncment p1 -.· i~oir ~ ·1 ia1p s ibl q 10
ai t p r · s t o ut c s es n c su s q i o 11 t 1 a i1 r t à s l• 1 e 1 sa •
lité : c"cst un de inco v · ic s d 'u c · \~ olu i _ où l~o lieuit
CC prompcitude OÙ 1' 011 Cree ilVCû leD[Cllr 1 Ct OÙ de
c 11 n · mi . de 11 ordre s e Té u 111 i · e n t e Jl c o c p u r · 1· 1 " rt cr 1 es 1 av ux.
L c Ill i ni s t r c d c l i n t ~ ii e u ~ cri t u' i l s t ê t à i·e 11 d r 1
o n1 p te a r t i c li e r d L l ~ p r t m · - t ci u i lui es [ · o 11 . ; i - î l
p e 11 ~l! e 1 C n c t'" ou ne p e11 t -i gc r q e lui , p . p] e ,
_ r c p o i1 d; d c s or r c ~ qui o 1 t ' l c d t111 t · par 1 11 01 i 11 i :s t 1 e e a
a11t!rre, parc1e qu'il est tout ... à-fait étranger u~ o ' ration de
] gu rre a 1 _ p 01 bili té ne peut --·tr e11"" ' e qu po es
m sures génér les qui ont tté d. ') ll - ée an · le con:s il .. R land.
arle cntiui te des ac ~11 '1 li{ tl s d nt retcn ti t tou les j ou.rs a
ribune de la Co11vention, il les ait de calcin Îf · "1 lcs e~
ardc comme des mO)"ne · que' l on emploie pour le -orcer à
ooner sa dc1ni sion ;. il. a · u1c qu1il 11e le fera. pa .
ne lettre u -con cil ~ é , ur1f annonce q11e si l comptes
~hi lui ont J té de1nandcs doivent ~· tre .. : 11es de tot1s les ministres,
ce l avail ne peut ê1tre "'ait av nt le :r. é v-"ier" pa
ue cl1aque mjnistre t!~t obligé d1 xa111.ner le con pte V.!.Tticu
ier de chaque me1 brc du n1i11istere. Bceard fait obser er
~u ·1 a11 t dis tin: uer ent "C le cOtJ1 p te c o Ile · ~ , q t1i doit ê tt" ~
i 11" de tou lc.s n in· c es, et la com te pa ti1 uJ· eT .. qui ue
à o · t ... trc · gn é q 1: de ch c 11) d x. · pr _ i 1 ~ e r dai t ~ l1 t
a 1,. 11e 11 blée , parce '! u ,il oi ori t 1· r q
• t e " p r ' 'i q LL e 1 que s de b l. ts , ou s i o 11 de m 11 l. e
t.i u mi t1 i s t 1· dt 1" i Dt ' 1 i u r , d c nt la p t1 \>li~~ té n p t! u t
promettre le sa.lut e l,Et1: t , soit lu , , ..
an doute,. il co11tie11t des obj l sur
dt 5tatuer, t 1~ qt1e l' ' tat de · utcs ,
aent de pa1 ~ r.
ti t p1
· fluin
q1~ e .,
l[ JU -
Plu~ieurs met 1bres appu}~ 1t 1 - b r t n olan e 1a Li v 111 11 t a 11 c o m p t c r _ 1 l e 11 in i n i ~ t . s • '
Apre qn lqu , d b t , 1 tt n c o e le d '] i dema11Clé
par l Con e "t x ' u if d " retc c
es n1ini~tres de l 1i11té ieu d .. Q trib~ti 11 cr d
~rant imprimé et di&tribue •
ju
( 0 J
oc o demande l'Împtessian de 1a lettre du m1%listte
lie ~ t d · ~-r ~ t t e .
Le c nl 1i ·s jre de 1 Convention u d 'partca1cttt du [o t
l c in\ ite11 t 11
"' ssemblée à p c11dre des mes rc! pour armer
es ci-dcvat1! l avoi i ns. L Piémont se r plj de troüpe •
c di u le r i d rd i ne ti ttr il la tèt de sa mili e • R nvo}~ · ai1 co .. i é r 1ilitai1 e.
n .. lcctre ~ co . rnis ·a·1*es de la Convent·on dans lei d ',..
~a t _men .. .. s-RI in, de l · urtl1 · te. annonc,e que J
ianat1 ne 1eXt:I ~ Sit ri• S dans CCS départCIJl DS1 li y ,a
bea ca·u le ... ê re · i . 1 . 11t '·s ·~ ils exerce lt leurs fon clÎo lu
plusi ur~ ebli - 1 ils p êch nt. ils cohf S ~ cnt e • L
rcs aj u t rit qu beaucoup d é1nigrés r 11t.rent en
1 l c ~ .. ~ . t 1 t . r e es t r 11 , , • • e a a o n se i 1 ex é c u1 t i f , q tl i
do· c f ire les lois elati aax pretrc insermentés
at au.
~ l l 11 011r T former e ! abus Cjt1•
pull11lc t fou r ·nitt1re cl es arm e • 11
pro ose 1
Jl 11 1 •1 1· 1111 c n pagt · e q 11i se .. dirige e pnr un
s ul l ooenm i C: 1ojt t st rc11 oy t au co1nité militaire.
1 m oeni ·tre de la ju .. t. ce fll exéc tian d11 d t cret qui le
l ui r ua it, a re11d1 - c mpte e 11 rr station d petit Gautié
t d ~' .re • -l sont ~ t, n11s J l" bb ye ., n v rtu d,un man ..
d t d 1a r c c11 ·te d Îtr c· g'1 eral de la Co11vention.
L u o ,.j n r 1it au tribunal dt1 12c, arrondissement.
L au e e 1 UJ arrc*~m ~ttio11 par "t ~ tre dans leurs ~ crits
~ jo11rna] i ) ll J1n article de l~A rtis eur où e
i de Normandie à ]a
~ VI. Lauteurde l1·
l ~ 1al ~se cl~ c.:ett a Ires c. On y rcprocl e à la
011\cnti 11 e 1 ~ tre ar oa6 le rit de jt1ger Louis XV ,.
CjU j} est app l e le ~OUVfl'iÏ lL Fran e t on la lmenace ~ et
is le n1emb ~ Ps e J en tÎ n de l t1r fa·r pa~,rcr de leut
te te l -· tt e o i n ir1·i t ce t]tl e la Conven
ti on con,serve clans son u e ·a le a.11tcurs de la jouvn~e du 9
sept mb1 . Cette adress d ~t e ·on11nuniquee à toute l
r tl c li t la '11 e r ' p o l :s u' !"Il al t i de t l i Si t a t ai c s •
" st le roi.
Ga ·at en arque eux 11 e ; o. ue f'adress t5t un
ux, ·1 'cxist oi 1t · dr1es e de 15 co1n1nu11cs de Tor
1na 'ïe à la r1ve1itio 1 · • q. e elui ui en a fait l'lanal}"S
l "c1 a ex raie ue ce q· . il y a\ ·1it c c..:,1 i111inel , et 11 ~avait
• • ~ .. Ill • • .. •
111 't aJ ou c t li con tr -p 01 o· n n i1etn1c1 us '·
G r t nj·c son ap] rt n ol se1~v nt q 'il 1
}_, a pa de loi
qui J"11 "'te Ja ·m 11ife9tation des o. iojens. 11 p 1 e qu' n con--
&~qu"'nce Gauti ' et o.gr e doi cnt oi11 L t. tr · ·
d:\~1an t un ·tribunal c i1nir1 l, mais deva11t l,o i11ion ubliqu~.
L Convenci n a Id 1 été li i re sion d -c t'"apport t l
ll _roi aux comités de 1 · aislati n t d ·ûreté gén "râle.
( rap~ rt r ,, f d1r1i 9 • tlifje1e11s décrets r :11tl'l da.us 'lite séance.
1793, 01, t. 1, n. 10 (10 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 11 (11 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 11 (11 janvier) (Mercure)
lit douce 0
CO"
sol
Source ga llica .bnf.fr /Bibliothèque 11at ionale de France
1
1 llSC d 1 prise dr
an e; et en. fin devc , ~
I 0 V'âll 'te U
1 ·u eu " 'lue d pcr111
11 1 e arro:e a.ne qi11e t;,i
• n1e da s J ,.Otl ern lent de Bor ..
q u · n J ' a· t o l 1 · u' t ' rai 1 acl1 a lik ? i t d , u i
n d J c ~P "tt1d · , "a-t-il pas et , vec des fc'm c ,
querell s de ces 1ent 1 sca am us s il s11 et it
n1011 trie i a" · ?
d
u ,elle fût la '· c _u m rèchal d ""cl1 lie . On
es mêmoj c 1qu1â traver IOU! s roj [
~ m b i t IM on , j 1 n" . Ct 11 i 11 , • Jl 5p 1i r a u o s l s c ..
1ns l , our
e pin.. i s o
ti oe 11 t. li d ' 1101 or:iit e m Ît ·es es, il rio ijt es 'p es ';
il n1 ~ ris it de taj t .son fils; t s lie _ ém u ,etai p ut-~ t1 e
j -Iie f m- e. l • qu~' or1 co - par ce te i
a1.rc c 1 il.ln , ommc o s u a· ,ibl qui 1 it _.trc époux
Jd . 1e t pcre re~pcc a le , e ar r·c . . le u"il donna
1 s, nE s ~ st 1 Ûr de a l bonl e r t de aire
ie i , n c mp r 1 ux dcsli ée cl je
doute que pe ,sonne pr'fc: e Riclielie11.
0 ne 5era. peut- .t e p e rouv .r ici le fragment
111ne le Lrc n rs, 'cr"'t de 1 inoTt d n1ar 1clal de
ich li u 1 r omm QUi impri e raT m nt de - r •
1· Ile lll'CU d 1COll ÏS2'DS •
, , La s . d. c s p I ais i r s s é
,, du a 1e c d~ - loire
.,, bo t
Ricf1e ieu il asse 011d -
Il! 1 elicu
,, . J 'l 1 . 1J
.
l J s ' ,. ll ~ · 01 rs i·bertin .
lJX Il ,
S. bi .. .
Il LfC a1m r cr o ne ;
Qu ,, re u lu
D !l' main nn
Il t ...
Il l li .. • ., ' U l t OlS ll I' lais , u •
I 11 1
1
,, .. 1 a 0 1 1 -
- ' 1 iamm .a 1. our le f \101 i '
1 )! Crai 11aien t bien 11l1 IL! a CO l
,.. L Ill ' Ji 1l 1 l DUL c
ou XL L s 0 T (lu
ALL
n ataill1011 d t 1 omp de cl1a ·f::urs
brave capit .. i. e a uec .s v· cé ·er r lier , les Aut icl1icn
s 0:11 t è·vacua c: e tte· - 11 e. r- is cl · cra· n te de p or _r it •
il Jl t a~ an t 1 e t1 r ul e 11 ri Jl ont u ,. q tl l ils - t
'I -
1 • m
..
qui 'a p ' r ~ t r l~s rc - çai ~ a ué 1 sefl
JI .J t ] O·D "' rseI ,. uus
l'en
plus e
isp c le passage_,
_an s fuile.
Hier la 1e m · sou ]es r1n ~ t ont
renversé lie , 1 · t tue de 1C ar1 ma"nc •
qui f11 u cée r l~ 1bre de la 1· erc f If Le1 troues
logent dans 1 conven et autr1cs mai on ... r li i_~u ~es•
a1 rand scandale dn cler é,. qui trouve la i1n nouv ·au ê--
te,xt~ de crirr COD re ~a r ~ volntiolrl. Fran~aisc.
Ho L LA o E1 À-ntf ter am 1 li
Un vai,seau Anglais, qui est entré à Flessingue, a pris
011 bord un pilote Hollandais, _pour ]"escadre qui doit arriver
de .ortsmot1[]1. Toute la Hollande croit main cn&nt à ]a g11srr _
et s1'y prépare. On a a gmenté lei t:roupes de terr de 15 -ommc
!i ar coi p gn1c.
1 •
Le b ta· 11on d s fé dé '1· de arscillc a prêté, iim:1 d rni~ r~ ..
midi, ur la pl ac de 1 a .. son co une , en t C1
] mains de
deux commis& aire de 1 un .. cipnli é le scrmr:nt ide a'ohéÎP'
jam1i1 a a11cuu roi ou autre despote , 1ous ql1tlque denomÎnLi
aion que ce soit. Ce serment a dû. être prêté, â la meme heure~
a l com ui e de a e"'lle.
On rêten que s pat1i tes q i tiennent da s leu main
fanlx de l 1e alité, vai nt formé de gr ndr projets po r l fêt
de 0 ul ' le jour d 1 ar1 et les oi • el u1un interroge nt
nr . e oi t un de clu·- · ui r' ndit · l 11." itpa
L9
,,
-10 '
!" 1 • 1 0 ION AL •
"''
P1.iSJDENC~ T1
& i: L It ~ R n.
lJ~cr ts 1tntl1~s da s la J 'ance dt merc1 tdi g ja.11 ier.
finance ~ pre c11t1e le déavoir
.n. te .d u le· rapport - ce qu1 s, llt :
ri ~ l s rop1ri j tair des b i lie t&
't a" 011 de c ours, ero11t enui:
c·an pour le 15 d e
mo1s "3 ma
. Dans de a is , les 1ci oyens seront tenus
, dans le ~ a· ,
m nie · 1 alit' , biÎle t e
ttre, sous nn reïu 'J a leur
maison de Secou s et de
llf
~axe ~n11n.. .. ..
& Il . Lë ci to1y ns des d ~ p, rtemcns remettront , huit jours
ap '~ ] nbli a ion e l p1esente 10·, à u.r distri t resctif
.. l .. t;dits bil ts d r · l mi e de 1 m iso11 d Se·
to 1r c il le11r en s ra d e1 i Tf' 1n recu .J 'Il 1 '· Chacu11 s propriétaires desdits ill ts sera tenu de
Je iiner 1 t an 1e ca , 'ï ne ache si~n :r, le co . 1mis~
sairE a eccion, d 1 mt1nicipa i é ou d Ïitrict q11i rec
e · a le dépôt ·n · ·rirf!. le 10 du épositair·e en sa préfi
eu ce,. 1 e ra te _ u pa '[ ] -s o m n1i s · i e es 9 cc tio n s et des
m tl ÎcÎpaJite S ~ de i-egistre c Ott '~s et pa l'"a p 11 é ~ , Silt l sq11els
:seront inscr" -s de iuite 1 et par le Cflmmii irei, , le nom du
1roprjéta.re f isa t l depôt de it~ b1let , la qu lit' quo
ti lé . e t ~ p e c de ch a. q- e b il et , in si q ll le n1 Q Jl t n t t 0 r 1 '
et s ra l1acte d d · o sign.é par 1 pa "tÎcnlier' E iL·ant le d 'pôt,
et ar (!5 commi sair s ; i sera fait mentio11 t les particu'""
lier' ne sa.,rent pas sign .
V. es dflais ci-dessu .. êc ulés, k citoyen
as fait le d' ot o d 't1nê par la présente loi ce tout c bour cm n . *
..
q111 n a11.r ont ,
sero t prives
VI. D ns les ~ heures api ès l'expiration dc.5 délais ci-d s-:
'
[ 85 )
sus énoncés , il sera dressé par le comité des ection ~ 1 1
mu11 .. ipal· c les dircctoi es de di _ t ic a d _ pôts a111·onf
u lieu un etat de 1 ur nlOD nt qui sera Sllr-le·cha J]P a lr s~é
-au d' ar -cmcn t de letlr arron dissern en t !I ~
II. l,e ~ directoires de départe et1.t enverront ~ans d "l i
] e à i t ' ta t s a 1 m 1i ni s t r e d l, in t c · C' 11 r q 1 i c n fer for in c 1 n
"T' ultat g' aéral pour ~t1·e remi t ss: ... tôt à la Coi1ve·ntion
nationale qui prendra te] ~ m sure' 'i ,. cilerra on er1 a11t
Ier bousEeJ1t
Ill. n ,attendant q.n,il so!t statu-9 ·tivcm nt ur c·et
o b ·et , il cr rc 1 i ~· sa d 'la.i , a , mi- i t e e 1 i ri. te ~ e
·!de 5o ,o o liv., pour tre ar l11i istri uée alt
directoire du dëparten1e t 1qui p océ . r a 1 ren b J,urse
desdits billet .· , le tout n conformit ' des l ix. ntè1i 1 r
dues i cc sujet.
Gillet, au -nom di o i ·e de fin nce e
l>lics, propose le dé cr l suiv lit ni est acl e.
. COtl pu~
La 011 v - tian -tiooa e , apr~ a 1oir n 1 T ort
de ses cooei ~ d -fin ne e des cou,rs pt JI~ , ., ::.u l
demande d11 mini tre le l"ï ericur' dé cr -tt: ce q11" . l~Î :
" Art. Je r. 11 atio11a le tj 11 1 à osi ti n cl t1
m·nistre de l.11nte1ieur, j le so. ~ c e
1,5001000 livres 011r up s de 6 ,oa 1·,,.
accord~ par la. l ~1 du .3 avril I 7 1 , pour 1 cr1 · des nfa11
s-trou vé1 p cnt an t lil di · a11n ' 1 ~ l.
II. Les yie1nboursen1en st:ront fait a11x 110 i a 1 '". c.onforme
lCllt illlX d' cr t 1 j 2 .. 1 29 ."111Î11 17 9 1\. · l.J aor
5 u r J a ropo i tio n u ce . ·te i~ · t ; . e , 1 •
CCI t
~ est Tendu,
•
Art. 1er. Les c ions ils gén''_ aux 11. ~t i ont au o .
ri és a donner (\es con1..1es in1. té .. a c l '1 11 .li-
R.UC malades , qui auront be oin ]e ptcndre 1 ir oa al ]Jour
eu r p ar. ft .. t ré ta b li e me nt s 1 r 1 c r ri fi c t des 1 en Jo. p :ri i ci~
p a U X ffi CÎ e r S e "' D e a t ta C 1 ~ S 1 Ô pj ' l 0 ll , t • t j e
le volontaire malade ; ~ c c tiEc:tt fi ra le · er s jugé né~
cess ire pour a guérison 1du v lo111tai et vii)c p _r le
CQm1nand n.t dl) b,taj]lan e le coo1n1 i~a • e
Il. Les conseils d' lmi JistTa :o don
tre de la guerre cles t: 1 és
1 a pré sen te 1 o i , e t l 11 i ad. 1 e s r c 11
de santé , d'après lesquels ils · 11r nt ~ é
1. Dans le& · ·01n gni s de l1· s.~e11r n ~ i
principaux officier1 réunis re1 pl l2f t
• • n1strat1on.
s a t m1119 ....
v rtu de
ffi it:1· ,s
v·. e mini trc de la guerre se1·a auto ro1·og r e
terme fixe par ces C1Qnff' ou· a~a i , :>u iea ce-ti c s
des muni .. pali té , vis' s al· 1 dire c tnire e di t ic t ., ·
ieonstateront la 'ce- sité de cett proro ati n.
•
( 6
Dé r l rtr dtl dans l .. ce u JtlnV tf ~
Il
2 ., n cnt·o a ·on l , 3\101 oaï le r pport de 1 n
co 1 t. 1 es domai11es, d '1C
• c t1 c qn1 Il
Ui :
Art. il a Con en ·a n ion 1
cla lio _ du 1 o a' ri1 1 ~ c qn
as s e [ 1 n 11 a l p r a
fra11tll1l usemcnt ou y
011onc ·~ a.u pr 6.t dt!
par c dé rc s d ~ 6 et 7
a o _1 ri l s ac dan r
la fernic g 'ne .3 des e .s ge ie
• anvi r g Ill
1 , ,r.s p oct1r nrs .. g ~r i1x-sy d1c d, d ~pa,rt1cmens su
l 1 n 1o·u1cia ions des [)répo ~ à 1 des do ai r1es a~
tio11au , po rs11ivron les rc t·tu io s R ~ pub]iqu
ra·sa1n rie [' exploit tio ilJici e q~ le 1ni rs- é11f ·au . de
111 s a .. t f Î L f Î ri~ ~, b c S a i t u 1 1 to U
:1\ c ... t '"nt r r ~ 1 1 lesqu ls entrera le
co~ '[ décr .
e
0 s
ai:
u tl
.., 1 t cr aire 1 r des
[ p1· ' de la ll.. e J , ili il li u · ] tlO ,ale de
tat CS tr il e
,,
a rre ! t c r:om
o- t~.
ndics e haq 1e .c' p rtem 1 cna
1 à c 1 i L r dt1 joui d
'c:rct ,. i1 llJinis r de co 11h11ti
11-cpind
11 s c t à 1 , r c g.i
o 1aine ,. a1i l ce ét L ·
• • t 10,venta re.
'{ ~ t rai 1
1 r .c . b ~ ~ u ..
O} n · e aJn nous aJ -
derni 1e t:cu ir q i ont éte r« du
· r décre ~
a on / n ion n v en cndu le -appor de
0 l COl 1 .. t 11 d S l t V ~ra C 1 Cr t ( t1 1 i_ I ~y Ja li ll a ac CUtÎOI
1 ci a e~1 1 ya i Lam t rit1i rr: , ci- cv nt com-
~1 t 1 o · ~ p r s 1 t 1 J u n a l 1 li s 1 i c t de S 1i11 te 1
enc pou oir ,. c tif le le E ir ett c de
co1id
,
ecre ..
nt1.o n at1" on le a tori e l'l1"'
, ,
encr& r n
a e ' <! t rr i11 va u s situ~ s ux B o
l , a rtenans u it hô el géll.é al i fl'em,ployer le
"
""
-
{ 87 ) .
11· e11 e provenans au p2-iem t d s cré·a ces, don e1r gre c
dit h.opit 1 , o 1 s 111.. illa11 cc s corps a minis tr . ti •
La C nv _ nt1on na ·1onale apr~s a:\'OÎr entendu son comité
d 1. ~na i e •
&t. ~:r. Le
.. .
domaines n· ion •>=- s Ton t ux
11t~o1 _ c ] , ~ c t · n I , du i .1 ~ tl 2 S
epter br 17 . er a end n la iq ~ .. d .. an 1 vc s :'.t
rai.x ~ la tresareTie nationa c t U.[oriséc a ·er et - c les
ma des r cc\cur de di r" 1c sur v L d m"ni r tu
des ,domaines nation ux , t'.t o s .sa r s sa ilité ur1 -aompte
ur lt::, fya.is ont 1 i ' ta s a uyes pi.e t c j , ti 1a[ÏYC:I
on été u 1 ront 1 e· e • audit ad ii t te r 1 i~
cctoire de d p · c rr.lcnt.
). Cet à ... cam t 111c pourra eJtc édcr la moitié u monl'Oi
ie dcsdit 't t de ft iK , y o pris l
cuvent a oit eté 1dé1 i 'ree .a .. 'Ï •( ' qui
cet eg i·d i· exécution ·d s ispo!Îliai s du ·déc.r
79 1
•
mes qu.1
r écltlmé ~
I juillé
La Con en io a ion c 1 pr \ ~ a oi - c e u e rapport
de so11 co r11i ' es fiua cc " , UT l' 'i [ t d s recet,tes et cl " -cnses
01·din i c_ e ex.trac dinaircs faites par l tr or ri n tio-
1l l d n le cou n du mis d d ' cAn1bre der ier, ti a ' té
i .. o rni par les commi!tsaires de ladite trcsoTerie , décrete ce
• • q ni suit : ..
.Art. Jet. Le contrôleu1·-gén 'i:al de la cai.s e de I tr r sor rie
nationale sortira de la caiss1e à trois clefs , où sont d ~p Jf
le a ignats nouvelle tnt fabriq11 és ~ en es 11ce des corn.
m · saircs de la onvcntio 1 1 de . o nm "ssai es de l"'a t ~ ore
rie et du caissier ' uéral de ladite tres1Jrer .. , j1 squ'a concurrence
de 165,4!20,601 liv. c11 as ~ i 11 s.
11. Les as i < na r sort· s d r! la ic a~ ~ s J.. t roi s c 1 c [ · r on t r e -
mis au caissier-hènéral éle la trcsore ic a io11ale qui en de·
meurcra omptable; ils s ror1t de!tÎ1 -i a em lacer a s 1.
c i.sse de 1 dite tc ' so c i
1 o • f.lu a t r c \ t in g t -o l z e 1n i ilions ~ ce:at soix n e-clix-11 u · n "'Ile, ..
t ois cen seize livrc:i. or T der i[ ïl _ tr _ l r _ ttc;
du 1nois de dec n1bre rl~rni
ordi1 a.ires pou1· le m êrue i ois
t .. s . i 1n t • D n tl dép c l s c
.. fixë ar le d L ·e t d 1 f -
r1er 1 7 l ~
Q' 0 • C n t soi x a rit c - 1 . mi [le six c: c ri rente - eu f 1 · , 1) o 1 T
les dé pe11 ses ar1 itcrees de 1 i go · i 11 t té · ~ é :a pai 1
t r r s 0 r e ri e Jl a ti 0 l . ale da t s c 0 i ~ d d ' c e rn 1 d. e - 11 i l •
3°. Ginq ce11t cinq u c ~ ix nille DHZ liv. p our e dépc !i
8 j
de 7 I, a r s OT eri~ da.11 s e
Jll
40 ~
5 ~'
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1
r n .... n ns s -pt cent qua or ,.e mjlle
l i 1 p o 11 T de p R s 1C extra o ... cl i 11 ft ires e
t s o tl ~ e n c.. J le a • a. d 11 s le
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su .. r 1ts ta qui
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X CU t l ~ ]l r ;j S 1 11 t
,ra f· ite an ca~ i t-ge 1 • r 1.
L r ro s -
s d
e1·a ar lui -i né , iu i q,ue pa 1 ~
J
la Co v n ion c cc i ·air s e la trét
du G" rssi r-gén 1 r 11'" e rai' e la i e r . .sor ie.
A 0 CE •
c rigi11a]c des r mi gr s J ou les émi r, s peints
... ar _ux- ll:I e •
( C lt urr p danC' t c lie
t 11 e ra l T el le l 1 l n à L 0 n IT\\' i c t
par l'ava1 -gar le da
clr s lep r e-feuille
d s toi ie , !j cr é·taire de 1\i • de il
..,
.ou 1eur
~ ~onnr. )
ec t1 i e ~.mpc l"epré: sen tan le i~ne e r lli ment des
S r
.. a11 1 t au de uj]e ies , 1111. e 10 aouc
ur H
, I'"tn ci
cl 1 .~ d So
ai 1 hzB !.
• on1ce , COlTI die
..
1·
c , trouv ' '"Ur e
~ .. J tu a c t JOUr11 e •
nommé de
11 volume
~bra·re, rue i utcf nille
.. J
l , l.1 u c e - 1 v·ers , rep -
' t ., se ri.t e , our l ere fojs , su . le l e~t e de la c 0111.e• lC
li l n ( 1 l n111 :J ... t L" , J l" ] n. e u~ z 1
l.1a ute11r 1
il ôtcl uc: • ' '" l. u 1' e11a s , -1s- l-Vli a 11 c
l\ en .
Ïi
R . T . Pa c 7 :i du o. 1 , l l a· ie lig. 'nc du c1 nier •' 1 i n ' 1 111 L ~ a tl t p r t 1. ' ,. r .. s ~ 1 nd le roi o 1 mo t r
l"se~ qu 11d l ro" VCl\t ,5
1y mon r r
1793, 01, t. 1, n. 11 (11 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 12 (12 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 12 (12 janvier) (Mercure)
l ttre, dictée ar un autre
f j, one e, l ré~ble :se
011 1 r ir 11e baron St ël e Hol t .. n
1 mb· ss.. au r ' s de la R -pnO!!!
c :Sl ël l a d ·ja
AL i ~ AG - ra11.ifvrf le 3o déc1mire.
hi er :ae a cntit c qu poi t es prépa:rat1f de prin c iel
· ,.,, li l:s coi t la Fr ce!ll L s lev ' · d r pes c ntin enc
s ~·1 g s, in fil i t ., 1 c a c s ~a _., c ~ l c t , t t ~ 11 te
Jlcmagne ! 1_ 11 mon\' Le roi de 1~1 .. us c a contiidéab]
cment augm nte" S1eS re fores. s"' b t i ns aes gard s ec
' 1 1 1~ ' .. ~ e11 i do .. v n c d 1 ;Br o l r u r
)c1 bo d,s d- Rl1in, ont e ordre d.e ,e mcti c e11 route l 2 _.
1 se Joindron , fort u trot1pes ax·on·n 1es et le o jan-.
ier ~ 1 ero11 t ld ., a i1 é ral lk eu tl1 1en pr i1Ùra
J. com1n ud . m
On r rpand 2
• Il ~ îl
e11 1 ai q 1 ~ ..
J o . co- art gcan , u1 i
qu~ 011r dédomm gec
l 1i Ûtt: l guc'ITC c
1 ~ le c t u:r Pala in , 1 r cet :ffi t , l ~ t
d
ouve ·
ll
. s u
utc t se-
S1 StTO t touj
• eio1 2 pas e
o i 11 di· a à c: e t ll o q i e
d1
• s De x- onts se con- '°' l " l1 t 1 l "
n d Ja maison •
· H~ - - C l el , a \l l
t 1· 011 ' i i· e e r ir.
lJ f 9 ne:t lt prtmitr j __ t1v · r
d D lD
f j .. ar _ JJ'
de déf r:nsc formid ble. L
1 CJ.U tr .. yin t pi c d
( 91 ,
ea.non1 ; lei lra cries
Cass l.
qui 50llt en avant dn v1ll&gc ac
'armtie de Beurnonvill a pris se1 can onncinens r=n re la
r c et a Moselle Il · ot1v1e tout I· ys jusc u·a Con arbruck.
e quartj r géner 1 e1t. hionville, 1et l'au. bulancc
et 1 i bureaux so t a etz. .
••
- 1 Il
~' pl •
Q11and lc1s rai1 patri te manil teront, avec un ze e uo
peu trop i11con i :ré, le 111 a1ua po1 .r 1 usti 1 ur , es.-.
c:c: t Jl.O r les lois ,1 leur aversion p1our le d~ 0 1Tgani•ateur1 •
t leur voeu pou:r l'ordre et la prosp ' rité de la :République
011 es a•c era de r yali m , de _ ol n i me, de Gi10
disn1 , de Brissot.i me cr de tous les noms 1en i 1 n
l'e i e1 c des ca 1•
Q..aan les méli e:rations e la Goa c11tion nationale prea.
dro11t un carac erc de :candeur,. de ca.ln1e et d dicrn~[é ~ 011
C } Ï&st!ra pas arw er plus e rois j OUfY sa f Îre naÎ i.IO
des se •es scaada eusc.s et ttt ultt1 i , , e l 1on au1 a de
tous prêt dans les trib i es ou l1ttrl
culer ou appla. di se le -igna1 qui
Q!Jan llopi11ion de qu l e1 rnt b1 e ·
f'.orte et trop d 1 gcreuse, 1011 l ur
/!; p'Pete contre eux , et 011
pot r la caur., quoiq ,itl · ai nt cour et se
la nation.
Quand des plain ts multip1li 'es 'cl î ont la Conv ntion
tir lei actes arb tra res de certain · omité , t q 'o·n ) aura.
renouvellé par des 1ne1nbrcs p11r et. irr1êp-rochab e , 011. crie a
· que c st une conspiraition , et on appeller c com1te, un
corniré de contre-révolution.
QJ1and un représenta11t du peuple , u cra a droiE d'éncrace1
· sa p ns je d1une manicre u ile et a~ t be se la R :
1Jlique, on le fe a dënonc r r une u d u
co11 e1l - ge11eral de la con1mu c le f ra citer
on roc11rtt 1r, et le proc r 1 r en se q11ittt:
l 1arrAt ' a it Jtè r v u ' , el qu ç,
QJ1.and on voud "a p r r u 111ini
s c · n1 r n 11 e , o 11 ce i s c · de le
er a d tOni les e1 lors · ne1ne de or ar se& acilil
~t ·ateurs. ..
nand des 'criV" ins q_ui c rbspectent euxnt
fait preuve dt leur· co1 rage ~t de leu patrio · !
pile · t e tai· pr· cipes d _ l1bcrta t soci blit' ~
1
...
et qu
ro..
1 " "t \.L Il
( g2
o t t tr • o te J y o ·te 1 s anar i1t 1 1 1 1 •
t~11r • on 11e m nque a P-s 'assurer que ce ont de r
rre pa rés; on les p -rsécutcra ~ 011 l s llénoncera, on le pro1-
~rira , ' e out ar in plus. gra 1d rc1pect pour la libcrt•
pen e t 1d'écrir e pour la sûre é des pcrsonnr1.
QJ. and ccrt in m mbr a _ uTonc éprouve des disgrace d~n•
!a Con 'e t' o 1 i ont ' n ,onsol r d 11 une S1ociété y i
ine ù l ce ron 1 s ho ne r u t io ph • t quan pou~
l'intërêt et la gloire de tte s iété · a endll des service
til~s et p1our1aient en rc dre encore. on 'eleveT& 1contr . le
sie.arnrs qui b yraanis i1t l!t la. subjngu1eut ; 011 aura :.oin.
c. ri;pC.ter IJ c l'on att q_uc la ;ociêt' en i re fln.s la'l~c . ~
c ubl1qu, n ob'iJ.StC!tft1 pl1 et pour q -c c l so 11et~ oie
enti.:rcment uril6é , on c a sera peu peu l s p t i ce
ui mnt ~ au _ genou d s id les , et qui o- t l'audace
e prim r libre cnt leur opinion dans u1 c 1ociété l _ rc.
(luand on indra ave@ éner ic tous ]es troubles , tOUi 1 1
d.rsardrcs qu'rxc·tent . Pari t1ae poignée d,intr1~=1n1 et d~
fac ie ~ qui le dl, honor nt. on dira qu'on v.eut calomnier
1ri1 aup1 ~ S Cl S Qe artrmens , f i e naÎ.trc Ja !;UCrre civile
uand P 1·i même dos voue tous se pc:rturbat u 1, On .crier
u ederalisme et ceux qui e parlent, n"y croi ont pa .
(lua t to:u les d«paT emens 1 tous les cerp administratifs,.
tou es les ociétes pa;rrl1oti ues se réuniront pour e pr~mcr •
flans 1 ur adres ~· leur " u po11r l'uaité de la. r·~P hliqu.c
t leu ha· con e les anarchistc.s "' et paraicroni ré10 li
aintenir le :reip et: 'IJ 1 lib rté et l'indepcodance des reréseuta
s de la uaèlon , on publicFa que ce.s départe en
ont tram ; s , que ces adresfic sortent de boudoirs d
M•dame R land. On n'Verra d s émi 1aire pour ramen r 1
dé arl: mens dans la bonne voie~ sauf à y recevoir l accuel
!lle méritent le rs -itre de cré~nec.
nfin , qu~nd d"uo bout à I' u1r de la Rrpublique 1 con
ec t de l''o1pini se i ra eotcndrc contr une o·x ntainc
d'agitatrurs , sans talenr et san viErtu5 , on aura a ço sola'll!I!
io~ de r 1 pondrr que l cpimon c~t d~I!nvêe , qu~ la F!ani;:
nl1erc r 'trompe , et ~uc la m1nontc cul doit vo1~ 1
·7 i pondêrance
..
ONVE T 0
p 1 c D 1 T Il
,,, l11
Our.r~ les ô c e 1 donl nou aYon
eance a Ctf J"Emp}Îc
:s: éri Uri! , qui d ()
1 rr: f ran51.11c • c
T 0 L
'
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du complc Ili r, a
oiili ue 'n éricu c et
• est-à·di r ,
jl,JICDt lie ,
ERCUR ~ 4 FR AN l il
1 UPPLÉME T au N°1J l~. Patir , 2 ]a vi T 793.
Ir I TERA ..,,
H111n11t i ltz Lib rt~ .. rê1cilé à ls séa ce d l au rl!lt di t)1cét
. ~ l lu1icli 3 decemb t: 1 ar le citoyea Laliarpe et i njri ie ,auxf1 ai
d l'a L._ 11 ~ ~ n ~ l ~ a f' o 1i L r ce e.
f
cc ouvrage a ' te flmpo E, e 1
•
1n1~
., rt que sa 11 au
11 1 c H;·!11-n~ ~ n'' tai c-j aus so
11ati 11 et ut c an t g errie , dr ssé 1
c Il μ i s o 11 '"t c c ès , l a t1 t i1 r
No,; an 0 1t1 rage, i! c a a t un
roduic s r u111c nom eu.. e a
d 'cer1ni r1 • les ad1nin~ ~ t t
•
rai· , et l, tcur très... a é e
flra.ndc civi u~ à la patrie: , a
e m e 11 t , sa n s . [ e n d r 1 c 0.11 c 1011 r s
e CCtt [e il!e .e llOUS p rm ten C
aux. Lt: po·~te rappcl]c }es ex ressio11s
aate, qui cndaicnt &Î ri ic le le 1an·. Ste e .i e a
uc le gén 'ral Bru s".V · c •• eut la a· . e s c ~.e sign
]s l 1oot d. ' et d:ios 1 . • t . • • il quss crc
il ,..
ou ne tra111er a cet 1 sol orgu Ei l
0 1 n - 0 OEerez, pas cett démcnc allie c:
D ID le silence li c cï'
& - ~ o n ~ cl i t ! . li • j , .1 fi r ~ n1 i s t o u t 1.11
os coeurs ant t es ailli 'u1 généreux. courrou ·.
l' lîront · noui dont. 1 . L n -e s1 !to:1111. 1 'I"
r.~po~dcz- au ou · 1ép1ond z ·ou' ..
~ • 1 . ous .Par i1n memc cr ~ r:ige , mo t t 1 c .. 1 c ~
man cmcnt te rible soul ré 1a rance •
t
tJne oisson de f · ériss-c i o, sillou , •
. c 1·e d ib ·te , vomis des b.n ai Ion .
- _.. cillar 'C\.1 m chc:T, ~~ jeune l1omPJ
l''tcnd· r s cm: , si . jl . er a '. 1\ ti o tl
asser i s ign l dé li \r
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ag sq1• mu a· ent la F1anc ,
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mémora le
t ma voix.
,o r p f vc tiges !
nt de faire une 1 r a1 on!
hc ! . ' _. . es on !
él rb on l"uo, D D te 11 et nt oublia 'S pas J1'autr •
c droit d u .. n le ô rc ;
11 t se il r 'cl me ; et qu nd tout et org cil ,
!;!ue ienlôt 1 fortune nllai chan c c cuil,
cncontr .. , 1C n ai• s l'immobil
t briser och Ill r
Qu ll ce va.st a mer e l fond et 1
11 c ur républicain et J i te c t jouit -
11 jouit , "1 c s t v ra" J 'h mani L • c i :
U
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01 lh t1i oin e 1 ur p tric
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pi1 I' p -n - nec
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UOl tou to d , ~
c s l'o ur -n 1 L1 t • C5 , ...
t • l 1Ol a voul i: t tu C VOi
1 .. 1 [ ! fi
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ce 'D t le c r et de c tt 1~ ..
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. c l c c 1.
,
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ran je, et c•esr ce qu'a e pnmé l'auteur dan
& 1te · 1 qui Ont et~ a.p l udies 3.V C tTaJ :;po1 l'.
,, troplies s
..
El emple trop 101 -t~ms ignor' sur l crr1e !
· ous vans lc1s premie s anctifié 1 ..
On 'armait pour le roi ,1 pou eur
our l~cmpir ., pc r l'or : 11.ous pou
uerr .
i-rali é ,
l'i m -ril.
am parez ux Fr nçai1s tes \"ieux béros du Tybre,
~ COil q éra S m l cr de i ur grandeur . ~lou .. ,
11:1 i ~ ient ~u y incu terra .é sou leurs c
. . ., l!urs ou sa1 nous s0Llm1s ; no lui
h! i dit peuple-roi, di peuple u
·eux : que le uô rc t u. S1 ~
et c: autllc s d'un cause i jus~ ~
sL le PtftJP E '11B RJ\.T.E a.
·n~al le n6 cléremhfi 1792 , l' 1 l er. d · ia
"it ye i1 ·• c ou Poë Cite n
l.A 1
de
lJ ne 1 ]a Li er é q ie o , s ;ayez r 1 ' c:it '
1
.céc l
m i , v·e:nt d1avoir un succès q1 eu. d1 o u\r r ~ r ~
1 tenu j nsq11 1
' prés nt. ] 1 i lu otr ~mn
u co1~s il-genê.ral d11 depaT ement de 1.o ge . L,cn ho, s! rri
l le c t e l c t1 r e a r o d LlÎ c · ra tl a 11 · l ~ n e Li • 1 o c c~ -
[0 'C11s. L s membre du con e [l 01 t sou C:lÎt o n taiA
: our r r' ·n pri .. , - le 1 r · i ~ ] e .. ~n1 ~ et ]
ra.ilnenc di ne û T}rrtéo, a "'11 d 1eo cnvD}1er d
.. ux o t1nicipalités cl d. 'part-ement et aux trei~e b· taiJ ois d
1~ os v o l o 11 t i r c qui soi t dan le a r m ' c ~ d la l é - b _ i u •
1 y long-te 1s q1 e j'aitnars vos ve s i j in ap laud .. ·
fait co L1 naitre c _ x-l' a1.1s un pa ~ qui ei t , ar e .. .. · _le 11
le sa 1 d ~ 1 a I 'b r é.
alut t frateruicé républicai11e ,
Le p ~é ·ide11t du d 'p rtemen
lttlrt arl cit o cta Lallarp1e , sur lt coll ~g~ ~ Fr
r1;·al) par le cito)·1:1i Séiis.
An qu ·a diser~us c 1 'flo s pe r.eam·
Broch .. tre in-So. Pri
m c ""r (-{ t la rr 1 cl a r1n
IL.
1., azu. A
lü ·.sic latin1 et une au re
ja1 ais é te que Ll ex pliqt
_J ~ i p c u s e q 1 . i, i 1
·e) qu et x qu ·
• Ili JC 11c e 1 tcn
...
•
•
!P
Ill
}
r; 11 equ nce reposé 1 sup !' s ion d ~
dans Ull nouveau d1ét11dcs in tré d ns le meT•
n i1 o I r ois. Le itoy.ee él~ , mo coll ...
, et supp ~ant ~ mon c,onfrcrc DcliJle ' c
c col 1 ci- e"i a t ro1 a~ s~ lcve dan cttc lettre çonropo
'"iio et ê. d 1 't b · semen t que j ai, dit-il•
14 zs rai • '-'ans rais n ! cela csi bientot d·t. ll rae"'
qtie c l q u j·atl' ua" s n ''êtait pas si mat1vaise ; car
\' :r& ire est ort loin de la c qmbattrc:. Il s 1y p..rc nd
P.t r 1} -rein n r~. J l trace le p la.11 d,u· e ch aire de poésie an.
ne et modern nati na le et 'trang re. 1 v:eut qu'on
r breux , et 1 i e par Je Alle-
:i • q1 ,ou. ui\ ant l rinci es u goût , lrl
aw"tc-. de to 1tcs ion t • ai~ qui e t-ce qt1i c ~cra.it
c l aj de p o ~ ç ~ / t. i n c 111b r â t c e 1 te s ph r
l pr fe~ elille ~-y a jan ais
u l e es ece eu li J,.,e citoy1!
uis q t~~J rcnlplacc 1 ·académic1e11 De ...
la. n ; e t se do Ll ta 11 t ~ j e 11 de l' o bj c c -
~ · p n i 1 d fa i r e , il 1 ' c ri e c n t 111-
i q r 1 n1oi : ' ais po11rqt .oi Loui V
~ s o 11 t r i t c o n e · ~ n -i s i n v g a - el a d μ 1 t111 ? ' lê
Sqit i je n 1 p a·r moi ue ce qui était
"' l' "' .. -, ~ I •
,
t ces
EC 1qq~ ·ta t q C J 1 pYOpose C trll\ r~ l et 11011 p Slll
1" ,~ .{ o 71 , C P JTI -- e 0 1 V i l • ~ ' 1 d 0 1 C J~ 0 i p: l l à S 0 n eI
1 s il q1 1 c 1c ci 0 }'.. c '· li. a é p 0 n l1 i c t 11 0 n p a a -
~ r'me t. Je & ·.s 1 j1~ der. o po r qu" u e u11e c le ..
, a1 s 1 g 1 re de c lie qu il rop e .. et ,il n1a êcrit qu
o T pr u :ç qu il ètait aussi apable que pc1so11ne d, rem ..
li u11 1 ce e je suis le preJ i r· lui do11-
11 e r U'l o s l ff r •
A 011 i:ollcrrue uèr~s ara""t \"OU air m cntc11dre c11corc bien
r ' iu , q i an d j ai par ~. d la c 11, ire ci J o i en ce la lin e. l l c s t
~e tQ ~te ~-vi en c q11c je n qvai · en vt1e q ,.e celle ou ['on ne
i i t a t e c} o e '1 i1" ~ 1 i q t r l a teurs. 11 , est p s po -
5 j 4 l q l l,] l . l p l i 1 l n d C fi r 11L T l C e d el 0 q ll '- C C 1
c :il l ui que a s te rce u m Anie qu,jl réfu e 1
ou rjr 1 1c q11 t r1ni a"t mon lan d·~tudc •
é re l r j ulta. de t 11 es les connai ancc
t q11 ·lle ~ Tait p ur objet de for-.
e 10 a'ttt 1 ~ 1 atrie 1~ c11r fajsant co11m 1trF à {on
er et les modclc5 de l,eloqt1ence ~t\ icune ~t mor.lernc ..
ett l ltrc bat aussi qudqu s aut J: pr positioas et
te1:r s it pa1 - la m"' c m ~ tnoclc : il se j. ttc sur ce u o 1
our ait t ce 111 n devr it faire ; en ortc qu il c t au fo11
rd.,. r; 11 i, q1 i n"' i :trié qu c ce ~on e fai ait
clern"er es 1ltat, ce pet. ouv ll e ne fai
~ .. ·a .. c t déi pro11ve c ~ux q c noui a dot -
, c - · ,1 j r c , l 1 es p ri t t 1 ~ n nu: s
ll ID - 1 e tl 0 0 S J " t ' r t U I
•
( g9 )
e miol tre d 'int,ricur a. comm11 iq _, t1
on re1, de laqucll1 11 résulte que l ou•1cr m.
~é'"cndu 1' pott tien d · bled d,l1la11 e p r rt de
raocc. Cette aft re , .qu· annonce une rupture comm ncé•
a le min· r s de L d s ap ~ ten i · a co it ' · p B1•
11),tiquc j en . a • té
ne veu . c it a l Conv • p 1r s
• été d.éten11e douze jour · e sa11s a 01
~ le ou1vcni1 de s pte 1c. lui
achoc. qu pou At . ~ g
Bazir• et du comit' de s r c'ïl e.
· t rai •dt. de ,
Il Iai11t u
en se p ,que dc,s c pti ité r 'vo ti 111111
De II c , c qui t · t 1 r l 11c • d la l
tout détenu soit in crrog ·
de &Ûre te gE:n 'ralc , de lu·
l _ n ante • 11 e r n oie au ili t e c rr1 i · J
nUtrateurs des ostc:s , qu-i de .ir qt1 .1
des brui q e l'on i·ép n contre l ur a ~ni11i "tr Lio i.
Le comité d na , Cambon ra .r "
l'étai d rec~tE s et de d d d _
,-cce tte dcvai t ê tr ~ 4 · millio s elle ' r: ·
s
cit , g 11· -1 s ad · p . extr ordir\iiÎr - a ' e mil--
lions • et avec le dé ic:·t cfla orme un d.ffici 1c total de 160 mil~
1·.on 600 n1illc li i m ~ on pa;y ' , d·
tro· mois pour le eu te, ~ 11 illi i s; l' ~ ·
niée, iS million . Ce -p~ - '"ai 1 r 1 i ire du m iO ..
istre de la guerre, dr 5 million pa mojs , le n1i1,. tre s'était
donc bien troO}pe , et cep nda no · ai- , s o 1 t l ft n ' e dé.-
nuement , Jcs dil pidatio s sou dei . e n1 11l 1ir ir.11 , la corn 1ta
bilitc des in éz~ cur1 c 1 raticab e "t c 'le de _ 1 p · eu s n c t
r2 xéc , 1 1 r illauce du on it ~ pa o 1 . l' Î c , 11& nt ...
'"li encc ouv c ]a, p rt a- - abn& , 1d 1n·1 ra i 11 1ont dé.
org 1JÎ1ee· , et JSÎ nous ne sorton de c de ·ord e, n u• e
po1\vons plu sperer de fair face i tour.
li ne faut p· c: a· e ce nda1tqt1 le 1 it .. ;
mn peut crt r de no 1e ux a ~igr1 ts 11 t•hy 1ot ~q e ex-t •
Jnte encore de de milliards 1 e 1 i etr n r OUT qni nous
la ucrre npus id ~ro , s1.n1 do t1. ~ n p ycr le
c que C11s in s a dèia -01nn1e c · d'r:~ê eu ter~
a n1i par Ir proj t d ~ d- 17' qu~ 11 avon
a di t 11 • ion v i d 11 j rn n 1 c ~ es p w ts
hc d mo- n de mettre 9'.~ -101 lr da nés
i d i à u 11 s 11 I l 0 t ~ t t
i es lo · a it 10
l
1 &rou ecs.
c~ l' ' ~-~-"""" ___ l~
.,
l t pa
•
( 94 )
·u ait ppUqucr la mentio honorable l'intentioti de ]'au..:
teur , comme cc a e E it tous les jours 'I! peur !~hommage
d' u r a s q u.i 11" _ ai été l 11 • ai cc 1 u i ·ci c t connu , il
ire l fo1lc t é~tr. ·prcs ce débat . la n1e11tio11 hono-
%1.hle c. nta ne a C: clam'. Plusiettrs :; oat
11 é fa · c _ e u 11 te n d r e ~ Pr i c t r a' ait
• ma v i
ris locrat
louer 111 e
antre la c 1• on
"' A • 11; net 1
• de la Co 't! t1
YO)ircr le tout u
1 ù l"()n trouve C 1 s mots :
: 1 disait qu'on 11e pouvait
11 on , ait s ex 111i c. ~ i or arc u.rs
honor _ lei r _s ai ne, 11 tJ blf: .. :.1 s"a~ic
e te q rc l lc p t r e i celle
EI Il l s d.ébat5 se 50n t tc11n'" r1 é par rcnco
''ins u tion publi
Co te 'a cc ·tait de· ti ' la nomination d n présiclent :
'I r 3 5 6 \ 0 l a 0 b t !24.1 • 1 ,a é Ce 1110 t lamé
·r ' .sid 11t. l d'Eure l Loire ) et Gorsa~ ont
éte ' l ec ' ir~s. de 1 ëancc: 1111 membre a aI1-
no . ' •,. ~ 3.;ll - l du ! gén era le 'I que la veuve
Bu11ald , do t jl 11s la éance pr ~ cé1dente
, ait en lib . ' qua
c a 1 o tire •
p - ' ~ CE D E 1. C 1 A u X 1
S 'a ce u ve dred.i I
anucl ec étaire , lit u11e le tre de rlin de Thionvil11e.
nvoyé en 01n _iss· o ustinc . cr lin émet
on v u ur e gc \/( ; il demande qu,il
oi cond m1 ' à inort inpt xéc11ti.on du jngement.
a Convention ordonn 1'1 pres5Îon de cette lettre.
Les dmini tr teurs d j tri t d 1]1âtillon instr11iscnt 1
o ~ \ emen qui a eu lieu dans cette \/Îll~
u · la p bli t" Gn dll r Ale de la contribu.r
lann ~e de i791. La 111u11ic·ipalité a etc
in i 'e. u ieur de ses m~mbres 011t eté malr
it ' . .. La ~end. rn c je ss illie à coups de pierre. Les
Iév ol te 011t o s5é · ' ditieu.x c 011 tre les au tori[és
, 1 1 t • es d n inis trate11 TS dem(
n e la ui ~i11st1·ui u tribunal de Châci
01_ 01 re les ~ t envo ée au tribn11al de 8hât-
caurou.. • C l e c t cor1ve rt en motion et de-
1 •
1 t ·e.
Une lettre des corn j aire à l arm 'c d Cu tines, datée de
a nec l 6 janv'"er ~ ann nt:e qu1il est i1nportant de fournir
t ~ le· ma asi :s, d le ·er de nouvelles troupes, •t de
( 95
tes h ill~T s nnt'mis SC! asse b e t en rand no brc
l!t le O 1m" 5 ai ~.S aj utent ~U tl moine t OU Ïlli ec i f!O[ 1 J
color el H 1r 1 h rd st a ~ p ises a ~c l'c1 ncmi - R n
O) au comiti. rntlirru e.
L s n1"5s "rc i i] à ,St Domin ~ ont isit' l dif
fér ntcs 'ill s de ce t! colc · e po r y ameut:r la paiK.
1an uiJlj' 1 a -to 11. e 11 , les c
"' miss ai r c 8 1011 t t t ~. in 1 tés .. ils n" ont ... s p e c t cr 1 1 a:
u 01t-au-pr"11 c , l y a b au ·oup c p 1io 5 .. on y :a'C
disp s;: 011 l·cr le i t~ p ' la Croix- ux- ouque s
o t la n ; 5Si ~ c rall. c a tour dc11 utorir 1 cg· imc '1
t , 0 b t:Î 0.. 1 i 1 •
M:i11~ cl que ultic a ajoute parpost·.scT· tum, da. 1
on o " 11 i o 11 u ,. 1 r o - " cl u i d c an roi ,. q e 1 r s c cr é t .. r e
ti l'o.. r dr de la liste pou 1 . parole' e f v ur
nx qui ' 1a:c1 t o r Lo i .. r-Vl ; 1q e lc1 ~ pa iote ctaicnt
1 e la tr"'bu :ic .. b c i1· la pa · 1 il f lla"
s 111 1 ni ' e sa femme.
a ré pond da cr e ut~ tels que
er u · tian i c. ient in'" 1c ti é c 11tr l
o ,, c 1 ~ a c n di 1 n q t1, i 1 e, ... i t 3i i un p a r ti d n - s 10 e
tcil Après 'J.U qu. d Liats, l Con cntion pas -. N l'or re
JOll •
es d' utés dt p -p)ep ouverain de - ,. CE on 't' in ro
d Ï[S dans le ~ein de I,ass emblee · ~1s pattent le
ce pet pl l~ l , UllÎO[ a la Fr· nec. c ttc l
. te
a }1' 'e a11 corn di plo1natiquc~
es d ux d, utéi oot .rê~t1 du p ési e I aiscr f: a cr el
t 011t prj · lac à Ôt · '9 lui.
c n1inis re de la m r ·n pr sente l 'ra ide n ' ·oriccs
v 1 s; il pcn. e qa l t1t le tenir se ir~t , et 1e pi:1s en do- ..
n r con 11 i s s n ' n r i s . 11 à n 1 3o j l l i e p 1 r
c · mÔ ne l s dépens: s pour c d ' a c n SC
1our l'ann'c 7 3 à , millia1 n~. s vai~ u.
* i r or · ~ or r d r . c te Je p de_
1 sq 11lle la France '1cst poi j en gue r iO 1C :
ie ivo c arl con1ité 1d. la inari11e,
La 011vc11tion a ren L• les di ret sui ·
La Conven tian nat .. o a~e, prè ,. ci
e sen. co11i - des fi11a ces, sur pr cl
e gin '1al Ci stines au · 1pl habit m t le ay·
e[ - cl i situ ' c11tre le R1J1n c[ les mari agn
u r 1 i v i e r à p t r 1 e 1 r rai n ~ f u r r r
rées ans le maga.si11s mil"t~ j e ~ de la
'
, lli em 011" _ c t
_ n tru - - ,
et au res d
'
evront en 'cl1angc de econnais an ces
q e , cc y ~ •
sibi S1
men[ d damai 1e natioJ1au:s., é crc :
Convention appro ve la proc ~t .
u 3 d 'c mbre d r i r, lie le · nge • n
·- ·-m gt u. mini 1r l u r 1 U• t: '1. ta le
..
Eonr 1 e1 t ut 1 q i • Io 1
ladite - r1oclamation. recon ai1 ance1 qu'il
fait c édi r pour 1 ur payement.
1 Le m·ni te de g cr_ a T"è avo r 'rilié le ét tl qui lui
rc t atlrcsse en enverra une copiie avec son avis à la Oon••nt
il donne a les ordre nécc ·s 1r~! u commi1s ~r~
ordo 1 ra n 'iJ n r1q ·ite le o ta t n or on ance ut
le pa ·eu:t de 1 ar éc ~ p:iyalilc u prem· cr mois e dare.
l I. d r is c. imrssa1 re~ de la tr r o e ie dll
mo n d 'a qui a ie11t # ' arm ~c , afin que
es de a~ _ er. au pay de l arm 'e, les a 1ign
t r en a quirte Je monca11t
L io al 1 e o on ité e la uerr
ccorde sous la retenu de 15 sols ne
l s u'il 11c le fS . du , ctl e qui fait
il j .- u ,. aux rdc oa ion n de 1 ville fron
1icre& et - lui en aire le rappor i ccssamment. et d.e ul
· dt oi -ra c ia c a ance ,
g1 Tre cordé aux offi€i 1 , 1 quelle
ci rs qui ao t rc~ui1 p r l s généraux.
(, L Jui I t èl tmain, )
- "
0 CE S.
Journal Je fÛtarrt • a ec lr1 ttrenncs ; au cl101x d'airs nou
, fran~ · s , it li n , , c compa 1 cmcns , mêle de
iecc1, cr·c. et . d ~dié au .. amateurs; p r Poli o. Se. annêc •
. rahier. Chez r•autcur 'I rue Tiquet,onne ' n°. IO. et en
pro in e chez to les r c1teurs de os te , nl 1 ch ds de
mu iquc et libraire e JlfÎ e la 1ou.sc1iption rlit de ~o liv
ort franc~ ~hai;iuc c01 1u !l iv. 10 s h. Op aou cnt cm
t
r eu l1 est piquant par l
1 Yiol n , de ié u am teurs, p r ne 11oc 'té de"
cl i i ~ 0 l I e, ; par 1 c .. oycn Ca bi i. On
Parts rz lt citoyen P rra, com1:nr: ci-des lJS. Le
TÎ 11 bonncwcnt. 1st de 2 i . port franc On délivre
11 cah et de p 0 e le 15 de haiJ. UC n: ois.
• a u s -· • ·- b. • ..
Le u d' honnemca esc hôt-1 d , l 011 ru de
.. . 0 ICYIDi.
ll faut envoyer tout ce qui con~er.ne la litterature au citoy.im
arp , ra. du Haz•rd, n°. i.
c tOllt c~ qn .. c:o11cer e la partie ol.tique et l ré~
~ c at' , Q111 de •; Tai'b at
1793, 01, t. 1, n. 12 (12 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 13 (13 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 13 (13 janvier) (Mercure)
"tr un j 1 r t r è .--f u •
Il 1n1 e J t e
p · t i ê_ e de o t
Sllt ,, l
, 1 n - et. rr t l
1 s les m }·e i
1 l ; l' c
r c tu d -5 t o ..
pé atians. ais si, m 1 é
r.11cere · rcve
lu r ,e en~cr
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c n te s e - r t 1"' - & r
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l'"OD t ~ rc 1 l
qu rtiet"is d -.. v eT dans
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tr ne l obris a c la CJi. Tc ~er 1t-ce pa p~n
1 co 1er - vo, u s les d · 01-g ni&ateur 1qt è vous. rcu
ez· e lus? - ~T·e o di que cc t enrzo e là un r
1df Romand., · our rc de d. ux l s vrais a i d p~ 1 pl,~
c asl il f~ t a.von r qn ce · oland - f i u e - e t e
o 1- li s - ue ce ar hi es s.ont les m illeur t le
plus ·bauds atriote&1. - Di es les p us e " ravaa ns o lei
lus cri le~. J c n'ai j amai vu qu ,il { ill ·r1 e tt e le eu à
1'9 i OD DUT l i ux. ·on C?\"Cr iet qr c - OUT t 11
[ p UV(J
trio ti . , "' 1 [ · 11 e av j 1i r 1a C on,~ n t "on , é 1C c 1 n tr e e s
a t or i t 1e s l ' i c · l c " ., ou le r a x : t: d. s 1 s ] ois · t pl o . ge r 1 a s o -
· ' té dana un c:ih10 t.e u'o Cl en pour_ t ir qu T un
s.ion ea sp 1 - ~ 1n , -- V il 1 z 1 ~ les jo rn ..
1is re .. s 1till!ce ma 11 e i le - jour11a i .. tes ont rai on, t:omme
l s u·r de 1con1edie~ - 11 ! nous 1auronM bien y m tt1
c dr ; quand 10 s aurion c ia é to·us l s ~ ouTnal i 'tCI, fai .
1 i e ou c: 1 s p e i tsl a r.. l o ha es , n 1 o y t ou l c 2 :i ni tr1~ s ,
fi 11 i ou d1eplai sent t ·ëivo q11é 1 m aj ori l' ro ue des
:reprè sen ta11s u · e pl ; il faudra bien alors q11 la Franc: fi!
1C11ltcnd.c raison. - Ma~ i l l"bcrt • de_ peu er et d1c rire !
'D 1 e oi ri e e p user. • . . • • ,. • ~ue corn c vous;
a: " nou · n, U'r détr ·t les ccnseu1·s roya x et accTdolatlit
qu - our 1 re 1plac r ar 1d"a tres nulle fois lu' te •
• ~ 1 1 Jt • • ;> c l i ~e . · 11 .. u n cr vr.z e'"' vou s ,. -- - am nt tlt er
antre de c cnt jo r t1 .. , 1i partent CHIS le jo1ur de
Paf'i.· ponr aller ' tr rcr 1 opi1 ·on dans l s departemens. Le
n10OEndr de c joura. ux a u i11oi11;> 4 ou ,5 oo abonnés ,
q i l n lire ~ 11 e vi r taï ne lc1ura am ; ai i v oil!
11 ~s e n il~io ~ 1 J cte r quis m oi onnent cha uc jour;
le moy n d.u r ' si~ter à c tte 1 ass ~ - Con'(enfz q e le uccès
de es jo rna x. Jr uve qoe Je pri11cipcs q '011 y énonce
c t l 11 o 111 b r n · ; ( o y z - n l o i , , i 11 i on q tl i e
a r l s i r t t o Hj o r '-! J a 1 s i c q u" à
·. le=~ homr es hnisscn- toujours par bie:t;l jug r l!
tèr~ti11 ~ ~u' t\ 11ous lajs.se · crire et a ler seula,
C ' U V te 13 • i )10 . • - 'là, 1- Ot : OU
1 oudri z o·uv ·r r se ls , administre lJI aire seul a
constit ·on, avoi.r seuls ·toute 1 S1 F ce! ,1 diriger ..sen
l'opi ion. _d u , on cher 10or elier ., \/Otr~ doctrine e
fr· p1 r ç. - al - "nio1 i u le rola.ndi t!, giro -
di te ., h zotj ~ bri o i t , fé -éralis , . . . • • , 4 Ce di ab
d bom·me m'a pour ant cmb rr ssé a r c ses raisons 1na1s
ro11~ Je déno cer. ,
..
01
• ONVE 1 0
,
0 L
p Ill E S l D E c ! N ! A U
du
, .. rea
L di r c.:: o ire d d f p _r t n1 n è t 1
_ d in i _ .. ' 1 b r 1e :
il s, e t p 1 in t 1e c I! u , d _ s ~ l r ~ c
adrc · de 1 ~ 1a1 · men· 1 1r l · o l\l
tio p li b e , ari ~ ~ t
. ,
ODIL 1 C
par une faction ; · dit q . 1on e #a e le de m, r p ' rl -
met ; ':)Ue '1 ~ l y a c! s a.rjita u~ s i la
tion, il aut la onteni ; 1co [
ll-
P r~ s : c m ito -n , il 1- 1 e ,.
1 les err ro t da · ' iu·-~
ner le tyrans ' de m int ni rbf ..
c pré ideat 1 ur répo1 L ;
ledirectoir stadmis . 1 ce et "' n[i n ,é r ' te
) 'C n \' 0 l C\ e f' dl " e a 11 · _ ~ } 1 l t t 1C 11. ~ rw 1 Ï . ''[ . , , l V C U n e
vi c iscussion, , dont , ocl1 i c· des c.;~tl"'l)rcns s dcpartc
· ns st la 'raie ca obert d - n 1 u.~cr1 1n I' 011
a.*t ]c co11rag cl abo1d r a q 1 ir" on ~c ]a f rc ~ p r ni nral ,.
et q u , c r e s oi dl c ut ~ (! le 1 1 de 1
- ai n ~ c 0 Il t 10 ll i 1 c s
• ret' s cl" , directoir ui o:sen t or luon r l' n oi L* 1 c•
armée sa 1s l or 11 e de ~a C tl t c 1n an c q 1
1iLs s . ie1 t
re 1 oyé a co11 ité de :sûre t' et corn uoi(]ll' , ro111
les dêpartemcn ·i Roul1ier 1 s ·ust· e • dis nt, u_ 1, di ..
ecro·res n1ont fait q suivre l~ voeu d peu I expri ~. --ar
un [ot1le de comm n s t cl -oc· e és , 1 ma~1dp la u
T ' alablc. R1ba11 ain t-Eti nne :JJ 011tc , q·1 1 renvoy r les a ri-
1 's des dire t o îi-c 1 , u a c o l i te d, i rdp rob a t i l , tr. , 1U
Jl y a. point: envoy, 1 3rT "t f d~ · cc ti1o'nS de Pa11' qui o t
ala1mé les d ''p rtemr s , ce ·erait a- prouver le . N clion et
improu.vcr 1 dirc.ct,oir s ~ · 1 mam1d ~ u r , , -1
out ce qui est 1 n\royé à li Con' n ion pa~ les tlépa te
me s, soit i1l iim· t con: uur i 1 ' ·il · 11cJu 1 a l ....
dT sse du d 'pan m nt de a -i. soit imprimêe , t q u on I al'i"e
à l'oidre du jouP sur l propo~ir:ion de Cauc 10n. · · Couve -
tion 1décrete l'ji1np s· o l,a r s e ~ t ajour~1e la q te ti
1 fa e d' 1 rt lf ll l , :ipi·e~ j 1 o ,; ·.
ou thon re1c · la q · 1 l- le 11 li n arr
tcment u_ Ca11tnl, qtoei, dt , a o
our marcher , i ~ f i e _tt\ ic
,, 1 tiou. ne a1 tie de '- se1nblée
Jl rab I~ de cc te c:o - d 1'" t _. tlzn d
11 vrlye.z au · c om .. tes , 1
e
\ 0 t l · Î V Ol &
.litlio.. ........ n !uro i uc
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É c1 e I i élcve · t co cre P ri : va·n.
•• ~il~ vienne taus e P i· con rc 11e. f ci
le d ll L ~ t! 5 d r
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e cor or n1 e , q an, ' k bu s" -sr P.cr · ~ b bieL1 ! Je
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.. 011 d s
L
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ujo rli h i que force dé artc:-
t1ss1-1 O' t J g1 (1 e m jori tt~ e l~ .so
r r c ~ t 1 1 i m i e~le
s" t el -ve cl b ' il ·ta"t tard et l
n 110 di ou l d o o
j ur é t di c .. i l1or de 1
d epart~ n1 n · , ~ès le j. en js 1.
dl vendretl" s .. , _ !L [ J
.
i r.
con cre-e la l ectt1re de d"" s a rc '"Ses
de 1 t le j
'du
d LO [ 5 11 Ile Ol ·-
Î t e t l r / pr s~
ect.n e e di ~ r a l r
le olla d i o t b nd nné J .. c 1f c lt
( o3 1
la jlle e Vr.n1o. On peu e le !tathouàer a ordonnt cetr
• } 11• r "' etr~ tt_ o r , n re1· -~ ns J t rieu .
Un 1 ttrc lu g r1rral C lS tin a p c11 d ue l s Prus icna
CJ11t attaqué e po~te dt! Hoc} elm, à la faveur de J,obsc ité
rt du m u.vai t1 ·1ns ., il. ont ur , i1 e tro es ui comrnan.
d i~ 1t e p · t leur 1ont en]evé quelq 1 ~~s pi c ~ da c2
ot • C pe ~ u d 1 p 'bli e se sont ou~
crt tin pa at à tr v l"i f: t _ri en1ie ~ 1 t lr1" 01 tué
beaucoup d.e mo d"' ~ De notre c.otè perte n va pa a
e , de o. eJl d s P ~ s"'ic ~1JS considérable.
~ r v t os ~ CusLj e ~ 1 exn
a ·oi.r p 1 veill ' av c ur zel ordinair •
ckou 1 I .s a1 ~s en v r u 'uti rdro u comtEé
tT 1 r 11 olli~it 1 Co ve tion d 1 pro1 o e-r u
o re. On fait oh~ ve1~ q , lJe 1 1,or r du jo r
es ad · i tr te · · _ u' r d.e ~ ~
Conventio 1
. iT dans lc::11
let
oeo ,.
OID Dl . a1r
la 1n j 11 o
gr
ha ,i
.. . .
c~ r e H - s /' 1 1 c , J o n s
instant, u dé ~ 1C,
u 1e
D or@I
o 1 me:
ré ra 1 ·t a i 11 t: u rs le l jeu, de s c s s al c s ,1 s ~ rm
1 tt ... i en , Cll G_I d l,i11sultcr, Jf ·'-·- r nt~ a arme. ES CÏtO)J"en .
, as ~I .n b le c ri ; l r · s 1 a t l d 1
• b ~ r t i 1 u t -~
1c f r'cc arm à Paris , p10 r y 11 ·in e ir J liberté
1' re é de l onve1 ti : tt 1 tic don11e ujet qu
d~bats. La Conventio11 les teruij11e en rcn\lO)'" nt la le -re _u
c 0 i t - d ll)"f le ·1 ' ~ • le ..
· es 0111 ·e l Con· ntio t a cc
Jeu r in · ,.. ~ i an e t t r n. in t: e ; u, ils ' o 11 t s c ro e tt e
1even "r ,\ Pa1 i !! Ls ann c~1 t q Ll l'10 ~ lr st a
:rétabli~ qt11Ïs D·Ilt i1r;s e meiu pour pun"r les cou
des d sordr qu~ ont éte co ,.mi~. es old~ ts b ûl u_
ttre.
Le re ... e ~ ta11s clu pe t~ e SOU\'
ten t d la a ,~ 1 tio 1
C t:tte p,é titi 011 est l. 1 .v
1 uj t , pl 1n !) ; e T f ! Jll n b ] S S r' 1 1 r i g
d Cl'"et tl..u 15 decembre : il_ dcm n
2 .. În d
c ec r t
~ é d.[41 11
t de l ·
nt qu~ ]
c
r "' Ulllli . l
s
c
il
1
erre oit nu d~ en rc co te , séance ~nantie "J tt d
cxccu . Oll tl CC ec t C du r de l1
8flVOÎ des l:OmmÎ •
. j es a Il l l r fll que~ c t tlt! r " . t d , c t etee fll
uc l du mj 1ist c la j11 ti don 11jet au d 'c e
Î\ ant qu· e rend s · r l l ·o o 1ition de hu iat _
l~a Co1n cntion, natio al dé,crete que le po voi1· rxécuti
11rcndr r le champ 1 s me ure éce s,aires p ur faire trana;~
'r1cr ép l t a11: r" d11 trj,b1u n l ri min.el d is les o ze
c· O) n d ' ut ' à l 1 mb1cc l ' gi la ive t t. d 1arr ta--
.. 0 fl ,' P.· ri1 tn Dl an da ! d -iiv res commi~s • O
de douze.
Ordon e que :fts,di s tJnZe' d.éput assignés
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t sans 1 01r COIJ rn11 oequ r.
10rdo o c: 1~ co "të d ot1z 1ein• li tribu11al
imiatl copi coll tio 11ée et par ~le ct!rtifiêe conforme ~•
·1 t .rrog roirc_ su~is i s ~ommiss~on par· le onze d.épuré ,
t egalement copie coltatiDn'll e de pÏeCCS relatives. 1&cf•
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1793, 01, t. 1, n. 13 (13 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 14 (14 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 14 (14 janvier) (Mercure)
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Source ga ll ica.bnf.fr /Bibl iothèque nat ionale de France
1 1e6
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... dans 1 Il
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e~ que d,UD mo ent a ca1" s de l'Etat.
N 1C t 1 T & :a t • landr1J, 11 5 janv·cr.
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21 r Jbacc 1 de 2brulo1
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1lcqucI on. s p10 e J _r onne 1c1 cnn1mis la•
lu c 11 1 .. t
icil ex· cuti 'Fr
vention n'es d c
5e no ~ u mi . i 1 Con
l, xi te ce de c _r ite , dont linu
c: de ma " at ur de la vieille
ipla1 icA
a 'On an d · f Jre con 1tr~ avec exactitu r ra , t 1~1
r l r l ~ r t ou 1 l J Q s ~ [ d . u i an f: lm
oatre 1 Fia 1 ce~ L'obj t ce J oul*n. l 11 en fai U!l d.ea
o l 1 ut1·e1 motifs. ois voulons
i n. .. s t t pn tous les Fran ~a ..
de 1 al i r t d Dublir!r -11 J l l TS1 div io , leurs querelle
de pat i po r combattre l 1ennem.i commun : Joire le r po~,
l p ]. en t, u s i ex itct
rel rl d · s F u r :sa te 11 • r
la 1 r _!l s r·go Y~ scm n
.. • il' s , q L u1 t c t nos arm~c 1
· . r 'dati ns se i.cn "opprobrfl ~ . raL ais , to1u c.1ta}·c a e
u c r.,L ,l a 1.11 e
n , c t' a1 1
ll la. t l
u ~ .
1r1r1 d.1 IJumou.ri r a (1 pré irlt 1 t l'• Ili onvtnf an.
i1 , le 6 j li; nv1er.
n, a .. ~ f Il ' ~ 1n memc: rna -ante ar1gne . par un tra
et plus cncoTe p r le .hagr·n ,, ne eût as e1 g· tJé
n congé , j l' - c llicit , a 1 11om d l
lant pour devoi r le c us s de la
siF -· '
ên rie de IOUt ! l~s r _é· da Ia Rë bliqu t onr
~cnir prepo er le yens d muit''plier nos fo 1CC · ·n ~i on
c: l"aoum fltatio de no
Toute 111 ur, pc " rme
qi el ue têtes i iiE ~1 )'d
prés ,ntent ; nous les bat ron
d.· g es ,-=n[ nts de 1 li
li
~onclltoycns
• 1 rme ; JC SUIS ur
p gnou d l r 1 r vau. 1 l
iO Soar Cil. ..
O' Il ou1, avon! a.battu
e ; d' utre,s t"" c
encore , ou not1 mo·arT n
ls 1011 1 sen imens de os
ar nt· i c ,ar j,ai ' té le com
da. ers e l i ~
L 1 ou can d.a g rs &o t l · · e eff ayc ; ma·
ont be1oin de v ,.te en- , 'ar s , de: ch vaux, de ub i r n ce
assur r e ; ils D 1 0 t p bcsoi11 d1e rag; 1nt:: i m "s on ur
doit de r'com - ll'. :v1 ,~ u-ru a _tbeo· · c _ tec11~
6ance. Vot1s e 1CS les e rf:s ,cn n1 de ,Ja tien d a cette
A cm hl ' i il le Oin l ~ c de r ' et ; J ur,1 fonc1io
sont plu.s pénibles 1qu-r lis, vôtrc1 ; et il ont plus 1 · e. ~
onsa.b ~ i t ' la pl s terrihle : la me . t c: t l j uge1 eo t inH ible
de la o&t • f.
D leur ~loire et, de leur honte d _ ~pe. d le 1 t o l ruine
de la patrie : il1 ont d"n, le " ro·il de ''o 1 dir I· veri ' , d: . i., er tout c:c q11" J~ur 1t néce1 s 'ire po 1. agir vec s cce .· •
eu de renoncier au. commao en11e·nt ~ et · · · r D[rer 4 JlS ea rangs
m 'mc im ·t s sol t 1 si 1 1 ~ e Oll le rs oies i,1rcs n'a t
pas énerv ~ A t1_ · _ore ~
D 1 la rri' re p ~ril(, se q,u il.• p rcourent rJcco ~ 1 du
alat de l république, d la oir , du nom fr n! i , , d
leur ropr1 reput -ion' il51 11,01 pa e Q p_ç nsr 1
lf tl ·s ai •
Croy z à randcn:r d, me : c"esit le ou 1en 1 es i·ep bliqu'" ;
ch a (un de n c i a l y X. d'. e r' Eu r 0 p Il ic i D ~ l u. i ; ] " 1 0 u
de 1~ gloire ajoute c core son tri.otis 1 , et t~epous la!
e l 1i la s~e ~ lpidité.
a i rr de o , be pot1r o lnoîtr
~ertu u , c1 r:st 1le T se sibiiité r t
ri '"C on d icion. ~ il ... 1011 t V 1er
JI 1
V en _ r
d mission pl itôt '{tl 1 êtr1c de onor s
injustes; s'il1 sont avar~s ou an1bitic11"E ils rester
x sone
pl c c ., et i 1 b 1
• o 11 t 1 11 on te p o u r a . u v i _ l' u 1 - e ce 1
d .
ux pa 11 an .,
On m'obj }tera qu il u tout s crifi t au
1
( 10 }
n to vJe h hie - ~ ep sei1t ns du pet1· le , acrifl.cz-l 1
· os afF ctions c ,,g l1ain. s cr f0 i 1· 11 JI : 1 •
q ie ,ex · 'r~ nce [ ] s nmi r ! les contrcdiser t. or e
te _ c f' - TO e ~e 1 éu1 it onr ''0 s 1attaq11er, r 'unis, ez·-vous
r r· i ·ter. Oi c r er z- Oil' d an1i 1 t d.e frèr1esl10 s
ej 11 de a p tti ? n cl relier ·i-\rous des d'f;ins u lors
d~ o rm c _t de os
J ;· com1b ttu en Ch a a _ a\ cc une poi née . c mond«
d ·e e ne· i i ombr bl .. Ce r f rm '~d· hl 1 e · p u sie11ne
:-t'es 'van Ql~ie d.· van t a rs ' v f "a ne et l~ · 011 ra c des so 1-
da r'p blicai .·.. ut s 1 rti d"ad . .. ni t at~on nt seond
/ ] p:ar i milira":r ; j 1 que d s ' orre · à aire ,
·~ ll e. lai t à 0 r n - nale!! l .. a m."11e
e i nt r u 1 te • u rj c1 i n :
manque d.e to11t , pa_·c' qu,o a ca. é le ma1cl1és fa"'ts
r 1on ra . rc q l on a dék org :njsé l ad i11i tratio111
me· suis a.int ; ous avez sag~ ent nvo é d s comMis~1
• a 1
. i lieu . tri 11e· mes à , d IC
• e peu s a\·oi addp · ~ m
101 ..
d.e Jltill t .a mil i \ d s cam
n l' a1 .. a 1 · té c o p t s r e11 s
. • ~x.a 11ez - .
s c O·• m1ssa1r ; l :cz
,. . a tt q1 11 es re oi ai1 · 1 s-
. t j
ez que ~o s ii:av z s an jou à rclr ., et q11c
c' 1 la p.J s essen ielJe de vos a i e . c de . te ra.ssem ..
Ill ·nt d rand s e : fai es ~ o re t les effort
01 ort"onn1é . • L c frai ~a""s est i1 Jti ~ l ; ri
"'l ,, o 1 fa 11 t d s f 11 • 1 i s tr a t i o 11 s a e ,
an fi e r1 , ta11 o iti ' ac n ii~tairr" Toutes
,e me1111re dei 1an en t da cc ~ c, et 1e peu~ nt s traiter dans
111e as ·c le ombi t , d ·. l'a te ti 1 st interron1puc
r 1 mu cip ~ c1 t e 1, ri l . . 1 01 1 mez 1 l
our lai d 1 an ia• 11 r l1ai1 ~., '
• r e d aTm·é ; ou i vo r -
,~ay z pou,1oir exéclitjf, choisis .. ez des ho1n111cs
f .. c bu a \ 1 11 c re t
p :t ~ al s un q t , e .: p - ~ i c l s a ff air ~ :
_ n an,s ou rmé d a 1 on-e ,.pédiommis
qui t avai I nt, 11 li e fi e des
i 1' p ll b li cai n e~ t ce 11 • q11i re111 pli t a~ s: .. d 11en1e1 t
' l t : ce l ni l ~ s · l é b 1 ~ i oe
l ,a.g · t •
ar l servi"' e s l 0 )a V'-
a: llX sau re r la
lus e ]f e uis
d ' s o · ~a ni a t n r a l -1 '1 ie
r te d' u l . b l t i ll c
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:nloi ; si 1 Il 11e r n , pas 1
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L A.1n ~ des Lois a\ ait d 'jà en tat1011s. e
rand ordre avait r • gi é dans
salle; les citoyens t 1 avai . Ill e eso·
q11e de s o v 11ir 1 titre l 1.. pie
ur d ..
la fo ce r · é st ·nutile l qtiau.
al ando11nes à la drei t re de le cLr · -en ti Ill !î ~ l
11 $
aÎttbi pour toute I... représ 11 ·tt t~Olt,,., - is 1
] or 1~ c t s o i s , on t ' J t1 n b s o 1 lm 1 - n t
or rait a\ 1'011 d ait ,.[ e î,eu j 1 Oü)t c
am c~mc é t~ a tix j c obi n s j ll q l ,. r t: te 11 {1 ·e u e J 1:11 _ .. cl ~ r t1 l
an 11 a e ~ de l a p i e ce q u î ~ j u e 11 t p a"" l 1e i[ ] ] •
rable on a ait roul 1 dcsignc1r l 11/· lë · i nibrcs
di~ ti gu 1 s d.e cet e s 0 i 1 te ~ { 0 b ;as ~ e . . t
Socrate ne s· ait ·nt o f 11s · d .. s
a i t la1 · é s on tre lui sur l
r babl qu "lil irai été un
( 1 J"
1. Ami àe.1 • ui q111·t 1nt leur -b ' f n m urant · ma•-s non
-0
Cl'" t .. OD
d " r
'elles l':ourt nonccr la
1 1 m ,ne q11i prcn ~
i r 1, u rr ~ t ' , 1 t 1 q 11 c ] 'a 1 c c
a ec injonction 1, d ·n·slratioR de 1 olice
d sur e"" 1 10 _s t -s hé _._ c , d 11 y l issc JOU'r a cune
iec·e q ii pourr .i t tro hier 1 tr n - 1i~ll é u'bliq c.
On avoit donn1e pour motif " 11 rr·te q11c la repTésentaw.
t1on d .. t pi ce d oit e citer une fe ,rmclttation ttes-al r--
, o ·e 'toit l'or. e qu"' avoit é au 1q a r
pr J r repr ij n atioas. Si '011 n~ ût voulu qu.e la prc,,en·r
5 nt1 a lai a-1: n itre , il s;u Sis oit au c o se il ,~é n ~rai 11 f ire
c 1 . r· , 1 c l 1 m in m tin , s o r ~ t ' , t ] 1 11 v oy
com ·di s; oe is on • J i ,; ' a cher 1 P 'iEcc~ On a laiss
le i try _ n si ra1 en1 le e,n fo 1 c aa th~ tre de la - tion i
r: u 1 11 n t 1 r t é , 1· j v · a OE , or-
'l C t1 :ri de l'i!rr"t·' qu'- bi nt6t ivi un orce armee,, command
'e par S te re.
r n ,d rum 1 Je ai e ut parler à l 11 it d 1c de 1
fenêtre sallo · qui e:tt ous l p ' is tyl.e ; il ne peut se faire
e it1C dr i rentr · dans la s li , ~ re_ et l'a rêt ' à ]eu y et
au g · é ra 1 S ·1 nt r _ ; 1 l s n 111 t i: s i. 1 ut ~ • 0 r t c n
de toutes px ts1 : A 6a1 l~ g 1epitmhre -- ci baJ le g~ eral Mousstux t
et le ·j rc -nti ~
En m -m ... cm IL e ont de bord' ur le h: ~ tre plus de
:t5o citoyen c,garé l armé de s brc istole et fu5ils ,
parmi 1 squ 1 011 n a dist1·ngn ~ s lusi ·u_s l bit dt arde
1atio al , pr ' - - dan - qu 1 s jouâ pa t
pon1d nt nu, cri& r]u rEc'rre .es :m aces du pis,tol t.
Il est ass z ' t- ~ Il g q ni l m ire , ni le r i1éral , n 1'aien t
a r .. · 1 e .. 1 i 1111 d c pro v o a tl r . b u J t s' t t
pand.u q1 ~!1 y av i d n e e t ur e 1 1 s éd l ré r cill i.s,
p :usi. ur ,d1 nt 'eux ~ qui étaient apect teurs n par enc , În•
,1gn - " d c t 1tr e sont ~11 ' s ras~e1nbler le 1r ca ar des,
c~ s sonr rendus u ar - s 1 l cc du tl1e · tre où ils
t ait me p o1iç e e.Àac: te. '
D ns l'ir · r al 11 1t de 1- , accompa, né d"une
d 'p1ut tion ui "é it re,ndu, Ja b e de 1a 01 ention, est
un cre~ po t t qu'il _1ex.· ln aucune loi qui
1 ll • i p , li, t ' 1 1 1 o i t d c e 11 s e 1 e i ~ c ~ •
sccn. r· ] tl1 -at o l r f; ire 1 tu.re.
, 'Ill •
o m 011 n n conna1ssa.~t point ne re 1 teneur : u11 jct1rte
"toy n deb llt u 1 s b n, t .s du rtcr:re. dr se I paole
u nui ~ , ~t d s un ~i~c .ur aus i sa e qu 'c1 cr iqu ,
po e l s n_nc1pcs . c la. 1 bert d s spect cle,' , rappelle Je
cm ordre u a to UJ our r n ' , c t f it onnaîlrc c diOE'
Ili
II 1
enrea cause qui le ·roubl , ~ nfin ... 1 l 1e décr t st lu - Je
1 t, la pièce es j 1ou, e et c rcite de la oiriee 'est
la plu1 parfaite tra 1quillit~.
I
CO VE TIO N T 0 •
JI 1. .. 1 D [ N VE C-NI . D '~.
Suite d~ la 1ta1ict dll San1r ; 12 ja v r.
Ba ca - 'cré ai ,e li lit deux 11ote · 01ffic1 li s " l) ne r i1c
a.r lord r n~ lL - , . C auvelin char~' a t air s de Fi· ce
A 0 l dl t! ! . L d c s t r e . 0 n s cl li c a :li l é c r-i f
e la R ' u b11 ~ -q e ra ~ 1t! tr e n c ,.
ord G 11 ille ~ an -cr 1 s c qui lui
éta"c · derm1.od~es pa Chauvero ~lui fair r 1 a'rqucr quïl n' u
ace edi1té l cour Londrrs ~ q en quali e d'en-
" y J c s t è ... h étie c t t - u ,1 n c:: o. it d ,au r
q lité en i.
Lo 1d e v i le t •.
! d 'Cl t du J
t t le re.mi
1 i t c 1 a C on v 11 ri
dre la fo1m
es t oubl
r pc.
.. ,.
01a s · 11lant . : lai. sur
· 2 ° , s r l, o e r t 11 r C' d e l , l!:r s c an ..
re ville a r u la con-
'f uv que trop, au s n d ss i ., ie c
~ouvr n l! [ ,.. e e n ce, r , de
c · d s divisions d n 1ta11t l 1artics
ur l~ tre po.nt, lcoeinistpean 1 1is:r' ondqJ , la France
n"~ a pu ordon 1r:r l~awv Tt1 rc de 1~ scaur 1 paie qu 1 cllc
n, auct1n d. it ,'annuller le s ipulations rel i~l s a 1'E c ut.
Si la Fr an ce eu t A ]J i ~ , c o 1 in tl c l O· r r. c n v :i i , 1 l & u t
u' Ile noo e ' c vue d'agre · i n5 c d' gr n iss~m ni
et qu c l .. 1tc d n le born c son er ·loir , ns ch r-
1 ci· à f ire n1 1tr~ de divi~ions d-n to · s es ' t . J "ai
oint de ré On5e ' aire , _cet appel qtt \'Ot s vou 1rc
la nation a1 gl ·se; elle n~ ura d~autre c r ~pon la ce a ·cc les
natio ér angerc~ que p r l Tg c _e s 11 i qu' ile ch rie
e c a as~ il x · c ci de F' a1 cc: , 'a r ~ T o ... u 7 d ~ e
m is' rep t l 1iot rp ~ tion 'ja. 0 née au u 19 110-
1 ass u l i 1 is e e ~ · n !'1'1 : · 1 q u c 1
c o 11 i cr v c r l b 1 n. ~ r on· c " v c na
~ 11 e qu l 11 ~1 c tt:r-e pe l t n<~go cie av r:: h!
TCrturc de 11 sca.11t; que: la Fr nce ne gê11°r
dan cc des Belges , et q el c 1 cte ju
~ u a l c e "~c ut , l i fa· l 1
• q a. rorect1 n e
.
i 3
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e1 rrUJ"Zï .•. rec (Jtl r ~
·u >•.iJu ,,
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' ut rn c 1 t ' ne le
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r Il à Ja rru rr t 110 tl c
" m - i s r o n , \r e c T in t • Le
eo11scj L sui 1 l .. 1 rit tieuT des forl
d · o rr1 a t i q u ~ i n \ oie · s d c ~ é a 11 e Cl 1 au cl j l •
~ ;1 1 cc lu "e c e s i e c · a ' ~ s li i i e 1 l c ~a l c 1c t Il. r e d 1 u 11 e 1 _ r--
d e I~a a, a _ eur cl la co-1
, édi1c in~itulec ; l,1l1ni des Lois.
- ntiot qtrc 1,. m· ire cle P,ri e ren la.1 t
_ u · 1 a L j 11 u r y p r t 1· l l 11 r t" ~ t ' l 1 a n u-
1 · a ! t 1~ q 1 i fend j 1 r! ,. c [ i c , ·1 ê t t a. ï"t té par
e le 1.Jle ; . a}'a lemar ... de Jar Ît1 e à la b ire pour rend1,e
t 1 s f· ~ ts.
tti.e c ·~ s- se n "'l t: e s --!> c "'.it 1. o .ej1 1n en t O] 1 osçe ;. , :: t t e
T e l 1111 é ~ ·I cl .. · 1 Oll 1" ~ ,. p 1 ll ~ l • rt l
]a Got ~lcntj oe , n o t' O[dre t1 jour. ne
s , est ar1 iv · e une 1 tt ll u. ma.ire , q li an11on ait ,.;..,
' t -t r c ~ l lJ _la r 1 t Ll 1 "" , q li i 1d e ~ i r r - i [ Cille 1 a pi .. ce fût
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i' i t 11 i e l ê J u ta [j 0 Tl i .. e t c 1 " t : l o i 11 -
c n.. i o i1 e ] a · d c 1, s s 11 b lu c a .lB e • i -
J l s n e 1'1 o lf t p tl l o u · c 1 l ti o n 1 i ê
~ [ll o a du "1 o u c . 1 i ,
1 e a; ll t , 1 a ~ 011. Ven Li 1 a p a Se ~' l t1 Ui rd r t
r c (111 '1 e Io" qui cha1ge
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1793, 01, t. 1, n. 15 (15 janvier) (Mercure)
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1793, 01, t. 1, n. 15 (15 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 16 (16 janvier) (Mercure)
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c cout le: ..
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A è1 bier es bats et es délib~r
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JOll 1 crct
an t c; te1 · rc d 11 ~
I ... a C1 1 nt'"oni passe l'orrlre clu jour, m1otivé su le c.f!.._
re r ,qui hiarg le c ouseil 'eut· f 1dc veille l l:J 11 qu" l]i 1 '
• 1,,,, 1_ d lit tout le crue 1dur ra ] 0 r.:es de
cons ; qu cc a con il ~
te n t 1e , d ' ' ta e P ci .
1 .. d
.. 1
1cut1_ . e
été r n ll ' cette seanc di rs déiere ~ qu ' no 1
'1 ane,ro11s en orme e .:;a u 11 e j sti _,
n d tt i1j11 i e - 1 s t ·. c à 1 1 i · i c p a .
.. -m i rri s r e B e r ra ll cl' es j u 1 t i fi 1c a i v
oar L 11is ~,~J., qu il lui rc~ : il l"'accus~ ~
i11 .• uc 1 cc I ités1, de n 1 n voi p· s, on ; nec
Lo1 is , i · es onseitsjj] e m.. istre Eau re j a11 co-
1 jt' ~ t: t 11 n le récépi sé ~ .e on it ~ re 11i conseil di!
_ Oui. toutes le Ïel!t::S qLtl OllV i Il avQ. trait à on 1 fl~nire ~
t qu 11t a11x a titres 1 er bra11d non bre ! c1 '.1 .i t tOrls c rit
déja p blics, de· 1ocl1ur . ~ jus 11 à de c 1an on · ..
L . unven ion, ssant a r~ar rc du jour , se t OCCtlp ',
u · u g Lo i ~ E 11 e a a ·~ 1 a rn é l d · p 10 s e r
~r .. e :J de à d ~ i l r par or i , o r no • 1 ~ t
petit- ,.·rrc une ( es c u1 e la t icu.lt · rad'" ieu1se qt1 'elle a
e S, .. n tC1l i · e. a f Cl , C l 1 l . j 11 0 bse V , : il a dt t Ll ~ C [[
s 'rie e questions a op Lee Jiar la . ajorjt ~ , a rra.it bic . n ''ê 1 c
_ s d p 11 s 1 s eri e le s s pro J es i , s ., t e s li b I t '~ e 1 c: r i -
t u , p o 1 r l L i 1 • ~ • o 1 o n c i o 1 op i t i n t o 11 t-~ -
Il .sen1bl ' 1~11 e r t, impO§ ible t'unc opi ion it1dé ....
r c e t i i · ln c l 1 , p . j s e 4 t c au ~n · c " t1 · e c u mu lat i
de qt :ltions posé p r autrni, s 11s q ie 11 p·nant per
d ,a liberté. ~ oi qt1'il en soit, p1lu,sicurs nLhre rit po.
di erS~S Sr rie de q C tÎOI S ; les d tbats 0 t dtLr, lt C si
11 u[es sur la priorité de d"vcr s ~~ ~tio s. l ,
J c b li c: 1 l r l p rio · ~ '. 11 t r e 1 a q t r ;) r t 10 11 à e dl~ a 1 t :
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• s t~ i 1 ll l e ~ J,.,
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ond. acte
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qu'u11 sujet i s 'vl! n t tait pas èl
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tl ... 1n i · p l u ~ i u c o 11 p et fort J o 1 i s ,
u t_ sorte dint'r~t q us ire ouj
urs et ar- ut 1( ' rtu
,..
ut - tre e core 11n
1 cl t:: bic. 'VCÎI allCC ~ Î C ca U On cru au-
.. o t c o n c o u ru ,~ s o u ( u · r 1 o u v i: 0 V
.~il est d '·pl c ' .
ous 11c ferons .. s à nos lec e11rs 1 outr ge de le 1r re·trac
11 e pie c e L .. ~ r e cl, 11 n es hi t o î r e s 1 s lu
, nue .en -.. J_,r.s a 1 te1 rs d ope con iu
.. se s o ri ~ o 1 r us c n1e11 t con o rm é s u x r f c" t1 e 11.. ta-
•
1 i ~ P e \1 t- °' t c n1 c m e 10 n t-1 l Dr té trop 1 o i n C! c s c, u u] c
P r e x n1 p · e ._ d n . ~ l j g 1 t d ë D a 11 i el , ( p c rs o 1 .-,, c q tJ
ar pa -c ... 1t lès , on aur it ) ~ eu r . ,.. i s .t s .inconveDÎ t),
l" l i t 1.1 di c '1 e c je u e 11 o L n e o 1 1 o 1111 a q c le c u
v e 1 l d s u s ~ e J i n ~ c ~:> ~r · s é ré m e t ; e 1 t e a u r e q s t i o l i 1
Il rap orr,e c ll ide 1, r rc so 1!1 leq,1 P} le pr tendu. c:rirnc
v ... i · c c o rn mi 5 .. -ai~ t ... · l c te u r eu oit c on lu e q_ 1 e c c
f~ i i1,e t cité qt1 co nm , . .. crnple, que mme un de cen
s 11 1 les q ut 1 s l c s · i t ! la r s f u r n t i tl r o, é s c t .s 7" c n e 1 e t ;
t 1 S Ï l set1l G 1t les r eur · de r'opera CO ique 011 t
u ag _. __ ri _is il en 1~ë~ulte u1 a11 ue ab ol[ d ·
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i"iln·y a i e; c est c ue oil:
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specc d'i1nb cinc~ l :i rfsult ue le jug~rne t coutre le
'i ci 11 ~ 1· cl s 1 ai t i , eu 1 u i u j te 1
_ u c o r e q u c 1C el u i de S u z i111 e ,
i 1 ;c" i ~; rd i 11 i i é n, .. v ou- i t , s .ou •
.. la É e ité de ce te ·e1na .qt1 rie 11-,1it en r·c!t à
g u,, ne 1 ous 1 rio is 1 i ~1ne p l"> r i 1
li .. o 11s scr ux.
A T Ü CE •
r' i .. llz1loriq 'l& de a r r Q ut. on a l ... se,
u 1 'i d c 11" • f e xi o ri • ~ c · s u r l e "
) r l e m ,. m e ; n c 11 v l e e 1 i i ln ,
e i~·mp i ~1i_ dw Di' t r'aj11e. 1
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SO• CO itc des. finances lllf la d m nd · au IDWÎst1·e d •
c:o11trib tio·n · pt1bliqu1 1 • , d ' crcte 1'1 qui s·u" t •
La tresorer1e nation le ti1cnd:ra la di po i.tion du minr'" tre
d c nt jbutio ,s, 1 5ommc d .. an il io po r er1Ît '
sou~ la repon a.bjlité de e ministre, le dép n
t COI.li-antes e l f bri at:ion d 1 as ig11al ..
L Con\lention national~ d.ecrete · u'il n"1 ,- li li à , uc ne
i ic lp ti n contr,e les bataillons de 0 1pi court du Lot et
c:i e ir1férieurl! , e ativen1. · ' à l'expedi tion du I d 'cembre ne ~1icr entre Sarre et • oselle i elle d., clare n conséquenc
qt1 "il · con rv<!11t Jenr rang dan1 lr arm, ~, d1e la R 'puhli·
q 1 ,, et u ils doi ent ontiR u1e·r leur 1S 1 ice~
a Co1>ive 1tiot1 na i1onalc ren1voie es 1commissaires ns
l1ar1n 'e ~ue let ~1:1éral Beurn ionvil~e comma d , le: différe11t,e
F ir.ces r· ppcL c ~ d,a11s le rappel" d.• 011 comité de la guerr ·
our , ur le:s rcnseig cm~ns qu ils prendi"ont cane rna t
l'e ·pédici 11 d11 14 dé c111b e dernier, ,r r c s rance et ·us·-
ti 1 j gcment de l·- C r1vtntion pour o ca . trc 1 o ·der
:tu Ile rie LL1·s i1. cul p ~s. de 11a 1 et d '1au tr •
TroiJ* d ~ ret.
L - on' t:n tian nntio11alc pre ' 'Oi 'r entendu le rapp,ort
n c ! .. Ji t .> (1 1 il g 11 ~ r ~ d ' 1 . cc q i s ~ i [ :
"'" r l. l 111 i ni~ tre de la u TT - est autorise faire a1d - iettr
r vjs i 1 1n li ~ 1 1ôt,J nati, 1 al cl - Jililitai inw .. Jid . jj Le
volo11 aircai D tjona11x ou sold· ts 1de r1~ 0l1p s de lignt-s q 1 1
i e 11 'l 1 t tJ 3 r l H C r • b e S • Ï té S q U j
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11ivi , r cie' I'CDt un. ~ec:aurs pour e rendr1e da s l ur é-
~ artem1 n ·•
V le dits ôlo t ·ir , o sol :ats S1 -.ront tcn11s c s ré enter
c icz le commi sai c d1 s guerre de la divi i'?n p o ir 0111-
tatcr I' oqt1e de .. leur ·rri éc Pari, ~ et il ton h r nt ne
old~ d~ 3o ~ P~.r jotu ju_ qu'-' ceh i . 1 r a_ n~js.si 11
ro v L50J à 1 110 1 , s 11 s 0 1du1 en t 1 i -r tificaE e par
l~articJe li du p1r ~ ~ent. .
VI. Lf di , o it. on e l article c·-de lS 1101 t ap
celU desdi vdlontaire 0 1U sol ats qui s ont re e tis
. e z J o n1 i ni s trc 1d e4 I a nt r p o u r' b t, c ni r 1 u e l , ll t
malhcu:rcusc -, ositio11 exige.
' ' II. 1n .. istr d la nuerre es allt ri ' e prél ver 1 del
f! d la. sold~ pr vi.soirc 1· les fond!1 1cx.traord:in ~r, e de
l guer.r -.
'
a C'onven ion ~crete ce qui suit : _
r rt. 1. Le 1nin ·strc de la mari11,e r tenu de d1c titucr lea
"ffici_rs d 1nar'wne et plo'}le ·aux ie:olo1.1ics., qui ~e ·ont mo11tr s
r ~ b -' 1l l ~ s ·' 1:1 . 1 i 1 l -1 1q f. l ~ 11 p q u l r 0 t 0 b t ni r 1 l1 T1en r ec au
o 1 d s casions de T t it 'lrue l,apres1 l s cond itious
· xi ~ ées pa:r la loi d~11 3 décembre ei m_ · er!t,
l 1 . L min .. ~), t r d 1e l ri s 1 ~ 11 ·si tenu de d s t i tu.e r
tous lt! :t o 1 c ie s de la 1nari11e q ni se ~ 0 11 t b s 11 tl: s par c 011.gé d.c
ses r ~ décu ss --u1 , 0 1it 01ur 11 ~ r à """ lte l 11 da11s 11os c Ionie~
soit p OUI ail r t:n at).r5 etran ger , et '}UÎ ll C 011 t p iiS re11 tre i
d .. s le a t le ra11ce ux t r1ne:s de la loi ·ur le danger
..1. r I .. 11 a pa · 1 . ·•
II . L 1
. 111ini t c la . ~ in~ 1ourra choi i les contre- -n1iraux
pa.r i to11s lr:s ca Îtain .. :; de vais ea11 actuel. en1~n t cxi -
ta~ à 1t: t r o «! . .. ou e.n ac ti i te de ~ ni e , t • n o 1!11 '.s cap i,-
t 111 v nl le 31 d ce:111bre d r11er ~ le dr it d a11c en te
d n e r t l o J c · r ,é s 1~ v s u i v ·a t: l s l ois an ci l 1 e •
1 1. L 11 o m b d ~ c api t "n e i e v " :s au .. a 11 ter u 1 à 1 f o r.:.
ati 11 JjlLl r mie1· janvier 1 1 gg, se rro11va 1• r ~ d i. , p r Ja dé-
• ' 11 t , o re d b ucon11 inft ri i r ü. _ beso· n de la
c J _ i ut: , _ 1 : 11 i s t r e d _a i11 a i ,D e e ~ t a , r 11 1:. :. c 1 r n
e 11 t.. 1 l ~ de c i a: a s de / 2: !S • i ,' 1'ancje1 té , =- t
. o . r l 1 a - tr; m fl i t · · " 1 . li r 111 us r u p1 _ je c
:r~ 1 c l o 1 1 ~ai i efi tl· i ~ l~a p o
•
( 3 )
S CO d l 1
a Con -n ion .11 t • u a e , 1 u ~ r ée 1 a r I e
alîair t '"21 a 1 d p ra if xtrao a· :J jr
te r e , ~. Ta Il t 1 t! c· ll n g e [ C Il [ d. C
. t e e p rs 1 r 1 i _ 1 nt a
avait co11s rv j ns~ u1 ·ci r, lQU 1 11
après avoir e: ten u le ra
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capabl s de repons,se:r nn ' aire rcse
c ter 1 s i t ' _ ~ ts ·i .,
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1793, 01, t. 1, n. 16 (16 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 17 (17 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 17 (17 janvier) (Mercure)
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Source gal l ica.bnf.fr /Bib liothèque nat ionale de Fra11ce
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G n illea1 " p 1r prouver ue 1 .. .. lité a eu
d ;.. · n e 1 r r' en ation de 1·An1i d11s lo ·1 , lit uni!
'critc au comit:.dc sÛrictc g'néralcpa,"l o 1 ie1 mun"cip ux
'i ii 'taient lüer u t 1eatre e Jana.rio ; jls }' o t -té in ul 's
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Guadet a puie ) ~ ab e v tion de ·Lion, il re rd l'1a -
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i · t\j la if, uisqu i imic· it Ja J]b~r c e la rc:s ., il l'·_ egacde
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ni r de se rendre I' .. b·b l c,j La Cot1 . nti10 rapp10 t le
' ret et se contente d. c _ ur r· G_ rnier, el d lui 01do -
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( Q, SHÎ f dema,i • )
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E to jt ui conc :rn La a ~ - ie pol~ iquc e l rédactio 1
~ t 1 11 t 'r.a , c 1l-de- T it'b
1793, 01, t. 1, n. 17 (17 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 18 (18 janvier) (Mercure)
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Source gallica .bnf.fr /Bibliothèque nationale de France
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~ coi ipos r Ja 1J101tie de la · a1·1 .. de
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q 11 11 i e r o ri. l u i ~ d ~ t , e n s o w -
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i l e s r. l r l l (1 u 1 l s t I · s p n c u o l .. e t q 11 i 1 v ~ 11 t a
t " l d e : , 1 , a i i1 de c o r t ra · p c, e
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r 11ça!~e et 1 uciol1 · .s1~agnol ·• Plu~ieurs lncmt
r l __ i s ~ t= m b 1 a ll l es , la C t ' en ti l
c o n1 · té d 1 T t ' t~ ,_. 11 1~ a l c li
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: 2 n. 1 s iiri
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,..
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1 do11-
' t ic t a ri lu
c ndi -r. ' , 1
f lU V 31 g 1
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s ag,t L uoe·
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1
d p . T tÎ St -1 •
e d l Tl Îc que 1our f1ournir at1 conseil e - ~c11t't
t
aceo
c& de 1 ainte ir ~a tranquiflîr.e on Ju""
de r q11 e1 ir di ect me t ec ans in te -
. ' D l . 1 1 e e • ac o L. , 11 ta n e t us 1 e L 1· s u c s
o b l 1 !, 11 o t i 0 111 d 1G 1 s n n ' , r 1 l t 1 d 11 t
dict turc· cll se ecart~e par l question préal ble.
d .~L p s 1, o l 1 u j r ; c t t p r op o i ti on
J. d f p ~ 1· à 1
' p l 0 i-
, l c I · ~ j t it, de v i x ~ ra re d
' i l f _t1 t 1 i e r s e
r t. La aj i ai s u tic i1 c q u 1e
1 e j tl
~ o ~ ]) o 1 r c a 1 11
a e t 1 ce de mort - , 'fl • e l r p or ·te e Cl li aux. qua cr e c 1 n --
qniem cles '' ix. ~ c o 1'b, t ces i11ions.. l 1notive
Lion ·ne po c Je d crets co 1 -
lu crran le im o 12L. ce q11c cc lu·
a si 111 p -, e j r r.. ' , j l e lTJ and e
)a si e ne ~1 snr c 11 ~ .
ituti.onne1 et aut_ s
à reud u,. Lo ..
l 1ord io11 d ' ciete que l é r~t ur l
L ui - ra port r à la ''i111 p c m' jorit
1
11 on i n 1 'u r ce t t q · . e t i n : q e 1 le
~ \ 1 ? - Pre s q 11 e t u 1 s m 1 b r s on
n10. . C' ux qui 01 t otë pot1r la Jn ort, ont
qui ten t nt dll11 c11 - i : Louis ... [ est
d..... c o 11 pi a ti o ·n c o 11 r I ' _.ta l 1 p (- al p r te:
e n1 t contre les co. s ,; at tirs; qi-c Lo11i subis c
ne1 • n mb _~ .. qui t "O clan; 1é 'Loui ~ la r.Cclun
, iC 11 t ap ll}'f S ~ur cc:t ar'" [1n1e 11 t. J c ne p 11is ac c 111n ut
0 us l c s 0 ll oi r s J e ne s ni as ~ u & e , j e 5 u i s le gis a te u r '
prer1 ~ u e mes 1 1 û -- t' ê . ra~c à L ni ; je con ..
~11 c 1i à ~ u j s u, l p ai.. , c t c tte · po--
q b 1111i e La ~·uitB d~mai •
'· B.-' 8 }1e du o~r le _' id nt a proclam' le résult
de l'a -1 no i i r I! • . 1:.1 r Î 1 ,, t 11 s ( la a~ ri te ~ lu tant
e 3 I ) il y a OEl 1 , ... ai .. ~ our la mo t 1 av c réserve; ~3 pou
l in ., v c ,aOE'rcntes t t es restricc·o s de commu ation de
ei11 ; v ·x po11r u SUI Îs1 j i qu,' l'exp 1lsion de la famille
de::w Bourbons ~ ., oix pa· r le_ rsi ~ j11squ lapai ; 2 voix pour
c. .. r ; 31g oix pour 1a déte11tion J endant la di1réc de l
r~ ! t . ban11 , cm ta l pa·x; et 36b voi pouT Ja tnort.
c pr' id llt , a en c n r q e11cc de 1 re quc. l pti11e or té
l 01 ntio n t" anale co1 trie Louis Capet, c- t 1 mort.
S d :.f C il ~,s e " n den n ; Cll S01 Oin rappel a
eu pl e i i 1 a é t è r e j t • --- 11 b l ~ e a c [ · ' d' te r l
ç o c 'un - lett e du min .. t d1 pagl e ur le jun-e co
1793, 01, t. 1, n. 18 (18 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 19 (19 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 19 (19 janvier) (Mercure)
L S l' 0 1 L I T 1 Q.. U S.
s o si ion cifiq11e 1 que l'E pa f_iE [ i e
ce par on c llaT ~ a ff ires .. à Paris1 ne rai nt-elles qu'un
i ' e? u c u r'"d - -elle c]1a'n é de se t'"ment de-
- tii . q -- ~el[ n cou '" e'r eztr ordinaire de Londrc::s ~ cc
e l1i' que l 1
i.11 ri 11t Cal nne e venu r 11 p:irer la mê ~
at'mosp cr~ q,u;ïellc· ? Ee q11
1 il y a de certain c'e t que loin
C eti r e au· , 5 fl"Oll icre 1 comme On r'avait an•
10 · ' , 01 CD 11in c le r ' p ~ ati[ _' milita·r i ,a ec l même
activité. De . 1old_at de, arque , da11s ,les por1s se;1>;tcntrion3ux.
, a r l · 11 e · e , t l or ' , r n s rai ' d n 1 e . li i pu co a , u r
es ccnhn , de la .varre c d _TTi3 on. On pl'étcnd que le
ico en ourgoinf:j ,~n e t pl 1 ~c beau o p d'ene . gie
d11. d 1 · 1 udia, et q11e' c mi ":st a promi de onner d1e
cont -ord1:e ·" Il y apparence que ,age lt Fran~ai1
' l!'
1 llcr · les h 10~ es d m 11i re ne as, se- lais er t -6m cr
deux. rois impu &mcnt:tl On dit 1 0 lre 1'1 que le OU\10ir
Clte uti p · i,o·r r de or rc qui l 1c meLtro -
m ~ me de an" e.re irrévoc blc les indécisions
de l c ur 1E pa ne.
Loi· qu,e l . ·
1le y çoit l'
1311 i 1 p di u
p é nte â la p omenad1e du rado,
lu · froid·, le silence I')' accowpagne
C rl s l ac ]a natio s l plu1
vives., C 1 11 1cmp ~ be e les g ace ne plenvc11t tou-
"" Oil ri de arie~ 011ise , devenu
bic pour iui-trc le plu ·
R L Y< - D E. D hlin le !3 janvier.
li s i ié de dir quelles ont le intenti tt de in-r
s_ le omté de Lo 1. 11 panlt que leur premier
d u d' m · fc11 et de munitions.
• t
eu ~ maisons, e c porte toutes 1 · armes
cr. A Oa 1"ckn1 cr s, l 2 janvier, n
nE 'homme a1 n1é , q · s" pellen lei
ar e _ ns l ïie, et del, p i1 cnt l
S t c l , . gi t r.a t , a 11 t pp r ~ leu ~ nte t:i.ons, par 1t avec un
. . c p 1· le j i dre. Q.J al1 il les ciit
tc1 t il . t s n po ~ le po_ T leur ~crsuadcr de e dispcr-
.1 qu1 l ment m 1 nva111 · car b en t il .. l'ento11rerent
E cr U,Pc , et Jircn fc:u ~tt: le 1 . 1 ~i u~
/
( 1 7 1
émeute m i p!nda,nt e te , omme on lui
coup d f sil il t vit obi"" ge d'ordo ner de i et
J y eut plo 'ieur de ces lh uren.. de tnês
ieuiôt aprè un dét cl · ment de hie a1 le rs r de
Monagham, et Tét blit h tireuse e t l tr nquillité.
i P o s :1. GlfJscow , le
Un.e nombrcns1e assemblêe de ma ahand -fa r· 1:111
mcr·çan1 et ut es rcspec a' 1 s h b · a e · 1
d 11 la salle de archa11d , - d -ce n o r
leu att1.ch1ment au roi t '
M. Stirling, c _ .i ar1
tion tém i n t: endant l n '
t t a l'é ard de: la
• .. "' !t na1ssa1 t t!t c e tr 1
presentcr tine· adres e
CfUC e laps d c m_ et
li ser. r' i plu1i ur
mem nt.
u
e tt
t~re _ 'un horloger t Lâ le , l
alliia tn ~ à n d
..
ll
Au Lôclc , le premier janvier J 7 9 •
Vous m · dcmandc:z, mon ieur , de o - ell d o
trécs et d s dispositions q, i y ~egnent clativem . r aux:
ff'u es d tems , j v is YOUs c tr.1.n.s cure le réci .
. ou avo111, à la. vérîte. un roi q11c nous n u sommes
donne pour souverain; mais ous avez qn c n'il!. 'l e po r
rire ., puisqu'il es 300 11~ues de c ez i1ou ~ Notre c·onsti ..
tution ou permet même e lni rair l g c rc sou u lC: b anicre
étr ng rc, d mani r q R · p b i1q e n~a· ·e
nî ût p s liccn~ié les co pag11i h ~tel ises, q i ét i nt
â so service ,, .. ~ de tir r q cl ue&
ou.pi 1: usil à erdun colo ; d
q "en 1757 nous DOU s JD C · batttlS CO t c 'd
grand , à Roshacl1 : 1101s offi ÎC'rs f it pri1ton11ier a ce te ba •
aille, n e11 ont a mo s 't' bien cc11eilli1 a Berlin.
Le roi nomme wn go11ve 11e11.1· " in partibu.s;, our la. pr· l!\.
au e de cufcl1 tel et de allengi , que nou5 ne onaai
q c de nom. Il établit aus i un conseil d 'tat o po1 ,
li .. n que mal, d e 11 i is pa 11i m o c·taye .
va t que de a· e n.n re~l - men u u e disp i io
CO{lque Îj Cè C ose'1 d ege Ce C mmcnce T ()J 5 lt e
oeu d11 peu le , t malhc r à lui ~ 1 tl 'éca te d ·
forma.lite. L r que l'un d c1 me 'brc ' v·
icourti an , tel ae ha liu iT' 1 p r cxcm
,a l_ d"j i i ; nous nous
on~seul 1c111e - 11 à. notre' JPanierc
n t1 r i l ~ u. op "
1 ou n
. 01d.
1os 11tr e . d s c111dules _ }'li dre s
ira juiiiues dan lç: c~, met de l Galeq,u du
A _, nt q11 d ,..
o c teaux,
la pern1i~ ion
"i
5 c en 01 r I•
r I pa11se c I a c' ge11ce
1C tt comme nous , habwtans ns un
)' sen es a b s de' i~ llherte i q_1
DD1J . 3 1 ·~ nou 1 u les na'itr s 1
1la l r à l,iul1n· · l.lant aux bonnets rouges 1 c ; ait 1
oëffurç de no E que l!s coc rdc tricolores que
b ', l lou~ de ]· [ o · ~r de 1
t de 1 i 11 c 1 a ter û i - e t 1 amic
r d ·u p up
àcsircr
r un
ne re: ..
Lori(ill t menacc'C ., ·tous les wrai r nç j
d lle a de soins, il son
cl e:.t l'effet pui5sant du
1111m . Je a es. L oc'"é é dei
lite de ''il en u~l -d' en , departen
, se 1011 p oc c a sei. de bas d
tout u ataill n
u1 sbo 1g, fi ·e u déiin'ment d~ no
r ves , a a t a cc es c mn1 nes des envi.
une collecte qont l prem1c rod 1t a ét' de 1432 1·
li . en a ~si gn o 69 c hemi.li ~ 1 I 45. :p ire
de o lie 1
•
' 149 )
..
...
RM ' .! DES Vos s ..
A Mayence 1 le 7 Janvic• 7 93, l'an u •
Le 2e ri giment d'i fan le rie • citoyen,
le d ·compte de c:c q11i lui 1~ \1e ait po
hi.cr aux rstranchen1ens de 1Cas 1 en
1rop 11~ureux d'avoir trouve u11e ti 1te occ" sio11 de
e D 'D C l i " q ll e l U . p r f Si! Il._ C t. Î [ p C
leurs t.. au . rt a te de p t1ioti 11 me rite l.1 ut nt 1 Li d ~tre 0 11
Pro· ieo , a12 de qti~nz
in q li u r 5 du 111 ti Jl , t q u c l
V o z - , o s b i e a , i .. o y 1 , • _
journ l; il 11e _ut pa p 1erdre
en l1e1nis quel • t èt1 e 1
de · 11 ai,
n
AR S.
t
ce jonr-l:
n us att
fi i t
le tt
"
'" Olt'
• 1t
•
t It
ux.
d
tr
Dan le tems qu·~on Toc éd i el nom·n I sur 1 peine
à infliger à o i" le de nier ,~ d 'cl ré ~ up li1le [l, trent· t ont
r e 1 li b et té , [ d c c n p.. a t i o 11 c o 11 tl' t d c l' ~ t - t 1
le~ fedéres des divers d -p,.rte e · sr/ sont réunis., a\l'ant-hi r •
sur la lace du Carrou ·el , t y ont p ec ' le ·111c11 ' -
icr1ni lCr tous l lyra11 sou l1quc d ,J110 i ion 1 1 1
&O"' lt.
'il faut en croire l'auteur du Courier d~s d'iépnrte1-nc lJ', n1 mre
de a Convention t du com· , de .û t' g' r é le , le a . e
apparen~ qui rcgnc dan Paris n st que le précu seur d ~ c t
plats sangui11.aires qui sonc prêts à écl c-r. Il n'est 1q11c.st"on
lie 1.c mcin que de provo 1er de ouvca mas1ac,re1 et ae di oudre la Con nti1on. 0\1. av n 1eine ,.. nou ~ , ~
à de mbb.blcs terreur : Cen . q J tentera nt d'c» ' ( u r '
ex.e cr ble1 {or aits , 1 av~n t 'bien uc 1 T 'si1I tat ' n ~ -r
a.us Î sur que l'cxé1c:U Îon pou rait en être ~ crie. )
le but? de changer orme u L, o crneme 1
armé c s , cl es t rés o ~ s .. c t , être a · u é 1 a - n t En ut e l 1 op i
.te 1c délivrer dt qt1elqt1cs membres. I! ) Cu v :ntio
.redoutables a par i 11 d ar 11" : ils t
aos uccesscurs et d s eng r . ou b 1 ~ J ns
dire, un grand crime appelle ait b!en 8 -& r s :. reur L
te c vcngeanc n tioa les 011 n'a poi t e11co ~ as
bliê d n l d 'parte en se 1 op ' 1 t ·
r ·ndre de l V'Oir r no . 0
oua bic11 lut"'" t dei moye no• 11 • '
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" dites 1 UT que ce
d,. u 11 o i i 01 b e c i 11 e
e l 11 r r o 1 ri fl t i' , 'eut
qu il v ont d- e11 re
outc 1ÎT"~ c con idera-
! am r 'publicaines 1 ajonLez ..
ez- ur la ya t1f ' carrier.
( 1!3 )
es q ile r e t ouve te: que r·en n'ar ê e leurs rffo t ·
uc tout leur s ·c possible pour scrv·T l Republique, eL rie
ne lui a ,.t di c"'l~ pour Técot ense1 le , s · a Je
belles actlO s. Le Roiow so t ' ol· tes., niai les lib 1e
ont rcc e 'ln ai .) & fl ; ils s i1 t tot1j ours tout our eq -m ~ m ~ .. il;
lai 1cu.t point. la vertu sa 1 r co 1pense.
f! 0 V XIO I (.)
'llt
• l D E N C l A U D.
a s é an ce , o _ 1' i· e p a ·r 1 a 1 e c r e d c p 1 t s m in· t '
Tic es ; ell's sanc renv yées aux corn .. es qu Il c ou cc1·n nr
-..- Ga parjn m l1de la r a "Ol p ur ai1 e obser~ r qu ~ :l }' a e
né es i emc t r T rl n · l lev ' i l app 1 ~ i i l.
la r lunion dt1 CORl[at d, vign n · la ran.ce, lare ré5entatio
natio11ale érait de 1 5 membres, t lle Été a l~ ~ l l r - p
ette éunio1 • L a t ~n de , ou ~]1 -d -RI 1 11 · val
que IO dé ut's tionale a cause de l
r ' U ll Î 0 ll Î ll il e \! 0 Yé l 2 ~ e n ll d , p C a al J B Sl Ct ,
au~m te clan5 le depa .. t 1 l ô . ~ a
vou1 oyez, dit Ga p4t1rin que I Con.venl"on doit être
po1ee de plus de 74 - m mb1 ; le s i·é ai
q c 7 5 , je dema1 de qu1on ectih c t ,
1ecrétaire., répc id u)il a s iv_. exac t.emc
cio·. &e plai11t qt1'il y eu err uT no.n-seu e111 n
,n mhre ides ota11s, · is enco s r es "nions ~
la tribr1Re. Dumont, d d ' parceme t d 1 omme , vo e'
pour la mo t , t 1 s e cr~ La· s l i or _ · d la cl •
clusion jusq ,à la pai ~. ac ai t 'moi aie au i ~
AjU
1
0 ait atfecté d dire q111il n'y '\·ait e ri ' u1::.e a·r rit '
de ci q vojx, tatldis l'elle était de plus ae ce ; _ar dit
Lacroix, ce -là d i ~, *' '~ pour la p i
qui ons voté la mort avec qu l ion. Dumoa
te te qu,il a CO d rnn ' Lui a
fait p rt. u e 1 u ~ r "s t
toutes que Dumont a vo t ~
e l jcur journaux c
11 es de la anvea io , t ·nt q
' lu ipn.r- a ad"'n , s om de lad '
annone , au non1 de· 1 ,n br ., e
in.. 'mi c par urno la ei
d~mande , avec iustan~e 1 g11c la cond i
e :-e t:c b;auco tsp dé o · ~ . } 1 011
, 1 p ,. qur no • vo t c o
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1793, 01, t. 1, n. 19 (19 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 2 (2 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 2 (2 janvier) (Mercure)
Les dép 11 ches q u.i r nfe ,, - ~nt ces rd es
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u t L u l: l c c 1· r ' e ,..
a dé lara ÎQm1 a~ neutrali e, de 'a d t e
Fr n c e .~ i ::t c o u r l 'l ~ .... · Et u e · a u , a i t ê t
11 a c te b o I u 11 ~ 11 L " u u t i 1 e , i- iu " c t te
i · t , ~ t q 1 e i1 B ~ 1 ~ d ~n a c 1 l o.. Li d 1 a
J '~1v a11t d.011 1é J · ~ 11 de r '~ un
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i~ le r au cu:n 1e a r ~ e in t 1e , i 1 s cm 1-1 t
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11 'j] valait .. 1.x
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11 ca~r:t c te -e de J 111 · u J1 en tic" té c t m ~ i11 ~ d OM s o l c 1111 i té à
r ' ~o ntio11 pacifiq 1es t an ica e
1 1 mo}'e11 de lu 1 d'nss1n c la c
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J 1 . n c c ~ t l i 1 i
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e oill a o et t1. - 11! f re r a qu er ,
n1 1 1 · 111 c p · it,," s ·;1. t1.s r ' , 1 • 1t U! l c 1 a b o r1 n c - o i cl e
[ cl e 3; 1 i ll f cru ·a ] c: c à ] 0 . a 11 e 'r l ais e c
· ir ret i er les tto1
re " · .s cl Fra .
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"'e ~ t p r ~ Il l C .. - t a 0 . e ' a U X
11 t i rc s v o i in s d 3 a o- t c t te
C 011 \ en ti 0 n , n é C] Jan u f :r 1C 11 t C s, ni.- " U
1 e 111 i cr ab or , TI 11 e gr an c a ~ 1 li l
d e ll c au c o u p q u' ~ U e }' !i · J' ~ e l - 1 c i 1 r . En ~ ~'C t , ( rl j f ~ -
n c m ê e d r; d c u ... " go u :-e -1 • e e 1 a si tu a t: o 1 r · s i1 c
d eu · · il le ton te • i · u: e 1 s 11 o ]
~ nçajs _ t ve11t ~ re ra~sf 1bl ! s r 1 l ontiè s 1 1 a1t c
n auco:u h..1s l t: et avec e. 11 on 1 lu de
d c g · e l e ' s J g;111 l c s n e 11 1 ' e 1 t 1 ... rr e s r
• ro t1ereL t q 1, infi la bonn fa ·hic
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le p '1 ple , p rc qu le Cl lt: n acc11
geait, il cTait accusa eur et
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J u CTCI 1e ; u ·
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1793, 01, t. 1, n. 2 (2 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 20 (20 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 20 (20 janvier) (Mercure)
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ell , du cne11ali1r d' Ocariz, char~. d nffairts dit la cour d1E a n1-.
au mini lre drs affaire étra1 gtr s.
• 1 • Paris , ce· 17 J3.ft\' I r ; g
c nouveaux ordres que j'ai l'"["ÇllS , et l 1 urgenccr ides cir-co
stances 1n' utori ent laii.· ~r e laap er aucu moyen
de m nifeste1~ l'extr me s 1 ic" ude 11~ s j~ t catl1olique
'prouve u le pro es r ~ s de 5 [ rn i.n r d, ne m ni i
uncstc pour l'inf ·[tuné 11 f s· f 111ill • Je me hAce do C!.
en son nom , de ·vous réitercr ses i11 ca cr: es plu vive1
e t se .s s o 11 i c i ta ti o n !i l s pl us a rd e 11 c :i\ 11 1 r è ~ e la nation Fra. n -
çai e et de se repré e.nta11s. Je pen ·c que les nouvelles cons1dératio
s , q e j'1 i à vo i e o es , , v 1 1mbleront
mè it d 1 ~ e 11a "CP t1 c ·. Je vo11 p ie d le
communiquer à l c· nv ·11 io tionale Je d is croir que
e ~peuple Fransai · ta11t d s ·1 -i.é, et p r on 1car·actere et par
la nature et la situation dn pays 1qu1il 1occr pe , · onserver
\lne g an _e existence en u ope, et de vast · el tians étrangers
1' en bl 1e de ' repr lf sent l s n - p ut 'ilioir enie
em. nt f r ê l.,o e·lle à oute le ' fl i 11 rud
olitiq11e qui lui 011t 'té xp1 ·ée p r p1l si t1 de· ..
bre • Ce n 1est pas à moi d y rien ajouter.
1 importance de la ca c t 1,i térAt q y .
mons1 ur ~
..
1Q~
r ndre e ro · d Espagne, ont tel , qu~e j
d ~s voué paT a m jest~ lor qu j j 1 s 1ot1
c t t t: 1 e ttr e "" de 1n
1 obtenir eu 1 1 e t le te 1 s d c c
der son interv~ntion et ses bons offic '", - our i·a1ne er
a"x D[re la ra11ce et le p . Î1 !'lance belli ~r n · . i c tl
demarcl1e, eu même-tcm · qu'elle er:i til a11 · ran ç~ i . · ut
ad ucir et a1neliore.r la destin' e de son malh ur tix
· , o e r i s a t t n l' pp o b t i o 11 d. 1 a j · s t , .- 11
e croire enga ée par la nani re dont 01 •l o r
~ c s né go ci t i o do r1 t l c s i c ' · i ~ - o r e
Je de ire b1 n arde ment qt1c la. .roi
oit acceptée; et dans le cas. ou elle serait
~uc le cm s rictement 11é-ces aire po r l
d1 111 CO 11.".
j~ r-110 aeur d" tre avec es c tiir e
e pl di tia0 és.
PAR •
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t et u
n - n ' pis c C Dl - · ant~
i1 inée d
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la.fr l
U·
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l T 1 }) t: • e fc u ' ai p rj 1 1
h fit· 1 'e 1 , par l " rn p r d 11 ce
· q n torze bu h d n sa c
qu1aussi-t6t, et Le conseil dll
u
1nen t pret" par le 'd 'ré·s 1 tir la.
s u r . . . 1 I m m br
en s ,}~s; S se: c~
le t1 ~e
ces ternes :
t .. 1 io11 E .. ai c ,
ivis"'bilit · d l R ~pt1 i· que ;
oit ·ac "és 1,1 uma ite J
n ou n us ~ ur1ans n u 11 1en t u11ioo
; Il 0 UJ S •i d ~ ê l CI rc ,, ter-
0 U - q d no1m·nation qu'il se
..
rf de 1 comm11n ., to11s ~ r' s
et voi pr é Cll e ble le
mu1 e dan une e ~ all s du
:r u p r r de la CGt 1 une •
le c t j n ~ ..
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1 ulr gc e1 _or tant
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MERCURE FRA Ç AI •
SfJPPLÉME. Tau.ro. 20. Paris 1 20Jmvir 179?.
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I
NOUVELLES LITTERAIRE S. <I.
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l' ~ c o i o rn e 1 ru r a le • l c ; 1l o ? ~
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n . 11 c.: c t o l v r ~c , t o n j o u r t 'i d r 1 ~
tte ·nt to 11j ou 1.s s 011 bu t e 111 i d, ~ trc u
1.et Ot \ r g f n c 1 g
l an 1 es ; ' oi r : l rw n l l
1 Vol. ; 1 I 5 , I o 1. ; 1j86 , Cl 1 I ~ ;,
, -2 'ol. · 17 go 9 o l. 1 7 T
3 ' l \ 1 . .ch \.. e se l d epa em
p1ix d
volume
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es doses
1 ..
ÉCROLOGI
d 'cem re I 7gw .. le lettre o r perdu mad~me lticca•
., , .. e C a 1 depu" )on .,CDl cé)c\,T p de rOmlJll
t et le ucce o c é l znent - 011~tar e 1. Si l1on
l · t t· ire n elorrc detai Jlê dc-1 se [alens et de se_ ou•
.. 0 D n c p 0 u r r j t q li e r e p I ter c e q u 10 1 t:: l a di c ~ il y
15 daus 1111 rti,le d11 ·ou al de li1t ... lraturc. Comme elle
fut appréci ~ e, -u o :que iv n c, ns ::1ucune ~spcce d~
t · , li c • , i e b i 11 11 i 1 m a l , I~ mort 11 e cl 1 a n g c 1 ait 1 i c D
au j~g mrat q 1 0~ en 0 t. r su r~ d dirt: .11ujou~d'hui q_ue
l t· ul at d,e ce j\l1l1 11 ent et de cel 1 d11 pu lie, qu1 n a point
Il , 1c1 c1 t q11,_ la sensib. lité , 1 délie l c 1Ct l' 'lé·
ga carat. 'ri cn1: n r '. ~é 1. toutes, es p1odu~ti.ons, et que
pl 1 ~•e r celJ l!s que l1e ra q111i de Ci·es y, Juliette Catc1by,
.. tlC' t • l· pl crron1, ·. ns la pos1érite, à cotê de " i ..
le au,t -u,r de Zaï e e de la p _ince,sse de Clc es, d1r celle
om c Gomminoe { ]1 ( mad~me '"f enci.n) , de 1elle des
t r Piru "enne ma1dam.c Graffigny , ) C'tc •
. l'ega.rd de on personnrl com1n . on d sire toujour1 de
co 11a.1 tre \t a\tt nt q u 1il es c os. i le cel~1i d 1cs per100J11ts q uc
) _or 1 si 11 rc:11due c · 1 hrea , nou n pouyc s mi UXL
f· ir1e qu . de "' a· d e ici u 1 nQtice, qui noua a été adrc5sé1c
pa c a111=ien.ne et di~ ne mie de ~auteur et une lettre oi.\
"'cc bcni a c S'~ ye de c peindre elle-même.
H AR Pl.
z dr fait particuliers. propres à faire
.. , je. v .i " u, s in rui c du pe,ti nombre
01n t 1 nor :J •
a Borra , sans ·un événement fâchcu.
c d a11nè s après ~a ·naj» aace, aurait
con~i ~1abi ; n ai.s cet événement 1i
Ion et peu i11t,éressans aujo11rd'hui ,
' ' ruisit s ér e" • e l p iv des av ntagcs que prord"
nai.remcut lc:s rid1 ses . . Douée d'uu esprit vif ~
nt. , oîu uatnre). e le cultiva fu et l'autre par a
s , le 'p u a Fran~oj:a Riccoboni , disring. •
nlond pa .. ~ e con 11aissat1ces , et sur le théâtre l!il•
lie p r oo 1. r it ~ Cc mar• -gc la c·nndui.sil · s11i c Ja même
c l~c li ure , un ~oa de voix a r~able , uoe
. _ r ai te ,. de la nobles c dans se jeu , pou ...
a1c rjc _ rrès ,_ marqu· ble ; m. · s Je~ jalouri
, le dé tt oÛts de 1butc cspecc atta hé i
( ~ ) n'y a Fa de risque qu~on eonfoadc jamais ce&tc productian
c c c.la 11 -d' u e d 'in érêc et de )·le avec l
nom; ouvr ·e rid. c le iet b:a.1·b, rc d·un luaub1e , ·,
- 0
- t u . qui! la nou\' au té bi1anc du costume a fait su"D ..
. c aroezn
d
ortfI' ma nt, loisque le plai ia· d~ voir 1u l 1ce11e de GOU~ Jll
r:t c m inoe , f1iYi ~asser le pl mauv~i t. rapa
(
cet ir. t , la rtbuter~nt prompt ment ;
pro es ·01 qu'avec répug11ancc, 'glig s
plus 1a
Cl de
me r ~eul m nt une aci icc 1 n ~c c qui 11 l1j e l' dmi:-
a1jon du publi~. Drs C'hagrin dom, tiq11rs ron bl
long- em s ,. ie ; r1le r 11d corn te drs m,oti[ 1q\'1:i la d .t rmioc:
rcnt à écrir~. dan~ sa lettre là M. Thit: ·n .. sse ; c~lles de
Fanni furent on pr~r:nier es5 i : flics r rr.nl un , and 1uc · 11;
mai ~ •c 1 s u v ag s , c' t el , l J c 1i1 ait 1
moins.. Ile 1 5ta 1 t 1e ll t m TI1 nym ; u,n
de ma rt l d cela ~ nda t n jo 1-- ai1·e r#-
ence un t lo e rè -8 ttcur d cc,s m ~m 1 ttre - d anni
qu· lie ecaulaÎt a\f1fC UDI S. 11g , o·d 1- e JC: Je U! Ïmit T, [
mDU\'rmen.t i11vo _o11tai e ne __ , m 1ecri r • , 1e~t lie qt: i lt
ai ces ! ès qu•ctle {u connue, on ln" d1. Futa se
'c t 1 r gle sur- ou l, 'gard d cm
,envie m'a 1oujou paru bic b rde b~en
car ~nfi11 on r t on train'E d' t - or er à o e le m' ice
dont on veut riv r 0 1Jl \' ' 1itable po~se~seur. Tr1e ~d1ffi ile
our clle·m .time , madame, iccobo11i l:mploy ]t b auc;oup de
ms à te or1·igcr, t se t o v it 1 aT 111ent _ · tj fai , adamc
de Si i né et mad me de L fa et l . h Tmai~ t to j'o ir
e dcu fi mme c 1 bres 't ie t mo ele1 ur le q
elle préte11dait s être formce; mai,r.i si l, mi ié n~ m'aveuglei
f tl ~nt clic a s11 rpaSisé la e rn icrc. L âge 01\ Ile 'tait par- ._...
CDU1C sa s aucu e i11 - r ice, laissait. e p ' r r qu lie po , 11etait
1 carricrc encore plu loi ; mai 11 ' li ! 11 ne _ou.
aicai plu de v i vr ; lei 11 u rs 011 t elle a i t • t ' , l in~
ceux qu' Ile pr'voyait ] i fai aieat 1d' ircr la mort ; e au
egrets 'ter11~ 1 de se ,ami 1, j 1 ont "11 e & u >: e .. nu •
oili , monsieur , les seul · faits que Jif! puisse -1 ons clfr~r :
ils ne sont pas trè -interes an ; mai vo111 ~t le maître de
_
1 n faire u u us' ge. J y ai jo ndre on por ·r:ii t acé
t>a _dl -1 • ne ., e_c ins~T • d~m un . p tit ouvr ge intitulé
I' Â ot 1l t ; c c p r t ra l t ~ s t f o t r c b .a - r.
'' a taill.e est haute i j 1aÎ les yeux nojr · ~t 1 teint as1e
lanc ; ma h}·s1ionomic ann ·nce de la c eur 11 m s procé ,
drs ne l on~ puint r11ccre den en tic ; en p ri 11t ,a _ c: erou
1c que j·aime j'ai l'ai vif t ai , 1r s- roid avec Ica
1 tr ngt!rs : je traite d me · ux qu j in r'i ' ..
rien à dire a c UX que j 11e o 1na~ pa , ,E j d t utà•
fiiÎt imbecjl e quand on m' 11 ui •
Une v1c simple , t1ni ermc , me p ure une a.nté p1ar-
.. te ; de ch g 1 i 11 s l é e ls ., un 1 on t tris te :i s s o u i s e men t
1 nt jam ai 1 1 l e ; o a r , t 1 ·, 1
• e d -- en de la tu.ation e l 1 c: • Ot.
ur mon front; j 12i poi t 1 ar
m bordant on lit dans m e X i le
e11 • ouement pr m a ra on\' ·nt1on ..
J' i des n · s ; j en i. c a :
,. , Il
i et 3l i p 0 l 1
: b 1 e
ucoup
m' m 1c
r
J 11 u pourra '"
me s duire ·
C:Q .
q ll
le . q 1a j
Il d Di
COJ
CU
{ 4 )
uis pas riche· .tn&i 1 mo é1ation na a toujot1rs -artt cap:tble
de 111 El· er à l'opulence ; j'ai 111ême pri.. 11habitud-e de ne pas
' • Il " me cro.irc p u\•re , ~n me compar tlt i eu. qui JOU ssent
d. t1 ,e ~r, n e or tu ac , pa cc ~ue je n ,ai a leurs desi1 s et
e p c c i l I c c 11 .s s · n s m' · n , i r '
En aji ut 9t c c p ] t1 it Il r utuur p édait J'';~me la
111 i v , 1 - lu e ll lb .. · a"' t a · b le d p 1 oc éd ' s 1 s
1 u ~ n b 1c , le ', lus e11 'r ux , co n _ itra parfaitcn1ent
1nad.ame Riccobonj~ e e ue~l uv e corn ose vol.
p Ti"", r r NCOL LL(.
l~,t:~~r d
c derp n
fo,rm r i
fadame p:cco o ti , à 111
s particu]arit~ ur 1a
n un r r i c i 11 i lt i · d ~ et b j J ri
gc -u r ~ e g 1 ph c Jl t n i x i t . r tl •
cur"o ité de pcrson11e ; I,~ ~ lJ c o"t q ç j'y
i c p rce\'Qir ~, i je )'habit . i le' m n c ,
u _ ~I n ,1 c li r n j m " Ji' t't Tai p au r o " , · '· .. v ' c
Lit cércl( _ fay nt ',p:3) 1ǰme t beaux c .ries e les socs.
r: e 1\f d n1 · di tin uer e 111 rendit oin. 't •ut ur. e1
_,prr ÎeT' 01uv ag s .~ r nt a11o·p}rtne» ~E c u q .i parurent 'nsr1itc
]4 sc:r icnt e o e , si la ltazard n "eut d'couver't inon 1ecret.
L':avic de ~u·~rc:r ~m ét:n o' fé[i1is .dépl~c ' c, que l'habitude
11e me r ndit Jamars s p ort le ,1 l 1espo1r de i:e1 pl ccr ar
on tra ail une partie de l' isancc dont j a~lais ie pri cr •
. ~ng ~r t ri qu l' • s 111ble · prodqction , l'rndg:lgc .. ncc
<J.U ,11 s eprouve e · t pou it 1e proc r r u11 rtuuc ho11neto
~i 1 ~ r r ~ c lé é , nco r g 'e d s la Ji br iric ,
., c ~r ij m 5. roje ; j'a~ carie hi dei fripons et [·r'
e de mes tra\r u~ litté:ra~, e , Ces d 'sagrémen
A rn. are e a~urcllc, e c J ime mi u p b o cr
apii Tcrie ~ue de tEnir u e plun1c po11r l
. a tre_ teμr . J c u1s (âchêe mon ict1r 1 de n ,a 01Îr
~ · toitie i tércs ante à 'vous r c 1ter; 1 vie d un
~r tnme cnsc oOE e raremrnt des fair dig1 ~ à atcentio11; t
1 i n _e n 'a pas été urfus~.. 1t a j 1J ae ·se s'e t pass 'e d Q~
1. t ·i~. e · ·C .. ctl't-·e e c t-ce uu bo . eur pour n1 i. J .. t1te d .
; · d a J li r l - t u r 1 ou ire r , on p a e
p e ll e j u r q 11 ~ ne o t p ~ ' , e t l ai tl d r
e JX do 1 t il ~ ~ o i~ en t ncorc .. moi je ne aigrette rien
t c11t J1P par it 1 plu d ux que l ciel p"' t
a bont ' , d ~ en.d-ntc libr , 1 aat d pui
u t C" m j e , p ri c l ~ ~ · 1 ~ te d 1 h u - · . "'
Ii.l, t@'c.: ,~nq a·
·m. r elle a 1 J J e i ' a. n d e n t u ll o c t: 1 u e l a r e r11 e 11 t
li ir 1 nc1e e
. ,..
) f l l I[
,.
C0U1J aJ f'S 0
b ann ,. d." e·a r
q 1e e 1
L
c, dent 1~at11r . t 1 s \
c le -o corde i ÊTll d ns
,. '" "' que 1 · pu1_ vott
.oe.a m rc on en
..
' L c a11 'Llille re o ·• oui n
1!11
ll
11
cl
l e n o t 92 1i , -- t
U!i g1 id n
• • 1
11111 t1ne t
i l \ 111 O n .. . tl r "J
"' .
0 Js
. 1 etc
CCO....B O ..
( J !17 ,
, La premier.c Foi que vouei von etcs lausé avili , légisb.-
t ur1 , vous vez c po é Ja 1E nec ; et t que ~tes , ( la,
'rité m'cchappe) oui .. tel q e ou· ètcs, o ne p uv z
a la sat1,·er. omme de bien na plus u'4 s envclopp r
n son m:1ntcau. ''
C 0 VE - ~· 0 T 1 ALE.
PRÉSID. C E D R G N A U x..
•
il V l I! ..
ailhe avait voté pour la mo t ,
Con'vcntioa , da11s le cas 0\1
mort , cxami11ât si l'1i11t 'rltt de l
que 1'1ex[cutio11 du jurreme11t fût r r~e ;
n'av i t pa it dépe11d e on v u p
i 1 ecu iou du ju en1 1 t. p t .. ll ~
émis leur v 11 1com- e - tla E l1c , l t
1ens. Cette le ture ayant été fini , rca1·
ecr' taircs fus. en t an toT '1 à e TCtÎ re r cl ns
i ulicr pour y édi tt' 1 roc' s-- ~ l d
fin qu'·l p1 t " re u demajt 11atiμ et
depart~mel1S. Il a den a dé t outre
«:rétât une adresse au pc. p e r-1 ~ is
otif qui 1~011~ · orte ond
Tburiot a ioa1 b 1.t u l cl i
'a r ardèe om · ·
~uc le ju -en1en r
le peuple. - T Ilien a ·r1 ·rro
• .. li
0·~1t1oa pour en proposer 1111
Co, vention li' c - ti c t c J ~
era sursis à l'1cx eu tion t1 j
R v :lljere c . - .
cette que ton rait 1[ 0
c;id~e qu1a l·ès un .
es 11ne s a e tlc
1111~ di SC tl S~l O IJ ;
b -u c ..
J c on a1en pa ctre en ta
11 si longue t l 1jga te ;
son op in "'on 1 c le a· t P" êtr
contre l'appel au peupl potir l
du sursis.
Le pre id nt i lter 01np l
mutlicipalité d a i et u ~
n d i 11 t à ê tr c a 1 · i as • -- c ..
le deu d · putations , l
p t.llOll .. D 1 1é c ..
Co t QD du l Il
O t J 11
n
t pect
niort c ,
Jl'fO ·
'i 1for
Olt
l
J
1
1
il
-
-·
{ 5
um1n\até a. "'t font u devoir à la Con en i n de f ·re
écuter lc·u ment enduhi r jt1 den1andcq clvousd~c é
conseil ex.éct rj f v·ous rend a compte dans 24 lieur
· ' c Li r1 d J 1ge1n 1 t contr ou.i.s. - Un membre a
co 1:~ t t 1 .v· de· 1 ou1l1on ; if a Erou,ré icn ~ trange q11e cq
par human·ié q e Cot11thon eut: voulu la prompte execaria-.
..e " .
re s est étcn u longr1em 1~ .t sur la ecessité de lz
' 1: utio11 d . gcme·nt i ndt1 c ntre Louis Capet ;a
s la fin de OIL • .. , 1 a fi de m _ u x de 1 a 1 an c e 1 r: 1:
n emcnt e ·c1 bo11l tll"; il a regardé 1 mort de
OIIl C r•u iqtte C t sur- moyen d'en. Împo1er ll puisa
, e e a'ir p1ccc r la •ra c d. met r 11 à
g11 .r ~ , · r blir solil e1 e11 t 1 ih r .; t l,c litë. Il _, st
OrCe d .§ pr UV r que (;:t loi l rai On 1i l~huma \te et la politÎ
uc c mm nd ic:n im é i u ·cJn n ~ q e ui - t p o pt -
1 ir nico ex eu e.
Le ca 111e av it r 11é jusqu al. r~ ; e gra d nombre de m~m@l
brc q11i. l ' Olll ie t a Ier 1 a -1ouf e : Il ult~ lloeit croi -
1 1 Îsi t. · OllV rt 1 le a11 1 ! 1e t ét b ·~L pr~-
1 i cl e t j a ~ o .. x la ? o t ~ r e cl 1~ r a n t .i n
d 1 a~l1c , t l di u io1 ë 111l l pr~oou
r 1 fi' o i s io s IJT le sursis.
_ , ..... pri ~·i ' lu~ 0 c tr hie cc m-
11i cr e ra n la. 4 Je. - U lC
a] 1 ~
de c
11ne
C 1 V t lÎO
y ll l
drtq ï l
]
d , tT c i t ' · T 1 t t 'v erse n t 1 a
a rer .,,.
qui
vr ..
• l"'~ n re x r ' mité· a itant de meOEnbre&
s l\1 11tr : le tumulte ctai à son comble.
a r que1qucs u101 'n r:ncotc d'agit
Le r ' si cnt a n1is aL x voix l'ajo~ ~
- Le r~ id nt a lewé las· ance.
• • 9 ;an t r
nil.
or que 1 ' nce a ét o ~
fit co11sta té an le pro-
1nan d - de a CC'l15l1TC COD•
ecr · ai.... . _......_ On c11 a fait encore
J pr t:' .s-ve1 bal aux 8 depaTtt:pa11t
l l 11tcuil , f it observer à la
1 e rg11i aux ; il l 1a trouvt:
d,ouv1··r la séan c en a ten~
JI t
11 c
t
11re a ~1 tew part ' e contre
Con r et e 0 ~ -
~1n - - st lit quc}q
o i ~ _ _ ux div rs comi-
•
l -
ont .. BJ ne ,
en eRt qu
'
159 l
Con \ftn i n doit condam er Loui1 VI defin.tivement: ....._,
Gor·as, secrétaire, est mo té .à la tr"bm e pour e le
motifs qui l'avaient empér 1é de se rcn re plu ôt. 1 · Hé
à \1A1~r~mblêe ttuel travail avaient eu à ir l~
depuis rois jour . P 1 dan 48 heur , · 'o c p
bureau· ils D 10ll - pas enCO C U le t m. de e·diger
pénible proaes- rbal ~e la éan1~e, où_ La i I
damne à mort. l repre ent qu il e t n cm c11
la ficvre et qu'il l'a encor • Sa les i "t ob rve l qu
e t excéde de fari ue. Il dei iandc qn 11
- s mb é v ille b · c
le aire rem place j squ' e qu la C\'f l' it
La Convention r p ort l · de rct par Jequ 1
censure les1 scci-étai1cs. - On lit U!l ar ;ft, t# is pa -L Ull
de aris. ~ t arrêt .. p 0 . te '" 1 r nt r • c
es dëfi D'i f UîS e CO .uniq C!l~Ollt plus rec lui , C -
c1a f it un T cl1er~ e ex.ac l et scrupuleuse dan it "ppar
t ment. -- Cl on itu den a ide: q C' l'ou e s1 .. c à l , 1·1d1~
du jour , , t que la onvc:nti l ne _dése1 parera pas , avoir
tcrmin' a qu Lion du .sursi • ~ C s d ux p opositio 1ont
adoptées. - un membre ve 1 qu ron p . ' de suite à l1app -
11ominal, attend que la que t--on est iCz claire. Pons outicnE'
qu'elle a été lé: id e trois oi lorsque · Con· ention - déc:
rété que Louis uai jug'. par la Co nti ~ que ce c · it
définit""vemen , 1: enfin lc1r qu,elle l,a conda ne " mort. -
A p è quelqu s d 'bats~ a on' ent:on a 'cr[ t ' t1 ·Ue d1 cule
rait le sursi il n ecr r taire lit ll l - 1 lt1 e e _, J a -;i uel 1 dans
laquelle il a nonce qu'il d nnc sa démission. n pas
1101 re 1du jour. - Buz.ot av i ... p role. a app llé _ u ïl av i
voté pou la anction du 1 conme le oyen sû El'étou c
tou es le f ction et faire Qg- 1 · pai · il a fait obsc·rve
qu s'il ne consultai 'lue sa sûreté onuelle '· il va er lt
con re le sursis , ma1s que· n' nvisa _a qr e le alut d
at ic, il s1cmbarrassait peu d~·11 assas:iinê , pa;rce qu~il l ic
tiÛr •'et c venge par la poster""te il a it cmarq er 1:11 co .:
que ceux qui avaient de e11du l''app1el u peu le l de
tian deva·cnt, pour être eon eque 1 \fOt "r pa1ur e u i i
ajoute que 1 post ' ritè ne manqu ' de rep chc à a Con~
cntion le déf ut de formes da Je ju c l de Lo_.. XV a
ond amuat .. on a la imp1 1e majori[é dr: cin ·voi , )
dans le 1el c~ j a gcme11 t a té 1~e11 du ; C'JlfÏD le sca
tcrm·11c la sëa11ce d.,h.er .. - Buzot a·t 't• éj
OÎ:i int rxompu pa murm r s artic de 1,
asourc:c s .. e t élevé i. mc·nt c 1 s i t rr pteu ~ i il
fait sentir qu ils c p JU ai t d, ul b t l i
d avilir la o ventio •
Buzotarcpr.s;ila 01u nu
ouis moura"c l~in.)tant; 1
elle guer e s rait d sastr
.. :μ.Qm°br blc q 'cll va o • t
11 la
a l
pour l
1 le d pc
( 160 )
,. t r. ~ uzot a pas dissirn.u le que l'opinion ae r ux fl!tl ,.. . nr s se n10 t ~ent, ne ·o t pour prompte e ~ecut1on
en t purté contre Lot1is ; mai· ., a-t-il dit , il ui
e o'"s 1 ra tir Ollr la mieux e ir. D'ailleurs ., s· )
on enti \ 't i obli é de ~uivre é,cc ·airement cette opi
io l pTo ic u' 11 n cs.t pas libre. Je sais bien, a
OtJ 1 q e 11
00 a1te a de royalist s ce x q11i sou.,.
ai pi1 io11 ; niai il en ' [ it Lle même en ~lcte re.
d o lis ce1s c 11 ii c r n - u11c op1n10 mod ~ -
orta. t Charles eut un .succe ..
ur •.
,La rance a ra au.ssi un roi. Je ois convai eu q,u .. 'il exi te
in ~rti ai. 'e tl _ p 1 er n oi ur le tronc f nman t de
oui X :1 Cet l1omme, qui t à l tête de ce l~arti , faic
s j t d me~ plu it qt1iêtude . 11 st bic:n à cr in
_ l" . 1 3fCe qne DOU.S sornmcs d.aa:S UIIC ville e>U il SC trOUVC
dt: en· tou r~t à. 1 c·rvir, pa:rcc qu"ils n'or.tt rien i
crdre dans une Tévolurion 11ouvelle ., inai~ tout à. gagner.
~ . ~ b le e u ce ur F - cc 11e l s parti ans. de son
ls1 etaient dan 1 capital . Louis X V ura au si un 1uce
e11~ , arc c que la Go 11ve n ti 11 s tro c ~ns Pari , dan
j( ce ttc 'VJ l l1 e ou"'. 0 1 ., 1 11 ~ • d ..J ; n s est oppo ·c execu ion e vrJtre u ret
t1r lsio d B, rb 11 • ui ~ j le dis à cette tribun~
1 i Loui m 11rt vant l'expuls~ou. ourbo11s , vou1
ur z n oi a~ r 1 v u .
Oui , je dis. encore que i Paris ·vc11t un Toi vous •urez nn
j , t "· ie ser d rie" 1 • - uzo ajo te d'autrta
'tl -ons pour pro ,~er la n ccs5it1é 'expulser ·mes 1!ou1 ben· ,
s· 1 on 1tion t1t ·cr e oute 1es factions , et l "avoir
l LS roi. 1 ,e·rm:ne en emandant qu1 il. ·oit 1 r 'Îs à .l1e ~ ....
ution du j ugemcn.t ju~q ' 1 l exp lsion âe Bourltons. -- Thuiot
~ uticot la pro1npt ex~ eu tio n du jug~11 ent; il pt ·celte
uz. t d' oi ilii lcé qu'"l. ex:· t it urt pHti { t lui '1 i e ist
it a " it 'te form p .ar la calom11,ie ; le voile est tombe le
rti a cli aru; j} a r~p1· 1oc é uzot d' voir alfcc té de dinr
le juuemcnt n'avait ~[' re du a la major îré de cinq,
q il avait eté rendo qua la prr que 'Unanimité ;
di que P1ari servir · t à I1ner un t)·ran la FTan cc•
ettc il le quj ava1 fait troi '\ ol tien i enfin, Thurio 1 a
outenu que eu. -l 1e l ouv ienc 10 poser i la mort de
fJUÎs , q i craig d être dé,,oile:1 , d'ettc dcclarès ae
mplige c tel.
L s it1 dtmai
•
,
SUPPLEME
.
T • 20. Paris 20 tc.1uier 11 3.
is t dts cilo~ytns deputé.s à la Conte ztion, 1iaiia1iale, par ord ~ d
depar~ rn n , l p i'io i da l ur t' u sur la J • iJ · 1 · queJtion :
u 11 peit e in i a 1~ ~ .
..-.,..,,,., EP R '[ ~T DE l. - I w - 1at1thi cr' f erli n ot' a OTl.
- Ro , r l o le clt i n J s~ t, 12 la pa1 tt ju r~u" â et: que lts puiss nce
rangrrts f1lSS 11l 1,;con zu la R2p1 bliqu l;-ranyaise i ba11ni ensuit a ;erpituit
(1). - Jagot es en commission ..
ISN.E. - 11inc ttc, Jean D ebri e , Beffroi , Sai nt-J t , ecarlicr ·,
oizcl., Petit, a mort. - ondorcet, up·n jeune, d. laptnt laplas
gravi a; tJ et lle de la mort ( ~). --. ouche ro1L, a mo1 t, avec le sursis
de fa .. lhe tS,. Belin, rtc lus 1 ha ini.
LLIER. __, 7idalin, a ort .. - l'artel, PeLÎtJean, Forestier' â morl
da1s les :a heureJ.- Gir ud, amor , a e sur1i de ailhe.-Beauhamp
c&t en commission - hcvalic ,jr 7h~ vote pas.
A T - Ll'E " ---. Barely , Bore , 1 oa.r zen uvc a
.. fa sse' a mort. - cyre' farcsqr
is d ailhe. - crdalin
mo
orin .. u •
rw' e 4}
(i) ous observerons qu~ plusieurs membres a7ant \7 ote pour la retlusion
et le b 11niss~mcut a:vcc des mo itication plus ou moin généales,
nous nous bo1ncro s à pré enter le v 11 au fond seulement
ar cc ot : rec as ., 1Ja1 i~
(2) ous ob ervcroos que Condorcet a conclu 3 c~ttc= peine, motlée
sur cc que sa bou~hc ne pouvait se detcrminer a pTononce c llc
c mort.
(3) ailhe, dont on lira l''amendement au drpartemcnt de Haute~
nronne" a prctcndu ensuite qMc cet ttn1t.ndemcnc n"ecaic pas ·11di,iiblc;
m i1 toute la onve11rion en e aie i con\ incu i1c, lor ue
plu icurs membre ont co11clu la mort , en "d ~ nt
'y a eu aucune r · l mation, et lui-mcmc u'a re ~ ne
p .
( ) Par ce mode ,
ui oct off! a\Tec i·un d
pul ion d-c la race. - St1rsi s
cns d in sion r l les p
• • JU qui paix, t b~ 1nis
c J i · la
f'e "P sion cc
e condition de 'e~
u tu aptes 1 c pt lsion ûc la race.-.... 1
utrem llt e l 1sion
U JU C:plCQ & S
( )
i! .._... e '/ Duboi - rancé Re>bctt, fi m rl. -- lo del
lei ne son, 1mon, morl co11tlilio11nelle. - Baudin, Thicrrict, dtl1n~
1*011 , "P t.lttelle.
Jt&l GE. - adirer , Clauzel , Champmartin , E.'Spert , Lakanal
Ca ton , o mort.
UBE. - CourLois , Robin , Garnier, ti ma1t. - Perrin, Duval•
Eo1 1 em i11, Pierr , Douge J ~ P. l~ab ut, r ~clus banni.
:\UDE, - :z mi, Bonnet , :imcl,, f\farragon , Girard 1 t.i mof't. -
Tour11icr, ~cluJ 1 b n,i. - P ÎLs jeune, Io in, mort c!J11ditionnelle ..
EIRUN • .........- B6 Ca1Uboulas "' Second l Louchet' a matt. - s int-
1artin- alo n s Lohiuhe réc:l 1 , banni. - J. Laco1nbe à mort,
111\fC le su rsi e r\iailh c. - Go dcfro r·-Yzaru ( dit alady) ' d eli1ztio11 â
S11"um r.
BouCHES-nu-RHô .. E. - J. Duprat, Rcbecqui. Barbarou~, Granet,
Gal pari ll -r 0 se Ba ~yl e B ~ i ll 1 Ra \r cr [ , p é li s i r , L u r. nt ' a m Q Tt.
- Durand-Dcmaillane, Depcrrct , récliis 1 bauni~
_ LV nos. - D bai -Dubai , vc u~ mort t~niitionnelle. - Bonnet
j ou_cnne a mrJrt 1 avec le ur rs dr !\f ailhc.. - Faucl1et, I""on1011t ,
l. ari 'Îcrc, ardon 1 Doulc t Dumo t, Cu sy, Legat, Phil. Dellci
llc , T ~ Zrt.r 1 bu 1111i.
C 1 T L. - _ filh ut, Lato te, Carr~ é, a mort. - i 'ja.n ac , ha·
banod, Pc vergue, -rt,luJ., ba11ni. _......Thibault, rccl1J.J, ban1ii , et i·ex ..
p 1 iou de Lou le Bo,urbo11 •
CH1\~E TE. - Belleg rde Cu .. mbcrtau Chazca1 d , Ribcrcau ,
Brun, cvclier, a mort. hedanea a mo1t 1 avec le u1si d
f\failhc. - Dcvar!, reclu1' banni. - ?vla Ide' rt.cl11.siD?I perpéluelle.
CHAR! · F: ,, .. E 1w cr11ard, BrÉa uha i .. tu ,, ·on '
R.u mps, azcau , \fjnct 1 Garnier , ci m.01t. - Gi1aud , llautricl1c •
Dccl1czcau, 1 é luJ 1 banni.
CHER. - Foucher Fa11vre, Labruncric 1 Pc le Lier,. tÎ mort. - llasu1
, Bau be ton , Dugen lC ' ' 'lu-J ho ni~
CORREZE. ~ Brival l Borie, Cl1ambon' Lido11, Lnnot' Penicrc' a
t11ort, - Lafond refu c de voter.
CORSE. - S lljcetti, à no,t. - Cl1éappes, C mbi i1a1 ndrc,., Po1zio"
llotedo , réclus, b nni.
~o n n'Oa. - Bazirc, Gu. to11-Mor eau,
( F l o r c nt ) , r 11 a , Be 11 i e r , à tn. or t. -
Raruc'1 u 1 retlus, b 11 i ..
rr·c11t, Oudot, Guio t
ambcrt, la1cy jeune,
Cô ES nu ORD .. - Loncle l à mort. - Cou pé, ha.mpeaux, Goud
cli 11 , d ' n t i ' u - i o1 t1l t ile ~ 1 ) • - ' au t i e r j t.J 11 c , Fl ury 1 ira lt ,
, rec u1 banni.
REUZE. - uyè , a L01t. - Hugu~t a u art , av c le ursj de
Maill1e. - Couti~son-Du nas Jau1und .. Bat illon 1 r clus, ba?tni. -
Tc r1cr 1 d i~ t"on. D ·bourgts 1cfuse de voter.
( ) Par cc ttc c xp rc si o 11 di teu li 1• con ; t i o,2 n cl l , 11 ou c o p r en on
c onditions: - La mort e i ca d ~Îll\fa5io11 de l'cunemi, 5auf lei
mesures ultétieurcs, avec a f,~ mille, jus u1a la paix.
{ 3 l
nocNE. --- Lamarque 1 Pi11 t ainé , Lacoste , Rou ~ Faiillac •
Peys rd a ..n bc:r ll fort BQ11 uicr, ainé, t.i n orl. -- 1
Meynard, rictus, ba1nli.
OUBS. - fichaud' fonnot' Vcrnctcy 1 B SiDD 1 a mort. - Qui·
n.o t , Sc gui n , 1 ê' l lt.S 1 b a 1111 i"
Dttàr.tE. - Jullien, Sauteyra, oisset Jacomin, a morl. Gércntc 1
Mathes Colau,, d, ~far iucl, ENayolle, rictus ,~ 6an1u~.
URE. - Léon=w.r Buzot ])uroy, Lindet, Bouillcrot, Rober Lio ..
et 1 a m~rt~ - Richoux, cmaréchal , Dubu c, \rallér: 1 riclll1, ba111ii.
- Sa\'ry, t!lcnlion conditionnelle. - op'Scut, malade ..
v E ET LOIR. - Delacroix:, Bri sot( , PéLiot , Lois~a 1 Chales 1
Fremcn er , a mort. - Les ge, o mort, avec le su s1 c Maill1c- --
irou!'t, 'é-cluJ, b1J 1nlÎ. - Bo urge i~ , m lade.
F1~ JS EltE. - obam Dl d ' Guczno ucrm ir 1 am rt ................ 1 rec.
~uei11cc, Kervel gan, Go1n"nairç, rtclus, banni.
RD. - Leyris., Henry onlland a 111ort. - Jac. hazal fils' li
tnor:t, avec le sur is de: ~lai ll e. o.verncl, Aubry , Raba1ld 1 r-1uJ1 t 'ondi ..
tionneiie. - Balla, Ttclus, 6an1Ji,
HA r ·GARON E. - Delmas, Projean, julien, Calès ,, De ac , .i
mort. - Mailhe, 8 moTt, avec reslriclion ou é~ r c de, politique .. -
e.rès' Di-ulhe 1 réclul' batnii, - Rouict 'I , écluJion a te1JiS. - .. 1az d '
7éclusiori j1fi Jtlu ile. - stadius , abs nt.
ERS. - Laplai 1 e , 1 ribCfn-.1.ontaut, De camp 1 Barbe u-D11-
arra1 Lag 1 ÎL.t , lcl1on, Bousq et, a 1 .. 0 t - Cappi1 , f ys et, t ..
/.us i o n con lit 'Rot. 'U t l I e •
tROND t ,......._ er<rniaud Gu d t Jay.de S2int - roix
Garraud, Boyer- oufrede, Duplautlcr Dc1c rc, a mo i. -
G. •or!, avec le ba11ni scmtn de la famille et la poursa-t .. c d
du 2 cptcmbic:. - Lacaze, Berg i11 1 tel J, ba l11i. - GT
tle te' t i o :n •
Ducos ,.
IE c Sonne,.
ER.A LT. - ambo11, Bonnier, f"'abrc .. a mort. - Cn1nbact'r 's., d
• fH or t , c t su r si s j u s q i \, la p ai . ; r. e 1 s \in v i n d c n 11 c ll i s , J
jugemc t 1 is à cxêct1tio11 en g h ur '• - urèc y· ennec, Castilho ,
rt,lu.sion 'ouditionnelle. - Brunet, J~tentio1i a erp ltiiti.
SLE E"r IL. l E. -- Sevestric ., Dt1val , haun1 ont , Bea11g ar ' a
tn.ort. - La11j in is Fc1n1ond, Lcbretou, D bign1on , 10bclio, tau
J'cl , 1tclvJÎ011 condiiiann,ile.
NDR.E. -~ habaud le jeune., à mo'fi. - Po cher, P pib , Jélt·11tio1i •
...- Bou in, Derazcy 1 r ciu.s :1 banni.
INDRE ET LorRE. - "iochc, J. Dupont, Pot icr ,. h mpi
lem eut , 1 b :.a , ti 1nort. - Ruelle à nort , av le s.ursi
i ilbc. - G rdicu , Bodin , rtcl-J , h 1i1t.Î.
1 ERE.-B udran, Gene o·s, Amar, Gen·~ ieu, Cl1,rel, a art.
-- SeJvonat 1 Prunclle-dc .. fierrc, Boissicu , reclus, àa111ti. - Réal,
il tntio n.
(1) • B. - Brissot n voté la mort avec le s11rsis, j11s u"
ion d c 1 a con t i L t ion , e t Go 1 s a eu tort de 1 c: 11 g cr p
•
lj.U o t · la mort ure et - pic
la .r atifi ..
r 11 eu
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Le
•
a' 11 ort
J 1 b -7f
e-
...
VI de '""il edicu , no '
B;rc Lei 1
.
O S Oil 1
~l e ile.
ur nuriot 1 Ch. har]ieT 'J clac1oix 1de DU
mo ville , B t llie t , a morl. - 1>0~11 in 1
drucbc , bau•
banni_.
a 'Ui,. t.. - By y ., . e11ue if
é n ~ r ~ L r: j c u u1 e , 2 t c lu j i a
s , r:ecluJ , ha1t i
l 'a r ê L V '1:. s c ll r ' n 0 Il ne '3 à z 0 t. ~ sa l I
c .1 licl1el) l n aco11i l1ls f' 'cl1 , h ni ..
onf à ,iiOr .. - _ oreau, i r j , q ot, RD c
m b - t , [ ;i ;r ,JL cl 'tu ~ a ~Il n • •
Audrei1 6 rnorr. . 1
TU -
11 f JllZ 1
, 1. te~i ti
r: c GiUet,
' ar, a mo l. -
.1c1li l ~t OLltUIL 1
•
( 5 )
• -- a tera t D metodu, Lei , C ill ault, Legendre ,
ovré·Laplao'.Che a mort. - Jourdan, ,. cl1ts, 6anni.
010. - erlin, Duhcm 'I J. Lesage ... Scnault, Carpentier, Sali D•
ros, P ulleticr, jean-Marie Aoust, Laurent Boyaval 1 Pries, li mort.
..... ock.cdey, -reclvJ, 6a.nni. - Gossuin en commission.
Oin ............ Coupé, Calon , Mauieu , Ana.cl1arsis Cloots, Bezard,,.
soré 1 Bourdon athicu 1 a mo1t. - L. Porlicz, a mori, avec le sursis
de ailh.e . - Ch. ïllcltc., Del marc, r ·cltu, IJQ..nni. ....... adcfroy , .. mmas 1011.
Oil E. - L hosnier , Deshrouas , julien , Dubois, Colom.bel ~
mort. -Dufrîche- alazf! , Plat-Be uprcy, Thomas , mort condrti1nne11t.
- Dugué-Das.sé , uboe , Ttclus , banni.
AlllS. -- ia-bespie-rre , Billaud- arcnntl , Da con , Gamillc-Deseulina,
la at., a icotnterie , Lcgcndr.e , RaJI1 .. on , P~nis, Scrce
t ' obert , Fret Oil l Beauvais 1 a te d' glan . ne' Û'SSelin , Robespierre
jeune , Davill 1 Boucher, uignrJ oc, b 01nas , L. P. J t
alité , a tnart. - Man cl , rtctu.sion sDus ~4 hti~r J dans un fore
i leurs qu'à aris, jusqu~â déporLation. - Du~ 1a lx, 1 ·c11 s , IJa1nii.
A DE C~\L.,ts. - uquesnoy , Le bas , Geo[roy 1 Botlct, Car-
~ot, .à mott. - Th. Pa 111; , Pcr. onnc , agni z., Dau.no , '\t rlct,
f'tclus, h11na1. - ulard , Je;o1le dans une de uos ile 1 et banni a b.
• 'Paix.
PUY DE Dô E. -Couthon, ibergues, .. aignct, Guilb,rt·Romme y
oubrany , R del, Blan ai , oncslit:r ~ Dula1 rc, Laloi1e, o art. ---
H nri Ban al , Girod-Pouzol, rt&lu.J , banni
H UT s-PYl.E ÉE&. - Bertrand B Trtrc, Féraud ' Lacrampc, " 1/lOrt.
--- Dupon Gcrloux Piq u , 1 cli.sion condition1llt.
~ll'lts- LP 1 - S ado anlc , .. e*l t Cazeqeuvc, Ne eu ,
emartin , 1ic1us, &onni.
RENEES ORIENTAL!S. - ontégut, Ca sa1 ycs , a mort. -
ea , tno1t co71Jitio1111t1e. - Oui LOD , dtte,. tion , puis ~.znni. F
malade •
•
110•
bre ,
UT ... RHJ • - Rittcr, Laporté 1 Plliegcr aîné, o m11·rt. - Joban,o t,
· morl 0 avec le ur is de l ill1c. ~ lb rt atu.e , Dubois 1 1ictus,
111,,Jli. Rewbell , eu commi sion.
BA ,.RaI .. - a~r nt, Bcntabolc , Louis, ;i m1rt. - Arbogast 1
h i&tia i" récius, 611n11,i - Ruhl, Dcntzel et Philibert Simond, .n11
commission. - Ehrma-nn , malade.
HàN ET LOIRE. - Dupuis fil , Pressavin , D bouchet , o ·.]
ointe , Cusset Javoque fils , a mort. - Lanthenas , ,; fDOrt , ve
\ mcndcmcnt de am baceres. ----.J Moulin ., mort '""dition11t//t. -
has et , Vil t, rcelin Ber ud , Patrin, .Forest, ournic.r, rtclrr.s,
bo ni. - icher, d lt tioi perp tutllt.
S o .1. - Go rdau Siblot 11 Dornicr, Bolot, à orl. --
Vj , C.:h nvi r , Bailivet, rtclu.s, /Jau i.
SAo E Er Loi E. - G~lin, J. C rra, Guill rmin , Re erchon ,
utll~mar.d~t, B;i.udot f4lilly , fore 11, à mort. - fon "Ibert,
sort condJt!onntllt. ~ Be luca , d ,,,.t-oa Jerj.tlutllt. ~
J' 6 • '·
•
' die , P11 li peau Bautrone.,
rt. - S 11 o 1 Che\ -
sal • ud Tall"en
e. ~ r l -
t si n le. - la is 11 on.
El E IN rÉRJEURE. - Albi c , Pocl1ole (l nDri.
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ocl1on , D 'l rcui ( ..
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i c 11 el am ni a
la niac 1 f,arv
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Rie
11
~, D Ili p111as
oupillc u
., a u:;1i~ 1
Goupi]leau f.iignen
ir _r ., . ~ :uJ 1 ~a 11 .. i~ -
• t 1 11 ($ , 1' tJ Til b
r ., Bio rc ze-La o 1 ' ,, 'lUI 1
mo • - s., , ?:n~rt - yc , 1g1
o i. - Jullie Souh it, mort r.
- ou] e,,t
1793, 01, t. 1, n. 20 (20 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 21 (21 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 21 (21 janvier) (Mercure)
olon1e J~ur aura une 'teTnell
de J paix qu.,.ls lui nt rendue.
t ' té apporté 11 France par le navir
Je nouvelle du Cap "'on bien moins
con t ·nue désole cette mal~
11re se li 11 • a hc c11t de dév
la1 ~ • 1 y eu de not1v
1· pt. . , t du oto '
c li O 1p d'b L>ÎL llt "t*Or
i em 11t on p r force ., our menac
.. 1 t t · "cè c ierc 1 r 1111 a~ylc à la · ouvellc-Ano-leterre.
.. rc 1 cit n R 1a beau a 'te rlu comman•
•
1
lei11
il
1' ] , J pl a c e • d' s p a bè , e m b a q u '
• •
1 1n 1 5 s 1 Te o ·
· c 'le 1 i me
' ,' q\1 L5 - t .,
r 1son et
n1m1• • on p ovJ• 01• re.,
1 ommes d c u.cur,
Te ., 11ommé 1 a To1tui, qu 1on dit
• . ·1 l . , 'e t pre de em
b -qu r au Port]
cttre q · on11 r
D ra • • • 01c1 un
~ ll ~e r1.,,, cito,,1 Sanlo Id:<, com1ni Ja·rr civ·1 a St.-Domin IC t tn
ll'ate d Cap1
, le 19 tlec m6re 179R •
sec l
1 i i t le:. di
" ]a s i
"urons de
li nterm
•
qiiel
li 1er ,
•
01 t nue av1c ucc s,
oc ainbeau qui l' a
e i 11 o 1 tau t a ' t ' pris l c 7 , e t le
i l 1 i p ou r 11 i v 1 c 1 c a in pagne a cc vi·
n ne le cun,tr as 1 s us q11 lqu ms
o v 11 s ~i vo n 1er. J'ai a to ise om-
1re Li rcctem 11t et ·an voi bt ..
, les diff / ens rrêr · s
li ~ r e pro 1 ti 11 ont
, ir d'n11 e ès ontcux aur
on Je contre douze prison ..
or l1 e d11 geaér 1 que j'en-.
c ·c: s .' i11g p de porte.
• • I · 1onaux. reu111 avec r -
n ap au déposé l a11née
cl u or lor d troubles
• • • a11t1-patr1ot1q11e 1 cane
so11t po tés à cle
• .1 e u11 c1co en tt en n t trou e' qu ..
ra t ment.
1·n1ine f: ire ne p oc
( J ~ ) •
q,1] , d'abo d a ex it '· quelq u s murmures , mail
, J bientôt a obte11t1 l-.approb1tjon gin ~ r le~
Vol1 'errez ar }';\r i ·le 1V de c te pr9c1 ma ion que
j~a· e11voyè à lac m1 i ion int rm·d"aiJ: 1 q .. des ·-
" o i r s 1 1 e E n c t i n n ai s 1 l i c , in c i l t1 r a de
prose iptiôn s , 1 ·ubliée sous le nom de la 0 .1 J:r1u11 du p ,
ont p tel la 1co11fiancc l ubliquc. ~ ...
' L' tat de fini n de ~ . 1colonie devient de p us en plu1
de p J 0 ab l . J S r 1 i t b Î e ft d ~ Î r Il " li la ra 1 C .. Û t l U&
envoye · quelques s co11rs e11 speces pou, fou . i i u.. rais
de la 11err et i la sol e d -s trou
'' U11 aL1tre objtl . s,entiel, e~1 t d1as llrer as in -Domingne
1 e cr ~di l q u, e 11 e a a. t llVC r t a l X a t - n j rl1
,. e f. 1f c ..
Tou es le traites nr Pl il Jp11ic;, rcvie11nent rom;
t _ t ·es • c t o b j · t ' ri te t1 ne t te 1 l · o r ti u l i e ' ~
• •1 igné , l e c o 1 i ~ s a,. r e n · l -N o N X •
nt lettre da t ~ e cl' 11 an ami n l 1 e 1 c J i no , 1 b l 7 9 21 a'pili
pt end la p i s e d u or t :1 a n1 in t 11 ~ 1 r 1 . ne .. s r ' v o 1 t ~
da.11a l pa1tie du o d, t l s rs de lie ra ca Il •
A u T R 1 c H ! lfien' · 1 lt 25 · d ' c bre 17 g2.
0 a r çu & icnac d lett ·es e Co11stnnr no qui
a11n ne nt q a Io t 0 tQn1· i. a ·ha ae o i Î1 11 , ... d
de M. ,S é 1n it vil I e • E 1 i e con e 1.1 c i t -o 11 à 1 c 1· .. v 111 .. 1 , ~ ~ on. -
iition qu~il 11e dé1)loy r aucu11 .. ar ~ctere , ju qu' c u 1e
la Republîqu Fran ais ait M ~' r c n u a.ut~ e
et~ en con.~equenc · , c t a1 _ ad 111 A t tten l
bour e a d 11 le ot: 1r at ,de j
M. Choi t:Ul- Gou e1 .. crai a11t 1
ment, a pri~ lt parti tle stt ret· r r
end 11t il y a ' U cntt nou cfl'" C circo 1 t C1 qu· n
rout gu ' ces r , bl . n n d1 ·r _a 1en.;s T qu l'' n1ba ad~ur
d'unt 11atio l lîhl e 01 lie l di nit ~ c la I{ ~ 11bJ. ue t traJ1i ·c
1 c c r ,L l r c " dont c I l l, a r e \ l'i u ~ x..
ne lies , il 11 ~Y 1:. ar a1 tra s ~ 1 cme t
0 U R L N D E. ~ li
a 110 lVt:ll
an ll n ~ c ' c ~ u r ]
e t: tl 1 i t a l •
Ill ut; î ~ 1]
tl, Ît.;Jl~ st~ l, ;rt: u lra~t d u c
da~t tu~l
o i l ait li
a coup d C&lll Il a1rC a;r ~r CU l ,2 J 0
L LE AG E. t:~~ l ~ V t: 1 .,
L icl1· c
da cmht e.
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et y p sera 1 hyv~r.
r é 1 Rhin prè de esel
uch , de Clèves doi u
19.
n a~ SLlrc qt1 l rin e rc:dé Îc rle runs iclt, comm n
I' r ~ us 1 e sur l Bas~ h · i.
Ho L LA H n I· La. Ha;e ~ lt 10 ja11.vitr.
r pr1 n s de I' urope 11 sont pa da cord seu men
11r fa i - 1 ucrr1e ' la Fran e , i~ le sont aroe:s i our pro
)on er t aff iTmir l'e~ Java e des peupleï soun1is à leur domi.-
nation. Les ollan 1 ais , ains ~ que le:s n g]a'· ~ , et l q i o - 11
-n or 8Jire ibr su por nt a s· pati _n1 l'.nquis·-
1 11r gouv Tn m n - 1 q e le ,e -..j 1 ut i l1i n et 1
~11pe·r it'i.eu.x Espagnol. La Ha}~e, mstrrdam , . et plusieurs a11-
res \ ille d.e la HolJancile , viennent à.e voi expul.s r de leur
ëi e 1du rr1toir · d ro 1incei - n · _ , ou 1 etrangers •
e11 q11i cn1 a so11 ~onné 1clq11e · incip fa ~ai •
. Les p1 êp1aratiE' de gnerre se· caRtÎn11ent, 1quo·iqne le peuple
et . ur-tout ' les négo 1c.an~. redoutent la guerre~ On dit qu'on
?a fai en"r 1011 11de tin co -p 1s de troup rr !Î l s
6 d'en imp1J · r t1x p t .. ot , q11i , en qu lq:ue · end1oits
ent arbo é la ~ at: ardt au·x t~ois couleurs.
PA I S.
er onn1e d be Il foi n' pt1 ,c oire à l'1innoce 1ce de Loui :
mai bcau1c oup ont pt1 re a rder le bann · ssen1e11 t perpétue
Qmm la mc~11re la 1 ln di de la gran eu et de la ma "na
n ~ i t · f 1 n ai , • C, ,. t i à ou. te ~ ·1 • puiss n cc o -
li ·es : l· liberté 1
1 ra d 1 pl ne saur it dépendre de
1, x.i ,l nce r u11 t} a11; nou · lem -pri on trop ponT le tzraindre,
ciu 11 ill or r a on te au m ~lie de: ''O s ; non _ 1 s
S m a 1 ' ] U. San ) Î n 0 U S r U r 0 0 V 0 1 S a l 11 cr e
ii Ili ~ • • Ill • n c c ., _ s s 11 r c _ r ce u x • p 'D 1 e i1 E a 111 · 1 n l o 1 11 t n 1 ma u-
11 ai c · t y· e11 ,, i es r ya.ljs tes 1 11 i des e11nem is de la li ber té.
0 l 'll sou ç n·11 Ta pa Th s ayn 1 q l a e111bta se cet
avi d11ctr ri n tou cel .
te pinion 1nyant a:;1 pre\'a1u , "l n 1y avait plu de
c ('. tnp l s . 1.i 0 a ._ d J.ll e l t r e • Le dé cr e t de m 0 I t u i1 f 0 i ~ jl 0 r té ..
e u i 11 · eut été 1 p1 e qu~â nourrir l'es rit de J.ê6 •cc et
d parli à f me ter d tro bl in · c able ig ise
l r. poi nar ~ e l haj e c ! o t r Je eu 1 à de ex c
dishoooran , qui auraient mieux serAi !a ve g ance des roi
q ~ ll n ac 1e ~ cl· t t de ~ '' ér i té _ ti on le ~ c r il ne fa u pas
le li ir1111Jer, I s rois s :ai nt z 'jo1 i d -11n 1na ac c 1il
sen 1 p · s lien cher pouI ac qu 'i·ir le roi& de clalrJmnic
r
165 l
la nation Frapç isc ; mais leur orgueuil sera inconsolable •u
xe pic qtii Ie av ttit qur le jour de: 1 ju~Eic~ des peu 1
peut an i s letcr sur eu .
ous ne ·concevons r ·icn à ces .rrc11rs p1nsill nimes , q11
mont cnt déj~~ un noD\'cau t1ônc à côte de eXui qui d1~•p•rlÏ
ous tin ' hafa11d. Cf 11
1c t pii. I' a l1e des usurpateurs
de l 'auto1·i t; sau.vc:·rai 1 • il out una oli iq ll lus a _ 10ite 1
plus affinet.
S'il est v ili qu~il cxisre une fac ion q i ai
b1e rojtt de eplacc:r [c rrauver11emcnt d .n
1e1&l i1 elle ne p ut y arri er que p· i: un longu u cc. "onid11n ...
trigu - ' de tro olc et d1anar hic i ile 110• i1i a IL llS 11sible ..
ment par de di'Ss }.i IL o.ns i11t de )a. Rlfi 1 par
des suggestion d llAC f USSC t1 Îotj me t UD
desin:éresscmcl\t simules par om b ·ne · et même
ar des v r 1tus et de '2.c tic 1 u" rè
longs r vers, un ép ui nt e ·arc1
• e[ de nlDf i ~ Je
ouragcment t la co11sternatia 1 repan 1 ~ armi le eupJ
qu'on voit paraître un prote1c te u.r et un 110~ !fil
qui, profitant de l, ~r:at de la itud ., d di · Le et
publi.q11es ,1 s1offre de 1au\i r le ople , pour't
sur l 11i.
Telle a été 1 dans tous, les sih:I et d ns tout s les Repu•
b1ique8 , la ·011d 1ite de to 1 les us p· r l!r · , de ui 1Ce r
jusqu1 Cromwcl. C'est a neu ... qui '11 son1mes instruits l
ro iter èle leçons d l,hi ~t i1e. e 111or 11t :it v u ù. 11001
c 1on11airrons es vrais 1 js d la é uhl1qu o·n 1 'onvention
doit rcudrc une attitude fc , n1 t i1 éb1· ,nl .blc po _
1 11ver la patrie t ~t nifcT. t q11erelle , où !am jori é
de la hati 11 d it d p O)-'e~ u1 1 . · té et I ,
haine cont1e to~nte c pc e d ~te plu1
de p r e te~:: te p 0 n r s lt s c j t: r de n t l e l l . ,. . 1 b1 ! Ht J s
besoin de 1 reur1io11 1d tGu · rios 111 } .. 11 Jout do1
a~sions irttrieu1 es ; 11ous en 'O 1s b ojn bi Jl
pou1.. Iule r co11tre l~Eur1ope o 1jur~e.. •1c le
n1édite11 sur J1ot1 e ~is a1i 11 a ""Cl lle, _t (I 1 iJ ·
zele et êle virril 1 e. 1 a rno t d' 1~ ' · _ iI1'r: c
] tyr n11ic l 1 u r t trav il t1 o~ ment
de l ordre et au reg.n d s lois.
c V I TtO A ra 1 0
V {a 1
SJ1-itt dt la i ··a, ce d san edi 19 j
Barbaroux est a chè à Pl'OU e comm
ité e l' :itpulii o. de: Be 1bon1 1 pou ne
. E.
1
.
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e• t
'i ll c
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"r'e e F n
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n · Je v •te } o nr 1 prom te
l 1 t
"' 01 t.
I 0
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Ot 1"' 1 lC1
irê le motif.s de son op'" n~ n d
s fJ o de l lai t cou l
Ot1i bOtl ,
tr T illc ot1r1' "- re,
n1ort e 1 O}"'a.ur:e.
ad1 e tlre, a pr j SC!n té
~ al 1 l ·s ations
1.1 r nd
mand - l ab ition e la
de dete tio11 pour
ia t _1enau
tl l . ' OUl , I
Ill
Il
'" Il' ourt o 1n1on sur c tt
si r .. :;on , sur le que~l
• ' • 1 Jt t e a genercs1 c
oli i e ~. -
A r 1iS.1 op
ques -ion.
.. ,
s 1 s est
,.
e an 1on
r rr a
ayant et f Tffi ~ E , Oi il proc dé a l''a e nomÎ!l!ll
s tio1n 1 sera .... t-,11 ~ rsis à [ e, .. é c io 11 dn j i , 1C ine11t
li ~ 01 i ou o 'I• l ie u r v o i a· en t
a ; p ' s n . !q1 deba ·,la se .ulec a
q en br r'po d ,. s·1 temeu ar oui 011
avait 0 1 111enc' a 7 ncur~s ·1 n a fini Il à I
b r id nt 10 la e l sult du ruti11,
3 1 1 rsi 1 et 3 01 pour. Le pr sid
11e le 1 u r is ~ ·ai · r J'ett '. ~pres cette p cl il a-
· i 1 em né 9.u le on eil e ' c tiffot mandé
à 1'' .i 11 s tau t q u, ·1 î t c )11. r o é de 11 o t i r de mai n n 1 ri n ~ Lo ii
pr0nonce con re lui , et cuter dan~
~ r ~ Caml 1CC è a .e a11 ut e11j01i l
ll Dl J TC t X 0 à 0 •
1 li b r t ' d o n11n 11 ni l r v e c s
de :i.a ne le~ n1ini~ re du c ot
a ' er q e e ou (:il e.
ï
en ..
Clll T C
ll t e 11 d .
.. ~
l l a
qu ). (1
.1 f. cret a 1te t rendu ;
• xtra1 s l o 11 t i o u ] t i on a 1 ..
des 15 [ J 93 , , n. 21 d l p b li
•
I a 11 i .se.
r t1 !Cr'" I!!' a tian 1a • 011a~e de la.re Loui
oid Il
8 c o t p b l e d c o 1 p · ra t i o c1
] t 0 t ·e 1 s ~ r t ~ j la &l e l'et t.
~ n l d · rt . u~ u i · a L subira
e a
( 1 7 ~,
t. La. Convention nationale éclare nul t'acte de oui
Capet , apporté la barre p r ~e c · iJ , qua 1i6é cl' pel
à natio1 du j u .e111cn con cric lui rend 11 p r la Conv Dt.. n ,
~ fe11d â qui que :ie soit d1y donner a ne u~t ~ à p .ine
d'"rreponrsuivi et pwii comHle coup' ble d'attentat coutre la
su~ re e g~~ ne'r a l e d'- ' tat.
IV. Le conseil execu if provi oire noti era le présent dé--
cret, dans le jour , à L i , Cape r e - picndr le e ur · •
~ police et de Îl - [~ nec:cssaire r l'ex ·' c 1tion
le _ i4 heuT , c mp Ci 1oti6.c:at· 0 111 , e:ndra coinpte
i la Convention na.tian l im _ édi terne t ap ~ s q '1il aur ete
r ' c:x.ect1 e.
Ill • Le pres1d nt a donné connois,sa·nce du résul at de la
§cation de l'appel ngmÎ'nal sur la p ine infli1t:T.er , Lo1 i
le r ' su 1 ta t a c t , que 1 a 111 aj o i té q i ni a · ai ~ rn d 'ab a
er1-
VI;
d qn.e
de ci q voix, "té o r 'e , i g - ix.
La éance a ete .levée i trois heures du. matin
e lieute ant-colonet des g~ nadier · n b t ·110· de la C "t
d'Or, r prt ente l' s mbl ~ l ~ l for e p ·
les volonlaires, pour obtenir 1des co11 s, entr Îne e g a 1 · ini.
011\~en1ens; il dema11de u."on. ne oit p s tenu d - les faireviser 1!
le mÏ11istre renvoyé a\1 eomité de la u ·rre.-..-.. 1es corn i ' a ·r s de
]a Con ·entjon dan I _ dëparte e t d11 o. t-Hla· c nn ·1 nt
qu'une partie de la lr ion de a1 o ro e a . 01nmis s , · o d eu
An ci . J 1 d 1n a ut le 1i 1l: c · 1 1 ,r n de t , r s . e v 01y é tt
comité militai1~e. - J a de rie a l:rnande 1 p al ou14 n
motion d ordre, il a invite l, ss mbJ.ée ~\ a~re ces5 - .. toutes le
d~visioas qui la de c hi1 a ie11 t ; v ot1s \'en ez , a-t·/l t i t , d fa.ire un
grand acte de justice et il est ~ croire que co t le n1 c
, t1nira pour son ex e ution , il ne faut pa lie le
'lui se ont pc mis d jetter d la d · f \' ur ur l , ran e
mesure que vient de p e11d e l Conven[ion , en 1di r nt q11ïl
e pou\ aient rester a leur poste, et. qu ils al ai n re~ rer llau 1~
sein du peuple sooet in1ite; il ~01111e11t encore pour ra.son qu'· y a un parti dans r~ ssemblee qui veut perdre a R' publj,I e
h bien ! moi je?· dis que les ens d.e ien doi rer1 t par cel
Enie Tester a le11r p te pour 0 po er . 1 u
je déclare que j'y rcst rai. (oui om i é rie t
},) e , nou y rc~terons l u ; nou d~ on ..
·u qu1à e ue nous ayon1 d1 nnê au peupl la co111 it t
u il attend de nous. Je de1nande l 0 • 1 la o
Ull de ses CO lltCS de lui presen CT e re um
l'ont guid" d os a c nduite 2 . u,il so·
embre de f ire allu i n ' ne opinion qui a
. -
Ll a ro
r le ju ement u ci-de ant roi~
wd- iut-E tic ne s,e t . 11 i a ] ea d r u
e
( l )
JteT 1 C n'r~nt1on ],union et à la coneorde 1 E ire de
onn s l i. qui atte tent la moralite de 1 nacipn .Frans:a1se 11
) ré1 énérati n de e,s moeur , sanct· e le ju em~pt qu ~1 e
i ·nt 11 an11onçant à to 1te ['Eμropc q e c'e.,t e
Li n d . 1 r nce qu elle a voul 1 1 1 ocurer. l · r~ppcllé e
m E d.e ea.n. de rie 11 que la 011ven1ion avait brûJtJ iC y~j •
se . 1 , q 1 ~r l1 e e ro11\ ait .sur la ter:re d la Li be rçc! , et qn 1il
•liait o r~ · ll cr-t ee terre: pl1 t ô t qt e de l'abandonner. Il
~n a tir~ 1 cpn ' ue e qu 1 C nye11 ion de ait d ployer
e r n . 1 mo :ren de éfense, et pr ndre des me~ure1 c •
ao dioairi s, l our i si ter au . Forts des d spo~e qn.i va t
l:Oll ire c 1tr·e la Fra11ce d 1nil1 .. ons d'c lave~ .. Rab ull
a enc:o un: aut c pro ·po .~itjon, teud n~e 1eç 'ifier l 1cs-
. rit publ" l"é lairer. Il a dem udé u'i fût 'tdili un coi
~ f · Lio d,t prit publ~c.
N B . La 'anc.e allait •tre lev 'e, ] qn J ministTc d
la ju~it'ice · e ·~ t pr sent· po11r re1 dre compte de l'cxécutioa.
du dêcret .. qii.i ordQn·oaic au con ci! c ~éçutif d'aller ~QnQ11cer
l,ouis XVI qu' il était condauinè à mort. - L~ ÎQ.Î&,TC de 1
j l:îtice , ac é de; d U lnembrc du diTeCtOi C d 'ra
ar1 me t et du n .. ire s•e rendu au temple , de1.1
eu ·es a . r' s mi i · il lu Louis .1. VI le: décrets de la. Co -
:veutio1n 1q11i le c·o1 Tn i nt .. - Lopis tiré de :a n pore-Fe iill
n pap™cr con ena · p1usi~ur de111 11des. : 1°. un el i do
ttoi jonr ' po11r 1)[111 - oir p épa cr a par Îtr ... deva t [çll
10. La faculte d, oir le. prei1 u1il indiquerait et pou oir
m uniq11 r lib vec l 1i. 3 . La fa<=ultfi de; voir
a11iille, 1 o,r,s de p11ésen..;c des comm .. ssaire de la. Co1nm11
• nfin il ~ t1ppliait la onveution de dec1der promp.-
1:em nt le ,sort de a fam'ïle , t Lie la aire cond.uire en u
a y f. ra rr.e r ; i 1 s o l i ci ait I a b i n fais.. e n i o a 1 e p o T 1 e
pers on rie qni av.; i 1it t-t t att· rfi -es son service , et qui
vai~11t m l y r l "u .. fortu11 a cbe~er le cha1· es de s
niai 10n. - 1 a Con 11tïc 11 a p~~sé à l'ordre d11 '"our sur 1
élai de111and ' p r ,oui X I , et llaÎ a acc·ordé la faculté
.le voi a a.mille et d1av ir le pretre qu il desii;crait , et de
1:ommu1 i 11, r aiçrec l 11ns et 'es 11trc , hors de l'\ préscnc
c 1C m1 i. sair s~ - Lie mir istre a ajouté que 01ume i
a or rai en t L t i ] u r a 1~ 111 i ~ n b i l lc t <.: o l le tJ .. ~ c 11 o m tt
la demeure du t_Jrêtr qu1il d m J it ; c' t E<lje Td ,
u acq , n°,.. 483.
s ' au ic e c:'
1793, 01, t. 1, n. 21 (21 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 22 (22 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 22 (22 janvier) (Mercure)
bit, · de c nt1 t s , ou
onr.
'~p u lie Î t lor L me
11. - r doutbl ! comm nt
t d~ · lli n · t de la 1ibcrté
endact
f·1ir sur
tes.
.
tlO
o idrts ,~ le 15 jan .
1 i er.
Il s t tt -· n
Ja
ers re li, le t
oh~biti (
1? ur 1
rassem bl
, 1 a sa n r ti o
HO as "'niil e
rassen b1 ...
~ 1nen · n a1t
ta!n 110 1b1e
r M·p r ''tifs , il
c
J1cnrt1 si
t1n pe
·1al la ci t~ s' _ - t a ,s 1u 1 - 11 i r et suT la
1 b1 il a t m r l l J q 11 ~ i l s ]~ai t 0 rre r t '3 s 11 r
l ·a1i6t!'ati _ 11 [raordi i1 ~
,
., . ]
, c t1 g ~1 g e ·· J n 'P' o r Jn · i 1 e
t liv. steil· ~I ·., c le rnateloita
un :nt d 1 i 1c pro 1c par
Fficiellemcnt la 'po e du ro·
it 1
1cllc it e11 t llt
•
( 71 1
! 1 c11r1 voeux e·t l41on ne do111te pas • e le parlement ne leur
a · 0 r , a n c c t t c s s • o , j u s · d o i t q u i 1 ri: l a
Suiv 1 les d .. R-er~ a ·i · qu.'o Dubl"n, il
qt1e les me uJ !2 i· oureuses u.'on a pri es . o
· iole11c s c stcnc quel ue , c ni
ont l u qtte l'ordre y se r ' t bl!,
1c ~r p s u 0 1 \'cr a nt qu ces riga
se r semblent .. it~ n 1oltt ma t _ ' j u,ici que l int arion d
iller e[ ' "tr i11dép1 nd nt.. ~
i v i l t cl c: fair t p r c ~ g a r ç o n c n de 1 i r , 11 o 1 m '
C 'igl1t10 1 , accu é d"avoir tenu if", p ~op1 0 · et de
1 a ~ c r 11 i.s o . e an t q ~~ l vis i · i. le ~ l u r re · , i
levant e ~- ui le cond11i ie t, ltam1,e le rvi ; ~ r d~
; iou il
1
V n CO.SS , D 1 .il 1 J pl j e
.4. gle err'. l ·~ ne à troi. d~onne
'"au ·on I oui' ~ nne c 11dui e 11ir~
li
a,ctt tle v i se l · - · P tlsru ti so t e i
Le Dt c, e • h- 0 c non~ . 1 1 IT10 ore l
,. ••
C api~ai1 es
ap1taw. i 1e
1 'i •• 1• ..
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T , .. h ne , d&; i6. • Hant.
Le ~ r , cl1 alon e.. àntt 'J•
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d s rtr ip s.,
L ly1 e ~ de· S4 ca on
L.,Epreuve .. de 44·
Lt! ~ al'\ 1ich, de 44~
L C · h cter , ,44.
L . a l ~ c 1 cl t 40 i
1h ' roi l , d.e 3 .
L" ia 1 , d 12 ,
Hi . , , les a~is de • ox o·nt 1c Jl 'br' le jour de
DillS ~ ance de ce gênie d éfenseur de la Grandc-Brcta r1e .. et ont
bu ·plu::.ieurs ta .les en. I~honneur de la liberté de la. .FFZl.nte e
des dr i du re e .hum in.
l
Le déc _et qu~ ~ond.amnait i: m.or:t Leuis C;i:pet, a eté mis
hi1er à ex.écutiou vers le dix heur,es du mati , ur la ·place
de la revolutioo. , ci-dev n ouïs XV,. Il y a 'te co11duit dans
la voit rc du maire , ace pagné 1àu mini trc du culte q u11l
av it choisi. Toute 1 me ures d1e sûreté et de tranquillité
publiqne av 1Ïe11r: tté pri e par le C10D eil exec tif rOVISOÏre
de con rc avec tau les cc ps a minis(rat.fs. ~ ne force arJnée
c idé ab1le 1é1tait u pi -d. Louis 't ' n SUT l'échafaud ,
a pro oncz .. quelques .ma pour proEestcr dl! son inneccnce ,
et an onc:er qu1il pardennaîE à se& e.nne ·&. Il avait déja déc1aré
- la bar de la o c .. on qr1 _ a co science ne lui
"reproc it ri 11. Les roi s c . oy nt pl ce d n 2111 or lre moal
i di - ' - t de elni a11t - bo,mme q 1il 11e fa11t pas
'éto c ue ou1 ne e ttoit pas cr11 1coupab e. La conscienoe
• j • • ~ a a.us l" ses prc1ugl s c e Tre
De co nnLi s ires u dé 12 tcm1r!'ll t de P ris ; d s commis..,
saire .. à·e la municipa it i et c x membres du tr~bunal crimi ..
Dl, a ""st' à le ·c i. n c ecr't ire- -1 ffie de ce tri·
bu a a dre ·sé. proc' s-ve bal 1 et les o nmi a .. re et membres
ribll11 l crirnin l itât l'ex' c tio1 con ommée
son · 11 1c1td e o t au. c a a cil e écuti q11i est rc ·té
et1 s , rtn ,ne lt~, ue l 1c on eil de la comn1une
e d n tour c tt ja1 ne ~
·e~ ccm:mi aires d emplc oat t ouvé dtins le sf r.téia.ir
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j 0 l r. n c . i 0 t a se \ l 0 . d1~e
ue 'r · i11t s -r it n e la arre. - (~
·t la n1oti n qu'il avait faite dans une d
d 1 te· B ' an , le faire pous ivre les uteur de
d 2 t :J ~ t Dl br .
• • • l I! c pro J~J e it e co c 1 e Sfa
ét ' r '· nt'e, lapr q 1ll'e
' ou r l 1 l y e et a d _ 1 d ' , gr ri · d aller
L s 1 bres d.e 11 ·trem.t' de 1 11e a gaucl e
r' r "l Clll"' ,·y sbnt op1posês a\•ec violence. Les lte cations
on o i1m 11cé ; tin grand no ~ · de membre
1 1 ~ l f · · 1 ~ vo laict t 1~on al at au voix
) t s dcma id icn e tun1u1te a con tin '
c11da t quel 11 t mp . , "t couve t; - - e
] calnie s c t l"étah i. - Barrèrc a o tenu la p rolc , il a
p.. vé la. néccs itC d dmc:ttrc la otion faite ar GenH>BnÉ'
afi
( 17 5
onorer l onve11tio et la rancr entier
, ~n lui f is t croi ] s assa si1 at
... cpte br e l ront impunis.
~ ) a m e r t • a-t -il d i t , v o t1 a · z
e 1 ur ne
• l c· 1
ve
~ R 1ous - 11 z _ ar s
t q11c la orio de
tr pro i jon e c adopte
11 ·v e · 1 on t j o t • 1 en j u 1 n [ a 1 m ! i s t r
de de poursL ivre arde t le_ t ·i u ai j/Ap , 1 au~
tcu lices o ro,ro ~ t u s des a s i11 s 1de pt 11
jo'\ oe bre 1 9 • l min"s. c ren ra s
h u i t . Otl s , 0 ]" d. l F 0 c ' - j ..
s.. t • i l _ [. 0 u c ~ [ r î t .r e . d ll 11 0 n ~ [ l
"c!I ons I L q11i 10 c 1optée i Le mi istte de a
ju ~ i t;e pot rs 1ivra c lt. q i 1è ai 1 ;' teau
uil ie 1 co11tr le p upl , d ns 10 ao1
a j 11 i q l e le a a d 1 i 1 i ti t u r s q Ili ;;\ o ..
quit te j CU 1 , 0 L 0 U ~ SC: l _ t d . ' . i ,. L y lI
c antrer ~ rol uticn
Las -ance ''ouv e à n llf lie 1 s et dc:mi le corn ma an ·-
géné al fait pa· t n 1 Cc cncjon de m~su 1eS qu il
our l" exéc11LÎ i1 du jnge1 11 t rendu c tre Lo _1i:;, - c c.it
yc11 B n ·1-le-Duc pri l en\Tention de: lui .f ir d ' li 1rci;
corps de Louis a. res qu,i aui- u 1 t".te tr nch' · , cur
1 part cr à S e11 , c; t in l1t:u1n t auprès dc. son p r-e ---· l1ab
ot d -1 a11 e l ordre dlt jeu " mai' en .même--t n ps il
qt1e le _01 seil ex' tif f :iSC in. un1er le ipa de L,o i
1 ci etÎcJe de la. s c lion où e [ :situ ' le ten1ple. - D1écreté.
Le ci t y 1 M o l j a 1 e s [ ad mi ' I · . r1·1c ; i 1 i n :s u i t C o •
e11tion q\1e da.tl 5 le café· d.1c: 1loi~, au P1ala-s- ay ~on
i1 :iulté la Conv ntion et p r1é c faveur du oi ï o·n r'a
111 et a•1s i lu.. s~il 1con1inuoic d'etre patriote... . onjau c
i.~ e 1 l! .n~ on adie d11 c: a é de Valu1is 'ut pa ll t suivi , pou
1 l fl l t da tl 11 Î S 0 n l e 0 C j , t C C: 0 1 ~ ré V 01 ut i . n
· Lte Llé o lt: ·ation eté r n " au coi : de 5Ûret1
r le • lu r " o t a de 1n '111 d / l 1 parole ,
ri le l 1 a~~ as " ommi u.& la
aa ; il ven 'lu l' n 11e p
rac s de -e m
u a pr -.., 1 n 1
rct co.ncern nt l,a
1 t } c le Pell tie1·.. a 4 nt
Co11vcnù _ D Dltion l
Ul
l
nr
en la
la
oa
..
d11
( 176 )
11i ren ra c inptc sur-le-champ, par l"orga.n' de ses mcmbi
· d s circo11it'" nce qui ont accomp 1-i" l,a sa si11at com.
ii~ 1 icr en la persa11ne d le - ~ll tie --uaÎn[- argeau , l un
cl r p sentaa u peup e ran ai , es me ttr s Jlrises pDur
l·rêter ~assassi et e co - plit:1e , cc f ire appo~e te~ scellé
11r 1 e r a .. e rs ..
0 N C E S.
c o r t I ' - ~ . c1 c,il crom pl de opinions pronon
bl ~ co v i1 tione Ile ans le pro c:è de Lo is X VI·
utcs 1 pi 1C s ut- 1 tiqu de a procèd re.
de oo pa,geSi in~8° ~ i 1n primé s11r carac ter
i ot.. rix 4 liv. en le pren.ant an bu:reat1 ; et 5 li,v.
rece\1~iT ran t dans les départemel!I$.. A Pari chcZ:
lib a-ire " n°. iO, rue a1ite-F euille ~ et chez Cl1audé,
• ;i rim ur 1 rue Pierre~ ar-razin, 0°1
• 7.
~et obvr,a e paJ"ait 1 ar cal1ier tous les troia jours; le 15
t1 c uran ; le deu& iem \'01lun1e &era corn.flet ; Je p _ix es
n "'m que pour le rcmier volu
•
1 so11 C'J:Ît po11r )f! 'lerct1re Fr n~ais et l'Aviseur l1ô'lel
c io n des it wi11s t il far~t s1 dresse1· ,aux citoyen
lith et ualo an, et a'VDÏr soin d 'aff1 .. an,chir 1 pote de la lcttr
r c 1 "argent.
es 1 r nnes i r:nv1eTro11t aux cico1'ens Gntl1 et Salome
d s effe s sur a is }Jour acquit de lcr1rs aboR11cmc11s,, voudront
b:c11 les fair~ timbre r; faute de qt1oi il_ ne seraient pas uc-
L1 • tt' ,. Le· let - ca11t . aut des as Î"nat" doivent êcre cl1ar-
I~ p .s te, po11 a Ili l ri 1q c d w
1égarer, .
, a ional Le di trib l gi atis , à Pari,. , a11
0 1 scrip-e es qit atr -vin t quatre departe Jen , · les sou~-
. p -~ o · i 11 ~ · , 3 j c n t 61 1 i v • 5 o t1 ~ p o 11 r l c 11 o r t.
1 rct:1t e rançai av c I' ur ·-. tio a.1 coût 11t
en e1 b e; il Pari.si 36 liv * • et dans les dé arteme 1s, 2 1. 5 s.
l ·1 u [ s ·a <l s se 1" p 111 r J e av.. q t1 n \ 11 t fair c i ér e r da 1 1
'.A' i eu·., au 11 eat1 e comp itio11 c rédactio1 aux ci.- evant
re1nontr '5, rae ~ a11te-F1111illc.
t h"t I de Thon i rue de
Il 21.1 "Y y r 01': c q11i conc r~, ia litteratt1re 11t1 citoyen
L ~1 a rpe , r11e .cl 11 H zard # ;~~ 2.
t oul ce_ ~1 t " ,. .: ,. ·r1c la p T ie p1olit'"q11 et la rédt.ctiox ,
u ci ta ~ n Ç,.st~ .. , c 1-. ~- c T ,llLÎlb'111t •
1793, 01, t. 1, n. 22 (22 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 23 (23 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 23 (23 janvier) (Mercure)
mbres pre 101 d ns 11e concc.r ent cuti cl·
e 1 p 1 1 t f e j . 1 0 r~ U C l-TI l l ] Ll i 15 r 0 0 i l t: 0 n • j ] 5 1 Y Î J L Î •
a - soi t P toc ~ .c ~ api 'h . u ~a trois j u I o tr
s c d ' ci r · u · · t q uj l..f j o r n
d C'-
1, a s p ain. te on r1 ~ les
, Ile a c mp ai a ce e ~omm 01 iq u~r
a r1 11· 'a ~ ral , ·. ac 110 \\'S i ~ q i i :IJs j t .. b'e s~litJ i IO n ba 1 jJl i--
i -. - I.. .. a t u . des contrats ot1 ~ Îr 'té s 1 · ·nd 1e dan
ou te la I' · p _ b l" q u ; o 11 C' e 11dr ttc g .. 1 1 e
Jilesu1e pu ur t:rnpêcl 1tr les 1 S5emb1 en1c11 ou 1 s clubs 111e
" ~. ' : ,,·on et le R11 uoiqn'arme de pi "Id
...
n ap , cr 1g11en p 1·- ss s - c.
L,a n 'e con1b~11.é 1 des Prn siens e de ess is, faj L tou
es 1 Hox s po~ur resis rTer av n .a e l, rm ~c Fra11~ai e aux
01 d re u « ,- · 1 :a] C . s ti11 .- .. ~ · l s _t a11 cais, o :si b i 11 c 111 i i b ,
leurs po it" 011s , qu1on _1c ur ·a en r p1 .. nd e contre nx
ri n d ., .. m p o r ta TI a 'V a11 t ~ .. arrivé e 1d e 'la _ r 01 s s e _ a r t i 11. e T: q u. n
se p1ropo · cl plac r sμr le .. , lt u eu. s d Ho hheim. i eu se
géner lernent à 1 1c:fort ~ue si les Fran .. is s1etaient a 1 si ~ i1 ..
arés _ · l1eim,. · ~ qu,il · y· ussent 1.acé de l:i ga 11i 111,
il s 1· i t in fi i cnt d~ · ciJ e: d le éf o, 'er d a pat}~~ q u i s oct:
upe.nt de 1ce côte , parce qur lanheim servi1·ait d1appni à
ay·e11 c et que riein al?1rs ne pourrt1. ~ mbarrasser r· rri\~ée
1i viv e e de~ noL1v ll1es tr p · d côté d andau.
Le in d une gr nde ba~ai.l 1
1aurait pas 't' c.eleb é a\ cc
plus d · pa·mpe q11 la pr"'s de q · lqucs canons t ..:1 a iots,
1 uc l'o 1 a condl1its a FTancfo t .. On assure que le i de
· rii s a p1 0111is 5 o fr' dé r ic d1 or pour ch:?:que pie c:, de ca--
110 n qt1i a 'te pris. Il es écond eo p on1e se:. ce roi de
ru • _ ' toucc celles q ~il a f i'te soi t éa_i é s , il p ur a
bien ot voir le on du Lré ·or de· Berlin, que r déri.c a aFn s~é
ve' cant c.l' rt t· de par io1 , ic
es du .. s utric ic11s ne fo11t point d grace au d 'sert'tur1
q11· retombent dans leur pouvo·1·; il 0 1nt p1i~ de ni cn1e:nt
q11elques-uns e ce nalheureux près d Bnlhe11 , e· il~ ~t
é t 1 ' f u · i 11 · s sur-l - n1 ·•
H o L L A H D ! , la Ha~, l
.. .. 14 J nvier,
commodore 1rr y, co nmar da t de l''esc dre A'l 1 ~ e,
qui c 1. da.n · la rade de Fle~si11 g n ., 'es :rendu le 1 de c
m ois ] ) c ~1 d' ou il a r ~ s l P' • o ut e d ~ Fr ri f r t , p ou
aller 1co 1f~re1· avec 1e oi d ..
1t -en 1 l ~est t"cn lt o dres à la H ·a .. e , 011
il doit, c"onj in tem nt a 1C • le: i oy n Thin vill ~ · ei 1 e r aux
-lfQrc e .. rau c 6 i Ill i 01 dit l llf t' e at5-~, crau ' mo del nt
-..
( 179 l
leur co d11i c sr r celle de l~ ' ne, eulcnt pa
i·c c 11n-1 cr,e l env oy de l ll '
1: 1. & B L G u •
i 01 il d"' u, e let t re du .. i n ,, Q 1 n lj .! ,e cr t . i "l! d l' ~lat
I' ar .· ée de la B ~lgiq ie.
i' , e x:1janvier c / 9 , 11 2 de: la; R '"p b i ue Françai11
e. s b cl ge s ~ t les )j é ois ont étr n e m ll t di · sés 1 a1p.inio:ns ,.
r t t · e l d. i t ... tr 1 - d e s }le 1 l 1; s o ~ ~* se r o • ·v t1 tl e s 1 g Tan
difft re11c d_ jc1 /es' c moeurs et me l réjugés" 0 11 les lui ier -
de la~ 1il<>., _. 11 i a , ' '~e t r ' p du ; où u
1 c LJ u v · rn c n e 1 t 1 , é -i a , av a o t ta r 1 v 01 tj on , e E ab li su r
le n ~ : baJSCSr1
a11s la lupart e villes de l Bel ique , 1 ,
o I 1 r c d j t t s t de sa v o i. r i I 1o1 . o cr r l • ale~ n s, é ta ,
l'Jll i 1,o adopte un. sy t,.·m - poli[i1qu.e roc-1e d
1 ôt1 i c d: n ocr t.:s , i est v i, - J h 1 d;5
s \ o j s · c 11 s ; m " s ] t r o i C' t e u c r e a r c - 11 t1 r 1 -
men du fanatisme, , Je gC:m:issem ns de 1 rs ·tian t. lil
rage de l' ri&tocra ie,
u pay de c,e t au re ,. 1 se ., o ut r ncl1cr
nce11d gor ien comme au pleut dl . 1ont-Ce1 i . c c n1is
1 l~ber 1 e 11
' a ité s'y mon rent .. ' '"Ctnen t, tac d·-s q -c
les a ·ri · d · l'a ci~ f ' ~me n'o nt p r i rc:: r 1ul Jour.
u pr mpte r 'union la France 1est le voeu 1 én ra : il ne
1,agit plus q.ue d mode d~e eltrc ce il c t pre
urnnbl qu sali!., c:u de j 1our 1 d ~ a Ba s .....
M us e le 85e~ de la Ré ·ubli ne Fr çai c.
t aux elt>es ~ si pou êtr h ur ux 1 ·1 1 - r Ill
d r c p J r r e l u r vie i 11 e o 11 5 t i t n ti 1 :) n u · S3Tl 1
11ot1 · o ·eu r d eu .r , e re pai ibl p et teur
ats. ais ce "tes , il ne nous est pa · i1.1di é er1t
liberté d e ples qui euler t avoi ·
noble : ce erait laisse · de
déanaer
u aycc les S SC
vil e de Bru elle de 0 ' e
de f dan
.. . s .. re ent eur se1n Ull
0 [C éclair ~ 'Il que ce ille "
Bel li li "" o.t l r li e u t! l ue, Jm1t g 11 .reu
et bie l " d
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1 e de~ ho1 m libre · , pour 11
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C mm CTC C 1 n leur S îÎii3.- --e ,Je p S În~ 1 e rÏCUS nl nt la
d ·a o l es l ~ , n j p s t1 i i r _es !
e pet · so:t g 1e es v'llt: où le nombre des pat1Îo·
d 0 Ï tJ n t .1
\ 1 ë j f C r.t t t! l ~ li ll Ï a 1 I ll e S l l ll 1 l " C l f t S
t fo11uer u u .Pé11· it loi ~ t ~
1 m oc l . r : p·le 11 le Je
a p11 b1li c
1 ,
e on ne s ir 1ne J t 1~
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s l? e ll
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AR y 1 ccre aire d.e i· ~c dr;
1, rn .. c de ~
c 0 NT 1 ATIO L
~ RE l 1 ... • D E C:Nl. l1 •
l tntli 21 j n1 icr.
Ma 11 r il dj t : · ' C j t oy -n s , c 'e · c li n · l',.. fM i c t i J n ·1 a p 1 us
Jl r f O lJ e C t ! , il m e r t D ru C e li 0 n C oe ll r , q ll '" . e r 0 ll S a 'fl 110 n C e
1 ' • d" ~ l h 11 i as s ~ s ::11 i a . c un 1,. - r ~ !l ra n l c. ~ · u e , ro 11 c: r c o e ~ u e
~t a.1 i elle ier , dep 1 Li· ù l" r.onn , or L e la 111ai n d'u
1 n E 1n r O)' a lu e , h 1 e r à c · n · 1 i ~ tl e ,1 l e r aura t u r
"crrier !J a. ~1lai d E b ~1 a 't: utu
rue f p r tl d 1' li 0 !l 'f "J f t ll V C 11 t a p "e S n 0 · l ra\" a ll r
nous y joui ion~ d u o v rs tion d ? t a ira.le ; pa.
· _ t lire i , ~ i s p · r p ~ 11 t ..
.1111 • * I ; •
~ r a n 1 - J e sa u , 1 • i1 ,,> 111 e
''ai t-j l c· m .. e c · s on t: 11 li s o ta 1 u
~a.bit e voi .. in d~e11x c1u~on as. ure
no r · .1 d c- 11-c rp ~ , di t a x a tl t r s :
in _ , _ e 11 e t i e i ~ 1 i · r ' p o n d · t \J e c a d. ou ce t1 r
Ï e ; je S is ell tl fi T1a·s je ne S lS pa LO coqui1 •
i r p1 i · 1q a ~ s _. 1
• 1 · ra t n as t a \t o t ê o 1t la n1 o r t du
·. P1: leti r épo11clit: i t ra·~ parce q" e n1 cons ienc:e
l a c 01ma1i ll ' 1 s i - 1t ô ~ l" s a i n i 1
1 e d s o 11 s s o n
e b i q :t , L l 'i tl i 1 on v · f t r 1lJ r,
11 b ·c 111· lit .te 11ai1
c 1· · le 4 ~
B. p f t ~ tÎ Il t
fit
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]J o 1 r t11 t c 1, e t
l <I ~ •
·t e l1C er pu ..
1 a ij 11 , ~ 11·1 u r
c \1 11 ,. ne. J y
• • 1 , a 11 ! t e t lll \'" c l e r •
Qfj
( l 1 '}
1·on p0ui.. l s
trou' i t1 r Je lit
i -l l1ai 1a s 1 entatio , ,Je 1e
a 11 c on na i an c ; 1 a r s .
me 1non bles ure, il r o ._ o ir1 s u le r 1 e 11 c e d 1 • 1 • 111 :
j ai .'frairl, il st
en . sa t 11 et i
q ll ,i · 1 es - ra li. t t~ e 1
'jll'il
ce 1eatin à ne h ure et e111ie ,
rsc . !Il o sa 1 p r ] pa ~ I ,
cl s 1 ie c:onsolid 1~ rait 1 libet té,
rn oli s1e r c11 .
1
11a.:rrat"on douiour u ~ e 1,c laure a jetté la consternatioa.
1 a VOl;f
~L. ] 1 l, se m le . Ill i r' . j 'n t i , ~ t \1 c l ~ . - l 11 -
:et rs membr s 0 t deno cé des qui 'leur avairent e e
fn i s -- i s , des r , ! r c " , : l 'I ~· \f(:l i t
ien de uei côté ant le . po' .na1ds, ce 51ont le ~ i · de la
li be t: i t b, I SO S le C d S ass, ~ Îps, -- ft .. rd J 1 ...
n T \1 en nt ' l 1A"SSC bl ~ e ., 1ur 1 er-
, il te n1 en - d' '- e, r i l
v t' po 1 la 1no d11 ro" palr n hein a1 vctu,
u· ·j 11 oin qu e jl pp r ,i iit ,, re. - Dunrre
ce1 x. qui. onrt blâ1wé la co.n u
ne la qu1
• fit rê G t tie · t .. , il
, ' t '"té , a la trib1une , de vole lr 1 de BO-
0
se ..
11 ut
q li , Ta , c t c q 1 e va l L ab Jl tr 1 u i . -&
n i1t - u .L e l èm1gr Il' s , le contre~ré 1olutia11 ....
n i · ni 11 T n l t1 11 E l c · JJ a ri ~ , r a,, ai n t r a é .. 1 u l
camp Io nvt!c pl us d1 ud c 1 p éci.,sé1 ew--it de is ue 1 e co it 1é
d ' 1r t ::J<' ~ av t et' ren UV Ile , U1 les ue1r1b 1 Ci atr
i t s n ,·. tai ·ut 'ftl s. 11 a dit -ll le 1 c .. L }"' n s n s c prés .. nt
Ïen plus C rn't~ pour f aire des U '·nonci.· lÎC1RS ~ lp rce
q u ~ · s l, a ai n [ -s c o 6 a - c e- 1 es · m b ·e s qui l C' c ln -
pose t : ·1 a d tnandé en on èq11 nce que s, me mbr1e · qt1i
' ta i or Li de c c o i 1 ' y - n 1 ra e' t.
Rovere d' Cl1ai11 n pou il\'oir ·t q le cot1lité
cl e g ' ~ ' a -1 t s o rL 1 ri ou e 11 i t o 1 ' ' '" é
d ts!! t d 1 no Chamh10 ti n
sa b on tre 1111 g u., 11 ier al 1 iie d 1 011r
' ' i J la 11 e. - ai nt - 1 ré cl 1 c c
llll a1~ T 1 i , m rnb e d la 1, Con · ~
l di s j ugemt:n d
lac une opinio - • ï
, w1er rep 11
me "" o op1n on 11 ar c
r u c rts 1 usi lll s ourna UE sur-cout dan 1 - -
o i r q u i 11
' ~ ai r r l L 1 e d 11 c ut
011\ ticr1 _st s c .à l'ord c du jour, :,ur
ion de 1 t- t 1 •
· d n 1, e i1 le lettre qu on ui a dit a·va1ir 'Lie 'crit
't à l j l té C' la 1; b r t ' d' - ~i ~}a C
u Ile l1i aut Înlit ens dn depa "t ment
fore te p ur mas la rif
u l e.Q:i nt ca al uut
( l 2
i · ·1 clecl1r ion , · 1 a dépo~ 'e ur le bureau.
- cr fixe l~att 1 ti n 11t , e1 ~l l'e r 1' .ss· ssinat
€! o m mi · dans la p el" s o nn e . e 11 e [ i ~ r ; i 1 a fa i c sen l i r q n c ce
n 1é toit poi11t 1111. cri1ne ordi · rc , niais 1111 a rcn tat c:on LrQ la
:r c p r c _ 11 t t ·on u a t] on a 1 e , 11 a -ri c i de ; j 1 a i 11 v " r 1 t o ~ ~ s l c s
mbres d ]a 1Cocv1e11ti 11 s _rjfier toutes 1 ions 0011
18 Il r 1 :t t 0 I b u t ,, ra. n ; 1 11 n c: r c li t s u r c e se I 1 1 l r s rai t l 11
i.. b j , .. n r 1 t 1 b c LI d e P l I li r , l'' a n1 i de 1 a
r la ti l 1 e s u h -Il 11 l l l a r e 11 d r e
, ' Pr.~ [ ticr ,. de cr et q,ui 1es t ad p té air1 i 'lu i
- UJt ..
a Co ''en ÎGn ·natic ale a près a·voil" en endt1 le rapport
l.a jnsrice, d' cr te :
cusa iio 11 J \t . ri de l,atren t
du
co111mi ur la
T pi 11 i ni toe 1oa" le a11 · l p l"SOt111 de
1, u n . e .s e ~ m eJtl br .
icll l Pe·lletl.cr,
11. Il .. l1arge le ministr de la justj ce d'en [ 1 rc rech . rche
et punir l,a11ce11r par les mes ires les plus pro ptcs ., et de
faire rcme tre à son c1omité de" ' é 1c,~e1s1 les procès .... verbaux du
j 11 .. d i x r,:[ au trcs ac ces c o tenanit lés ,ei · n1e11s relatif
~ c l att n at~
Il ~ Les o LD i tés d c s tl ~ cr ts e t de J é i 1 t · on en te 1~0 u t
dans las ·a 1 e de demain, la réda1ctiou de l' t .. cc11i3tion ..
l . Il cr fi i t 1dan le jour une· ad.te ss ic a _ x ran a_j s , q.ui
sera envO) 1 c au.x 84 d 'part mens 1:t au - ar1n "c _ par d s cou•
rie s extraordinair·1es , pour lei infe1rmer 11 tirin1e de le e ...
nation q i vient d'être commis sur la persor1ne le l1jcl1el
P 1ell .tie , de n esu.re 1que la Couven tien ati nal a prises
pou1~ u i io11 de cet att itat 1 pour inviter le itoyens à
la pai t à la tranq 1illite ., t po11r rapp Il r 1 · autorit~ s
on ti t é e -- 1 a p 1 u 1 e a e rv e OE 11 an c e a l, c u t j o i1 rig
ou r e JSC l loi ide I migres rclati\'C a 1~ X ul i 11 de ceu.x
• 1 1qu1 s 11 t Tcn tr s~
V~ Tnus les mem'bre
ront u '·raiUcs de
la 1[ du. t r n
a Convention nationale assistce
l e l] e t i e r , as sa , i 11 é p o n r avoir
110 1 s dlt r tl1 on f rarm ai 5011t d' c 1·ue1 à
licl l 1 ti r.
71 .. e 1 • sj
t i 1011 a ion le .,
Pf li i -r fi
nt c t. l1ar rr • d tcTÎrc au nom e la 6onvcn- .,,,
au depart ·1nent de l''\f on11e t ' la famille de
Robes ·erre , Petion et Dan ton 011t pari~ st r le n1oycn de
fair c dis p -ra -trie · o 11 t 11 1 divis i o l s qui n e p u' e ri t ': t r 1C Ci u e
nui ibl i _ bouheur d:. R publique- Dant n pc 1sé qu'u1
d rallie l · n public ton les incmb1es de
]a Con -c:u ti 11 t()U s les i tO) e11s :le la Ré p ubliq c , ·tait d ôter
~ Ra and le min iL terc l'1ntericur. Je r is s s int1e :i.-
tio s bon11 l die Danton mai1 il n'len est pa na1n1 \q"ai
u'il es 11 pomnlc de discorde. Pacha est u11 b0n citoyen ,
( 1 )
ina! e forces ne suffise1 t pa 10t1 · 1 t n ue dt1 m1nistere
de 1 g e r t J • J de man d c: q u · w l }r ait u 11 g 11 t a r i u li r p o a r
chaque b1,a11c e de ce depa.rtem1::11t. - . lt sieur 111e1 bres
o 1 r 11, u ·te op osé i 1eT 1na}:rtn potr1 èecouvrir d 1 Pa
1i le -n11br' , les TO} ali ' CS 1 -le mal cilla s. B 1' rd r . ra-
_ lé l ;s"te'S omicil1aires; Ba.r 1 a o 1t1
·, ct!tl1e n csure 1
1 fVU qu elle S XCCUtâ d lliS ]e j [ r. ctiü1D S \est op 0~ 1
.. U~
isit s d iciliair s. ' _11 o voulait ~11b l~ t1 à - C[l 1
ure " de cl1a ru Er le comité de s Îrcté gé11~1~ale d1 rdo1111 r
les vi ~te qa'il croira~ néces ire ~ Apr1 s b~ n, d s d ~ b t ·
- .... J, i Ill.
-1t 5 ces pTo Q 1t1011 1 t l re 1 oy coi ,1tc , ou,r
r ~sent r de1nain un pro ]et de. d ~cr . t ..
Lo n i11ist e e la jus Î1ce e t ve u re r compte l s cira
11 t l l cc s q u.. a a i c n t c c o m p a. gn ~ 1 ' in a t d c l e't i e 1·.
l èt i t bez et ri er re ·tau · atcur au l is-Ro a.I. Il était pr'
d11 c m toir 01-1 i allait payer on ,diner. Un omm r ' -
te ·i lui t l i d m 11 dt= '''1 t! t P~ll 1c ti r , il \"Ote pu ar
a 1nort roi. A pciric P lleti r ut ·1 r 011du, que c t
1101 1n ci lui dit : lt bien ! reçois-eu lr: pTÎii.' et ,aussitôt il lui
f o 1 ,, on 1S • br d · J. _ s. v -n tt c. r i e , li o di ,
nu te s r l'a sassin, n1ai cc~ 1 i-c· par ie t • se débarra scr
et s e11fuit. Û'n n,1. p , en.COT1e p1u le , re d •
01 r p ro1 u i t 1 mati 11 fai e , e J'C 10 u · li r l c: , i t' e
surveillance. près que.Iq11e .. d 'bats , la C1anventi01D d ' cretc
q c ce con ite ~era rcnouvellé qu il ·era c · m o ' 1de 12 m mb
e i1om1né 1 a1~ 1ppel nom~n l. - Le onseil ex' c tif en
oie e proc~s-\ e.rhal dres é par les co1mrois i es _ha g 's 1 e
faire executer le juge 1nen re 11 cancre 10UÎS. -- am arque
dema1 c que ce proc~s-verb, l ne 1 U~t pas u .. - C te 10-
0 itio l est rlécrétéc. - Cl amhon ' qui avait t' CC Il e par
Cha.hoc dans le cours cTe la ~ -ance, a obten . a parale pour
e ,.. J lI cifi r l a d~t q '"'I 1" air. f ic mb nt de ir
abre, l!j e arce que Saint - H _ ruge J a _ :a"t micna· c.
ernbiéc est passée i· ord e du jour.
La séance est le ·' e à quatre heures t de · c.
n e r ' t }g un gr nd nomhr le 1c tt11es ; on T -
des commi1 air_ à l'arm 'c du R ia
Co11ve11tion que } p~uple ay nçoi
di po ·tions, que l'arb e de a ltb rEe
pla ·c publiq a - m1li u d r fjou~s, a
marq~e
qw• an
est d .. n
des citoye11s ~ ue no ·ol ats sont
ci cent un trait b en 110 crable du ' ,i
fan terie. ~. SOI t C C r r gi D, t - j(J Ï
o if t:atio,n de He se penda11t que les Prussiens nou
taquaie 1 ; co1nme, on leur off1,ait le i de le r travail
..
1 l r userent 11 diin,qu'"ln lu appa. tui in,
•
1 l r c 111 :i r
( )
i1t pcn bat. .
•
1 - lt ni 1 tL ra le de
t
..
V 1 t LO - a
de
~ 'r 1n an d, e s 1~ c r t q 1 t i e"" c 1 u t
· nt 1 , le . cle la C 0 11 ''eu ti.o t on tê s
1 i 011 11h1 i q u
' h u1 j t l mnt.11id1 ' le ra c i c a ra ort a f , rt te
de r _., t !--
11 r la p r J - os i t • n d, u 1 a c 1 t] 11 a ' c r · té
q u '.t c 11 1n ~ t 1\: i , L~ d 1 ~ p o ~ i t i . n r 111 111 i n i s t r c con tri b l l l j o s
d ~ o 1ill li . ou le so1u_ gc _1 L t d · - plu$ 11é-
1
( Ln s , . ! d ;11 n ~
N, B, Chcnic1 a pré nte un projet d cl cr t qt1Î t
ainsi qu."il suit :
La Convent.on na io1nal • pr ~ avo·r r:nt 1dt e
,
opte
.. .,
com1
• Il d'in.struc ion pu 1
1lique 1et d,insp ur · d ~ q ll iUlt :
A 1~ t 1er. J c u di. 2 j a 11 vie: , 1~ 11 _ de ~
l c l rc s" d 11 m t il 1
_ .1 ~ n t ' ~ 1 'h · w · ._ , a 11 ..
t 'pu l 1. • u e , 1i t
rl
les func:railles de ichel Pell ·tier ., d ' t1tc par
t m nt d l' · 011ne, ] - 11a ·ionale.
ar~
II. a Conventi1on n,ation le " ~ i te oll te · ,- ti c
e 1 ai 1 I. s d c ri i c] e l I el I e t i e r.. L c o 11 s il c. · é c u i f, le c rp s
ini.st ati s t jud" cia ·r s: y a :ster t p~reïlc
I 1. e c on se il ex 1e c i1 _i f . , t 1 e a r te Jfl n t L 1 i e c -
1 cl~ t 0 11 c a\" e c le c 0 ln i t r d 'I ~ l t r n. c li l F l l b i [ e r c l ~ ti V c n 1 (! l l t
aux a'tail de la c ' rémonic1 f1 · lJre ..
IV. e 11 ier L p ro 1e · TOI] 1ce' ~ . JliiT e]leticr.,
s ro1 t u r sa t t l ai 11 • i q u ~ · _ i t : ~Je !
de erser 1no t
drlaL.hrt1e
an J o'"r la 1a~ri · j"' c sp e q t. il s r- ·i ra à c fj
t l' E g n lit. e , a jn if T . l n 1 ~a i i r e J' j (! n' c n l s 1
...
1-..'lzonirne 1 g"Uerre, ou lan ind~ra '!f et 1 ~·scute des êL cl~s
PTCP c s . l c form r n r' J n c c t l ')a 11 lre classe d \1 s r\ i e i
ou - a cl r es s • 1 C n v e 11 t i r1 n , t · r111 1 e , par 1 e c: i t .. e .i
lie a c~en inl -e~1ic11•" - g( ~ apl1e-1nilitaire .. I vol.
i - .. Pa is l chez l l L jtre tre-D me · Vig,11' ,11 ,
D arch n(l .e ,éon-ra l11ie r11e ui:~h ·ne' vis-à-vi. elle d" i ..
.l?n ; Vign n fils , 1 a~ ag dn . umon , n • ; Fonn jcr,
raire, rue · eu~.re otTc-D m • Pîix l li . 10 sot~ I•
1793, 01, t. 1, n. 23 (23 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 24 (24 janvier) (Mercure)
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d 11s les d lai gu s au le e de no rc àécr t du
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c j r vi ·r I ; 1 3 ., l 1a r de a k. 11bliq u l i u
Sig•ies, J !11 J. CNAPEL , pre ide~ r. . C. J· ~~con , s~cr 1 tair1
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ré c11 us élec te11r n tn111' d s le~di es ais 1nbl ~ s u
du mois d rnier', ne pourron e rëu ir en ssembl ~
tq l'i( LL ~t U 1 QllVCll ~ IlR[lO a] i 1
do11:s oure r; union â pei1 c d~êtr po rsui i com1me p rtutb
te ir du re o p hli , : e u1èron · le g J r 1 or · on , coi -
au ant à Bl'uxe le , d.c ' ublicr ur-lc-ch mp, le ;pré
t a r té 1 d, n l 11 .i? u rio n p r t_o u _ l '0 n
guc Ja l i 1J et c so pouvoi .
ait Li ~ , l. g j 11vi 1~ 793 11 f'an d1 ux1cm de l Ré"
publi ne .F an1ai ,e.
~i~ni1 1 . EL . ao1.~ ~ C us, DA 1 o . , Ga u
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Je meurs" os l'tmi notre sainte m r , l église catho-
~ . ~ liqu0 o:stol1 uc c qull t1ent ses 11ouv 11s ·~ par une
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s enseigne . J c n' i j~mais r ~ t e r dre j _ge
dan~ les ·1 érentes ma icres d1cxpliqne-. l s o 1nes qui de-
. b i r · 11 1, ' . i e de ] ~ G , ~ . i ~ j c n 1 "'e i1 s t1 i s ra p or te , et ra p ....
or c 1 i l o uj on r s , si D i e u 1 c o 1 rl 1 a .i a x ' i i o n s que
) e S ' j Ll . f CC 1 C ~ Î 8 tl U à 1 . Î t é ·} l e a t l 10} i q l e
d 11 t cl o n r l 1 11 t o . o r ~n · a1 e r t à. l · 5 ci pli ne e
] , 'g i u ~vie del 1 • • ] e 1 i11 d t t n n oeur no·
e r ~ . e u \' e _. [ r' e r r u '; m is i 1 p r , t ~Il d s â
]es j c t je ne s lnoin.5 LGll · J. C ~, suiv nt
c . < h~ ri 1te 11 otis en ejgr1eil Je rie Dieu de
, .. , Il ~ ] • 1 il> ln 1 j j 1 c •1 · · , e r. o 1 na 1 t re
n.en1l, à lts st r 1 et 1 u ilm e11 ~~ pr' -
11e uva11t me dtt ~inistere 'u1 pr~tre < atbo-
'.'l i e Die u d c · o L .- 1 a c o r1 f ~si on u e je l t1 i en
t :s11r-tout l r nt· r \l of n u j' i d,avoir mi - ..
1
lDOll ( q u o i q u e c el u t . u :11 t r e 1n 1 o 1 ' ) à des ac te
'H ct1 t :l trc con traire · à la di scipli n ~ (Tl· se ca tl1 i ...
l1el1e ·1e sn "s r sle s~11 ni cle coe ir ..
j l d r c . \' .. ne re s 1 J 011 0 u ..l c f, u i s , s1 il
1 v i t: ~ rl c e r i r a t1 s s j - '" t q i c j e l
c: r e d, u n ~ c a ho l; '1 1 l, c t: u ~ r
~ 1 ' . l l 1ec 11 :S1 , et e . c . ..
peHrtcn c.
Te ~ ie lOtlS C1e LlX •
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1• ra ~ e 11 .J e p :1 r i J l a d -
] ) t • r • p:as Ga l[ S~l ltUSCm~u t
ou c u x ~l · j · u ( is p 11 av i r
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Je reco in nde Di u, fe me ., e E n · ., n1 u r.
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im1es e fa.ns " ·ma fem1ne · je n'ai ~am is
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ïO c ha:u , p ur les1 b âcimf! _ qui. sont hors 1€: t r,~ic i r
ai ; à c o p c r d c 1C: ~j a tl r , , u r es b1 â i r.n n.s q, i p tir on
·acs po ts1 d l . ~pub1iqu.e.
El l. c ou oi ex ~,c: tife~t charge 4.e faire c1on·naîrrc, sans
dl~ ' . , c ll à ll ' 1f l l s s p 0 si t i 0 n . 1 3 u X l1 " . a ' e et Il a t marij
J n t • c n l 1 ai a p · 8' le m o 1d e e s t ll n · u v e a i c Q 1:1 é .
. it 11- iorv1e· 11x , au 11om du co ité di loma[" que , a tait
t ir 1 ~ ~c t:on t "S dèp 11té extr or · u· ire d.e
r 1 11 p J s d.. u v t · o 111 ~ 1 ,. 1 I? r o 1 o & e de d é-
11' ls s rout, n1js en lib 11rd0n d ll ise ne
r · · t d. écre t , m-1 ut q11e la C 1on-
,~, i1 r"1 t m I t1 u s el 'publ~gue
c o t r e l~ ra o e f o t c t ra er on t c c c ,, i i l c 'S i 1 s s 'e 1\
" - _ ÛH de a i · ~t r 1u jonr sur tt
.. croi. ~ f .. ob trvcr 1'~ 1 e ",,ffit . s de s r
I . ..
r , q u ·1 fa u q t e l.. C o 11 v c 11 t î GJ Il 1 a 1 j t te " v e c i 11-
• • li ... Il J'T poslt1 n c a ra~~ st a \) tte, a11•s1 u
t 1~ co ,jtë -i lo 11e ..
a~t 110 L Ill · n1i cé 1ion t1bl" que , fait
ll 1- l c f u 1 ~ r · "l l s c 11 t 1e r : a
.. la pos ' i·i t ... de g a11d sotvvenirs et d
11 1 s de p 1 i - u e l p 1 11 c ~ r n ç i br~ s '
.. s s · l · * v o l t i n air s ' ff-r J t as r e
i e o L'1 11 o u S1 av o v tJ p r
l i r t t n1 b e r s u · l 1 c r d c
gl&ive de la loi. Pclletitr,
r on ,., ·a . ~1 , us i tre l pal a e iv· qu d
"'berté i i'6n t de p·r·endre p ace tn tI e 11e•
o ~[ rait ·a clign en i à to s les vrai
OlîeL1sdO , CV c·om I1Ci5 Dl-
0 - ~ succcs aur:i. Cc n11 ~ :point ici une
J
• 'n-a1em l 5 nt un.
r- d,e- n l
....
"I vra
-s aux coeur·s
in o te l - q t1 i
1 ... rii ! q 1 1n ·cr1pt10u av c n11e e 1 T 1 _uc
glorieux motifs d sa ino1 t e le e
le g d 1un pat~· ce tinec~Je _ notre v
de:; l r r 1 d 1
C5t le CC
..
Séa et âu mercrtd~ ~3 Jn/Jl
e maréch 1-de-camp ai pierre écrit gue
p'[ Yltl ire , i .. _Ja- l1apell11 , a ~ é i , talilee, m1nistr1
d · ~ c nt ·bu ti ~1 f· i t a on" e11 t i 01n l' ' t t d l 1
11 t t i o des l ~ p r l _ c n t ri'b ut· o 11 f on ci ~ d
la Répuàli ,ue , pour l'aanêe 1 91,. -- n de sec ~raircs
dQn e lectt1re d 1 n lt:ttre de Rola1 , ·mini tre· de 1 intér1e r
p r laquelle jl an11onc q11'il d. · nne a. dern .. ssion. e prin-
.. motif qtt~ l1en e ret :rer· du ·mini ter , c c
qu~,il .st t e pieire d }1 pp 1 en :, t u e po1111 l de disorde
et dan! la ~aventio11 et dans, 1 · ' publi
c,c~t. qtt'on le fait pa ser pour un c e e" par i, ~ que dans:
les ci con rances où. se t o iVe 1 cp b i uc, n p reil brui •
q\iloique dent1-é d to11t fan Jem nt~ 1eu "tre l eau e d ri
gua11d malheurs. 1 ol 11d se ph11nt ,d~avoir éte s.a113 c
"lom11ie. sans que j n is 011 ait articulé un seul ait p
o t ~e lui ; l ~ _.. s posi tj 011 n o a t j a .. s
uilJ i e t ue 1 sa t
Jlo a x. t ai
d u ,1.l a;.,. an
t ils ne
l eo1 p cl so11 dminis i~ i 11 ~ jl
crupttleuseme :i t e am in es il r po 1 d
ro1n t de Paris p 01111er
<J 1 on p u " re
~lie 1 j · n ·
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e
192 )
J'~ dune Tmêe de ci111 cents mille hommes, tanctiN qu
. d e Lou l es ge. ne, raux l_ es arme~ e 11e .s ~ t' l cvent p s
s t · oi e cs .1 l 11o1 m s · e 1 i1 R o l l on
~ ti a 1 1 i 1 u i ait é t 1 f i e la o H ti o 1 , d, a
e L: 1 ff c de f e 1 r des T · ile i es ,
vo· ,. a.hl it" n o l un d s~s
~ l ~s · u piers trouv;és da11s la
i qu'~ U"- rts ~ il le n is dans
c· _ nri r q li av· j § n i qu · le coffre
n tionaux, r q de .suite il les a
.. ;1ot s y oppo ..
.. .
a.1ts qt11 ne so11t
'"' . tl ll C!tC
an1 , et l,envoi au. dcpar e-
. ut . · o --e tio t ac ep e · 1,i
11 t a mi i s · c -l ~ n t · ri u r . - F, e r o I l
1 e
, , 1· il ' ~ C a 1 t 1 . TC
il or1 en e t a
...
de la j u tic e pr~n e , par i?Zt.erini , l,e
· d. c l, i ut ~ 1~i 1 • - Le }J r p i ti o 11 s Q e
. - Collot- ,Herb 1s
ssen1blêe sera
mcm- •
Con-.
ïQl 1e~ il annonce que
.
Le l c ,
• a't10n , a
ouea. -UJ
illani
rla
zv· i en.,
ci toy ns de la
e r '.I m i;s à a i r , à s 0.1 n cr
la ·e à e rappcller
, . ' l1l!1e et e ea map 1 .. compter
all\ r la p ubliquc , lui
n ·rit '"on qu· 1·our base
Il t es
1793, 01, t. 1, n. 24 (24 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 25 (25 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 25 (25 janvier) (Mercure)
1 1 l 1 J 11 11 ou m 11t.
a L1rel ,
.
St , et gai.
t or , 0
au eu Ill
· allie •
) ac eu 1 111-
] ici rôl ::! broise 1 ~ • e 1 t Jill lDlse
u e e le- - l ~ J ui t: s a11ne
u L L
S u En E. Stoc ltol1n , lt 15 decenibre 79 •
g' ne, al Toll ira. '" \' riov je en q 1~ l n~ D)·é
S11ede up es di r i et de la républi uc i ~5 u1 e '"11c
u rc de s'y - ndre Î1Jc ss 1 1n 11 a.ra ... t
d s c ai nt s ; il f · 1• r i ~ i 1 s n1e
l cour , et et1T a rc · ::1 L 011 t ~ta ~' t.
a~ rme 1t" ri 011 qua ca·i:secl arr l')ta\.i~ n h. ll p ~ iotc J. horil
t p · t ' t ; e J 11 '!f q 'il 1 a du • r e 1 t a
• ' hi n nt 'du par le )!CO) · · rr t u i n' ntendra.it pa
,a ost1,. pli buiva11t ? ' ni ~la lib ~1 !~ è, [ tre raison, e ne
' ' 11o11 1· r c a d ~ 1
i! ch ... r 1 t D 1 c a • , ' L d i1 c a ait
dr s r-lc-c am p ?ne ,,.~ Qr ti.JJJ • te t1 1 h bitans d
11r e , po r l s to rn cr e lais rr s' lu 1 e ar de t1x.
r ts t cl j11ge - c m Arr1 t p 1, i·drc
t' donn à la gurniso de char r I" de se te11ÏJ" _prête
cb 11 a Ir u 1Jit - dans ~Qutes les 'gli~es d.es xho1-
c n cuple.
- N ElIA GK. c fJenl agut l 1an 1er 1 93.
La côte de Jutland est joncl1ée de vaisseaux na11frag c.
c cadavres ; d7epuis Je 6 janvier jn qu au 1 I décembre il a
pr' d iested, g na ire , 7 pr~ s de eroe, 4 pr'
o e o 1 pr ~ s e i c i obi i , et p ~s e ·
uda Îg s o t caws ..t de rand dommait• dau. l
cl~! R E. L1tndrrs , 1t ;an .t r."
On apprend d Dublin que 1e ad t < 'I lande · it,
le d c o"s 1 l ouv~r•ure de s s s io . L .01nt1e s ...
moreland, lui~ 1 li te11 ... 11t e ·o aurr1 ,, a p o l011ce, uivan
,11sagc le d·s 011rs cl'ouvcr e , d n · l1ec111el,, 1 11om du
o i i l e c o l l u cl e a 1 cl n1 r e s s' o s c: 1 p e r e t o
1 établi seme1 s ut 1 et c· tio p11bliq e ~ et
1ent brancl s de, c t 1n .rc • Le tei de~ir
le :parle nt tl nn toute son atle11ti a1 x n1oy
itie 1'1111io de tout s 1 s la · du :eeu ile e l
n 11 J c o 11 s fi. "L t J.1 ; i l l' e c i1n1l n . e p a t i u 1 i e l -
eir ar l aux d 1andeii de catho i1 u · s ro1na.in.s , aura l
q .11" e 11 • e r on L con for m s N J, c e n j tn t ion et au i 11 dl
.de c O)~ t11n e.
011 fa t tiou · o r to-is le p é arati .-- d ,u e g11 rre p o _ l1a· n ,
1:t l'on es · ! e c p 1 tJ. 111t u"elle ou ra s ~ viter. es bru· s
d'unacco1nn1 deme tt avec a Fr ice a ai nt a ,g;n ent ' ce te c _-
é ra" 1 1e , c t . va .. 11 t ·1i - o t 1 1 · 1 ~ o 1 1 s s id ' r ....
lemei)~; mais d,au r s v" ] s o t E i[
On at e11d a ec i11patie11 e la 11b i
11 trc mi 1 i s te e au dernier ~ J c ( t
c te ~pon e c mn e d ~ ci,~iv •
tl Il a t 1 e c a n 1· ii s o i t d" ac c c "I
c n , l i t- n , o u . e i e G l r r u 1
ouis \Tl.
On r cTute avec activité c e1
.. l i 11 • en lrl 11de. Le compa0
1 ies e 1 t
0
d ute
o 11 a or d o 1111 e 1 l c c e , s c or 1 r1 t: n av c l 1 s ] e -
l (" a \1 a Î t C ]" lJ 11 a . U r e q U e 1 p T f 5 S é j ' C 0111 ffi C Il t!
] 11 clq te · r t ~ . an to11 s 1 s c} 1 t"" c [S , 1 es tr v l se
r
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en a ec uT· sa 1s e .... n1pla , ca 011 tra\ a .. 11 i n1 ne ie
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• r. A rè a oir re 'té at de a 'p blique Jr1·an..:
u il ne _ t 1 - r conna1tre ren c trc qualit , lord Gr 11-
toi 1111 xp ic tioo , c discute l no e
il _v l~n -p c 1i pe 1t êL -c conforme à l'etiqu rte
iplomati_qur. m l' st .,. _e1es a s s commun. Au
t ut t cc , ,. po l · ccom1 otlcJ e t. parai asez
di cile , t ep nrela t bien des gens persi~tcnt, on ne
ic po. r ai, e pas 'ou loir roire' la guerre.
~ nd_ uhlics~ .Bl1 2ie 7 3 troiJ quarts, à 7 4. lt.1des s ns
rix fixe ,~ nt'lui t ' s a !r1ois ou ECDl consol. 7 6 à 7 7 un hui_,
.sat•s i·oi leu letfl
p R 1
L dêfa t d 10 s t perm · s e apporter
ut s le ~ p rti.cu] rit ' es au· dernier' insrans de ouïs
~ r '" r jj a eu 1 i 0 i te c 5 t to u j e r s
e l 1.,tc·1 pr dra oin de
croyo s d,e\ oir y
s ort s c il! a 11
1 1c eillir.
A p ine a\~ait - ia11ifié ~ Louis Cap t a proclamation
du coa il e , · ~ o e rrl tive ·1 o .. ipp ice, qu~il
d C ma _ cl , ~ ' n Î l ~ 1 t S 0 m m ~ Sb _: I S ) li Ï a ya TI t
ni 0 _1 lé lel!.r _ ui rcp,o ~rent e faire 'enir :sa faj
1 ~ 0 r t n 11 c q ~ i ~ ac ce ta. s f
11 [ n et s u .. i nre 11 t le air; il ( 011 (;' rcren t en
a'1:i la 1an1h f o 1 i1 a\ ait ~~utun1e de magg r; l'entre\ ,
· l ' d t i e ; a. on\' e sa i 11 f 11 t trè - 11 u-
,. • • • è ::; li 11 ÏJ J S e U t r C tÎ r , ~ t} j t U X C 0 01 ID Î S •
air s , ai t f î t 1] ~ b 0 s ne m e r !i u i a l e I~ s ,1 m l e.
Sa f · ui avaic d_rna dé à r voir l J ndem ir1 matin;
Î l s e d " b 1 1 \ s c e s ti o 11 11 n e ré o n ri t n t , 1 i ou i
11 i l on ; a da j 1e 11 e a vu cl·_ v an tan ~ Lou As c ~ a · d n s
h 1 r : les ou ie bourre ux !' •••• i11 1 r.
1 r il · o 1 1 s ~ a i e- ]._nt oj u t te l 1 i di l : a} 1 t n z al'"
es n "· h c u r s e '\I o t1, l p l: r e à :11 e pas ,. o 11 s v e 1, , E r d sa 111 or t .• ., •
1n ti e s::1 or , ou"s a ';Jm dt;:111a1 d~ es j au.i po ir
s '""o u c r 1 es c: h e e i1 " ; "1 ] 11 i f 1 r 11 t s n 1 i ;; t 1 e
1
u '!au iu1iJ a ait; il r 'i 11 1t: me 1croit-Oll _}~ez lacl1e pour
T
a 11 • n - g ,. né r, l l s c o m 111 i ai e s de I c o m -
un
., .
or r i i 1
OtlÏB lui
SS Ul' 1C
t , p s t t 11 l-l
r mettre a
é s à l1 n i l te · c s t d ~ 11 : e lu »J t · u d an s l, a p ~
..
CO
' a n _ l · l e c o l .. _ 1 d 11 l u i i g n i fi é
.
•
11
1 ' f a CO
à 1n des
1 - , -~l l
our le c·o ltiuir '"u u pli c •
1t our arlcr 1 so c n-.
t .. ... ,c · un Jnst nt pie , oui
0 mi :Ja·reti avec priere de
de l t.o:n1n ne. Le citoyen
..
Jacq11e o
ge p rc
m il a c 1
e r ploj le
Lo is a cl· Jar
so nt de o
cipa11x d ava1. t - te'
aup ' d i la
!fi
r. , pon d u .
• "' f •
- 1 ta t
ses coll
•
tra _ , et a c, i ,
ouis q i'o i rc t: o1npte au
• * ou1s ra ~ -r 1 ~ pr
lll"
le
ue
ii a r
pouv ~ t
cl i r a1
il e t e da l ne - eiture 0 ai' t so -
de x o l en IJneri "l ",. ,. "'tLJ ur l'a c
d l r !~ o lu rio llii )
L ortètTe ::i.u ivi le bo u I vu s j'u-q ie n · 1 p i i: ;
1e p u grand i 1t: n c e r 1 a.. t.o ti t l c l ou _ t1 · l • Lo i ,
li ait le pricrcs d i. r:ts. Il est arrivé l o ur 1 o ni·
n11tes: la place dt! l llevolu1·ion ; il ' t d ' shabille et e t mon ~
à l~éch aud avc ermece t cou a c; il voull1 h _gu r le
p uple, mais l1 écnteuT des j gemen cri inel_ d prè OJ"rlre
du gen1é al Santc1re, e 1n ruit de,. tambours, , is en d
mir de subir a 1 ju einenl. La tè 1e de Loui ~ C5 to êc ;
elle a et~ mise en pecracle; 3llS Î-t"t mille cri_ de rvi t a .. rtl
eion, vive li Rep1lbliq ie.fra faise ! se ont f i nt1endre i de volontaires
ont cillt Jeurs iqu s , cl' r1tres lc11rs mo11cl 0i da
le a11g t1 tyr n. L c cl. vr a cté transpiorte 1 i.=r.le.cl1·
c t dép 0 e d l l, :!. g 1 . d 1: la l\ a' \1 1 i 11 c ., 0 ll i l , t , 11 l u m é
e11Lre les pcrson11es qui p' irenc le jour 1de s n mar·a1rc, t les
S11is~es qui fure11 t ma · a.cre s le Io a ût , sa f o ~c av · t do ze
pieds rofond · r, t s" • i
011 a fit des ra~ r ch 1 cc .~ ·u que le ·n ex f i 11.
On a re a rq Lté q u l ' 1 i n vi r 2 i . lui air ' i: 11on11 t
ne fête brilla11te ur la plac d reye l,o cc ·i n d 1
nai ~sance du rt;1nier d upl & 1 "t rc )c 21 jui
enfui de PaI"is · et q1 1 d rct qui d '· c:lai-e
roya 1te a ét ~ re11dL1 Je g ept i11 brc 1 79 ,
D o mm es ., d u t 1 e .. n te t i o 11 n 11 t p] n :\ q l 1 ~ s 1 . p c s .,
v aie t r ~ p a 11 d 1 c b 1 u i q u fi l 1 c L u i r ~ L OT c , c
qu 11t i11 tt avai lt: cr l1sfêrce à la C'1nL'i rn-eri ... I e prc
micr 5Ubstil it du r curc1 r d l on1mu11e ' te au 01is1 li
deme11rjr cc f ux brnit ·. Les i 11di ÏL n · qt1 n d.è 1·et e rnc
au tcn1ple duive11t y reste1 J 1squ'"1 cc que cc ilicrcc i
p rt ·•
Le jour de 11 xé:Gution le cite 1 Cl' y r ·s
mains de· co111 i ~ai1es 1 pl· · is o Jj .. ts ui l i t
te c le! 11 Lin ar Loui~. t u j ·ts ou '1!
l r
l - edans cq11 l • u c éc1 i te ces lctc1 e : 1.
i ( ri a.. nt. 1 li · A s Ir i ) i l c 1 n 11
g ' disa11t qu'il s en stpdrall avec ~r.int
~ . en rge11t et s uvr nt en 11 .. 011
t r · 11 ·en~ son de FTa11ce., ur
un têce d'enfa11t Ciisq11êe, lequc
e rc on nls !C c hl Un petit p pier
ccrit e a oenai c OtlÎ €1 et ; cheveux de
E mmc , d a stt:u1· ~ t de 11~· os , r: renferma nt en
Ife qt r p tit paqu , d.e hcvet1 q11'il cl1 r e 1Clery de
iem ttr . s femme t e Jui ir •jtl,i lt1i de.a1ande pardo
e ne 1· \ oir pa [ait de ceLJ. rf:- 1 voh)an1C lui CVÎter la douleur
un s~par tio11 i Il .
ur jt1. i e · 1 1 r 1 t 1 ci oy n omoro des impu-
2 io 1 ' le, ê _s 11trc lui, le comt é de urveillanc 1de l ectio
n 1 j âtr ·F · n a i lnr ili ient c · éc arer antl1enq
le "! i t o y 11 o ni or o t "a i a.1n ais di s p os ' d~ a us
ci 11 é s ' l éqnipcmen.t des volo.ntaires aux fro11tie:res~
i , li c 1111 "' u i· fond ti • ' '
IF
. pri ma , mme e me pard nncr taus 1 s maux qn elle
11 1~1 F 111" rn i , e t l s c: J a r ri n q l e j e o r J.'" i s lui av o ir
Clou é ê1111 le cour r: nutr u 1ion , c n1rne lie eut, être
q11c je 11e ', r e rien cont1e elle, si Ile croy it avoi
·e · St! re1 roch rlJ
li 11 e b~en -ïve11ent à mes ~nfan , après ce u"ils
i . u , qui doit ma.relier a ·ant tout, de re ter ou ..
J ir~ 11i 1 r' t _ ,, oumis et ob i . ans à leur mc1e er recon-
. i an~ de t u · le· a· ns l les eiue qu,clle se donn~
p ur ux · e eu mémoire de inoi 1 je l . pr· e de regirdcr
ria ur une seco11de 1 ere. Je et on n nde , moa
l ~'il a le 1 lb ur de d ve1 ir roi, d onger qu'il se
tou nti r n bonhcu de tous e coa i t yens, qu'il
c u b !j r t o h a~ a e t 1 e s se ll i 111 en t ~ e t i on 11n e rn e 11 t ou
i a rai port aLHt malheurs E aux ch gri11 qltc j' inou e~
ne peut ire le ba b~ur du eu le q 1 n rétinant ·ui-
1 ·s lois· mais en mêmc-tei s qu·un roi ne peu les fair~
p t r t fair 1 bi n q i c . n s l coeur riu'autant
Il u 'i i l a l'au l o r • · 1
' 1 • c es tl i r e e t q 1 a 1 t r e m e 11 t ~ ta 11 t lié 1 an s c s
ration· 11 in i1an po"nt de respect~ il est plus uui ible
i' lJ ti 1 r.
e r ommande mon fils d' QÏr S0° tl de toutes les pet-
1i 111 t ieut ttuch1.es a am que le c:r onstances
li i eu 1 11111 eTon t les facultés ; d .songet
:Il .1 • 'I • te . r e (i 11 î J i o 11 tr a c t c c n v c r 1 e '
arer de ceux ~Ill ont ' e1i po r m i t er1st1ite
m lhc 1r n pour moi : j is qn'il y a plu ieurs pcr om
c li . q 1 i · tac é e s , q u i u e se son t p as c on
o J elles le de\·aient , et ui ont i me
( 0 )
! s m·me eons d ab1 c en as ,• gnats qui devaient aetr.
; ' • Il' 1 e pcccs • pour clr cnvoyeeli aux igrea; qu en
suite s"M ' t nt transpo, té à Bo,ulc1 ie, il a arrêté l itoycnne
l) , z 1 elle o tro é le doub! d la corrcsponn
e de to t ctte n · g,ocialio et u lque papi rs cout e-
. alutÎ10 i · q enfin If apr , avoir ait ar ter deu. · cola ·
el . O li< re., CJUÏ, 3 n1oy~n de fatl,X certificats Je T ~ÎdenCC
c;nt aient en rat 1c:e, d t1s l spoir d1'!y jouir de leurs bien , il
"'
r venu.' n y am 11 11t la ci oyennc olly
• avion annonce ] arre
1 Pt: Ile tier,, e
é: e ti~ 11 ~
ta. -Î on tt u s c lcrat' Paris , qui
bruits n 'tait t!pando, mais
d ,e\ der à l,aid•
nt . n rites à faire
ver
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e pr's, la.
corps de
c '" l_ tie, ad1ni iis•
tif. ' 1~ n 1x les O•
nt" e , la fal
, les êtéfe1nme
avec
e laratiton d ... s d it , la statue
e K de .. i 1a et de tam,..
~ sui 1aicn t le
s. On oyait
r , q ti i a tl s taï t la
, .. t 1 011 voueme11t à la. cause
l er d'n assa sin a en evé à sa patr·e.
'ait. ' Ils la ma i ti tore des talen
• S! figure bel e , expressi c
l a\rait eu le pl ll clc art aux travaux de l". s.se1nbléc
te 1 cl if,. au loi rin i11ell et an code p 'nal So
i i l l. Ll • ~ i c ; o 11 a •1 o 111 pou r 1 a. 1 · b cr té
11r t d 1 si Il r ! rt: s~ - -. e a e tê par tag en trc les vertus
' o oe e r j q 11 ~· ~. 1 c 'U 11 i e ~ ln t t 1 es , s o 11 am ou r p ou r la li be 1·t ê
t J s uti i 11t de la bienf · ... an auquel sa gra:nde fortune lltÎ
1
0 1
. t L ai t cl e C! l. 1 e 1 l t e 1 Î e r , 11 111 j 1 i ll d c s de bat S e t d C r "q il a tlj \l'" e ind 'p ndant de l'esprit
tic i L de a 1 i . e 1 1 u r ~ et aient do ·
· e. u· s la patrie qui le re~ret~c t1 on cr d o
m.bre 1x
1793, 01, t. 1, n. 25 (25 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 26 (26 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 26 (26 janvier) (Mercure)
de nobles; qu 11d il ai1 ra complet, 11 c
c u ~1 ..l · i 1.
11 tr.a ngers .. et nommêmer1t des Fran- .} .,
,J ; a nombre cles p re1nicrs e trou v I.e
· - cl v 11 r 1 ou · 1 e .
11 ara i t d é c j ' r a t Ll ie u me tl t q ll 11 e m p c Tf 11 r se r e ri d 1" à
_ r n c for , e t d c L \ à l 1ar1n '4. t: • • t 1 c> 1 t e s i 111 p ' i l ~ 11l. arc 11 n t
r 1 ~ r 111 r troi.. olo•1 _ 1~s · la premiere de 20,000 l101nn1e5
arrive- v rs 1 JI • ·ja11~ [cr· la sec on c , qui sera de 3o,,o o , s .. . :
1· ndrn ioe a .1n d i ois i et la tr isienie, au c Dl cuce ncut
du mui d ma •
L L .E A. G N l. Frau~forl le 11 Janvitr.
Le tq1i de P ~sse { it él ver à Fr ncfort n monument en mé..
noire e -offi l:Ïe s - e · 1ois q i o 1t n1 o t · l lr~ tic la prise dt: ce '
' ï l c ; o }" li ra u i i an ~1 e en ln ti Il , i 11 s cri p t i o n 5 u i Yan t c :
A 1 ~-.: hr 1 .. et lo) au,~ He!,soz; qtti o 1it pér2 el conihatl.a. il jJDUT la j1(ttri
• On y lrOtl ara t: 1 ~ ore les llOnl des officiers mo .ts 'et cnno
l c i ~ i t ~ o n s d .. 11 a t t que o r o 111 • p r 1 c cl u c c Bru n s \Vic k.
e~ r ~ ri i1e 1 Pru icn · cr1 m11rche po11r la W cstpl1alie sor1t
Cl l i1a "SLer. u cor1 s,. l ca1 .. ri inie1s, les gcndarn1 s, les
hu A d de ,ols et 1 ·s r~gime1 s d infanterie àe K lkstfin,
orn te Knob rl"'doif.. 01 k · tÎ11ces Hen.ri, rince· Fcrdiaa11
et .'," e 110111 • - ... c .. tr u p ru~s1Ill ennes , qui• m c l1 e11t
e r s le l 1 i 1 , ~ o · c e 11 i ' e 1 1 t e p u · s le .3 d c cc n1 ois ; e 1 l c s
L l~ i g aux f ro n ti 1 s de 1 :-:! e._ se.
L ! s d'a .. méc sot1 le ordr s du général Colloredo ~
~ i e r n1eu t à a df stin lion .. Ou dit que le q11aTt
e1· rre ':·a} C1 l! tab Ï: ll l c. :-,
'rj 1 rr t-u 1 1 il ~ e \ tl t 1 i chi n arr i e r on t ver i le nl i 1 i o cl e c c
'-
j $ s u t'" la i , e d 1 o i te d u I h i. 11 ; c ~ l 1 o 01 ~ s , e c 1 e s trou-
, · q · i ~ t j i de e c o t ' , s, e t c n d r 1 t depuis 1 c s e 11 \' i ro n
i .. t =iy n e j usq ucs \ers ale,
On 'c ·it de \ i~nnc • en date du 2 de ce mois, que l'on.
ut r e g ~ de 1. c on 1 e a t' r.. 1
' 1 e t1 o u' eau t rai te d 'a 1 li l c c e l tr c
1 · c ln e r u r • le roi r: n g e ce r c t la o 11 a :ide .
1 11a1 e de Berrn que Je i. Tonluuse-1 autrcc, qui, en
~ cta: - 111en b1 e de 1~Asse1nb1 'e na ionale àc 1a11cc vient
rn J r é t r b ou, .. g , o t"L1 il do i t e 11 t r e r e u qua li té de
1 J.l .
j s 1r.
· gaze1tc a 'r t racon c l c le le dcm io d l'
( 20.3 )
~ir tlo Hoc cim ~ u de ~l on11] e s !T 11~ i q 1i a' a.1" t
ri c o l J c i e r , c s t ac ou c 11 é d, un a r o n îi le a j o Ll te c1u pl
y a n s 1~ a.J m e de 11 ci es b1 au cou d au t °"e fe 1n n1 t: s
ga'· sé es n 11 n1me. 11 y a, en eff , p n1i me
am 1 à ologn1c ·ès l' ffai1 e de i1 e11 ,, un
.. ~ -3
ier s
1 é.. -
i-oï11 qt1'011 i1"a reconnu qu parc qu1 ellc ava~L r ~ tro1
b 1 e :s s t! r r; s •
1 TA L r E. Genes le· 19 d: en br 17 2.
es tempêtes lc:s ouragans q11i ont .. ig· .ale cet l1i _ er, ~e
0 tl [ f Î S e 11 l Î r da n S i a e cl ' L c r D U l ll 1 S l C l '
dt1 Nord. n 1il n e qui! 1 Hott1e F nd c
~ir 1 01 t -a - :ral atoucl1e- vill ~
c 1 br e u 11 · 1 p de v c n l , q tl i · ( n · ~
V ·sseau le L ngue.doc a et' d ' n1 tr,., et est cntr
01 t c Na1 ]es, o · le ~ot1v ~ 1 en e11t s 1 st
pet es 01·d1 es p Oür qu'au l j fo 1 ·1 it tau
c air . E n 1 1 ~ 1 e - te t , l · J • i t _ c l c
t.. l'n 1 . ~ ce qui ser t
t Dl S
c
1
t:-
n~gocians lrall ais k c 011t rc11ni p 11r l
da11t, l'a gent do11t il aurait b oi1 I our 1 i rer
· rt c o n11n il u -
•
1 ' 1 ~Ca11
lâa même bourrasq c a usé le llr il a. e d la
Perle, artie de Tou on 1 déc 1 llr . · ~ te f
1llr 1 c iôte d\~ le ~ïa. D Co~ c. L"' ui e et 1
e sont àuvés 1ur n11 radeau.
COLQ 1 1 s S 4 S·
SAINT-D
·Les d~s stres de la ma lieur.! ·se praviu~ e dr1 iord de SaintDomin~
ue, i1
1 011t l int de t~ n1e'1 L J :iiue, _a v gc n e t
hi n d,autr "S pa ~i i ritées y r .inu u lient , tS ces c •
d s c e 11 • c. g, 11 t n o v _ l u c o · i ci-
" i , S · t o a x 1 c 11 fou 11 i t ] _ pi t: e . u 5 la t
• rire.
itre dl commi s .. re ?iafional civil a itLl iax., dêl 6 ' i ,
iin ue , 11i tlat~ dtt 6 d 'cembre der1i ·e, , a · 11 ii' ·J 1 e a· .
Tl?lC ..
c 0 VE ~- I STR.E,
jc,ou& ' cii du milieu de la
s . L s c11iierui s e la
a l s c c t te vil l e a 1 ,~ o t1 l
rerr;s lt:s homo es de c 11 ur.
ujourd laf qu""
d troupes a ri' es d 1 1 ne 1
Ili ' • • • u 1 t, a 1 e s1 nt 1 r ic
ace q "' l e1 ai no
11 c re 1ne fois o t.b ter le r
Ces ] m1n~s f croce 011 t 1o _t
pre t ion de se :ic
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t i • 1 de cet e 1nal 1Ct1rcn. s e contrée,
po11 cctt~ ccre-non1c.
B .. p étext~ 'lut: mble.
·l 1 ~ 1 p . se ·ont p ' 11 al., c ii
" J f. i i e n o n , e t s on t o t t '. i 1 1
de e o 11 I ' .. l .. c s c é 1 f ra t o n t fa : t p 1 u si e n 1
tti1( su1 u i, cari!sr11tir.té1atde tt ltftÏtl!
Ji t Îi tp10 fa u,: J ·, c de ta !lat= 1 lf t I
r p é i t .. un t r n q t i l l i t ~ q i .. 1r1 e s J 11 t '
l • s b:· t1 l L1 i, '-- l il b ô tl & i Ne 15 • e n alm
f s n ftl i t t ; ll a . e ù e u r s ch -f ) n , te ' i s i s ;
a u n, n l, · s , l P "~fi 1 u -•
c c o q. l e Lt r , qui e 11 av ai e u t
tiuu .. rai ~ pr udrc toue
â re1 pl. djg11cu1e t ffii4
l ~ L s - D u - V I: a ,. • ,
rocè.i-1·c1'1al ... tozi lC q1Ji s \l t ~ c t Sl. Cl1i,, /,rs_ tle
l arri tJ • c u. na t i r f. l ~ l u f i s ., c u 1n: 1 ne par I c a/' ~ t (1 • 1 ~
1i L iJ)" ci ri z, l o 1 ~} c • i o 7J 1 a ! i o 1 z a 1 t i, a r l 1 i u i s l r 1 'le la
D .. fO)"CllS d l eqn1p rr,e Il 1 ir~ les llX fi tJ f( , 0
s o 11 t pl· in t~ À e l a o l u i t c ll c •t p; aine a 11 r d n 1 c o l ot
tl · d f ,. lare , r1 t • c t t a 1 ri v f s d 11 f) r t-R o) ·al .a: 1 a 1 'lii]
11 i tm1 J t p U! l, __ COltC c la c l\ [[C
C'ns rie , 011 111 .. , tte p r 11tl in r, q' i al 1rs
d 1 na a 1 c api ta i 1 S tt li H r 1 ] · l 1 t d 1 a l l r o 1 b n l 11 i se 111 -
b -c r~ it · le a ire l s cllu. 'irire.î l 11.in..:i qu1
Lt11 autr bri ra11tjt1
"111 < t c l1 au d q ti • é ta· t de · o n 1 p a ~ u i · a~ c ~ I 1 i , a\ lL. t r e té j u q ll \i.
rn o m c nt , o _ 11 a j 11 1 ll 1 I • 1 o 1 v c t t }. 11 • r tl
1 , le 1 t • c 1 ha 1. s o i1 t a r o 1· c l e p i l l o n n a t i 0-
1 • l, et Siant e 1 ''s l 1ad de ~t. Cl rtsto l1e eu ils
01 1v' 1 p villon le ~ Lt11, q i etaît Jl\1s 1res q\1e
d u:.: Jre r d 1narl: lia 1 de G slr1 " , en re ut
ll n c o 11 p d c a à b 0 1 t1 l _ t , ll m o J1l c 11 t o '1 il 11 i s ai t 1 c aj
11 l 1 a t • 1;1 r1 al.. ~ t cl 11 x n i r c s en t r c s da 1 s la rade , c t 1 en t
1 c an o t rl c te r r c , i ai c r r u • i l t d t "l r 11 i l l c 1 j u s rt t 1 'a ce
1 • 1 cû t c ~ i· li r~ l '"s 1 l ~ tl 1 L g né ra l ; c P\ ut: o l s 11 t= ..
s , ~\ c 'l L e d t1 , h n ~ e ni e nt t c J eu r p a' i i i o ri • o {fi i cr
J ou ta J 1 J c c a 11 i t ai n c i 1 , ~ 11 p o 1 i t i, e 1n b a. 1 q l 1 il~ t. l t 1
our ~F11ir: pr id.re t s )..1 ~rc~ rl1 co nn1aqdaI1 de la fJ ot c
:qJ ise n • ile pc l l 1 t uu delll:-1 c111e pour
atten rc. t it à l cir1c ~rr·, que la cor\ et le
fJJ t2 r li cl l t C c ~A \ j r lie d 1 e t fi t si ,; n d 1 a tl x d e 11 x
niai 11a 11d~ cl se 1 c n l ~ anp1 's d elle. Les d 11x
r ~ 'l ~ tr la de de S . Cl1ris plie
b cil e is d guerre angl _ i Iir_.o
1'f ER CURE RANÇAI •
,
SUPPL E Af EN T au ro. 26. Paris , 26 Jrwivier 17 .3.
,
OUVE LES LIT1ERA RES.
Correspondance origi iale dts émigr ~s , ou les jtni !T_~ peints f1•r
eu, -m c: n es , 4 v o l. · n-, 0 • A Pa r · s cl ... Bu i sa ~, l "h' ire , rtl
, Haut e~f eu il le , ~ 0 .. , ~ ; a ?t a 1 , /1 1 l - f r,, ~ s r 'Y !J et , r .
i1if Dorn ·niqit · à llf arreillc , clirz Ai 01~)', libraire; à L1oudr s ,
c . e=. J. e Bo e a r ar d- · I r D ~ o , tt 0 ~ 7 •
____..ETTE corrr:spo d a c po 'e a . a iive:s, e C on-
., c1 tien n atjon ale , c! t cc li q11i fut pri . à Lon ~ i et r cr ..
dut1 d ns 1 po t i ~, ·eaill 1 ·eur et da i ~ cel .. de •
tome., son, ecrétaire .. On y a joint d s lettre et 1d , p 1. i s
é l n ent a.u 11 11tiques, 'ai i 11 a ~oi l z 1 ~ 1n·s · ·. Ce
recueil trè -cur"eux serait une nonv ·ll polo ie de 1 ré O•
lu t i o t , s 1 elle c n av ai be • ci 11 0 11 y v o ~ t l e -p 1,.i vil 1 g i ' te [ s
qu,il sont en génér,al, c,e t-à-dire si malheur ux ( lf s traitres
le ·011t ta j urs et a .... to11t ) , u 011 i1 'a pa, la f rcc de les
l1aïr , et 11 n1ême-tems si ridicu es ,1 i in1olea.s et si at ace ~
q11,il n y a pas mO}'rn de es plai ticlre. Çe qu11il y a ide pl l
lai5ant, c,cst le ton de m ep1ris e de supériorite qu,il affcc •
t 11t: e11 mou a11t ic peu.r, , t l1c gc11T'C de 11auv Ile don ils ,se
rep 'issc:n t. Ta11 tô t c1e ,t D1t.1no rier qu · a rnis ha1 les arm s atJ tc.
1 o,oo /u;7n nes ; tan ôt c rst la prise d ltion9' 1i lt d. t:. er
J1 Saarlouis, qu10 apprend en n1êm -te n', q l)ique deu
dcr11icrcs viles n'aient. pas m "me ' t~' att quée • r - tout
com1 e on s 'IJY attend b .. en , leJ. j1, l r; o tes jQ,.'1 t. tics stJl irats :. der
gueux, des ca1iailles Cc]a st d ns l'or Ire ; 11 fau dire d
injures à son en11e1ni 1 con1m l\'1!! d Pourceaugnac : il 1n a
doun ~ 1~' so1dftel , mais ; .. e lt i. ai b ·, i di1i .son }nit. Ce q i 1 ,est
pas si simple , c'est de l,appellcr pollrD11i qu nd on fuit dea11t
lu~ de: tout côte. Cela n 1est n" adro·t 1 i i.n n1 x. Ca
cnfi11 1 si Je vainqueurs sonc des ollrv12s 1 11e seriont clone
l-es ' i11c.u ? Au r ste, ],_ v in que ont ussi plu d' ri ;
ls 0 lt été les premiers a ~on\" ~r que le UtJ.il ~hiens s'et i C
très-bien battt1s à G m1 pe .. Le Pru:. · s ont eu aus i ta.
jus ice c fai1e 11 loge d~ i1as ro es, lorsqu'e no bre
r es -1" .e ga L nou~ s l es av o 11 r a u s s eI s a~ • • .. • • • , . .. • mar.,. s pour
les 'n1igr ~s , l ,., Îg, d l s s l t res " st toa" our · que les
IJ iriotcs sont des polirons c refrein n e~t nulle par :;i com1·
que11 e11 t amené l ~ da, 1s c _ a sai;e fid1ïe n trau c it .
'' omme nous allo s le .. faire d oser scelérats de s n .,
1110 ttc ! eu c OTe q11t= bea
ll v o 11 · fait q u 1 u es s ai q u ne , u:s f; as ~ i '
ables; 01ai lts patri.ote~ JO t iraim 1 t poltron1 : q ta d l' n~
te rt l' p ne , l R 1 1 i e , 'e n f e1 r t pl i: ~ dro it à
'' r s t.cJJ tl r s 1 t s: 1 1 r r s. , , , dj ! q l · p l t
nr [,. z..
( )
que r:enx contre qui l'on a besoin de tant di: monde ! on
i a pe11t-ihrc · is ·en · dt e 1 " r1 iblc ent n if; aussi
est - il impojsib de parcouri1· .. cc 1e..:ucil au has rd , ans
er de . .i • T ut t ,. , her an1ic, an
s le· o casions ,ous '\ ns I' n1 · L~ t!ts ar.u111tagcs C"On-
•Î é b le u r e s a tr · oit • o us n c , or ri ~, r tue
2rn honimt et. de l, r tn bl~ St'r ux cepe11dant il at1t évacuer
1 ran e - C 1 p rait i11 nte ' J · ~ir ; m~is non :
1 S or.i Ïnaux fon f Î. - (tu~l1 L~ms ! quel pa.y ! OO nous a
pro o ' · tous l ' i:ra e F , ·. personne nr st soucie ae OtlI. O tre se U le or ce e. t la bon ,Jt vola Lé , C
1
.. tf t-à4ire 1 il" ~ .
t'a[t. 11 corc n co 1p , cett1e naJ 1 t l&l a11s rJx. ''
, C lEe -audilt et txlc tzbl arni en de Lille 11e s r1; jamais
forcée. ~ Il tir roi ce ts coupa de canon ar jouT 4ui
1uent beaucoup , e· monde : ils cTevent mËme lei mo tier
de nos born ,. etc::. - llfa idit~ el t>:~crablt, assûre~n nl, puis•
~u' llt:. l"re trois cent5 ClJ?t/JS dt carton par joilT. Mais voyez cette
a11tre 1 ttre dt! I· tn me date : ' al ~ré que 1 moitié des
maj son &oient b  i · e ,1 Cl!S e J rngls se ' ifend.ent.. uatre habi lanr
o I été 'cari. l : par les nô'ires: il ny reslern /Jas pitrr1 sur pierrt. ''
Il "y a pa ici d ' 1e·p ~ thetr. ,.--- E~arteler lt:s pr .. s onnicrs 1t irûl er
lt1 maiJ011s ~ 1 u 1 on oe p l\t pas fnrccr ]es rcmpa lS , cela
n' ! p i o t du tout t .'. Yecra6 lt , c ' · 1t de: la bra oure , c 'c t de
j llonn ur. t les ma sa1:rcs de ra cfort? cela est encore p1lu1
be u : l. s 1oycn sonl digne d la cause. es chers con-
. itoyens 1 li~~z ce :re·cucil; lisez la b1c:llc adresse de Calonne
a a noh/e.rJ Fraufai e ~ au ·mom 11t o \ elle rn re en Fra11cc ,
~t les avis qu1il lui dmnne pour lui apprendre, se conduire,,
qua i~l et'c s r i. ta rieuse. Celui - c • l or pr ~c l1e ita clém fi et ;
c e t une des plu 1 ipcrbes ampli6c1.tion11i de rhétori'iuc : in
ge re d r110R.str4tiua. Pour dieu 1 lisez ! '
c l1Àll!ma _i tt de la .A'lt1iso11 d A11:tri Ae,, par Puh licol a Cnau,ssard,
ilo • n Français. vol. in,~ 0 • à Pari 'he::, les dirtclturs de
l imprimerie du Ceriele Social, ru• Ju Tné "Ire lrangais 1 n°. 4.
On s 1 p l c qu lira.beau, dans t1ne lettre aux Bat vie .,
les ex ita de 'toutes les for·ce .. de son éloqurncc à 1ecoucr le
ang de 1 tyrannie .. 1:1: 1e éintegrcr dans tous lt droits
de leiur sou crainc,té, Le citoyl!a Cl1au1sard, animé du même
1 p it dt~ se ux llemand 1 s reproches les plus vehém
n1 sur lin di ér1encc avl!c laquelle ils voie11t leur ancien
privileges b1orb -s par 11:1 'lccteur1 c:t par une poignée d
princrs, de moines et de cha•oin~• 1 qui les eticn11ent dans
1ln asscrvis11cment hontcu~.
et ou age est ins~i ë par le plus 1f 1entimcnt de la
1·bcrti , qt oiqu.,il i plus lei formes or toires que celles de
l dise sion. ' utcur l'a cependant divisé de ma icre il y
an c l'orirc et la clarté à trav r1 l'cotbou1ia1mc d1u •
ublicai11.
( )
oici les oints . u quel · . a1lîé 1n !dé . •
, Q lle fut a . ic11 e le i.t la t 1t.st1t t1on German1q e?
" Q..uc le f, t • r" i d i ouvoir cc l 'sj t" que nobi i i e 1
du pouvoir no iliatrc :iCCU lit:r '?
,, Cen m n 1e o: [ d" l" 1e 1--t-il ét t · nsf · ' du peuple us:
p inces et aux. é "q c= ? • .
' C moei1 nt c 111c1l c dro1 fi t -11 16 s 1 t .
,
CO CCD rc trc
1ept électeurs? ,,
l I". . "' d 1, . ';t '' t e s t . nt r E e 1 111i r .
''De la maison . ~ urriche?
'' e loi li D nt r:..i l s l i p r 1 ~ f H 1 , .. po r Io
p c u pl e 1 ·on t-c 11 e o b1 i ::> t o i r s ? ' ' _
1C"~ût ~té l our l s a11ciL![ s u 1 Îl: •. el l m t1e e -lu
sieur volumes in-folio; tous ces sujctl· r t bi 1 iscutés,
bien :ap1profondis dans u11e b·r1ocl1ure . u.· 11 s d ux cents
pages
Le citoyenl ha ssard ne dona.e pas 5culem _ni: des 1
· on5e1I1
au peup 1e, il en adresse encore a x pr·nces, qut: ceu :-c.·
i~Îvront que le pln1 tard qu'ils pourcon ~
'' Pri11cei de l'Empire. leur dit ... il i ttez-vous n avan de
'JI I1opinion publique. di.r· gez ou p toit ai" cz son co rs , 1
, t vous n voul z pas ê1. e 1:mportÉ:1s par 1 torr nt d c . te pi''
n·on redoutable. Hâtez vou 11 il t tem , le · ourant est -
,, pide et se grossit; sacri6ez un. c0rp~ a qu 1 vous fûtes. lo~g~
'' t~ms 5ac ili s, appaiscz 1 1nt1rmurc d1 n uple: l ss · de
'' vous i a hcvez la rui11e commeoc·êe d cJer"'é cat oliqu1e; ·1
,, est vot c e11 mi, il e:.it c lu· des pcup es e t-"tr 11.uvrrc1-
'' vous le · aiss.ean dr. ! ari&tocr.atie en prècipit-nt l moitié
'' de: sa char~ . Votre posjtio11 011s coi uaa1 .de d "" rands
'' 1 cri6ce . ous êtes p rdu1 si vous n'en1br .i cz 1 lihcrte
' par · oterAt pour vot1s- êmc " C' i1 i q 'Jn pl1ilo op e
'' 1c r ligie pcnd1ant l 'o·r ge dans 1 temple ide la d1
' vinité qu11l
' méconnait. Prenez ard q,ue l\inl e __ ~blc née s Î[~ ne cuurbc
'' ous âOn 1ce·ptre d airain vos tete· sup r.bes ; prenez garde
q c Ir ten1s d~ delibérer ne. s écoule ; \~ou rc~eyrcz lors
'' des lois que vous pouvez e coTe donu 1:. ,,
Ce mo,rccau q1 c nous citons ul t pour donner ttnc idée
du. tan de 1r'ouvrage , qui csl ~n gétt · al cc· :c a, ec cl1 lru ,
en icbi _~images et d ie c mpar isons n 10 · s. 0 1n r marqu
penda .t qi1e l'auteur n, pu se d tfend c d plu i ur exa•
gération1s i u' mpo té p~r le 1enti111. ne q11i 1 don1inc, il
'H c rte qu 11cfoi1 de reglfs de la jus ·cc; · . res.. tra
de ju er. les p nples et les roi .. '' Da 1 · c , dit-il,
1 c :s t r o · p n is s n ,. c s d 1 ~l 1 c u u v ; l r l c
1 1tAme c -parta~e r. Le ure e i· oie . c b é Se 1l l~
ulosne d • loi u z · ~ r ·n omptée~ ( ).
( ) Qui d pu ia .• , IN 1• IN • m i a 1 o s n o i cru b j l o o i e t. a p1 ~, t
upl et les rit1 de ,Eur p •
( 4 )
Le itoye Cllau- arcl a ait '"trr no 1rri ic la 1ecn1Te de
lu an ' rits s le droit allemand. La productio11 qu'il
·c11t de pnb ier c le ri· 1 at d un tr3. ail d"'aut nt lus eitÏ-
1 ab le t1' i l o _ c · 1 i e Ta r c t t av c l c fe u c ~a j eu n c · e •
i s te c jet V s 1 s -t ~cl i ~ne de 1n é di r cc 11 e
· _ i · i v a_j 11 s qui o 1 t p ré éd é s o n &i 6 le.
J tiq Lit 1
1 a lion les , o l Rec1teil de non en1e11s , pour strt ir d
flti i to ~,.e g, ~ rn.l t f1arlict litre de l1E111pirc r nç is ; tels· g11.1
Io b ,x , · cr· · io .î, stnrr1es., itr 1ix .. fr q~ies, l t , r·res
â a ha) s, fn or a.s teres . cl1nt.ea ii't! tl ai rei l"eu, ., de cuus do-
' t; o a f .:-.: : 'tlT _ ?tb inslo ~ · J11il/i1z 1 prése11të à l1 asjtmb itt
Ile ( ' f , tt fa· or blc~n t nec il~,i p r Il . 01me 1 , comp
a sé des 7 e. , 18 e li , g c. , l oc·. t l I 1 c. li raisons.
C et o v ra e 1 i _ l ~ é r ~ 10 11 , e r e 11 c r c 11 , e t i i n -
O S C Î JD lll e S 1C S t ra V ~ U " , S t d~ l l 11 C U t i ( m t C r e C Î. el S e ~ C l ~ Î C
ê e d1 l1oc ~ ce~ itc presq·uc in dispcnsafJlc- at1 moment doe
l . ·u rc l 1 de 0~1v "n 1 a ba 1es e d'an ·que cl1~ te. ux,
10 n t l) - i 1 ce ;. "l j u 0 t t a L! 0 u p -u 1 1 a r' b e r té l) u s -
] e Dl ë' n E p 011 T r' égal Î l t t CC e C Il e Î l l l L:! t..1 Î t p 1 \1 S 1 a i S C r 1111 S e n I
e r d 1, estr i Lion le c 11onu1nc11 de b 1 barie,. e
upeTS 1tÎ011 t (le f ' od:1.J1r, .. lis Ollt r1aÎt:ut san doute L:
or ea11x i11 1 ~Tcssa11s pour l1 l1i~toire, et qu,,il eût été fj_cl1e11x.
e l is ~er a11 ' ntir .. 11 ai l pli rt e · n1on ua1 'D , d,u 1
i o ~m ~ go t 11 i 11 c e t dé p l;,. i . nt , o n sa i e 11 t 1 e · y c 11 x e t le b o 11
oû c d ns l · ~ C1D roits. oi ils r ~ icn J lac f ' i ils fia11 rcro IJ t
bit:11 ·1 ux. cl ·111s t 011, i gc 11 i il ~ e trou\ ut reprodllit
par le h u r 1 1 , C! t c s av a u s i 111 r o 11 t b i.e ll tn i e u x. 1 es v o i r
r · mblê d ns un s1cnl livre, que d,a oir A les cl1crcl1er d 11s
u ran , ou ils ér ien t di~ sén in ' ~
Les objets princi- awx écrit la·ns l! l\ c. \rolu c ,1 sont
qu l es \1 11 c 1t c o Ll cl ~ a r ~ me l t de a ri , 11 o ..
t in 1n -11 e s J c o li 1 .. d c l _. r u Sa i t J q n e ai n t J u 1 i c 11-
d e s-. · e11estricrs ,, etc. L,abbtt')1 e e Go cr .. .} .. 011tai11e; ccll• de
Cl1au11 ont, lcparte1nent de· 110· e ; 1 pri 1 ; de Longpon ,
è p t n1 n t de · n ~ t 0 i.s ; \' i l l c - e t 1 r. c 11 â au de i-,
so1r ; les C~r111e ,de la place àiaubc t les Bl 11cs-Man~
tCIU. t etc.
L pli1p rt d cf! morceau · se tro vent éja dccrits par.-.
tic1 li~menc da1u div·c1r.! lau'\rrages ; ma's prc:.que tous, r it
r e rno1 ncs, , _ 11t l _ · c:a hie c 1·0 er l super -
t'tion que o rir l' xa.cte verité. L plu c pliilo~ophiqne
qui a tracé. ce lui-ci 3 ga1"a11ti m: 1 s le c te ide ce clan gcT; l' llc
u do u ~ 1 u 'u rie p a eu\· d rais on , de se lt1micrc
c t de s 11 patrio ti c,.
La 1911 ~1c i p tion ~ t toujours ou vc te c hc Dro
111 i t i 11 e , 1 • 2 , ou r ! ' nt c d c 1 g li vrais o 1
t liv. de plus j ·q11" ux fro11Licrci. 011 en 'tire
l1tir1e · u r pa pic r ' lin.
hi Il , 1 C
, 4 li V•
5o CXClll-
( '"rti l~ dt1r cit ,·en Lo, roi~)
( to5
ile our se rendre anx ordres de Ducle1m~r, amenert
avili n blanc 1, mal ·ré 1 ~ r pr s ntatioos du citoyen u-
1inil Lecon , a bor d navir ... les deu" Fr1res , ui con il-
,t au apitaine i1 ur d est r lutât q c: e 'cx11 cr
de se [ ·re 11ill r. brigantin m ·chant!, arrivé le premier
de la cor\ ettc le MLiréclzal de Castries , le capitai11e se
rendit à b t d , OLl il r ~11t, apres un coup de canon tiré , e L
flamn e · ustice rb e ., 150 ou c garcett s sur le orps
1 d e t s 4o n 11 mi :s • c :r v t o do n na a u v j r e 1 es dt ux
1r res , d Fasser 1011s le \'en t, t a capita· c ueur, de e
rendre ; bo1 d , et d'apporter a\eec lui son pavillo11 11ational, ce
q ti' i l kt.. Duc 1es1n e r l t i i di t 11, il c t ai• hie 11 heu r eu~ d, a pp a r t c 11 i r
a Coppen , et sa11s d e ucur n'a l1aFp' qu' ette c 11·iatiuu.
e p villon n t. 11 l livre par uc~r • 'té d~c hir 1
a r ~ s q u 01 i e u J e r 1 i s i o 11 de 1~ et i r r. Le b a t i en t
n et'ant plus sous l'es 0 te de la ri.: tte , a conserve 1 palllon
'blanc jusqu'au s01 r , c [ a mis e1a travc1 s pe da11 t la ~ uil.
u jour, la fregate ra11 ai~e la r, 111pne , e tr avant ~ l
as e ·Terr int- l1Ti t he , le a1 itajne Su ur se rendit à
bord de canot , :tl l, · 111 i age du di t a il t ou r t l
lus gran angcrs, et tn 111ne d'etre pendu a x , 1 rut rce
u le bacin nt les deu 'r r s a\ ait et, , pendan l,al rt.: inidi
de 1'1- v çille , if OU s pavillon bl311c.
P R 1 S.
L'arbre lie la frater iite sera planté , di1113.ncllc p1~Qcl1ain ~ s1 r
la lace. du Ca.r r uzel. T tts les . féde és t le 1toye11 tl , " KCct1ons a s1 teront , tte c r mon1e.
rie- t i11ettc cmande au mmissa1 e du T 1 l
n .,on vo11l11t bien J u i ou n•r 1111 lta bill n1en t "Om et de
t pour sa am:Ile ~ le plus simplr. E le a insiste ir
u' lle avait qt1e le citoyen Clery fût re1ni u rea dtt (
1 co me 1l t it pr;m·tive111ent. ha premiere demand lu·
t c r ar lt: co il g~ner 1 àc 1 om u ; 1 se o i t
etc ajoutncc.
VAR
,
E t S. A.2i Rêdacttur.
s t'Xctlle te rai o e vou avez deve o p e en aveu
c arts , r 'e oura t à vou o mettre une id e qui e t
a5 , je crois sans ucilite. Il y en , parmi ces monum 11 9
lu i urs q c le fra.u h" r pubHcaine ne volt qu'avce doun
~ rl ns la ra·nte q leur e i c cc ne l calom ·e. c
• • u ra l t- 1 a t o ll o i 1 i e r , e p 11 man t d 1 n
011, l o i iou j:JuL\:'l ur les ef-d'oeu.vres 1 dont l'in
( 06 {
i:tl gloire des ar demandent la 011scrvation? ''oie: q 1cl ues
veri que je propose pour le ton1bca11 dt1 cardi11al de Ri~hel1eu •
cet mbitieux san cousc1 11cc, qi1i tira les tyr 1 s f\ ux
de le u s. d _ n j 11 s , que 1 r le T 1111 • à l c o tl r , o t ils en la •
ccrcnt dans les ers de l cor uptio cc:s mêrne=s 1 i~ qt1,il
·11tim.doic t jadi ar Jeu pwi a.11cc e leur c tuel ou~
leve1 en.&.
ux 1e • de ce tombe u , q i d'un ambi ie1.1~
' Renferme la cccdr Bet1ie .,
an V a" Il 1 e CÎ 5 Ca. u d U g ' n Î C
F ii couler les larmes d y~u ..
B'111ne im obilc et muet e patrie.
e marbre flc re 1 et le I eu le est joyeux.
\ p,,,, le 1itn1 tn DINt;!.
• S~ J1ai appri que <::e to
souffLtrt quel c1 u e d égrad · cio Il i
propns de r nd c de~ m "ui~ cs
ticrc eut Dlutilé.
0 VE T 0
J beau de Ri l1clieu avait déja
sïl en etait ainsi 'I il scr it à
Qui· cmpecher qu~il c soit Cil•
TIO L
R t s I D E R c E JJ ! V l c N l A u x.
Sea11ce du mercr di soir 23 janr;it~·.
La Co11v ntion a apRris, paT une lettr.: d11 mini trl!! des s.f~
faircs c1·rangeres1' q e les F~a11çais residenls à ConS[dllCÏnole
a ant u 1 déc - t ' c s ti n c i1tre Cl1oi eul- ouf.. .
fier, se sont réuni , et ont 11on1 e à sa place le eito en
F1a.n~o·1 Franto11 , a11c· n pr mier iuterpr~te et con iller
' mba sade pott être proviso·1 rn leur xeprése11tant at1 ...
pres de 1~ cour Ütlon1a 1e. Le 1ni11istrc assure que cet'c dé~
ibér tion ~ uelq11'ilté a.le qu'elle soit' a é e le triomphe àu
patriot.IIDC da11s le Lev~ nr.
Lei uns dema11den t la mt:nti n honorable de cet acte ; les
utrc 1oup onnent la p · re té des inte11tions de raoçais à
Con tantino le, et en de 14nd nt le i1voi a co11itê iplo.
Il mati uc:.
Le rcpr "~enta du cuple uve air1 de an1nr, se lai-
11 nt, dan un ettrc a re séc à la on' e11tion de l'exe ..
ut' n du dt cret du 15 dêc·embrc,
De dep1 t s de la ville de ions ont éte ad111i et 011t de ..
m ~ ' 1 union du aiua t a la épt1bliq11e F ra11çai e ~
e.t à mer un <tt12trc-vingt-ci1 t1ie1nc dc1Jar cn1f nt. - llcno~
é n comité difil&>m tique
( 2017 )
11e deputation dt1 départ n1 nt s Bou ch s-dn-Rl1" e e
1, in t du n1au is 'tat des ou te 11 dn denue 11c11t de 1 rm 'e
es yré ne -s de la rnauv ise 1.drninistTa i(lt de· 1ôpit u ;
cnfi11 , fa cl p l tati tr nsmet le v u d 3000 citoye1 s 1 r
a mort de Lo i .
a rJn' en io11 a aus ·i entc11d u plusieurs drt 1c1 d adhe
zu j u TC m n • de Loui .
r itoy n du Havre a d' 110 cè L fe .. e et Lidon, co11 •
i s sa" c s d ] o - etl t .. on , env yé eu. cet -v i Il c. 1 1 l
a u5C da' i.r fa~ risé les ma hi11atio11s es intrig@ n1 rt
ari to ·ates et d a oir laoe~ ~ la Yille altS l plus affre -se
a gitatio11,. - Le 1citoyen Le evrc .s'est justifié, ainsi que se'
co le d ~ iculp i n - - lb du ca1n·E,c e
., ' 11 0 l C } C d 1
Il 011 Ci C \1 (' lu Ï - I" ~ m 1: 1 d 0 n t 1 e
nom, t:st u ·quill age 0111 1e u n1 \ i sujet., t
0111me ,aya11t ~te e 1fr:r ne lusieur aanees à Bice re. - On
a de [land· qu .. af ge fût 11 is e11 état d, trcst tio ; ru ~s Lcgeu.
dr a o te11u le l·cuvoi de la. deno11 iatian au çomit~ ci
llTV '!la Cr!.
La s 'ance a é te levée d. Il heures.
Dan· la séance de jeudi soir., Rabaut Saint - Etienne a éte
u p1csidcnt. Les, ec aires son : bu '"Î , Bré de Ca
bacer s~
Siance du etidredi 25jan ier
~ lt J l\ IN AB UT SA 1 T· E ..
On lu 11nc· lett
à.epartcmens d,e la
des commi
os elle et du
ir 1 e la Convention
as- l1i11.
li Sfr asbnurg
Citoyens, nos colle rues. les phi tes qu'on nons a portées
ont Micl1an , prieur c adrn i nj trateu r 1... i tal de ft 11 1
nou out dt:termii es •. le faire m~ttre en '[at d~arre tation. Lei
c 1 l ' o Il t é é. a p as ,. u r s t • us c · y 01 a 1 i
,,o·r vous pTé\; n"r in'une umèe de .) nille l!llt q1 atre-vin t
hom es d'in tcri e , et .'.3 o " i::a ' le 1 i 1 · pi ce de
çanon, 5 ch, tiot de p udrc, et 14 cana nicrs sont dej visà
·vi de tr s ourg. C"c t d 11 c 1 .ncn C1 sti .. ema.
ndc I piecrs d canon, pr:nd nt q 'il n j as q"Dc dem
F1·a • ndall, j :qu' unin e il ') a q• 7 pic e
de canon de c:an1p rT11e~ C te situar:on f [ nat"l[re es 'r1eus
Bexion~~ L cit ri de c tte a ·e l f o t. r ce
nd \' 11 r-tout o' il n'y a que 4 pi ce de canon iont
an "" ra11~ · ~ui u le . S' i ses sont d ms 't i
cl q~t: le ~aluL dei Répuhli ue est entre les main du g'nénl
•: 1nc. lC\O' c c11ero pa quclesn1 u cit} n,,
1 ;sort Il lu sr nd nombre q e l b~tl 1 s' tt nd Dt à U
t 2n )
,.
ltat c O? for à lc11rs voeux. - au eo111.tc
d ~ C Il SC L ll~l a.lt:.
Le 1nini t1 c c la 11 ri c a t]i non ' ~ la Con·~e,1t:on di ·ers
bu· dt: 011 lln1i~1 i c1 ltt>i1t 'jl il 11c pt11 t rep imcr4
ette 1t11 .1 1 i 11 ex r cr
• t
l 't c
... al u s 1 o Ln 111 i ~ s ri i *' J on u t r.: u r I 1 t l a n d c li e 1-
g~ que , decentl clcp u i deux n10. de ·11andc a ê trc ( i t1 ni.
La Conventio11 a d ' Cl te que 1 r r pu1 t blll~ cet objets 1ait
:[ it inl:e s· i 1 ·eut.
Caoenu ,. l'un des com1n1 .. ,1ircs l
gi ue , ·c:nd cmnpt l' bic t d
o }' é ! i l' r an e e <l 1 e -
'L directoi e dts "cl1at con1L.t:
1,, , .. 1 ,1r1nee1 et a11nont.:e q1L i pi p ~ 1
..
c u _ at1011.
leur 111 is i .. 1 • 1 a 1 .. ti a oe de
cause du J 11ue1neut de
.. t ~ 11 t r c 1 u i le d cc r c t d ~ac--
Lacroix a ernand · q _, n mi s1 1 1 -chn111p c tat d rrc
tati 11 , t z ux., Cerbt!re 1 Cousin et Bid ra '111, me11 b es
d.c cc directo"re.
Cette pr po ition a ~ 'd ' c1Ltée. t. André a affirn1" que le11t
mcmb1res de ce directoire onl et " 11on1més Far le ministre de
l 1i 1tericur. Can1bou a a sui é, au contraire. e cc llirect i1c
vait etc nommé par les ministre c la gne~ J c , d la justice
t de l1i111 'rieur Te unis , que c el i- i a}~ a11 t 1 r n11u st pr' ..
VarjcatÏOn a t:SSC de S en ~ervÎr dan~ 1'011 d partCT71C!tt ..
O ·n a den1a11dé 1qt1c le scellés fussent apposes surlt! papiers
e s m e 1 b 11 1d · Tc c t o ire , tt q 11 'ils f 11 se n t 1 e \ .. i -1 c-c b am p
~fi~ qu I, e •icc 1 ût as ec rd'. - tt l positio
cte d~ pte ,
L f :n1iJle Pel] ticr a d 111ande ~ être adn]isc l\ la barte p tir
:rem c r c i cr les 1· e p r t se 11 tans du eu }J 1 e ù c s l 1 o n 11 e 111 s r t: n d ll 5 à
Miche l .. J l t: tic r : e 11 e a c i u r o u: te . -~ o 1 t cr e a cl· t :
' i t o} c n 1 r p rcs 1J t n p e J et z-111 o i d u
' ' m a ni c ., 1 fi l l c e 1 i c 11 e l J:> t: 11 e t i · ; l l 1,; t v ou s o i 1 ,.
' ' ai tl si ~ l l, ll tl 11 l L! l 1 - 11 \ i s ., r 0 ll ll a j ~ ~ l, l r 11 i te
' , de g 10 ire a l q Il el l c l s a V e z V 0 u e s 0 l~ p e Te • .l La 11 i e c e , l]} 4:t. -n 4
' te n · ll t oil l o i1 f e 1 ; p e 11 p l c v o : l... v o t e c ! ~ 11 t • '
e p r si t 11 t a l t l o 1 l : l ~ 111 a r ty e la 1 i be t t a r e 11 ! tt s e
t 1 i b u t d r: 1 c :, ' t 1 e l tt i cl v i t l , n \ r; ri : i1 n a L: c• n L• e L l
ll e;: ' • l e ~ i L l"' p a t 1 " c: 1 fl c 111 o ; a 11 te • .. 11
e1 r'1nte c 01 e anto11r t~1J1p~c ql1i a r'-ç11 sa roi~e de ouille
o u ~ in v i te a i u : e r s c s c x c TI F 1 es e r. -.' ' eu ~-r c r sa or t ; in a. i le
n m de Pell c ti e r , i m m o 1 tel t! ~ s o 1 ai~ , s c ra }1 e r a 1 a na t i 11
ranç\Îs . L Cotl\lention 11 tional ui • lle soin d tre co-1sol ,
t u v e un u l cm c 11 t à s d u 1 eu r v 1 i t ~ la fi l l ... j n 1
ntc e P 1let· eT , à ~a t mil le , les 1 us te a senti 1 Il"> q11 il u -
teMl A leur collcgue, à let.tt" cxprimc:r la 1e on i · . 1 ce te J3
rande nation dont elle est l,organe. a 1.a :011 r;.. Îhe-:·~
Ollte 1, dopt"' on que f it e1 c·e 1no n la Coi .. n ·on 11at·
l fil c j bel itetie •
( L s ils demai •
1793, 01, t. 1, n. 26 (26 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 27 (27 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 27 (27 janvier) (Mercure)
c d a th r 11 e , ' i1 l 1 t ,
le donner une ppare11cc
e p 0 rj es :le ce l oyau111c
i t c F o u Tl c et 1 • t 1 •
1,:: q j 1doi\ e t tra\1ai er à rc-
')1 ~i ain ~ Ce te me ure st
• - \ .. il
1[ tr s-p zt1 em t 111e l
~ tr w: i o n :s ra f- i r o 1 s 1 es a r s p i c es
atte11 u à oclno d~ n
l 11 111 oi
ir a P
i 11 • ~ a,1 d ou te la u r cl
c rép 1 lieue n ai ea re-
• rg is ~e de 11,· 11i re à pou oir
Ill
er ett e a11x 'ill s 1, 11 o ~er d u député1
i~ ieurs pr itions . l 0~1 cd: ratio ri.
o ç 1 d 111qc i 'tn 1 du "te le la
a e cottre- n1·1·al iba, pour
Le g e a rf ~aJ ~ u \i a r a o i· l r c
i1 c · Cr"r11' •
{ ) De l ~ n 1 ·
•
l \ m 'llL
17 go ..
, i on :ii sur le n1 o , en
.. 1
se a se s1on' o
q c doit cmploy~r
,. J Pt:J1•s , 'A'
1. us s E. Btrlin, 1~ 8 jan-iitr.
ro· a -- p 116 1 nef rt I! tu .ns 'e, son
d1
; t et d .as ll it au~sL ver i
Ill
ol 1er. 0 ne c çoit pas tro le 1noti ·
derni r; ta m li nité n sourit. , .. q 101
mie e · a p ti t , i 1 e 5 d ce ~ o ~ , c s
route j o rd 11 ui ...
Le prjnce l ' r1c cle rttn .. '\~li cl"" est p r ti aval -l1i r o
al\eY P -e11dr _ le c n1n.1 ude cu1 Ll s roupes s e11n d n ,
la e · tp alie.
Le J?;enëra.1 de Braun a 'té -o t e .., Ill r 101 _,i.ce-g .
n. ur de e lj 1 ~
Un 11ouvea11 d etacl1eme11t c ·artill urs partir . vers e 15 de::
c 1noi pou 1 gdcb urg, oil il pr ndi· 1 t ~ d1
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it · ~ raJlp 1el~ ~ les ]iorreurs dn
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ns a'ec le i ~ r de la ~;u 1 , ou ,o· act1u.îs
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la ertitt1d , que s1 les alen our q. 1l il a eu 1c
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q e liii 011 n 1aurait pas eu à se lai11dre.
o 1 s c :s p ' 1" o 11 s , .... i t }' '11 r '~ i cl 1 a li 1 I c e r b1 i 11 t "i t 1
1 u [i n d 'fin1ti e tl peu le ye11 ç ois . t c
s l ffi e 1u s t l a i~s t . cr t i t J I t
S 11 p 0 t!' 0 Il f~ Î re tl S li S b l ' f f
patri qi1i 1nalgr' la riguc r de 1 ·a" Olll, hivou guent
j ou 11 u i t , e t ' ~ 1 ~. l e. f < , r 1 fi a t ~ o 11 de 1C as .s •
• ' , o 1 cl v o 11 s c n c r e in r ~ ] · C on e 11tti01 n t1on e
d ~ [1 n trait e 1 n , l 0 . " e p l 1 a i 11t d in•
fauter i e .. l e s s o l ~a t tr., va il a~ e i1
les pTuss · 11 - 11ou M ·, tita uer . t ; lo
ils r c o Il d Ï T Il t q 11, il e leur r v i1 ait t . r1
tr V" illa.ient , le r b tt· i ~1t. '
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L s dispositions de l'Angleterre e 1.rers Ja F anc~
1 nt1e u11 l i1oi11t, uc le 01ns il xcc11 i ir 1
li q tl e v i c nt d" e " p ' i n cour l 1 r .. u i _ o ,/ 11 0 ia u
ocre cl1a1ge da aii s po [ lu· ~gr '"fi 011 ·,pp.]
On man{ e l Br11 x
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n1 traire . L !) ce 1 i ' ),.
que sur 1 indic _tir.;n
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j n'rier 178!, _ ~ e _ la vii ancc 1 u r m1u
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1 .!' a111 en o 1 1_ 11e de 1Ce coin te d 'ai1t a\ 01i 1 i ll l lJ 11 i
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Que les circ nsta c };t. 1nt pas ermis de s en occttpe
luudi , d ~s circul ire o t ét' r1~ oy c po11r annon ;Ir qt1'au·
j 11r "hui mercredi ce 1r1 n e exa·men au.ra.1 J.ien.
OJ e ma~g '· c tte ubl i i e , ies1 nle b es d11 corn it' cle
rv e i fil _ 1 e q u i s o n u :. ] 1 e 1 t t · l C n . n i 11 1 a t i l e
n ion parti ma ~ o ·r nt ndre l'ex 1ne li e leur
' o i f té ~ ri i t é ~ q t i q u i [ s c o 11 n 11 ~ e r t l
1 n , q ni i t rd i t 1 t u _ o 11 c t i J 11 i r e p u h· 1 i
a 'an d~ \' · r re1 du 1es con11 tes.
res · t a 1' o'' à 1 Co1 vc11tjon n· t·ot
1 .. fin de 1 i ~ta' e c: 10 _1 a î t1 c ce de~-
dits adn1 i i t1·at ~u.r qt1 i se .. " f u ~ 1e11 t à la red i i it et e ,. a met
(l• °:. . ompte _q ni doit fix ·r in 1a i blement , à cur 'gard ,
OJ m1110 1 1q ll •
Ex p e r ;~ s t ar 1~ t 1 1 i }~
j l! rs as ist ~ a \l c 11seil 1iep11 i le 3
i é e a r cil l n ce ; t Dl
D njo ~ , q11i t u-
1 il a 'l uict~ le
r · .. tr~s-~ t ,
\t:nt a11 ~"' se ·n "'"c ,
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j q u ~ a r ~ i ·. 11 u s •
0 . Y E 1 0 • 0 ..! \ L E.
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a fit un ra po t gé 1 'ral su r a 1i tion d11 mini
te c 1de Ja ~u r--e. Cc appp té it d·v·s' e trois arti s. La
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l nait 11 proje
on tes 1 a 1 nit re I éc e s i · s L
Ql~ ,
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· · ,· c 11b .1 .. ; l, s n , co pTeu ..
d 1 miaislerc e la u rre.1 et la. 'troi icm le 1no e
j r 1 e s r' i. L e 1 a , u e rrc.
brc du c t · de m rine a p- ' ' (; rl!m
i a a p ' i roj ' ret ur l'
ment m itr _ o -~r' er et trcs
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tra 'üUX
p rc \ ar e11· u de Rép bli 1 •
Duboi~ Cra cc , at no·111 u con1ite d défense ,g 'n 'ral , 1a
' e t ' ~· i ~ o 11 t t .. o d -1u s u r I
o l.ir· .a , ~ ois
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t111 at1 tre dan les · tats 1 J 1( ut a nt la guerre ff
c 1 ive.. 4 11 6 ~ 1 t i~- i t o ire cl e la Il ~ u b li q 11e e 1 a d ~ e 1 par
1 it aTm' · · . ro ·s au or 1 den x. au ~1i i t rois c .Ps d
1 s r e. Ces l1r1i ~ero it co 1 J ~es d .50 ,ooo l 0111 n s"'
Le rL Pl orteu pr ose un ojet de ' crctco 1for1n c cc
1 . ; j 1 e té ad 1 t c Ll c e t : 1.. lat i o i1 i e t i n ra c t t
ann 'e 5 o e11il n1ille ho1nm s e 10u] es
Bo e1 ~01 f1 1 LC a pr p , u u co1nit~ d
'né ale, de d~créter qt~e le comin'"s aires civils, i1ommés pour
s re11drc a 1 a i11ic i s Tf idro 1t so 1s dc1~ '"ois 2 h u .1 e ·,
à Brest ji - La Con acntion a pas é _à l ordre du jour. L
nce es l v e.
s~ nci Ju samt.Ji 6 janvi1r.
e mi11i tre e li téT·eur a en 'oyé À la do 1v nti l
c mp e des épcr1se q11
1il a.ri on née Ce t mï e liv" a- ai 11
't 11"'ses à a dispo ition our f i e ci culer le
or1ner l _s TÎt pt1blic i il q 1'i n 1 -1 1 s
4 ooo i v. Il l li l; i e de l ~' 11 t · 1 s l:!' e r
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1793, 01, t. 1, n. 27 (27 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 28 (28 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 28 (28 janvier) (Mercure)
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"'rauçais 'J ont été in ' itês a~-- ssister c tte asset rJJ blee , où le pal
o t i " 1 t' ., o 1 o , - t 1T1 s c o n i,. i m ' 1 d \1 i t e fi n r 11 d r on
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, 'ass b f c: ca ' n , e ten 1c l n1br de l am
rc1nier de l~ Ré ubliij 1e F an isc ~ on a 1d iberé 1 m "m• -J OllT :
c o. QJ c., attc "acc11s: tjon por ' _on r! ledi
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e r conna tt o r chi.cf~ O\Ïsoi1e le c"to·)' CD Fonto11, an ien
r mie r g an c coaseil r IJ 'a c · i ê i:. aç 1 eilli
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, et nt.oin e on on a 'te élu po -r ~e provi5oire
e "ra11 ai o sca. ti · opl , e G 1din pattr on se · tair •
' ' a a _ l te u .. t q t , il ~ r i p r ' se l é t111 m c 1n o: c 11
a Porte 0 tton1a' e a I' eft t , btGll i r ~a sa11 c tio po11 r 1 me ....
L! .. èl ~ i t lfll e l - i to
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An Loi e '1 onto ~ po·uT
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1 1 a - a ~ " l C 11 -
t n 1a,r it a u faire un
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~ trui e · la11s l esp1 jt des m:nistrc cle
• • • • o l 1,s 1i l ~1re s1 i1s l1 Gll va1 t
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R • S t .. te _ts io tv,~l s de o zdrcs 'lt l li
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on c 'lc:b -al at n·v·e1~ j -e d ~ a naissance d cet ho1 me
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dan une tav1 • ne d ie Lo .ie ' li Le coneo11 · fut dj il y
cu.t u11 druer sple 1 i -.e, où. st iv· 11t 1~1, a · , a
p de toasts a1 al n·uc ~ a l, p 1 c c]e 1 0 ci r té 1 e pre i ·r
ut nu ~"init: ~t , la glv ·re de son j1a;1s 1~f, Fa1ii: ; o b- t suit
aH. ~ (ltoils d t f1c1~ le ; à l ca1l.J~ d1 l li' erie sur o ti le glob .,
; 1 l"her é d l presse; à la · r t"tuf"oti bri _an1 ~que s~tr 511 v ai.s
~r ;1zci.p -r , C~ a "" e se lCr Ï a a des cl m r5 com see
d 1 u ] .. n1 PI e e p ri -~
L 16, le clu.h i t, t""nt a troisieme séanc1e
ut l ~ 1 o i 11 u .. d e C 11
1 gr n _ 1"' ~ ,
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• te m_11a e
gi a ~•ite Br"tlagn~,.
ide la sa.ison,
l Fo .. , q~1 ·
A l o.r · Iaire 1
pe tple d l
l i 11t: al 'y .. o i r 11n e v · ole11 te insurrection à Patls ObJ 'i .. e
chaud on icr t le_ fc b1l· i rs" ont 0 1 ose ' l~1 exp rtatÏOil
d S grain· et pl ·ieu S sol as dn 'ri gt-fÎ lq Îem ~ re-
~· m 1 o 11 " t ' 1 l s- a ti:· "'1 .. ès ~ 0 n v fa'" t 1 1 l" 1 toute
dilig 1 ·e cl ·ux com a. 1 i s du. quin'z · c régi
e b i t ' s r ' pan dl :t ce na t j 11 , q1 1, u n o · · ' ..i mi n · t
1 ez lord Gren\rilfc a,r it anr1oncc l mort de Lo ,\ · .J: VI
na a nia qt1é d".lacco ag11 et!e n uxell d _ i ·cor1
les plus l' i'' ta t s. On a dit q · le corps d , c· -d
de· françF 1s a .r it été cot1pé par ·10 :.- u. et e1'1 oy
m j n g t- t r ~ d 1 ~ r te l 1 e l Il d l ( i .~ te l
air1si le peuple da11 to1Ls les 1coins d 1"11e ~ où. l
f e .. ~ i c] 1 c a e r l ~ u .. s a OEj 1 e'S o u 1 es 11 ou v e:) o 1n a i i es
de volo 1t i s q 1J' o ,. former.
·. Cl1a11velin es , di -on , ·a '" i ce ma~tin ou et r -r er
e 11 F ·an ce , 1 e r1 e rlcj · a r
d11 1oi JS a: c u.~ c1ui éroi t out
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n . t :s 1 ~tr °' ur 'ac a bl t: J"t: r( 11 · : 1:1 i~
elle le séd11it enca1 c et ui enlr., c 1 . .. ~einti re. E11fir1 , 111 .. mant
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fa. .. t 1 i 1 e s 1 iS i o i 1 · a · ! • , · · i ] u i d r J b ' ... e
Il .. l .,l ., 1 ""lj e nr a l:i r an c cua e , - 1 s n er " itre e ou d n
et s i li i re tituc n in tous Sie c·a!l.
Ce t p cc c e a~ , i il : r il~ n e e
p, r o l s r la 11111 • que , .., u bu i s s ll
lems c Qn11 u ar .e suc ,ès de l usi _ urs
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· in i i ce 1 l ~ go . ' r r em e n t , 1 e ~ u ~ · ~ ~ a t 1 u -
s u1 es - av~c le de c1 i ti n t. uljc ·c de La
d 1 e a· 1 ia .1 l ~ t i ~.,.n u r , ai , i q :u e p 1 u i c u rs
. i~bure t rntén:::,: ant . ~ par Eljas :\.b ·ci qui
a res1tlt! p n~1eurs ai a Cot1.st ll 1n ple att cli - au er-
\ j :;, e tl u g r 1., { 1 - J c "' g l r : trad t . i tl i '.-. 1 l d i · p a 1
... · • F o 11 t a 1 t: l e •
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• ·s 1 c it:~ La, ;,l ltc 1 li raire , ·ue d
f. le
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1 j .l 1 .. i 1 c
,
CO ~n _et x: acte t en ''er , par
d. c ce la s ciet t li rée
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• "!..-. L , i m · ~ u r ..
, _ ·J. 3 ; c t P 1 is , ch t: z le mar•
.uc 011 ,.. 1"x, J li .. !I ;) 1~.
1793, 01, t. 1, n. 28 (28 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 29 (29 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 29 (29 janvier) (Mercure)
. Mercure de France : journal politique, littéraire et dramatique /
par une société de gens de lettres. 1793-01-29.
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( S!25 )
11r fla i ant omn1 r e · hi 11 piu n
1otre n _ Lbeurc scn1e11t trop alenti ; et c st
c n J.... c ~ l e 1 r 1 va. i s au x , que 11 o s de" n s p l 11 i r
11 e li se1 t 1 olleme11 t la
''a ici one à ajou er à \'OS réde
ranc i t s ~ t ê c c 1 o 11 y e r -tl e de l' 0 cc a •
11 r~ d os 1 11 e u 11 · a J e ,, l l fut
an 'es cie la derr1 · re
q 11 i 6 · nt
• Ill •
:> 1 t u na' 1 r·e , q 1
ie' 1e11 nier c c o n t i n , i 11 • t f i s 1 u -
a .. t n. d · c 11 tal ; et cela
d s petites fre ate a}ra.11 t a meu ~ l
1 c D ·1rc Je j ca e et l 1EliJaheJl1.
e ,rie s e q11 · '"~l so
~~t s vr i qu'en 178~ ,
Js( e }7r -e i Osttrlie
a .. s ~ c au ~ d l 1 l'l «ni
fure11t vc11dt1es envi10 10
s s 1 n _ c s A 11 1 1 a i s es , c , t roi · p 1 i
millious de n. otre mo i11oie.
l A OPHILE.
OUV&LLES POL T 1 Q..U 1.
' r~rs-U11
0 saitq11 epui~q--eles
r s l }1 u eu r s , la ri ·
Cc
~ rop
.... ro ~ e
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de
ropé n1 ont commencë _ 11é tablîr
r~ 11.io le t ibu. sauv
ce · é cl e l a t ta
arvenir ,· ado1 ir l. s m ll s
't a 1 e a t q u '1 lui c
1 crn~ cr e .. . 'as ble t en plus gra11
1 on1 t re e r ru u
jo11rs · 1011 "
it q e les E~pagnol , to 1-
l r v i in s , fa o i· i f n t 1 u r 1 t 1J · 11 l o n ,
Olllnl .] 0 lavori~ e ]+insurrection 'es ... l egrcs ai11t-
.
1 Ollllll g .,
E~lra. ., de [, r.ltre d U"1 'ri: mure d 11Asr mhl -~ dtJ dJlégu s ,
d r: li i cl. t 'ln o n t , le 6 nove m br e.
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'' qu~s pay 1 de l lmpi e de toute_ le manieres afi11 d Je
, e11t ainer m Ame n1aJgr' eux à ren' erser la forme sub i ..
' ta 1te de Oll\l racoe n , ,ou y :s11b · Î[uer telle qn·,
c d'.nnovation ·, ,,est r e ue à 1tt blir qu
, de as,ion les plns iolentcslJ 011 veut tout
' or -a11i~ r d'a r ' s un _ y t~me id 'al que ni 1 temsni l"'exP
' 1 je n e n, o 11 t p r _ i s d ] u. g e 1 t qui c o ll rre o 11 l 1 oit,
'' e t l so .tee d ous les a11x anarc ii 1ues, e , c. '·
ord Gr ~ville au p lemen , 11 1 te rc, t roc y. dans
a diet Io n 1
- r·en. 5 . CO r a- eu-pl è~ areill ~
-ar ou ceux qui pro1liitent des abus 1ont le Lnên1e la11 _age.
E T :P l.I A L 1 E , le f'rcmier janvier
L~s r 'gimens1 P 11ssiens s nt en 1eine m,arc1 e ers le R in•
1000 bai e so11t a riv's 8 lb rfelt ;1 d 1au res 1 s uivro c
1d rès.
J_c gou rern ment scnr bien qu il n ,a pa suffisamment de
fon s po r o t n'"r c te gncrr 11i11et1sc , t il a 1 con ic.ti
1 intim ue l1assiert de non eaux. imp"'t fera'"t 1111e très-.
mauv ise· imp·r ssio '" 1ot1r s tire'r d embarras il a recours à
la er érosit ~ le p r ~ l tra aill donc comme à Vie1111e , ~
·leu su gérer l'idee d s dons. Ce tlc mesure a d 'j a 'uss i dans
l comt' d Rave1 sbe.rg , c ont les 11 bitans on · promis de fourni
- r L t1 i L 11 c t du , ru a 1 t d 1 i 1 d al · au s. .. g ~mens.
i1oblcsse s1 st o tis' , pour a . urer des s cours aux soldats
qt1i seront b e s ~ s c t aux euvc et orphelins de ceux q.ui pé-
...
- 1 ont.
e <:ontineent q11e1 fournit l électorat d, lano 1rc: s'as em Je ;
mai~· "l n we m ttr en marche q11e le 21 Février. Le· g' 11cra.l
d '' al1 1od · n11 a d ra ces t1 o pes.
· NGLIT RRE .. Suite· lle.s nou.velles de l.ondrr·i , li • • 2 JantJztr.
19 a 11 matin , l duc ·de Clare1_ce ., J' 1n des fils d 1 roi. ~
Fait tin a 1x P' en \roui t mo nrer Li n · or1 arro ~se •
c · a
u rea 1
t . e c s ,~ l , b as aucl c ; il de\ ait co1n111and r le
ri,ve- l - alles , de g c t ons, q 'an arme en grande
rQf smou h.
d mer Fra.nçoi" Dr k , ur son ë ident
·entrera de1nain qt1e po .r s aj urner e
c ce moi , jo 1r 01't l' - i1 r 1'1e p -ditioI
·s es.
0 cr int a11 1 s ~'r~. l a.is ne . 11t un ten a ive s11r les
e Jer :J
1G rt_e "',Po 1r s t:t re c 1 'ta de déJ<e 1se,
e n · 11 [ s e v î e 1 , y en o }~ r deux r c i i11 l> 1 s i i ta r1 ter i e. 11 n
aut.r ôté o 1 ponrrait croire 1qu Je ou ·cr lement anglai ·
-ojctte q de uc c.;pèdition sui 1 · cô d Fnmc i a~ ou
' 129 ] p: u a va il c n ! p 1 u i e 11 r p o t s n 11 ~ r 1 i r et ' 1 i r 11 ' Tta1
no1 ihre de bâ[eaux pl s, a\ e~ tou les -r lJ tif-. 11.
~ lt •
Le Tinies dit q 1e 1. Ch u l.i11 a Lnt • cr1t à 01 d i i 1
pour ~·a\ i1 si, t · .. l~ él b'"ll ti p1 lie t· 1 étr, 1 " 1
p .. onne et se . napicrs l~er ient r" p cté ; 1 ir1istre a11 ] _is Eit
r ( 1 1 s ,. , t lu c '" o m 1 l _ 1• C J1 l r l i n 1 " ai t p i 11 cl a tact re
puhli rec 1n1lJ.u il 1 c pouva·t rer d tre procccti o
- 1 t: U Î " t Î t 1 ID " 1 Il t S S tl l
S.
Le gén1.. ral Dun1ou.r1cr a qu~tt~ c tte 1i l.Ie ·v1~ 11dr · i àern • f!~,
po a isi cr i . p<t"'' ie oc ·de t, 1 d 1 , f: ire
.s l e ~ 1di s p1a i ti o n t1 ~ 1~ ill r:a e
p · se d .. ssi 11 l . q u la 1a · so .
111 e 11 e a , i 1 ri gn e e t 1 c
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~ ab u1·~ .. - a11rc t s'appl ic ur 1 atrioti::, e pardu
tri bu l. de s ·u ·on , o nr d,e .. a11 § s 1 e
C 0 l ,rq;~: nt. O·ll a'"u ie ne iO d 1ct. - Cette p posi~~o11
t adopt~ .
~allarmê a
ces ter es.
a i a 1 c a 11 r \ s a. o i r . ii te cl u 1 e r
d • • d d" !On co 11t e · . 1auc s , a c::-cleI c " • 1e qui suit :
rt. 1er,. L T1ec ·curs p ·iculi r ·de! 1n 11ces des ci-àc-
11a t génér·· itcs de .cleanx e r1e ouli11 , qui v · c11t
t t.:I p1 UI e 11 t , l j UI 1 à 7 ÇJO ' a 1
licr5 .. omm is an ic11 t pl c1e de ci... ev~n - i-- c vf· rs - Cl'~-
n 'r n.x df!s ge11 ·'il ités p11ése t ro 1t i.11 e, an1rne lt lei
e ~ rcic s dir . t~ · ,c t •u bure au des comμ-
11 o '. r o 1 t. , ,' 1 a 1 u i d c la é p 1 ~ d s : t:;
ui leu - auront ; te Ji.\ r',.. :lOÎt r
r s - ~ 11 é r u x , s o i t p r 1 es ci .... cl c va 1 t c o m -
r tt ' nér le! , soit e1 , 1.i p r le t y~ De-
I. .. o 1 des r ceveurs s,ur c eu l e dit 'xerciee ,
5 'mt;ut l au~~ L t r~ ~ ul) ··ait ion u -
t a r e u ~ · 11 i s ~ i r s d 11 d i r ~ t o ire
cl h n s l a · o 11 i c ri e Il t d (; ., o t1 ~ l s l s 11 e f - j
li u x r 1C' c t e s o i1 t !\ ~ tué , e t ~ i l e s cl j t s r -
· ur. se t OL / jc1 rel· u , a· re1 , di comn1i air \' ille
ont à c q1 e l1c 1no t nt es -cbet_, la ~ " 1e naln1e
il I o t 1 , j t o é ., a 3i au c n n · 1 ai au 1 s !"i i e1"-
l a 1 's r rie n tionnle, qui e dc.l"•rcr le re ' -
'c: iIT rc de "t!CC tl ~~
Ill. es di~ ectoir s de d-:s rilt adr~ s~ront lin exp' diti -
pr ces- 1C b u.~ de V ~ rl .. ii ;0 l a directoire C ar Clll
11t 1 q cl ft co rti6ec au,p c:ot 1nib aire
d la 1 r~so er~c na ,
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1 11 ~n e m tn i t ' é u i es fin n cc c de 1 a
OE;e le {cr t sui'1 ant qui est :1doptè.
c R o !1 de 1 1 ~ u r al or i é à ~ 1 J j r it 11 t 11
!ers nt s ai s i a ric~tion (les arm d gt1errc,
:1 e s, et cr1 Io u1oc 111 t' it' l~ i- .eva lt les T l"'-
-le-gra d, o d [ autre if n .. ti -
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n 1 qu,il ac 11trr dan le for1l dêt s t [ lÏ
ela ill à ~ li iation d bi n a'ti 11a11 ; au u 1 Etîtr 1 di
lCCtoÎr du di lÏ C d ... U[U (:St autor'" e , -ar C
I" c c ' c tr · j <.: 1 i c n e 1 c 1 c i t s b ,. t i
r ' :sent d '
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oise une fot~cc ai· né a e e l déE_nd e
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ations d.e ual a - ctt out ec re voy s au 0 l[ i de 1d. efcn~
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t1e11 .ra )a d1s ·ositio d .. 1i tre d l,i t ' rie ir la omme de
d~ ~- i!Uf mi } diK- 1eul liv .. po 1T et _e e ~pJO} ff! (\payer 3l1 COll•
· ged s r· ns d · l'abbaye -Genna·o-de -Pr_' . , les f ai de
nourriture e u"'il f: ite ., p on les ri.son11iers
,r nferm 's ::i ' ep is le pren i r "uille 1792 -1usqnes et:
in c u 1 1 e 5 e pt 1 r _· s i ia 11 t , r.: o f rm · m c n ] w • a t arr ~ té le
t d m ~me ro i ·'par l s admi11ist (] eu s de la pal.cc de Pa is.
~ uzo·t a d 1 nor1ce à la G 1 \cm ti 011 ~ l,arrc.station et 1 e1np:rison--
11 'm. nt f a'bb yr: d"un .io11rnal~ste, app lie icole r ar un
01 re du corn i , de1 survci llan ie. Il é clam è le re pec t dq
à la lib1erté i1 di id elle t a de and ' le raF port du d ' crcc en 'f rtn du u l lc co1n .. té d s11rvei' l~ance a e c reaouv 11 -' .
Rov re a 1d1 t q u 1i c le n 'a,1ai t · t J arrêté q u ~11i t , et qt1e le
rapport ne pouva'oet ~ t fait a 1jonrd. 11 li~ Ji a lu der x aragrapl1
s d 1 jet rnal d ·. ico c , J,111n relatif a11 renouvellem nt du
c o i t • de snrv illauc e dan lr q.9'e] il e t dit que l.a li c d
nouveaux. 1nen1bre~ e!l.t encor u.11lee des noms des a:iire 1
Cha ot et au -e •
'at1tre rel l~f à l"a 5 in· t d Pel eticr, i11si conçu : '' On ~ ,, d ~sait 1 i r q oe P1el letier a éte a. sassiné au. al is-Royal, par
, u11 110 m ' a:ri , pour avoir voté la mort du oi., pr' 1
'' ~ui a o~r pron ,., _ le cot1 r ire!! '
.tï r ' s 11e lé er ~ d! c11s ·ion, 1 1Con~.:ention a dfcTét~ l,a. 1011T- ,.._
nem nt d la p-opositio11 1de mettre; le jot1rn· liste L1 liberti.
j q 1
1
· 1 rap1port t a passe à t'ordr cl jo11r ur la propo.-
sit. on de i· porter le oe 1 c1~ ct ui :renouvell les membr i du
co iité de sur,re · i an ce ..
ri c: a po , njoi1 TC n cor ad·nin'" tratifs de
pren'1. 1C connaissance de 11
• t d · s pri:son . et d,en re11dre
~ 1:01nptc.. opte
( La su~ te dtmai • )
B11Tean d' Abonn, c it e t hôtel de Tl1ou 1 rue de
" ilî eit Vl S~
Il f:iur en' 1D)1er tout ~c qui conccrn
L r.harp . , rue: du Hazard 1 no ..... ,1
la l1tl~ratu·rc au citoyea
- ~t tiout c qui 011cerr1e la t·e olitiq_uc &rt la réd ctioa,
a i oye11 1Ca t 'ra ~ cul- e- , tb 1 t.
1793, 01, t. 1, n. 29 (29 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 3 (3 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 3 (3 janvier) (Mercure)
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spéranee si belle ; c'est le voe11 11 o·; 011t. c q e je ,J ns
ac TOUS CX rim.e ffiOllS*~ur, C ~~t 1 e la li tÏ01J.l spanole
, de tte ion u · , lans o ant · qu caract re , Il
ri ·pectant la jus Îc:e, sait a p CCÏ.cr· non ID01i lS ~e ass" OlJ
fiUC le' haute \f .ru , et q i es . 1ere que la nat" 011 F anç_ ise:
• Î • I - Il • rira n c ore a o t 1· 1 te , 1 t1s 1 t c o c cas n , u i1 x - ll c·
de 1 gr an u r c t e 1 a é 11 _ r · i ê t~ u i l'on t e ara c t -r: s é e "11 -
q u i c i. R 11 - i par l c .s n1 ~ m s s n i 1 u i o c l 1 a 11 tti t
plus honorables pour le pe Hie Fr 11 il· contra. t 1t la ..
van carre a If C le 1 pas sio S t le 1) gecS ll Q '( .S do1l] t il a r'
e11dr O·mbien lt:s li ns d a itié eI1tr l ·s d u n s -·
raic11t ura le ~ ils serai I t e 1.1x ce:; tit r
c11tr'clles p u es ·crie de l c lus ces n u
bien l1estime C:ci roque ., fop.déf ur l'hum mte, cr il
de toutes l@s det x.
"' c :s t dans e w e - , m 0nsie1! t r' c '1 p a r c m 0 tifs ne a
..
majeste cath 1 q e · g j l 11 or bl , p de F i · ar\'e1~_i _
u go11vern me t F.r n is s p r::ssa '~ , s . s ar cnt s int rt'ss.
i u dans l 1i.mportante a aire qr1i li .. e· ujour hui l' t e1 -
ion des hommes .. Je va s prie, 1onsÎl!!ur 1de fa.ire p rvea r
ces c l xions ;\ la Cou~ 1 ti n n _ ·ion lt: ;, t i je pou
a repo1DSC 1 an11onc . r au roi que le.s "r 0 c ur 0 t
' t e" remp 1•l .S , 11 c11 -@ux d 3' av lIlil r e' tc, l' a n _l . ,. 1 1 e n goc1 01
us~si humaine , au si g 'n 'rcuse , u x 'a Noir bi~u seri.Ï
ma patri1~ et l .. vôt1e., cc jour serait 1 plu b u. le pl 011-
o]aot de ma vi .•
J'ai l honneur d"êtr• ,
les plus distingu ~1, , etc.
COLO IE
avc1c les sen imens d
·~ne, le ch val,i r n1
'
FR
s A] T .. D 0 M 1 Gu E ~ l ·o octob e •
Depuis 1a J l
a a'"c mb1 -rq er
motions l~ s plt s in
a aie it qr1elq uc ani1no~ites
a on1er1t r le
i
q1 'il roy i nt favorable l' . 1
sans c s la v e g ar c
eurs l s plus pais'"l1l s ~
q tiâ t ; in j' 1 i j s
de leu mi , ont s
ra et10
1 ' • . ~ voy s a a;1 t- 01111
0
i:i
quisiteurs c sb~rcs
rend ·e a otr 01nm
de ses i l1es.s - •
S1nto.n c , l' n d
1 I
· c 1 'e t e
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so l:Ï ~té à s op . oi>er â x de ss l:it1
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• l 1:ssa1r s lt bt 1l q11, ~ l t
l .llTI 1 Ja .. 1 cl1aqu '
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ut a~t1 i
d - 1~ 0 u c t t " s s c z tra n 11 i c .. a c ~ 1t urc e
co~nmencen } r p _end1' l _ ur co ir ~ ajn ,i qi1c
vin te du Su . . ; m i la ville du Po t-au-P1iniee
1 lo.i le, o -,o.. ~ ~t "t ·1 y ad"·._
: 11 y elques jours
eha1nbr d s co111mun s
t:l e la ... 1 1 ti on 1 es as si
ai n à s. r ~ a
f: i l r 0 "r ll 11
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( 21 )
c'était l,effigic
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de Payne q 1'on br lait a
Chaq11e jou.r •n p esse le· t a a11 .. ~
2vec u11e 11on v lle · c ti v'' ce. Le o-
• clamation n uv1elle ~ Il t 1 n
e g e 11 cl e m l] ll i ''
On a s re q i l crd G"r il ·
. .. Ch au"·elin, gui lui a tm u · .11 n
qu.er d s de ~ he · imper an.te: u il U lUlUJ
CQ VE TI 0 , T 0 J •
Pit~llDI G K E :I T~ J R D.
Suite de la séli ce du 11uard · f! li! i 1· janv~ J 7 g 3.
S. ndré 1co 1clu à la q11c~ Î1on - réa]
E ni P e ._ l a T'011011 ""é et st&.icc 1111
~ et u -ton t , 1 1 li é o 11 t 1
d loi an tê r ·eu r - -our j u gP
i dàn le cocle pén l Ili mai
c t coupable le sauverai seul
~ "il ai Atibir.
.. o [ 11 n a sou a
liti( 11
•
l
r q11i a d r, 1l
e Ll "t ; il t 11 r
. o. l c c 1 t r i t ab ~ o l 1 11 c 1 · j e
à 1 a p i n e ; que f i \~ LI i t~ 1 i -
le, rois se co11frere ., qui ]e d si :Lient o i1·
b le r Il a h i p r c o 11 ( p au ,., o jcc t ~ i t D
~ t1 ~, y t ' 111 r. cl 11 _ , , i · n p ] I l · ·
La B é a 11 c · a é t , le , é • " n h e u c .
A1Jr~s qne1que a1 ci cul:
fl n tic l ;i . é,a11 ce , la 1i~ cus~io e ·
Lot1is J,. l.a Conv n i 10 11 t
m oe , dcpui qnc le ~ "1
1ni te par les tribu11es , p lJ"' ..
COil tl"11" e .
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1 i -d i J l a 0 A t , . a r c i. - OTa J t 5 '[, . Il - r i ~ - d ~ u
o· p d f il ou de p1sro.let. l a rappelle le~ amas 1d1arme
ue ~ouis a,. it fai 1[s da11 son cl a d 1 e moi 'aout,
et le rojet ho . ·i cid de se j etter SU'r 1 patriot.1e et de l -
l assac1er. ce so ~ire qui lu" ech.ap a dans sa lo 'e 1~ ... ss
e b} ' e 1 r. g Î S la tÎ V , a l1 p T _ i r C 0 L1 :t _ 0 D q U '" a. li ai p f U -
ccid r du sort de 11 s~ 1nb!, ',. ] ta ê de p
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x qui ·e blaien c .aindre le ui es 1de ce
on bat ant q c que - u ~ l s noti ui 10 é
1
01
u ~· a
l'a _, l n ) _ , '" 1 a b é <tu
t o-s n se ai n ~ }J m h e 1c al" ' .
e 1 a t ~te d o i s .. 1 1 e t figu r ' o i
t l ti ~ t i la. leur· t n i.t enco ·e .sur l lrs ·. ,a1tlts,
euplc _ a , rendre ,1 r notre excm le 1 ce que c-c t
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J)écr ts partie~' i TJ re11dus rlans la ~éance dM 11ie11&re i janvier I 93.
Pic y , a _01n . '" J
rnpct '_s
s '
[ - e de l
n 1 · d'"r · te r ibunal d I UI•C !t de:
Poitier Ili • l Il 1~ ~ lllS t U 1 r t:i a
...
de ont- t q 'il If li a 1l ]: • e • les fan · i s d officie · polie . 01
Mallarmé, organe Il mité de fina ces propose d'ac
ordcr de fon ls .. ii DOll e au. l d ] gue our
· b ~ ler les t ou ie a R . b i u u li
Camb n veut qu o n,acco c au.c1 n fondl av
a"t prérlc te le tablaat1 g'n'ral dei dé cns
q
-e1sitent ce ouve i lement •
La Convc 1t'" o dé e que le mil.
omi ' de la gu rre ,1 qui e
Sur l pro o it · d u
na n e t e l fl, b i 1- , l
L C1onv 1 tic i
CS corn· CS d )a gu 1
t]U 'il n ~y a p s 1 i u - ""11 c
com iss ii 1dcs g11 rr cl
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1793, 01, t. 1, n. 3 (3 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 30 (30 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 31 (31 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 5 (5 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 5 (5 janvier) (Mercure)
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ass ra vrai cmbla l luud· pr "a .. Le i11co nicns,
<JU o 1 ré tend pr •n · · p ce d u is, sont · c ii e i ue
o di oiu si pe de o es , qt c le ro o• c bi1
,o t p d n ~ l a , le pr uv r r t Cl 11 f it
l t v· d Dl que r - là les · nis · o o 1
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1 ~a ' cr tir ' e ) r 1 1 0 ~' l r 0 i 111 c t ai t la 110 p ll b li u c i l1, l
vait n e f t ~ parlé à q i lui. v· i épandu: qu1 _&t•
t:c donc qr1 l'... e c du ai .J E ide
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)JI y 11 g 3 °. L ~il l a a- c t 011 ~ i · s r
~uisur les mi ·es; 4. qu1il v ut b" n maitt Jl·.
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ll t i n i 1 • • s L1 ~il y e TtH 1111 ,.,. t1 Î 1 \ 1 ~ l r 1 a
Bol aj ttte a11e la i Lt disait qi1e e roi de\
lr c et.r ts sur les rêt1 r:s et le ra i1p d Paris ; que u
. l le s a\ ai t p1 s t! q l ~ l 1 e t t. c j t _ i t 1 \I J ll c li
Cc t x p o e ' .. r t · i t l · i ~ ·e cl c Gia t ·
et a u.11 o ai~ d,. l · a . t , \ c B z c ~ la l r cl e . 1
q1 i reL ou te les ma qui vont to111b r s 1r a p t . ·e ;
la art l s ttois de~ut s , tm a ilité :\ c 1re·p
u es de oz c , e 11 dl a• t au roi l r e r" t ; q u i i
't~iit de b 011ne foi, 4 t · · i au vceu d 1 nati a ~ p
m t n i s + ~ s l\11·s t p a t:ri c , f i I c r e i r r l J '
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L.. o n ion u ti lale d' cret :
l:I i Les m.embres act11els d1 b re - e consult t on d
:i .. ts c t 11é tiers con tintiero it l 1cu rs fon c tians c am nie p 1â.r ie pa~seoey
j us1 u cc q\1'il en soit utr lil .11 t ordonr1 -• E c proro c o r
c t fr t ' d U I 6 a 011 I: I 7 Q 1 •
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a Cotl · 11ti01 'na ti i1 al , 2 r' s a oi r e11 ï son c 011 i té d 5
Ji 11 n c s ~t1 r 1 et rat.in caLi n s c corde es p ,1· J a loi
· 11 o "' t 7 g 1 , "u p s 1 al s de l g 1 e c] o ts , u ai · t
il s al i ~ ~ i n c ' l é s ) · é t C: • c ora
·es d n d n r ui s j t :
" T • I r. L!ur le u :_ iil ions destine aux gr -
t 1i c; a tic .1 o u 1'' 1 7 g , la t1 c s ore i·i c n il i t) 11 f!' ti n dr a ' 1 a di - ..,
os i t · 11 d · i t r e J a ~ e r· , 1111 s o in e s i ~ m il!
c u r 11 c i~ · li· re s ~ F u rc 1 m] l y' u
de gr 1 t~fic tion ac 01·d~e pa,r 1dite110· ul' 1 0U -o i r~ et
old·~ s dé o 11né ns l~eta ,ann a présc t décreD.
I . Le ministI e de la gu rrc est 1a ~t 1 i e x écl1er 1cs b1 -
" c t e p e 11 1
• 011 s de 1 e ra i t s s au s 1 t ' - fr ~ Il 1
• i ' ~ • sup lDl s n nmcs audit
porte s , 011r · l1ac 11 d' , 1 qu
la s in . e 11 ll e ll c ll 1i1 ~ i __ c
V •
à
ou pour le t 1 11 t e ).,
cc p c 11 ses 1 ï i ta· 1e ~ s r 1 c r e 1:' u s d s c 10 lm i s aire
gu Ttes. .
La 'on · t1 11 t
,
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. t! t a i:t .. ~ a r t i c 1 A •
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1793, 01, t. 1, n. 5 (5 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 6 (6 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 6 (6 janvier) (Mercure)
r' g 11c d·l-Iano\~re a 1' 1 o rlre tl11 ~ i d', 11
i _ ses e · o t ,our ac cèle · 'par1 d.cs t · 11•
11 • doi cr1 t j oind rc l arJJJ ée de 1 et q 11i cot sisr'
~,in ent _e Ca alc:rÎe ac:u C dr Dl
s ou. d. ua ·r r ca ro s , e d
ter'" , d deux b t ilions cl1 cun .. C c ar 1
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t!,s die nommer le u !lO repr'scnta
le du pays. L _mour de 1 ibert · , q i
s h bit 11 de Lie e, les a d 't rmi1 •
ceux e1 campa , t 1 s i s ruir.
tli on ~ d'clcctio, , ù del era ion c
r le d ~. sordre, que d~§
Il! e c
s ont po _r 11 -i 1 s 1 bitan des monta _ c •
lb té. l en ont tu~ u pri:; un grand non\.
.. nru· du côt de S rr - ou~ .
les UCIÎcl i Dl1 t
ur •
etlre cl'"n ngla ~ à 1'1n dt
de, l ~4 ngl rre· e
rir , ,, l .r d,~ p 01itio,
1 r • e.
J,aimc mo gauvern~mcnt arc'e que m 1, :r' se imp · ..
c t ion & , n 0 1 s y j o i s on d un c li b c 1· t ~ f j te ~ 'c s i · e !
i a. ri ai · , a.r ce q u d n s l u r 1 · b r= TL é a.i r ~ i ~ · ont d · -
lo , ' une rr ,1 ~n ,eP i J 'blicaine , et i l"'on 1 i ·ai
l r lei b 113 'rits qui .s t no111brc .. , j De dou~c
n 'a p1·0 ·]1 1 111 , de lus r ~ s que n u , d ·
oci.a11x. Si je n, ' prouv îs c 1 fic te d,ê. r .' é
e11,s que j·aurais ·ucJqu'orguci d, "" rc des v "" trc
po i l nt, auta11t qu'un agi i p u l fairE 1 d.e
enti.on 11ationalc' , je ais vous d · a .: fr 11i e
·ense t dispositio de la 'nglai c VOlr èg
de votre propre iruation.
01 s vau tromper~ ez f rt i \'UUS ju· icz de l 1 esprit. du e 1
_ nglais par celui de se& philosopb.cs le 1e cl11 ·s patrio lqt t •
tdc1 a 1i1de1 hum,aoité qt1 11 re1 f ~ al c 11 e u
ent n plus pe it nombre , L m s ,
dominée p•r deux gr,and1 i11térêt1 , 11
r goi me t 1 rn jti
u·pidité dei indivi us 1 et l 1orgue'1 nationa d cha t
lais ~e croit ,dépos·taire. Voil · les, d u bile do
11~ruemen1 i~ · crt avr hab'1ité pour cal niï!r
aî1e et ré eille:r des se timc11s dE ha111c t , u
es préjugés n'ont point encore toultés.
ous ous plaignez de \'OS agitateur et d 10
ous les accusez e cher lier ' il sor .. niser · t e lli ue
nais1a.nte, en prolon eant l ·s 1dé&ordr s d l 1anarcl1i 1 e1i J
ant la classe ignoran du pc11 le à tons ).es b de .. i - des,
menaçant les propri t 's t le rso11r1e1 de a fau _ al· ;
ou .... tes effrayes_ de ~ 1 a ce11d nt qu,ils tts rpent ur a u titude.
et je sais q le lDU! 1 s 'tai, r 'pub ic in Oilt
reur Ici excès dont ils ont e e c s ra 1t eut-L: r ncore
moteurs. h bic11 ! le gou ' rutm t A f!1 la
hosc , avei cette ienle et p · · de diff' r 't
n tion entiere des crrieur D 1 dts · ri u: .. q t1el
oin de pei11dr tous 1 s 11a11c i
tropophag~ , de d ·,,a. t ur · , d IJi
ers c r to , les t 11
I oprÏ r t , S. cois d C 1 CÏ
rntnts n fa br· ~an lot s.
hlent Rour leur o
ni-même, d' cco
..
1en
'* emeot ses 1nq
a fa ur pu 111" • e
poid x pi oj ts d la L;QU r
perdre de son r r l
l' p
·u tilier ne D d
I
li
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r 4 ,
otson r p ·r1onn - qui rc11nrnt a pei ~ de s11ivre a\,eC
e C Îtudc 1 C[-1 T5 de 0 ·inio J et: e e\' , ne1nen5 S '\lent
' icn que le m"nistu e impou:: pa.r· Ile! tableaux exa0 'ré ,
m1ais1 le pe11 1 anglai n 1e t as moins l:i d pe de ·c9 rr1all1cureuscs
ypcrholes. C ui u rncntcnt l 1 Îln uietude 1de1 gcn
- .. • IÎ 1 ., 'Il'" _ :ns ru1ts et 1.en 1ntcnt1onnes onr votre na ion , c t q111
e savent poin !Il -j 'o i r tu s ne niront s p r l,e111-
ortcr · ur 1 cinc p r ie d l nat101n. (l,uand on le r parle
êe p1ublique ., il on c t : il faut qu' '"lie
imn1t i.en im uissantc pui,1 u~ a tien_. continuent d a ir.
a d o l r Î[e le b n r la C . 11 e11 ion , il cl1 1 t :
-
1c quelle peut { ir at& 1nilie de l iufluence d agi1a.-
-11r et du > t rm~ pour ' ilir 1c l-1n 1 e11ccr.
Ai si 1 c - c p 1 e n lai~~ , a r i, no ra n ce • l c s 1 c n i s trl1Î t s
ar d "fia ce de l avenir , 11e ens ric]1cs p' r .av r·ce c ar
crainte ; l go11 rarn1emcn t ar dr:s m otif:i pl 11s di1 .. ec·'"" et pl11
crsennr s , on , ou om é 011 trompeur , o inq1 ie s de
'Dtrc pr·opre icuarion.. nprès t tte dispo i i n des c prits ,,
JC Te arde o · me in ' ,~.,· t.!hlc la g11crre e 111 11 le 11 r e 01 trc
• .iil 11 •
_ 10 s e ne sa1 trop 1 1 vo11s e· c.z rern e.rc1 os an rc oe t
pi·ét~ te q il ont fot1rni la 11ati.on An g ai ·c contre
'7ft is je i b q11r na rr! minister au a.it ieté fort
:ra s dan · e choix de s moy ns cur arriv-er t\ une r p·
ure si celui-là lui eû q11
e 1écrct Dt e C ·c · n d I no\ emb ar
n n lcterr ,s i . p li iq e q 1i j1 t • o"' e e11ssie
r é le p i i e d 1 et' de '1 l ,_
p\1 "' n offi' n · mai d o q
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ort e m hl e t o ux..
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r c p r ~ s c 11 tan s ; mai ll ou t c 11a1 t o 1 } i 11 i o 11 c n l · d 1 & o 1 ne
d'un grand talrnt , il s ait t1e poi ~ lui il êL ait fo de 1
• onsc1eniec.
A rès ces pr 1 1ca 1 • cle
a au non c ' q t , i 1 d · 11 cr a j t l s
cxam11 e1 a1 t la 1 t1c ~rri 011
les aison politi 1 • ur l
11 dl"t., p llê .
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la pei11e de co pirateu s ; s111· l t ppcl a11 pe pie, qui~ i ' .. eta1t
a néces ire p rce que la 1 1 ti _; d
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pour ju<Tc défi i i ement; es ma if cl
litique e 1d 1 :ii e re in · 1rir
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une grande ter1·e 1r aux au rc ro • · , qui 1 1
n.os en11emis , qu I _ que ût la con dt i e ~ i 1D.
Ce cadre ne po ivait prés n er, po11r ap t1.rcr son opinion •
que l~ rai ·ons déJ 1· · e t ' . pa Rob~ i C ra,, boi
tle C a ' · 11 i · l talen 1c Barr r a • l autre
colo is. Il :s" t a · te cli ' 1 1 ire à c[uter l · moc1E ]i ont 't~
allé t1és pour 1, pp ! a p 1 pl . Il rcp 1 té ~ · rai o s tir' e
de l 1iJ flue11ce de l1aristo ratit d· 11 , l é s c u euplc
de la u e rr .,; i v i l Ll, 1 l a 1 '~ i 11 t d' v 1 c e ., c t o s e o ti s ..
dont il faudrait concll1re g11c J . p u11l e do·t poi11t ètI·e con
su1té da11s les u tio111. de l oit u )lie , â l s a i ·tocr tes
pourront au i l'influ nce .
' . • , ur cc qtte no11 r 1111 so OUVOl
qu un gouverner ent 11 ~~ 1 o .. f l e
tucll ment, t non pas dn "an t ucl
effet ciu"un dcsp1otisme p
Io
4 J , . r " - ou vo1Ili rs , l ~ l s1ei n eta1t se ·pou
110 es; d • • ~ 11 Ill J c lt I" . p
s d l h ·e - ubliq~ e , l t
"" ·m c 1 t c 11 c 11 '
..
011 d, J
,
n 5 uc il. r ... ~ ne
or [Il
t .ens imi é d
d - la s- D5J bjli c sur le -1plc1 1 t
t c 11 ab c nvers lq11 1 n ,
q U i _, DU] _ i ll t l!
com _ i 1 souo
L i 1 C D
i o Jl e 1~ · tait ai · 1 \ ' s ln i ru t _' s- 1 rd
• 11r ~ n .s ha g ant de to t ; n1aÎ5 il n'}a as
ti i q 11i . ot1r i lui ~ trc f i t · ~ q11 a pl j l y
etc s :i c ti 11 1
, ' . J \1 J ~ ~ l ~ ln 1 g c ]
• .· i 1 su. r cc i tl , c }a Fr n s. au ~ \' l n ~
t ri
, · voi1~ 1 o p ; CJJ "il ) r=n a i t- ~ tre moins à 'Oter
1ans 1 l .. l] u . t 0 11 t
Jl 1 • f ou;s a ans li Ja pr ·cntP , e · 1not 1 e ens d 1 ·r i ona
o i t ,1 o 1i t i ~u e 1e s lu l l s o 11 t o p s 1! s n t o 11 t à c ell
l ~ ~ s â r 11 r i s o t,.
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11 DCC t;tt: le é •
Un d Mcrct onsacr·
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1 t · ou 1n., Î'r : d c u x. 1cl ' u ~
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'I li! .Il • _ lre au e - p" r 10 t1 -
, • 1r 111 '" 11
~ q 111 , a te · c s t -tu\;
v en r.10 1 ii é· p n té s de a s o .
T urna . , qui se . l.airrn 11 t de
jo1 · cnt par . 1 pluii11ces,
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[ Ci Fran 1is tieni •
t oi 1 s ' 1
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Z 1 q 11 Î 1d C- Il 0 R · •
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' t , 1) l Î t J 1 n ~ l t • l l ,1 Ï r• cl · V i :1 i b 1 Î t e r} e ~ a
uhe1t, al_ t d -ch, bre du ~ ~ t .
m ~. in e '"a,~ u q e B pt~ s te , c: I d
la ei11e ·1 ferieure,
e t , 1 lu~ 'lui
r ie ton
r ] l abit
~ n oy' au comi ë d la bu rc.
L, iC. hl e pri ajre u an tort Ara11 d m .nde l
mr:nt de Louis .. 'VI, u 5a puni .ion s,ï :1t b1e.
5 cito da la ~i c J !acon ont l ....
-
11 regardent comme trai'tres( ce7u x' r ui p, lr1ai'ent d,e pa. o ~
La . oci ~té dei amis de la liberté de Ge11e , é i vt1 t que
.r11:onte l Italie s upit e apr~s 1 libert~ 1 cl a tt~ d a~ ' e1c i. pa
tien cc 1 ccou s des Françai pour l aider à romp e e cl ai11 1c1
Les "'I teuTs _ d canton de Bli , , lev ~ontr l & giatcurs
q i i11ond it P ris. et con[rc r.e ui 0118r it ëlcvc
u r t ô ni 11 r 1 c li c du t 1 ô ne r v r é.
J es ad1 inistrat rs du départem n d 1 Gironde atiendenitle
la Conv:cn tian e bonnes lois qui pr -s rvent l France de
tonte tyran11ie.. ls se laigne t . cc que la Con.vcntion pcr~
met qt1c la sou erain ·t' du eu . le soit 01 t a 1ce à la bar e
par des pé tiûo11.1 in olc 1e ~" Ils re . arde11 t comme t ~ itres à l
patrie . eu:!< qui p1arlcrai nt d'une nouvelle in tlr e ti n i celle
d11 I 0 août' di ent-ils 1 a ure l 'i lib rtc u Fr ~ ll1Ç~ ÎI • e
t oisicmc la lt!ur f r it e- dr •
L 1ncc e t levée ,;à 10 h ·ures t dem''e.
La Convention a d 'cr 'té l'imprcs iOn et le voi a JI rm 'e9
cl une lettre d11 n1inistre de la guerre qui fajt parr des n1.at1•
\la.Î t1ai[e111ens c: o t l s rnnemis usent env~rs no1s pri~o1111i ~r •
lusic•rs 1nen hr~s out oppa,1é · ce tableau celui du soi1.11 que
nous r 11 ns d s c11 ein.i prisonniers h Zc i1on ,&~ Urie ttrc
s comm.i S. ires, qni . t, n 10 ée au 10 il e d 1 la guerre ,
a t t i b u e à 1 a fa" b 1 e s s e t à. u g ·~ 1 r r al 11 l 1n
es d ' ordres ce111mis dans le ci ... de a tE co1 te e Ni·~ .. L
on \'Cntion rcn oie au c on1i1e de 1 'gis la ti 11 la lai11 te 11
u u cu1· .... gener 1 de l'ordre de Malte 1 de 'C' qu"cri qu~lqucs,
illc1 de R' t1bliquc on a donne un eff~et rét oa ~1i · a
ê · et qui met les biens du ci-devant ordr~ ~ous l ma:n da
l nat on.
On a lu uee lettre des conseils de Louis XVI, q11i r~pondent
a l'acct1sation [ ·te d1 t1ne double ccrres·p1onrla11cc de Loui ,
'une o te n s ib 1 t c t 1, u tr c sec 1 ~ t te , q u o 11 a av u é c: e f i t s
l c prou cr , cc q u c 1 il av a [ · t ê v 1 i 1 · o 11 e r1 au Tai c trou v '
de traces dans l'invasion du l1atca11.
Le maire de Paris et la m nici :ilir I ont re D rendre
le ompte de l,érat de p ris 1 qui leur avait et . ordo1111c par un
décret; et cet llbjct , qu· T mpli ]e rcsr~ de L:l se 11 c a
tout-à· coup ôté à Ia Conv1ention c-e cara1ct,re O! dre t e
cal1ne qui la disti~guait depuis q11elques jours. Le ir , en
a\"Ouant qu''il y avait une agitation clan. Pa1i 1 rr.· attr~: hu 1
-
au ju emcut de Louis · ·1 ; q e les avis 011
1 i1 j c t : q u c: l s 11 _ dis en t q t 'il d o j t n1 o u ri l , l s u t I es q 1 i i
faut s1 n rapporr à la de is" 011 d la 1 on·v 11 .. 011 ; q c 1
hillrts de la maison de Sc ours , qu~ 011t 1c ·e lt: nai
de s p au v Te , son c a -j 11 1 e . tJ s d l \1 i t i o 11 • l 1 a. d .. t q i' i l
:ne pouva·t pas répon rc de i\' 1 ncm n ~ 1el n Ir: j m
..
lll
48
ot1· . e nalveiU ns . e se vent d s cr 1nte-
_ur cr Jcs 011 se plai 1t de
i po res; e vo4r p · a scz
de · 1e liber ina e. 1 y · a.
..
J
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a ion ales; 2000 hommes de gen-
101n111 s -c-: • v 1 e -i ie ; ooo de
C1t:' Il ~e 11v~ro s. es rj hes 1e n1011 ..
eu ,. gar ,.n p rse i1 , qui roduit un 1nau ..
L. "
•
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s , le 1 s , s si na - s 1· i e 1 t p l s rare s i 1 e
t 1 iien .. rn~ 11,i eifE enér .. l la ermcntatio
• c;: ·te ar q i elq ues a rit .teur , et é-
1d la 1uni ipalite , et c penda t,
~ c k 11 e n1 i s d c a 1 o' e [, u b li q 1 e , 1 z
a i e ~ . i o) 11 s s v ai n c nt l" lf pub 1 ~ c i 11 e • l n
u 1 • u s { rm:i i s CJ 1i v ul nt d soulevcrr1e lS parti
out ]J o6ter es d ~ ~ rdres. I[ 11 h 1nme a per lt 1 vie d 1
l .. RU~ b ou u u a 1 n t - .. l~ n c -in , a T e u i 1 a ait ex ci t ! plu i e u r s
é i ion_ ·I! e · r~ es t1· ' aillcn sou dc1nent lt; s spr!ts, revcil·
ieI1 les ÎttÎ1niti B t eï sou e s etc. ':! CEC.
Cl lbo11 - it ,·1
.. 'l l 1 _ _ _ a lS al 1nnié à or ar
le d r Il
ta
tl l lj!ii
Cette lectur
est dan l _ s i11
u·11· e d .r
ortu e _ ubliq1
Il St Qi
~rte1n t ,
ill1 n" r ,
le la ot
cc
t ut
e avec c al u
d~ [1, 11
Cl ne des a5se1 . bl · e
n Il en a rait doe
, don ] vraie caus
arte1n _u1 s i· la tran\
ntion et celle de la
r l le lli
r t et .a.rrcté aux. 8 dé--
I s av c: u11c chal,ttr
'g~ le. h~ l) t ,xalit ~ les 11e1 t , s ha1 rierc:s ouverte
-- , Ul l 11 t l
, r:
u li · reLit t 11 11 ; le pain
c 1er •q u.
tra 1
a11tr ois ; _ cc de riches .. ui
1 i _ c d e temi au
'\ it tout t qu1on c ca--
f par emens : que e de artement
pr clama ion, po l' in itcr le
~ . ver ar1s, oui.. e11·v1ronnc ·
• nt ·e le agit t r u1 atte11tent
1 t!rain ~ ii tiot1ale, Lli i arcn
ji1 t]U' u i J c rs11ade1· qu'il est
co1·tcr la Co11vc11 ion dani s .
u t1·e ,~
1793, 01, t. 1, n. 6 (6 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 7 (7 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 7 (7 janvier) (Mercure)
il tt 0 que Ca est la Vfll c de ce 1 5 ' et
11 l L a'- } ~ t .1 l r [t u c li
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la Co 11~·e11ti 11 na ion al c , i 5 déc cmbre· cro i er.
de cette a 1·e e e ·c 1, te de i·o c ation i o l~ Cil
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e ·11 x. lie · c l en e 11 t
me •1b J t conf J1 , é1 i
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li l1 le
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me 11 t c o 11 t r l 1 . Ke u liio11 c e ., ( c -
a i nale du 15 de ili cc m l 1 la CO a ~n t
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in t' b l ,iq11 ~ , • 11 i q u contre celle d.e la procl matic,n
i1, 1 cf . ~ · t c e i ~ ge du 21, qli ~s
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u .. r t 11sm nt10 11c ..
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1 i b1r _ ~ 11 r1 c · c la ·,e 1 11 1"
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a f o 1 · ti, 1 '1 1 e l t é d 'L i
l 'Io or du z i1 c r .".
a 1 ~:n c e t c 1 ~ ~ c e p ~ ni _ 1 c i ; t il
ic11l" ~ r - ~ n lloent ~lig e pl s'"" · l'e s s offi ..
i e ~ , t c 1 s u c d 1 Es ·p in _y q u i c o m a ~ i t 11 n d ê ta c 11 in t
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l: l 1 V a l j p j Il H t 1 e ; ~ ll cl a C Il G-
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il faut !c q le
11t ble ~er ..
r 1CC te i -
i le c · toy u
our ~ind e tS'
ER CURE R A. N Ç .A I S.
tA- T au. 6. Paris 1 6 Jan i r· i 7 gS.
I I E - TU
N .. B. Il p r îtr to LlS tes dis u su1pp ltm i1t à 1a li LterâtUrr.
o n n ou s o · L i 1 t r r t1 · m t: t1 t ~ o oe 1 i c r plu 1
de place i l"article de1s n c ,~ lie poli i q ues , c t s ri t a Cc'J ui de
l~ Con 1en ion a.tionalc. L~:s rriclc cc 11t1eratu.rt , pal" cette dispo"""
sil) on , ou :ront avoir l"éte due qu 1il! avaic nr io squ - le c euro
se p .rai i q c 01 1 s 8 j a 1 s.
L la ~ oc u m o t l r ' l l ~ n r d ~ ,~ é '4: 1i cm c n p li 1 i q , . l ï G •
jar q i devair parn.i re le ~· Id ~ c mbrc ne p r irr que dans q c q e1
ra u r6 , qua i 1 u c 1C o m posé , i m ri ê i rn ais on c n a !1 tl p end , le Li ra e
p 0 nr des raiso ~ u. - me ll b lie d.é inc ai émeut. •
Deu:~ Et11ls txemplaire1de 1l Eneyclop 'die., par r;r-drc de mal.;trtr •·
preJj,.101Jér au t ,.;.;.: de l ancitnfl e sD 1c iz1iio11 de 7 5 1 li~'• po le.. reni•
.jJ r-cuiier .r Li 1'~iso7is, et auN mimes p r ·>: qu,. ious le1 so, .script urs ac•
t 6l ont p '.]és pour la lrente,.. iitme el. .sui a~ tts .. l l eJJ. para'1i actutlle•
'ne.nt ci n q1.ta 1te-t1 oiî li vra,i o ;111
L ,im Il ort 11 ce de cette en ,trcpr1s 1 a I11 , as t ~ ] lu1
' d · s•
cndi u t l . plu difficil qu'on h jam · s
e lib airi1e, n u ·fit und voir de o r i
CS al XlraÎt de CC prO"" CCtUS, qu" int ;TC SC 0 ]es am CUTS
de.~ scieD ces, de arta t de 1 rtr s. On 1 vc ra le moyens t lea.
cffort5 de t )Ut g nr· , 1em,p o és par ['a.11tc::tllt d c tt i mense
e11treprise pour la conduire a sa perfc t' on malgr f le obstacles
qu1011t r~ lt na~tre depui trois ans le' ci cons auces peniblcs e·l:,
rage11ses ti no ous rou\ on··. l rom 1, 1 ic · acl1 rient
d c c 1C: t ou v ra g , u loin . ~1a1 t ~ l 1 ti c '" t , r l
D ll d e l' all ll -C 7 9 3 , t 1 U a t '_ la P l .b} ~· P 0 1U l, 3 0 ~· . i•
ant. lJ cr n cri l s 11~i - apr"a a'i l
0 p é rat c u r s , e t q u l s 0 ' t li i s t l • c Jn . t b] .. r ta 1 r-e ' u il n c
parait p s qn,on puisse rain· re désormais ali. 11n retar • 1 sera
li o i1 or ab 1 e o tl r ] a. na t ~ on , q u, a ·u n1 i 1 i u dei t r o n b le q u Î r•""' ,.#' i te n r,.
et d _s cotnbats i11 'vitab1les qu'elle e t obl.gee de !i u cnir ou.r le
ma Ï1.1ti n del 1 ~iberte at aquee au l1 rs av t n c
•u de ian:; vcc t~1n d .. perfidie, elle puiss
d1av oir mis ~ le pl s r i1d ~difi e qt 'o
g l .. J" e cl s o l 11 ai s a c ]1 u m i . 1
" rd cr l êm f! d 11 d s · o je c tu 1'. - si m
-ie d, ns le lettr de fair , ' i des · ge _ , ce
peuple i1e pou nait faire da s l c •~ e de la p jx - d f oser
d t ne mai11 le faite d1 tc1n l1e des sc1e ces, tz ~cl.1s que d l aurre
.elle co bat p ~rè du br;rc au de la lib rtè.
''Ce ?'rand 011vr g 1 l'Odui de veille et e~ trat~·a.ux c ntinu
de plu! de deux cents ci q a te ge s d~ l ttre _ u1 se ont -..011s
ine t occ p 's epuis,p ~s d q at'"atl l ( 10 o e
i1on le eJ'llS de la p e1ni e1-e é di ion) , e t di
diction aire g'n 'ra x don nou i i q o
zncnt dan le ra rons d lL~· -=i~lf~lf'l~'1f.L~~~~......,.=--~:..~~~---~~-~~-'
( 1 1
ftlÎr! g'nlraU'E e1t p1 - ae dcu cen . oe b lai es p3.rt1c licr1:
Le nombre de valu e de dis cour doit être de cent 'ringt-huie
cent lr ntc il en a ac tucll ment p ru quatre-vi t-dix; euf
'V lume d . pli nche d rt e méti rs • caniqu ·, u ol rn1r .
d l , 1f q atorz li ra'".son 1S de pl ncJ1 S d. ÎS ,a·re atuve]]c.
Tr n· e~un olu· s d~ cou sop actuell1ement101n p s~e; · ln
de oi nt1e gra\1 -urs ont occn é1 d s p an . hcsl ~ • • • • Chaque
wolume i1i- 0 • étan.t d,l!nviron buit cent pages 1 d'un pf! ti t carat1•
tcre et d 1u.ne large justi6catio • contiEnt ut nt de: m ieTes qu•
1: i11 q o lum -s iH- ti ordiuair 1 , tel que le uffo1n , le · l[y , etc.
·n i, 1 1 ent. trente olui: · in-4° de d" scour son la ep é
tation de sept c nts cinquan volum11: in-4° 11rdin .ir,s, t con@
ti nncnt prè1 du quin uple ides d.i.,c101- rs de la PI"'mi re cyctopedie
in-folio ., y compris son su,p1pl 'ment 1 formant en totalité
Wins;t-un _ olu.mct·s in-folio.''
'' o s sommes assurés que l'Enc1clopcdie actu.ell1e comprendra
cent ciaqu t.e n1ille articl s dr: plu · que 1 ar mier ,, ce q i prouv
l 11ex.trêm imperfection d celle Ei ~ cl Il laqu lie 0 . n'a ait f: .
l n m ncl ~u d"aucune des part· es q i y son rait' s , e où
11 manque , en outre , plus de v"'ngt grand s parties 1 auxqu lei
1 • ~ - , on va1t pa_ me.me pense. ''
'' hacun des dictionnaire~ del Enc,,clopédie actuelle est renerm1'
.. u a t qu"il a el:c p ss.ble, dans les obj ts qu il em•
brass ; c"cst même-1 .. _ leur a a e - s écial 1 to1us a s i so t
ermiaés par des ab1l de 1 ctu1· , qu: 11 r rment au.tant de
1r i ' de sci ne s. D c dict·anna· e tant é- 'rau qu par·
i li rs et de vocabula"'res dont not vons par]e on form r
un voca ulair1e ·univ rsel , qui offrira la otalir ' des n"oms et article
contenus da.ns les dictionnaire . et vo1cabulair1es g' iérau 1e
parti eu lier • u • .
1111 y a tel. de. cc1 diction· aires cacyclo.péd. qucs co posés de
qu 1 11.es velum eu cmcnt ui peu\'ent rc1nplaccr plusieu s
1 li · d ialuml! , 01 m~ ce x d fi a c , 1d gr n1mair 1 1;
d littér tnre 1 d marine 1 d 1 rchite t11 c, te. s· 0 r sembla·
de la 1rem"' r Eucy 1r:lo pêd~e ce ui s'y trouve ur ces ma ic s 1 on
ne pourrait p s en former un d 1en1i~volume. Presqn tous ces dictionnaires
ont éte refaits à euf, et ·1 y en a p1lusicur , comme
"c de b t _niq e , ar w de I~ arck ; cl insiectes , par
. Olivier ides eis et co uïles, ar . Bruy.gui re1i, etc. qui
S10 t des c f -1d u 1 r~ "' nfi :i. ~l n exist ni d n . notr la lg e
i dans aucun autr des dictionnaÎTe ~ u:s i corn lets su.r outc1
par iels des cienc s et 'e,s raslif '.,
''Cette Encyclopfdie compren l'univer!alit1é de connaissil ce
uma·ne , pri es dan l~ur origine , et su· viei jusques d 11s
eus dernicrcs r 1mificat"ons, c un car lanch. s sur J,e
rt t -- e ll rs , l h1 toire Il tu elle • les ti quitf: ls ' l'a rchi ec-
·ure· , l ponts t cl1 '. 5 , t tr is r.! tlas , u.e notre p osi ..
l .. on e l 11ou crn e ta1 d' ·x' n r r. 1de dan er au pri. lie plu
mod' é. C pl 1 ·h rc ré en "ll · ce ue l'on. tl~ouve dan
de mill. e e volume , c its en r e sorte r lan ne •
a - 1 a t prix ~xc ssi -.. On n ou rait p s 1e pr - c rer
)JOUT le ~ · c t mi l li es les ou.v1·a es qui nt servi et u·
- • '!I 1 - -- Il'!!,. -., 't-1"\ ,,. d
( 3 ~
'' · es douze ol11mes de planches d
'ic Pa1is , ont revenus
et J s onze olu1n de
la: p_ emier ' ] t10 in-fi li
t â d 7 o iv. ·
de l 1 'dit{on net e le 1
pla cl 1es 10 ve.ll s nr r
Ma1i1 c u ~ c11 fo c le 01 es 1 t en c )ti r d
pla chcs n iau , l s. douze di ~c ours • compoant
l diction ir des arts t m . icr m .. a~iq r . 0 p .
l nannfacture 'Pa'r ., ola .Japl ·1ere , 1 1n1 tr de
l int ~ ri ur, 1 ln 'Dt g1 rts lm 'tiers! ,1 èant J,8.5 n 1er1niar
un \·ocabulari ~ ~ 1 y a pl e 190 d ces arts e
10 t en . ore d ' c :its an ucrun i rell La to li ' d et: ou
olu -s d disco 1rs ~ tl a _ ,~oJ d pl 1 h s n ici
ne11t q11 1à 3 3 liv. · et la collection d a p b~i' p _ T l1acad ' -
mie de scien1c , i n,e11 Ol'nprcnd ncore qu g~ . cou ,.
1 ~40 liv. te m e 1d la _.cd.Lit ' du p § a,u ,u l n
o]le·c ·on d s arts e - 1 ~ r _ d'l.n 11 uc, p1 die c u Ile
cette· col cti.on 1C forme qu,u·n ul · e 4 d ·c tionn ·re:S g'
,raux) , es! ans doute un ran e p1 .. cuvc de cc q ous \'O 1
avanc _ l si ors foi 11 qu11l ne s'1e1t j, mai fait n uro,
ou r ge qui 1o"t eule c t l ti r . c lui ci, , t d'un
oaison plu ntil u:vm sou cri c 11 cui d1 llx so
mpla"re u1 b·11'fic: lus . e 10 olivi { · o 11 v
la p euve ~ P· ~1 du - memoire ~ o. l'e1 C) clop r die,
ion.) Mais po T p0rter jusqu, la conv"c1i1on 1 e q 1
a V D S d. t à C e S tlj 1C t , n 0 S E 0 Y 0 n S d 0 m F' p f S _ J r
d'histoire 1 atur lie., dont il a ctue l me Jtt ,p ru en~ 1·v
parce que c'e t a plus r de et la pl i utile ncrepris
.. i~ form' depui qu'on .. ri li i, et
ion n~en perm tt it e cor l 1 x 'culio- qu"'a
On aa dan six au s pt \'Olu t!S ael tr ~
~hacu :i, la repré ntation, eu l u e 1 de plus
d la nature 1 ra 11
1
, & , e11re te
'i i pr ~ c de ces pl t1ches, emplac le t 1bl s
minent les die tio i 1airc en .yulo ~ i· qu s
avoir ieu pour u d,l1istoirc i1att 11 ,
jf:ts qu · ompo 1e1l t l'ens 'mbl de c t e
ic a ·t tell . Le i col1rs des p "n -l 1e e
ce q11· dt)i t le r ud rc d1un u~ ac u iver ~ l. Il
1tyle e plus conc111, dans c:clui que: l natur i ·st con ..
sous le no1n de tyfilc s stem - i tie. 1Ces plan hes son 11n
-
-
c ~1and" un Li n · crfcctio n' ngn cnt f de lu
milii rS d esp CS 1 1dont e gra (l DllUraliste I 'ay Ît U \' Îr
coi nais ance. La pr mi [Ïvr _ison , q i ' s , cc e · oi
0111, eEnticnt le doubl d' ~ eces c lies i .se tt 011 '' ll
daa les ~têo:1e de la a re de Li1111 ~ ,., 1 41.:1 d c
dernier Oll\'rll e et notre tableau enc, clo ed • ~
L,,ou rage de • lo 11 c1u · est le 'â ,er11 ~, qu n ait
1 s poiss ns ne ~011ti n q e 1-s fi e 15
0" e 3 2 li r. l. J ~ e li\' .. n d 1
1 repré ,e ce , 1
t ne c u" t que
4 l llJ
lllOlS J
•
i sous -· 11 nt pou u p]u ·eu s ~1-em·plai r -
d .,. 'li Ili 1 s pr::- i ., o erte1 ar o s r1pl1 n ~ iivcnt cernent
e pro ur1 -r, an , y .1 , l · · c - d et le tro·si rn ire
l"Enc clap ; ie, Le pr m .. cr s . trouve lat .. te d11 pr micr vul1
b e a u -fl r t .. i u' • 11 .. i L p -u , u ~ o n t1 i s ~u:: li
t cl n.. cc ~ nJ ·Di r s q ~ i pour r p - ll d rc u
1
• 1 c y l Or p 'd 1 c tu l i1 ., a 1 ri m c t 1d _ ru i r , a
, par i ra .n la. 6 n de j a ' i e r 1 7 9 3 " 1 l d i tri
du cl.eu ieme mcm oi r es · e 1 ·2 sail!'j ; le t a isie
ous a\ 0 111s, cru. 1qLJe les circonscances ét" ·cnit fa\~ O
,. Lio oe:1 c t , o use ri tio o. ,.. L , '3
"t' d J il Cl , 1e
• 111 • n t à c n é c 1 , t cl c 1
~ur un o vr· a do1 -t l prix doi nec""S!H i~
le L.ems ; on __ i t jus "où é t_ i r monr dans 11es vc
.1 11! C
l t l l
L -· gm l 'C
es celui de l
ÎflC En yclopedie .. La dilf~rcnce des changes c t pour llétr n er
bje1L d prè~ c n ·a r cctit.11 l is, .. mplt: u
1 ,
~ · :a' ·r 1 11
,, a ccll
quanle-deu/ u1ierc - iv "son q "l 1 - l" it e .
c numéraire au mois de déc mbrc ·1788 •
If . ous o btcrvc or1s finale me t qu1e dans 1 p i.. de c t souscr1 p t1 a ,
1 volnm s l pr · rc livrai o t au. u ...
t qu1i 1 - . JO o j ·1 ont c11 o
L .. ~ li ! r · _ 01 , qui . c nt a nse l
i li \1 rc .
b11rcau de venre pa r Pa is, d
Ôl lBouth1ïlit: s 1 ru es oit~ iusii
l ne" clopédic est nctue eadr
sser a ci Lo ,. r1 Bran ':llc.
d(pa L 1 le · ~b ir " do1 ""nt 'adrt: ~ ic
t m 1~ h .. te Th on ,. r
• S. Si uo 'lion d s u.n o s c1 o e , • •
c 'clopê ie n~. va"t p. s . olument so •
LrOl S 1ll ~
•
i la d~p1 en · ' xc ··dai l pas. ln I ceLte de 9
1e ais poi it ermis de _JO vrir cette ~ C'I
' ai pas le· èf oit : celui qu.i e le
.
S lS l
.
J
odi
IT · r ·te d ] i~ 1i n11 ·
rait nul1 u1ilJ i 'f
script _T • 'O ez S -
r et cc ~ .o - ou lt~s 1 ~ ~ -
· 1 ac. é s , c t i l"" ) eu v en c l 1 -· r c n m o i 11
m c ~1x se e:. ~ s r - Lou .
z 1 1~ r , j do 1 n di s -je , 11 arol · onneur
1 ana ton u ie du r"vil ~ -. q i d tr ntc
SOtj r-t1i · lC 1T lus rOU"l 1
s çz o · ~ 1 i re s , 1 u
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ex ces de 1- an r · l ! e , et 1 11 y· o cri 1 e de n os aux p a tr.i o c ~ j [
1n(1 i crait de l êtr ar la ~ation.
C tte r 1e J·e~ ntat"on r ste , · t pa s 'e r t nq JÎJJ
e e 11 t ., in a r il: ~ 1 es 1n tL u va i .s es i 1 t n t.. 1 q u e l' o s n p p o s · i
va·r eté a p Jrt,. . C,~l lq·ne crsor 1e l I u pr
a 11 g U .. a r 1 ["li C t , S é e j fl t a 1 f ~J ) Ce S de b 0 U t T Ll' g1 ~ ,
t C • Il a fa Ï l . t U t Î 0 ri 1 11 _.. X e l . 'Û U 'Il S , i a U X b 11 TI f l
on 11 , a ' 11 q \1 e 1 a cl~) 1 1 · _ · u cc s " '. t 1 c a n -on n ~ p 1 r d c
n a t1 v u t 1 a 11 i i ~ e r -e n :; ..
a 1\ . ] 2 1 p ] li e J a , 11 n l Î J 3 r· C é a T !l 1 U .• ] a 0 n V C Il -
i o 11 d 1 s ,. t l 1 t i on P i s , c l E r ~ . n te 1 e j u e n e 11 t d e
i. / I ~ o mm c 1 n c a ,1s e t.l t L~ c .. l t .. Li i1 ; 1n is
i J e · 3. rr i ta. t ~. s e 1d u 11 ai e n t 1111 ~ l . e s in de i · fa j r e 1 j t r e ,
• i l 1 1 p ~ r t ! n e · r 1 i ai r t ou t .. 1 I o t r _. c l1. au ~ ~ · l l , ri t
t la L ü iuiooe , l s 1cil oe s 1 1 J : lllii
de ju 1Li e leur 1 pr
ta D , t te 1 d r 0
1 r C 1C i1 1 11l e J 1 ) r < ,.. le U r li C T
r.it ., b .. en conv_ inct1 la Co11 v n tl) l 11 d ,a tJ't:: j11t~1 '
u c 1 a s Atre t~ t t J l .. r ~ c l ré p Û b 1 i l li c . L · d pn ~ · c· n1 , n
11 'ai m c n p a s 1 Ji je u x. le s t , ra n s ri u o n 1 e- 1 c · 11 a. i ~ Pari 1
., e t
p o ' r tan t 11 y s t t a 1 • ; -1 ~ 1 c , t q ll, o ~ 11' y o 11 c • p ~ J" j -
l oe 1l t: e d c 1Î a \.1 r s lW l , 1r cl tw s · 1 c l i i si ~ 1 e t 1 es c i t
d. la ia. a rio i cc l' 1 y ,. c · p e c l s e ]a 1 s · 11 tl a ~ l p e !!
q u e 11 e c; la s e l j ll 0 e e n t l l U1 i ~ r-i l à a r ·
fc li!nta t .. 01 ~ ', n'est pa:; dan c itoy en
c t paisib l s , ce Il' s flas 1n êrne pa rr1~1 le p e11 ple,
'!1 o me de p e in e e t d li 1 us t 1 i e ~ Jl a 1 c o i1 [ c rz 1 es 111a, .. c11 ~
e 11 t rez da i1 s l c s b au t i q es t l c s, c c 11 1 e · ; ce c · t Jl
c utez
public: ,
t1 l
y us c11 e drez 1 s ci·: s llc lr t~r (;it ~ i 1 . t .. e11te .... s.1
Ç ~ s q u 1 q 11 e s ce D ai 1C :i; e h a 1 _ d t de br.. a _ 1 d ~
.,
lci
i s a1 ,ana h · , qui von coi 11nuniq 1er ~je
';il 1 ont rc _ ncs et f;.; iru sort~ ie p uplc l)a:~
si b l e s e t cl e :t i t c ~ 11 a t i on s d o 1 ces •
Le.! OU\ rjcTs s1ot l ans occup ~t~ori ~ di ent l ;> cier m -
nici1 11x. ,est-ce a, en ozc l ' tin des e l"in i -
u c t e 1, (f1~ 0 i 11 0 n ll ta cc .. e d ré e ~ r m.. 1
1 oye ises. ne p arJe l}U e tl p1·os~ ri _ ti io_ns 1 de trou J
i ;in~tcc~ .. Co111111 t ·est roi nt-ils ~_u ilieu d·u \·ill
' l ~oit e t1 e o, n ri n t1 t l f e 1 u c l t l' é p u - • o ~ " on ~
, rd1e, LC la paÏJ< t .1 lo'"x, et Pa
s tpu les jou s , c t 1 s cons m1nat~u. ·
1ne11 cr l"i11du ie , e c·o 11mcrce et le
Jl e. ut a r l ~ o t, j c t ,. n 1 c de sa pl i i1 te q u e s ~ , n 1
11 es t n n l l i s d i1 p eu J.1 c •
La , t i~ jpalite e pia· t encore uc l service
t }lt:nib] e la force ü lD 'C , fatÎ ue le cÎtllfCI s t
l ~ u r\ e illa n e pu i l e . P ~ LL r u o i 1 e 1 •
n 11tr : ie oppo1si io1 si i1lflexi"hl1e , l ad111· ~ io
d dr rr tn s q Î rai 1nt et s ~
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avec eux, d. -il _ t il i11 iquc
l abot azire.
c d 'bat n lOTIÇ:!ÎC ' 1 .
plie. arat a d n 11 * • il e.c
voi de cett piecc m dame R an
niembrcs n d ndaic c 1,i[np cssio
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ou1· 1e1ne11t qui 1e11. it d~ 1être prC U1l e rejette j llll a demandé
q u e l dé c .. si o 1 5 tl r 1- s lJ F p r e ~ i a n e ~ c t i - s : e Pa i 11
"û t ,, 0 e ~ 0 :1.1 .l r t d s 1' 1i11 i t l e su
' I ta d 1 L ( 1 i a . ~ é d s d r,ba t
cc l . Ill ,.
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Cï{""- nis cl ·1r,. l1 u1 ..
l"et _t de i'.)011 d 'p
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c é. l'' o b · et de s 1
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Il .. ,
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fiU CO o 1 om l ll n ,
i 1 d a~ t tOll t l . 0
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1 ; e !I!
c t t i 1
ass ... c r ~ • Coi ' r1 iot
t elle 11 qnat ·
• t te m11~e ,
" D C
con ptc de_~ D.
1793, 01, t. 1, n. 7 (7 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 8 (8 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 8 (8 janvier) (Mercure)
posé d; \Îngt- nit bataillons d }n ':tn~erie , dont .4 ~es gar c3 ..
l!t de j c ·c_ dro11 c cavalerie. L armee a~1tr1ch e11ne 'J 1n
Qy e co trç les nça1s, sera de 7e à 80,000 11omme.s.
ne grande cor lICt ce militaire s,eit tcn11e dan~ le ca ..
b,inet de l' 1npcr tir ; Je· 111arccl1at1x de La cy t de ob t1r
y ont as i ; le ernier est r pnrti cns11.te po\1r la Ho11grie,
où il fer a.~ t 1 tes l dis p o i ri o n s 11 ~ é e .s sa ires p O 11 r press c 1 1 e
d a t d c ~ l l 0 tl }l :s ; il l~ r i t. d r L à Il .. 1 11 t V r s 1 c inj 1 i u d
mois pTouhain , t ~e re11dra ~tll" l . cl1amp ~i 11arrr1 _.e qu il
comr a11â.cra 11 cl1ef: - On a · ha11 ~e le S}1!it n1c que
, n a k 11 i v i j u s 1 .,
1 à J 1~ ' s 11 t p u r l c c o 1 IlJ au dan t- ~ é né ra 1 d. es
al m'es · il 1 ,y· au a }Jl11s de ce ornn1ande1ncnt. Cinc;i a nJécs
Autricliiennes :i 1 i1 op r aré111c11t de n1 ".01e que les armée
rm1~ie1111 s ; les . ncr .. n. nsp~tifs onceneront en emble
l s plans d np rra io11. L1'armce de 1 1 pire , sera , ainsi que
nous l1avons d 'j · dit, co1111nandéc en ch f par le La11dgravc
de Hess Cassel; 1111 p it·e suiv1a les op~ratioi:1s de nos
armi es .. l'aul1 e c ]le de jl
011 a appris que l 11 i1 i teTe de Napl s a reçu l'envoyé de
ra11 e , en s i1ot1ve11 qt1 & itc: c i envoy.e de la Répubti ...
qt1e francaise , et 1 'il a ~u le 9 o e111b ~e audie11ce dtt roi.
Le payiea-mo 1 oi q1' 'n ure et dont l'hypothèque
sera as 1:;e ur du 11i re, qu· e t u11 n1eublt: ., prouvé inviniblcn1ent
l péoe 11ie d r~ n , a11s laq 1elle , trot1ve le
ouvt:rnfm~nt" C ttc 1nc u e ab auc lnp de de approbateurs,
parce qu1elle 11'offre aucu 1e ùr~ : c ~ 11âant 011 sera force
e pre r en aie1 e1 t n1uit. ~ c e pa 1~ lor qu,on aur
~: touche1 aur le 'E bli · c ,
À li 1u ~llt , l 5 / · c 11ibr1e.
peur s' s c1npart liu11 ~'"1 L n<.l nbmbre d~habitans de
Colog ,e ; on i
alfc 0 be: lCO}
par-t ut o' il
~ 'oiJ: q 1c drs qui se préparent à s'en
· a1r.i • l ·etra·te des Autrichien&
lu fai e cJtl
Le <Te er 1
he1m ; n1ai
ent1 e And i~
le j o · t1dre.
j ini le
Dusseildo •
Ho 1
"' l
.. r les Fran~ais x "est pas non
[ .
' ~' ~c on année p 's de Berg ..
• • tte os1t1011 pa11r e mettre
p~ de ,ooo Pr siens doi
e ... 1 ont pa é le Rl1in près de
n E.. 1 a f, , le 29 décembte.
L s rnes11 Ç.! 10 l'.. 1..:te re semb e di ig r contre
l rance quit: te LTa\ • , q110· c u'j) n soient
ux-mt me la 1 ll 1 I1, ~texte. Le ~ tathouàer .. e
ur-tout la rine e a lep 1\ t bi 1 de irer u ucrr
d"'accord avec 11 11glcterre ; n ~s leurs l1aute 11· sa ce
ns~D~ ~utr cnt enc e qu, li iOien bic servilcmc
r 5 )
ev·ou~es à la 1na·son r8gna 1t . I elles.. n ]f!, 'i positi-0 is d
a Hollande , c t h ue v ' :i 111 J 1
c ore o t- i -l heu r e al g r à
fi eaux. de f rjne et d avoine ,
f' Cll TC es rat çai:s IlS } a
La Haye et tt · arn
re11ouvellcnt claque j ur
da 1 i s c l ' 1 e 1n arr ; c c 11 .. 11
q u, on cl .. t 'l e :l i l''. n 1 t1 r r r < f
•
t.
g t r t e a c l F l"\.t i c e , e l L c s' u cc tt p e 1 a cl~~ m o 1' . n s " tirer
parti d 11 'Jnig1 d.tion fra11 aïs · , 1 e ivoya11 l~s en
Ca11ada •
p R I S. f
Sur la ii.cc d s Scct io~it.
c.s l1 hi tans d'une gr i11dc ci .. ~ 11e pf1 vent pa plu ~tre
Cl t i n u e ll e tue 11 t as b l ' s ou r ad nl. i lis t r L r e 11 i· s propre
a f tà i r c 1 q \ l e 1 b i [ 11 ~ e 1a ]~ a l 1 0 1 .. é1 j b 6r r 1 r
r 11 l:-s d c 1 Ré u li q u ~ • 11 a 111 ·ni , r"' f e
c b l u e n m t1 n c , u r1 c nt r c (i c r . • o 11 c o mm i 1 e
fa.it un d ns r r r leu: l tiF. Il pri icipc ' -jden t ,
, st q11c les section· d u11c: gra11 lll i ~o tt t:le ' ~ "'ta
hl s asscn bl Cli inin ai1es 1 ue peu .-cnl d 'l~bUCt t : . e
te ms Jeu1s ]lOll\"OÎ1s au co p tULI 1· ci al, et les ~e e11ir
le x e rt c 1 o 1 j i 1 t n n t av e c l 11 i . C e u s si
st conti·air ~\ tor1 t i lée .e h , t1ve :ie
n Il c p c 11 t c t o ll 11 ' o i t s a r .: r
· le d)u11c bo11nc 01ga iisL tio11 ad,11i1 ·:;
cxtraordi11aircs , d 11s t n p r t .. l im111i · e
I t o u ) e ~ c,i. La}' e 1s d . ' ] 1 v c u t e t 1 e , ~u r fJ o
rt:cipro ucr 1 ne, et 1 c. r lu. ~ c if. le· 1uoy· n
1a11 c .. D a 11 " c c a s m " 1 , l c ~. t 1 c c d
pnt1voir révolution11airc .oit ces~cr la c is,.
11a1tre. Il ~crait dd. l~t!re11 Il ..
• •
Jlll! t:XC~J llOll a l p1ï l
i n fi ni m e 11 t es t 1 c i n t ,,
11 icipal a "'tre e11 o 1 o
avec le co11 11111 iici a
110 s cl )LVt l t 11a1t1
c 11 t 11anarc11 i c ~ o t1 1
1 c
liberté ; pa cc one 11 pclb1 ne ce
t gue, que le trio11p ,,.,
s · t }re n a tif q 1j
• A es , pu1 sc11t trc
0
su l te u e 1 s del i b a t · t s e 1 - 11 Cl U 110 l
à.es sec tio11s 1 ta11 di 'lu ils i1c s . t , le lu S Oll , 1 i , q U
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qujil soit br ile e i p1ac e <ie Gr" ,-c
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respectifs , le 111 in· t1~ d
, ,
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l même ·11 •
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co11dui~1t. roi qlrC l co11 t ·en
e ) u Ï a V ai t d [ ll e U ll 11 e ] e l l' l 111 i j r a 111 i :-i i Il •
b o 1 t d 1u de m i-l c u 1 t1 e u roi f 1 t t1 il
f 0 r Ill c 11 e IU nt 1 es cl e a r 11 c l l r te IJ ~
l u r o 11 ~ · e S èr la n v i J le ~ 1 1 . s , l 111· e 1;1 1 c ·
ç'avait étc sri s s,cs or 11 e i q "il ~1va~t l fi . de Ît
•
1011 ambl · adcur, qt1'jl le eraj , t q ~,i de~i ait ue
11b1 i q ' · an ç a i ... l r o u v :"L t .. , d 1 c e L te ê o 1 u ~ te s a a r •
l 11 e p Tc u v c de 1 lJ o ll J · i ll ce 1 li t e l, J r 1 i c q u e l c
le roi veut tot1jo1rrs nt ete 1·r v c 11e. - c t:1 adier
'Bclle\lfille a die ,~ la Co11ve 1tion qn- les rançais a. ai nt été
p ;-i r fa i te. tn c n c ac c 11 e i 11 i s d q l j l c. c 1 a l, i l I t
cl'clo es , t le1 T ria· en t :
1 u e z : i 1 y a i .. 5 o Ji Ile l1 o
• •
Sur la p :-ri Lion de
voir étc arrêtés par le comit,;
plaiL a11teries qu ,il ~, ~.t· i 11t 1 r Î!1
autres m 1nbres ; Cl1abot ol s rve
l urs gait'·s qu11 av ·~ t é ,
a11 chaLe u 1 o oût.
èh e de 1 endre · ice sa.1 i1 OM
cédure.
éance a com1 enc '. rH1r d" 'er •
Cet e q111 '
Cjllel llCS-Ul1S ab IS c lDD ~ la
r c · o l u ti a n , o \ 1 s a tt to l · t ' s
de J
u
l bo1 o r #
• a~ 1
e p r p o q e Da vi
lui avait te11u d va11
, t 1 d.i t gt e
, ( c ~ t-"' - ire au J
Le génér l Dumou ier a ort l al ention de 1 Coa e t~o
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L 1 or d e tl l p a o . e l a 1d o 11 na -t i I sa in , q 1 an rl a v·a n t
e o 111 n1 e 11 cr ., il a f i c la i o ti - qt1e la di 1Cussion fC1t
fern1ec c i1s la .) '.a11c ·•
C tte de1na1 e i L 01 ·1 ~ e , atte1
~t ic1 t i11s r"ts a ait deM "1
e b .. tic.ou p d110 rateur
di le côté
~auc 'l l~a , sur l c 1
d r o i te a p a _~ 11 ~ rp ~ï s · t i c c is c i 1n i.; i s "
:s., s 11 i p r- t 0 u t a l, l tl . s s 0 n ..
Les déb1 ~s s sopt é cv' , ur ce que pl sit:11rs m ~ br
1 taje11 t Îtl crÎ S , Sl11 C C!ll OD 1 e etlt ref11ser a U11 j 11ge i'opin
er , o l q t1 e s 1 i n a p a la 11 b cr té d, a p i.11 r , C'J111 n p en t 1:
c on t ra i11 l r c ·t. )l :ro i on ce . Ce s t1 · h 11 l t ' s p t a· t a gJ t ~ , ~ a 1 . ,.
bau ou le pa i n les p1opos"tio11 di., cr s quelle~ f~i.
saie11t 11a~tie 1 et c1u.i 011t été t r1 liriêes pa1 les i.~110 ·ition·
• :su1 antes :
I . La
2°. I.:e
• • 1 mpr1mcc
3n. La
11111 di.
.1 scus~""1 on e t erm ' e
op i 11 ions cl es m e111 ll es
l~\ Ol chaeu11 ·voudra ,
dl l. b ' :rat i o 11 s 1 1 o _ i
t:C 0 l\ Cl![ Il SC!"Ollt
'ux r is l _ 11
,.,
- 0 1
i 11 cl _s u tl"' - ] est fi ~ '
,,.
La ~éa11ce a été le' 'e 1 q11 t1 c 11e ires et de i,, s ns qu
Cl1aun1et, q ii a · i é e maridé it la b r w., se nce tcua:nte 1
~ y ait ccmp ru.
S P E C T
•
Dl
; dinnt l!Ue la pet·t
s 11 r 1 c th ' a tr c tl e la
jolie J~rn111e; Il
se liq11cs att s a ttt1e
portrait d o a 111 a11x ,
..-:1nc que la pl1· 1
lflÎc11lC!s q 'o 1 y a c1 t :.,unt
n c1" 1 t q 1'
sc1ncnt ' i[ cc t i c. "
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te. il i1 "y a per o 1ic 11. 11e
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'l , "I Sttf Jt dl diJ J LÎ rc , c t de
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c J• t 1 • ] , ]1 At 1 ti 1 ! r ,
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Jt , 1118 . ll J"' IUX J - .. d1on , t ~ '01r ""Q Il a r 1tcl1ir le ort
r · et de l" rrre t_ t •
r c> n t , _ ci c o ~ e , n 11 e t a 1 o o m
i · d J> l l s J bo11 1 in e
• qu1 ~
..
a ~ p r c
_.e q oi il,. 11 craie 11t p s acttr
· conte ant de a_ si;n ts doivent être charo:
s e , cour1 c ne d e ·' .. gar r.
i 11 ] c i1nbrer ·
• f qu tt s.
rË · 1
gr t-is , ' P i~ · 1 a ll
u s c i t :r e q 1 a r e-v tÏ n t-- qua t c d ' p r te men ; le s o u
cri 1t u1s die , p1·01\Î11 e pai t 6 liv. 5 o lS pour le 01t.
1~ e u" re 1 i1 a - ·cc l" _"' ur 11at..1 ona l. ., cou"'t e11
, :l a r ·. .. ,.. 6 1 · v. ; · t da 1 . 1 s a e1 1c11 , 2 l 5 s"
tr
1 all
Poi t vit '·
rue
'.t ,our le· a Pi, qu 110n e t
1 aire i ércr d
u d 01 ositio11 ·e r' daction aux ci-de ·anr:
ute- c ï .
bo 1 ernc est l18tel de Tl1ou 1 rue de
c11 O}lfer out e qui c ncern 1 littérature a.ii citoyen
, r e du z __ ., l a. 2.
t te t e "lui or cc i1e 1 ai tic oli ·que et la rédaction J
ito ~ en Cas1.éra cuJ.-.dç-.sac ai bau
1793, 01, t. 1, n. 8 (8 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01, t. 1, n. 9 (9 janvier) (Mercure)
1793, 01, t. 1, n. 9 (9 janvier) (Mercure)
.. 1
p i l d
CC f. r C 0 I'
1
..
" a1
SS S 0 I" J l r s oel jn r ~ it
.r t: 1 s r \ - i 11 f; j ts , t · s-b i ~ :s o t r nu , in î
.. de subalt 1 ne ' ie]o pê:s cl n~ u1• 1 plci11
, d rrait comiq11 . C[ d \r r h1i::t11 eux., font o c
i 'o t1 , d t i, r. .. es r f r t si n 1 • For lis ,
)"_ mj loi , c ar , 11nc li~te de 1 So ind' g n1 q e outie11s
n h t1man ·t n scél rat, uomm' omopJ1a c . { 1 i é o
1e s loi · J a i d é p r n jour1 1 1i te 1! ' d ~ 'lï o1 c ~a te r c t a .. que 1
q e a i1 t ·c d 1 a rn "m c f ~P e , b Ils e ie cet lis t c q u ~ ils
()I t rro11v j pour enonccr }~ orJ1 .. COD1'ffif un conspirateur. On
fait iJlr , aison par le E1e1 I · , q11i ,- ut ~ m attcnteT ..
1 ,,· _ ma'"s "l s mo tre '" la érmeté d l innoccnc - ~
On rond es a]o1m11iatet1r 1de,r n i e pic détTomp '.
alhe reux q ., li ~ntai t sa bien ai~ra'n ce , a li ve· t de le j u ,•
ifie , et ce même pe·tiple le ramene en triomphe.
uelq t: fcui 1 s on l dir qIK c1rt ouvrag~ maa u it J" ctio
. l n. i l 1on en d par un pla1 une intrig11e amot -
e 1 .il faut convenir que I,' 1te11r a ru le hou c~p ic 1de 1e
as.'ier-. st po11rt,a t ques 'ion d,e maria e -ais cc j 1 ci
t tien si eu de place ans la pi ce, qu'il n f Faii pas mcm~
e r .. u nt ac1io , d.~vair- 1 c etre plus comp iq 1ee dans
1 & arci suj~t? n,.,n pire--t-elle as un 1n.cé:rêt su~ffi "a.nt , et cet
' '"'t &e t-i as s utenu. e·t grad11ê du commenc men à 1
- e pa ·-l tout q xibe un l n cl an1atit1 e ?
1 a i { e t e :r pi ac 11 e se ro i t 1 us S a "a s ~il e tait f n é )
rl:rs n e m J trait. pas Te ublicain a sez pt onon é ;
1s rj t1 .. n rcmar u dolic q11c: L r1t de 1~at1t ur n ~ t pas
t b l1.r dise i, sion sur ]a iJleure forme de gouvern -·
n n . JI v u u pro11\"er eu etp~n1 t, u so11 quelguc g u
ue 1CE ,l!Jit, r~ ublic~ ·a. ou moi arcl ·que, le 1·e1n" r,
11 sac ê d s e '"OÎ. s p 11 nu J1om e de bien est d'érrc
Cc u 1 e1r1b 1ex.1crer de l a11te1Jr , pourr ir
at.1 T1e ouv a c ; rr: 1 ai. par lea d ~ v ·loppemens
ssit a , i ne u t;·· co11 1cli r .. y c C'f ni .. i.
le citoy n L . -.a_, à ui ce h ' âtre doit ,déja dcu
i._ a~ p e· s de hi as. · l de bcat1x \ rs , a i1r · ss 1
lS l'an2i dtJ lo fi 1 1 es qn il avait donnée1
so _ ~l 1t. l p r1·0 isn1e de c•
~t· u re 1d p11;'S long-cc 111.
t&11 uite· û ns to t s lei
" ~e111 le • n p
e l 1 1 1 c 111 i · r ,t 1 i c 1
!'pt1t:11t l"' 01 r de 11 um •
V · rra 1 CQJ1.l ,
u1Ili n ? d ( 7 d' ·1 ent ·n q vec transport e pare1 1 morceat1x ., 11 e t
p u1 ta1 pa u pe11ple d,antrop p ges.
Le~ ·c11nediens du Lt1xcmbourg a 1~ - r tlV ' lettr -- atriotisme
en t"ep ,. .. e 1ta1 t c _ uv , c ~ on en atter d1cu:r
antre re 1 e 11 c1est d:1 ·1 dot111eF a moi11 une r
rali p u · , c 01 Amnt pcup1_ , . ~ n accuse si
bl s, d nt ·1 1 e1.tt u l'i stiume:nt ve
c trou~
ui n b '•
o .. 11 q11e d'être in .r lit.
La }iccc es jo,uêe comme on air 1e c.st l 1co ' ie l
e b ~ atrc ; l ury ur-t,ouc y .. ~t :.ub i111 4
- - -
- - ... 1 • t. • .. .. .. -, :-- .- •
0 VELLES, POLITI u
1 S FR c
IN • L~ 1 o novembre.
J paraît que l'isle de 1 M rtiniqltc et elle de J .G a
lo·upe, où Bclia e dotnine ilepuis si 1ong-tems n sou~verai •
ont r' solu d ne pain re e 11ai re la Ré·p bliq ue -r n~- is •
c t de 'i1ff an ~ ir cnticrc11 nt d s lie qui le:; att . 1~ic 11 t ,,,
la mere-patrie. Tou1 les aisseaux de l"Etac qu~ sont dan
cur ra.des portent le pavillon blanc c n; a fe, c ' l s bâtÎ1
•
mens du co:nmer e à l'arborer. Lt!s capit iues de cc1 b1 âti~
n1c11s, obligis d cc. er à la farce, 011t d1emande 0111~ l . t1r
JU tification un ordre par 'c1it. Les planteurs s obstioe11t n~
.pre11dre auc ll fr( t sur leJ n vir s f1"a11 ai , qui n ou ront
etrc cl1argés que de rcLours de· ieurr carga'isons.
1 frégate la Cal ipso, faisa11t l artie del t ion up. or 1c~
de Bcl1aaue, donn it l, cl1a e a qu qi1es-un5 des tran ,port
de la flotte de Roc]1 ~ n1beau, et eue 1-audaée d~ llc1· 'c at.er •
dans la 1 a le de int-Christophc, d,11n de c bât11nc 1s , 1Li
v f i ait c lleau. Au s"" -t'"" t le go11verneur d ce t c l 1 ie
11glai e dot a1a orclre à u11 vaisseati de TUcrrc da pours i re
f 1 JI a t • c v ais se a t1 11
11 t ll i e 1 " c a. t t i i t , e t o y 11 t s on p •
jlJ011, i lui lâ ha u 11: bord ~ e et la fic en cr ..
Le cap1tai e de la { · 'rrate l en n b r d 1 i!)se ,au dit
l}t11Îl Ctait ranç is , et q11 j( é[ait 1
01111 ~ Lle [l lll t fll 1Ctlt , l
"1 a11c c t l' ulct ·rre êta 1 t e11 pai. · mai i l", · p 011 ~
d1t qu il ne con ai.ssait d1autre pav'11 n r 11c·ii 1 c e p -
v· llon tricolor, d1ap è. la 1 oti: ca io11 <] n'"l e11 ' it reç e ..
puis Ion -tcms ,1 qu,il ne pou\"' it cre q 1 lltl frJ ba-.1 et tjtte
c 1 'tait l!n ~ecce qu l.icé qu,il .. ·~11"' ic de r'ga e. 1 1 a
m n 'c A Saint- Chri1tophc, ou. 1 ''qui · e cens i é pi:
• onn cr.
""
[ B
l . 1 , i\:I il 1 1 1 e fi? 6 no t 6 r I 7 9 ~ •
'ar-c- id , g 11cu du
ne "" • I ,\ ;p C[~ 1 1ce d 1re,n1
· ~1 c ., p lut ~
, 01" .. i- 1 _ s . en t u 11 C! . rt
mp1 " 1 ri les, donc 1 ~e~e r 1 dr
c.. d n 1 o·
Les di.sp O!iltlolll
s : 1er to te peu
i~on nilit i , r~ n1 - t ait , pli
one prêts à mir·cl1 r 1 le é11éral Pelle
ot "n l nt _ oi é re
-iu ~ 1ion s
1 const· Ig.l cnt occup
i in. 0 ahli Ili
Il
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OEctlr - d Cil -rit! Yilletlt , a''
l1 793 '
hez
,)
ill au
le ~ q · 'c:ll _ p~u se
l • r t n 1 11 c n s rJ -
•1c· Go ooo 11 111 n
ri ni., qui cgt attend 11 à
ndem it ~ lJ"O
1
t1 a 1 1e n t u v r 1
de la cic~d1 il _
1 rri r de la co 11r11Jilrtt 1
/ 1 ' tb ,/iq 1e
e lib e , le magiiS trac
ur _
;JI ., "" ia o , e t n~ne 11 urp·
~ ~
e po \'OJ :r ,
ouv r inct n toe na.
· ·toy n q 'il fa~
de -air, ~D.Dt
r 1e.
Voi l s
1 cand ÏJ
e a i cl 101i t
er, co r l quel l
" d - ss1pn aiIl t
,
r 1 r p l!I c
ra ..
011t l s mlcns,
n l e po i c· m11 ~ci pal i j\· .. 1 J
e 11 q1 1 " t e a . a t -s _u
9' ci i t "a t 'i 1 · s ,1 i av o u ~ di ,,1 ·~ '~ i c té s t r ri n 1y p a t t o •
e 1 a Jl ion d c l 1 a i ., ] u i L e 1 p t j t ] u i s ~ r · d c ti li e
t 1 a t, o i s ti n ... J ' i ' l ' s su p 1 ,;s d e v 10 i r q u c ,, ou
uisic: u t i uaI 1100 ~· pour rep r drc la Jo1
i , a· 1 s a ·r t ' t d l. c o n1
in e. J i s p dis :; t :t -on na r e l n le c ti o 11 ,.
dan - la om':rn - ne~ ni da11s vo11i le droit de epl~ -, un ci-
1oycq de de 1s affa~.r, t de lui fai ~e perd e
on t l i 5 e ,f P· t n 1 pe t le p •
li . ...
1 1 n1 , • Ja o m i e e ID
qc i f a1;t~ n à 11 · g· i l'gullli l m
( 69
ion de la loi dan · votre citation ne me dispcnstrait pas d
~ ondr · n1ais va~ deux sections , la con •une et ou 11 •
u z q ne mes e~ pri.ssio ns mes iour l·' pl ra ·eJ t 1no n ir i :t I · •
Eli 1 dans q elle Ioi avez vou ln la en. e de c
ellr' ou te lie c"pre.s .. io1 s 1 d en1pl cr t l ou t 1 tot .. ,
pl1r'\ es ? Cette Io~ exi e sa
~ ran· et ~es des e • au d
1 i t ~ é rai c: ; t von · n, ê s J a 11 r 1 ' ·
vcz .. vou&ï u C' mi ·!011 tLs . rt in..:
t i o ia ? ·on : n 1Ji ~ 1 i c t 1 elle l e
~ue les dé i corn i , c ·non pu:! l
tiou de comme tr . L,
d C C: }1 ~ 1 d Il ] i l 0
[Je. ne m att a dais pas
:r i en t de le i~ iu e t tr 11 i g u i r .
11 q.u o i ! o d u" ti o n s ,, la c
u l as p le l 11 o l c â cl c :
l l ivre un i o .. ~ p Il r s t e ~ j• r .:; c • o s ,
iutentio1is ~~ utaur à e '0 u circ le ïlt 0
ll
no1nb1 ux q 1i l ' va c t a.u 111e r
~entation 11atienale da1 s soi :.; I c~ 1 t r
-'il
.m c nt u d~~po t1 ·me par l ~a i a · 1 i . · _ de11 .. ctio11 la
Dl un c c t \ o 11 s , n, au i z-\ ' cl i z el , cl i t: a [ an .. t cl e la di.
r!!!ll
sitio1 q u : poursui" e 11.s 1e t ~ r ns t z r1 d t hrn., el l ,
inlen,ic;1 d r1u11 cit yen a · i es l i~ , i1i cl erit ~
louic Ja. pas8Îon d un rc~u l ca11 ?
Mpis ce n'est pa.s 011 • - qu ,1 tribunal ''olllcz, 0 1u
1enne rendre co11ptc d tnts e~<l s.s ·ori , e 11· s t. l>r5
l ra5t 1t de mts i le 1t~ans? u t ·ibu in de pol~ce munic.1
r:çnoTcz-v 011 do 1 t rc c vc, ·re ac c 1 ··a ti 11 1 c t "au turité
du rrl1 1nal de olicc muni1cipale. Ou v· oudri~ -\•Ou 1111
en attTibuer ta11e qu n ~ lois r lu1 011 t as d u11 'e ! _ · \'Ot 1
"gnorez l'attribt.1tiu1 d11 t.ribun: l dt oli c n1u1 ii c]pal 1) is ~.
1 oi du 19 juilJet 17 I; et ·i vou , .. oul i sa o·r à 1 l
tribunal il appa ti 11t d jo er rzeJ NPftj io11s ~ 'n ta r~' 4, n Tas e ' nt f?J i '' I t ii ! i 0 n I , i · ~ c z le a r t. cl es l 7 c t • l t1 c l 1 a p.. r C!
S de la con titu tion. J .. \10 us par don 11 11e~ p ao _ir e r 1: L l
con. titu\ion royriile; je 11e l'ain1c pas plus q 1e \tou .... _ ai,- ·
e c 1 ai s p as q ll j 1 o 1 s a x 1 t i Ll n c d, 11 · r u 11 e 11 o ni: e J l t ~
ni que vou pu1 slez ~ lu(l~r de d. po i· •01 c c.lle q 1 •
istc, l r:s ~ e di po itio11 no s mettent - couyc: ~ de \ ,
D t rep r l Se 1 , t n O ll S g. rd . t de . 0 _TC \' 0 J 0 ll t , •
Je vous declare qonc que \'t p necre Li 1 5 ntimc11 df·
droits, par 1·esp •et pour u s lois~ p r h i1'te d d~s
fo t df ma co sci nce , et de otr j _
r e , je n c m p ê s n te .ra· a a a l e L 1 .. c i p 1 ut' ,, t • e
ci ation11 Je ,·ou~ déclare que je d'noncc: d ' ~ aujo r ' ui rr
itatio , et ma r's'.stdnce à cette au 1it ' 1 qu1 ne fai gr
IllOllllC 1 et [i ic ju~ti C OUS1 r ini p b-'lu 1 an 1
( 0 )
j 1ct le être ; e
voire tribuna] t le
e j tti nds vec s 'eurité 1 ~ gtme :>.! '
T 0 T 0 J_. E.
r . s n C E E T JJ A n
t
ermo,nt occupe le fa teuil.
r. 1 por . u n c ni · ~ e.~ ~~ti ion 1·t a esse ea -oyée
par l s départcmen . C _Ile d,~s cicay,ens d"_. · 1ch q i adhcr.ant
au ' cr :1 t q l1 i b o li s c t 1 a · o }'. 11 te r n 11 t l d :s p o
1 i~ e , d . an en 1 cl es l 0 i s u i. L fFe rn l si e 1l [ ) . Repu b 'j q u c t
l Lib i-té ~ ciel · d s ci oyc l e 1
• rt , qui re 11 rci nt
. OB'\'. ntiOil d,avoi1s reu it la a voie ~ la ran . e. L Républi~
r. ., 1 i ~ 11 -ils s o j t d no rc :r o 1 v o s · ou dev
1t c con s·t .. u tio salT . ; hâtez - vous de 11011 · la do1 ne r. el
C Î 0 y l S Î Il t - a 1 , ~ Ï J . 1 la Il C Il Ci L . 1 f; 0
· n ti d cr e t c: u 11 · or c d ' i e u taJ e •
L n l t v, 1 a 1 o 11 c é 11 11 au e t , P' ra c u r 11 r e
1 co1n1nt Paris ,1 • tnit rêt à paraître ; il a decT~té
q il . a~t r-11 1i ., ai· 'il n 1y utait , u u1 e di l
; . a J a b ' r re ~ r ~ id 1 t ] ll i 1 j t ] d t c ~ t ni
ll t dé Cl~ r q U .. l S St 0 p 0 . é il\" CC f I 1C ' , l'' a
on1mut e - qu .. lui -njoi. nait 1de ou.rsui ~re Cl1arles 'j lett ;
u'il r lJr' 11t li <:011, ~il-g' -r ·l q11e 1c, air io r 1 · loi
d _ ]a libertii a~ l" 't ttcn r ; la 111 ert 1 c opin .. on
t q u il .il o b t 1c11 a i -n 1c et a.rr ê té ,. L 1c s se c.: r ~ taire -
' Jjg ren t d"e voyer 1c Ier i ,r · rr At 1
,, et le orr1 1is l bur~
au ~ircnt i e" ecution 1 pr m~ .. r, en c11,roya11t 11nc as ig11 -
t · o n C 111 a ~ l ~ s ï l t t ,, D ~ q u ,1
• 1 :i c c a 1 n ai a c d e t te
r e.11 . 1
.. s t e tn p 1 _ s é e n o }'t r 1 e d c si -
' • c: n t r ~ p on Ll (~ 11 c 1 _ c s 1 .!i • c air ci s s e m en s q t1''i1 \' i c 11 t
..
o i1 I c 1 , 11 t1 o 1 11 ... ' e t 11 e o u , a u c cou-
)
i1cs me br
fus·e1t acc;ord~~ à
l
t ma lé q
Ch uu et ;
1C 11 u u -t 11
1 · 1 01111 e11 ra
neurs e la sca 1..:elii
q11 lq uc~ d.élJ Jl[S
,., r p oint ] es 11 o i
n é ut '. cl · la om run c S in - c i -- dem d q11c 1
c011tr·b tjo ... ad l.tio 11el m·s,e sr le é arte cnt de P 1Î111
1~ t i r t l 1 a · r u l t i o 1 c s i i t 1 a 1 1 ""• · s o 11
t l_e ar _h,emin ~ ne oit s -pportéc 9ne ar la ville
i s 11 i . li l e p T 0 L • g . l' f Il j 'i 0 n c b i 1 c t ' () b i
41 u, li soit ' te id ue à taus l s dC:parte1_ c1 li dans les que h ce
-
billet" o 11 t · ro l'. R ll\10} J comit · es 11a ,.es~
es pn tC ' u d' arte1 en t di: 1 a Loire: • u f érienre , p · eu~
t t , l 11 u ie ~e · d cit ye - d1 ~ dê ) a19 tc n . n
( ' ) 1 ou eno 1 veus d.i e la 'r .. té , disen .. ili , t toute
rit • 11 ne eu u t pas de f'ente11dt·' ; s che p cr.
o divi ·~on , vos d .'bats1 s andaleux ont •tenci dan oius 1
coi11 de la rance. ~ o s Ete 11 oyés pou~ fai e d s lois ,
et vou1 ne ~ave~ ai f! pou t1.s un ~ gl 1nen ; vo "t
n O)~, pou f ire cc ter la F~ nec, 1et vo _ 1 a p1
vous rrspectcr vous - hm · ; ou 1 fi11 n o éi pot1r
fora cr 1 libe l f ' et 1 aint1:1 . r la t c. ee·
an a
1
ge ou pa it a. .mai c•es t notre de ein , etl'.
Dal1~ le reste de l'a Ire ~ e, on 1éleve c t1c l 1in ucnc dei
tri b 11 m e s 11 r 1 1 d • l i h # r t i 1 a d e I' s · c 1 ~ c r c- c c 1
ma ques d'approb ti n n imyr. bati ., q11i son rc:g;irdécs
comme d attent ts à la uvcr.ain té nati _l __ . ; ar1 it
n6n aux P ri i q'L ~'j) ne 11 t p s c for[s po~ r fi ire
~espect.cr la cp 'se11ra ·011 nat"onalc1
, le9 Na11t 111
S ien1d 01 t
leur se 1ours , et a11ronc m in tenir ~ libert ' . 1 Conv
~' on ses c11n mi et 'riro,E t. Cette ma ion e cite d
,
n sec ne , q i ne d,oic S1 ~ tre te ,
b1ée. Bo11rdo , dêput' de Paris, 1e livre à d s la ettr 1Ciui
jettent le decouragcmenl dan 11. Convcn io11. Tn '='r n no Ji
b"re de membres rcti cnt doue 1ent les un r '.s le U·
t es, et le rcst , t 1 it : petit 11omb 1c, [t: i~· p essio1
et l 1cnvoi aux d ~pai~rcm ns d 'un u d 'par
cme11t des Bouche -du-Rl ô111c, qui · l .e qu Lo i
!I! 1 n e~t pas e11core J t1 e.
La 5ea11ce est levée
S énn&t du mar li .. .
J4R7Jltr.
ne 1ertre d1~& commissaires 1de la Con cnuion -1 Liege xcnt
tt I tion de la Convrntio11 u1. 'é t l m t ù se
trouvent les armées. Ce s nt toujours e nouv ~~ pla: te., ;
e arm' .. cnt au jo r 1 j u née ; le r:; vivre
rctaTde la n arc 11e de l' van t ~ arde , E n11it a1 ,.· s11 ~ s d s
expéditioi_1s Cette lert c donne !lljet à 1111~ a~bez discusion.
a Convcn[ion tcrmi ~ tou les d1ebat1 11 1 e11 oy1 it a
et.trcr 11 comit - de 1 t1 erre .
. Une~dlp tati1on de la iéc' dctï a · la libc rt d
l' ' .. a 1 · t '. de B 1 u g c s · t , dm· se l
Conve11ti n 1 ec o l iss d s 11
la.
b·enlaic dont elle l 'S rit jouir. C1e s
1 r! ad rr1 ii is trattu s ro vi oi s , q
te ; · 1 s d e in n 1 it q u 1 11
r t di i 5 de cmbre et olli ice t c n
~u11ion dl1 Braba11t ' l_ t a b uc nen[
ion fas e rait à la p 't~ ion, q11i esr c e d l
la presque totalit · Be ge
Oi lin dcma 'lue l
..
Cl e omp
' - ) ;: de ,.x'cUtlOn du décret du.15 noYembre· • Legend_
ut que 1 c o e il exé u tif r ' .sen c l Jj te de commii~aires
u i en O ' dans 1 l i Ci 1 onve11tÎ On dé..r .te le
:r n -oi 1~e t.n et: p o o i · ooets u co ni té 1di __ o _ atique qu·
' n t ra 1 a· 1 t1 n or c s llr 1 s ' t" t ions t i _ par · 1 u ..
s dt,p t ~ s del Bflgiqu ..
Douçr!t, a nom <les ~o ite reun'" - ' résentfl le d 1CCT't:t ui
.. 'l '11 s c a o
L Con. c n tio :11 ti 011 l ~ ,. a.pr s 01r
rnité 1 uc -r t des fi na - -s TC u 1
· ·t : 10!! l tr 1 s1orerie
• 1 i s t re de l ~ i L 1 è ri u r 1 a ~· -·-
ti o 11 l t cl r à 1 i"
1 1nc d~ ao,o o .rv.,
n a ion oe 1 · 1 1n i li ta" r e ·
si io ilI dll
1 r fo ·u _ ir
de l .. _y aJides .. 1hô l
~ . r
t ' tabJi
i1téc S t r l" ·
en. nt
r· co I t
le: 11lus b e _é Jai, de
"te la 1R.cpi i· L t e ~ pe ant r·aanee
~ e 11 à c i li d c 81 , ldc , dei Î-
"' t101tl n ....
I' c cp nsc
792, -our
lde et · ern
. c ns 11 t ire ; l n1 i · l'"C dr oro pitc e
t ·e de l'e~ '. utiu11 d ·ret du to ·te
. - ai 17 ,.
ane du comité d ~ dopl~r 1
o 1 ~u mit' d ,
t • e 11c 1.. ti v nt ire a _
apport de
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~1 , i s ~ di i o 1 fa i t s 1 i s le 5 se terri br d r n .i e r a r
le e péditionn ire cmployes ex ra.ordinairement à ce
de: 1~ . Q 11v .. ·pour les expédition dC"s cinq
c e n t1 r ~ l 1 u i 1·e te n t N fair o r t 1 r 111 e r la c o Il cc -
rdo a la loi u oû i 7 ·I .•
r lf! p "o o · j i ou 1d. -rr o 1 t , 1 - su Î a r est· en u.
_ · • Jer. es citoyen~ q ·Î aic:qoer ont des domaines na io ..
n • da 1 s le_ 1 o u r n t e ' n 1 1: c 1 7 .3 joui ro n e 1 a fac u t '_
'i .,.... 1 d ' 1Ct 1 r ur t e · on · - t ~ el 1n
ndns nt~ sujet .
•
• t ~ p 1 · o e 1' ann e
en e ou Ecs "'o q11,cn · r nt le& '
u q u e c i o · t da s 1 .. .s ci a q an f. ci d 1f! 1 e a r
ro11
1793, 01, t. 1, n. 9 (9 janvier) (Mercure) (Gallica)
1793, 01-02, n. 2, 7-9 (Journal historique et politique)
1793, 01-02, n. 2, 7-9 (Journal historique et politique)
(NO. 2. )
4MEDI 12 Janvier 1793
l'an 2 de la République.
MERCURE
STORIQUE ET POLITIQUE
DE L'EUROPE ,
DE GENÉVE ,
RUNE SOCIETÉ
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Prix de l'Abonnemane off de 25 liv.
nc de port par tout le toyaume.
POUR L'ANNEE 1793.
ANVIER 3 31 jours & la Lune 29. Du au
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H. M. S.
OIS .
mardi La Circoncifion . 19 4
merc . Bafile , Evêque & Do&. 20
。
Jeudi, Ste Genevieve , Vierge.
21
fam. Siméon Stylite.
vend. Rigobert , Evêq. de Reims . D. Q.
0
5
5 45
12
22
4 50
18
PO
1.23
D. L'EPIPHANIE
.
24e , à 0
lundi, Theau , Solitaire.
h. 8 m .
25
。
mardi Lucien , Evêque & Mart . 26 du foir. Q
merc. Pierre , Evêque. 27
jeudi Paul , premier Ermite.
28
vend. Hygin , Pape . 19 N. L.
fam. Arcade , Martyr..
lundi. Hilaire , Evêque.
D. Le Baptême de Notre-Seig.
le 12 à 9
60
2h. 8 m.
0
9
27
du mat.
0949
mardi Maur , Abbé en Anjou.
merc. Guillaume , Evêque.
°
-jeudi. Antoine , Abbé.
6
0
1010
10 30
10 49
end. Chaire S. Pierre à Rome. 72 P.Q
0 II 8
Mam. Sulpice , Evêque. 8 le 19 , 2
II 26
2D. Sébastien. " 9h. 38 m,
II 44
lundi. SteAgnès,Vierge& Mart. 10 du mat. I
merc . Ildefonce , Evêque.
mardi Vincent , Martyr en Efp. 11
12 16
12
4jeudi. Babylas , Evêque . 13
vend. La Converfion de S. Paul. 14
。
。
12 31
12 45
12 18
6 fam . Ste Paule , Veuve, 13
10
۱۷
D.Septuagefime
.
lundi Cyrille , Pape. mardi François de Sales. o merc. Ste Bathilde , Reine.
Ijeudi.Iste Marcelle.
16 P. L. 13
22
17627,3 。
18 h. 43 m.
13 33
13 43
19 du mat. 135
201 14-0
6
6 38
74
729
7 54
8 18
08 42
L'an19.
CONVE
Du
dime
Us
membre
propolé
d'anih
pluſieurs
citoy
des
faits
relat
mande a
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en
faveurde
les
droits
don
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perfécut
Couvention a
une
meluseg
quelques
déba
N.2.
12
Harvar
JOURNAL
HISTORIQUE
ET
POLITIQUE.
!
-
31-
FRANCE.
L'an 26. de la République Françoiſe.
ONVENTION NATIONALE
Du dimanche, 30 décembre.
N membre du comité de sûreté générale a
Poſé d'anihiler la procédure commencée contre
curs citoyensdu département de l'Aube pour
faits relatifs aux droits féodaux. Cette dede
a fourni l'occaſion à Mailhe de réclamer
aveut de tous ceux qui ne pouvant racheter
toits dont ils étoient grevés , ſont en bute
perfécutions des ci-devant ſeigneurs . La
vention a reconnu la néceſſité de prendre
meſure générale , & elle a décrété , après
ques débats , qu'il ſera ſurſis à l'exécution
2. 12 Janvier 1793 . E
Harvard College Library
Aug 12 19.5
aux droits ci-devant feodanxeu cafuels , fans
qu'il puiſſe néanmoins être apporté aucun retardement
à l'inſtruction des procédures concernant
les délitse les cas d'affaffinat , de meurtre , ou
d'incendie fout exceptés de ce décret .
Des députés des trois bataillons du Lot ,
de Popincourt & de Seine infericure , ſont venus
ſe difculper de l'accuſation portée contr'eux par
le général Humbert. Quelques détails contenus
dans leur juftification , ont attiré l'attention
de l'Aſſemblée fur la conduite du miniſtre de
la guerre.
Barbaroux a parcouru les différentes plaintes
portées depuis long-temps cceonntre le miniſtre &
celles qui s'élevoient dans ce moment . Il a examiné
ſa conduite relativement à l'organisation
de fes bureaux 88tration , à la
fûreté de l'état ; & il l'a trouvée par- tout repréhenfible.
Barbaruma in pridemvrinter que
la Convention décrétat que Pache a perdu la
confiance de la nationa
,
Aprês quelques débats on a renvoyé toutes
cesi dimoociatioussagne commiffion de douse
membres , à laquelle te com 14.de , la gu
éré adjoint.mbagg_154 tb 221142
Des citoyens de Paris fontaadmisia la barra :
ilsslagronosnt comme députés de dix-huit fetions,
Ap milieu d'up, 1995les, cupyens bieftes
àla journée duv1i9o agu desmyyceuuxreess., des
enfans des eftropies , &c.29 Vous voyez, devant
vous , dit lorateur , les victimes échappées, aja
syrannie, de Louis. Nous venons vous deman-
ככ
auro
Le prtééſidene répand aux pétitionnaires que
pres la
C
qu'aucunepu
prevention,
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.
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rous
allons I
Le
prelider
257139
21
d'après ſa conviction ; que c'eſt affez dire
u'aucune puiſſance , aucun évènement, aucune
revention , aucune opinion particulière ne four-
Ont influencer fon jugement .
On fait lectured'une lettre du citoyen de Seze
des défenſeurs de Louis XVI. Il réclame
ntre une erreur de date qui s'est gliffée dans
plaidoirie. Lesa's relatifs aux gardes- durps
ne font pas du mois d'octobre 1791 , mais
12 janvier 1792. De Seze fait obierver que
rgument qu'il a tué de la lettre de Louis
lative à ces états , n'en a que plus de force.
Sur la fin de la téance un bruit ſe répandit
tout de la falle & dans ſon intérieur. On
oit que les barrières devoient être fermées ,
que des vifites domiciliaires autoient lieu
te nuit même. L'affemblée a pensé avec raifon
fice broit avoit quelque fondement, les corps
miniſtratifs n'cuflent pas manqué de l'en infire,
& à levé la féance.
Du lundi , 31 décembre
Dette féance s'eft ouverte par une députation
la fection des Champs Eliées . L'orateur, a
@les circonstances critiques où nous nous
vons caigent imperitusement que nous man -
cions nos opinions & nos principes . On cole,
on affiche dans Paris , au nom de quel-
' femors , des arrêtés dictés par en efprit
hiavelifte & déſorgtuifateur . On force le
des ci oyens par des menaces de profcrips
... Nous verons improuver ces arrêtés &
sallons les dénoncer au confeil général.s
cpréſident a applandi au nom de laGan-
E 2
neurs de la léance.
1 Un membre du comité des ſecours a inftruit
l'Aſſemblée qu'il n'étoit encore rien parvenu à
parvenu
la ville de Lille , des dons patriotiques offerts
pour le foulagement des habitans incendiés de
-cette place . Cambon a découvert les cauſes de
ce retard. Les ſommes déposées pour les habitans
de Lille & de Thionville , ont été verſécs proviſoirement
à la caiſſe de l'extraordinaire . Elles
n'en fortiront que lorſque la Convention aura
décrété le mode de leur tranfmiflion. D'après
cet éclairciſſement , il a été ordonné aux adminiſtrateurs
de la caiſſe de l'extraordinaire ,de
faire paller ces fonds aux receveurs de diſtria ,
qui les tiendront à la diſpoſition des communes
de Lil'e & de Thionville. La répartition cu fera
faite , ſous la furveillance & l'autoriſation des
corps adminiſtratifs .
Sur le rapport de Cambon , aunom du comité
des finances , la Convention a fupprimé
la caiſſe de l'extraordinaire & l'a réunie à la
tréſoretic nationale. Il en réſultera &de l'économic
&de la célérité dans les opérations .
Moltes
falmir
doit envoyer
porterl'allarm
que la Conve
& appeller da
Elledoit aujo
foit
fermée
triompher l'ap
parole foitca
parlercontre
La
Conve
incupation s
que la paro
P'avoientden
La
diſcuſli
le
le
premier .
fur la
fouvera
Qu'est- ce
le
pouvoirde
cellaires pour
trercecepo
repréſentans
nôtre,les
font
exécutée
préfuméesêtr
Decettepréf
caractèrequi
D'où il ré
un
droit
inhér
ver ou
d'impr
lonté
préſum
volontégéré
fefterfonv
ellation alie
L'ordre du jour appelloitla diſcuſſion ſur lejugement
de LouisXVI. Marat a demandé la parole
pour expoſer un fait , qui intéreſſoit , diſoit- il , le
falut public. L'Aſſembléc contultée la lui a
accordée, ceDepuis quinze jours , areptisMarat,
les chefs de la faction Roland tiennent un conciliabule
ſeeret. Ils ont juré de ne point prendre
de repos , qu'ils n'cuffent fait fortir Pache
du ministère. Leur feciet m'a été découvert
par un de leurs faux-frères , qui s'étoit rendu à
Ce concilabule pour fauver la choſe publique.
VO
Dires fulminans contre Pache. Cette faction :
it envoyer des couriers extraordinaires pour
ter l'allarme dans les départemens , y publicr
e la Convention n'est pas en fûreté à Paris,
appeller dans cette ville une force armée.
e doit aujourd'hui demander que la difcuffion :
fermée ſur le procès du roi , afin de faire
ompher l'appel au peuple. Je demande que la
ole foit conſervée à tous ceux qui veulent
ler contre , & moi je ſuis du nombre: »
La Convention- n'a fait aucune attention aux
ulpations de Marat , & le préſident l'a aſſuré
= la parole ſeroit maintenue à tous ceux qui
voient demandée.
1
La diſcuſſion s'eſt rouverte. Vergniaux a parlé
premier. It a d'abord préſenté quelques idées.
la ſouveraineté du peu, le .
Qu'est- ce que la ſouveraineté du peuple ? c'eſt
pouvoir de faire des loix , & les réglemens séaires
pour l'exiſtence de la ſociété. Le peuple
ace ce pouvoir ou par lui -même , ou par des
éſentans . Dans ce dernier cas , & c'eſt le
e , les déciſions des repréſentans da peupl
exécutées comme loix , parce qu'elles font
umées être l'expreffion de la volonté générale.
cette préſomption ſeu'e dérive leur force & le
Aère quiles fait reſpecter.
où il réſulte que le peule conſerve comme
roit inhérent à ſa ſouveraineté celui d'approuou
d'improuver ; d'où il réſulte que fi la voé
préſumée ne ſe trouve pas conforme à la
até générale , le peuple ale droit de maniet
ſon voeu; & qu'à l'inſtant où cette mani.
tion a lieu , doit diſparaître la volonté pré-
1
E3
La conduite de la Convention nationale a étél
ouforme à ces principes . Seulement elle a dif
Ingué entre l'acte conſtitutionnel & 1 s actes puement
législatifs ou réglémentaires qui , érast
écellairement très-mut piés ; qui , variant fuiant
les lieux , les tems, les circonstances, ne
euvent être foumis à la dé ibération du peuple ,
n'ont beſoin , pour être excutés , que defan
atification tacite
Vergniaux a'enfuite réduit ces diverſes propotious
à une ſeule. Tout acte émané des repré
Cotans du peuple , a-t-il dit , eſt un acte de
yrannie , une ufurpation de la fouveraineté , s'il
'est pas foumis ou a la ratificat o fumelle , ou
la ratification tacite du peuple; donc le juge-l
ment que vous rendrez ſur Louis doit être foumis
l'une de ces deux ratifications . i
Diroit-on que , même après ſon exécution ,
otre jugement ſera ſoum's à la ratification tacita ?,
Mais le fi'ence ne peut être regardé comnis uues
pprobation que lorſque celui qui ſe taît a la faulté
de ſe fare entendre avec quelque fruit, Or
eſt évident que ſi vot ejugeanent étοις εxécuté ,
peuple n'auroit à préſenter que des réclamations .
L'orateur a démonté qu : pendant la durée de,
afetlion del Convention natio, ale, il ne fauoit
émaneu d'ele , un feul acte qui , pour être,
egitime , cût un auflig and befor de la ratifica
Hon du peuple. C'est comme repréſentans dul
cuple, leur a-t-il dir , que vous vous êtes dé--
larés juges de Lonis; c'eſt comme repréſentans
upeuple que vous avez réuni fur votre tête les
Fonctions de jury d'accufation , de jury de jugedanslejugen
Vos
Pouvoirs
delpotilme.
Ce ne fut
fentans du p
Louis re fut
les
citoyens in
viduel qu'ils
tion.
Ceft
veur
tenir
Maisles
civiles, do
plus
défaftre
mouvemens
fonnemens
paroles
de F
véritables ge
étoit le
foye
hypocrites
qui
produife
cuxmêmes
Moreau a
fon
opinion
cipalement fo
củ
l'on
doit
lui, & ne p
trompe
Dubois de
en
ſubiſtanc
fire
réviſer
le
peuple, p
&
sillbjuge
De
pouvez 1
votre
jugem
ans le jugement . Quelque étendus que foient
Pouvoirs ,
ils finiffent là où commence le
Spotilmelis
Ce ne fut pas ſeulement l'aſſemblée des reprétans
du peuple qui promit l'inviolabilité à
puis , te fut le peuple Ini-même ; ce farert tous
citoyens individuellement , par te ferment indiduel
qu'ils prêtèrent de maintenir la conflitu
on. C'est donc au peuple ſeul à déclarer s'il
eut tenir ſa promeffe .
Mais les difcordes , les intrigues , les guerres
Wiles , dont on nous a préſenté les tableaux les
as déſaſtreux ! .. , Ici nous voudrions rendre les
Duvemens d'éloquences , & la force des rainemens
avec lesquels Vergniaux a refuté les
coles de Robespierre. Il a dit ou étoient les
ritables germes d'une guerre civile , on co
it le foyer. It a montré à nud ces hommes
pocrites qui l'annoncent pour la faire naître ,
produifent l'incendie , alots qu'ils portent
x-mêmes la torche qui doit l'allumer.
Moreau a fuccédé à Vergniaux ; il a combattu
opinion & la raison fur laquelle il s'eſt prinalement
fondé , c'est qu'il eſt des circonftances
l'on doit rendre le peuple heureux malgré
& ne pas le confulier de peur qu'il ne fe
uperb ?????? ????????????? ????
Dubois de Grancé a parlé après Moreau. Voici
Tubſiſtance tes raiſonnemens. Vous ne pouvez
réviſer votre jugement for Louis Capet par
cuple , parce que le peuple a acculé Louis,
a16 jugeoit il feroit accuſateur &juge. Vous
Pouvez renvoyer au peuple la ratification de
e jugement , vous feriez du peuple un dé
4
éance extraordinaire du lundifoir 31 décembre.
Cetre ſéance a été remplie par la lecture des
dreſſes des départemens. Anatheme aux anarniftes
, confiance dans les repréſentans du peule
, horreur pour les moaſtres qui prêchent
= meurtre & l'affaffinat , voilà l'eſprit des déartemens
, & cet eſprit eſt tellement le même
ans toutes leurs péritions , que Marat y a vu
preuve évidente qu'elles avoient été écrites
ar des modèles circulaires envoyés par le miiſtre
Roland dans les 84 départemens.
Du mardi , 1er. janvier 1793 .
miné la natu
ne falloit pr
niftre des a
mations d'u
Kerfaint
poktiques a
dent avoit n
nous ne de
time , & qu
la
défirer.
vernement ,
fansdoute ,
térêt des tê
qui ne doit
celle de Fox
les
intentions
obligé de fer
ferver la p
guerre, parc
terre un m
qu'il a comr
quelles font
çoife& ce qu
honneur &Tu
Ilafini par un
difpofitions te
piedde défen
voyéàunecour
de
chacun de
tique,
colonia
La
difcuffio
LouisXVI.
Saint-
Andr
de
Louisaupe
Iln'ya
point
de
Louis; cep
Il étoit juſte d'accorder une indemnité aux
membres des conſeils-généraux de département
z de diſtrict qui ont été obligés de le déplacer
our ſe rendre à leur poſte. Cette indemnité a
té fixée à trois livres par jour , fans y com-
Prendre les frais de voyage.
On ſe rappelle que la Convention nationale
lécréta , il y a quelques jours , qu'il ſcroit fourni
chaque foldat de la république , deux paires
le chauffons & une paite de mitons de laine.
Le miniſtre, de la guerre a préſenté aujourd'hui
Capperçu de cette dépenfe , & il a demandé qu'il
Fût mis douze cents mille livres à ſa difpofi
tion . Sa demande a été décrérée .
Deux bâtimens chargés de grains & deftinés
Pour les ports de Bayoune & de Breſt , ont été
arrères ſur la Tamiſe par ordre du gouverne
ment Angious . La Convention après avoir exa-
7
( 105 )
né la nature de cet évènement , a penfé qu'il
falloit prendre aucun parti avait que le mitre
des affaires étrangères eût fait les réclaations
d'ulage .
Kerfaint dans un diſcours fur nos relations
tiques avec l'Angleterre , que le fait précé
at avoit mis à l'ordre du jour , a prouvé que
is ne devions pas craindre la guerre marie
, & que le peup'e Anglois ne devoit point
défirer. En recherchant les vues de ce gounement
, il adiftingué celle du roi qui peur,
s doute , prendre intérêt à Lonis , par l'inet
des têtes couronnées ; celle du miniftre
ne doit forger qu'à affermir ſa domination ;
= de Fox qui n'aſpire qu'à remplacer Pitu ;
Intentions & les embarras de celui- ci , qui ,
gé de ſervir la cour , &cependant de coner
ſa popularité , ne doit pas defirer la
re , parce qu'il n'ignore pas qu'en Angle
= un miniſtre ne voit guere finir la guerre
a commencée. Kerfaint a montré enſuite
Les font les reſſources de larépublique fran-
& ce qu'elte doit faire pour ſoutenir avec
cur & fuccès la guerre qu'on lui prépare.
ini par un projet de décretdont lesprincipales
fitions tendeat àmettre la répub ique fur un
de défenſe reſpectable. Ce projet a été renàunecommiffion
compotéede trois membres
acun des co nités de la guerre , diploma-
, colonial&des finances.
difcuffion a été repriſe ſur le jugement de
XVI.
nt-André acombattu le renvoi du jugement
uis au peuple. Petit a parlé pour le renvoi.
a point de loi , a-t-il dit, contre les crimes
tis; cependant Louis eft coupable , & tout
Es
( 106 )
pour
coupable doit être puni. Remontez donc à la
fource desloix 'àà la fouveraineté nationale ,
faire condamner le ci- devant roi
Briffot a principalement cavilagé la question
Tous les rapports po niques : Re voyez le jugement
aux affemblées primaires , adt Briffet , &
tout-à-coup veus diffipez les calomnics répanduts
en Europe contre vous; alors les reprochés de
Précipitation , de puilanimité , de ba barie ,
tombent & evanouiffent. C'est une procitation
contre les flaffioats dont vos candmis vous remdent
complices; deft un éclatant défaveu des
horr bles malfaeres du feprembre Le miiftère
anglois nous peint comune de Canisibabes , le
parti de coppofitio? lai rême nous accufe de
cruauté..... Succeffeurs des juges de Charles
Stuart, que direz-vous à cet act de générosité
dontnous ifrons les premiers unexemple à l'uni
vers& à Pintoire ??
১
Du mercredi 2janvier.
8
* De toutes parts , on ſe plaint des dilapidations
qui ſe commettent dans la vente do mobilier
des émigrés. La Convention anerdoit de
fon comité de lezilation , un projet de lei fur
cet objer. Il a été préfenté aujourd'hui & adopté,
Il défend aux comituitfaites choirs pour offifter
à ces ventes , de fe rendre derdoment , ou
indirectement adjudicaires d'aveuns objets , fous
peine d'être pourfuivis comme voleurs d'effets
I
Epuiffes . L
d'accéder
Lecointre-F
tation , u
Agens des
cor
filtance
ifer it que
prx par d
ject's &le
1
term
Store , la
gais la co
marchés
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La
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faireordon
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Conve,
sion
chable par
chargé de L
acculé fi lég
dans un inte
marchés ava
éé
l'opinion
publics.
Le mitそhれをde122guderre avoit demandé que
la Co về tiến rattori alà fubft dHeerr pour Phas
blement des troupes , des effes de pa res à
celles de draps , qui fe trouvention ce memen
adminitrate
comine
us
La
difcall
Louis
XVI.
Guillenart a
reproduit
les
cette
melure.
Carraa
tép
àfic
valo
lais
renvoi
at
( 107 )
ecrtitude où
épuiſées. Le comité de la guerre étoit d'avis
T'accéder à cette demande du miniftre ; mais
Lecointre-Puyravaux a cru voir dans cette opéation
, une ſpéculation ferette de quelques
gens des bureaux . Ce Toupçon prenoit quelque
of fittance dans ſon eſp it , par la
ér it que des marchés de drass propoſés à bas
rx par des négocians ang'ois avoient été reett's
& leurs foumiffions refulées . La difcuffien
elt terminée par le renvoi au comité ; mais.
Our prévenir déformais tous les abus de de
core , la Convention a ſtatué qu'il ſera tenu ,
commiflion de la furveillance des achars
marchés , un regiſtie cu feront infcrites toutes
foumiffions faites ou offertes dans les bureaux
la guerre.
15
La conduite du citoyen Petit Jean , commifresordonpateur
de l'armée du Nord , mis en
at d'arreſtation , en vertu d'un décret de la
onversion nationale , a été reconnue itréproable
par le comité de la gguueerrree qui avoir été
argé de y a plus re citoyen
uié fi légèrement , a été enlevé à fes travaux
s un inftant où il s'occupoit de paſier des
telle a
l'examiser . I
ches avantageux à nos armées ; &
T'opinion du comité ſur la probité de cet
miniftrateur , qu'il a regardé la fufpenfion
aine us mmaallheur pour la
La difcuffion s'eſt rouverte fur le pec
chofe publicique .
ocès de
XVI. Trois orateurs ont éré eenntteennddous .
llemart a parlé pour l'appel au peuple. Il a
raifons déja données e faveur de oduit les
e meſure .
arra a
e
réprodui aufli les argumens qu'avoient
faie valoir les partiſans de la piede moit , i
revoi aupeuple. Mais il les a ret fo cés à
E6
( 108 )
ſamanière. Il a prétendu , par exemple , que la
chute de la tête de Louis ébranleroit toutes les
têtes des rois de l'Europe ; qu'en apprenant ceste
nouvelle, Georges & Pitt tâteroient la leur pour
favoirfi elle est encore fur leurs épaules , &que
chaque peuple diroit , en voyant la têtede fon
roi: cette tête-là n'est pas d'une nature plusdivine
que celle de Louis ; abattons- la donc, &
vive la liberté , l'égalité!
Genfonnéaprouvé que le peuple ne déléguant
P'exercice de fa louverai: eté , que parce qu'il lui
feroit imp ſſible d'en uſer toujours lui-même ;
it doit en uſer du moins dans tous les cas où
cet exercice eſt poſſible. C'eſt ſur ce principe
facré , a t- il dit , que le comité de Conſtitution
fonde le plan qu'il va ſous peu de jours
vous foum:ttre. Si donc le peuple peut juger
Louis, les repréfettans ufurperoient fa ffouveraineté
en s'emparant du doit de le condamner
en dernier reffort .
>
Paffant dela aux corſidérations priſes des circonſtances
qui rendent cette meſure indifpenlable,
il a démontre qu'el'e étoit ſeule capable
d'écarter du jugement de Louis , tout foupçon
de haine , de paffion ou d'i fluence; & fes
preuves, il les a tirées de l'ex ſtence d'un faction
, qu'il a denoncée , fiction qui demande en
effet la tête de Louis, fans renvoi au peuple ,
menace la Convention nationale ,fiele prend
une réſolution contraire , & veut ſubittier fa
volonté particulière à la volonté nationale .
Dujeudi , 3 janvier.
De nouvelles plaintes du général Custine fur
l'état de dénuement de l'armée qu'il commande
ort donné lieu
le miniſtre de
Jui va
décret
heureuſe caper
combien ilimp
ment; & pour
desfaits, elle
mité de la gu
la
conduited
On
alloit
mentde Loui
blerla
féance
dela
Conver
Guadet; il
principes vers
&
d'être ent
lition avecle
dontil adir
Ila
donc
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dans l
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tout-à
principes&
Varanger; q
Avec
Thierry
avoit
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Genfonnet
qu'ilen
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réponſe de
que le
mén
mais que le
De
toutc
Guadet&G
&
qu'ils
trat
Igre ma de
Parin; &
( 109 )
t donné lieu a de nouveaux reproches contre
miniſtre de la guerre. On demandoit contre
un décret d'accufation. Mais une trop malureuſe
expérience a prouvé à la Convention
bien il importe de ne pas précipitet lon jugent;
& pour ne prononcer qu'avec l'évidence
faits, elle a attendu le rapport que le cocé
de la guerre a été chargé de lui faire fur
conduire de Pache.
On alloit paffer à la diſcuſſion ſur lejugent
de Louis , lorſqu'un incident eſt venu troula
léance. Gasparin a cuipé trois membres
Ja Convention , Vergniaud , Genfonné &
adet ; il leur a reproché d'avoir changé de
cipes vers la fin du mois de juillet dernier ,
d'être entrés à cette époque dans une coaon
avec le château des tuilleries , coalition
t il a dit qu'il alloit fournir les preuves.
La donc raconté que logeant l'année dere
dans la maifon de Boze, peintre du roi ,
it tout-à-coup ce citoyen changer auffi de
cipes&lui annoncer que tout pourroit encore
ranger; qu'il étoit occupé d'une négociation
- Thierry , valet-de-chambre du roi ; qu'il
at remis à ce particulier un mémoire ſigné
Genfonnet , de Vergniaud & de Guadet , &
en eſpéroit un bon ſuccès . Gasparin a ajouté
peu de jours après , Boze lui avoit montré
éponſe de Thierry , de laquelle il réfultoit
le mémoire avoit été préſenté au roi ,
= que le roi n'avoit voulu entendre à rien.
e tout cela Gafparin a conclu que Vergniaux,
det &Genfonné , négocioient avec lacour ,
' ils trahitloient les droits du peuple «Je
ma dénonciation , a dit en finiffant Gaf-
& je demande , pour ca acquérir la
L'allemblée a décété ces deux propofitions ,
mais ce n'étoit pas finie Un fecond dénonciateur
eft furvenu , c'étoit Robespierre de jénued Iba
dit qu'il étoit important de viſiter les papiers de
Thierry, àVille d'Aviay. Que Roland s'y étoit
tranſporté pour les enlever , mais que laamu icipa
ité s'y étoit oppoſée , il a demandé que la
Conventionsommat des commifiai.es pour
lever ces fcellés .
preuve que Boze foit mandé à la batre & que
les feetles foient appolés ſur ſes papiers,
oppolé à ce
ce que le f
émigration
fuis oppolé
les effets fu
parcequeje
motsqu'il
en
confent
nation.
Ja
gerie
unt
Lesdénonciations ainſi faites , il a été décrédé
que leminiſtreRoland ſe oit appelé pour tépondre
fur le fait qui le concerne.
in a sbs 95581 Lepten
bre.
weente
perf
troavoirpas
Angleterre
Alors Guadet a cu la parole. Il a d'abord admiré
comment , dépofitaire depuis quatre mois ,
d'ua feeret qui intéreſſoit , à l'es tendre , le falut
de la pat ie , Gasparin eût attendu , pour le ré--
felMoit
veler, que la forte & vigoureuſe opinion de Genfonné
qui eût annoncé qu'il
pourla combattre
, fion des moyens , du moins des calomries
.
Guadet a enf ite exp'iqué ce que c'étoit que ce
mémci e dont on falfoit tant de bruit. It'a dit que
Borel'avoitdemandé àGenfonnécomme un moyen
d'éclairer le roi, fur ce qu'il avoit à faire pour
éviterles maux dont la France étoit menacée. Ila
ajouté qu'après l'avoir é igé , Genfonné eur avoit
propolé , à Vergniaux & a lui , de le ſigner , ce
qu'il avoient fait , parce qu'ils l'avoient trouvé
confo me à eurs principes.
Le niftre Roland étoit déja à la barre. Le
préſident lui a fait donner lecture de la dénonciation
de Robespierte le joung . Je n'ai point été
àVille d'Avray , a répondu Roland ; lomd'avoir
voula enlever les papiers de Thierry , je me fais
Voila
do
dénonciatev
toit à
vérifi
Pagéduſe
tenant
entr
trouvées ch
Boze a
dupéril củ
pouvoit
être
d'être
éclairé
toyens
Virg
un
mémoire
dela
nation
evoit que
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années e
ner
plufieus
qui fitla rép
Le
roi
"20
vot
gard
qu
u'on're
miniftres
foitour
en
cay
( III )
oppofé à ce que les foellés fuſſent levés , jalgra
e quale faip derſa mort prérendue , ou de fon
migration, fut asthedriquement vénfié . Je me
uis oppolé e qu'il futtent levés , & à ea que
eseffets fullent délivrés à la cuoycine. Thierrys
arce queje four connois que Thierry n'étoit point
ort
cel
qu'il avoit émigré,& que lesbiers devoient
conféquence être confifqués au profit,de la
ation. J'avois demarde as geoter de laConciereric
une Iſte des perfonnes maslacées c42
pten bre . Il m'en avoit donné une de cut
ente perforn's , dans laquelle Thierry ne fe
ouvoi pas. J'ai appris depoisqui étoit paffé en
ngleterre».
Voila donc une dénonciation détruite , & un
nonciateur confondu. Lautre dénonciation ref-
Et à vérifier , & Boze étoit à la barre , accomgré
du ſecrétai eucomité de fûreté générale ,
mant entre ſes mains pluſieurs papiers && lettres
Buvées chez ce citoyen .
Boze a rép ndu , quaff été au mo's de juillet
péril cu étoit la patrie , penfant que le roi
woit être trompe , & qu'il n'avoit befois que
tre éclairé , il avoit imaginé d'engager les ciens
Vigniaux , Guadet & Genfonné d'écrire
mémoire pour indiquer au of ce que 1 Lalut
da nation exigeoit de lui; que ce memoire , en
Foit queſtion de propoſer a Louis d'éloigner
aurées ennemies des frontières , de factionpltifieurs
décrets , fit tranfmis par Thiry ,
fit la répon'e'que Voici :
Le roi m'a premis de répondre , 1°. qu'il
Foit garde de nég iger le foin des mi iftres ;
qu'on're devoit la déclaration dege tequ'arx
altres foi- dilant patriotes 33 qu'il av avait
en cavre pour engager les a mées ennemies
९ mis
à ſe retirer , qu'il ne reſtoit actuel'ement à em
ployer que les moyens généraux ; qu'enfin depuis
ſonacceptation , il avoit ſoigneuſement maintenu
les loix de la conſtitution; mais que beaucoup
d'autres gens avoient ſoin de travailler aujourd'hui
en tens contraire. ».
Eh bien ! s'eſt écrié Guadet ; comment mon
dénonciateur a-t- il ofé me faire uu crime d'un
mémoire dicté ſi évidemment par des intentions
pures , d'après la réponſe qui vient d'ê re lue ?
Bourdon & Bazire ont interrompu avec violence.
Le préſident a invité Guadet à laiffer terminer
la lecture des papiers déposés ſur le bureau par
Boze
drous les plu
s'eft-elleécri
Kerfaint
Cependant
relatif à ce
clameurs
d'u
l'empêcherde
un
décret
pou
Barbaroux
dats
d'arrêts
lance,il n'
lières depri
regifttes;qu
ontété
arrêt
entendus ; qu
traits&
mora
d'arrêts
fignés
Barbaroux
entierdece
foudain
élevé
diloit
Marat
depuisunmo
Enfinla
dife
PAflembléen'
démarche
d'un
qui
vont
tombe
députés
qu'une
ta
diſant auR
Bozefût
admis
Guadet &V
lidtrations,&
tinuelles&des
ilslefontcrusP
dansce
temps-la
olusàla
pati
On a commencé à lire une première lettre ;
mais quel a été l'étonnement de l'Affemblée en
voyant qu'elle ne contenoit que des détails abſolument
domeſtiques , & comment ces lettres ſe
prouvoient elles entre les mains de la Convention
, puiſqu'elle avoit décrété que les ſcellés ſereient
mis fur les papiers de Boze ? l'étonnement
va ceffer. On apprend que des commiſſaires du
comité de ſurveillance , plus actifs que l'Affemblée
, avoient ordonné avant elle , de mettreBoze
en état d'arreſtation , & d'appofer le ſcellé fur ſes
papiers. Cet ordre étoit ſigné de Tallien , Ingrand
, Audouin , Chabot , Ruamps.
« Vous tous , qui êtes témoins de cetre violationdu
ſecretdes familles , brûlez les papiers de
vos amis , de vos femmes , de vos enfans. Craigaez
qu'un calomniateur vienne domain vous faire
traîner à cette barre , & s'emparer de tous vos
papiers pour les lire publiquement. » C'eſt ainſi
que s'eſt exprimé Kerfaint , pénétré d'horreur à
la vue d'une tyrannic auſſi odieuſe ; & quand ,
s'adreſſant à la majorité de l'Aſſemblée , il lui a
mande fi elle facrificroit ainſi a une faction les
Oits les plus facrés des citoyens. Non , non ,
ſt-elle écriée , en partageant l'indignation de
erfainte
Cependant Barbaroux vouloit énoncer un fait
atif à ce même comité inquifiorial , & les
neurs d'un petit nombre de membres pour
mpêcher de parler étoient telles , qu'il a fallu
décret pour lui donner la parole.
Barbaroux a dit que dans la plupart des mand'arrêts
décernés par le comité de ſurveilce
, il n'y a jamais eu de délibérations régues
de priſes ; que ce comité ne tient aucuns
ſtres ;qu'on peut lui prouver que des citoyens
été arrêtés 2 ou 3 mois , ſans pouvoir être
Indus ; que pluſieurs papiers en ont été ſouss
& tamment des mandats d'amener &
êts fignés par Marat , l'ami du peuple.
Farbaroux a demandé le renouvellement en
r de ce comité. Un murmure violent s'eſt
zin élevé dans une partie de la ſalic; voilà ,
Marat, le complot que je vous dénonce
as un mois !
afin la diſcuſſion s'eft fermée ,& la majorité de
Emblée n'ayant vu de la part de Bozeque la
che d'un bon citoyen qui redouteles maux
Ont tomber ſur ſa patrie,& de lapartdes trois
és qu'une facilitéàcorreſpondre à ſes vues,
ant au Roi la vérité , on a demandé que
fût admis aux honneurs de la léance.
adet & Vergniaux ont fait valoir ces concions
, & ſe plaignant des persécutions cones&
des accufations dont on les accabloit ,
ont crus fondés à rappeller les ſervices que ,
= temps- là même , cux & Genfonné avoient
à la patrie , quand ils avoient rédigé le fa
Ai fi fe font évanouies les accuſations portées
dans ce te ſéance , & encore une fois la calomnie
s'eſt enveloppée dans ſes propres pèges .
Boze a été admis aux honneurs de la féance ,
& l'Affemblée a paffé à l'ordre du jour fur la
dénonciation de Gafparin .
2
du jage
refuté llooss ob-
On a repris la difcuffion ſur le jugement de
Louis. Pétion a dospé fon opinion. I a penfé
que le roi étoit coupable & qu'il méritor la
mot ; mais il a conclu à la revifion
ment par le peuple. L'orateur a
jections tirées de la difficulté de confu ter les
aff mblées primaires , que les oppofans deman
doient tant ci devant , que l'on confula ; &
ila prouvé que les exkcelluurree du jugement de
Louis, c'étoit faire la guerre au gouvernement
populaire, car il confitte dans les aflemblées
du peuple.
La feance s'eſt terminée par la lecture de
diverſes lettres de nos généraux : l'une de
Kellermann annonce qu'une révolution complette
s'eſt opérée à Genève, La ſeconde de Custine,
renferme des détai's circonstanciés fur la priſe
de Franefort. Une troisième annonce une expédition
glorieuſe de Lamarlière dans la Gueldre
Pruflienne .
13
Du vendredi , 4 janvler.
1
F
1
p
113
la
protection
Belletier
apropoléd'a
co
faveur de
ayant
enfan
daineife. Le
adoptés
La
difcufl
Louis.
Barn
diicalliga fi
Puyravaux
perfonne
n'a
defenſe de
pas,
difost i
Lomb és a p
Barrère
av
nion de
fou
fication
des al
les
délits
imps
lubar
peine
manière
door
trouvé
qu'i
la
procédure
nité & la pu
qu'il
s'eft
cho
dans
toutesles
On a fait lecture d'une lettre de l'aſſemblée
reprefenrative des françois établis aux lodes
Orientales. Ces colons pret ftint de leur attache
ment pour la mère patric & de leur reconnoifance
pour l'affemblée nationa e qui lui a donné la
F
baure,
voix
fecret
Coit
celu
Barrereaditqu
rémités,les p
Ibra
que
plus in
Quant a
lif
qu'il
n'étoit
pa
Tention
avoit
Itament.
Les
protection qu'ils n'ont ceſſé de n ériter.
Pelletier, au nom du comité de lég flation
opolé d'annuler l'exception qui avoit été faite
faveur des perſonnes mariées , & des veuves
nt enfans , à la loi fur l'abolition du droit
neife. Le décret préſenté par Pelletier a été
tés
a difcuffion s'est rouverte fur le jugement de
s. Barbaroux propofoit de décréter que cette
affign füt fermée le lendemain, Le Cointreavaux
s'y eft oppofé. Son motif é oit que
onne n'avoit encore abordé corps àcorps la
ſe de Louts Capet; fi nous ne la réfucons
difoit il , on nous accuſera d'injustice. L'afée
a p. ffé à l'ordre du jour,
errère avoit Jala parole, Il avoté contre Topide
fou nestrele jugement de Louis à la rati
on des affemblées primaires . En parcourant
lits imputés à l'accufé , i a pensé qu'il devoit
Is peine des confpirateurs. En examinant la
edont s'eft traitée cette grande affaire, al il
evé qu'il étoit des formes qui ont préſidé à
cédure de Louis Capet, teles que la folen-
& la publicité de fon jugement, le confeil
' ft choiſi lai- même , & qui a été entendu
ontestes défenſes ; tel encore que le ſcrutin
evoix , quoique le ſo un tulencieux &
ſoit celui des jugemens crimi els ; mus
a dit que le premier , retentillantjoiqu'aux
tés les plus reculées de la république , n'en
e plus impofant & plus pu .
Barrère a penfé peuple ,
Conat
à l'appel au pe
'étoit pas néceſlane , parce que la
avoit des pouvoirs oirs pour juger defi
- Les motifs de politique allégués en
1
davantage , & a cru que la politique.
ordonnoit de faire mourir Louis pour inſpirer
une grande terteur aux autres rois, Les raiſons
qu'il en a données , ne pouvant plus être que
cel'es déjà préſentées par les partiſans de fon
opinion , nous ajouterons ſealement que Barrère
qui avoit aenoncé su commencement de fon
discours qu'il ne vouloit des applaudiſſemens ,
ni de l'un ni de l'autre parti , la féance levée,
en a reçu de très- vifs d'une tribane & d'un
côté....
Dusamedi s janvier.
La Convention a décrété l'impreſſion &l'envoi
aux armées d'une lettre de miniftre
de la guerre , qui fait part des mauvais traitemens
dont les canemis uſent envers nos prifonniers.
Bitmbourg ,
il
donna
3400
Cavoya enPro
Ildit dans fo
cicifut
envoyé
Les
défenſcurs d
nedoitpasêtr
les
princes
émig
qu'ils
faifoient
Teiles
fontles
l'Aflemblée.L
Un
décret
Les défenſeurs de Louis , obſervent dans une
lettre à la Convention , que depuis que la difcuffion
s'eft engagée ſur les moyens de déf nfe
du ci-devant roi , on n'a élevé qu'une feule
objection qu'ils n'cuſſent pas prévu, parce qu'elle
n'étoit pas énoncée dans l'acte d'accufation,
1
<< Louis eft accusé d'avoir envoyé l'officier
Heymann en Pruffe. Cette accuſation est fondé:
fur ce que , parmi les papiers trouvés chez
Ic tréſorier de la iſte civile , on a trouvé un
compte rendu de Bouillé où l'on trouve ces mots :
« àM. Heyman, envoyé en Praffe pour le fervice
du roi , 3400 liv. pour fon voyage. »
rendre
compte
aété
rendu
auj
ment,
mais pa
Les défeaſeurs expliquent ce fait de la manière
ſuivante : Al'époque du voyage de Montmédy
, Louis avoit confié àBouillé une fomme
avoir
affluréqu
Louisfoit
cond
kavoidu
mini
Ce
rapporta
laudde
Varen
cnvoyé
auxdé
mande,
appuy
une
chaleur ég
toit
indiſpent
bcriss
calomnie
difoit-il, les
craintesau ſuj
départementde
aux
adminiſtré
deftinéàle
ren
dépendance&
les
entrepriſes
On a
réclam
parla
lection
fûreté
générale
Luxembourg , où il ſe réfugia. Sur cette ſomme,
donna 3400 liv. à l'officier Heyman , qu'il
voya en Pruffe.
Il dit dans ſon compte rendu , que cetteoffifut
envoyé en Pruiſe pour leſervice du roi.
défenſeurs de Louis affurent que cette phrafe
doit pas être reprochée à Louis , parce que
princes émigrés n'ont ceſſé de couvrir tout ce
Is faifoientdu nom de leur fière , malgré lui.
les ſont les obſervations qu'ils préſentent à
Hemblée . L'Aſſemblée en décrète l'impreſſion.
In décret avo't ordonné au maire de Paris de
dre compte de l'état de cette ville. Ce compte
é rendu aujourd'hui, non par le maire ſeuleat
, mais par la municipalite entière. Après
r afſuré queParis ſera tranquille pourvu que
is foit condamné , ils ont fini par demander le
oidu miniſtre de l'intérieur. V. l'art. Paris.
e rapport a caulé degrands mouvemens . BildeVVarennes
ademandé qu'il fût imprimé&
oyé aux départemens &auxarmées. Cette dede
, appuyée avecchaleur , a été repouſſée avec
Chaleur égale. Chabot foutenoit que cet envoi
indiſpenſable pour ſervir de réponſe aux
calomnieux dont le miniſtre Rolandinonde ,
-il , les départemens pour leur inſpirer des
tes au ſujet de Paris. Il citoit un arrêté du
Haute- Loire , portant invitation
adminiſtrés de former un corps de volontaires
é à ſe rendre à Paris , poury mair tenir l'indarce
& la ſûreté de la Convention contre
trepriſes des factieux.
de tement
a réclamé la lecture de cet arrêté , dénoncé
- ſection de Bonne-Nouvelle , au comité de
générale.
Paris , demande qui a été écartée par l'ordre du
jour , ſe ſont réunis alors pour obtenir la caſſation
de l'arrêté du département de Haute-Loire ; mais
leurs efforts ont été foutiles , l'ordre da jour a été
encore une fois décrété à une très - grande majo-
De Paris,
D
le 10 Janvier 1793 .
nos
doivent le d
Aliberté;
d'autres
vue
plus
être q
La
vengean
&la
ferocit
pletter, les d
on
peut e
La
nou
pièces
fuiv
Le dernier numéro , quoique porté à
quatre feuilles , a été rempli preſque en
entier , par la défenfe du ci-devant roi .
Nous avons cru , en la rapportant , fatisfaire
à un devoir de justice envers l'accufé,
& fervir la curiofité impatiente de
lecteurs ; car tous les François font devedans
cette grande affaire , depuis
fur-tout qu'il eſt infiniment probable que
be fort de Louis fera définitivement réglé
par lespaſſemblées primaires. On ne fau
rồi dòng hợp multipliet des humières &
éclairer la confcience des juges . Quand il
s'eft agi de renverfer la tyrannie , tous les
amis du enHammés dee la libertteé oonntt dû être e
Première let
François ,
Jabe
me
j'ai
toujours cr
sions
droites
de courage & d'indignation , Aujourd'hui
qu'il est queſtion de ſe revêtir du caraçtère
impolant de juge ,sil faut faire staire
hes pallisties to confulter froidement la
fultice&tes ihrerers politiques. Les motifs
qui peuvent engagerun peupleaa'nu eMainte
Si
javo
Convention ,
se
ferois
d'ex
m'ontété
délég
dajuger
lerai
ien
d'être
puis je fa re
en
tution ?
Gerte
jours
effrayé
les
ola
nature
des
Imbanal
ge
lai
56
quand
mêm
arde
point, il
ma
confcience.
surrection , ne font plus les memes qui
Divent le diriger dans l'affermiſſement de
liberté ce font d'autres principes &
utres vues. Uhe hation libre ne doit
as être que généreuſe & magnanime.
vengeance ne convient qu'à lafoibletle
a férocité qu'à l'ignorance. Pour.comles
differens rapports fous lesquels
peut envisager le grandi proces de
is , nous croyons devoir rapporter les
es fuivantesτιδα ωμ αυδούν: ::
ter
nière lettre au redaleur
12
AP
i
Mercure
nt de Louis XVI . ançois ,Jur fur lejugement
??????????????????????? pout 20% crossroads
Je ne me pique pas dd'' être jurifconfulte , mais
bujours cru qu'avec du bon fens & des intendroites,
oonn pouzeitddouner CIson avis fur les
jons les plus difficiles.
Si j'avois T'honneur d'être membre de la
ention , il me semble que la première chofe
ferois
nid
dans lejugement de Louis XVI
is examines la nature des fonctions qui
été délégués,Mart on chargénommément
arleroivubica laspraut , dele fairejuger ,
eres Conjugemoumems ouis juga,
faire en même temps des loix & une conf-
Garte réunion de pouvoirs ,qui a toyffrayé
les hommes qui ont le p'us médité
conftitutions libres & celle de tout
, ne laiſſeroit paass que de m'effrayer außj ;
d même j'aurois reçu un mandat bien clair
point , il eſt douteux que je l'euſſe reçu de
fcienee ,
ature des
gement ; car fi elles n'exiftent pas , i eltbien clair
que je ne puis pas les créer tout exprès pour la
cauſe; je ſcrois juge & législateur tout enſemble.
Or, fi je confulte les formes établies pour toute
inſtruction criminelle , même pourcelle des crimes
dehaute-trahiſon ,je vois un juré d'accusation ,
unjuré dejugement &des grands juges pour appliquer
la loi; mais je ne vois nulle part ces trois
fonctions , bien diftinctes , concentrées dans les
mêmes perſonnes; j'y vois également que l'accufé
aledroit de récuſer un certain nombre de jurés ,
&je ne me croirois pas en droit de lui refufer ce
quela loi luiaccorde. " هرا
celui
tol des
pieg
damneicini qu
la
mainterird
moyens
qu'elle
Aprèsavo
touslesdélitsin
dience
tranquil
victionlégale.
lalloi qui
décer
prononce
que
prévus.On pa
foi, les
article
hifon qui
fe
teluique lacor
part
« Si , toutes ces difficultés réſolues , j'ensrois
dans l'examen du délit en lui-même , j'écarterois
d'abord tous ces faits indirects & infignifians ,
toutes les pièces trouvéesdans les appartemens de
l'accufé , & qui ſeroient émanées d'un tiers; car ,
au milieu du choc d'intérêts & d'opinions qui ſe
manifeſtent dans une révolution , un Roi n'eſt pas
coupable parce qu'on aura adreſſé à lui , ou aux
perſonnes qui l'entourent ,des vues, desplansod
des ſyſtêmes plus ou moins repréhenſibles. Il le
feroit , s'il les avoit adoptés&mis à exécution.
Ondit
en
courue,
ipfof
meucé à
cont
qu'il
n'a
plus
contiquité de
la
peine du
n'entends
tier
Vépoque du r
Toyant
pour
meme
perfonne
toi
doit
être
ment
où il a
illage de la r
conftitutionqu
Les
paffions.
<<Pour prononcer avee impartialité , je ferois
abſtraction de l'état actuel des choſes at des opinions
, pourme tranſporter à l'époque où le Roi ,
crèé par la conſtitution , a dû agir d'après la
conftitution. Or , s'il exiſtoit dans l'Etat un parti
très nombreux & très -puiſſant qui ſe fût occupé
conftamment de renverſer la conſtitution monarchique,
& y ſubſtituer la république , je pourrois
,commecitoyen , applaudir auréſultatde ſes
Me
voici
point
trouverd
Steer
une
moi-n
efforts;
A
termedela
que
Jurelle&
des p
No. 2,
12
Roi des pieges qu'on lui a tendus , & conaner
celui que la conftitution avoit chargénde
maintenir ,d'avoir employé pour cela tous les
ens qu'elle lui avoirconfiés.>>
Après avoir acquis la conviction morale fur
les délits impurés , je ne croirois pas maconfe
tranquile , ſi je n'y jongnois encore la conon
légale: Mon opinion fixée , je chercherois
i qui détermine la peine. La conftitution ne
once que la déchéance pour les cas qu'elle a
us Omparle du code pénal; mais , de bonne
les articles relatifs aux crimes de haute tra+
qui y font énoncés , ont-ils été faits pour
que la conſtitution avoit rangé dans une claſſe
:
On dit encore que la déchéance a été enle
, ipfofacto , du moment où le roi a comcé
à confpirer contre la conſtitution , &
n'a plus agi que comme citoyen , dans la
muité de les actes ; d'où l'on conclud que
eine du code penal lui eſt applicable. Je
Ends sien à toutes ces fubtilités. Juſqu'à
que du to août, je ne ſuis pas aflez clairat
pour trouver deux individus dans la
perfonne , & je pense que le ci-devant
oit être jugé comme roi , juſqu'au mooù
il a ceſſé de l'être . Avec tout ce torde
la métaphysique , il n'eſt point de
tution que l'on put interpréter au gré de
flions ,
Ae voici donc réduit à l'embarras dene
rouver de loi applicable au délt , ou d'en
ane moi- même : le puis-je ? Voilà le dernier
de la queſtion. J'entends parler de la loi na.
& des principes éternels de larjuſtice: je
2. 12 Janvier 1793 . F
dans l'arbitraire. Je dis plus , hors des lois pa
fitives , je m'apperçois que des paſſions & des
vengeances . Je ne lais point fi la peine demort
eſt même dans la loi naturelle. Je ne conçois
pas qu'il faille faire retour à l'état de nature,
pour juger d'un cas arrivé au milieu d'un état
focial bien invétéré , & fi l'on cut proposé une
pareille meſure pour toutaccuſé d'une claffe ordinaire,
je ne fais trop i la Convention n'eût
pas févèrement rappelié à l'ordre lemembre qui
Panroit propoſéc. 122 .
Janbroic
qu'inſpire unacc
duqueleſt
ſuſper
tionale , a
du
er
loirtout
juſtifier
tee
innocence.
fine, je
dirai qu
Il y aurait un autre rapport à confidérer ,
c'eſt celui de l'intérêt politique , lié à celui de
la juſtice ; mais je ne m'arrêterais au dernier ,
l'aute me paroit , comme juge , d'un intérêt bien
fubfidiaite , & je cherche ici à ne pas m'écarter
des fonctions de juge : voilà ce que j'aurois
pcafé, & joufle é é membre de la Convention.
Si mes reflexions vous paroiſſent de quelque
utilité , veuillez bien les inférer dans yours
journal.
7
(Un de vos abonnés. )
مك
Seconde lettre au rédacteurfur leprocés de
Louis XVI.
fite;
maisje
qu'on lui
imp
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qu'on
grave
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que
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défenſe de
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Je me
gardera
Lanvocation des
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ats-
Généraux
eux
qu'on
cut
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publique
décidèrent
do
Maisje
dirai:
he
comme
l'hérit
nae
lui
En accordant une place dans votre journal à
mes premieres réflexions ſur le procès de Louis
XVI , que j'appelle bien volontiers Louis te
dernier , vous m'avez autorisé àvous en adrelde
nouvelles. Je n'abuſerai point de
role;jetaisquellee fecret de ne dire que cequ'il
faut , n'est pas toujours celui de tout dire.
fer
Co
La
appris
par
les
rule
politique
lait,
LouisleL
la - leesdeſonélu
quon
appell
ita
de
réparer L
Je me fuis bien attende que lesdéfenieursde alqueprodigu
$1
ne faifiroient pas ma méthode. L'ittérêt
Dire un accuſé qui fut roi , for da tête
eſt ſuſpendu le glaive de la justice nas
,a dû entraîner leur confcience à vouut
justifier , tout prouver , même ſon en,
nocence. Eh bien , moi , je ferai plus
e dirai qu'il n'a pas faittout ce qu'il suroit
; mais jjee crois qu'il n'a pas fait tout
n lui impute : je crois de plus que dans
Es qu'on peut lui reprocher , lecteur la
ve vient de ce que l'on prend pour une
contre la liberté , cequi me paroît êre
Enſe de ſes droits conflitutionnels ;
ue.
ję
garderai bien de m'appéſantir ſur la
tion des états-généraux: tout le monde
ce fut l'affaire de la néceſſité, Les hor
apidations de Calonne& de les prédé
int plus fait pour cette mesure que le
réel du droit du peuple. CCeux q qui ont
bfervé les cautes de cet évènements
es-bien qu'on parloit depuis long-temps
énéraux a la cour , & qu'il étoit fort
u'on cût l'intention de les convoquen.
fur- tour le Necker, & publique ,
dèrent de tour.
dirai : Louis a eu le malheur d'eue
ne l'héritier d'un trône ; c'est-à-dire,
i a appris que ce qu' I fal'oit pour être
par les courtiſans ; telle a toujours été
olitique de l'éducation des rois . Ce
Louis ſe l'eſt donné lui mê ne . Malgré
fon éducation , des fon avènement
fpell it alors la couronne , il a montré
réparer 1s déſordres du regne au ffi
prodigue de ſon prédéceſſeur. La
2
F2
été ſouvent trompé par les intrigues de cour.
Econome , févère pour lui même , il verfoit à
pleines mains la ſubſiſtance du peuple par foib effe,
par importunité, par ignorance , par cette infouciante
aparhiedans laquelle on s'eſt fait une étude
de le tenir plongé. Il a fait des loix utiles ; mais
lecrut & il parit
De ce
moment
P'Alembice confti
louction refta av
avecle
fonctionn
conftitution, la
hance, L'Afer
Reſpectez le pou
Téaergi:. L: peu
Ceftde cette in
ette
diſcordanc
deLouis
Il cût fallu
Dil faut le
wens plus qu'he
puifance
il lui manquoit de ceste force d'ame , de ce caractère
ſupérieur, de cette étendue de lumières , ſans
Jeſquis un roi u'eſt plus que le premier fujet de
fes miniſtres. Il eût voulu bien gouverner ; mais
il ne le ſavoit pas, il ne le pouvoit pas.. C'eſt un
grand malheur pour une nation , c'en eſt un auffi
pourtoitLouis à l'ouverturedes états-généraits .Onn'en
un roi ; mais ce n'eſt pas un crime. Voi'a
ce qu'étoit Louisettelutte terrib'e entre les droje.
du peuple& les priviléges de deux caſtes info.
lentes, les lumières dont on ne ſe doutoit entre
pas lacour, & les préjugés de l'orgueil & de
l'ignorance qui y régnoient. Le plus grand des
revolution. Les
furent
marqués
nonciations per
y qu'il ne le trouva pas à ave
fes côtés,je ne dis pas un ami ,
les rois fontconancestoujour
damnés àn'en pas avoir , mais un homme ferme
dau calculerlesévènemens, mefututadictions
fer opinion, détourner les orages , & oublier res.Cefur
Popinie deprivilégiés pour nevoir que l'intenti
sérêt & les droits d'uns grande nation. La cour
ne fit plus que des fotuifes , parce que la nobl-fle
Motionsſédities
la dirigeaient , n'avoient cellé lons & despro
&
le clergé qui
crits
incendiai
2
&les communiquerent fenoitplusque
conſervèrentdes eſpérances
àlacour. Ois'obſtina à ne voir le nouvel ordre
de choſes qu'avec les yeux de l'ancien , & à no
uèrent Loureaud'avilir
Louis
fans d
ilsapas pa a mé
de l'opinion publique que par celle des per
bralliesavecfra
juger
ſonnesqui environnoient environmotionle trône. On perfuadaà ne marchetoitjamais
le parti
inparit pour
ce moment , le roi tua la royauté. Envain
mblee conftituante voulut la rehauffer ; la
on reſta avilie parce qu'on la confondit
Le fouctionnaire . Envain le roi acepta la
ution , la nation n'acepta Louis qu'avec
e. L'Affembéc eut beau dire au peuple :
tez le pouvoir exécutif fin qu'il ait de
gi :. L : peuple ne vit plus que la perſonne.
de cette inhabilité de l'Aflemb ée à prévoir
Hifcordance , que font pés tous les malheurs
is .
ût fallu des efforts extraordinaires & des
plus qu'humains pour ſe reſſaiſir de la con-
- On n'en laitſa pas même le tems à Louis .
il faut le dire, on medtoit une ſeconde
ation . Les premiers pas du corps légifſlatif
marqués par des actes d'aviuſſement envers
fance exécutrice , & ce plan d'aviliffement
ivi avec une infatigab'e persévérance. Déations
perpétuelles contre les miniſtres,, dés
toujours renaiſſantes& ſouvent exagérées ,
adictions , obſtaces , dégoûts de tous les
5. Ce fut la marche de l'Affemblée législative .
en étoit le refutat dans le publi.? Des
incendiaires , des placards injurieux , des
ns féditieuſes dans les groupes , des chan-
* des profes outrageans proférés tous les
ſous les fenêtres du château , un ſyſtème
u d'avilir le pouvoir execunfquei'on ne dé
tplus que des noms les plus flétraſlaos .
is fans doute a commis de grandes fautes;
pas aimé la cooſtitu ion , il oc d'a pas emavec
frauchife , & défendue avec fermeté.
le parti républicain qui dominoit dès lors
F3
jour deftine aux grandes vérités; la France elol
enproie à la diverſité de partis. Les urs vouloient
les deux chambres , les autres feignoient de le
couvrir de la conſtitution , & marchoient en ſecret
àla république ; les mécontens regrettoient Pan.
cien régime ; perſonne ne fongeoit ferieuſement
à ſuivre la conſtitution, ſi ce n'eſt un petit nombre
d'adeptes . La cour doit qu'.He ne pouvoit a ler ,
&citoit en preuves les fiotiemens & les défordrer.
Le corps jég flatif difoit la même chofe, & en accuſoit
le pouvoir exécut f. Dans cetétat de guerre ,
au milieu de ce choc le pouvoir exécutif a été
vaincu . Eh bien! foyons républicains , puifque
Hous voulions l'être ; mais ily auroit trop d'injuftice
& de barbarie de punit deux fois l'inftrument
que tous avonns brifé.
Voilà ce que les défenſeurs de Louis ne pouvoient
pas dire , & que l'on ne dira probablement
pas dans la Convention , & tel eſt pourtant le
rapport exact ſous lequel il faut confidérer cette
grande affaire. On ne peut la juger que par la
conftitution , puiſqu'on étoit alors dans la conftitution
. Or , la conſtitution condamne également
ceux qui vouloient la renverfer , le roi par la dechéance
, la nation..... mais fa fouveraineté eft
inaliénable, nul contrat n'eſt obligatoire envers
elle- même. C'eſt précisément cette différence
énorme qui exiſtoit entre les parties contractantes ,
qui doit la déterminer à traiter avec indulgence
&générofité celle à laque'le elle pouvoit demanider
compte de ſa conduite , fans jamais être tenue
*de lui en tendre aucun du changement de ſa volonté.
Si je voulois m'arrêter aux conféquences de
che d'une
de défor
lystême d'a
qu'il n'elt
gèresnere
pour entre
de nouve
fervent ce
prompten
JaConve
peuple ,
le
dernier
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bueroitles
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fous un
couffes q
la perte
méritent
a
jullice
avait qu
-peut avo
de la Ré
Lettre
Franc
Affair
Mo
Cleft
reçu les 1
Filte dans la République un pati qin a amné
d'une manière ouverte l'eſprit d'anarchie
de déſorganitation , & qui s'est fait un
ſtême d'avilir & de perdre la Convention ;
'il n'eſt pas douteux que les puiſtances étran-
Eres ne répandent parmi nous un or corrupteur
our entretenir nos diviſions & nous en fufciter
-nouvelles , & que la dernière que nous ré-
Event ceux qui demandent ſi hautement & fi
omptement la tête de Louis , c'eſt de mettre
Convention aux priſes avec une partie du
cuple , qu'on ne manqueroit pas d'apitoyer après
dernier acte de cette fanglante tragédie . On
ſciteroit de nouveaux déſordres dont on attiimeroit
les effets à la mort de Louis , &la caufe
la Convention . On verroit fortir du mificu
cahos de nouvel es chances pour les intrigans
les ambitieux, peut- être un nouveau auire
us un tom déguité , & à coup sûr des ſebuffes
qui ferviroient, mieux nos en emis que
perte de pluſieurs barates, Ces con fidérations
éritent de trouver place à côté des droits de
juice, & la Convention les peſera toutes
vant que de prendre une détermination qui
eur avoir une fi grande influence fur le fort
la République, ng Lap
t
a 1
ettre du chargé d'affaires d'Espagne en
France , à M. LEBRUN , ministre des
affaires étrangères.
MONSIEUR ,
11
C'est avec une grande fatisfaction que j'ai
eçu les lettres que vous n'avez fait Thom car de
F4
retirer les troupes des frontières refpectives's
j'eſpère que le conseil exécutif & la nation franй-
çoiſe toute entière , ainſi que ſes repréſentans ,
y verront de nouvelles & bien authentiques
preuves de la franchiſe& des intentions amicales
de fa majeſté catholique , & combien elle a à
coeur de ne tien épargner pour entretenir-l'ancienne
harmonic& la fraternelle amitié qui règnent entre
lesdeux nations. Je pense que non-feulement le
ſens littéraldes expreſſions employées par ſa majeſté
, mais encore leton & la manière dont toute
cette négociation a été traitée , ne peut, auprès
de tout efprit bien fait qu'augmenter encore
l'idée que l'Europe a depuis long-tems de la
loyaute eſpagnole , & je me félicite , comme d'un
bonheur pariculier , d'être chargé aujourd'hui
d'ordres dont l'effet doit être de refferrer les liens
de deux peuples , qu'une eſtime mutuelle , autant
que l'intérêt commun , ont rendu amis , & qui
ne peuvent ceſſer de l'èrre fans de grands defavantages
pour l'un & pour l'autre » .
i
«Les dépê hes qui renferment ces ordres &
tout ce qui eft relatif à leur exécution , m'ont
été apportées parun courrier extraordinaire françois;
circonstance que je prends la liberté devous
faireobferver comme une marque de l'entière confiance
de ſa majeſté , qui ne veut pas même
pouvoir être ſoupçonné d'ufer d'aucu e réſerve ,
ni de m'adreſſer aucune inſtruction fecreste .
,
ce Ladéclaration de neutralité demandée par le
miniſtre de France à la cour d'Espagne , pouvoit
être regardée comme un acte abfolu neat inutile
puisſque cette neutralité exiſtoit de fait , & que
nulle démarche hoftile , de la part de Espagne .
n'ayant donn
fance vou
luperfli de la
conſidéréque
joints aux ci
françoifefet
tifier , au m
valoit mien
nouvelled
devoit furnet
un cara
de folemni
cales, &
d'affurerla
Jone
quer, Mo
pliquede la
croyance à
du roi à f
envoyées
dition qu
troupes e
voifine d
certe conv
fances, a
apparence
qu'ele y
rénce mê
мнion p
Evidence
raffemblé
conpplu
depromp
peuvent
1
qu'ainfi 1
ayant donné lieu de préſumer que cette puilice
you'lûs y porter aucune atteinte , il ſembloit
perfla de la déclarer de nouveau ; mais le roi a
nſidéré que les changemens ſurvenus en France ,
Ents aux circonftances de la guerre où la nation
ançoife fetrouve engagée , pourot , fi non jul-
Ter , au moins occaſionner des defiances qu'il,
loit mieux prévenir : & que d'ailleurs cette
uvelle déclaration , néceflaire ou fuperfine ,
voit fur-tout , dans le moment préſent , doner
un caractère de plus d'authenticité , & même
= ſolemnité à ſes réſolu ions pacifiques & ami-
Ies , & fost par conféquent un moyen de plus
affurer la confiance & l'intimité réciproque ».
«Je nedois pas omettre de vous faire remarmer
, Morfieu , comme une preuve ſans téique
de la bonne foi de l'Eſpagne & de ſa pleine
royance à la loyauté fra çoiſe , le confentement
aroi à faire retirer les troupes extraordinaires
voyées à ſes frontières vo fines de France, à cónation
que la France retiresoit pareillement les
Coupes extraordinaires envoyées aux frontières
oifins d'Elpagne ; rar quoique les termes de
et convention , à échanger entre les deux puiſances
, aient , au premier abord , une grande
pparence d'égalité , il s'en faut de beaucoup
u'ele y fit réellement. En effet , par ladifféence
même des deux gouvernemens &de la fistion
préſente des deux empires , il eſtde totes
vidence que les troupes françoifes peuvent êt e
affemblées fur les frontières de France en beauonp
plus grand nombre & avec beaucoup plus
e promptitude que les troupes eſpagnoles ne
euvent l'être fur les frontières d'Espagne , &
qu'ainfi la bonge foi , la franchiſe & l'amitié mu-
Fs
ce marché » .
ce Mais ce qui pourra le mieux conſolider cette
union , à laquelle les deux états & l'Europe entière
ont un i grand intérêt , ce ſera l'iſſue de
l'affaire mémorable qui occupe maintenant la
France , & qui attire les regards de toutes les nations
. C'eſt a la manière dont la nation françoiſe
en uſera envers l'infortuné roi Louis XVI , &
envers ſa famille , que les nations étrangères pourrort
juger avec certitude de ſa générofité&de ſa
modération »,
ec Ce grand procès , qui va décider le fortdu
chefde la famille des Bourbons , ne ſauroit être
étranger au roi d'Eſpagne ; & fa majeſté ne craint
point qu'on l'accuſe de vouloir ſemêler dugouvernement
d'un pays qui n'eſt point foumis a fon
empire , lorſqu'elle vient faire entendre en faveur
de ſon parent & de ſon ancien allié , une
veix qui ne peut déplaire qu'à ceux dont l'ame eft
fe mée à tout ſentiment de morale & de comnifération
".
,
« C'eſt donc au ron du roi d'Eſpagne , Monfieur
, que , fans me livrer à aucune de ces diſcuſfios
de principes que l'on trouveroit peur- être
maſcéante dans une bouche étrangère , je mebornerai
à vous préſenter quelques réflexions uniquement
fondées ſur lajuſt ce , ſu le droit des gens ,
& ſur l'intérêt de l'humanité entiè e. S'il eſt des
hommes pour qui de tels intérês ne ſoient rien
ces hommes-'à feu's pe iventdéſaprouver la cha-
1 ur & l'importance que d'on met au procès, de
Los XVI , & on pentleur répondre qu'ils y
mettent eux-mêmes encore plus d'importance ,
quoique d'un autre genre , pu ſqu'ils y ont accumulé
des irrégularités qu'ils auroient blamées ,
1
erre . Ces
plufieuas f
Conventi
'à ceſujet
yeux plus
tions »,
«L'ex
fefont c
n'ont pa
n'on ,
tialité;
précxift
n'exami
ils prous
Jabilité c
confenti
les idées
qui ſe re
aux ieg
pectér,
voye p
2
contre
& n
douceu
in préc
maisp
XVI
juger a
:
init c
captiv
Ta fem
dire,
1.
& ls
Sagran
Ac lo
care. Ces irrégularités obfervées avec force par
plufieuas françois & pat plufieurs membres de la
Convention nationale, quiont publiéleurs plaintes
a ce ſujet , ne peuvent manquer de frapper les
Deux plus calmes & moins prévenus des autres fiacions
».
<< L'exemple d'an acculé ,jugé pardesjuges qui
fe ſont conftitués eux-mêmes , & dont pluſieurs
n'ont pas balancé depuis à mettre au jour lear opinion
, revêtue de toutes les expreffions de la partalité
; d'un accusé condamné fans aucune Joi
préexiſtante , & condamné fur des del'ts dontje
n'examine point les preuves , mais qui , fuffentils
prouvés , ne peuvent porter atteinte à l'inviolabilité
que lui aſſuroit une loi univerſellement
confentic , eſt un exemple trop éloigné de toutes
les idées ordinaires de juſtice , four qu'une bation
qui ſe reſpecte , ne doive pas craindre de l'offrit
aux regards des nations dont elle veut être refpectér.
Il eſt impoffible que le monde entire
voye point avec horreur des vio'ences exercées
contre un prince connu , au moins par la douceur
&'innocence de ſon caractere , & que ceste même
douceur & cette même facilité ont fait tomber dans
unprécipice où le crime & la fcélérate fle 'ont jamais
plonge les plus cruels tyrant. Si en effetLonis
XVI a commisdes fautes , qui pourra ne pas les
juget abondamment expiées par une chute ao
init cadue , par les chagtens d'une longue & dure
captivité, par ſes inquiétudes pourfa fear , pour
La femme , pour ſes enfans , & ce qui eft , joſe le
dire , vraiment honteux , par les outrages mêmes
& les infultes de quelques hommes qui croyoient
s'agrandir en foulantauxpipieeddss des grandeurs qui
ne font plus , & qui ont trop oublié que ,
F
fides
chiffent unpays de l'antique reſpect qu'il crut
devoir à fes rois , nul e révolution ne peut jamais
affranchir les ames honnêtes du eſpet qu'elles
doiventà la douleur & a l'ufortune ».
ce Je m'arrête ſur les nombreuſes réflexions que
fournit cette matière , pour me refermer dans ce
qui a un rapport direct aux fonctos du minftère
dontje ſuis chargé , quoique cex des citovens
françois , dontl'opinion ett favorable àLouis XVI ,
aient cru juſqu'ici avoir moins d. iberté de parler
& d'écrire , que ceux qui ſoutiennent ' opinion
contraire , & quoique par conféquent leplus grand
nombre des premiers aitgardé le filence , on ne
prut ſe diffi puler pourtant que les avis ne foient
déjà trèpartagés . Si don sepetit nombre des ennemis
de ce math ureux prince parvenoit à faire
exercer contre lui les extrêmes violences , il ſcroit
Empoſſible de persuader aux étrangers que c'eſt à
la nation & au gouvernement françois qu'ils devroient
imputer cette conduite, & ils choiroient
ſe refoſer à l'évidence , s'i's'en concluoient fas
qu'il exiſte donc en France des particuliers plus
puiffans quele gouvernement& que la nation ele
même. Les nations étrangè es ne pourroient alors
Faifonnablement faire acon fond fur les protefcations
de la nation françoiſe , ſur leurs traitésde
paix , d'aliance , de commerce avec el'e ; & l'Euope
croiroit voir fans ceſſe de nouv Hes inquiéudes
&denouvellesagitations menacer tous fes
ntérêts & troubler éterne lement ſe tranquilué ».
« Au lieu qu'une conduite équitable à la fois &
magnanime envers le royal accufe , produiroit néeflairementdes
effets tout contraires . La préſence
même de Louis XVI & de (a famille , dans les
ays qu'il ſe ſeroit thoiſis pour afite , ſcroient un
signage
Lancedes fra
quevotre n
toire,
qu'el
Faifantes, &
l'empêchent
devast
l'ima
Lesfen
infpiteroit a
d'amenerb
doivent del
même
doit
pé ance fibe
Je
viens de yo
de la nar on
fon
antique
lait
apprécie
vertu , & qu
fura
encore a
unereapl
d
Hont
caracter
intmens,
q
Lepeuple fra
ks
paflions
&
dre,
combier
nations
feroie
des
titres àle
deplasen
plus
Ploque ,
fonde
cutesles
deux
C'eſt
dan
orifs, que fa
lepour cile de
nçois les pre
an
importan
tationJes
hom
( 133 )
moignage vivant de le générosité & de la puifce
des françois ,& app endroit à tous leshommes
votre nation fait uoir la modération &la vice,
qu'elle n'a que des paffi ns pobles&bienantes
, & que les triomphes de ſes armes ne
pêchent pas de cou ber volontairement ſa tête
aat l'image dela joſtice ».
Les ſentimens d'eſtione & d'admiration qu'elle
reroit a tous les peaples ne manqueroient pas
ener bie tot une paix que tous les peuples
ent deurer , & dort , malgré ſe ſuccès , ellee
doit avoir beſoin. Puité-je réal fer une efce
fi belle ! C'est le voeudu roi; tout ce que
na de vous expomer , monfieur , c'eſt le voeu
nat on elpagoole , de ceste nation qu ,dans
nique caractère , en refpectant la justice ,
preue nos moins les paflions que les hautes
-, & qui eſpère que la nation françoife ofncore
a la poftérité , dans cette occafion ,
pl de la grandeur & de la générofité qui
Caractéritée jusqu'ici. Réanis per les mêmes
ens , qui font d'autant plus honsables pour
le fraçi qu'ils contrallent davantage avec
i'ns & ics fuggeftions dont il a a ſe défencombien
les bens d'amitié entre les deux
5 ſeroient durables ! Qu'ils feroient beaux
es à ſe produire entre elles pour referrer
en plus ces coeuds ! Combien l'eſtime réci
, fondée fur Thumanité , feroit digne de
esdeux! כ ১
eft dans ces vues , morfisur , c'eſt parces
que fa majesté catholique a jugé honoraelle
de faire parvenir u gouuernement
fes preffantes , les ardentes interceffions
portante affaire qui fixe aujourd'hui l'atdes
homines. Je vous prie , nonficar , de
1
faire parvenir ces reflexions a la Convetlon nationale;
& fi je pouvois , par ma réponſe , annoncer
au toi que les defis de fon coeur ont été rem-
Ils, heureux d'avoir été l'agent d'une négociation
auffi humaine , aufli g'orienfe , heureux d'avoir
ben fervi mr patrie & la vôtre , ce jour ſeroit le
plusbrau , le plus co iſolint dema vie ».
ce Jai l'honneur d'être , avec les ſentimens de
conſidération les plus dili gués , & c. »
Signé , le chevalier D'OCARIZ.
:
Paris , le 26 décembre 1792 .
Commune de Paris.
La Convention avoit demandé à la municipalité
un compte de la ſituation de
Paris Voici celui qu'a donné le maire ,
pa: l'organe du citoyen Réal, ſubſtitut du
procurer de la commune.
Compte rendu les janvier de la fituation de
Paris.
patiemmentla
Cape: doir pe
titorensaffirm
aura
prononc
dire quelle fe
billetsdelam
de
défordres
dans la
claffe
plus reſpect
nc
feuvent
culté, & la
con
rariétés
avec ce papi
objetde difc
parles dépar
des
débrisde
onéreux de
maiſon de
lens
ceffe co
pellentlade
un
objetd'a
de
Paris fol
trang ilifer
Pindentavec
mière,&les
tions
pourég
bane
génér
langers;
mai
dune
délibe
unlijerde
Législateurs , la municipalité de Paris vient ſe
confo mer au décret qui ut ordonne de vous rendre
compte de l'état actuel dePa is. Nous vous ferons
paitdes diſpoſitions que nous remarquors dans
lepit de quelques citoyers , des burs qu'on
cherche à répandre, des haiars qu'on che che à
exciter co tre les amis du ben public. Nous ajou
tero sa ces co fitérations le tableau moral de auligesera
cettegrande c té . Une des cauſes la Ias active de
miniftra
1. ferme tation actuelle , eſt le procès de Louis dutravaile
Capit; beaucoup de pertonnes en attendent inique Ele コン
Ouvriers
ma
qu. ne
fubli
135
iemment la fin . On dit haurement que Louis
per doit pértiirr;; cependant un grandnombrede
Dvens affirment qu'ils le ſoumettront à la loi qui
a prononcé fur les crimes ; il n'eſt pas aifé de
quelle ſera l'iffue de ces fermentations. Les
ets de la maifon de Secours font aufli unelource
défordres toujours romaillans; ils font répartis
sla claffe la plus indige: t ; c'eſt la portion la
reſpectab'e qui les poſſede , les ouvriers : ils
euvent les faire paſer qu'avec grande diffi-
, & la
,
perte d'un temps qui eſt précieux. Les
rariétés qu'ils éprouvent four ſe procurer ,
c ce papier, leur ſubiſtance même , font un
etde diſcorde interminable. Paris en eft accablé
les départemers , & il paie encore lui ſeul
débris de fon ancienne fortune , le montant
reux de la banqueroute ſcandaleuſe de la
fon de Secourt. Des récamations s'élèvent
- ceffe co tre le mi iſtre de l'intérieur , & ap-
-nt ſa deſti ution. Le, ſubſiſtances fonttoujours
objet d'alarmes , quoique l'approvifior.nement
Paris foit concerté d'une manière capable de
q il ifer les habitans ; mais les craintes ſe ré-
Hint avec activité ſurun bjetddee néceffitépre-
-e , & les ma ve llans profitent de ces difpofipour
égater ceux qui ne réflschiffent point. On
généralement les primes accordées auxbours;
mais cet objet, qui fait maintenant le ſujet
e délibéra in mure , ceſſeroit bientôt d'être
jet de diſco de , fi la conduite que les corps
iniftratifs ont tenue avec lesboula gers , étoit
généralement connue qu'elle doit l'être . Les
ers manquent d'occupation , & la ceffation
ravail eſt un double malheur pour la répu-
12. Ele appauvrit , elle rend miserablela clafie
ne subtite que de produit deles fucurs. Les
ne
(
hommes inquiets ſur les beſoins de la vie , oublient
quelquefois ce qu'ils doivent à la tranquillité
publique ; & cependant cette claſſe matheureuſe
ſouffle avec patience l'adverſité qui la pourfuit
fans ceffe. On ſe plaint gravement de l'i fidélité
des agens de la police ,& les plaintes qu'on
porte fur leur conduite, méritent un exemple levère.
Le défaut d'armes à feu irrite tous les citoyens
, & rend leur ſervice dangereux , parce que
les conemis du bien public ont toujours des ref
fources pour s'en procurer,&oppoſer uneréſiſtance
difficile à vainere,
geTexe
fourdeala voix
appartient de
La force arm
pétuel.....
D'après les
la guerre & le
ſultat de la fo
La gardena
mes. La genda
& aux
tribun
font au nomb
font au
nombr
compris c
1603
hommes
mes.
Les
états
guerre
feront
Les
citoyens
ne
s'affvjerile
la garde.
Par
par
l'abandon
quras.
Les a
èspares
fi
milé
cominer
diſpoſitions p
rconstances
En
général
legne
parmi
Les ſecours accordés aux femmes & aux enfans
de nos fières d'armes qui ont volé aux frontières ,
ſediftribuent lentement , & font encore un ſujet
demécontentement. Les maiſons de jeu , celles
des femmes publiques recèlent nos ennemis ; nes
ennemis! les traîtres qui ont porte les armes contre
leur patrie. Cependant ces repaires dangereux ne
font point inacceſſibles ànotre ſurveillance; nous
parviendrons à les chaſſer ſous peu de temps. Dés
maiſons particulieres leur ſerventd'afile ; mais nos
concitoyens connoî ront bientôt les dangers auxquels
ils s'expoſent , en accordant l'hofpitalitě à
nos ennemis . Le département de police , formé
récemment , travai le avec une activité infatigable;
lenombre des m Ifaiteurs qu'il foumet au glaive
lenom refte impuni, un tribunal compoſed'un
petit combe de magiſtrats , ne ſuffit pas à la
tranquilité de cette ville immenfe.
Cette confidération , appuyée des évènemens
paflés , avertit allez les lég flareurs , de donner
un prompt accroiffement à ſon act viré. On y
parviendra en étab iſfant un tribunal criminel ,
composé de pluſieurs fections. Le peuple ſe
plaint de ce qu'on ne punit pas les coupables ;
asgrande par le zèle &
Malgré les n
ploient pour
Teſprit républ
la
picique tou
Fances que no
٠٧
つ
de à ſa voix. C'eſt à vous , législateurs, qu'il
artient de calmer ſa follicitade..
force armée eſt accablés d'un ſervice per-
....
1
a
après les états donnés par le miniſtre de
merre & le général Santerre , voici le rét
de la force armée à Paris.
-garde nationale confiſte en 110,542hom
La gendarmerie a tachée à la Convention
x tribunaux , les vainqueurs delaB ſtille.,
au nombre de 2433 hommes. Les fédérés
au nombre de 5601 homme. La cavalerie,
ompris celle de l'école militaire, eft de
hommes. Total général , 110,979 hom-
Les états certifiés par le miniſtre de la
eferont remis ſur le bureau....
scitoyens qui poffèdent de grandes fortunes,
affujetifent point aux fonctions de monter
de. Par cette conduite repréhenſible , &
abandon du falut pubic , les vols font fré-
Lescatiaflinats fans doute auroient été
ares fi de tribunal criminel avoit éré orgacomine
nous ledemandons. Les nouvelles
itions préviendront des malheurs que les
ſtances ne permettoient pas de prévoir.
général , la formentation fourde qui
Parmi nous , mérite de notre part la
grande ſurveillance. Nous ferons fecondés
zèle & l'ardeur des véritabes Parifiens.
é les moyens que les m.Ivelians cmt
pour corrompre les habitans de Paris ,
trépublicain eft celni de la majorité , de
ſque totalité de les habitans , & les affuque
nous avons de leur reſpect pour les
cellentes intentions.
Apès avoir fait connoître la cauſe des die
viſions , nous ajouterons quelques confidérations.
Par
Les Parifiens , toujours agités par les ſecoufles
intéparables des revolutions , ont conftamment
oppoté leur activité & lent courage aux efforts
des malveillans . Preſque toujours jours trompés
ceux à qui ils avoient accordé leur confiance ,
fans doute ils ont pu devenir inquiets , foupçon
eux & prêts à s'alarmer.
sesportes ex
Cettemel
wire à quel
danslesdift
gardantcon
Dions. On a
Leparifienn'a pas , dans les pertes qui caufent
ſa raine , trouvé un défenſeur de los droits. Surchargé
d'impôts , épuisé par la continuité de ſes
facrifices, perfonne n'a pris ſes intérêts , ni dans
l'Affemblée conftiruante, ni même dans l'Affembice
législative. Aujourd hui même , a la Conven
tinnationale , nous ne ini connoiffons point encore
de ſoutien ; cependant Feſprit de justice qui
J'anime , n'a jamais dégénéré ; car la réfl xion &
Je tems l'ant toujours ramené aux principes & à
L'observante exacte de les devoirs. Si nous remortons
àl'origine de toutes les cauſes qui troublent
da tranquillité publique , nous n'y appercevons
queles agitations de quelques hammes corrompus
jou ſéduits , qui veulent que les autres partagent
leurs crimes ou leurs erreurshi
quiets; mai
ment la libe
des
homme
pallée.Vo
deces agi
bourg Sai
feditions,
excités par
Weur, ont
néralfurles
Pour vous donner la preuve de cette affertion ,
il vous fuffira de vous expoſer ſommairement le
récit de quelques évènemens arrivés ces jours der-
Ber. Le conteil général de la commune , craignant
que les égliſes ouvertes pour la meſſe de minuit
-ne ſerviflent de retraite aux malvei lans , &, pour Prévenir les défordres que certe réunion pouvoit entraînerdansdes circonstances où le procès d'ua
concertéesp
Le
peup
ceffeà
Tinf
dres
conſta
cuſe&ind
nous
dilon
dans les all
datle
nomb
de
quelque
leurs
foyers
de la
fenle
jours
accat
bliques , f
que les
aut
lear
confer
delleà
fes
républicaine
ne
viventq
eft
entore e
es portes exactement fern ées.
Cette meluse, fage & politique, a fervi de pé
Exte à quelques agitateurs , four porte f'alarme
ans les différens quartiers de la Cité , en la re-
Fardant comme un delpotiſme exercé ſur les opi-
Hons. On a peut-être éga é quelques e'prits inicts
; mais ceux qui réclamoient le plus viveent
la hbertédu culte, étoient des agitateur ou
es hommes fuis par la juftice pourleur conduite
flée. Vois connoiffez les cautes de lamort d'un
ces agitateurs ; il a perdu la vie dans le fouburg
Saint-Antoine , où il avoit excité plufieurs
ditions. Dans le même jour , des boulangers ,
cités par les clameurs de quelques-uns d'encux
, ont donné de l'inquiétude au confeil gé.
tal fur les nefures que le corps municipal avoit
ncertées pour affurerles fubſiſtances de Paris,
Le peuple de Paris , loin de ſe porter fans
Te àl'infurrection , & de fomenter les défort
es constamment renouvele , devroit être se-
Té d'indJence fur les vrais isté été . Ce que
us diſons aujourd'hui , nous l'avors répété
as les alſemblées publiques. En effet , une
He nombreuſe, celle des hommes qui jouiffene
quelque fortune restent i rehatamment dans
rs foyers , con devoient être l'objet
la ſeule follicitude des patriotes , qui tou
rs accablés de miffiors & de fonctions paques
, fuccombent à leurs frigues , tandis
les autres ſe
conme s'ils
repofere for cox du fo in-de
confervation . Une claffe toujours plus fi
eà ſes devoirs , toujours plus pere & p'us
blicaine ; eft celle des pères de fimile qui
vivent que du travail de leurs mains tolle
encore encore celle qui remplit le plus digne-
1
i
yes fiches , au contraire , toujours jaloux
de la domination ou des prérogatives dont le
règne eſt paſſé , en ſe refuſant à toutes les fonctions
civiles & militaires , en font retomber le
poids fur ceux qui ont un beſoin conftant du
fruit de leus travaux. Ils femblent s'attacher
opiniâtrement à les fatiguer chaque jour , &
afforblir l'amour qu'ils oonntt voué à llaa Patrier
& de la ha
hous avons
malveillans
Jes bons cin
confpirateur
au 10 aru
quelques he
1
la rupture
citoyens à
vous qu'il
dangereu
Welt re
leurs tro
Les prêtres nous travaillent fourdement; ils
intimident les uns , égarent les autres , réveil
lent dans le coeur de ceux- ci des inimitiés perfides
arment ceux-la d'une fureur qu'on croit
fainte. It faut dire la vérité , législateurs , plaficuts
de ceux qui ont d'abord annoncé le plus
de patriotifme , n'ont voulu que des places lucratives
; & puiſque dans un récit ou la fran
chife&& llaa loyauté doivent montrer toutes
entières , il n'est pas permis de taire aucune
penſée utile à la Republique , nous ajouterons .
fans balancer , que nous avons moins craint les
prêtres refractaires que les menées de ces pos
tifes , qui , dans les aſſemblées publiques , p:oféroient
des fermens démentis par leur confcience.
fe
par leur
Charles
que, une
les rappe
pect des
de libert
peint a
déſaftre
T'efprit
de deu
cureur
chargé
bunsu
égard
Des émigrés ſe traveſtiſſent ſous toutes Ics
formes , circulent dans les affem' lécs , & fomentent
l'efprit de fédition ; ils égarent les bons
citoyens , en leur propoſant des moyens barbares,
fous prétexte de détourner les dangers qui nous
environnent ; ils ſéduitent ceux chez leſquels
ils demandent les ſecours de l'hoſpit.Lité.C'eſt
dans ces demeures , que la probité rend refpectables
, qu'ils méditent en fecret leurs complo
tout F
la fai
permis
ots '
étant
anti- c
féditicux.
Tel eſt , citoyens , l'état de cette cité ilustre ,
1.
due à
prove
nous avons pu craindre un moment l'audace des
malveillans: mais ce moment eſt paffe. Que
es bons citoyens ſe rallient , vous verrez des
conſpirateurs replongés dans les ténèbres , comme
mu to acû . Mais il faut des lois. Il ſemb'e à
quelques hommes que le mot République ſoit
a rupture de tous les liens qui attachent les
citoyens à l'état ſocial. Légiflateurs , c'eſt à
vous qu'il appartient de faire ceffer la lutte
dangereuſe qui exifte entre les corps conſtitués.
Il eſt temps que les Républicains , célèbres par
leurs trophées militaires , le deviennent encore
par leur amour des lois .
Charles Villette avoit inféré dans la Chronique
, une adreſſe à ſes frères tes Patificas , pour
les rappeller aux principes d'ordre , & an refpect
des lois , fans lesquelles il ne peut exifter
de liberté & de gouvernement durable. Il avoit
peint avec un courageux patriotiſme les effets
déſaſtreux des haines , des vengeances & de
l'eſprit d'anarchie & de faction . Sir les plaintes
de deux ſections , & fur le réquisitoire du procureur
de la commune , le conſeil général avoit
chargé celui-ci de le pourſuivre devant les sribunsux.
Le procureur de la commune , fans
égard pour la qualité de repréſeutant , & furtout
pour la liberté de la preſſe , quand on ne
la fait fervis qu'à des instructions utiles, s'eſt
permis de citer au tribunal de police , comme
s'étant d'expreffions & de tours de phrases
anti- civiques & tendans à diminuer la confiance
due à la municipalité. L'abondance des matières
provenant du rerard où nous a mis la défenſe
fervil
1
1
corps de delit à la municipalité , ni la jultih
cation de Charles Villette. Nous y ſupplécions
dans le prochain numéro.
Confeil exécutif.
Le miniſtre de la marine prévient les afpirans
nu grade d'enſeignes non-entretenus & à la qua
ité de maîtres au petit cabotage , pilotes , lama,
neurs , locmans , que les examens preferits par la
oi du to août 1791 , auront lieu dans les ports &
aux époques ci-après:
Tournée du Midi.
3
AAntibes , le 20 janvier.--ASaint-T opez,
C 28.-A Toulon , le 1er février .-A la
Ciotat , le 7.- A Marseille , le 11 . Au Mar
iguel,e is. A Certe, le 21.A Agde,
25. A Narbonne , le 28. A Collioure
3 mars . ABayon , le 12.-ABo deaux ,
17. A Libourne , le 23.--- A Rohefort ,
29. Ala Rochelle, de 2 avril . ---ANantes .
6. ---APaimbeuf, le 1111.. -- Aux Sables d'Omane
, de 17.
i
Tournée du Nord.
AuGroige ,Jesuit. février, AVannes ,
Al'Orient , le 6 ou 7. --- AAudierne ,
8.qu ASaint-
Pol de Léon ,let outs. ---A Saior Bracux ,
18 -A Saint-Malo, le 1. AGranville ,
- Cherbourg ,le 28 , ---AHonfleur ,
Boulogne, le
Donkerque, le
Sequelaue é
minateurHyd
fres, dans les
viendtoit les
Rapport du
fait àla
cembre.
Je prefice
attirerl'atter
un objet d'un
litiques & co
Ce n'est
apprendre le
Je confeil ex
ment Bitan
tems , n'ont
rier , partid
que le mini
écrit àM.
14
quedéja il
F
Aste conçue
feil. Sans du
au 6janvie
potre fituati
alors lui fai
cabinet de
époque à er
tifshoftiles
* coufent
Saint- Vallery -fur-Somme , le 21. ---A
ogne , le 25. A Calais , le 27.---A
kerque , le 30.
quelaue évènement imprévu empêchoit l'exateur
Hydrographe de ſe rendre aux époques
dans les villes ci-deſſus énoncées, il en prétoit
les municipalités.
portdu ministre des affaires étrangères ,
ait à la Convention nationale , le 31 déembre.
prefire de cette séance extraordinaire four
er l'attention de laConvention nationale , ſur
bjet d'une haute importance, nos ra: ports pomes&
commerciaux avec l'Angleterre.
e n'eſt pas que je puiſſe aujourd'hui vous
endre le réſultat des dernières démarches que
onſeil exécutif a tentées auprès du gouverne-
Bitannique ; des vents contraises, de gros
, n'ont point permis cette célérité. Un cour.
,parti de Londres le 27 , vient de m'informer
le miniftre de la république françoiſe avot
àM. Pitt pour lui demander une entrevue;
déja il avoit fait paſſer à lord Grenvilleune
=conçue dans l'eſprit des inſtructionsdu con-
Sans doute les réponſes me parviend ont d'ici
janvier , jou: fixé pourle rappor général de
e fituatio intérieure & extérieure , &je pourrai
5 lui faire connoître la rétolution définitivedu
net de Saint-James. Je réſerve, pour cette
que à entrer dans tous les détails des préparahoftiles
ordonnés par le minifte, e britannique,
confentis par is parlement; préparatifsdont
C
1
1
g
ratifs qui , toutefois,me font pas encore trop eft
frayans , fi rous confidérons que les ordres pour
l'armement de treize vaiſſeaux de ligne n'ont été
donnés que depuis quinze jours ; fi nous fongeons
àla grande difficulté de completter l'équipage de
ces gros vaiſſeaux , par le manque de matelots ,
dont le déficit eſt ſtimé de 8,000 ; ſi ſur-tout
nous ſavons de notre côté prendre des meſures
prompes & vigoureuſes. Je réſerve enfin , pour
la même époque , à vous entretenir des autres
meſures de la malveillance du miniſtère britannique
; des indécentes diatribes proférées dans les
deux chambres du parlement contre la nation francoiſe
& fon gouvernement; de l'arrestation des
navires chargés de ſubſiſtances , & deſtinés pour
la France , qui n'étoient plus ſujets à l'embargo ;
des manoeuvres employées pour altérer notre crédit
; enfin , d'un bill proposé à la chambre des
communes, tendant à empêcher la circulation de
tout billet à ordre , reſcriptions ou obligations
promiſſoires , faits ſous l'autorité d'un pouvoir
quelconque en France.
nores
D
7.9
Mais je ne pu's différer plus long-tems à vous
informer que , le 26 de ce mois, les deux chambres
ont pafféune nouvelle loi ou bill concernant
les étrangers en Angleterre ; qu'entr'autres difpofitions
vexatoires que renferme.coce bill, il y eft
dit:
D.
VIII. « Toutes les fois que le roi ordonnera à
étranger de quitter le rFooyaume , il pourra
être arrêté pour déſobéiſſance fur le warrant
d'un joge ddee paixo d'un fecrétaire d'état , &
શ્રે
mis
કાળુ rushny of aવુંછે ?????? ??
1C
étranger ne v
un pareil or
d'étalpourra
antel étrang
d'état , qui le
manière con
& à la poſi
que excufe
pareil ordre
lavalidité,
XI. Le
gers, arrive
excepté né
de réſider da
jeftéd'affigne
drie arrêtés &
ΧΙΙ. «Το
cle, & tous
au
principal
Tendroit,
leur
demeur
pays, le lie
cas de refus
admis àbail
nies; la pre
feconde
gleterre apr
tranſportés
XIH. «
étrangers,
ont
continu
and
avant
No. 2 .
1. Dans le cas où l'on pourroit p
anger ne voudroit pas ebéir ſur le champ à
pareil ordre , un des premiers ſecrétaires
at pourra expédier un warrant , pour mettre
tel étranger dans les mains d'un meſſager
at , qui le conduira hors du royaumed'une
mière convenable à fon ( his or her ) rang
à ſa poſition ; & fi l'étranger alléguoit quelexcufe
pour ne point ſe ſoumetre à un
eil ordre , ks lordsdu conſeil privé jugeront
alidité.
1. Le roi pourra envoyer à tous les étran-
, arrivés depuis le premier janvier 1792 .
cepré négocians & domeſtiques ) un ordre
réſider dans tel diſtrict qu'il plaira à ſamaedd'affigner
. Ceux qui déſobéiront , pourront
arrêtés & condamnés à unmois de prifon ......
II . Tous les étrangers compris dans l'arai-
& tous ceux qui arriveront , déclareront
Principal magiftrat , ou au juge de paix de
droit , leur nom , rang , profeſſion , état ,
- demeure , le temps de leur ſéjour dans le
5, le lieu de leur réſidence principale . En
de refus , ils pourront être arrêtés fans être
is à bail. De fauſſes déclarations feront pu-
; la première fois , d'un mois de prifon ;
econde , du banniſſement. Trouvés en Anerre
après un temps déterminé , ils feront
ſportés pour la vie.>>
IH. ce Toutes les maiſons ou réſident des
ngers , excepté des négocians , & ceux qui
continuellement, réfilé en A gleterre deux
avant le jour de.... 1790 , pourront êtue
No. 2. 12 Janvier 1793 . G
1
Pas
goureuſes , injuftes , inufitées , contraires à
tous les uſages reçus entre nations ; elles font
encore , par rapport à nous , en contradiction
manifefte avec les égards & la protection des
lois , que les François , voyageant en Angle.
terre , font en droit d'exiger , en vertu du
traité de commerce &de navigation conclu en
1786 , entre la France & l'Angleterre. Ce traité
porte article. IV:
érats,
« Il ſera libre aux ſujets & habitans des érats
refpectifs des deux ſouverains , d'entrer & d'aller
librement & fürement , fans permiffion ni ſaufconduit
général & ſpécial , foit par tetre
ou par mer , & enfin par quelque chemin
que ce foit , dans les royaumes ,
provinces , terres , iſles , villes , bourgs , places
murées ou non- fortifiées , ports &domaines
de l'un &Tautre ſouverain , ſitués en Europe ,
& quels qu'ils puiſſent être , & d'en revenir,
d'y ſéjourner , ou d'y paſſer &d'yacherer auffi ,
& acquérir à leur choix toutes les chofes néceffaires
pour leur fubfiſtance & pour leur uſage;
&ils feront traités réciproquemeni avec toute
forte de bienveillance & d: faveur ; bien entendu
, &c .......
Il fuffit, fans doute , d'avoir rapproché ces
clauſes du bll rouvellement adopté par le parlement
britannique , pour vous convaincre que leur
exécution , à l'égard des françois ,feroit une infraction
évidente au traité de co nmerce.
Ce traité a été cependan religieuſement obſervé
par les françois , malgré qu'il s'en faille de beaucoup
que les avantages en foient réciproques ,
malgré les plaites univerſellesdu commence franroientpujuftit
nous avong u
France, de me
was'd'entr'eur
ne fera point
devront s'en
forcés àrega
s'a pas peu
commerce.
Le confe
d'une dern
évidence la
Aotre égard
preuvedes r
s'affoblir le
juſqu'a prés
borné, en
1.Que
àLondres
min'ſtère b
roit àce
françoife,
gorique , F
générique d
leparlemen
Bretagne
çois .
2. Q
ou'fi'dans
Aucune , il
bliquefian
que comm
Coumerce
elle coffe
ient pujuſtifier des précautions extraordinaires ,
sus avons ufé , envers les anglois réſidens en
ance , de ménagemens extrêmes , que quelquess'd'entr'eux
n'ont pas toujours mérités. Aiofi, ce
ſera point àla nation françoiſeque les anglois
vront s'en prendre , s'il arrive que nous ſoyons
cés à regarder comme non-avenu un traité, qui
pas peu fervi à accroître la proſpérité de leur
mmerce. છે
Le conſeil exécutif a cru devoir ufet encore
ane dernière précaution pour mettre mieux ca
Edence la conduite du cabinet de Saint -James à
tre égard , & donner aux anglois une nouvelle
euve des regretsque nous éprouvons,,envoyant
ffoiblir les liaiſons d'amitié qui ont fubfifté
qu'a préſent entre les deux peuples; il s'eſt
rné , en conféquence , a arrêter :
1º. Que le ministre de la république françoiſe
Londres feroit chargé de preſenter une note au
n'ſtère britannique , par lequelle it demandéit
à ce ministère , au nom de la république
ançoiſe , une réponſe claire , prompte & cathé
rique , pour ſavoir fi , ſous la détermination
nérique d'ét anger, que porte le nouveau bill,
parlement & le gouvernement de la Grandeetagne
entendoient aufli comprendre les franis.
2º. Que'dans le cas d'une réponſe affirmative ;
fi dans le teme de trois jours , il n'en reçoit
cune , il ſe oit autorisé à declarer que la répuque
françoiſe ne peut confiderer cette conduite
e comme une infraction manifefte au traitéde
mmerce concuren 1786 ; qu'en conféquence ,
eceffe de ſe croire el e-même obligée par ce
:
G2
Nouvelles de nos Armées.
Arméede laBelgique. Malgré la rigueur de la
faiſon& le dénuement des troupes qui manquent
debas , de fouliers , de culottes , elles n'en foutiennent
pas moins la campagne avec le courage &
la patience la plus opiniâtre. Elles pourſuivent
l'ennemi , & font les excursions les plus heureuſes.
Voici les pièces officielles qui conſtatent leurs
fuccès.
Extrait d'une lettre du général Lamarlière
au général Miranda , écrite de Ruremonde
, le 20 décembre 1792 .
« Je rentre , mon général , dans les murs de
Ruremonde , ma campagne terminée le cinquième
jour que j'en ſuis parti. Vos ordres ont été exécutés
au-delà même de vos eſpérances ;&je vous
remerciedem'avoir chargé d'une expéditio hardic
qui exigeoit beaucoup d'activité&de prudence. »
J'ai été de Stracleſt , le 16 ; mes cantonnemens
étoient rapprochés pour pouvoir ménager
mes forces ; mais apprenant que l'ennemi n'étoit
qu'à Weſel , je me ſuis déployé dans les trois pays
de Gueldre prufſienne, principauté de Meurs , &
duché de Clèves. Par-tout on voyoit des arinées
Françoiſes , & j'ai eu des députations de toutes les
villes , même de pluſieurs au- delà du Rhin. >>
« Je n'ai pas héſité de former le projet d'aller
à Clèves ; j'ai envoyé le 17 , 150 hommes à
Genep & à Gooch; ce détachement s'étoit em-
Wifelpour
delaMeufe
mis obitacle
« J'ai cu
cheval du
toyen Defp
étéplace ti
&qui a po
portée du
fûretéder
«VOR
expédition
&jerentre
«Vous
d'impofer
paroîtront
Jaconnoiff
modérées;
de payer
J'aid
florins ; à
laville de
80,000liv
Japrincipa
quantité
J'ai
trois &
deſſus :i
& je vou
ne reffer
J'ai
de
Creiv
bution ,
ſel pour revenir à Ruremonde , de l'autre côté
la Meuſe , mais le débordement de la rivière a
s obstacle à ce plan . »
J'ai eu un détachement de 40 chaſſeurs à
eval du se régiment , commardé par le civen
Despinay , officier très-intelligent , qui a
- placé trois jours à une perite licue de Weſel ,
qui a pouffé des patrouilles pluſieurs fois à la
tée du fufil des fentinelles ; ce poíte a été la
meté de mes opérations .
« Vous m'avez borné à huit jours pour mon
pédition ; je vous en ai demandé deux de plus ,
Je rentre le cinquième jour. "
<<Vous m'avez auſſi , mon général , ordonné
mpoſer des contributions légères; elles vous
roîtront peut - être exorbitantes ; mais , d'après
connoiffance que j'ai des lieux , je'es crois trèsdérées
; & l'on s'attendois, à ce que je préfume ,
payer davantage. »
«J'ai demandéala Gueldre pruſſienne 100,000
prins ; à la principauté de Meurs , 100,000 ; à
ville de Creivelt , 225,000 ; à Cloftercamp ,
5,000 liv. ; total , 605,000 florins ; en outre ,
principauté de Meurs doit fournir une certaine
mantité de pièces 'de drap &de toile.
« J'ai eu treize orages au total , dont
ois & quatre par chacune des villes cieffus:
ils ſe louent beaucoup de mes procédés ,
je vous réponds , mon cher général , qu'is
= refteront pas au milieu de nous. >>
« J'ai cu un peu d'argent comptant ; la ville
= Creivelt m'a donné une partie de ſa courriition
, en bonnes lettres-de-change fur la Hol-
G
i
« Les adminiftrateurs & les principaux habitans
ont igné , dans chaque ville impofée ,
une foumiffion de payer la ſomme demandée.
Je vais en joindre une à ma lettre : cela vous fera
connoître la forme des autres obligations. Je vous
pie d'obſerver , général , que j'ai reçu des lettres
de félicitation de tous les côtés , &que l'eſpritdes
habitans , habitués à plier ſous le joug du deſpotiſme
, ſombloit ſe dilater à la vue des défenſeurs
de la liberté & de l'égalité , d'aurant plus que ma
troupe s'eſt conduite avec la plus exacte difcipline
, & que j'ai fait un grand exemple au milieu
de la p'ace de Gueldre , en préfence de toute la
ville, fur un feul homme qui s'étoit écarté de
nos principes de loyauté & de la confiance que
la troupe que je commande , m'a toujours témoi
gnée ».
>> J'ai les plus grands éloges à vous faire de
mes deux adjoints aux adjudans - généraux , les
citoyens Pinon & Levaffeur : le premier ayant éré
ſept ans dans le pays , m'a été de grande utilité ;
le ſecond ne ceſſe jamais de l'être ».
ment à la rép
Deroch m'a d
fur les bord
meilleurs ren
dans mon c
Je voue prie
emp'oyé d'ur
Lettre du
Cir
Jevouspr
garde a pe
s'elt empar
de l'Empe
del'armée
Extrait
>> Les lieutenans- colonels Richardot & Cailhava
m'ont donné des preuves d'une grande intelligence
; & en général , je n'ai qu'à me louer
de mon armée , compoſée de bons patriotes ,
avec lesquels, j'aurois tout entrepris : mais le
mauvais tems & les mayhes forcées les ont extrê
la Con
le sja
"Tou
dant vos
cauſe de 1
mement fatigués ,
J'ai l'honneur de vous prévenir que je vais
remettre tout ce que j'ai reçu , tant en numéraire
qu'en lettres de change & effets , aux commitſaires
des guerres , pour qu'ils l'envoient à
Maſeick
FA beſoin me
ככ
leurtêre,
arméesfi
Quantau
leur force
1
at a la république fra le , que le cit en
roth m'a données , depuis que les troupes font
les bords de la Meuſe . Il m'a donné les
illeurs renſeignemens , & m'a ſuivi par- tout
as mon expédition , où il m'a été très-utile.
voue prie de demander au miniſtre qu'il foit
p'oyé d'une manière diftinguée ».
Ettre du général Valence , datée de Liège
le 2 janvier.
Citoyen miniftre ,
e vous préviens qu'undétachement demon avant
arde a pénétré dans le pays de Luxembourg ,
eft emparé de 200 mille livres dans les caiſſes
- l'Empereur ; je les ferai verſer dans la caiffe
- l'armée auſſicot qu'ils me feront parvenus .
Signé VALENCE.
xtrait d'une lettre du général Dumourier à
la Convention nationale , datée de Paris ,
le sjanvier.
>>Toute l'Europe s'arme contre nous , cepen
ant vos armées brûlent de combattre pour la
auſe de la liberté. Il faut dire la vérité : elles ont
foin moins d'encouragement que de vêtemens.
Quant aux généraux , c'eſt la confiance qui fait
Eur force ; & fi le ſoupçon plane fans ceffe fur
cur têre , leur déniffion devient néceffaire. Ces
rmées ſi nombreuſes & fi fières , que des tyrans
G4
بح
nat eu que des loges a leur donner ; mais je le
répète , ils manquent detout. Vous n'avez pas de
tems à perdre. Lesdeſpotes ſe raſſemblent . Nommezun
comité pour examiner le plan de la campagne
prochaine ; ou , fi vous en chargez le pouvoir
exécutif, dégagez les bureaux dela guerre decette
foule d'hommies ineptes qui les encombrent . J'ai
acquis le droit de dire la vérité par mes fongs fervices
. Je necrains pas qu'on me ſoupçonne d'aſpizer
à la dictature ;& ceux qui ne craindroient pas
de l'infinuer , ſeroient moins mes ennemis que ceux
de la république. Si la Convention me refuſela
confiance dont elle doit m'inveftir , je prouverai
àma patrie que je n'eusjamais l'ambition de com
mander; cettepreuve ſera ma démiſſion ».
1
Armée du Rhin.
Lettre du général Cuſtine .
Au quartier-général à Mayence , le 29dé
cembre 1792, l'an premier dela répablique.
« Pour fuppléer à l'infoffifance de l'extrait de
l'expofé préf. té par le miniſtre de la guerre à la
Convention nationale , de la relation que j'ai envoyée
à ce miniſtre , le 4 décembre , des évènemens
arrivés dans la journée du 2 , dans Francfort
&à Bockenheim 22.
«Je vous envoie copie entière de cette relation ,
défirant que les comptes que je rends ne foient jamais
tronqués » .
«Après avoirdonné les détails de la marche
diz: «je me
Jes murs de F
de mon avant
Scheglinski ,
Déjàle troifie
ordre de ſe r
qu'occupoit
juger de la f
reprendre ce
taillons de
venir fix pi
du trente de
dreàrevers
toit fur non
m'avoit pa
déboucha ,
Partillerie ,
colonne, ma
àladroitede
qui ſe trou
borde ie La
desdeux cô
avec tantd
noitune re
reverspar
lopper, &
«Alor
pécs , gar
oùj'enten
approche
chard, qu
avant-gar
Lege
entamée,
« je me décidai alors à prendrepoſte(fous
aurs de Frantfort ) pour recevoir une partie
on avant - garde , aux ordres du colouel
glinski , où j'entendois le feu ſe foutenir.
le troiſième batai lon des Voſges avoit reçu
e de ſe retirer du village de Bockenheim ,
-ccupoit cette avant - garde ; mais voulant
er de la force des er nemis , je luiordonnai de
endre ce poſte ; j'envoyai demander quatre baons
de grenadiers qui étoient à portée ; je fis
ir fix pièces d' . r. llerie à cheval : je plaçai celle
Frente deuxième régiment , de manière à prenàrevers
l'attaque des ennemis , fi'elle ſe por-
= fur notre gauche. En effet , cette colonne
avoit paru vouloir prendre cette direction ,
-oucha , & bientôt ſervie vivement par
tillerie,renonça à cette entrepriſe: alors cette
onne, marchant par ſa gauche, vint ſe préfenter
droite deBockenheim, pour pafferdans lattonee
i ſe trouve entre ce village& une flaque qui
rde ie Langwert ; mais l'ayant priſe à revers
sdeux côteéss ,, &par fon fron Partillerie tiro't
ec tanr de juſteſſe , que chaque boulet ſe filloit
une route ; & comme la colone étoit priſe à
vers par ſes deux flancs , elle renonça à le dévefper
, & fe retira » .
«Alors les troupes de la république dévelop-
Ees , gardèrent leur poſte , juſqu'au moment
i j'entendis le feu qui ſe faifoit à ma gauche , ſe
pprocher de ma pofition : c'étoit le colonelHouhard
, qui faisoit ſa retraite lentement avec fon
vant-garden.
«Le général Newinger , à qui une fois l'affaire
ntamée , j'avois envoyé ordre de ſe porter fous la
GS
avoitau force par ton artillerie les troupes pruffiennes
à diſparoître de la plaine ».
ce.Après être reſté environ une heure dans cette
poſition fansvoird'er nemi, comme le jour déclinoit,
que j'étois certain que les Pruffiens ne pouvoient
plus m'attaquer , je commerçai ma retraite, &je la
fisde concert avee les troupes que commandoit le
général Newinger. Mais comme unpaguer qui ſe
trouvoit en avant du village de Rodelheim , fur la
rive gauche de la Nidda , préſentoit des plis de
terrein qui formoient des barbertes naturelles, je
fis placer derrière huit pièces d'artillerie , le bataillon
de campagne du troiſième régiment d'infanterie
, &le deuxième batail'on des Vorges , puis
je fis retirertous les chaffeurs à cheval & le lanqueurs
qui couvroient cette plaine. Alors parut
une colonned'infanterie formée par demi bataillon .
Perſonne neparoiffant plus, elle avar çoit avec corfiance:
mais prife de front & par le flanc droit &
à revers par les batteries qui ſe démaſquèrent ,
elle ne put tenir long-tems à ce feu fait à 250
toiſes , &donttous les coups portoient. Elle s'arrêta
ne montra pas beaucoup de volonté de fe
former & bientôt rentra dans les jardins du v1
lage, &d ſparut 22.
CC
,
Les troupes de la république ſe mirent enbar
tail'e en fortant du village de Rodelhim , & ftèrent
dans cette poſition juſqu'au foir ; ce n'eſt
qu'à lanuit qu'elles ont rentrédans leurcamp , ſans
que , depuis cette époque, elles aient vu aucune
troupe ennemies.
« Les pruſſiens , qui devoient attaquer l'armée
françoife immédialement après la reddition de
Francfort , s'arrêtèrent dans leur marche , & rés
trograderent même ſous les murs de Francfort ,
terrein qu'ils av
devantd'eux.
marche vers
villaged'Hoch
depuis cette épo
le premier inl
écrite , ayant
fairedes reco
deuxheures
:
«Jo rent
unepohtion
pontduRhin
cefauxbourg
&encoreentr
un cimetière
lies que j'ai f
«Cette p
deMayence
fiens :elle
rillerie, des
ne leur paro
Saiinfi
gaité & de
millehomme
milleavec
Le font faite
depaix » .
"Des tro
Jaifons avec
diffimulerai
mencent à fo
unegelée r
fans fouliers
père,&j'e
nite,jevou
Panerent la nuit. Jen ai fait autant fur le
in qu'ils avoient quitté lematin pour aller au-
Int d'eux. A trois heures je me ſuis mis en
the vers Mayence . J'ai pris une poſition au
ge d'Hochheim , d'ou je vous écris , fans que
is cette époque ,j'aie vu aucun ennemi. C'eſt
remier inftant quej'aie pu trouver four vous
e, ayant été occupé à donner des ordres ,
des reconnoiſlances , & n'ayant pas dormi
heures dans ving: quatre ».
Je rentre aujourd'hui à Mayence , prenant
poſition à Caffel , fauxbourg qui couvre le
du Rhin: entre les ouvrages dont j'entoure.
auxbourg eſt un vieux fort qui bordele Rhin
Encore entre les ouvrages de ce fauxbourg , eft
cimetière protégé par des redoutes &des batte
que j'ai fait faire dans l'île du Rhin » .
Cette poſition couvre parfaitement le pont
Mayence ; j'eſpère le voir reſpecter aux prufs:
elle est défendue par une nombreuſe ar-
Erie , des abartis , &d'autres petits moyens qui.
leur paroîtront pas divertiſſans. >>
J'ai infiniment à me louer du courage , de la
té & de la tranquillité des troupes dix- huit
le hommes ſe ſont vus entourés de trente-huit
Ie avec une ſérérinité profonde. Les retraites:
font faites comme fut une eſplanade en temb
paix».
Des troupes nues ont enduré l'intempériedes
Cons avec une grande patience; mais je ne vous
imulerai pas , citoyen miniſtre , qu'elles comncent
à ſe plaindre avec force d'être expoſées à
egelée rude, fans habits , fans couvertures ,
as fouliers & fans culottes. Ils m'appellent leur
re , & j'en ailes entrailles . Au nom de l'humaé
, je vous conjure de les titer de l'état de ſouf
france ou ils font : il gele tres - fort , & ils font
depuis ſept nuits au bivouac , fans habits ni aucun
vêement.
ce Cuftine fait enſuite les plus grands éloges de
la conduite du général Biron , de celle du maréchal
- de- camp Beauharnois & du colonel Houchard
, qui , avec deux mile hommes , en a
arrêté douze mille pendant une journée entière ,
&leur a fait des priſonniers , fans avoir eu un
ſeul hommepris.>>
Extrait d'une
miniftrede
le.30 décer
2.
seJe m'em
informerque
mandant à
la
révolution
hier, Il me
tueux,
qui
defirerunrer
«La perte des ennemis a été conſidérable; &
Ic roi de Pruſſe s'en plaignoit fortement. Nous
avons perdu quelques hommes & quelques chevaux.
Jen'oſe pas dire combien peu , car on me
croit un conteur , & cependant je dis la vérité. »
« Le canonnade des prufſiens étoit affreuſe;
tous les coups portoient àterre , puis ricochoient ,
&alloient couper les branches au-deſſus de nos
têtes , tandis que chacun de nos boulets alloit à
leur adreſſe . J'ai vu que'ques canonnades dans ma
vie , mais pas une où l'on ait tiré avec tant de
juſteſſe. Le trouſième bataillon des Voſges a
renvoyé par ſa mouſqueterie la cavalerie pruffienne.>>>
«Une au
dit: la rév
citoyens de
&petit
confe
le
moment
Ils ont
form
repoſententi
« Le duc de Brunswick , le roi de Pruffe , le
prince-royal Kalkreuth , le landgrave de Hefſfe-
Caffel , m'ont fait l'honneur de ſe réunit devant
moi. I's ont bien voulu rémoigner leur admiration
de la conduite des troupes . >>
Lettre du
K
de
Je
vien
4 du
contre-an
françois en attaquant leurs retranchemens. Il
par les chemins les p'us effroyables , atrouvé les
antrichiens dans la poſition la plus avantageure.
Il n'apas cru devoir commettre au hafard le ſang
Beurnonvillequi s'étoit porté du côté de Trèves letemsdel'e
be
grenadier
les
détails:je
a
Le
citoye
replié ſon armée du côtéde Metz ,
ſommes
arriv
en
étoit
déj
( 157 )
Armée des Alpes .
rait d'une lettre du générol Kellermann au
miniſtre de la guerre, datée du quartier général
30 décentr , an premier de la république.
= Je m'empreſſe , citoyen miniſtre , de vous
armer que le maréchal de-camp Pourcin , comadant
à Carouge , vient de me mander que
évolution étoit faite àGenève depuis avant
. Il me mande que des mouvemens tumulx
, qui exiftent dans cette ville , lui fonr
cer un renfort».
Une autre lettre à lapuelle je puis croire ,
= la révolution de Genèvee eſt finie; les
vens de cette république ont chaſſé legrand
etit conſeil , & ils attendent avec impatience
moment où ils nous recevront dans leur ville,
ont formé des comités , ils s'organiſent & fe
fent entièrement fur nous » .
Armée navale.
re du ministre de la marine , au préſident
de la convention nationale.
Jeviens de recevoir un paquet de Naples ,
Ontre- amiral Latouche; jen'ai point encore cư
ms de l'ouvrir. Le courier qui l'apporte , eft
enadier Bélleville ; il fait parfaitement tous
Létails : je demande qu'il paroiſſe labarre>>.
= citoyen Belleville a été admis. « Nous
nes arrivés le 18 devant Naples , a-t- il dit ;
toit déjà prévenu de notre arrivée , & l'on
à
avoit fait de grands préparatifs. Le contre-amiral
Latouche a été mouiller ſous fenêtres du roi de
Naples , & il m'a envoyé ſeul avec la lettre fui--
vante :
Lettre du contre- amiral Latouche , au roi
de Naples.
ce Roi de Naples , jo viens au nom de la
république françaiſe demander réparation de l'infulte
faite à me nation , dans une note Agnée
Actor , par laquelle Semonville , amballadeur
près la porte Ottomane , eſt outragé de la manière
la plus attroce. Je demande à votre majesté sp
elle avoue où défavoue cette note. Si , comme je
n'en doute pas , che défavoue un pareil acte de
perfidie , je lui demande de le manifefter en
cavoyant un ambaſſadeur auprès de ma republique
,& rappellant de Conftantinople celui qui
a fervi d'inſtrument pour l'outrager. Si votre
majesté ſe refuſoit à cet acte de justice , je ſuis
chargé de lui déclarer la guerre , qui peut répandre
les plus grands maux fur la ville de
Naples , avoir de grands dangers pour la perſonne
de votre majesté , & entraîner enfin la ruine de
votre majesté »,
ily
r
Tulage,lalet
plitlesordre
moi-même 1
alloitrépond
n'avoit doar
demi-heured
le
miniftre A
laquelleonte
Jobſervai a
comme
proj
général , qu
que la
nati
delon
coura
On me rer
italien, & fig
Le roide
à
votre
lettre,
défaveue for
Porteparfon
Aucun
oldie
cetteco
dait
piers
publics,
for
miniftre
deles
affaires
«
Comme
voyer un
avt
volontiers vo
ordre à
fon
M.
Guillaum
blique frarço
fapait,
une
de
Tharmoni
avecelle .
Leroi, a
d'engagerles
lear direqu'il
Lorſque j'arrivai à Naples , a repris Belleville,
toute la ville étoit dans les rues : je n'y ai trouvè que
des amis.On me crioit : courage , brave françois ,
continuez ; a ici 50,000 hommel qui vons
appuieront. J'allai chercher le miniſtre de France
à la cour de Naples ; & je dois dire ici qu'aucun
citoyen n'a donné plus de preuves de zèle , de
conrage&de fiesté républicaine. Nous arrivâmes
chez le miniſtre Atton ; je lui ai remis , ſuivant
( 159 )
fage, la lettre dont j'érois chagé pour le roi sif
t les ordres de fon maître , & bientôt je fus
i-même lui remettre la lettre : I me dit qu'on
Dit répondre. Fobſervai que mon général ne
voit donné qu'une heure ; au bout d'une
ni- heure de conférence entre le roi & la reine ,
miniſtre Atton m'apporta une réponſe , dans
helle on terminoit par propoſer une médiation .
ſervai a'ois que je ne pouvois l'accepter que
me projet ; je la portai cependant à mon
éral , qui rejetta cetre médiation , en difant
lanation ne pouvoit attendre la paix que
on courage & de ſes forces.
On me remit alors cette autre lettre écrite ent
En , & fignéeActon : ..
Le roidesDeux-Siciles me charge de répondre
tre lettre, M. le commandant , que ſa majesté
voue formellement les démarches faites à la
e par fon miniſtre : elle déclare n'avoir donné
nondie à ce ſujet. Elle avoit déja improuvé
co duite lorſqu'elle l'a reconnue par les papublics
, e ordonnant que le ſicer Guillaume,
miniftre à la Po te, fût diſpenſé de s'occuper
affaires royale!.
Comme ſa majesté avoit déja décidé d'en
un aetre miniſtre à la Poite , elle accepte
tiers votre propoſition , & elle va donner
à fon miniſtre à Londres d'aller remplacer
Guillaume. Sa majesté deſire que la répus
françoiſe trouve , dans cette conduite de
t, une preuve de la bonne inteligence &
marmonie qu'elle veut toujours entretenir
elle
roi , a repris Belleville , m'avoit chargé
ager les officiers à defcendre à terre, && c
ire qu'ildefiroit les voir ; mais envrais républicains
, perionne n'eſt delcendu , quoique no
marins manquaſſent de beaucoup de choſes.
Un vent défavorable s'oppoſoit à notre entrée
dans le port de Naples ; mais la bonne manoeuvre
de nos marins a vaincu tous les obſtacles , & n'a
pas peu contribué à intimider nos ennemis.
ALLEMAGNE.
:
De Francfort-fur-le-Mein , le 28 décembre.
&des
hommes
tent- ils pas enco
ur mairre
D'a
ſentauffi
s'ouvr
àpen-piès fure
pagne , & quel
ceque
nous a
peut-être pas à
l'on
Couſcrivoir
interceſſions a
faire ,
comme
En
effet le
viterle fort du
anglaiſe , dont
pointque
l'Ang
être
grèvée des
ſuppoſé
même
injuftice , il eft
ciaux
exiftanse
bienplus
nature
quement
utiles
de
former
avec
que
manière qu
Traiſemblableme
la
république,
porter
allicurs 1
léfenſe,
La
Savoie a
lorsqu'elles'eft
quoique ce
pays
perdre
agagnébe
toyens
vertueux&
de
foibles
fecours
pourles
piémont
Loreune
clefde f
Lejeune empereur paroiſſoit, il y apeu detems,de
ffrer qu'il lui fût poſſible de ſe retirer fanshontede la
guerredans laquelle il s'étoitimprudemmentengagé
contrela France. Cependant les préparatifs pour
une nouvelle campagne , ou les ſupplémens pour
celle- ci continuoient à ſe faire; mais à cette époque
il n'étoit pas auſſi ſûr de l'Angleterre qu'il l'eſtaujourd'hui
. L'acceffion preſque certaine de cette
puiſſance à la coalition , les efforts que va redoubler
ſon principal allié le roi de Pruſie, l'eſpècede
mouvement qu'il eſt parvenu àimprimerfaucorps
germanique ,lespromeſſesdu LandgravedeHeffe-
Caffel , généraliſfime des troupes de l'Empire , la
coufiance aſſez fondée qu'il a dans ſes talens militaires
, le chagria d'avoir perdules Pays - Bas ,
l'eſpoir de les recouvrer , les diſpoſitions du roide
Sardaigne prêt à ſe mettreà latête de ſes troupes ,
tout concourt à ranimer ſes eſpérances, & le détermine
par conféquent à ne rien négliger de ce qui
peutles réaliſer.
Il eſt donc certain que la république françoiſe
ſeverra forcéede déployer au printems prochain
des moyens de réſiſtance proportionnés à ceux d'attaque
; mais pourquoi la France ne pourroit-clle
,
s hommes naturellement belliqueux ne ſebate
ils pas encore mieux poureux- mêmes que pour
maîrre ? D'ailleurs de nouvelles chances paraifauffi
s'ouvrir en faveur de la France . Ele eft
-piès fûre aujourd'hui de la neutralité de l'E
, & quelque paradoxal que l'on puifle jeger
me nous allons avancer , elle ne taideroit
être pas à l'être même de ſon affiſtance , a
Touſcrivoit à la demande , diſons mieux , aux
ceffions qu'un parent de Louis a le droit de
comme nous avons le droitde les rejetter .
effet le vésitable intérêt de l'Eſpagne eſt d'é.
de fort du Portugal , af ivi à la domination
ſe , dont il eſt uue province , tyranniſée au
que l'Ang eterre en tire tous les profits , fans
èvée des frais d'adminiſtration . En outre ,
Té même qu'elle n'eûr pas à craindre cette
ce , il eſt certain que les rapports commer-
Exiftans entre la France & l'Eſpagne, font
Jus naturels, & par conféquent plus récipront
utiles , que ceux qu'elle pourroit eſſayer
ner avec lagrande Bietagne ;ainſi de quelanière
que l'on prosonce ſur le roi déchư
blablement l'Espagne ne rompra prs avec
blique , qui , tranquille de ce côté , pourra
ailieurs les forces qu'il eût exigées pour fa
-,
avoie a fans doute fa't un excellent marché
lle s'eſt incorporée avec la France : mais
e ce pays ſoit pauvre , la France loin d'y
gagné beaucoup en arquièrant des conciertueux&
braves qui ſauront repoufler avec
es ſecours le roi dontl'injuſte prédilection
piémontois, enavoit fait leurs ilotes ; en
- clef de fûreté pour la France .
qu'elle peuten recevoir ; & ceci s'applique également
à laHollande. La marine franço ſe eſt encore
redoutable , ou peut le devenir promptement.
Reftent les bords du Rhin & c'eſt là que juſques
àpréſent les armes françoiſes ont fait des progrès
&des prodiges , qui même en ſuppoſant qu'il fallut
enrabattre par la fuite , promettent au moins de
ne pas fe laiffer entamer facilement.
Ces apperçus généraux, plus étendus que le peu
d'eſpace dont nous pouvons diſpoſer ne le comporte&
pas autant qu'ils devroient l'être , ne nous
laiffent que très-pea de place pour les détails.
Nous ne pouvons qu'ajouter en paffant que la
Porte ottomane va probablement occuper les armes
de la Ruffie , & qu'il ne feroit pas impoffibleque
l'empereur ſe trouvât engagé lui-même dans cette
guerre.
:
GRANDE - BRETAGNE.
De Londres,le 3 Janvier 1793 .
vent
fombre &
Lord.
Grenv
fobligeance rela
de
grains pou
l'ambafladeur
obtenu de répo
fouhaitoit à la
France.
7
Copie de la r
velin à l
1792 , l'
Le
ſouſſigné
T'honneurde
tructionsqu'il
république fra
lous les
yeux d
des
affaires
étra
dans le
casou
allez
prompter
Le
gouvern
depuis
l'époque
de
laiſſer
fon
donner àſama
quivoque
du
Lesbills contre les étrangers & la circulation
des affignats , dirigés particulièrement contre les
François , ont paffé dans le parlement où le
miniftère gagnee de jour en jour des proſélytes..
-La liberté de la preſſe n'eſt p'us qu'un mot
vuide de lens , car con content d'empêcher la
publication des libelles féditieux ou de les pour
fuivre devant les tribunaux , on ſévit également
contre tout ce qui porte l'empreinte de l'amour
de liberte. En un mor, de
gouvernement
in
bonne
inte
diffiper
tous les
laires&
inhérer
paroiffoient alo
du
conſeil
exécu
gleterre ,
n'on
na pu voir, a
こ
fombre & ſouçonneux.
d. Grenville , dit- on , fait une réponſe dé
geante relativement aux vaiffcaux chargés
ains pour la France , & l'on affure que
affadeur de cette République n'ayant pas
u de réponſe , ου du moins telle qu'il la
itoit à la note ſuivante , repart pour la
ede la noteenvoyée par le citoyen Chau
in à lord Grenville , le 27 décembre
92 , l'an premier de la république..
Touffigné miniſtreplénipotentiaire de France
neur de faire part à lord Grenville des infens
qu'il a reçues du conſeil exécutif de la
ique françoife , avec ordre de les mettre
Es yeux du ſecrétaire d'état au départemene
aires étrangères de ſa majeſté britannique ,
e cas où il croiroit ne pouvoir pas obtenir
promptement une entrevue avec ceminiſtre
gouvernement françois , en continuant
l'époque du rappel delordGowerde Paris,
Ter fon miniſtre plénipotentiaire , à cru
à ſa majesté britannique une preuve non
que du deſir qu'il avoit de continuer à vivre
ne intelligence avec elle , & de voir ſe
tous les nuages que ddes évènemens péceſ
-inhérens au régime intérieurde laFrance,
Dient alors avoir fait naître . Les intentions
eil exécutif de France , à l'égard de l'An-
= , n'ont ceffé d'être les mêmes ; mais il
voir , avec indifférence , la conduite pus
que le ministère britannique tient actuelle
२
connu dans cette conduite le caractère d'une malveillance
à laquelle il s'efforce encore de ne pas
croire. Il a fenti cependant qu'il devoit à la nation
frauçoiſe , de ne la pas laiſſer plus long-tems
dans l'état d'incertitude où la jettent pluſieurs
meſures adoptées récemment par le gouvernement
britannique , incertitude qui doit être partagée
par la nation angloiſe , & également indigne de
toutes deux.
Eu conféquence , le conſeil exécutif de la ré
publique françoiſe a autoriſé le miniſtre de France
à Londre , a demander , avec franchiſe , aux
miniſtres de ſa majesté britannique , fi la France
doit regarder l'Angleterre comme une puiſſance
neutre ou ennemie , & l'a chargé ſpécialement
d'obtenir, à cet égard ,une réponſe définitive.
neutre on
ami
Icroit
repouffée
la
ſuppoſer à
faire injure.Ce
peuples qui , a
appelleroient
république fran
& non
équivoq
Nonfeulem
l'indépendance
defesalliés,a
Leſouſſigné a
lement ,
qu'en
tant quecette F
eaverselledans
Le
gouverneme
cesdeux
points
texte à la
moind
sionde
l'ouvert
dée
irrevocable
depeu
d'import
Popinion de
Hollande, fon
difficiled'en fair
guerre. Si
pour
loitce
dernier
la
France , n
Con
intention fe
tureà toutprix
duplus
vainde
iggrellioninjuf
Danscette fe
confeil
exécutif
tenis
énergiquer
Mais , en demandant aux miniſtres de fa ma
jeſtéBritannique une explication franche & loyale
fur ſes inrentions à l'égard de la France , le confeil
exécutif n'a pas voulu qu'il leur reſtât le moindre
doute ſur lesdiſpoſitions de la France à l'égard de
l'Angleterre , & fur ſon defir de refler en paix
avec elle. Il a voulu même répondre d'avance
à tous les reproches qu'on pourroit être tenté
de lui faire , pour justifier l'Angleterre. En réfléchiſſant
aux raiſons qui pourroient déterminer ſa
majesté Britannique à compre avec la république
françoiſe , le conſeil exécutifn'a pu les voir que
dans une fauſſe interprétation , donnée peut- être
au décret de la convention nationale du 19 novembre.
Si l'on s'alarme de bonne foi fur ce
décret , ce ne peut être que faute d'en comprendre
le véritable ſens . Jamais la convention
nationale n'a entendu que la république françoiſe
favoriferoit des émeutes , épouſeroit la querelle
e ou ami que ce puiſſe être. Cette idée
repouffée par tous les français. On ne peut
poſer à la convention nationale ſans lui
njure. Ce décret n'eſt donc applicable qu'aux
es qui , après avoir conquis leur liberté ,
croient la fraternité , l'aſſiſtance de la
lique françaiſe , par l'expreſſion folemnelle
équivoque de la volonté générale.
n-feulemaut la France doit & veut reſpecter
Pendance de l'Angleterre , mais encore celle
alliés, avec lesquels el'en'eſt pointen guerre.
ffigné a donc été chargé de déclarer formel-
= , qu'elle n'attaquera pas la Hollande
ue cette puiſſance ſe renfermera de ſon côté
elledans les bornes d'une exacte neutralité.
uvernement Britannique , ainſi rafſuré fur
ax points , il ne reſteroit donc plus de préla
moindre difficulté , que fur la queſ
= l'ouverture de l'Eſcaut , queſtion déciévocablement
par la raiſon & lajustice
d'importance en elle-même , & ſur laquel'e
on de l'Angleterre , & peut-être même de la
de , font affez connues , pour qu'il fois
d'en faire ſérieuſement l'unique ſujet d'une
Si pourtant le miniſtère britannique ſaiſit
dernier motifpour faire déclarer la guerre
ance , ne feroit-il pas probable alors que
ention ſecrette aurcooiitt été d'amener unerupout
prix , & qu'il profiteroit aujourd'hui
vain de tous les prétextes pour colorerune
Ton injufte & méditée depuis long-tems .
cette funeſte ſuppoſition , que rejette le
exécutif , le ſouſigné ſeroit autoriſé à fou
ergiquement la dignité du peuple françois,
n'auront pas be
la
refponfatili
quiferoit ince
les fuiresnefer
à
l'humanité
people
généreu
teins a
trahit
d'auxiliaire S
ranaique .
avec indignation une aggreffion auffi manifeſtement
inique & auffi peu provoquée de ſa part.
Lorſque toutes les explications , propres à démon
trer la pureté des intentions de la France ; lorſque
tous lesmoyens paiſibles & concil atoires auroient
été épuiſés par elle , il eſt évident que tout le
poids , toute la reſponſabilité de la guerre retomberoient
tôt ou tard fur ceux qui l'auroient provoquée.
Ce ne feroit réellement qu'une guerre du
feulminiſtère contre la république françoiſe, & fi
cettevérité pouvoit paroître un moment douteuſe,
il ne ſeroit peut-être pasimpoſſible à la Franced'en
convaincre bien-tôt une nation qui , en donnant
ſa confiance , n'ajamaisrenoncé àl'exercice de fa
raifon, a fon reſpect pour la vérité & pour lajustice .
Telles font les inſtructions que le ſouſſigné a
reçu ordre de communiquer officiellement à lord
Grenville, enl'invitane , aiuſi que tout le conſeil
de ſa majellé britannique , à peſer avec la plus férieuſe
attention les délibérations , les demandes
qu'elles renferment. Il eſt évident que la nation
françoiſe defirede conſerver la paix avec l'Angleterre
; elle le prouve en ſe prêtant avec franchiſe &
loyauté àdifliper tous les ſoupçons que tant depalſions
& de préjugés divers travaillent fans ceffe à
élever contre elle ; mais plus elle aura fait pour
convaincre l'Europe entière de la pureté de ſesvues,
de la droiture de ſes intentions , plus elle aura
droitdeprérendre à n'être pasplus long tems méconnue.
Por
Le Phaeto
gates de la m
miflion.
Les
ordres
d'équiperave
Leaux
ſuivans
Le
Queen
110(le
comm
àbordde la
&le
Sceptre
La
fregate
croiſière ; le
le
HavredeC
Le
Princeport,
pourra
quele duc de
arborera fo
Le 24, fir
borddu
Duk
fouvent tout
d'exemple da
Vaillent, foi
pendantle ter
Le ſouſſigné a ordre de demander une réponſe
par écrit à la notepréſente il eſpère que les miniſtresde
lafammajeſté britannique que feront ramenés
pardes explications qu'elle renferme , à des idées
ront pas besoin pour y revenir , d'enviſager
ſponſabilité terrible d'une déclarationde guerre
eroit incontestablement leur ouvrage , dont
likes ne feraient que faneſtes auxdeux pays &
manité toute entière , & dans laquelle uu
Le généreux & libre.ne pourroitconferir longà
trahir ſes propres intérêts , en ſervant
iliaire & de renfort à une coalition tyque.
Portsmouth , le 28 décembre .
Phaeton de 38 ,
de lamarine angloiſe, a été mis en comune
des plus grandes frén
.
ordres ſont arrivés auſſi , dans ce port,
per avec toute la diligence poſſible les vaifſuivans
:
Queen Charlotte de 110 , le Britannia de
le commodor Hotham doit hiſſer ſon pavillon
d de la Britannia ) . Le Courageux de 74 ,
Sceptre de 64.
frégate la Circé , a mis à la voile pour une
re ; le floop , le Prince- of-Walles , pour
vre de Grace , & le Cafar pour Londres .
Prince- of-Walles , qu'on conſtruit dans ce
pourra être lancé dans un mois .On s'attend
duc de Clarence , par égard pour ſon frère ,
rera ſon pavillon.
24 , fir Hyde Parker a hiſſe ſa corvette à
u Duke de 98. - Les ouvriers travaillent
Et toute la journée , ce qui n'a pas cu
ple dans les plus forts arrmmeemmeerrss.. Ils trat
, foir à flot , foit dans les baſſins même ,
at le tems de leur dîner.
2.
compt.
cional.
4
3
Gên.
LyoPn.
1L.7i.8v..
168.
année
Lettot1ur7te0es2s
On arme à Chatam en toute diligence le Suffren
& le Léviathan de 74 canons , & les frégates
de 3 , l'Aigle , la Cléopâtre ,l'Aimable , le
Tartare &le Succès..... L'ardeur des ouvriers eſt
infatigable.
Danstous les ports on radoube , on arme , on
conftruit,
La guerre eft regardée ici comme inévitable.
La frégate du roi , l'Andromeda , capitaine Sa-
Isbury , eſt rentrée à Piymouth de ſa croiſière
devantBreſt. Elle rapporte que les françois ont ,
dans la rade de cette ville , une flotte de 9 vailſeaux
de ligne tout prêts , ſans compter les frégates&
les cutters.
Le Drutt & le Rangu , ſont ſortis du même
port pour aller prendre leur croiſière devant
Breft.
La Syren , de 32 , eſt ſorti du port , pour ſe
rendre aux Dunes des que le temps le permettra.
Le Culloden , de 74 , a été mis en commiſſion.
On a mis dans le baffin , à Plymouth , le
Childers , pour le radouber .
On y prépare avec beaucoup de célérité , les
vaiſſeaux deſtinés à entrer en armement , tels que
le Boyne et le Wiendsor- Castle , de 98 , l'Egmont
&le Culloden , de 74.
On y a reçu des ordres pour armer à la hâte
le Nautilus , de 16 canons , & tenir prête à l'armement
l'Allarme , de 32 , qui fort d'un radoub
complet.
Un quartier-maître aété chaſſé , pour avoir
donné connoiffance aux ouvriers des ouvrages,
deThomas Payne,
OURS DES EFFETS PUBLICS. Janvier. 1793.
CHANGESdu2.
Amft. 31 ...
Sam. 5. Lond. 16.
1855.5000 1825.350.
NAT. Lundi 31. Mardi1.
Merc.2.
Jeudi3. Vend.4.
189085..
412 ....
P .....
412 ....
3P ......
410
...
Ham. 330.33.
Mad. 26. 15.
Cadix. 26. 10.
Liv. 175.
Gên. 166.
Lyon. P.
7.7.1.8. CHANGES
bre82
il
tobre 3
dus.
125m³
4.4
5.5.6.
Amſt. 30.
ilions.
8
164
8
64.
11.10p.
etin.
11円0
.....
Efcompt.
i- act.
P.
Lond. 16.
Ham. 338.
Mad. 27.0.
2C6a.d1i5x.
1L.7i.8v..
G1ê6.n8..
Lyopn..
N obferve que les Rédacteurs no
de commun avec l'Abonnement , la diftri
7,6c. Cela M. DEUX , feul Dir deur
urnal , hôtel de Thou , rue des Potter as ,
aucun d'eux , qu'il faut adreffer tout ce
objets ; autrement des lettres
ni importantes pourraient refter au rebut..
oncerne ces
και
perfonnes qui enverront à M. DEUX des
furris , pour acque de leur Abonne
ont bien les faire timbrer ; faute de
Veraient pas acquittés. Les lettres
nant Affignars , doivent être chargées
Pofte , pour ne pas courir le risque de
ile
rer.
د
prix de l'abonnement eſt de vingt-cing liv.
de port. I fans affranchir le port de l'a gent &
a lettre , & joindre à cene derniere le recu
Directeur écs Fofes. On foufcet hôtel de
u , ne des Poirevins. Or sadrefera au beur
x , Directeur de ce Journal. L'abonnement
Deut avoir lieu que pour l'année entiere.
SAM
Tarm an
M
HISTO
dit
D
PAR
DE
Le prix
franc
0
( No. 7. )
SAMEDI 16 Février 1793 ,
l'an 2 de la République.
MERCURE
HISTORIQUE ET POLITIQUE
DE L'EUROPE ,
dit DE GENEVE ,
AR UNE SOCIÉTE
DE PATRIOTES.
Leprix de l'Abonnement est de 25 lir
franc de port par tout leRoyau
i
POUR L'ANNÉE 1793 .
FÉVRIER 2 28 jours & la Lane 30. Du 1 an
8 , ics jours croiffent , matin & foir , de 45'
OURS
du NOMS DES SAINTS.
J. PRASES
de de ia
MOIS.
Temps mayen
И. . S.
0 14 8
014 14
JOU
HIST
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Lan 2. d
fam. PURIFICATION.
D. Sexogésime.
lundi. Philéas.
merc. Vaſt , Evêque..
vend . Ignace , Evêque & Mart.
mardi Ste.Agathe,Vierge &M. le 4,
22
23 0 14 20
24 CD. Q.
14 25
0 14 30
251 14 33
h . 47 m.
jeudi. Romuald.
0
27 du-mat.
vend. Jean de Matha.
28 Ο
fam . Ste Appolline , Vierge. 29
D Quinquaresme. 30
0
landi Séverin , Abbé. N. L.
Ο
mardi Melece , Evêque .
0
merc. Les Cendres.
jeudi. Valentin.
He 10, à 7
3h57m.
4An foir.
14 39
14 38
14 36
14 33
14 36
14 38
1439
14 34
ALL
De
Francfort-
LES
Cours
Berlin ſe
fornt
de
l'acceffion
vend Les cinq Plaies de N.
fam, Ste Ju'ienne , Vierge.
D. Quadragefime.
lundi Siméon, Evêque.
mardi Moyle , Prêtre .
merc Quatre- Temps.
jeudi. Flavien.
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6.5
6 0
014 30
14 26
2
7 P. Q. 0 14
21
8117,36
9h. 9 in .
0 14 15
14 9
10 du foir. 0 14 2
11 。
15 55
121
Cam . Damien. 0 13 37
2D. Reminifcere.
P. L.
14
013
28
undi Mathias , Apôtre . 15
lessàro 0 13
18
Ardi Porphyre. 16 h. 4 m. 13 7
merc. Ste. Honotine. du foin. 12 56
17
cudi Rogain , Abbé. 18
12 44
EFACTE XV .
013 46
politivement
mois
dernier,
chi
avec
l'Au
&
défenſive ,
connoît
fous
Ainfi
la
liber
toutes
les
pu
Europe,
for
s'empreſſeron
même
liberte
No.
7.
16
OURNAL
21
ISTORIQUE
POLITIQUE
L'an 2º, de la République Françoife . P
ALLEMAGNE
T
Francfort-fur-le-Mein , le 3 Févrierλε
cours coalifées de Vienne & de
ſe font encore fortifiées depuis peu
cceffion de celle de Londres.Offi
vement aujourd'hui , quel le 6 du
dernier , la Grande-Bretagne a convec
l'Autriche une alliance offenfive
fenfive , affez ſemblable à celle qu'on
bit ſous le nom de traité de Pilniuz!
la liberté va compter pour ennemis ,
les puiſſances prépondérantes de
pe, fous les étendards deſquelles
efferont de combattre contre ceffe
liberté les états du ſecond , du
7.16 Février 1793 .
G
La
Champagne
cette vill:,d'
qu'un
courier
M.
Sommes ,
reprennelecor
Quelques perf
frère
Frédéric
Au refte, 1
eine activ
mence a dans
rard. Leprin
laPruffe;il
perdre. C'est
on a paflé de
O
mande
ſe
rendentfuc
Je
nombre eſt
guères que de
willentfortm
pas de
même
Pexpédition de
piller,
comme
Kepublique francolle va donc etre feule
contre tous , ſi pourtant c'eſt être ſeul que
d'avoir les voeux ſecrets des peuples dont
les plus võiſinsd'elle ſe ſort empreſſés de
s'y réunir. D'ailleurs , & nous avons l'hiftoire
pour garant de ce que nous allons
avancer , la France ſoutint vers la fin du
fiècle dernier , les efforts réunis de lamajeure
partie de l'Europe: il est probable
que ſa population &ſes reſſources s'é'ant
augmentées , elle pourra encore aujourd'hui
ce qu'elle put alors. Au reſte , c'eſt
ce qui ſera décidé dans le cours de cette
année , car il eſt plus que douteux que les
puiſſances liguées,dont les refſources font
inférieures, puiffent pouffer plus loin cette
guerre. Il leur faut des ſuccès marqués dès
les premiers pas. La France , comme toutes
les Républiques , qui ne font jamais plus
grandes , plus redoutables , que dans les
dangers preffans , où ſe développe toute
l'énergie de caractère propre à des hommies
libres, peut ſe relever de ſes défaites , au
cas qu'elle ait le malheur d'en effuyer ,
tandis que le découragement , produit
par les revers , ne manqueroit pas d'atterrer
des foldats qui ont àrougir de lacauſe
qu'ils ſoutiennent , & ne la défendent
qu'avec répugnance.
Dept.
La
garnifor
acru
devoir
Portance d
lement
1200
compte-t-on
leur état de
id.
Voici la
Autrichiens & la p
qua
Deur-Po
que
l'armée
hampagne , eſt dangereuſement malade , dans
ville , d'une fièvre bi icuſe. Il l'eſt au point
acourier est allé chercher , endligence,
Pommes , fon médecin. Il n'est pas sur qu'il
nne le commandementdes armées Pruſſiennes .
ques perſonnes prétendent que ce ſera ſon
Frédéric.
reſte , les préparatifs ſe pouſſent avecune
ane activité pour cette guerre , qui recome
a dans les premiers jours de Mars au plus
Le prince Henri n'en augure pas bien pour
affe; il n'y voit rien à gagner & beaucoup a
=. C'eſt ce que l'expérience a déjà prouvé, car
paflé des marchés très-ruineux.
mande deHanau que des régimens Pruſſiens
dent ſucceſſivement dans ſes environs ; dans
nbre eſt celui desGardes , qui ne marche t
5 que dans les dangers extrêmes , & paat
fort mécontens d'être employés. Iln'eneft
-même des huſſards de Goltz , qui furentde
dition de Hollande , & que l'eſpérance de
comme ils le firent alors , excite puiſſam
e
garniſon Pruffienne de Cob'entz , que l'on
devoir porter à 6700 hommes , va l'im
ce de cette place , en emplose journel
1200 aux travaux des fortificacions. Aufli
e-t-on que la fortereſſe ſera dans le meiltat
de défenſe ſous & femaines au plus
4
ci la poſition de differens corps d'armée
hiens & Pruffiens qui , depuis Clèves juf
Deux-Ponts , forment unc eſpèce de cordon
armée combinée de Preſſs & d'Autriche ap-
4
G2
cation entre les armées Françoiles de Custines ,
du Nord-Eft & de la Belgique, Ta dis que le
général Chairfayt occupe Cologne , le général
Beaulieu fe cartoone dans le Luxembourg , &
le prince Hohenlohe couvre Trèves. Ce dévelop
pement de troupes s'évalue à foo milehommes.
On porte à 60 mi'l , les Impériales , Prufſicones ,
Autrichiennes& Heflo ſes quicerneront Mayence.
Le total fera , dit- on , de 200 mille , eny.comprenant
tous les contingens , toutes les colonnes
enmarche,
1
Après le nombre connu des ennemis de la république
en Allemagne , ce qui incéreſſe le plus
afavoir, c'eſt leur plan d'opérations. Voici celui
qui paroît concerté :
L'armée du Bas R Rhin , & non celle du général.
Clairfayt , comme on l'avoit dit d'abord , paffera
la Meuſe fur le territoire Hollandois. L'armée
de
Clairfayt renforcée ſe portera cont
contre lesFrançois
pour les reponifer au-delà de ce fleuve ; on
te flatte d'y réuflir par la crainte qu'ils auront
que l'armée du Bas-Rhin ne les coupe ,
ace
que
on n'ef
de Brunswick , seavec
affez de
plan eft
vraiſemblance,
S
père pas moins
e le prince
tendant par la Hollande , pourra contribuer à
les tenir en échec. Une autre partie du
ce qu'on affure
d'occuper toutes les frontières de la Hollande julqu'à
Anvers , en même temps que le général Beaulieu
s'avancera juſqu'i Mens par les Ardennes,
appuiera l'attaque des Franç is par le flanc. &le
font, & effaiera même de les envelopper , tandis
que le prince Hohenlohe détournera une parrie
de leurs forces, portant fur Metz ou fur
Thionville , fi biendéfendue l'année dernière par
5
che
garder.
E
LEpagne
he
pottvoit
que
l'allian
ayant touj
auroit cont
hemis; l'Ef
trouverle ſe
gleterre,fou
de
Nootka
enlever le
Yeul
l'armen
decrevé
dan
Utuanie, à
de
recotmo
PAffemblée
woit
plus e
pouvoit;
lecabinera
d'hui
d'une
nafon
dont
Cette
con
The
doitdefo
tes
qu'elle fe
faire dans Maye qu
e ou il commandera , c'est -à-dire , de
cr.
دز
Ta
s
ESPAGNE.
De Madrid , le 24 Janvier.
19
Eſpagne , avec qui le pacte de famille
pouvoit plus fubfifter , il eft vrai , mais
l'alliance de la République Françoife ,
t toujours ficu fous un autre nom ,
it continué de faire reſpectes de fes en.
l'Eſpagne qui fut trop heursefe de
ver le fecours de la France lorſque l'Anerre
, ſous le prétexte frivole de l'affaire
Jootka Sotund, vouloit réellement lai
Per le Mexique , perte que lui ſauva
'armement de quarante- cine vailleaux
té dans le tenis T'affemblée contte
, àà qquuii eellle dut , à cet égard, plus
ecomoillance qu'au roi , parce que
emblée repréſentante du peuple pouplus
que te roi , & fit tout ce qu'elle
oit ; l'Eſpagne , ou pour mieux dire
pinerde ce royaume, le montre a jourd'une
ingratitude extrême envers une
n dont il éprouva la généralité.
tre conduite apprend la France qu'elle
it déformais compter que fur les
'elle fera directementavec les peuples;
par
traimentd'unedeces
cours , n'empêchent pas
que ceux qui exiſtoient entre les deux nations,
ne fubfiftent encore. Les beſoins réciproques
ſont toujours les mêmes ; les
-ſecours pourroient l'être ; ils ne tenoient ,
&ne tiennent pas plus , au château de Verfailles
qu'à celui d'Aranjuez. Les deux rois
étoient parens , à la bonne heure : mais les
individus des deux nations ne le font-ils
pas ,&des frères ne doivent ils pas demeuseramis
, tant il est vrai que dans cette affaire,
commedans toutes lesautres , les rois
rapportent tout à eux , quoiqu'ils duſſent
rapporter tout au peuple , à qui tout appar
tient , & pour qui tout doit ſe faire.
Voila pourtant des homemes faits pour
s'aimer , parce qu'ils font hommes ; pour
s'eſtimer parce qu'ils ont toutes les qualités
eftimables que comporte leur climat, pour
s'entraider parcequ'ils font voifins , quele
reTentiment particulier du premier lond
tonnaire public, d'un des deux peuples ,
aura brouillé , & les maîtres s'entr'égorge
ront parce qu'un des hommes d'affaires a
perdu fon parent.
Affurément nous ne prétendons pas affoiblir
le reſpect que chaque individud'une
nation doit au roi dans une conftitution
monarchique , reſpect auſſi ſacré que celui
que le roi doit lui-même à la nation , re
it eft auffijul
forme degout
mier
fonctionn
individus lui e
doit , lui,qu'àl
raffenibles , fo
pris
ſéparemer
petite , qu'e
garderons au
Charles IV :
l'affliger,le
les rois font
qu'unBourbo
encore s'il le
innocent.Ma
être
même av
in autre,le
prince, c'eſt
ple, foit qu
peuple lui- m directement;
confentemen
de
fucceffior
près, la π.ê
lage, iln'ait
terde cedov
ſuprême
eſt
pas
affez en
mettre
qu'un
on des foi
t auſſi juſte qu'important dans cette
me de gouvernement d'entourer le pre
fonctionnaire public, puiſque tous les
-idus lui en doivent , tandis qu'il n'en
lui , qu'à la collection d'individus qui ,
ublés , font bien le ſouverain, mais ,
éparement , n'en ſont qu'une fraction
ite, qu'elle eſt inſenſible. Nous nous
erons auſſi d'inſulter à la douleur de
les IV : la mort de Louis XVI a dû
ger , le ſang a dû parler ; & puiſque
ois font des hommes , il eſt naturel
Bourbon pleure un Bourbon , plus
re s'il le croit coupable que s'il le juge
cent. Mais ce devoir rempli , &peutmême
avant qu'il le fait , il en exifte
atre , le plus preflant de tous pour le
, c'eſt de veiller aux intérêts du peafoit
qu'il en ait été chargé par le
e lui- même , & qu'il lui ait promis
rement ; ſoit qu'arrivé au trône par le
ntement tacitede la nation , parl'ordre
cceffion qui n'eſt pas , à beaucoup
la même choſe qu'un droit d'hériil
n'ait promis qu'à Dieu de s'acquitce
devoir : or, dans tous les cas, l'être
ne eſt trop juſte ; une nation n'est
ſſez ennemie d'eile même pour pere
qu'un ſeul homme ſacrifie le bon-
2
G4
m
dent à la guerre , ou de vieilleſſe , en ſeroitil
donc moirs mort pour Charles IV & les
eſpagnols devroient - ils en ſouffrir ? Eh
-bien ! la choſe eſt précisément la même
pour la nation , à la tête de laquelle il fe
trouve placé. La douleur l'affecte -t - elle
trop pour lui laiffer la liberté de tête né
ceffaire à fes fonctions ? Il n'a qu'à les quitter
: car la providence ne l'a pas créé &
mis au monde , l'Espagne ne l'a pas porté
od laiffé aniver au trône , pour être d'abord
le parent de Louis XVI , & enfuite le
pouvoir exécutif d'une grande nation ; mais
bien pour être avant tout, à toutes les
heures du jour , en particulier comme en
public , ce pouvoir exécutif , & pour être
enfuite dans les courts momens de repos
que lui laſſent ſes importantes & nombreuſes
fonctions , dans le filence de fa
vie privée , le parent de Louis XVI : ainfi
la volonté de la providence bien indiquée,
celle de l'Eſpagne bien confultée , ſercit
furement que les deux nations conti
nuaflent à vivre en bonne intelligence.
Les théologiens de Salamanque , & les
membres du conteil de Caſtille , combats
tront peut être ces vérités & cet avis,
Mais les vaines arguties d'une école n'ont
affurément pas le privilège de changer
démontrée
la diplomati
tendra pas 1
gne contre
A
de nation à
ple:elle ne
défaſtreuſe
L'irrefolur
& malgré f
continue; e
porte,même
terminer, la
fort de Louis
contentement
dédaigner la
nommé les
font à Cadi
Madrid, de
qu'un régim
Alcudiam
dinaire& fi
faché quel'
confcil, en
lamonarch
beſoindes
du confeil
d'Aranjuez
prendre un
veut plus
bliquepre
demande
au plus ta
ontrée devienne une erreur , & toute
iplomatie da cabinet de Madrid n'en
ra pas la guerre prochaine de l'Elpa
contre la France , plus juſte en elle
efi confidere comme faite
ation à nation , & non de roi à peu
elle ne la rendra pas fur-tout moins
aſtreuſe pour l'Eſpagne.
on la
de ce
T
13
irréſolution de la cour eſt toujours la même,
algré ſes proteftations de neutralité , elle
inue , elle preffe même ſes armemens. Tour
e même à croire qu'elle attend , pour ſe deiner
, la décision de la Convention ſur le
de Louis. Le roi n'a pas diſſimulé fon mécentement
de que l'Affemblée avoit paru
aigner la lettre du chevalier d'Ocariz. Il a
amé les commandans des cinq vaiffeatıx qui
= à Cadix ; & l'on a vu paffer le 21 , par
drid , deux cens ingénieurs de Ségovie , ainſi
in régiment d'infanterie. Le jeune duc
Icudiamontre un peu trop la prétention oraire
& fi déplacée de fon âge. Il ne feroit pas
hé que l'on crût qu'il fait tout avec le roi fans
feil, en un mot qu'ils gouvernent à eux deux
monarchie Eſpagnole. Cependant il aurait bien
oin des ſages avis du comte d'Aranda , le ſeul
conſeil qui ait ſuivi la cour dans le voyage
Aranjuez . Ce fera la qu'il faudra pourtant
endre un parti ; car le citoyen Bourgoing ne
t plus être amufé. Cet envoyé de la Répuque
prefle vivement le nouveau miniftre , &
mande une réponſe il l'aura fous huit jours
-plus tard , du moins à ce que l'on dit géné
GS
pour la guerre.
,
Il paroît que tout le monde ne l'approuve pas
ici , car quand on veut la fin , on veut les
moyens ; & le conteil de Caftil'e vient de protefter
contre un emprunt de 6,000,000 de florus
, fait en Holande , pour la couronne , par
M. Gardoqui miniſtre des finances. L'ufage
conſtant vouloit que les empruns fudent
enregiſtrés à ce confil , qui ne s'y étoit jamais
oppoſé depuis le règne des Bourbons. Un confeiller
Catalan a ouvert l'avis de rejeter cet emprunt
, qu'il eſt bien étonnant que le profcffeur
du Mexique & du Pérou foit obligé de faire. Il
l'a foutenu avec la chaleur & la liberté propres à
ſa province , & a fini par entraîner les voix de
tous ſes collègues..
On dit le roi très-mécontent de cette audace
inouie , qui pourroit en effet en amener d'autres.
GRANDE - BRETAGNE
De Londres, le 8 Février 17930
3
Le 28 janvier il aété lu, dansles deux chambres ,
in meffage du Roi pour l'augmentation des forces
de terre &de mer , afin de le mettre en état de
S'oppoſer aux vues ambitieuses de la France. Ce
Cont les propres expreffions du ministère Brirannique.
On a fixé le 31 janvier pour le prendre
en confidération. Dans les deux chambres , la
France a été vive nent attaquée. Lord Stormont
& M. Pitt ont déclamé contre elle; mais à cette
Leance & dans les ſuivantes, les lords Laudertale
, Derby , & pluſieurs autes, ainſi que MM.
éloquence.
Le 30 on a
mémoration de
fermons prê.
leurs chapelle
pleines , tous
pas manqué
orateurs fac
beaucoup d'
Hier 31
de difcuter
tiondes pa
M.Pitt an
porter le n
20milles,
qui donnero
deffusde l'
Il ne fer
s'ilfaut e
plaint en
miniſtere
ment, en
dont ont
plaiſent,
nement
que les
le puble
ligne ,
complé
que pou
mens de
qu'il ef
hatant;
enveni
1
uence .
age
- 30 on a célébré , ſuivant l'uſage , la commoration
du martyre de Charles 1 , par deux
nons prêchés devant les deux chambres , dans
s chapelles reſpectives , qui ſe ſont trouvées
nes , tous les chefs du parti miniſtériel n'ayant
manqué de s'y rendre avec leurs cliens. Les
reurs facrés ont fait , comme les profanes ,
ucoup d'allufions aux évènemens de France.
Hier 31 , il fut queſtiondans les deux chambres
difcuter le meſſage royal , & la communicandes
papiers officiels ſur les affaires de France.
- Pitt anno ça qu'il feroit lundi la motion de
rter le nombre extraordinaire des matelots à
milles , au-delà des 25 milles déjà votés , ce
i donneroit une augmentation de45 mille & auffus
de l'état depaix.
Il ne ſera pas aifé de completter ce nombre,
il faut en croire une lettre dus février , qui ſe
laint en général de la folie & des vexations du
miniftere , après avoir dit qu'il chaſſe arbitrairenent
, en vertu du bill de police ſur les étrangers ,
Font on trouvera ici la fin , tous ceux qui lui déplaiſent
, François voyageurs , François ancienement
établis & autres ;el'e ajoute qu'il eſt faux
que les matelots s'enrôlent en foule , comme on
Le puble ; qu'il n'y a d'armés que 24 vaiſſeaux de
ligne , lesquels encore n'ont pas tout-à-fait leur
complément d'hommes; que l'on compte fur ceux
que pourront fournir un grand nombre de bâtimens
des ifles , des I des & de la Méditerranée
qu'il eſt poſſible aux François d'intercepter en fe
hatant; &que la prefe , àlaquelle il faudra bien
en venir,, neréuffira pas.On donne actuellement
}
G6
atification à chaque matelot pour qu'il s'entands
qu'on n'en donnoit ci-devant que 3 ,
a ne ſuffit pas pour les attirer. Le fait eft ,
eft impoffible d'armer une flotte conſidérable
rendre beaucoup de Land'smen , ou hommes
re , que la preſſe ſeule peut forcer.
is apprenons en ce moment que l'adreſſe au
ent d'être votée dans la chambre des com-
= qui a auſſi voté le 4 les vingt mille ma-
& foldats d'augmentation. Cette ſéance , du
er février , a été une des plus mémorables
plus importantes qu'il y ait encore eu peutepuis
la révolution de 1688 .
anouvelle de l'embargo , mis en France ,
5 vaiſſeaux anglois , le miniſtre a expédié
urriers dans tous les ports pour mettre auſſi
abargo fur tous les vaiſſeaux françois. La
eft donc certaine.
vant un état de la marine Anglaiſe , comt
la lifte de tous les vaiſſeaux actuellement
nmiffion dans tous les ports , il y a deux
aux de 100 carons , fix de998 , vingt& un
trois de 64 , trois de so ; deux fregates
carons , cinq de 38 , dix de 36 , quinze
,fix de 28 , & cinq de 24. Total , 32 vaifde
ligue, trois vaiff: aux de so canons ,
ate-trois fregates & floops de guerre.
Suite & fin du Bill relatif auxEtrangers.
it juge de paix , maire ou principal magifpourra
ſommer tout maître de maifon,
dans l'étendue de ſa jurifdiction , par un
igné de fa main , & laiffé chez ledit maître
C
lon
ligné, dans un
tion,du
nom
étranger qu'il
ſavoir,
ainda
loge , &s'il
&dansle cas
faire
ledit ra
it
fera
conc
ſterl.
d'amen
naire , sil
ladite
fomm
fera de's li
partagées ,
aux
pauvres
maifon.
Tout
officie
depaix,
fera
des
principau
de
toutesles
ainaquedes
délivrés, en
tentionde
1
Pouria. 1
Cependant
mettre enpri
gage ou
cau
fera
permis
compétens ,
pas
dans
un
d'élargir
ledit
le
préſentera
ges
portées co
Leſdits
mag
caution
d'un é
( 157)
a
de maiſon , de lui rendre compte , par un écrit
digné , dans un temps fixé par la ſuſdite ſommaion
, du nom , qualité & occupation , de tout
étranger qu'ii chez lui , autant qu'il a pu le
Lavoir , ainſi que depuis combien de temps il y
oge, & s'il n'en a point , il le certifiera aufli ;
dans le cas où il négligeroit ou refuſeroit de
aire ledit rapport , ou en donneroit un faux ,
- ſera condamné , après conviction , à so liv.
cerl. d'amende , par chaque locataire ou penſionaire
, silena , lors de la ſignification de
adite ſommation ; & s'il n'en a pas , l'amende
era des liv. ſterl. , leſquelles amendes feront
artagées , moitié aux dénonciateurs & moitié
x pauvres de la paroiſſe où eſt ſituée ladite
aifon.
Tout officier de la douane , magiſtrat ou juge
paix , fera parvenir le plutôt poſſible , à un
s principaux ſecrétaires d'état de S. M. , copies
toutes les déclarations qui leur auront été faites ,
i que des paſſeports & certificats qu'ils auront
ivrés , en vertu du fuſdit acte , en ayant l'attion
de les tenir auſſi ſecrets que faire ſe
arra.
Cependant dans tous les cas où un magiſtrat fera
ttre en priſon un étranger , ſans en accepter
e ou caution , comme il eft dit ci-deſſus , il
- permis à tout juge des différens tribunaux
rétens , qui croira que ledit étranger n'eft
dans un des cas mentionnés dans ledir acte ,
argir ledit étranger ſous gage &caution ; qu'il
réfentera pour répondre aux différentes char
portées contre lui .
efdits magiftrats pourront auſſi accepter la
on d'un étranger , fur un ordre expres d'un
:
anction
&fi,fanscaufe lég
tempsfixé p
pourla vie
éparte
ل ا
Ettousles
ſuſdits
entemsexiger que le
rés dansce
royaume
1792, os qui
arrive
tet adde feraenvigu
Strontdans
l'étendu
Evrent
toutesleurs a
qui font enleurpoff
leurulage&
difpor
tre
autorités parune
dites
armes&mun
Esferont
condamnés
tu
royaume , & sil
iépar
ladice
fenten
ncipaux lec era ſpécifiée l'eſpèce de caution. us les étrangers qui feront arrivés dans ce me depuis le premier janvier 1792 , ren- un compte exact & vrai au magiſtrat le woiſin , s'ils ſe trouvent dans lajurisdiction
de res & de Westminster
, ou des paroiffes de -la-Bonne , de Paddington
, St. Pancras & Luc à Chelſea , le 10 janvier 1793 ; ou s'ils hors defdites cités & paroiſſes , dans les 10 s après ledit 10 janvier 1793 , & tout étran- qui arrivera après ledit to janvier 1793 , dix s après ſon atrivée ; detoute arme blanche , eà feu , poudre & munition , qu'ils,auront en pofeſſion ou en dépôt chez un autre , & qui ont à fon uſage & diſpoſition. Et troisjours. ès ledit compte rendu , ils avreront audit giftrat leſdites armes , poudre & munition ,
ins qu'ils aient obtenu la permiflion expreſſe, les garder , ſcellée & fignée d'un des princi- ux ſecrétaires d'Etat de Sa Majesté , & il eſt fendu à tout étranger d'acheter , après avoir ndu le compte ci-deſſus , & de garder en fa offeffion , ou en dépôt chez un autte, fon uſage & diſpoſition , aucune arme à feu,
oudre & munition quelconque , à moins d'être anti de la permiffion ci-deſlus mentionnée
; out étranger qui négligera volontairement
de endre ce compte , ou qui en rendra un faux,
ou qui négligera & refuſera volontairement
de emettre leſdites armes , poudre & inunition ,
qui changera ou contrefera fera , fera changer ou contrefaire , ou préfentera une permiffion qu'il Haura changée , contrefaite ou fauffe, ou qui ache tera , fera acheter ou gardera en ſa poſſeſſiondes armes , poudre & muntions
quelconques
, fera ,
étant
&
ou
Les
fecrétairesd'e
s
magiftrats,pou
elle&lignédeleu
or
Tous
Finſpectic
fon
louéeou
occu
marchand
étrange
prame
pendantde
mjer
janvier
1790
des
locataires& p
hirela
recherche
ambitions,&de
s'en
Dient
nantisdelap
Les
ſuſdits
fcréta
tats,
pourrontfo
Précrit,
fcellé& fi
,tom
maîtrede in
Récrit,dansunter
Ette conviction , renvoyé hors du royaume,
ans cauſe légitime , il s'y trouveaprès le,
xé par le jugement, il fera tranſporté
vie
us les ſuſdits magiſtrats pourrontde tems
exiger que les étrangers , qui feront arri-
5 ce royaume , depuis le premier janvier
aqui arriveront pendant tout le tems que
Cera en vigueur , qui ſe trouveront ou pafans
l'étendue de leur jurisdiction , leur,
Dutes leurs armes &munitionsquelconques
en leur poffeſſion , ou en celle des autres ,
age & difpofition , & s'ils refuſent ſans y,
rifés par une permiffion , ou s'ils cachent
mes & munitions ci-deſſus mentionnées ,
= condamnés , après conviction , à ſortir
ame , & s'ils s'y trouvent après le tems
adire fentence, ils feront tranſportés pour
crétaires d'état de S. M. ,& tous les fufſtrats
, pourront ordonner par un écrir .
igné de leur main, la vifite , pendant le
-s l'inſpection d'un juge de paix , de toute
uée ou occupée par un étranger , s'il n'eſt
mand étranger , ou s'il a demeuré dans ce
pendant deux ans confécutifs , avant le
anvier 1790, & de toute maiſon où il y
ataires & penfionnaires étrangers , pour
recherche de touteeſpèce d'armes ou
, & de s'en emparer , à moins qu'ils ne
atis de la permiflion fus-mentionnée.
dits f crétaires d'état de S. M. , & maourront
fommer , par un avertiſſement
ſcellé&fignéde leur main , laiſſé chez
maître de maiſon ,de lui rendre compte,
dansuntems fixé par ledit avertiſlements
de toute eſpèce d'armes & munitions qui peuvenς
être dans ſa maiſon àl'uſage & diſpoſuion d'un
étranger, ou de lui certifier de la même manière ,
qu'aucun de ces articles ne s'y trouve , felon'e cas
Tout maître de maiſon qui négligera ou refuſera
de rendre ledit compte , ou qui volontairements
en donnera un faux , ou qui certifiera fauſiement
n'avoir aucun des articles ci-deſſus paiera 100
fterl. , &s'il néglige ou refuſe de donner le fufdir
certificat , quand même il n'auroit aucun des articles
ci-deſſus , paiera 5 liv. ſterl. , dont moitié
pour les dénonciateurs , & moitié pour les pauvres
de la paroiffe , où eſt ſituée ladite maifon.
Suite & fin de l'adreſſe au peuple Belge.
C
又
4. Parce qu'elle ren
de
nommetua,
prince ,
hereditaire, avec refpon
fouverainepeur
dorner
pugera
convenable: ce
en penfion
annuelle ,co
nation
fouveraine , ger
partie qui lui fera affh
anation
fouveraine Vera encoreplus expre
For
législatif, la no
&
miffions aux
cours
poler&lever les tax
Paix, dede guerre, de
lis
dignités&
honner
Diers de
l'état avec r
annuelle &
oftenfibl
que la
nation
fouvera
roir
exécutif, à la
plaiscivils&
militai
fidérer
mütemen
difcuffionde tous ce
1. Lajoycufe entrée primitive &les chartres,
parce qu'elle renferme ce droit inhérent , aufli
antique & connu que le monde; le droit de
Fhomine , ſoit l'égalité entre tous devant la loi.
Ailleurs il n'exiſte auſſi d'autres diftinctions que
celles que donnent les vertus , les talens , & la
nation fouveraine; c'est-à- dire ,bon peupleBelge,
que le cocher du général Dumourier n'eſt pas lon
égal dans la ſociété; car , pour l'être , il faudroit
que celui-là, eût toutes les qualités
ment.
La
joyeufe
touche au
culte , a
tendu qu'il paie en
de celui-ci , c'est-à-dire
celuidetil ? il devient alors fon
le cercle ſocial , comme il l'eſt dès ſa
devant les lois .
comm
naiſſance quenfin lesBelges
29. Parce qu'il renferme auſſi le principe d'une
parfaite égalité dans les ſubſides & impôts , entre
leclergé, le noble , le titre , & le peuple.
39. Parce que conformément à l'article premier
ci-deſſus , tous peuvent prétendre , & rem
plir tous emplois , charges , poſtes; afpirer & par
rembourfer; qu
Tauw
placés
dansd
6.
Le
prince
princefle
que
du
anation:
il
re
ega
met un prince , comme pouvoir exécutif
ire , avec reſponſabilité , auquel la nation
ne peut donner le nom de titre qu'elle
Convenable : ce prince aura un exiſtence
Fon annuelle , conforme à la dignité d'une
Louveraine , généreuſe , pour exécuter la
ui lui fera affignée dans la conftitution :
1 ſouveraine s'est réſervée , & ſe réfer
core plus expreflément à elle ſeule le pou
giſlatif , la nomination aux ambaſſades
Ons aux cours étrangères , les droits d'imlever
les taxes , de battre monnoie , de
guerre , de faire grâce , de conférer
ités & honneurs , le maniement des del'état
avec reſponſabilité , comptabilité
& oftenfible au public. Quant à la part
mation fouveraine donnera au prince pou
écutif, à la nomination aux autres emils
& militaires , ce ſont autant d'objets à
er mütement , lorſqu'on en viendra à la
an de tous ceux qui font partiedugouver-
La joyeuſe entrée n'admet point qu'on
au culte , au clergé , ni à ſes biens , atqu'il
paie en proportion de ſes fonds ,
dire , comme l'habitant de la chaumière ,
lui - là n'a aucun privilége ſur celui-ci.;
ales Belges n'ont aucune dette nationale
ourfer ; qu'au contraire ils ont des capiacés
dans différentes banquesde l'Europe .
Le prince pouvoir exécutif n'épouſera de
e que du confentement du fouverain de
on : il renoncera à tous autres gouverne
loin de me permettre de décider , je me fou
mettrai à tout ce que la nation fouveraine bel
gique , non influencée , légalemen affemble a
décidera ibrement pour fonbonheur. Toutes mes
follicitudes , toutes mes vues ſe bornant uniquement
à voir ma patrie vraiment heureuſe &
libre a fon goût. Le jojour qu'elle u'elle obtiendra
double but , fera auffi le plus beau de ma vie..
7
Ce 20 novembre 1792.
race
H.CN. VANDER NOOT.
31
FRANCE
11
CONVENTION NATIONALE .
11
Du Dimanche , 3 février
Après avoir rendu un décret par lequel laConvention
met à la diſpoſition du miniftre de l'inmerce;
30,000 ou
fans
reflources. L
ajouteàleur
cruelle
dela misère, ces c
vrais,lesp'us cou
eunqui,parleur pa
étouffé àLyonla co
mir.
Le
comité de co
prefervet les
manu
dont la
commotior
antéde
familles
ence il a
propof
commune de Lyo
You
fournir du tra
mme
feroit
rembo
Chrplas
d'impofiti
evenus
excéderoien
courir les hôpitaux , qui éprouvent de preffans
beſoins , ſoit par des ſuppreſſions de revenus , foit
par une augmentation de malades , elle a entendu
un rapport non moins intéreſſant ſur les ſecours à
accorder aux ouvriers employés dans les manufactures
de la ville de Lyon . On lui a fait obſerver
que les commiflaires envoyés dans cette
ville ont reconnu combien il étoit preſſant de
s'occuper de ces citoyens. La révolution qui appelle
lesb
é
l'impreffion
Le
miniftre de 1
Te
préſenter
une
attrendu le
prem
ansla
Républiquet
feauxquiy
arriv
oumis à
aucune
des
maintenant
dans co
miniftre a
propofe
acet,
portant
que
etranger
,
aux
carg
lavenir,
pou
As
francs.
Pat ce
olique
pourra de
antiréde
bleds ,
lle les François à tous les genres de prospérités,
qu'elle a portés à ſes arts & à ſon com-
30,000 ouvriers y font ſans travail &
ources. L'exceffive cherté des denrées
ear cruelle fituation; & quoique menacés
ère , ces citoyens font les amis les plus
5 p'us courageux de la liberté ; ce fone
par leur patrictiſme , ont plus d'une fois
yon la contre-révolution qu'on y médi,
5
'té de commerce a ſenti la néceſſité de
les manufactures de Lyon , d'une chûte
ommotion frapperoit , ruineroit une in
familles de la République ; en conféa
propofé à la Convention de faire à
me de Lyon une avance de 1,500,000 1 .
nir du travail à ſes louvriers. Cette
roit remboursée au tréfor national par
d'impoſitions ſur les citoyens dont les
céderoient mille livres. L'Aſſemblée a
mpreſſion & l'ajournement de ce projet.
iftre de l'intérieur , par interim , oft
enter une u obfervation eſſentielle furle
u lele premier février ,, concernant l'achat
tappellé à l'Affemblée qu'il exiſte
publique trois ports réputés ,francs ; les
uiuyy arrivent & qui en partent ne font
ucune des formalités des douanes. IL Ily
nt dans ces ports des grains étrangers .
= a propoſé d'étendre les diſpoſitions du
rtant que les bleds feront achetés chez
aux cargaifons qui , dans cet inftant ,
mir , pourroient ſe trouver dans ces
s . Par ce moyen , a- t-il ajouté , la ré-
Durra de ſuite ſe prosurer une grande
= bleds , & déjouera les ſpéculations
il a
E
au prix qu'il leur plaira de nous impofer.
Cette propoſition , convertie en motion , a été
décrétée , & la Convention a renvoyé à ſon comitédecommerce
l'examendes queſtions ſuivantes:
Si tous les ports de la république ne doivent pas
être francs , s'il ne doit pas être libre d'y amener
d'autres denrées que celles qui font aujourd'hui
permiſes dans les ports francs ; enfin , ſi l'on a
pris des meſures pour empêcher que les bleds
de l'intérieur ne ſoient portés , comme bleds
étrangers,dans nos ports.
peri
jour. Parmiles pétiti
marquécelle dequel
affuret la
Convention
républicain, animé d
pour laliberté& l'éga
la
Convention décréc
pursl'eſtime de la
muraumoins
prématu
coup de tumulte , a
motivé farceque
juger fur la condur
Tapport que fon com
Dulundi , 4 f
Un
membredu co
portfurles
déportés
poléde
décréterd'ac
ourdecetteille,po
dunordre descom
obijer
l'embarqueme
A
trouvédesdefen
appellé le grand a
la73.année, &
oujours obéi aux
L'Aſſemblée avoit décrété , dans ſa dernière
féance, que les commiſſaires ſeroient envoyésdans
les places frontières du Nord & de l'Eſt . Le préfident
a préſentéaujourd'huiles noms des membres
que le comité de défenſe générale propofoit pour
cette miſſion. Ce choix a excité quelques récla
mations contre les membres nommés & contre le
comité, qui s'en étoit attribué la nomination.
Marat aremarqué qu'il s'en trouvoit un qui avoit
Voté pour l'appel au peuple ; il a dir que par
cela même , ce membre ne pouvoit avoir la confiance
ni de la Convention , ni de la nation . On
s'eſt irrité contre Marat; il alloit être cenfuré,
lorſque Boyer-Fonfrède s'y cſt oppofé en demandant
que la Corumbles conftituantetrait traitar les infolencecselldees
de Dépreſménil , c'est-à-dire , qu'elle paffatà
Fordre du jour, motivé ſur le profond mépris
qu'elle a pour l'individu. Cette propofition a été
miſe aux voix &adoptée. On a décréré , de plus
qu'il feroit fait une autre lifte de commiſſaires
?
commomisit, p
on
craignoit
pou
da
colonel
Maudu
près delui
Ceper
Cambifort
obtein
ait
s'embarqua,C
niffion des pétitionnaires étoit à l'ordre du
rmi les pétitions préſentées , on a recellede
quelques citoyens qui venoient
a Convention que Pache étoit un vrai
in , animé des ſentimens les plus purs
iberté & l'égalité ... Ils demandoient que
ention décrétât que Pache conſerve toutime
de la nation. Cette propoſition ,
oins prématurée , après avoir excité beau
zumulte , a été écartée par l'ordre dujour
Tur ce que l'Affemblée ne doit rien préla
conduite de ce miniſtre , avant le
que ſon comité doit lui faire àce ſujet.
lundi , 4 février.
embre du comité colonial a fait un rap-
Les déportés de St. Domingue . Il a proécréter
d'accuſation d'Esparbes , gouvercette
iſle , pour avoir ſuſpendu l'exécution
e des commiſſaires civils , qui avoit pour
barquement de Chambefore. d'Esparbes
des défenſeurs dans l'Assemblée. I's ont
le grand âge de cet officier , parvenuà
nnée , & l'exactitude avec laquelle il a
obéi aux lois . L'ordre donné à Cambe-
-ils dit, par les commiſſaires civils , fut
qué au citoyen d'Eſparbes à midi,M
noit pour Cambefort le ſort déplorable
elMauduit , & d'efarbès le retint aui
Cependant , à quatre heures du foir ,,
obtempéra à l'ord e des commiffaires
barqua. Cette prétendueréſiſtanceduci-
Mais
Enin ceux qui ont parlé en faveur de cet omcier
, ont fait fur- tout fentir le danger de multiplier
fans néceſſité des décrets d'accuſation qui
compromettent la dignité de l'Aſſeniblée devant
les tribunaux. Ils ont cité l'exemple de l'ex-miniftre
Lacoste , renvoyé abſous par le tribunal criminel
du département de Paris , & ils ont conclu
l'ajournement du projet de décret préſenté au nom
du comité colonial. Mais l'Aſſemblée qui a cru
voir des preuves de la trahiſon du gouverneur de
St. Domingue dans le rapport du comité , a
adopté fon projet de décret , dans les termes ſuivans
:
« La Conversion décrète , 1º. qu'il y a lieu à
accufation co d'Efparbes , gouverneur-général
des Ifles -du-Vent. >>
cc 29. Les citoyens Cambefort & TTouzac leront
mis en liberté , mais ils ne pourront continuer
de ſervir dans les armées de la république , qu'après
s'être juſtifiés devant une cour martiale . »
« 3 °. Le miniſtre de la guerre fera tenu de
convoquer cette cour martiale ſur la demande de
Touzac & de Campefort.>>
CC
«4°. Girardin & les autres officiers détentis
feront définitivement mis en liberté. >>
La commiffion des douze a fait enfuite un rapport
relatif aux onze députés à la législature
membres du comité de liquidation , accufés de,
s'être laiſſés corrompre par l'or de la liſte civile. La
Convention a décrété d'accufation Lamy , l'un
d'entr'eux , & Mariveau , & ne découvrant au
cutes preuves contre les autres ex-députés , elle a
ordonné qu'ils feront élargis.
Sur
àlarépubliqueFra
un 85. départem
AlpesMaritin es
II. Ce dépa
à
l'Occident;ilce
qui font à la riv
titoire quicompe
III.Lechef
Maritimesferal
IV. Les
nationale
dans
le
tranſporteron
nimes, pour pre
de ce
départem
localitésdesdiftr
préalables àcet
«V.Le dépar
meraproviſoire
nationale.>>>
On aproced
nation d'unnou
ſultat du
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nonville.
Du mardi
Le préſiden
Veau
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Lomination.B
La réponſe , L
Jeviens off
mage de mon
ma
reconnaifl
No. 7. 1
ci -devant comte de Nice , rent
blique Françoiſe , formera proviſoirement
département , ſous la dénomination des
Maritimes . >>>>
Ce département aura le Var pour limite
dent; il comprendra toutes les communes
à la rive gauche du fleuve, tout le terqui
compoſoit l'ancien comté de Nice. >>
Le chef lieu du département des Alpes
es ſera la ville de Nice. >>
Les commiſſaires de la Convention
- dans le département du Mont-Blanc ,
porteront dans celui des Alpes Maripour
préſider à l'organiſation proviſoire
épartement, indiquer le nombre & les
des diſtricts , & prendre toutes les meſures
es à cet effet. >>
Le département desAlpes Maritimesnomviſoirement
trois députés à la Convention
১
procédé à l'appel nominal pour la nomi-
'un nouveau miniſtre de la guerre. Le ré-
1 ſcrutin a donné la majorité à Beur-
.
mardi , 25 février.
éſident avoit été chargé d'écrire au nouiniſtre
de la guerre , pour lui notifier ſa
ion. Beurnonville vient lui- même apporter
aſe , la voici :
ns offrir à la Convention nationale l'hom-
= mon reſpect , de mon déyoûment & de
nnaiffance.
7. 16 Fevrier 17930
2
H
profeffion de foi.
Vous me croyez plus utile au miniſtere de la
guerre que fur la frontiere; vous jugez plus convenable
à l'utilité de ma patrie de me rappeler
du ſein d'une famille de braves , pour m'occuper
plus particulièrement de ſes beſoins , & du
ſoinde la faire triompher ; cette ſéparation , je
ne vous le diffimule pas , coûtera infiniment à
ma ſenſibilité. Je ſens d'ailleurs toute mon infuffilance
& l'étendue de mes devoirs ; mais je
vous ai dit que j'étois foldat , & c'eſt vous dire
queje ne Taisqquu''obéir.
J'offre àma patrie & à la Convention un coeur
pur & plein de l'amour de mon pays , une grande
franchiſe , & une grande bonne volonté ; mais
tous ces moyens me paraiſſent inſuffifans , s'ils ne
font pas puiſſamment ſecondés par vous.
le tro
Ieufe, & uapr
quelaConver
dre,j'ai pu me
Dansquelq
toyens législate
des repréſenta
pour la Libert
publique.
On fait le
mourier , dat
queles pieces
desjacobins
commis des b
tiennent une
envoyées au co
fon
calomniat
ne pèſe pas da
de la confiar
mande. Il ex
beſoinsdefo
ditle généra
offensivedan
leure a été
nérale.
Les com
Belgique ,
dudécret d
Comité dip
Convention
&fur leſque
vention ap
décret qui
Il exiſte de grands maux; ils font le réſultat
d'une malveillance paffée ; il faut de grands
remedes , & les momens fontcourts : ce n'eſt donc
qu'en multipliant les efforts & les moyens que
nous pouvons triompher des obftacles . Les armées
ne demandent qu'à vaincre ; ſecondons-les , &
nous toucherons avant peu à l'Egalité , à laLiberté
& au bonheur qui doivent être l'objet unique de
nos méditations.
Enacceptant le miniſtere , citoyens légıflateurs ,
je vous demanderai deux permiffions ; celle de
retourner me battre contre les ennemis de ma
patrie avec les braves queje quitte , ſi , après avoir
-employé tous mes efforts pour répondre à vos
defirs , je ne puis atteindre le but que vous vous
êtespropoſé.
,& & après avoir travaillé avec les adjoints
a Convention nationale me permet de prenj'ai
pu mettre les choſes dans l'état defiré.
ans quelque poſi ion que je me trouve , cias
légiflateurs , je viens jurer entrer les mains
repréſentans de la Nation , de mourir
la Liberté , l'Egalité & le ſalut de la Ré-
S
que.
fait lecture d'une lettre du général Duier
, datée d'Anvers le 3 février. Il demande
es pieces déposées au ſécrétariat de la ſociété
acobins de Paris , par Affinfratz , premier
mis des bureaux de la guerre , et qui conent
une dénonciation contre lui , foient
vées au comité de défenſe générale , afin que
alomniateur foit conf ndu ,& que le ſoupçon
ſe pas davantage ſur un général qui a beſoin
confiance des braves ſoldats qu'il come.
Il expoſe enfuite à la Convention les
nsde ſon armée. Elle ne peut plus attendre ,
général ; elle ne peut continuer la guerre
five dans la poſition où elle ſe trouve. Cette
a été renvoyée au comité de défenſe gée.
es commiſſaires de la Convention dans la
que , écrivent que l'obstacle à l'exécution
écret du is décembre , ſont les renvois au
ité diplomatique des adreſſes envoyées à là
vention par quelques villes de la Be gique ,
leſquelles on n'a rien prononcé . La Conon
a paflé à l'ordre du jour , motivé fur le
et qui ordonne que la loi du 15 décembre
H2
deux vaifleaux de 74 canons , fix fregates de 40
&ungrand nombre d'autres bâtimens. Ils annoncent
qu'une ſouſcription civique portera à 20millions
les fonds deſtinés à leur entrepriſe.Le ſeulencouragement
qu'ils demandent , c'eſt que les actions
de leur fociété ne ſoient point ſoumiſes au
droitd'enregiſtrement. Cettepétition eſt renvoyée
aux comités des finances & de la marine. Un
membre annonce en même temps , que la ſociété
des amis de la liberté & de l'égalité de Bordeaux
fait armer une frégate , dont elle fait hommage à
la patrie.
Sur la propoſition du comité de la marine , la
Convention adécrété que les receveurs de diſtrias
feront tenus de ſe pourvoir d'un certificat de civiſme
de leur municipalité. Elle a étendu la même
diſpoſition à tous les fonctionnaires publics ſalariés
, qui n'ont pas été réélus par le peuple.
Décretſur les monnoies d'or & d'argent de la république.
La Convention nationale , oui le rapport de
fon comité des finances , décrète ce qui ſuit :
de la vigilance
deuxcôtés dut
mots : Regne
millésime del'a
III. Lecor
desdeuxmots :
14livrescontin
cordon.
«IV. Il ne
despiècesde 6
24liv. en or.
ce Art. I. Les monnoies d'or & d'argent de
la république Françoiſe porteront pour empreinte
une couronne de branches de chêne ; la légende
fera compofée des mots Répub'ique Françoise ,
avec déſignation en chiffres romains ; la valeur
de la pièce ſera in crite au milieu de la conronne.
Mercredi
Le
général
la clefd'or , do
Louvain.
Les
cachéepourqu
commiſſaires n
effets
dansles
On
décrete que
ves.
Une
lettr
Convention de
its
troupes cor
II. Le type adopté par le décret du mois
d'avril 1791, ſera conſervé fur le revers des
CC
sere.
Des
bataves
decret par
lequ
inftathouder
Courront
autan
après
laquelle
qui va
faire le
triompher la ca
Les
bataves
ſer
Its
armes
dela
vigilance , continueront d'être placés des
ôtés du type. La légende ſera compoſéedes
:Règne de la loi. L'exergue contiendra le
me de l'année en chiffres arabes.
1. Le cordon des pièces de 6 liv. ſera infcrit
ax mots : Liberté , Egalité. Les pièces de
es continueront d'être marquées d'un fimple
✔. Il ne ſera fabriqué proviſoirement que
ces de 6 livres en argent, & des pièces de
en or.
Hercredi , 6 février.
4
Lénéral Miranda envoie à la Convention
d'or , donnée par Charles III à la villede
1. Les magiftrats de cette ville l'avoient
pour qu'elle ne leur fût point enlevée les
Taires nommés pour faire l'inventaire des
ans les monumens publics, l'ont trouvée.
rete que cette clef ſera déposée aux archine
lettre du même général , inftruit la
tion de divers avantages remportés par
pes commandées par legénéral Lamorataves
admis à la barre, applaudiſſent au
ar lequel laConvention déclare la guerre
puder de Hollande. Ils aſſurent qu'ils con-
= autant qu'il ſera en eux à cette guerre ,
quelle ils ſoupiroient depuis cinq ans ,
Faire le bonheur de leur pays , en falfant
er la cauſe de la liberté & de l'égalité.
ves ſe montreront dignes du bienfait dont
de la république françoiſe vont les faire
:
7
H 3
à communiquer. Il demande à être entendu par
le comité de défenſe générale. --- Décrété .
*Aux bataves , ont ſuccédé des députés des
120 communes compoſant la Rauracie. Ils remercient
la Convention au nom de leurs concitoyens ,
de la protection qu'elle leur a accordée. Ils démentent
les faits avancés à la barre de la Convention,
par de ſoi-diſans députés des ſocié és
populaires de Porentru. Quant à nous , ont-ils
jouté , mandataires élus par nos concitoyens ,
nous allons nous hâter de vous monfefter leur
voeu. Il ſera digne de la république françoiſe.
Libres par la protection de ſes armes , les rauraques
s'uniront bientôt, ſans doute , à ſes glorieuſes
destinées , &, de concert avec elle , comttront
&ention s'est ensuite occupée du fort
cront pour laliberté univerfelle.
des pauvres de la répub ique , et des ſecours que
l'humanité & la juſtice réclament en faveur d'une
claffe indigente, mais laborieuse. Voici le décret
qu'el'e a adopté , d'après le voeu de fon comité
des fecours publics.
29
les 6millions porte
IV. Les
directoir
qu'au re . octobre
del'emploidesſom
ront
recevoir, tant
que du préſent déc
V. Au premier
Tintérieur fera ten
corps légiflarifdes
temens.
L'erminiftreP
בadminiſtration
Timpreflion .
Aprè avoir ente
de laguerre , la C
Arthur
18 20
Dillon av
1791,
confiance de la Na
Laféance s'eſt
la
commune dePa
les
allarmes Curles
Lecours de 4 mill
tmbléene luiacc
unde, le confe
Souvera dans l'in
Roviſionnement
des
finances.
ART . Ir. La tréſorerie nationale tiendra à la
dif oſition du m niſtre de l'i térieur , juſqu'à concurrence
de 6,000,000 liv. pour être diftribués
aux 85 départemens , d'après les baſes de la repréſentation
nationale, & être employés en travaux
publics reconnus les plus utiles par les corps .
adminiſtratif .
II . Sur cette fomme de 6,000,000 liv. il ne
fera accordé au département de Paris , pour toute
répartition , que celle de 300,000 liv . III. Le ministre de l'intérieur eft autoriſé à
mettre à la difpofition des départemens le tableau
Dujeudi ,
L'ouverturede
anactede
bienfa
som du
comité
Lions portés en l'article premier .
es directoires de dépa temens auront jufoctobre
prochain pour rendre compte
bi des ſommes qu'ils ont reçues ou pouroir,
tant en vertu des loix exiſtantes ,
éſent décret .
premier janvier 1794, le miniſtre de
fera tenu de donner connoiffance au
Latif des comptes rendus par les dépariniſtre
Pache a envoyé les comptes de
niſtration . L'Aſſemblée en a ordonné
1 .
voir entendu le rapport de ſon comité
re , la Convention a rapporté le décret
1792 , par lequel le l'eutenant-général
llon avoit été déclaré avoir perdu la
de la Nationa
ce s'eſt terminée par une députation de
ne de Paris , qui eſt venue faire part de
es ſur les ſubſiſtances . Elle a follicité un
= 4 millions , & annoncé , que si l'AC
lui accorde pas la ſomme qu'elle de-
Le conſeil-général de la commune ſe
Hans l'impoſſibilité de pourvoir à l'apement
de Paris. -Renvoyé au comité
es
eudi , 7 février.
turede cette féance a été conſacrée par
bienfaifance & de justice. Chenier au
omité d'inſtruction publique , a inté
H
trie &dont les talens & la vertu ont mérité l'eftime
de 1Europe.
* Goldoni , que Voltaire a nommé leMolierede
l'Italie, fut appelé à Paris en 1762 , par l'ancien
gouvernement. Il jouiſſoit depuis 1768 d'un traitement
annuel de 4000 liv. ; ce traitement qui
faifoir toute ſa fortune, lui étoit payé dans ces
derniers temps ſur les fonds de la lifte civile .
Undécret a réduit ce vieillard , âgé de 86 ans ,
à la mifère. Il ne lui reſte pour toute reſſource
que le bon coeur d'un neveu , qui partage avec
lui le foible produit d'un travail affidu. ce Citoyen
, a dit Chenier , vous tendrez une main
ſecourable à ce qu'il y a de plus ſacré fur la
terre : la vertu , le génie , la vieilleffe & l'infortune;
vous n'invoquerez point l'ajournement ,
car on n'ajourne point la nature,& dans quelques
jours peut - être votre bienfait viendroit trop
tard>>.
citprovenant de la
acharsdegrains & fa
lité pourl'approvifion
deces fubliſtances .
Dubois de Crancé
fur l'organiſation des
fes calculs, il réfulte
régimens deligne&
Tonaux, au premier
fre de 401,992 h
époque ,la guerre
dénuement abfolu,
oat
conſidérablemer
nièreque
doivent comp epour comp
compofer
gn.fprochaine
, il ret
homines.
Unedes
conhite à
national
troupede ligne av
the
fortement com
pai
pluſieurs meu
ffiondes troupes
étoit
dangerufe
fonten
préſence d
relle,cetterivalit
loldats de ligne
tantde nos triom
tique,
coupable
compofentdesar
dela
difcuffion
d
La Convention , heureuſe de ſe trouver en ce
moment le repréſentant de la générosité de la
nation , a adopté ſur-le-champ le décr t ſuivant :
1º. Le traitement annuel de 4000 liv, accordé
à Goldoni en 1768 , lui ſera payé à l'avenir par
la tréſorerie nationale.
2º. Ce qui lui eſt dû fu ce traitement depuis le
mois de juillet dernier , lui ſera payé fur-le-champ
&à ſa équ fition.
D'autres rapports ont enfuite occupé l'Aflemblée.
Réal a fait adopter un décret qui autoriſe la
municip lité de Paris à lever une contribution de
4millions ſur les citoyens dont les revenus excéderoient
neufcent francs , pour faire face au dé-
Décret fur lade
off
Art.
I.
Le
de
destituer
les
venantde la différence entre le prix des
e grains & farines faits par la municipal'approviſionnement
de Paris & la revente
abſiſtances .
is de Crancé a fait un rapport fort étendu
aniſation des troupes Françoiſes . D'après
als, il réſulte que la force effective des
5 de ligne & bataillons de volontaires naau
premier décembre dernier , ſe trouvoit
401,992 hommes ; mais depuis cette
la guerre , la rigueur de la ſaiſon , le
ent abfolu , le defir de revoir le foyer en
dérablement diminué le nombre , de ma--
pour complet er les 502,800hommesqui
compofer a force publique pour la campahaine,
il rette à faire une levée de 300,000
- Une des ues principales du rapporteur
anationalifer l'arm , en amalgamant Ja
e ligne avec les volontaires. Ce projet a
ement combattu par Barrère , & d fondu
leurs membres . Barrère penſoit que la
es troupes de ligne avec les volontaires
ger uſe dans un moment où nos armées
préſence del ennemi; que la rivalité natatte
rivalité de gloire , qui règne entre les
de ligne & les volo taires , étoit le ga-
10s triomphes , & qu'enfin il étoit impolipupable
même de changer les élémens qui
nt des armées victorieuſes. L'ajournement
cuſſion de tout le projet a été décrété,
Car la deßitution & le remplacement des
officiers de la marine.
-. I. Le miniſtre de la marine fera tenu
cuer les officiers de marine employés aux
H3
*
es , qui le font montrés rebelles ala for ,
leſquels ne pourront obtenir leur ren r'e au fervice
, ou des penſions de retraite , que d'après
les conditions exigées par la loi du 30 décembre
dern'er.
II. Le miniſtre de la marine ſera aufli tenude
deftituer tous les officiers de marine qui ſe ſont
abſentés par congé de ſes prédéceſſeurs , oit pour
aller à Malthe ou dans nos colonies , ſoit pour
aller en pays étras ger , ou qui ne font pas rentrés
dans les ports de France aux termes de la loi ,
fur les dangers de la patrie.
III. Le miniftre de 1 marine pourra choifir les
contre-amiraux parmi les capitaines de yaffeaux,
actuellement exiſtans à leurs poftes , ou en activité
de fervice , & nommés capitaines avant le 31
décembre der ier , le droit d'an ienneté de neurant
toujours réservé ſuivat les lo xanciennes .
IV. Le nombre des capitaines de vaiffeaux,
antérieur à la formation du premier janvier 1792 ,
ſe trouvant réduit par la déſertion , à un nombre
de beaucoup inférieur aux beſoins de la république
, le miniſtre de la marine eſt autor ſé à remplacer
en entier la moiti des capitaines de vaifſeaux
à l'ancienneté , & envoye ta déciſion pour
l'autre mitié , & le ſur lus du projet de décret ,
après le rapport des commiflaires envoyés dans les
ports.
V. Le miniſtre de la marine choiſira la mitié
des capitaines indiſtinctement , & de remplacemeat
parmi les lieutenans de vaiſſeaux quelque
ſoir le temps de leur navigation dans ce dernier
grade, & parmi les capitaines de commerce , ayant
cinq années de commandement en curſe ou au
long cours. - Les uns & les autres feront tenus
derapporter des certificats de civiſme , fignés
de
gene aux de la com
VI. Les lieutena
au choix , prendre
cienneté : ces der
ont entre eux. Le
parmi les lieutena
parmi les capita ne
entre eux fuivan
dans l'un ou l'au
VII. Le tem
Vadmiffion au g
fireaci qannée
Foit lur ceux d
candidats devio
navire du com
mandé deux an
deux ans ſur le
gues, offic ers
pour lacampa
VIII. Le li
janvier 1792,
de la totalité
les anciens of
frégates &
rempli dans L
compté par n
IX. Les m
après avoir
rontau fervi
qu'ils auront
X. Le no
pour le gra
14, foit 1
de commerc
vront
avoin
x de la commune de leur domici
Les lieutenas , faits capitaines de vaifleaux
ceux faits à l'an- prendront rang après. ,
é : ces derniers conferveront celui qu'ils
re eux . Les capitaines pris au choix , tant
Les lieutenans de vaiſſeaux de l'étur , que!
es capitaines de commerce,prend ont rang
=ux ſuivant l'ancienneté de leur navigation
in ou l'autre ſervice .
Le temps de navigation néceſſaire pour
fion au grade de lieutenantde va fſeau sera
i q années , foit fur les vaifſeaux de l'état,
r ceux de commerce indiſtinctement. Les
ats devront avoir été reçus capitaines de
du commerce au long cours , avoir com-
- deux ans en cette qualité , ou navigué
ans ſur les vaiſſeaux de l'état comme enfeioffic
ers auxiliaires , entretenus ou brevetés
La campagne , ou comme maîtres pilotes.
II . Le, lieutenans nommés depuis le premier
er 1792 , prendront rang entre eux à raifon
totalité de leur navigation; le ſervice que
ciens officiers auxiliaires ou licutesans de
es & ſous-lieutenans de vaiſſeaux , ont
i dans les ports de la république , leur ſera
té par moitié du temps exigé ,
. Les marins , faifant le ſervice des ports qui ,
avoir été fupprimés , fonte trés ou rentreau
ſervice , compteront pour moitié le temps
s auront paflé en activité dans les ports.
.Le nombre d'années de navigation exigé
le grade d'enſeigne entretenu ,
fera fixé
foit fur les vaifleaux de l'état foit fur
ommerce indiſtinctement , les candidats de-
Lt avoir ſervi ſur les vaiſſeaux de l'état
ceux
H6
ieutenans pendant deux années. Pourront auſſi
Etre admis , ceux des volontaires , élèves ou
afpirans entretenus de la marine de l'état , ayant
ans de navigation , & dès qu'ils auront ſubi
'examen preſe it par les loix précédentes.
XI. Les felougues de Corſe font partie navale
de la république françoiſe. En conféquence , les
officiers attachés juſqu'ici à leur ſervice , ſeront
Encoporrés dans la marine , & prendront rang
Tuivant leur grade , & la durée de leur ſervice.
XII. La Convention nationale décrète, qu'à
compter de la publication du préſent décret , l'uniforme
de la marine militaire de la république ,
fera habit & severs bleu foncé , le paſſe-poil
rouge , par mens rouges & paffe-poil blanc , le
collet banc & poffe-poil rouge , la doublure de
' habit verte , &culotte écar at , deux ancres en
bleu l'attache à retrouffis , des boutons de cuivre
Hoé à l'ance , ſurnonté du bo net avec l'exerque:
Républiq e Françoise. La pathe à pattes ,les
Epaulettes un or , le baudrier noir en fauoir , armé
dub avere de métal doré, letout ju q es & c. mpris
Lescapitaines de viffeaux, rienn tartchangé quant
-préſent , a l'uniforme des officiers-généraux .
XIII . La Convention décrète , que la valeur
cotale des bâtimens marchands , qui feront pis
par le vaiſſeaux de la nation, ſera partagée entre
équi age qui aura fait la capture. La Convenion
na jonale renvoye à ſon comité de ma ine
pour fixer le mode de répa tition ..
XIV . Les loix exiſtantes contiu eront à être
exécutées , en tout ce qui ne fera pas contraire an
préſent décret.
Du vendred
Une
difcuffion
s'eſt élevée. Des
venus
réclamer
pourſuite desma
première impre
n'apas dû être fa
Tour de cette
core
toute
enti
fallu
V'écarter p
dérations
politiq
retracterle
décr
tionde cesveng
pasde
nouve
les
teurs égarés des
feroient pas acc
Si,
lorſque e
prudence de le
longs &detu
déciété que l'in
contreles
auteu
Teroit
Tufpendu
fetost
chrgéd
port u la né
clamation
d'ur
Decret qui
volontaires&
tont évé
bielle
dela patr'e.
Art. Ies. L
detroupesdeli
fultantes
dese
hors
d'état d
ſervice, obti
Du vendredi , & février.
e diſcuſſion pénible & délicate à la fois ,
evée. Des fédérés de la République ſont
réclamer contre le décret qui ordonne la
ite des maſſacres des 2 & 3 ſeptembre. La
ere impreſſion qu'a produit cette demande
dû être favorable aux pétitionnaires . L'horcette
grande proſcription exiſtoit enoute
entière dans les eſprits. Mais il a bien
écarter pour ſe livrer à l'examen des confi-
-os politiques qui doivent confirmer ou faire
er le décret. On s'eſt demandé fi la punices
vengeances arbitraires n'en ſo leveroit
nouveles; fi les pourfuices c ntre les au-
Egarés des évènen ens du 2 septembre , ne
pas accompagnées de nouveaux troubles.
ſque e cr.me eſt abattu , il eſt de la
ce de le réduire au déſeſpoir. Après de
&de tu ul eux débat la Conveurion a
que l'inſtruction de la pro édure , intentéę
les auteurs des mallacres du 2 ſeptembre ,
fufpendue & que 1 comité de législation
chargé de lui fare fous trois jours un rapla
néceffité de ſa poursuite , ou la proion
d'une amniftie.
rot qui fixe les pnious de retraite , des.
ires& foldats de trou es de ligne , qui auébleſſés
en combatta t pour la d fenfe
patre.
1
Ier. Les volontai es nationaux & folda's
Desde ligne que des bleſtures graves , rés
es des évènemens de la guerre , auro: t mis
'état de cont uer & de reprendre leur
=, obtiendront des penſions de retraite lui-
T
après.
II. Le volontaire national ou le ſoldat de troupe
de ligne qui aura perdu une jambe ou reçu une
bleſſure tellement grave qu il ne puiſſe plus reprendre
ſon ſervice , recevra pour retraite , une
penſionde 1s ſols par jour, Celui qui aura perdu
un bras ou reçu dans cette partie ou à la main
ure bleſſure qui le mette hors d'état de s'en
fervir , recevra pour retraite , une perſion de
20 fols par jour. Ce'ui aura perdu deux de fes
membres ou reçu des bleſſures tellement graves
qu'il ne puiſſe ſe ſervir nide l'un ni de l'autre ,
obtiendra pour retraite , une penfion de soo liv.
par an.
III. Les ſous-officiers des volontaires ou des
troupes de ligne qui ſe trouveront dans l'un des
cas prévus par l'article précédent , obtiendront
pour retraite la totalité de leurs appointemens,
pourvu toutefois que cette totalité ſoit au moins
égale à la penſion qu'ils auroient obtenue comme
foldats.
IV. Les volontaires ſoldats qui réclameront
des penſions en vertu des articles précédens , ne
pourront en obtenir fans avoir produit le certificat
de chirurgien des armées , viſé par les
chefs de leurs corps reſpectifs , & approuvépar le
général de l'armée , qui conſtate que leursblef-
Tures font de nature àne pas leur permettre de
ſe ſervir utilement du membre affecté , & réfultart
des évèn mens de la guerre.
V. Les volontaires ou foldats qui , à raifon
de leurs bleſſures, feront dans le cas d'obtenir une
penſion, ſuivant les règles déterminées ci deſſus ,
auront la faculté d'opter entre ladite penſion ou
Thô el natio
Vacantes dar
VI. Tout
feront a plic
foit àl'hôtel
trouveront d
VII. La
, q
point feuer
16mai ,
ce quin'ett
VIII. L
de délirer
des brevets
politionsd
ciers volont
de ligne qu
des cas prév
fait aux fo
àlacharge
après à la
natif auque
l'énonciatio
catives àl'ap
Dufa
On a fa
<<Citoy
derniersje
un
étrange
j'étoisloin
troptard,
n'évoit déja
liégeois la t
dontjecroi
fommesrat
el national des invalides , s'il y des places
cantes dans ledir établiſſement.
VI. Toutes les diſpoſitions du préſent décret
ont a plicables à cex des militaites retirés ,
à l'hôtel , foit dans les départemens , qui ſe
uveront dans les cas prefcrits par l'article II.
VII . La Convention nationale déroge en ce
nt feu'ement à ce qui eſt preſcrit par la loi du
mai , qui continuera d'être exécutée en tout
qui n'eſt pas contraire au présent décret .
VIII . Le miniſtre de la guerre eſt autorifé
délivrer , fous fa refpo fabilité pertonnelle ,
brevets de retraites , en conformité des dif
itions da préſent décret , à tous les tous-offi-
Ts volontaires nationaux ou foldats de troupes
ligue qui ſe trouvent actuellement dans l'un
- cas prévus par l'article II . , qui auront fatifaux
formalités preſcrites par l'article IV
acharge parlui de fire paffer immédatement
rès à la Convention nationale , l'état nomiif
auquel il aura délivré leſdits brevers avec
nonciation par lui certifiée des pièces juftifiives
àl'appui de leurs deinandes.
Du samedi , 8 Février.
On a fait lecture de pluſieurs lettres .
1
Citoyens , a dit Chenier , lorſq e ces jours
niers je provoquois votre bienfaifance envers
étranger littérateur illuftre , un octogénaire ,
cois loin de penfer que ma voix ſe f roit entendre
ep tard , & qu'à l'inftant où je parlois , Goldoni
voit déja plus. Si depuis quinze jours que j'afgeois
la tribune , j'avois obtenu plutôt la paro'e
nt je crois n'avoir point abuſé , depuis que nous
mmes ratſemblés , Goldoni , grace à votre juf
Tolation de n'être pas oublié par la nation françoiſe
qu'il avoit adoptée pour mere ,& qu'il aimoit
avec tendteffe. Sa veuve reſte encore , elle eſt âgée
de 76 ans; il ne lui reſte pour tout héritage qu'un
nom célèbre , des vertus & de la pauvreté. Je
viens vous engager à détourner ſur elle une foible
partie des bienfaits dont vous avez voulu combler
ce vertueux écrivain ; vous offrir les occaſions de
faire du bien, c'eſt vous ménager un délaffement
dans vos peines , dans vos tollicitudes patriotiques ,
& la Convention nationale s'honore ele - même
en rundant hommage à la mémoire d'un homme
vertueux ; & en le pourſuivant , pour ainſi dire ,
pardes bienfaitr juſques dans latombe où il vient
dedeſcendre ».
La Convertion nation le décrète ce qui fuit :
Art. Ier. La veuve de Goldoni jouira , durant fa
vie, d'une penfinde 1200 liv. Cette penſion lui
fera payée par la tréfor rie nationale.
II . Ce qui reſtoit aGoldoni pour ſon traitement
actuel de 4000 liv. depuis le mois de juillet dernier
, fra payé tur-le-champ par la t éſorerie nationaleà
la réquifition de ſa veuve ; décrété.
La Convention a renvoyé au comité des finices
, un rapport du comité d'inſtruction publique
, qui avoit pour objet de fas e fufpendre
la vente des biens des congrégations féculières ,
confacrées à l'enſeignement.
Un membre , au nom du comité de ſurveillance
, a fait un rapport ſur la reddition de Verdun.
Il a obtenu le rapport des décrets tendus
contre les malheureux habitans de cette vile;
mais les plus coupables ſeront ivrés à une juſte
punition. L'Aff mblée a pron ncé la destrution
des memb.es du directoire de diftrict & de ceux
L'ordre du je
de
Dubois Crar
Maisceprojet
tribuéauxmer
plus longexam
Cambon a o
le
département
du14novem
adminiftratfs
fans un autor
Réuni aux
populaires , co
vears de diftr
fommede 150
née à
fubveni
d'un
bataillon
àParis , pou
dela
Conven
La
Conve
La
Conve
bataillonsde
nifés pour ve
dés
commele
ferontàla
vifoire.
Charge
comptedes
levées;le
les
rembour
ordre du jour appeloit la diſcuſſion du projet
ubois Crancé , ſur l'organiſation des armées.
ceprojet à peine ſorti de la preffe & difé
aux membres de l'Aſſemblée , exigeoit un
ong examen ; il a été ajourné.
1
mbon a obtenu la parole. Il a annoncé que
partemenr du Var venoit d'enfreindre la loi
4 novembre dernier , qui défend aux corps
niftratifs de diſpoſer des revenus publics ,
an autoriſation ſpéciale du corps legiſlatif.
uni aux autorités conftituées & aux fociétés
aires , ce département a ordonné aux rece-:
de diſtricts de mettre à ſa diſpoſition une
me de 150 mille livres . Cette ſomme eſt deſtiſubvenit
aux frais occaſionnés par la levée
pataillon de soo volontaires qui doit ſe rendre
is , pour y protéger la liberté des membres
Convention nationale .
Convention a rendu le décret ſuivant .
Convention nationale décète que tous les
lons de gardes nationales qui ſe ſont orga
pour venir à Paris , continueront d'être folomme
les autres troupes de la république , &
e.
à la diſpoſition du conſeil exécutif pro-
Large les corps adminiſtratifs de rendre
ce des dépenſes qu'ils auront faites pour les
; le confeil exécutif demeurera autoriſé à,
mbourſer,
)
)
Paris , le 14 Février 1793 .
:
L
Cegrandexe
nale feroitperdu
ne fervoitaredo
rannie, &l'amo
fur lecultedes i
&
laſtabilitéd'u
les rois ſe cou
un fort dont
&employert
&politiques
blique une ha
qu'ils appeller
nous , que la
contretous,
compter ,atte
la
fortune , ce
donné; & p
toire,
immolo
la
diverſitéd'
crifice àla pa
dontnous ne
a ôtres , &
bouchespou
tous les dépa
Laguerre
ici tous les
aiment vérit
ceftleplusg
ganiſation d
activité qu
La nouvelle de la décapitation de Louis
le dernier , loin d'exciter dans les départemens
la moindre commotion , y a étéreçue
comme un évènement auquel on s'attendoit.
Les adreſſes d'adhéſions qui arrivent
de tous les points de la République , an
noncent que l'opinion étoit formée ſur les
crimes de Louis , & fur le ſupplice qu'il
avoit mérité. On s'eſt ſouvenu de ce que la
nation avoit fait pour lui , &de ce qu'il n'a
ceffé de faire contre la nation.On a compté
le nombre de victimes queſes intrigues anticonftitutionnelles
ont fait périr. On a vu
avec effroi l'abîme dans lequel il nous auroit
précipité , ſi la journée du 10 août avoit eu
Je ſuccès que ſon parti s'étoit promis , & fi
les légions des puiſſances coaliſées n'avoient
trouvé dans l'activité & le courage des franfois
une barrière irréſiſtible, ſans laquelle
nous devenions la proie de l'inſolence des
deſpotes & de la plus horrible des confpirations.
On a calculé tous les degrés de
perfidie , de noirceur & de diffimulation
d'une trame liberticide au ſuccès de laquelle
on avoit fait concourir les efforts combinés
du fanatiſme , des diſſentions inteſtines &
de la force des armes , & les françois , dans
grand exemple de l'inflexibilite natioroitperdu
pour l'eſpritrépublicain,s'il
oit àredoublerenlui lahaine de la tye,&
l'amour de l'indépendance fondée
culte des loix, l'établiſſementde l'ordre
bilitéd'une conſtitution libre . Laiſſons
s ſe couvrir dedeuil , s'appitoyer ſur
t dont ils ne ſe croient plus à l'abri ,
ployer toutes les fourberies religieuſes
itiques pour exciter contre la répu-
= une haine aveugle de la part de ceux
appellent encore leurs ſujets. Pour
que la gloire a deſtinés à être ſeuls
tous , combattons les tyrans ſans les
ter , attendons de notre courage&de
tune , ce qu'elle nous a tant de fois
; & pour avant- coureur de la vicimmolons
tout ce que les défiances&
erfité d'opinions peuvent offiir enfaàla
patrie. C'eſt la religion civique
nous ne cefferons d'être les plus zélés
es , & nous voudrions avoir cent
nes pour la faire entendre à la fois dans
es départemens .
guerre eſtdone l'objet donts'occupent
us les eſprits , du moins ceux qui
at véritablement la République , &
e plus grand nombre. Lanouvelle oration
de ce miniſtère promet autant
vité que d'intelligence, & nous en
)
1
mées dans une deſorganilation &un dénuement
tels qu'il faudroit en accufer la
malveillance , fi l'incapacité ne produiſoit
ſouvent des effets plus funeſtes. Il eſt malheureux
que le comité militaire ait ſongé
ſi tard à un ſyſtême de réorganiſation de
l'armée , & il eſt douteux qu'on puiſſe l'effectuer
ſans inconvénient avant le renouvellementdes
hoſtilités. Lezèle des citoyens
s'empreffe de toutes parts à ſuppléer à la
négligence de l'ancienne adminiftration
pour les fournitures &l'équipement de nos
troupes. On ne s'occupe, dans les ſections
deParis , quede la fabricationde capotes ,
chemiſes , bas , fouliers & autres vêtemens ,
&chaque jour voit affluer des dons de ce
genre , de toutes les parties de la République;
heureuſe émulation qui caractériſe
fi bien l'eſprit républicain !
Lertes, quelque
puiſſances del'E
réunirtoutesleur
qui n'a d'autre t
desvéritésincon
peuplelibre ner
politiondontle
dignedes regard
Sinos
vaiſſeal
encore les mers
faires adéja r
Mancheva être
fucces,
comme
de Spire &de
ruléede l'Ang
notre
activité:
qu'après leret
de l'Inde;
perapas àlava
dans foncomp
Grande-
Bretag
Cerneront la
tavirontlesdé
&de
l'Améric
Après ces g
nous
occupero
ties de
ſection
修
Ce ne font pas ſeulement des dons que
réclame la patrie , ce ſont des défenſeurs :
ilnous faut cinq cents mille hommes pour
tenir la campagne avec avantage , & nous
en avonsà peinedeux cents mille d'effectifs ;
mais ſi l'on ſe ſouvient de la création miraculeuſe
de nos légions depuis la priſe de
Verdun , nous nedevons avoir aucune inquiétude.
Ce que l'amour de la liberté a
fu faire alors , il ſaura le faire encore. Il
n'eſt aucun effort , aucun prodige dont ne
ma
trice
qui
s'acha
de
Thionville
*
pluſieurs m
quelque fierté à lutter contre les
nces del'Europe , affez lâches pour
toutes leurs forces contre une nation
a d'autre tort que d'avoir proclamé
rités inconteſtables , & la valeur d'un
libre ne reſtera pas au-deſſous d'une
on dont le péril même le rend plus
des regards de l'hiſtoire.
s vaiſſeaux de lignenecouvrentpoint
les mers , l'intrépidité de nos cora
déja rompu les barrières , & la
ne va être le théâtre ſanglant de nos
comme les plaines de Champagne,
re & de la Belgique. La politique
Le l'Angleterre a été déconcertée de
activité ; elle auroit voulu n'agir
Es le retour de ſes flottes opulentes
de ; mais cette riche proie n'échapas
à la valeur de nos marins , & c'eſt
on commerce qu'il faut attaquer la
-Bretagne; tandis que nos troupes
ont la Hollande , nos corſaires lui
atles dépouilles de l'Afie , de l'Afrique
Amérique.
es ces grands objets d'intérêt , nous
ccuperons peu de quelques tracaſſeſections
, de cette fureur dénonciai
s'acharne à pourſuivre le défenſeur
onville , le vainqueur de Jémappe
ieurs membres de la Convention.
1
:
:
n'avons pas le courage d'en embratſer les
pénibles détails. Si tous ceux qui ſe diſent
patriotes s'élevoient à la hauteur des circonſtances,
ils auroient bientôt oublié toutes
ces querelles qui font la partie honteuſede
la révolution , &dont ne peuvent que s'af-
Aiger les amis fincères de la liberté.
C'eſt par ces raiſons , autant que par
l'abondance des matières , que nous renvoyons
au numéro prochain quelques vérités
que nous nous proposons d'adreffer
dans notre franchiſe à la lociété des Jacobins.
Fin tragique de l'aſſaſſin de MICHEL
LEPELLETIER.
Ant
heare.
vre la grande
duir àForge-le
où les
habitat
exposésaux plu
cette faifon.H
chemin, & ila
qu'il feroit im
Parisarrival
il fe fut loge
auroitfansdo
deces
fanfaron
forte. Le crim
T'homme debi
aurantſeulqu'
Tumprudenced
peteur: ilfe
formede pe
Voulant fans
dont il
devoi
d'une
manière
diſcrets lu éch
de
violens fou
qu'il fut renfe
menoit avec 1
a
genoux, &
droite. Les c
les
attribuèr
le
trouvoit.
Auguſte, &
l'auberge ou
parutrèsfufp
lité,
maisfar
Signalement
ment
danscet
D'après les renſeignemens pris fur les lieux par
les commiffairesde la Convention , il paroît que
Pâris n'eſt ſorti de cette ville que le famedi 26
janvier , c'est- à-dire , le lendemain du jour où
le comitéde fûreté générale avot fait viſiier une
maiſon , rue de la R chefoucault , & de laquelle
il y tout lieu de croire qu'il ſe ſauva au mo-
⚫ment de la perqniſition. Il avoit pris toutes les
meſures néceſſaires pour n'être pas reconnu. Il
voyageoit pid; cet en eini conſtant & acharné
de la révolution & de ſes défenſeurs , étoit revêtu
de l'uniforme de garde nationale , & avoit
eu ſoin de faire couper ſes cheveux en Jacobin.
. Il coucha la nuit dudimanche au lundi à Gifors,
ay. au neu de 101-
a grande route , il prit le chemin qui conà
Forge-les-Eaux , chemin impraticable , &
es habitans même du pays ſont ſouvent
Tés aux plus grands dangers , fur-tout dans
faifon. H falloit que ce ſcélérat connût ce
in , & il avoit bien calculé , en le prenant ,
feroit impoſſible qu'on le ſuivit.
-is arriva leelluunnddii 3311janvier àForges-les-Eaux;
fut loger dans une petite auberge , où il
t fans doute été ignoré , s'il ne ſe fut permis
fanfaronades qui caractériſent les gens de ſa
Le criminel fuit toujours les regards de
me de bien; auſſi Paris chercha-t-il à être
tſeul qu'il lui fur poſſible : il out cepe dant
rudence de faire voir les armes dont il étoit
ur: il ſe ſervit pour ſouper , d'un coutean
rme de poignard , renfermé dans ſa canne.
ant fans doute éloigner de lui les remords
il devoit être affailli , il but à fon repas
manière immodérée ; alors des propos ints
lu échappèrent & donnèrent contre lui
olens foupçons. On remarqua que , lorffut
renfermé dans ſa chambre , il s'y proit
avec l'air égaré&inquiet ; il ſe mettoit
noux , & baifoit à pluſieurs repriſes ſa main
. Les citoyens témoins deſes extravagances,
ttribuèrent à l'état d'ivreſſe dans lequel il
ouvoit. Le lendemain matin , le citoyen
ſte , & qui , la veille , avoit vu Pâris dans
rge où il étoit deſcendu , & auquel il avoit
rès - ſuſpect , vint le dénoncer à la municipamais
fans ſe douter que ce pût être Pâris , fon
ement n'étant pas encoreparvenu officielledans
cette Commune,&n'y étant connu que
२
noncé à ſe rendre au bureau municipal , pour y
donner les renſeignemens qui lui ſeroient demandés.
Les gend. nes entrés dans la chambre
où Paris étoit couché , lui demandèrent d'où il
venoit & où il alloit , s'il avoit un paffe-port
ou un congé. Il répondit qu'il venoit de Dieppe ;
qu'il alloit à Paris ; qu'il n'avoit point de paſſeport
, & que jamais il n'avoit ſervi. Après cette interpellation,
les gendarmes l'invitèrent à ſe rendre
àlamunicipalité. Il dit qu'il afloit y aller ; &, faifant
unmouvement ſur le côté droit , il ſe brûla
auſſi-tôt la cervelle avec un piſtolet à deux coups,
chargé chacun d'un lingot mâché , il expira à
l'inſtant. On trouva ſur lui un porte-feuille dans
lequel étoit renfermée une ſomme de 1,218 1.
en aſſignats , une fleur-de- lys de cuivte argenté.
N'ayant trouvé dans ſon porte-feuille aucunpapier
qui pût donner des renſeignemens ſur ſon compte,
on le déshabilla , & ontrouva ſur ſon estomach
deux papiers que nous ne vous préſenterons pas
en ce moment , parce qu'ils font tein du ſang
dece ſcélérat , &que nous nevoulons pas mettre
fous vos yeux ce ſpectacle dégoûtant , mais en
voici le contenu.
Si
« Qu'on n'inqui
mon
complicedan
Saint-Fargeau.
ma main, je faifo
purgeois la France
parricide
d'Orléans
tousles
François
dis:
Peuple, dontles
Aveccalme& p
Cen'eftque par
Qu'imprima fur
Signé, DE
PARE
parles
François.
NOUVELL
Arme
Nous
avons aff
dela
maiſon
d'Au
Nous
leur
avons
omme
l'unique
terfé
pour
eux
:
Soyons
unis
votre
indépendan
Lans
votre
organ
mélange
imp
Tos
moines,
vos
went
trahis,
vous
Jerez
dans
les
comme
cela
vous
Tous
avez
tenté d
No. 7. 16F
Le premier eſt un extrait des regiſtres de la paroiffe
St. Roch , à Paris , délivré le 28 ſeptembre
dernier , duquel il réſulte que Paris étoit né le 12
novembre 1763. Le ſecond eſt le congé de licenciement
de la garde du ci-devant roi , en date
duter, jui 1792. Au dos de ce brevet eſt écrit de
ſa main ce qui ſuit ;
Mon
'on n'inquiète perſonne. Perſonne n'a éré
mplice dans la mort heureuſe du ſcélérat,
argeau. Si je ne l'eufſe pas rencontré ſous
a, je faifois une plus belle action. Je
la France du régicide , du patricide , du
d'Orléans. Qu'on n'inquière perſonne ,
François ſont des lâches auxquels je
dont les forfaits jettent par-tout l'effroi ,
Ime & plaifar j'abandonne la vie ,
que par la mort qu'on peut fuir l'infamie
ima fur vos fronts le ſang de notre roi.
DE PARIS l'aîné , garde du roi afſaffiné
ançois.
VELLES DES ARMEES.
30
Armée de la Belgique.
0
vons affranchi les Belges de la tyrannie
Ton d'Autriche , qu'ils avoient en horreur.
r avons préſenté la liberté & l'égalité
unique prix du ſang que nous avons
ar eux à Gemmappe. Nous leur avons
ns unis , ſoyons frères, faites uſage de
épendance ,&conſtituez-vous . Mais si
e organisation politique vous conſervez
age impur & hétérogène , vos prêtres,
es , vos nobles , qui vous ont éternelleis
, vous trahiront encore , vous retom
as les ferside la maifon d'Autriche ,
ela vous eſt déjà arrivé chaque fois quq
tenté de les brifer.
7.16 Février 17936
١٠٠
intrigue, divife & ca'omnie. Ils ont préſenté le
décret du is décembre comme un attentat à la
fouveraineté. I's ont cherché àperfuader au peuple
que l'ancienne conſtitution étoit la meilleure
pour lui , parce qu'elle étoit la plus avantageuſe
pour eux , & l'on a vu alternativement , à la
barrede la Convention , des députés parler pour
ou contre ce ſyſtême.
Les ennemis,&
ritable vo , Vo
queles Belges fu
fe font-ils ab
ont émis leur ve
d'égalité?
Ce n'elt pas
Belgesque nou
nôtre, c'eſtnot
que fi la Belgi
denneconftitu
nellementTarif
c'eſt placer à
liablede nos p
feronsunis av
Qu'est-ce qu'u
fentimensfonte
que
l'influence
fi
puillante en
facilitéquand
tirées duBral
cellepourles
avantagepour
n'eft
furemen
K
Que prouvent cette eſpèce d'irréſolution & ces
contradictions apparentes de voeux ? Ren autre
choſe, si ce n'eſt que dans la Belgique , comme
en bien d'autres endroits , le peuple eſt encore la
dupe des fourberies des faux patriotes & des
faux dévots, & que l'expérience du paſſe ne l'a
point corrigé. Qu'est-ce qui a fait échouer dans
le Brabant la révolution de 1789 ? N'est-ce pas
les intrigues desVander-Noot & des Van-Eupen?
Ces ſcélérats vendus à la maiſon d'Autricheprofitèrentde
leur afcendant fur le peuple&de fon
ignorance fuperftitieuſe, pour lui rendre odieux
tous les bons patriotes qui furent infultés , menacés&
obligés de fuir. Le brave Vander-Merche
fut relégué dans une prifon; on en connoît le
réſultat. L'Autriche envoya ſes légions & Bender ,
& le jong pela plus durement for les Belges;
Vander Noor& Van-Eupen allèrent jouir
quillement en Hollande du prix de leurs trabisons.
Est-il de la icyauté françaiſe de livrer les Belges
au même fort ?
tran-
-On dit que c'eſt violer la liberté d'un peuple
que de l'empêcher de s'organiſer à ſa mode. Mais
viole-t-on la liberté du malade , quand on le force
à prendre le remêde qui le ſauve ? Ignore-t-on,
avce qu'elle perfide adreſſe on préſente comme
l'opinion du peuple , ce qui n'eſt que l'opinion
politique.
D'où je co
& pour elle
promptement
vientde le fa
Lettre du ca
C'eſt a
vous
annonc
duquelj'ai ér
ve . Voyez les Liégeois Plus éclairés
Belges fur leursprê:res&fur leurs nobles ,
t-ils abuſés fur leurs intérêts , quand its
mis leur voeu ſur les principes de liberté &
té ?
,
n'eſt pas feulement l'indépendance des
que nous devons avoir en vue , c'eſt la
c'eſt notre propre conſervation. Il eft clair
la Belgique conferve ſes Etats & fon anconſtitution
, c'eſt y établir conftitutionent
l'aristocratie facerdotale & nobitaire
placer à notre porte un ennemi irréconcide
nos principes. On a beau dire que nous
unis avec eux par un traité d'alliance.
-ce qu'un traité , quand les habitans & les
ens font en oppofition ?qu'est- ce qu'un traité
influence de la maison d'Autriche , encore
Tante en ce moment , pourroit brifer avec
quand les troupes Françoiſes ſe ſeront redu
Brabant ? Faudra-t-il nous battre fans
pour les Belges , fans pouvoir en tirer aucun
age pour notre liberté , oi pour la leur. Cela
Turement pas plus juſte en morale qu'en
que.
el e ne
où je conclus que la Belgique eſt perdue ,
ir elle & pour nous , fi ſe réunit
tement à la république Franço ſe , comme
de le faire le pays de Liége .
e du citoyen Cochelet , commiſſaire national
à Liège.
Du 2 février.
C'eſt avec la plus vive fatisfaction que je
annonce que le peuple Liégeois , auprès
el j'ai éré nommé commiſſaice national pour
12
le réunir à la république Françoite , qu'il a artend
plus que le concours de quelques communautés
de la campagne , pour émettre le voeu le
plus unanime. Loin d'avoir trouvé aucun obftable
à l'exécution de ce décret , tous les eſpriss
étoient tellement convaincus de ſajuſtice . que les
autorités conftituées , proviſoirement élues par te
peuple , ſe font empreſſées de coopérer , avec moi ,
pour fon exécution . >>>
ce -Vous verrez , citoyens , par le procès-verbal
ci-joint du conſeil municipal de Liège , que dans
cette ville & banlieue , ſur 9700 votans , 9660
ont été pour la réunion à la France. Il en fera de
même dans toutes les aſſemblées primaires du pays
de Liège ; le peuple , victime de la cupidité des
moines & chanoines , a vu les derniers diſparoître
avec allégreſſe , & congédiera les ſeconds ſansregret.
* Vous verrez par le procès-verbal du conſeil
municipal de Liège , en date du 28 janvier , que
Ie peuple dela cité de Liège eſt digne de faire
portionde la nation Françoife.»
७
AI « La confiance ſe rétablit dans, nos armées.
Les fourages qu'on avoit ceſſe d'y apporter , y
reviennent abondamment , & l'avant-garde de
l'armée de la Belgique , dont les chevaux étoient avant-hier fur le point d'en manquer enareçu
hier. J'ai offert mon crédit perſonnel aux banquiers
Liégeois , mais ils ont eu la générosité d'avancer
des fonds ſur ma ſeule reſponſabilité.
L'infouciance & la cupidité des adm niftrateurs des
fourages avoient tellement dégoûtés les habitans
des campagnes fourniffeurs , enles faiſant languir
ici pendant is jours entiers après leur paiement ,
en-les forçant de les abandonner à moitié de
leur valeurà
le point de m
Cesprocédés
habitans de ce
foides agens
devenus très-i
France. Le F
fournilleurs,
geas m'ont
de l'armée ,
néceffairepo
aLes trou
pasvers les
couper ànos
cependant cet
valeurdu fold
fent qu'il ne
qu'il concour
alelever, àF
ſe
réuniront
fournit les
de leurs ar
Liégeoisfon
importe por
la forme do
exécutifde
tionproviſo
Jans pour 1
ment.
*On dé
l'ex-prince,
laïques, J'ai
ontceffés,x
Copie de
minif
Etant
waleur à des agioteurs , que l'armée étoit fut
int de manquer totalement de fournitures.
procédés avoient changé les diſpoſitions des
ans de ces f ontières qui , voyant lamauvaiſe
es agens du gouvernement François , étoient
aus très-indifférens pour leur réunion là la
ce. Le paiement que j'ai fait avancer aux
iffeurs , a rétabli la confiance ; & ces braves
m'ont dit , qu'ils donneroient aux chevaux
armée , tout ce qui ne ſeroit pas abſolument
Faire pour leurs beftiaux, >>
Les troupes autrichiennes s'avancent àgrands
ers les frontières de ce pays , & veulent
er à nos troupes le chemin de Maestricht ;
adant cette ville fera priſe, car tout cède à la
rdu ſoldat françois. Lepeuple Liégeois , qui
qu'il ne peut conſerver ſa liberté qu'autant
concourra avec nous à la défendre , eſt prêt
ever , à former ſes batail'ons ; 10,000 homines
uniront à nous avant is jours , fi on leur
ait les effets de campement & une partie
eurs armes . Quant à l'habillement
cois font ordinairement bien vêtus ; & peu
rte pour ſe bien battre la couleur ou
rme de l'habit du ſoldat. Je prie le conſeil
atif de mettre à la diſpoſition de l'adminiſtraproviſoire
du pays de Liège , les fonds ſuffipour
l'acquiſition des effets de cet arme-
,
, les
On dévaſtoit à mon arivée , les bois de
prince , des communautés eccléſiaſtiques &
mes. J'ai fait une proclamation &les défordres
ceffés. »
ie de la lettre du général Miranda au
miniſtre de la guerre, le 2 février.
Etant occupé à faire la revue des troupes&
1
parcs d'artillene a Louvam , le 31 du mois der
nier,j'ai trouvé la magnifique clef d'or que l'empereur
Charles III avoit donné aux habitans de
cette ville , & que les magiſtrats avoient foigneaſement
cachée , pour ne pas la remettre aux
généraux françois. Je la crois dans la claſſe des
trophées militaires , & qu'elle doit être remiſe de
même que tous les autres , aux repréſentans de la
république , c'est pourquoi j'ai l'honneur de vous
l'envoyer, 1
Dans une autre lettre du même général au mi
niſte, il lui fait partde deux avantages remportés
par le général Lamorlière , dont les détai's font
contenus dans les deux lettres ſuivantes :
Lettre du général Lamorliere , au général
en chef Miranda , en date de Waffem
berg, le premier février 1793 , &c..
Lettre du gen
Miranda,
Je vous tiens parole , mon général , &je vous
écris de Waffemberg , d'où j'ai chaffé l'ennemi
avant 7 heures du matin: je l'ai trouvé en bataille
auprès de cette ville,& en avant du vil
lage Birgelen. Mes diſpoſitions ont été faites
promptément, & ma troupe brûlant du deûr de
ſe meſurer , j'ai , après une fufillade auffi vive
que braſque , & quelques coups de canens ,
chaſſe l'ennemi de tous lespoſtes : il s'eſt replie
après avoir fait feu un moment , & je n'ai fu
avoir que cinq prifonniers , fans pouvoir vous
dire le nombre des tués. Je commandois une co-
Ionne, & le lieutenant-colonel Richardot commandoit
l'autre. Je ne faurois vous exprimer ,
mon cher général , le plaifir que j'ai eu de
mener mes braves compagnons d'armes àl'ennemi
;sils ont une ardeur qui ne peut s'apprécier que
par leur patriotiſme. Je ſuis parti à minuit de
Ruremonde ; mes ordres ont été donnés à 8
heures du ſoir. Signé , LA MORLIERE.
février179
Général, je
troupe deftinée
nemis. J'ai tr
les corps qui
vilitéEllelt,F
jeme ſuis appi
lem;
l'ennem
Jeux
endroits.
& mon attaqı
ques
minutes,
coupsdecanon
400
hommes
n'ai fait que
affurent qu'ils
desbleſſes. I
Arsbeck& t
Nedermenhte
Lemberg, il
peine ai-je
font
venusl'
& les hulla
une
vigoure
ment à la
taillon du F
Venu
avant
l'ennemi en
Lieutenanteſcadrons
de
dant ce co
sestpréfen
retraite. Le
ont fait , a
des
actions
gais.
L'enne
du général Lamorliere , au générat
canda , en date de Ruremonde , le 2
ier 1793 , &c.
éral , je ſuis parti hier à minuit avec la
deſtinée à la fête que je donnois aux en-
J'ai trouvé dans tous les rendez-vous
ps qui devoient en être : & après avoir
Effelt , Elclm & aurres lieux de voisinage,
uis approché de Waffemberg & de Birger
L'ennemi éroit en batail'e auprès de ces
androits. Mes diſpoſitions ont été promptes,
attaque a été vive & bruſque ; en quel
minutes , avec 400 coups de fufils & 6
de canons , j'ai fait diſparoître à-peu - près
ommes d'infanterie & soo de cavalerie. Je
ait que cinq prifonniers , & les habitans
at qu'ils ont emporté quelques morts &
effés. Dans ce moment même j'ai repris
ck & tous les poftes ſur la gauche juſqu'à
menhten ; mais depuis mon départ de wafrg
, il s'eſt paflé bien des évènemens . A
ai-je quitté les poftes , que les ennemis
venus l'attaquer. Les chaſſeurs de Cailhana
huſſards du troiſième régiment ont fait
igoureuſe réſiſtance , & ont cédé un moà
la multitude ; mais un renfort du badu
Firiſtère étant arrivé , au ſignal conavant
mon départ , nos troupes ont chargé
emi en faiſant des prodiges de valeur. Le
enant-colonel Richardot , à la tête de deux
rons de chaſſeurs à cheval , a contenu pence
combat , le double de cavalerie qui
préſenté dans la plaine pour couper notre
te . Les braves officiers Cailhana & Bastien
fait , ainſi que les troupes à leurs ordres ,
actions dignes des braves Républicains fran-
L'ennemi a perdu beancoup de monde , &
1
nous lui avors fait une douzaine de prifonniers.
LAMORLIERE.
Lettre du Lieutenat- colonel HALLÉ.
Emale , les janvier 1793 .
• Pendant mon ſéjour dans nos cantonnemens,
'ne pouvant nous diffiper à combattre nos ennemis,
nous nous amuſons à chercher des tréforsdans
les villages , pays de Liège. Ily a
grand nombre de carrières dans ce pays ; je
Tuis defcendu avec pluſieurs gendarmes dans une
qui avoit près de 300 toiſes de profondeur .
nous y avons trouvé de beaux lits complets ,
de belles courtepointes brodées en or , des ornemens
d'églife , des pièces de toile; dans une autre,
nous avons trouvé quarante males , coffres
ou caffettes fermées à clef: dans deux ou trois
qui étoient ouvertes , il y avoit des ciboires ,
foleils& quelques ſouvenirs en or, des écus de
6 liv. &de nos ci-devant louis , quantité d'orne
mens d'égliſe , dans lesquels étoient des chemiſes
de femmes, dans d'autres des bonnets ronds
avec des étoles , des tuniques , des lavabo , de
petites pelettes ſur leſquelles étoient brodées des
infcriptions galantes. Ces effets paroiffent provenir
d'un prêtre de l'ancien égime. Tous ces effets
ayant été retirés de la carrière , on en a chargé
douze voitures à quatre chevaux , & tout notre
tréfor a été dépoſe au quartier général de Liège ,
par ordre du général. Nous eſpérons en trouver
davantage.
Signé,HALLÉ, lieutenant-colonel commandant.
Lettre du citoy n Cochelet , commiſſaire nationaldans
lepays de Liège etdépendance,
datéede Liège , le 7 fevrier.
«Le peuple liégeo's , l'armée de la Be'gique ,
ont accueilli ayec tranſport la promulgation que
-avec le roi d
vinces-Unies
ciellement,
Convention
devois profit
leſquellesje
mée, pour r
térieurs &e
en
ſubſtituer
repréfentans
été l'effet. J
bateaux qui
proviſionner
« Je vous
Mettezà la
lesfondsnéc
rages, équip
pement , mu
Maeſtricht
foldatsne re
la
difficulté
hommes de
Jaicru
de
pourvoir
ce
Surlar
confultéles
nos
armées
tióndes for
rations
mu
avoir répon
d'une
armée
&le
battre.
>>J'ai fait
leurs,qui
transférer à
le roi d'Angleterre & le ſtathouder des Pros-
Unies. Je ne l'ai point encore reçu offiement
, mais j'ai cru que le Bulletin de la
vention , ayant un caractère authentique , je
is profiter des diſpoſitions heureuſes , dans
ellesje connoiffois le peuple liégeois & l'arpour
ne pas laiſſer à nos ennemis , & in-
Lirs & extérieurs , le tems & les moyens d'y
bſtituer de contraires. Vous verrez , citoyens
Tentans , par les procès-verbaux , quel en a
effet. J'ai fait à l'inſtant auſſi arrêter tous les
aux qui deſcendoient à Maestricht pour l'apiſionnement
de nos ennemis.
Je vous l'ai promis , & je vous en réponds
cez à la diſpoſition du miniſtre de la guerre ,
onds néceſſaires pour l'achat de vivres , four-
5 , équipages , habillemens , effets de cament
, munitions de guerre indiſpenſables , &
tricht ſera pris avant la fin du mois. Nos
ats ne redoutent ni la rigueur de la ſaiſon , ni
fficulté d'attaquer une place où il y a 7000
mes de garniſon.
J'ai cru devoir prendre ſur ma reſponſabilité,
Durvoir aux beſoins les plus indiſpenſables.
Sur la réquisition des généraux , & après avoir
ulé les ordonnateurs des guerres , le falut de
armées m'a paru bien au deſſus de l'obſervades
formes ordinaires ; & la lenteur des opéns
minitérielles , du tems néceſſaire pour
= réponſe , ne s'accordoit guères avec l'ardeur
armée , qui veut arriver à l'ennemi , le voir
battre.
J'ai fait arrêter un grand nombre de fournif-
5, qui ont fait des friponneries je les fais
férer à Rocroy , pour les faire juger
mois, cepays ſera le quatre-vingt fixième départe-
-ment de la France.
>> J'ai déjà ordonnéproviſoirement que la ration
feroit fournie en même proporion , aux foldats
liégeois & françois .
>> L'ouverture de la campagne approche; fon
ſuccèsdépendrades premiers coups que frapperont
nos armées : nous n'avons à oppoſer à nos ennemis
que l'amour ſacré de la liberté , un courage
imperturbable , un zèle infatigable , & une ardeur
querien ne peut rallentir.
- Legénéral Miranda , qui commande en chef
en l'absence de Dumoulier , réunit au plas por
civiſme les tales militaires les plus diftingués. Sa
prudence égale ſon courage , & rien n'gale fon
activité & fa farveillance. Les généraux fous fes
ordres le ſecondent bien , ainſi que les chefs de
l'état-major ; l'ordonnateur des guerres , Lambert
, joint à une intégrité à toute épreuve , lumières
, expérience , affiduité au travail. Les ſoldats
, malades dans les hôpitaux , m'ont dit :
<< Nous ne defirons guérir que pour aller prendre
Maeftricht , & chaffer les autrichiens & les pruffiens
au-delà du Rhin ».
Armée du Rhin.
Le citoyen général Custine , au président de
la Convention nationale.
Turckein , le 2 février.
>Je pourrois renvoyer au ridicule qu'elles méritent,
&l'abſurd,e dénonciation que les commiffaires
de la Convention , à l'armée du Rhin , vous
ontenvoyée en date du 20 janvier, dontj'ai été
seulement informé par les feuilles publiques , &
du Rhin , ainfi
le citoyen géne
inftruit par une
deschofes, à
la cédulitépro
ſerverl'eſtime
& de nejamais
preffe de récl
qui vous ont
confondre la
l'arrivée des é
l'armée du Rh
de l'arſenal de
pallant , qu'il
plus de quaran
puis vous dire
dans ce libell
quiont le car
dela
confianc
culière. Mo
mainsdumir
quesidées ra
lafécuritéde
fur toutes m
ne peux jar
de macondu
vitéles com
Mayence ,
bureaux, la
ma
correfpo
la
communi
détails
impo
terelle.
J'af
les
destions
in , ainſi que me l'a affirmé hier à Landau
pyen général Deſprez Craffien. Mais trop
at par une longue expérience des hommes &
ofes , à quel point l'invraiſemblance trouve
dulité prompte à l'adopter ; jaloux de con-
- l'eſtime que la nation accorde à ma loyauté,
me jamais démentir mon caractère , je m'emde
réclamer contre la fauffeté des détails
ous ont été offerts , & ne de mande , pour
ndre la calomnie , que le tems néceſſaire à
ée des états que je demande au général de
Ee du Rhin , & au citoyen l'Epine , directeur
rſenal de Strasbourg. Je dois affirmer , en
at , qu'il y a , ſur les remparts de Landau ,
Le quarante pièces de canon en batterie. Je
vous dire, que la ſeule choſe qui m'afflige
ce libelle , c'eſt qu'il foit figné d'hommes
nt le caractère de repréſentans , &jouifiant.
confiance du peuple , ont mon eſtime partie.
Mon plan de campagne , déjà eurre les
5du miniftre & des comités , peut offrir quelidées
raſſurantes . Au reſte , pour completter
urité de la nation entière &de laConvention
outes mes meſures , pour lui prouver que je
eux jamais redouter l'examen le plus lévère
a conduite politique , je dois dire que j'ai in-
Les commiſſaires de la Convention réſidans à
ence , à venir tous les jours prendre , dans mes
aux , la connoiſſance de tous mes ordres&
correſpondance , & ce , indépendamment de
mmunication journalière que je leur fais des
Is importans& dema correſpondance minifle.
J'affirme à mes concitoyens , que jamais
estions , ni même l'intrigue , ne pourront mo
del
mpt.
al.
1s8e5n..
Lyon.
195٠
Letire C.
;
AVIS IMPORTANT AUX SOUSCRIPTEURS.
Un grand nombre de nos Souſcripteurs nous ont
émoigné le defirde recevoir des nouvellesplusfrathes&
plus promptes, endiviſant en deux outroisLipraiſons
le Mercure Hiftorique & Politiquede l'Euope&
de Genève , qui ne paroiſſoit qu unefois la
Femaine. Nous avons fenti combien leur impaience
étoit fondée , dans un moment fur- tout
où la carrière des évènemens va s'aggrandir par
e double intérêt d'une guerre fur terre & fur
mer , & par les grandes diſcuſſions qui vont être
l'ordre du jour dans la Convention. Mais en
même-tems nous avons conſidéré que nous ne pou-
Pions remplir le voeu très-légitime de nos Soufripteurs
, fans une augmentation confidérable de
rais de notre part , dont la modicité du prix de ce
Journal ne nous auroit pas mis à couvert. Nous
nous sommes déterminés à le réunir au Mercure
François , Hiſtorique , Politique & Littéraire.
Ainsi , à compter du premier mars prochain, les
Soufcripteurs recevront , chaque jour , un numéro
Le ce Journal , composé de huit pages in-8 °., caactère
per't romain . Ce service fera d'autant plus
avantageux pour les Souſcripteurs , que le Mercure
François , rédigé dans les mêmes principes , &par
es mêmes auteurs , que celui de Genève , contient
plus de variétés , & au moins le quart de plus de
natière. Nous espérons que nos Souſcripteurs nous
Cauront gré d'une opération , dans laquelle nous
'avons cédé qu'à la ſeule envie de les fatisfaire.
{
Les Soufcripteurs recevront à la fin de ce mois
in numéro qui complétera toutes les séances du
nois de fevrier.
DURS DES EFFETS PUBLICS: Février 1793.
AT.
Lundi4. Mardi5. Merc.6. Jeudi7. Vend.8.
8C2.
ore.
5
ms
ns.
2.
ompt.
1870.725.1875-77 1877.75.1885.82
405.403..405
1214p ... 1413.17. 12.
1111
9.911
.ا
12P
CHANGES dits
Amſt. 29.
HS3aa69mm0...
Lond. 15 154
1880.82. Mad. 29.
Cadix. 28. 15.
406 ..... Gên. 180.
11.15.124 Liv. 190.
...
11715 133
8
10.98.9P
8.8.8.
452+4
yon.p.
CHANGESdu9.
Amft. 28.
Ham. 360.
Lond. 15
Ma2d9.
Cad1i18x5...
Gên, 185.
Liv. 195.
Lyon.
ien de commun avec l'Abonnement , la diftri
ation , &c. C'est à M. DEUX, seul Dire& eur
u Journal, hotel de Thou , rue des Poitivus,
non à aucun d'eux , qu'ilfaut adreffer icut ce
ui concerne ces objets ; autrement des lettres
auvent importantes pourraient refter au rebut.
Les perfonnes qui enverront à M. DEUX de
Tets fur Paris , pour acquit de leur Abonneent
, voudront bien les faire timbrer; faute de
oi ils ne feraient pas acquittés. Les lettres
SAMEDI
Tan 2 a
MEI
Antenant des Affignats, doivent étre chargées HISTORIC
la Pofte, pour ne pas courir le risque de
Egarer.
Le prix de l'abonnement eſt de vingt-cinq liv.
ne de port. Il faut affranchir le port de l'argent &
la lettre , & joindre à cette demiere le requ
Directeur des Poſtes. On foufcrit hôtel de
ou , rue des Poitevins. On s'adreffera au ſieur
ux , Bisecteur de ce Journal. L'abonnement
peut avoir lieu que pour l'année enticre.
DE
dit
DE
PARU
DE P
Le
prise de l
franc de p
( N°. 8. )
EDI 23 Février 1793 ,
2 de la République.
ERCURE
ORIQUE ET POLITIQUE
E L'EUROΡΕ ,
DE GENÉVE ,
LUNESOCIÉTÉ
E PATRIOTES.
de l'Abonnement est de 25 liv.
c de port par tout le Royaume.
FÉVRIER a 28 jours & la Lune 30. Du au
23 , les jours croiflent , matin & foir , de 45 .
du NOMS DES SAINTS .
PHASE
de de la
MOIS.
nu Mide vrai.
H. M. 8.
8
014
14 14
HIST
POL
sp
L'an 2. de
end. Ignace , Evêque & Mast. 21
am. PURIFICATION.
3 D. Sexagefime.
lundi, Philéas . 24
mardi Ste Agathe , Vierge &M. 25 le , a
22
20
0 14
D.Q. 14 25
14 30
merc. Vaſt , Evêque. 26. 4г пл . 。
jeudi Romuald.
du mat.
27 。14 16
vend.Jean de Matha. 28 0 14 38
Cam. Ste Appolline, Vierge, 19
D. Quinquagefire.
landi. Séverin , Abbé.
nardi Melees , Evêque.
le.0.37
2
netc. Hes Cendres.
b.17 m.
1 cudi . Valentin .
3 du foir
4
end. Les cinq Paies de N. S. 5
team . Ste Julienne , Vierge .
D. Quadragefime.
lundi. Siméon , Evêque .
mardi Moyfe , Prêtre .
toeic. Quatre- Temps.
eudi . Flavien .
vend. Chaire S. Pierre.
fam. Damien.
14DR-minifcere.
undi Mathias , Apôtre.
16mardi Porphyre
merc. Ste Honorine.
6
DP . Q
8 le 17, à 6
9h. 9 m.
014
10 du foir.
014
13
II
013
12
1337
14
115 1025 à 10
0 13
16 h. 46 m. 0 13
17 du foir.
12
22 eudi. Romain Abb. 12 18
ЕРАСТИ XVII
3PN. L.
14 39
14 35
+35
01418
OL 14 36
14 33
14 30
1426
21
014
014111
१
7
ALL
De
Hambour
La
Pologne,
Ne, où
nague
obles
étoient
hommes
n'éto
onstrueuse, qu
,
que
pour e
*
profanant le
donnoit à la
fur un
peuple
qu'il
étoit
ferf
56mot
odieux . La
lubi un
premi
bloit
devoir re
No. 8.
23
433
2
۲۶
26
28
18
44
STORIQUE
ET
OLITIQUES
2º. de la République Françoiſe.
4
LLEMAGNE.
ambourg , le 19 Février 1793 .
ogne , cette prétendue Républinagueres
, quelques milliers de
Coient tout , & pluſieurs millions
es n'étoient rien ; cette aristocratic
uſe, qui n'avoit enchaîné la royaupour
exercer la tyrannie en détail ,
nant le nom ſacré de la liberté, le
à la licence , exerçant ſes caprices
euple aufli vexé qu'avili , puiſit
ſerfdans toute l'étendue de ce
eux. La Pologne , qui , après avoir
premier démembrement ,
oir reprendre un peude conſidé
23 Février 1793. K.
fem-
:
vant d'être achevée , va rentrer ſous lejoug
des trois puiſſances co-partageantes , &
perdre peut être juſqu'à fon nom.
Pologne, & l
Auli la révo
étoit pas une ,
parceque ce n
volution, enfui
des chefs de l'E
leur
éducation
capables d'éta
chofes , ne vor
ce,
qu'ils trav
qu'auroit amer
que
l'etpoir
dence de la R
* leur pays , à
cord en ce mo
Autriche ,
Certes, le fort des peuples de cette vaſte
& fertile contrée , do me une grande leçon
aux nations qui voudront devenir
libres. Il leur apprend que la liberté s'acquiert
, & ne le reçoit pas , que ce premier
desbiens eſt le plus grand des maux,
ou les amène tous , lorſqu'il eſt incomplet
, parce que les peuples qui en fentent
Timperfection , n'y trouvent , ni affez de
bonheur , ni affez de gloire, pour ſe réſoudre
à défendre ce demi affranchiſſement
comme la liberté toute entière veut être
defendue , c'est- à-dire au prix de leur
fang.
,
co - Ainfi les puiſſances
partageantes
,
n'éprouveront probablement pas autant
de réſiſtance aujourd'hui qu'elles en trouvèrent
il y a vingt ans. Si les Polonois
1
lout
ce
pou
quela
endre tout.
de
prendre, &
Voici ce
qu'on
javier.
Avanthie
d'alors n'avoient pas la connoiſſance de oit, M. de Buch
endu
chez
famaje
atoi
fonſouverain
Ilest
connu
de
tion
arrivée
enP
fans la
particip
wifines de la
rép
le
mécontentem
arrie
dela
nation
omede
gouverne
la liberté , du moins avoient-ils le ſentiment
de l'indépendance , qui le fupplénit
enquelque manière , &pouvoit produire
les grandes choses qu'on vit à cette époque.
Mais depuis , le luxe & l'eſprit d'intrigue
, énervant un caractère national
connu par fa fierté , ne l'a que trop fat
çonné à l'eſclavage des cours étrangères ,
e, & l'ont faite.
la révolution du 3 mai , qui n'ên
sune , a t-elle échoué , d'abord
ue ce n'étoit pas une véritable ré-
, enſuite parce que la plupart
s de l'Etat , preſque les ſeuls que
cation& leurs lumières rendiffent
= d'établir un meilleur ordre de
ne voulurent faire aucun facrifiils
traverſerent le peu de bien
tamené la réforme des, abus
'espoir de gouverner ſous l'inde
la Ruſſie , les fit ſe livrer eux
pays , à cette cour perfide , d'ac- 1
ce moment avec la Pruffe &
e, pour achever de s'approprier
que la cupidité dira à l'ambition
re , & elle lui dira peut-être de
out.
و = qu'on mande de Varſovie le 19
vant-hier , mercredi , à huit heures du
de Bucholtz , envoyé de Pruſſe , s'eft
famajeſté; il lui a remis , dela part
uverain , la note ſuivante :
anu de toute l'Europe , que la révo-r
ée enPologne le 3 mai 1791 , à l'inſçu
participation des puiſſances amies &
la république , n'a pas rardé d'exei-,
tentement& l'oppoſition d'une grande
a nation. Les adhérens de l'ancienne
Duvernement ont réclamé l'affiſtance
K 2
ces intiances , ne s'eſt pas refuſée à les appuyer
par un corps de troupes reſpectable , qui
a été réparti dans les provinces , ou leur préfence
paroiffoit effentiellement néceffaire. C'eſt
fous leus aufpices que les membres prépondérans
de la nobleſſe ost for né, une confédération
génnérales dont les travaux actuels font confacrés
à redreffer l'abus des innovations & à remettre
en vigueur la conftitut on fondament le
de leur patrie. Ces grands évènemens ne purent
qu'attirer l'attention de la Pruffe, interellée de
tout temps au fort de la Pologne par les lois du
voiſivage& les relations, qui fubfiftoient entre les
deux empires; mais , dans l'eſpérance que les
troubles ſurvenus s'achemineroient promptement
à une heureuſe fin , le roi n'a pas cru devoir y
intervenir , dans un moment fur-tout où d'autres
foins importans l'occupoient ailleurs.
joner de prof
point que les m
biosy font puitla
deja formé plufieu
une profeffion o
C'eſten parti
eltinfectéede ce
leplusgrand no
tristuifme.Leurs
çois , ne penve
Lojets d'inquétu
Etats, & fui pre
pourvoirpar Les
de pourſuivre !=
puillances coali
leconde campag
concerterpréala
& de
Pétersbo
prendre & le
fe
refufer à l'
lui
permettoit
aux
facieux d
riſques de ſe
entrepriſes fo
nouvelle four
C'est pour
de faire entr
blique, &ne
la
Grande-Po
fant,dontle
àfon
généra
Cettemefur
vir les pro
prime. lesm
Il s'en faut cependant de beaucoup que fon
attente ait été remplie. Le parti foi-difant patriotique
, au lieu de ſe rendre aux intentions
falutaires de la cour de Ruffie , n'a pas craint
d'oppoſer aux troupes impériales une réſiſtance
opiniâtre ; & , quoique ſon impuiſſance Kait bientô:
réduit à ſe déſiſterdu projet chimérique d'une
guerre ouvertetil n'en continue pas moins fes
machinations fecretes , qui rendent viſiblement
à-la fubverſion totale du bon ordre & de la trarquillité.
Les érass timitrophies du roi ne s'en
font déjà que trop apperçus , par des excès &
des violations de teritoires réitérées : mais ce
quimérite bien plus encore fon attention ſérienfe
&celle de toutes les puffances voiſines , c'eſt
que l'eſprit du démocratiſme. françois , 8 les
que les manoeuvres des émilaires jaco-
Cont puiſſamment appuyées , & qu'il s'eft
rmépluſieursclubs révolutionnaires qui font
ofeſſion ouverte de leurs fentimens .
It en particulier la Grande-Pologne qui
Ctée de ce poiſon dangereux, & qui récele
- grand nombre des zélateurs du faux paane.
Leurs connexions avec les clubs franne
penvent qu'infpirer aucrci de juſtes
d'inquétude pour la fûreté de ſs propres
,& lui preſcrivent le néceflité abfolus d'y
oir par Ces meſures convenables . Obligée
purfuivre la guerre conjointement avec les
nces coaliſées , & à la veille d'ouvrir une
de campagne , S. M. a donc cru devoir ſe
Erter préalablement avec les cours de Vienne
Pétersbourg , fur le parti qui lui seſtoit à
Are ; & leurs majeſtés Impériales n'ont pu
fufer à l'aveu que politique ne La faine
permettoit point de laiſſer les mains libres
Factieux de la Pologne , & de courir los
es de ſe mettre à dos un ennemi , dont les
-priſes fougueuſes pourroient devenir que
cile fource d'embarras. תינכו
'est pour les prévenir que le roi a réſolu
faire entrer fur le territoire de la Répu
le , & nommément dans pluſieurs diftricts die
Grande-Pologne , un corps de troupes ſuffi
,dont le commandement en chef fera confié
ngénérald'infanterie, le ſieur de Mollendorff.
te meſure de précaution a pour but de coules
provinces limitrophes de S. M.; de réme.
les malveillans , qui fomentent les troubles
K 3
tiendra qua eux de la mériter par une conduite
paiſible& fage , en accueillant&en traitant amicalement
les troupes pruffiennes , & en leur fourniſſant
les fecours & les ſubſiſtances dont elles
auront beſoin. Le général-commandant nemanquera
pas de ſon côté , de faire obſerver une
bonne & exacte diſcipline , de ſovlager & d'aſſiſter
les habitans en tout ce qui dépendra de lui , de
remédier à toutes leurs plaintes ,& de payer fidèlement
les livraiſons qu'ils feront dans le cas de
faire à ſa requifition. Le roi aime à ſe flatter ,
qu'avec des diſpoſitions auſſi pacifiques il pourra
compter ſur la bonne volonté d'une nation , dont
le bien-être ne ſauroit lui être indifférent , & à
laquel'e il defire de donner des preuve réelles de
fon affection & de ſa bienveillance ».
Le corps , ſous les ordres du général Mollendorf,
ſe iner en conféquence enmarche le 24
&fu vant les diſpoſitions dont on eſt en même
emps informé , il occupera les palatinats de
Gneſne , de Poſen , de Kliez , & toute la partie
de la Grande-Pologne juſqu'à la rive droite de la
Warta.
Quelque intellig nee qu'il exiſte entre les cours
de Be din & de Pétersbourg d'un côté , & la
confédération de l'autre, la note de l'envoyé de
Prufſe n'a pas laiffé que d'étonner & d'attrifter un
seulles membres de cette afſemblée. Le roi , à
qui elle fut remiſe le jour même qui devoit ranener
Tanniverſaire de a naiſſance ; contremanda
a fête qui devoit avoir lieu à cette occafion. S. M.
n'a point paru en public , &eſt allée àla campagne
cacher fa douleur.
& elle a ordonné
dant des forces nat
près ceque fon 1
crivent. En vertu
fewsky a chargé(
pretsà marcher &
nos troupes , qui
nitionsdeguerre,
fienné, quoique
que.de. 15000ho
Berlin metd'aille
qu'on ordonne :
ment ce qu'il ne
rendavecimpati
de la
confédérat
celuide l'approc
vancent des fro
foutenir,dit-on
fiennes,
Le 24, à 1
font déja enrré
Portes de la v
que celle deDa
henne
A
Frauenfta
ont
voulu fai
raviféese fuite
faire place au
bras
ouverts. L
ecore;mais o
prochaine d'u
dans le
palatin
a ordonné a M. Byſſewsky , commanforces
nationales , de le comporter d'aque
fon ferment & le devoir lui pel-
En vertu de cette injonction , M. Byfa
chargé différens régimens de ſe tenir
marcher & àlagin. Mais la réſiſtance de
upes , qui manquent d'artillerie & de mude
guerre , fera nulle contre l'armée prufquoique
celle-ci ne ſe trouve compofée
-15000 hommes . L'envoyé de la cour de
nst d'ailleu s tout en oeuvre pour effectuer
ordonne a ce général de fouffrir patieme
qu'il ne peut empêcher. Le public atec
impatience le réfu'tat des délibérations
confédération à cet égard , aufli bien quả
e l'approche de 15000 Autrichiens qui s'at
des frontières dela Buckowine , pour
r , dit -on , les opérations des troupes Pruf-
: هک ی
24 , à la pointe du jour , les Pruſſiens
éja enrés à Thorn , après avoir forcé les
de la villes, dont les habitans penfent
lede
Danezick recevra auffi garnifon Prul-
Frauenſtadt , troupes de la république
bulu faire que que réfiſtance mais s'étant
8
32.1
дотор эл
les
adba
fuite , ells ont quitté le terrein pour
place aux Pruffiens, que l'on y reçut à
iverts. Les ouvelles de Pofna ie manquent
; mais on e révoque plus en doute en rée
aine d'un corps de troupes Autrichiennes
e palatinat de Cracovie, ol
201
Laperte des Pays Bas affecte ſenſiblement
le jeune empereur , dont on avoit fauffement
publié la mort. Auffi fait-il tous fes
efforts pour rentrer dans ces belles poffeffions;
témoin ce fragment demanifefte
qui vient à l'appui de la déclaration cijointe.
91 doa NORD
ر
Convaincus que nos fidèles ſujets des Pays-
Bas ne feront heureux , qu'autant qu'ils jourront
des droits & privilèges , qui leur ont été accordés
par nos ancêtres , & ne voulant régner
fur eux que comme un père tendre fur ſa famille ,
nous déclarons publiquement , que notre intention
eſt qu'ils jouiffent de ces droits & privilèges
dans toute leur étendue , & que nous
employerons toutes nos forces , pour cumpêcher
qu'il y foit fait la moindre atteinte , ainſi que
pour rétablir toutes choſes ſur le pied qu'elles
étoient ſous notre bis-aïeul , Charles VI. Il eſt
-dans notre façon de penſer d'uſer de clémence
&de bonté , même envers les ennemis des provinces
Belgiques & autres . C'eſt pourquoi nous
accordons une amniſtie générale & fans exception,
promettant que tout ce qui s'eft paffé ci-devant
eſt de notre part enſéveli dans le plus profond
oubli , & defirons que ceux qui portent encore
aujourd'huiles armes contre leur patrie , déſignés
fous le nom de Belges , rentrent tranquillement
dans le ſein de leur famille , atrendu
font pas exceptés de lapréſente amniftiegénérale.
Comme il pourroit s'etre gliffé dans la préſente
C qu'ilss ne
dec'aration des m
promettons denou
Bas, pour y traite
Etats réunis deto
opérer lerepos &
&en effectuer le
Donné àVIEN
1. L'empereu
lesVI dans la pu
29.Ilinvire le
ſe joindre à ſes a
avcient
autrefois
3. Ilinvite
pour la conftitut
nant la même
4.
L'ancien
trompé lui & f
jugés; les autre
deplaiſent à la
s .Le gouv
gens agréables
provincenomr
6°.
L'archi !
gouvernement
7°. Mon fr
de la nation ,
gaguer l'amou
8°.Ildeman
deuxà
cinqua
danslesPays-
Tagrément de
C'étoit e
'
Autriche
L
Lon des mots ſujets à conteftation , nous
ons de nous rendre en perfoane aux Paysour
y traiter conjointementavec les Troisunis
de tout ce qui reftera à faire , pour
e repos & la tranquillité de cas provinces
fectuer le bonheur ..
né à VIENNE se 26 Décembre 1792.
( Signé FRANÇOIS )
०१
T
L'empereur promet la conſtitution de Chardans
fa pureté.
dre
invite les officiers qui ont ſervi , de venir
à fes aimes armes avec le même grade qu'ils
= autrefois .
#
Il invite de même ceux qui ſe ſont battus
conftitution , il y adeux ans , ayant mainla
même cauſe à défendre.. こく
L'ancien gouvernement eft caffé pour l'avoir
lui & fon père ; les coupables d'entr'eux
les autres , placés hors du pays , parce qu'ils
font à la nation.
Le gouvernement futur fera compoſé des
agréables à la nation , que les états de chaque
nce nommeront au fouverain.
L'archiducheſſe ſera envoyée à fon ancien
einement de Presbourg.
- Mon frère Charles ayant été bien accueilli
nation , viendra gouverner , & tâchera de
er l'amour de tous les belges.
- Il demande qu'on lève , au plutôt , quaranteà
cinquante-deux trille hommes qui reſteront
lesPays-Bas, & dont on ne ſe ſervira qu'avec
ément de la nation , felon le traité."
étoit en effet une reſſource précieuſe pour
riche que ces. Pays-Bas , dans lesquels il
}
:
Κ
ne lui reſte pour ainſi dire plus d'eſpoir de rentrer.
Aufſi cherche-t-elle à s'en dédommager en
faiſant avec la Pruffe & la Ruffie un nouveau
partage de la Pologne. En attendant ces indemnités
futures , elle ſe ruine pour faire la
guerre à la République Françaiſe , témoin l'emprunt
de 6 millions de florins , rembourſables en
dix ans , qu'elle eſt forcée de faire en Hollande,
malg é que les bons bourgeois de la bonne ville
-deVienne aient prodigué les dons patriotiques ,
qui s'élevoient déjà à la fin du mois dernier à
175000 florins .
Le maréchal prince de Cobourg , génératiffime
de l'armée d'Empire , parti de Vienne le 20
janvier , & qui en prenant congé de l'empereur ,
lui dit que S. M. ne le reverroit pas , ou ne
Je reverroit que victorieux , eſt arrivé ici le 4.
-On établira probablement dans cette ville la
caiſſe pour les opérations militaires. Les délibérations
de la dière de Ratisbonne relatives aux
fonds à faire , ont commencé le 28 janvier. On
croit qu'elle votera 30 mois romains (un de ces
mois fait 83 , 964 florins ) ; la même ſomme
avoit été votée lors de la guerre contre la France
- en 1734-
L'armée de Chai fayt doit être portée au
moins à 40,000 hommes ; une première colonne
de 18,000 le rejoint , ainſi que 6000 hommes, de
l'armée du prince Hohenlohe. Des troupes hanovriennes
couvrent l'évêché d'Osnabruck, On
avoit ajouté que 12,000 hommes d'infanterie
& 8000 de cavalerie de l'électorat d'Hanov c
ſe portoient vers le Brabant , mais cette nouvelle
ne ſe confirme pas .
Il ſera auſſi très-difficile à l'empereur de couvrir
ſuffilament de Brifgaw ; car ce pays eſt dépourvu
de pailles
d'aroines; il eſt do
ifter un raffemblen
cavalerie.
PROVIN
De la Ho
Lord
Aucklan
dinaire de la G
le 25 du mois
Etatsgénéraux
lateneur,&qu
notre
dernier
Teût
permis.
HAUTS ET
Le
fouligne
&
pénipotentiair
peffe, en
cont
roi, de
mettre
fances des
copie
tre
échangées
juſqu'au 20 de
lec
éraire
d'ét t
" Leroi,ha
la
ferme
perfu
principes,
expr
tagne,
font pa
anument
votre
puiftances
font
aux
meſures
( 215 )
= pailles & de fourrages ; ilya pen
5 il eſt donc impoffible d'y faire fubcaffemblement
confid.rable, furtout en
OVINCES - UNIES.
De la Haye , le 14 février.
১
)
Auckland , ambaſſadaur extraorde
la Grande- Bretagne , a remis
u mois dernier , au préſident des
néraux , un mémoire dont voici
, & que nous aurions inférédans
ernier numéro , fi la place nous
ermis .P
UTS ET PUISSANS SEIGNEURS ,
foulligné , ambaffadeur extraordinaire
potentiaire de S. M. Bitannique , s'emen
conféquence des ordres exprès du
mettre ſous les yeux de vos hautes puifdes
copies de toutes les pièces qui ont
angées depuis le 27 décembre dernier
20 de ce mois , entre lord Grenville ,
e d'at de S. M. & M. Chauvelin.>>>
- roi , hau's & puiſlans ſeigreurs , eſt dans
me perfuafion que les ſentimens & les
es , exprimés au nom de la Grande-Brefont
parfaitement conformes à ceux qui
t votre République , & que vos haures
ces font difpofées à concourir pleinement
fures que la criſe actuelle exige , & qui
K 6
font une ſuite néceſſaire de ces ſentimens & de co
ec
aslina oh av
principes.>>
Les circonstances qui nous ont menés à cette crife, font trop recentes , & la conduite
du roi eſt trop connue , pour que le fouffigné
ſoit dans le cas d'entrer dans de longs détails.>>
ont
évèes
Il n'y a pas encore quatre ans , que quelques
malheureux, ſe qualifiant du nom de philoſophes,
ont eu la préſomption de ſe croire
capables d'établir un nouveau ſyſtême de ſociété civile. Afin de réaliſer ce rêve de la vanité ,
il leur a fallu bouleverſer & détruire toutes notions
reçues de fubordinations, de moeurs c de religion , qui ont fait juſqu'ici la sûreté, le
bonheur & la confolation du genre humain.
Leurs projets de deftruction n'ont que tropréulli; mais les effets du nouveau, fyftême fy qu'ils
voulu introduire, n'ont ſervi qu'à démontrer l'ineptie
& la ſcélérateſſe de ſes auteurs. Les
nemens qui ſe ſont ſi rapidement fuccédés depuis
lors , furpaffent en atrocité tout ce qui ajamais
fouillé la page de l'hiſtoire. Les propriétés , la liberté
, la vie même , ont été les jouets de la rage
effrénée des paffions , de l'eſprit de rapine , la haine , de l'ambition la plus cruelle & la plus dénaturée. Les annales du genre humaid ne préfentent
pas d'époque où , dansitin fi court efpace
de temps , on ait commis tant de crimes , caufé tant de malheurs, fait veffer tant de larmes; enfin , dans ce moment même, ces horreurs
paroiffent être parvenues à leur comble. Pen- dant tout ce temps , le roi , environné de fon
peuple , qui jouiffoit , par la protection divine , d'uneeproſpérité ſans exemple ,n'a pu voir les
malheurs d'autrui qu'avec un ſentiment profond
de pitié & d'indignation ; mais fidèle à fes pria-
5003 303 A sup omelete 1576
*
১৯
ede
cipes, S. M.
mifcer dans les
étrangère. Elle
deneutralitéqu
Cettecondu
obſervée égale
dont toutel'Eu
qui auroit dûê
n'a pas réuffi à
République, à
gereules & les
Depuis quel
&
d'agrandiffe
&la fûreté de
quement avou
dans l'intérieu
des
maximes
l'on n'a pas
déteftables t
tionnaire. D
antis parle
& les territo
S.Mi ade
des
préparat
conftances.
les
mesures
dre ont ét
unanime d'
Tirreligion,
titution.
Tels fon
motifs d'ur
ont
affez
Votre
coop
S.M. da
ment
vei'l
, S. M. ne s'eſt jamais permiſe de s'imer
dans les affaires intérieures d'une nation
gère . Elle ne s'est jamais écartée du ſyſteme
utralité qu'elle avoit adopté.
ette conduite , que le roi a vu avec plaifir
vée également par vos hautes puiffances ,
toutel'Europe a reconnu la bonne foi , &
auroit dû être reſpectée à tant d'autres titres ,
as réuffi à mettre S. M., ſes peuples & cette
blique , à l'abri des trames les plus danafes
& les plus criminelles.
epuis quelques mois , des projets d'ambition
agrandiffemens alarmans pour la tranquilité
(ûreté de l'Europe entière , ont été pubiment
avoués . On s'eſt efforcé de répandre
l'intérieur de l'Angleterre & de ce pays ,
maximes fubverſives de tout ordre ſocial , &
n'a pas même en honte de donner à ces
ſtables tentatives le nom de pouvoir révolunaire.
Des traités arciens & folemnels , gais
par le roi , ont été enfreints , & les droits
es territoires de la République ont été violés .
. M: a donc cru dans fa fageſſe devoir faire
préparatifs proportionnés à la nature des cirtances.
Le roi a confulté ſon parlement , &
meſures que SS..Mavoitdeuvé bỏn de pren-
.ont été accueilies par Taffentiment vif &
nime d'un peuple qui abhorre Fanarchie &
eligion , qui aime fon roi & qui veur ſa conftion.
Tels font , hauts & puiffans ſeigneurs , les
tifs d'une conduite dont la ſageſſe & l'équité
affez prouvé juſqu'ici au roi votre concert &
re coopération.ου, τον
6. M. dans tout ce qu'elle a fait , la conſtamnt
veillé au maintien des droits & de la sû
the
218 )
reté des Provinces-Unies. La déclaration que le
ſouſſigné a cull'honneur de remettre à vos hautespuiſſances
, le 13 novembre derier , & l'arrivée
d'une petite eſcadre , deſtinée à protéger les parages
de la République , pendant que les propres
forces ſe ratſembloient, en fourniffent la preuve.
Vos hautes-puiflances ont reconnu ces diſpoſitions
du roidans tout ce que S. M. a déjà fait.
Elles ne les trouveront pas moins dans les meſu es
qui ſe préparent ; en conféquence , S. M. ſe perfuade
qu'elle continuera à réprouver , de la part
de vos hautes-puiſſances une parfa te conformité
de principes & de conduite. Cette conformité
peut ſeule donner aux efforts réunis des deux
pays l'énergie néceſſaire pour leur commune défenſe
, oppoſer une barrière aux maux dont l'Europe
eſt menacée , & mettre à l'abri de toute
atteinte la fûreté , la frauquillité & l'indépendance
d'un Etat , dont vos hautes puiſſances
affurent le bonheur par la ſageſſe & la fermeté
de leur gouvernement.
Fait à la Haie, le 25 janvier 1793 .
Signé , AUCKLAND.
D'ailleurs il
point le fuffra
Pasparvenu à
& enAnglete
cours des mem
on en a une b
vemens qui ſe
patriotesHolla
que des ſuccès
des
généraux
fuccès
commen
aulieu
d'évacu
dit
fauffement
tres du pays
le
bornent cr
Depuis la préſentation de cette pièce , probablement
demandée par le Stathouder , il y a
cu beaucoup de mouvement dans le cabinet de la
Haye : on a expédié à Londres & à Berlin un
grand nombre de couriers , garni les frontières
& même voulu lâcher quelques écluſes ; mais
les propriétaires & les payfans , s'oppoſent à
cette dernière meſure , qui condamneroit pour
pluſieurs années leur terrein à la ſtérilité ; en
effet ,, pour empêcher la marche du général
Dumourier , il faudroit mettre la province
d'Utrecht à onze pieds ſous l'eau.
la
garnilon a é
de forte
qu'el
sils
s'opiniatr
plusloin
leurs
Les
Pruffier
de
kur
côté
FrédéricdeBr
lons à
Wefen
général
Lamo
Vantage dece
M.
Noel ,
areçu , le 9
a
expédié un
tendent
que
ne
fontpas
continuentpa
qu'elles
explic
ce
dernier f
brun,
min
rendu à la
( 219 )
leurs il eſt évident que cette guerre n'a
fuffrage des Hollandois , & qu'on n'eſt
venu à la nationaliſer comme en Autriche
Angleterre ; onen a la preuve dans ledifes
membres de l'oppofition au parlement ;
a une bien plus forte dans quelques mouqui
ſe font déja ſentir àAmſterdam, oùles
es Hollandois n'attendent pour ſe déclarer
es ſuccès un peu marquans , de la part
néraux de la République françaiſe , & ces
commencent à avoir heu , car les français ,
d'évacuer Ruremonde , comme on l'avoit
Tement , s'avancent de jour en jour : maîpays
de Liège , ils peuvent ſe borner &
ment en effer à bloquer Maſtrecht , dont
lon a été renforcéede troupes Pruffiennes;
e qu'elle les arrêteroit trop long-temps ,
piniatroient à la prendre avant de pouſſer
In leurs operations .
Pruffiens qui craignent pour la Gueldre
côté , marchent faddeéfenſe. Le duc
cde Brunswick n'a laiffé que deux bataik
Weſel : il y a déjà eu entre lui & le
Lamorlière, quelques eſcarmouches àl'ae
de cedernier , à ce que l'on affure,
Noel , chargé d'affaires de latépublique ,
, le 9 , un courrier d'Angleterre , & en
Hié un à Paris . Quelques perſonnes préque
les négociations avec l'Angleterre
at pas entierement rompues , & qu'elles
hent par la voie de la Hollande. C'eſt ainſi
s expliquent ce qu'il y a de fingulier dans
nier fait . M. Obris, neveu de M. Lemimitre
des affaires étrangères , s'eſt auſſi
à la Haye; mais des nouvelles poſtér
rieures , dont nous ne garantifſons pas l'authenticité
, difent que ces meſſieurs ont quitté la
Hollande , & ſont même déjà arrivés à An-
1
vers,
Toute la cour du Stathouder a pris le deuil
pour la mort de Louis XVI. L'ambaſladeur d'Efpagne
a fait célébrer une meſle de requiem à
laquelle un grand nombre d'émigrés ont aſſiſté
le crêpe au bras .
alis aucun ave
d'hoftilités cont
desſujets de fa
gens&dessſtipu f
&qu'elle a enfui
déclaré laguerr
Provinces-Un es
agreffion gratui
apris les mefure
neur de la cour
peuple; elle fe
"
concours ferme
que ſur le zele
& loyal , pour
néceflaire,& p
vidence,
d'oppo
d'un
ſyſtême qu
toutes les
natio
Vertenment cont
de
bonne foi ,
>
Dansune
majelté a tout
fincere des pur
par des
allianc
mun à
prévenir
la
confufion
,
tranquillitéde l
Le ſtathouder vient de faire une promotion
dans la marine. Le vice-amiral Zoutman remplace:
M. Byland, lieutenant- amiral, effectif de
Hollande & de Weſtfriſe , mort depuis peu. Le
-vice-amiral Rielveld ne paffe pas à un grade plus
haut , mais il a , comme les précédens , les appointemens
de fa place.
2- Le vice- ami al Van-Braam a obtenu le traitement
vacant de contre-amiral , & le vice-amiral
Kinsbergen, celui de capitaine commandeur. Ce
dernier est un marin debeaucoup de mérite , & qui
a été fort utile aux Rufſſes dans leur dernière guerre
contre les Turcs .
GRANDEBRETAGNE.
De Londres , le 12 Janvier.
Le lord Grenville a donné hier communication
à la chambre des pairs du meſſage
ſuivant du Roi :
Georges roi
<<Sa majeſté juge à propos d'informer la cham-
Le
même j
mures ,
M. L
preſſéles
minift
traité
qu'on dit
&
l'empereur.
barralle, a fo
icun aver iffement préalable , des actes
tés contre les perfonnes & les propriétés
ts de fa majeſte , au mépris du droit des
des ſtipulations les plus poſitives des traités ,
le a enfuite,ſur les plus frivoles prétextes ,
la guerre contre ſa majesté & contre les
ces -Un'es . Dans les circonstances de cette
ngratuite & no provoquée , ſa majeſté
es meſures néceſſaires pour maintenir l'hone
la couronne & venger les droits de fon
elle ſe repoſe avec confiance fur le
s ferme & efficace de la chambre , ainſi
- te zele & l'énergie d'un peuple brave
al , pour pourſuivre une guerre juſte &
re, & pour tâcher , avec l'aide de la pro-
,d'oppoferune forte barrière aux progrès
tême qui menace la fécurité & la paix de
les nations indépendantes , & fe fuit ou
ent contre tout principe de modération ,
ne foi , d'humanité & de juſtice.
Lans une caufe d'un intérêt fi général , fa
a tout lieu de compter ſur le concours
des puiſſances qui font unies avec elle
- alliances , ou qui ont un intérêt comprévenir
l'extenfion, de l'anarchie & de
Fufion , & à contribuer à la fécurité& à la
lité de l'Europe » .
だい
même jour , dans la chambre des com-
M. Lambton &M. Grey ont vivement
es miniſtres de donner communication du
n'on dit exifter ent e la Grande-Bretagne
pereur. Le ministre Dundas , affez em-
Esa fourni pluſieurs réponſes évafives.
:
aux dépens l'une ou l'autre partie , fuivant qu elles
le jugeront convenable , & ordonner la ſaiſie des
biens , meubles & immeubles de la partie condamnée.
pour en aſſurer le payement ,& lorſqu'il
n'y aura pas fix jours entre le premier jugement
ou ordre du juge de paix , & la tenue deſdites
affiſes , le ſuſdit appel ſera renvoyé à la tenue
fuivante defdites affifes.
Toutes actions & poursuites , en conféquence
dudit acte , commenceront dans l'efpace de trois
mois , après les délits qui pourront ydonner lieu ,
& les perfonnes contre lefquelles elles feront intentéespourront
préſenter !curs moyens de défenſe
&demander unjugement définitif; & fi le rapport
du juré eſt en faveur du défendeur , ou fi le demandeur
ſuſpend on diſcontinue ſon action & fa
pourſuite; ou fi le jugement ordonne un furfis,
ou autrement , le demandeur ſera condamné à
des dépens doubles en faveur du défendeur.
Ledit acte & toutes les ſtipulations &claufes
qu'il contient pourront être altérées , changécs &
révoquées par un ou pluſieurs actes pattes dans
la préſente ſeſſion du parlement .
F
CONVENT
DuDimanch
La féance s'eft
fieurs adreſſes d'a
tomber latêtede
tiennent l'exprefi
qu'a excités l'affa
MichelPelletier .
envoieunecoure
la tombede ce c
Beaumarchais
d'accufation por
de
Lecointre ,
lufis ,
pendant
décret; que les
rontlevés, atten
civique, &qu'i
lejuitifier,
Les habitans d'une paroide , ville ou lieu quelconque,
ſeront admis comme témoins competens,
àdépoſer conte toute infraction des clauſes du
préſent acte , commiſes dans les limites deſdites
paroiffes , ville ou lieu , quoique les amandes qui
feront impoſées en conféquence, foient applicables
aux pauvres de ces mêmes paroiſſes, ville ou
lieu.
Le préfent acte ſera en vigueur juſqu'au rer de
-janvier 1794 , & de ced't jour juſqu''àà la fin de
lafefſſion ſuivantedu parlement &non au-delà .
La
Conven
port de Guito
litiques qui a
Cepays, con
cipauté deBa
entre le com
St.
Hypolite,
Ilne peut pas
la
poſition el
dela
France
:
FRANCE.
VENTION NATIONALE,
Dimanche , 10février.
ince s'eſt ouverte par la lecture de pludreſſes
d'adhéſion au décret qui a fait
la tête de Louis. Ces mêmes adreſſes conl'expreſſion
des ſentimiens douloureux
cités l'aſſaffinat commis ſur la perſonne de
Pelletier. Le département duPas -de-Calais
une couronne civique pour être déposée ſur
-e de ce citoyen .
marchais demande le rapport du décret
ation porté contre lui , & fur la motion
Dintre , la Convention ordonne qu'il fera
pendant deux mois , à l'exécution de ce
que les ſcellés appoſés ſur ſes papiers ſevés,
attendu qu'il ne s'y eſt rien-trouvéd'in-
, & qu'il lui fera libre de venir à Paris pour
fier,
Convention(a enſuite entendu un rap-
Le Guiton Morveaux fur les diſſentions poes
qui agitent les habitans de Porentrui .
ys , connu ci -devant ſous le nom de prin- .
é de Bafle , fief de l'Empire , eſt reſſerré
le comté de Valangin & le diſtrict de
ypolite, Il compte environ 120 communes.
peut pas mettre ſur pied 6000 hommes , &
fition eſt telle , que par les anciens traités
France avec les princes-évêques de Bâle ; il
Dar ſes troupes lorſqu'elle elle étoit menacée dece
côté , même par les Autrichiens.
D'après cela , il étoit aiſé de juger que les habicans
de ce pays ne peuvent jamais former un état
folé & indépendant , & file voeu de la réunion à
a France n'a pas été émis auſſi-tôt qu'ils ont
Formé la réſolution de ſecouer lejougd'une domination
oppreffive , c'eſtque des vuesd'ambition
perſonnelle de la part de ceux même qui travailoient
le plus ardemment à la révolution , ont
Egaré l'intérêt du peuple , & l'ont éloigné de fon
véritable but.
A cela n'a été fait,
l'exécution dudit déc
L'ordredujour
naires à la baire. U
Halles eft venue dé
Panis &Sergent ,
anciens membres d
commune de Paris
mentde rendreleur
qui leurimpoſent co
de cespétitionnair
miniftre des contr
l'exécutiondu décr
derecevoirles con
veillance.
Appaiſer les troubles d'un peuple qui fait le
remier effai de ſa liberté ; affurer la liberté de ſes
élibérations ; écarter les obſtacles que l'on jette
u-devant de lui pour l'empêcher de connoître
es vrais intérêts: tel eſt le but que s'eſt proofé
la Convention en rendant le décret ſui-
1
D'autrespétitio
marquécelled'un
qui, manquant
mens, ne parle
ant:
Art.Iet. Trois commiſſaires , pris dans le ſein
e la Convention , ſe rendront inceſſamment à
Porentru & autres lieuxdépendans de la ci-devant
rincipauté de ce nom , pour y prendre toutes les
formations & reaſeignemens concernant les faits
mentionnés , tant dans leſdites pétitions , que dans
es procès-verbaux & autres pièces préſentées au
om de l'aſſemblée générale des députés des cent
ingt communesde laRauracie, pour en faire leur
apport à la Convention nationale.
La ſectiondu
tiond'un arrêté
f:ction
engagent
II. Les mêmes commiſſaires rempliront dans.
efdits pays , les fonctions attribuées par l'article
I du décretduis décembre dernier aux commiftionferoitimpr
Du lundi
La
Conventi
comité de
légif
fleurs
citoyens
la
Sarthe, pou
Ilaété
reconn
trompés&féd
thèque desaffign
,
&
a été fait , des commiffaires cha gés de
n dudit décret du 15 décembre.
e du jour étoit l'admiſſion des pétitiona
barre. Une députation de la ſection des
t venue dénoncer les ciroyens Tallien
Sergent , députés à la Conventin ,
membres du comité de ſurveillance de la
e de Paris , leſquels refuſent conftamrendre
leurs comptes , malgré les décrets
mpoſent cette obligation. Sur la demande
Pétitionnaires , l'Aſſemblée a ordonné au
des contributions de rendre compte de
on du décret du 26 janvier qui le charge
oir les comptes de l'ancien comité de fure.
respétitions ont été préſentées . On a recelle
d'un des batail ons du Pas-de-Calais ,
anquant entièrement d'habits & d'équipe--
ne parle que de marcher à l'ernemi.
Aion du Finistère afait part à la Convenn
arrêté par lequel les citoyens de cette
Engagent toutes leurs propriérés à l'hypodes
affignats . Il a été décrété que cettepéroit
imprimée.
lundi , II janvier.
Convention a entendu un rapport de fon
de législation , ſur la détention de plucitoyens
arrêtés dans le département de
the , pour faits relatifs à la taxe des leds .
reconnu que la plupart de ces citoyens ,
Es & féduits par des agitatenis, avoient cru
La diſcuſſion s'eſt ouverte ſur l'organisation
de l'armée. Garnier a parlé le premier en faveur
du projet de comité. Ce projet, a dit l'orateur ,
conſacre de grands principes. Il établit l'unité de
forces, l'unité de régime & l'unité de récompenſes.
Il fai de la profeffion des armes , la profeffion
la plus honorable ; il raproche tous les
ſoldats , par le lien de l'égalité; il les unit entr'eux
par le ſentiment de la fraternité , & les
attache à la patrie par le bienfait de la pro-
On a demandé une amnistie en leur faveur , &
la Convention , après quelques débats , en a
généraliſé le décret , en ces termes :
« La Convention nationale éteint & abolit
toutes procédures criminelles , déterminées par
les délits commis dans les infurrections qui ont eu
lieu relativement aux ſubſiſtances juſqu'au 21
janvier dernier. Ordonne que les détenus &prévenus
deſdits délits , feront mis fans délai , en
liberté».
<<Ne font pas compris dans la préſente amniſtic
, ceux qui ſont coupables de meurtre,
d'affaffinat & d'incendie. >>
leurétoit avantag
le projet du comite
de faire des amend
Saint-Just a été
Tunitéde la Répub
mée , &bien loin
deceprojet, il a
de l'opérer , exc
trop pres del'enne
Buzot aréclamé
plan du comité. Il
des régimens de
volontaires , n'alt
nation&dela dif
&
rigoureuſement
plusbeauxjours
leaté encore Ic
comme une confe
nation des chef
comme
hafardée
6
changer les qu
feroient
accordée
priété.
Après avoir développé les avantages , Garnier
s'eſt attaché à démontrer les dangers d'opérer
dans ce moment , cette réorganiſation. Il a
demaudé que la Convention décrétât le principe,
maisque l'exécution en fut renvoyée à la fin de
«
Battons-nou
battusles
vainqu
nousaurons le l
a
ſyſtême.»
la campagne.
Lacombe Saint-Michel a repréſenté la fuſion
de l'armée étoit une opération facile , même
ente que
dans
Dans le
cours
millaires des fe
paroîtreàla bar
fur les
ſubſiſtanc
que nous défen
à moins que no
tret
prononcé e
8. 23
praire aux foldats de ligne , panquene
avantageuſe. Il adonc demandé que
du comité fût adopté , en ſe réſervant
es amendemens à quelques articles.
uft a été du même avis. Il a pensé que
la Répub ique exige l'unité dans l'arien
loin de vouloir différer l'exécution
et, il a cru que le moment étoit venu
r , exceptant cependant les armées
de l'ennemi .
a réclamé avec force l'ajournement du
omité . Il a fait craindre que la fufion
mens de ligne , avec les bataillons de
es , n'altéra la ſévérité de la fubordide
la difcipline , dont les règles étoient
cuſement obſervées à Rome , dans, les
ex jours de cette République ; il a précore
le relâchement de la difcipline ,
he conféquence naturelle de la nomies
chefs par les foldats. Il a regardé
nafardée la promeſſe faite aux foldats
er les quittances des penſions qui leur
accordées , contre des biens nationnaux.
cons-nous à préfent , comme ſe font
svainqueurs de Jemmappe , a dit Βυζοις
ons le loiſir d'entendre à la paix les gens
e. »
le cours de cette diſcuſſion , des comdes
ſections de Paris , ont demandé a
àla barre , pour préſenter une pétition
abſiſtances . Il est impoffible , diſoie t-ils,
as défemparions ſans avoir été admis .
que nousne ſoyons éloignés par un dénoncé
en préſence des parifiens & des fé
8. 23 Février 1793. L
être entendue a fon comitéd'agriculture, lorſque
fur la demande d'un membre du comité des finan
ces , elle a décrété que les députés des ſections de
Paris ſeroient a mis le lendemain àdix heures.
Di mardi , 12 février.
On a préſenté la rédaction du décret rendu biet ,
portant amniſtie relativement à toutes Is infor
rections qui ont eu lieu pour les fubfiftonces & fur
1 motion deDahem , cette amnistie a éré étendue
àcelles qui ont réſulté des droits féodaux , & à
tous les troubles occafionnés dans les armées &
dans les plates de guerre , pour cauſe de trahfon
de généraux.
que
hique ont fuivi dep
Rep blique. Il coit
que témoigna Vergr
manque de pain ,
Temple.
Craignez q
pra tombée, onne dif
lacaufe en est à la C
sant , a demandé q
petitionnai es furles
préfenterleur pétit
dale mandatairedes
Après de longs dé
monnaiesayant ét
Tenge fections ſeule
pouvoirs, & men
Javoientémisleur
La
Convention
a
froientpointad
kqu'ils
donncroie
cantu e.
Les commiffaires des quarante - huit fctions
fontadmis à la barre en exécution du décret rendu
hier. Ils demandent que la Convention établiſſe
un prix unifor ne pour les bleds dans tous les départemens
; qu'elle faſſe des loix cont e les accar
paremens , & prononce des peines conueles agri
culteursqui refuſeroient de vendre , ou qui vens
droient les bleds au-deſſus du prix qu'on au oit
fixé.
A peine l'orateur a-t-il terminé la lecture,de
cette étrange adreſſe , qu'un autre péctionnie
prend la parole. Il s'annonce comme membre du
comitédes finances , & parlant au nom de tous les
départemens.
furla
Auſſi-tôt l'aſſemblée entière ſe ſoulève , on
s'indigne ; mais l'indignation redouble , quand ,
réquiktion faite au pétitionnaire , d'exhiber
ſes pouvoirs , celui-ci répond qu'il n'en a paint.
Marat demande que les pétitionnaires foient
pourſuivis comme perturbateurs du repos public.
Le
ſecond
pétiti
L'etre point
l'organ
defenfeurs des 85
lignée,la
Conver
troitmis en
état d
comité de
fûreté g
On a
repris la
Barmée.
Dabois
sions; la
priorité
comité,&
après
vention a
décrété
μπ:
« Adaterde 1
lon que les ennemis dela
ſuivi depuis le commencement de la
. Il c oit voir ſe réaliſer les craintes
Ena Vergniaux , en diſant : fi le peuple:
pain , on diz que la cause en est au
raignez que , lorſque la tête du tyran
onnedife:filesfubfiftinces manquent ,
eftàla Convention. Buzot , en termi-..
emandé que le préſident interpellât les
es ſur les motifs qui les avoient portés
leur pétition , & que celui qui s'étoit
Lataire des 85 départemens fût arrêté.
longs débats , & les pouvoirs des pé-
5 ayant été vérifiés , il a été conftaté que
ions ſeulement leur avoient donné des
& même que la plupart d'entr'elles:
mis leur vecu qu'indirectement,
vention a décrété que ces pétitionnaires
= point admis aux hoancurs de la féance ,
onncroient à l'inſtant leurs noms & leur
and pétitionnaire ayant été convaincu de
at l'organe avoué d'une ſociété , dire des
- des 85 départemens , qu'il avoit déa
Convention a décrété que ce citoyen
en état d'a reſtation , & interrogé parde
fûreté générale.
repris la diſcuſſion ſur l'organiſation de
Dabois Crancé a réfumé toutes les opi
- priorité a été accordée au projet du
& après de très longs débats , la Cona
décrété le premier article , ainſi qu'il
Later de la publicationdu préſent décret
L2
Nota . Dans le cours de cette ſéance , la Convention
a reçu une lettre du miniſtre de la marinc
, qui lui envoie ſa démiſſion .
Du mercredi , 13 février.
Une lettre des commiſſaires de la Convention ,
datée de Mayerce , l'avertit de ſe défier des
hommes , ſe difant repréſentans du peuple Belge ,
qui ont demandé à la barre de la Convention ,
le rapport du décret du 15 décembre. Ces hommes
,diſent les commiſſaires, ſont des émiſſaires
des prêtres , des nobles , & des privilégiés .
Le lieutenant-colonel du corps de gendarmerie,
qui ſe trouve à Liège , annonce que a déſertion,
indifcipline & le libertinage de ce corps , font
à leur comble. La Convention a décrété qu'il
feroit fait inceſſament un rapport ſur la gendarmerie.
verbaux du départ
tatent l'arreſtation
ont été lues , &
millaire étoit mur
MARAT & autres
de faire des réqu
Paris tous les
parer de tous leu
diſpoſition de la c
On avu , dar
Royou, qu'il s'ér
Guader,Vergnial
de Danton,Ma
cuſoit Camusde
faciliter le vo!,
Gardemeuble.
avoitchangé de
deQuimp
tous les corps a
les
départemens
On a
deman
lajournement d
aété
décrérée.
Thuriot réck
du
détenu. Ap
la
Convention
demièrepropof
Le
miniftre
venu
préſenter
dffiper les ala
Paris àfuit na
miniſtre de l'i
cia'ement d'a
grandnombre
Les commiſſaires au département du Var ,
écrivent que malgré la che té des grains & de
toutes les dearées de premiere néceflité , l'ordre
&la paix regnent dans ce pays. Ilis ſe plaignent
fur-tout du mauvais état des routes . --- Renvoyé
au comité des Ponts & Chauffées.
à
Duhem , organe du comité de ſurveillance ,
a fait un rapport ſur l'arreſtation & l'emprifonnement
de Royou , commmiſſaire chargé ,
l'époque du mois de ſeptembre 1792 , par le
confeil & par la municipalité de Paris , de faire
des recherches d'armes &de munitions de guerre
dans le département du Finiftere. Le rapporteur
a conclu à l'élargiſſement du détenu & à la tradition
à la barre des adminiſtrateurs qui ont
ordonné ſon arreſtation.
mine
u département du Finiftere qui consreſtation
du commiſſaire. Les pièces
es , & on y a découvert que le comtoit
muri de pouvoirs , Signés PANIS ,
& autres , per leſquels i' étoit chargé
des réquisitions pour fafir & amener
ous les chevaux des émigrés ; de s'emtous
leurs mobiliers pour être mis à la
n de la commune de Paris .
vu , dans des dépoſitions faites contre
qu'il s'étoit efforcé de dénigrer Briffot ,
Vergniaud & Roland , & de fa re l'éloge
on , Marat & Robespierre ; qu'il acamus
de n'avoir pas voulu ſe prêter à
le vo!, qui , diſoit il , a dû ſe faire au
meuble. On a vu que ce commiffaire
angé de nom pour en impofer à la com-
- Quimper , qu'il provoquoit au meurtre
corps adminiſtratifs , & qu'il medaçoit
rtemens de la colère de la capitale .
demandé l'impreſſion de ces pièces &
ement de cette affaire. Cette propofition
crétée.
iot réclamoit proviſoirement la liberté
nu. Après de longs & violens débats
vention a paffé à l'ordre du jour ſur ceste
propofition .
miniftre de l'intérieur , par interim , eſt
réſenter à la Convention des moyens de
les alarmes que l'approviſionnement de
fait naître. Il a obſervé d'abord que le
e de l'intérieur n'eſt point chargé ſpé-
Ent d'approvifionner Paris , comme un
nombre de citoyens paroitient le croire.
L3
feconde. Il a préſenté enfuite comme un remède
à tous les maux , la liberté illimitée du commerce
des grains , & il a fi i par propoſer à la
Convention ; 1º. de fournir au comitédes ſubſiſtances
de la commune les moyens d'aflu er
auxboulangers les indemnités ordinaire s. 2º. D'autoriſer
le miniſtre de l'intérieur à préſenter au
comité des finances un mode de perception des
fois additionnels , plus égal que ce'ui qu'on a
décrété ; 3 °. & enfin de permettre aux boulangers
de vendre le pain au prix naturel où il doit être
porté d'après celui des b'eds & des farines :
moyen le plus für d'entretenir l'abonda.ce dans
Paris.
Ces diverſes propofitions ont été renvoyées aux
comités réunis des finances , de commerce &
d'agriculture pour en faire le rapport fous trois
jours.
On a pris enſuite la diſcuſſion ſur le projet
du comité de la guerre. Elle s'eft engagée pour
la feconde fois fur la queſtion de la réunion.
Après quelques débats , le principe de la réunion
ou amalgame des troupes de ligne avec les volontaires
, a été décréré , & l'exécution ajournée jufqu'à
ce qu'il en ſoit autre nent ordonné. D'autres
articles ont été d'ſcutés & décrétés. Nous donnerons
le décret en entier lorſque la rédaction définitive
aura été adoptée.
Dujeudi , 14 février .
Pluſieurs décrets importans ont été rendus
dans le cours de cette séance. Le comité de marine
a fait décréter le mode de vente des vaiſſeaux
pris ſur les ennemis. Les tribunaux des différens
lieux où les priſes auront été faites , feront compérens
des difficultés qui s'éléveront à ce ſujet.
fection de tous
de1792 .
Par un autre d
autorifée à mett
l'intérieur , une 1
diftribuée provif
parle décret du
nirésdes domma
nanis.
Barrère a pr
conftitution, un
de la marine ,
rendupour l'org
Un miniftre,
comité de mar
correfpondant
vaux de la m
tofix claffes.
cuffion.
Fouché, au
blique, afait
ment aux colle
ART. ICT.
des congréga
aux étab iffer
penda s de ce
ces établiſſem
conformémen
conſtituante.
II. La rec
tenans aux
foir qu'elies
des congrég
de tous les décomptes de la campagne
-
autre décret , la tréforerie nationale eft
e à mettre entre les mains du mi iſtre de
ar , une fomme des millios , pour être
Ee proviſoirement ſuivant le mode preferit
écret du 22 décembre dernier , en indems
dommages caufés par l'invaſion des enère
a préſenté , au nom du comité de
ation , un plan d'organiſation du miniſtère
marine , exactement calqué fur le décret
our l'organiſationdu miniſtère de laguerre.
iniftre , fix adjoints ; & fix ſections du
de marine de la Convention nationale
pondant avec les fix bureaux. Les trade
la marine font par conséquent diviſés
claffes . Ce projet a été adopté ſans dif-
1.
ché , au nom du comité d'inſtruction pu-
, a fait rendre le décret ſuivant , relativeaux
collèges :
T. Ir. La loi concernant la ſuppreffion
congrégations ſéculières ne s'étendant pas
rabiſſemens d'instruction publique , indés
de ces fondations , la vente des biens de
Stabliſſemens continuera à être ſuſpendue
prmément aux décrets rondus par l'Affemblée
Cituante.
.La recette & la gestion des biens apparms
aux établiſſemens d'inſtruction publique ,
qu'elies aient été confiées précédemment à
congrégations féculières , ou à des laïques ,
L4
des domaines nationaux puiſſe s'en mêler.
III . Les receveurs de la régie ſeront tenus,
dans la huitaine de la publication du préſent décret
, de comprer de c'erc-à-maître , par-devant
les corps adminiſtatifs cu mu.ipaux , reſpectivement
chargés de l'adminiſtration des colléges,
de tous deniers par eux perçus comme appartenans
ces établiſſemens , & ferort contraints
d'en verſer imm diatement le montant en deniers
ou quittances , entre les mains des receveurs qui
précédemment en étaient chargés , ou de ceux
qui leor feront défignés par les adminiſtrations .
IV. Les corps administratifs font autoriſés ,
juſqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné , à
fixer le traitement des profeſſeurs actuellement
en exercice , ainſi qu'il fuit : dans les villes audeſſus
de trente mille ames , il ne pourra être
moindre de mille livres ; & dans les villes au
deſſus de cette population , de quinze cents liv..
fans néanmoins que le maximum , pour les premières
villes fuiſſe s'élever au-delà de quinze
cents livres; & pour les ſecondes , au- delà de deux
mille livres , dérogeant, pour cet effet , à l'att. I
du tit. IV de la lei du 18 août 1792 .
Séance extraordinaire du jeudi ſoir.
Une députation du ſecond bataillon du département
de l'Aude , employé dans l'armée du
Var , vient dénoncer le général Anfelme comme
l'auteur ou la cauſe des dilapidations & des
déſordres arrivés à Nice. Ce te dénonciation eft
confirmée par le rapport de Collo:-d'Herbois ,
l'un des commiffaires à l'armée du Var ; & fur
au
trère qu'Anfelm
nateur, feront m
Après avoir er
diplomatique , l
accepte le voeu de
emis pax la princ
liage de Chamb
Du vendredi
Cette féance a
ion du projet d
Françoile... Con
& a préparé l'A
conftitutionnel pa
quiontdirigé le
Nous n'entrep
lesdétailsd'unele
nous en ſommes
fution avec laqu
dansles départe
Du fanedi
On a
réclame
daprèslerappo
verfes
confidera
fuſpendre les tr
fervélequatrièr
finances&d'int
veauprojet.
La
Convent
minitrede la
rationdesfortf
Genfonné,a
a
continué la
1
nde du rapporteur , la Convention dé-
Anfelme & Ferus , commitfaire-ordon-
Feront mis en état d'arreſtation .
avoir entendu le rapport de ſon comité
ique , la Convention à déclaré qu'elle
e voeu de réunion à la Franer , librement
la principauté de Monaco & par le bail-
Chambourg.
vendredi , 15 février.
,
féance avoit été fixée pour la préſentaprojet
de conſtitution de la république
Ce ... Condorcet eſt monté à la tribune
éparé l'Affemblée à la lecture de l'acte
tionnel par un diſcours expofitif des motifs
dirigé le travail du comité.
n'entreprendrons point de donner ici
Isd'une lecture qui aduré plaſieurs heures ;
■ ſommes diſpenſés d'ailleurs par la proavec
laquelle ce travail va être répandu
s départemens.
u famedi , 16 février.
a réclamé contre le décret rendu avant-hier
le rapportde Fouché, ſur les collèges. Di-
Confidérations ont engagé l'Affemblée à en
Are les trois premiers articles . Elle a con-
=quatrième , & elle achargé lescomités des
s & d'inſtruction , de lui préſenter un nourojet.
Convention a mis entre les mains du
ce de la guerre , 27 millions pour la répades
fortifications des vi les de guerre .
Sonné, au nom du comité de conſtitution
tinué la lecture de l'acte conſtitutionnel.
L
,
Après que cette 1 Cture a été terminée , l'Affemblée
a ordonné l'impreſſion du diſcours de Condorcet
& du projet de confitution , & ſon envoi
aux départemens , aux diſtricts , aux municipalités,
aux ſociétés populaires & aux armées. Elle
aprononcé en même temps , & en exécution d'un
décret précédemment rendu, la ſuppreſſion du
comité de conftitution.
On est paffé enfuite à la diſcuſſion du projet de
décret ſur l'organiſation de l'armée. Pluſieurs articles
ont été adoptés.
Du Dimanche , 17 février.
Les commiffaires à l'armée duRhin , écrivent
qu'ils ont deſtitué de ſes fonctions le commiffaire-
ordonnateur , Cochelet , prévenu d'une négligence
coupable. D'après un rapport fait au
nom des comités réunis de la guerre , des finances
& de l'examen des marchés , la Convention a
décrété qu'il n'y a pas lieu à accufation contre
le citoyen d'Eſpagnac , & qu'il fera mis en
liberté .
Le comité diplomatique a propoſé , par l'organede
Guiton-Morveau , d'accorder le titre de
Citoyen Français à Joël Barlow , habitant des
Etats-Unis , qui s'eſt pluſieurs fois rendu l'interprête
des fent mens de ſes compatriotes en faveur
de la révolution françaiſe , dont les études n'ont
cu pour but que le perfectionnement de la morale
des gouvernemens , & qui , pour prix de
fes honorables travaux , demandoit à jouir du
titre & des droits de Citoyen Français.
décret a porté Joël Barlow
Français.
Ua
au rang deCitoyen
Les commiffaires de la Convention écrivent
concevoir les m
font prêtes à
ont été prifes
défenſe .
Diverſes off
&la Corvent
d'un facrifice
La ſection
où le trouven
fuadée que qu
jourd'hui àrép
tion des fourr
pont des fab
auffi grand &
preffant; cet
François qui
République,
Dationales, d'
d'armes qui c
Apeine la
rette vue, qu
étoient appon
fon exemple
dans les autre
ملسم Far
Le proj
vient enfu
quatre an
d'anarchie
pérer que
oir les meilleures efpérances. Deux frégates
têtes à mettre à la voile. Diverſes mefures
é priſes pour mettre la ville en état de
e.
erfes offrandes ont été faites à la patrie ,
Convention en a reçu l'hommage. L'idée
facrifice eft cufſi-tôt réaliſée que conçue.
ſection du Marais , frappée du dénûment
= trouvent nos braves défenseurs , & pere
que quelque activité que 'on mette auhui
à réparer les négligences de l'adminiſtrades
furnitures des armées , on n'obtiendra
des fabriques & des ouvriers un ſecours
grand & auffi prompt que le besoin eft
ant ; cette ſection a imaginé d'inviter les
is qui compofent la garde intérieure de la
blique , & qui ont des habits aux couleurs
onales , d'envoyer ces vêtemens à leurs frères
nes qui combattent ſur la frontière.
peine la ſection du Marais avoit proclamé
vue , que dès le même ſoir , quinze habits
ent apportés au dépôt qu'elle a formé ; à
exemple , le même dévoûment s'eſt déclaré
5 les autres ſections .
Faris , le 21 février 1793 .
Le projet de la nouvelle Conſtitution
ent enfin de paroître. Après plus de
atre ans de fecouſſes , d'agitations &
anarchie politiques , il eſt permis d'ef
Frer que nous aurons bientôt un got
L6
.
obfervations que
leur
fuggérer; ca
top
déplorable ,
celſe ſes loix&
jamais
pouvoir jo
efpère.
Celui que nou
préſent , c'eſt
peut fervir de ral
En
s'occuppant d'
oubliera peut être
Theres,& ces di
malheureuſement
grands
objets
bertoutes nos pe
plusdanscetou
tude, qui ne la
appui
foliste à e
chain
fortifiera
&elles
fauront
leprixdeleus
Le plan de C
venu
Tobjetdes
Jacobins.
On I
tentedansſesbal
veloppemens , d
réglement de p
dungrand pen
tiléles
richesd
landis qued'au
ciété,
trouvent
anière folide toutes les parties de ce
ſte empire , qui tomberoit inceſſament
en diffolution , ſi ce longinterrègne
s loix étoit plus longtemps prolongé . <
uelque difficile qu'il foit de faire rener
dans les voies de l'ordre focial , & de
ppeiler à l'obéiſſance des loix , une naon
travaillée par une révolution qui a
traîné dans ſes mouvemens , tous les
ébris de l'ancien ſyſtême , & a néceſſaiment
relâché tous les liens de l'organition
civile & politique , il faut du moins.
préparer à cette indiſpenſable régéné
ation , en commençant à méditer fur le
an que le comité vient de nous offrir.
Nous aurions deſiré donner dans toute
on étendue le diſcours de Condorcet , dans
equel il a developpé les principes & les
notifs , fur lesquels le comité afondé fon
avail important ; mais les bornes de ce
Durmal ne nous le permettent pas. Ce
ſcours d'ailleurs va être répandu parla
Convention , avec une profuſion telle
u'il n'eſt aucune partie de la République
ù il puiffe refter inconnu. Tout ce que
ous pouvons promettre à nos lecteurs ,
Peft de mettre inceſſanimet ſous leurs
eux le plan de Conſtitution , ſur lequel
outes les attentions doivent ſe fixer' ,
puiſque le fort des individus & dela République
y eſt attaché. Nous invitons tous
)
ns à le méditer & à y faire les
ns que l'intérêt public pourra
érer; car ce ſeroit une deſtinée
orable , que de retravailler ſans
loix & fon gouvernement , fans
uvoir jouir des avantages qu'on
que nous pouvons recueillir dès-
- c'eſt que du moins ce prejet
ir de ralliement à tous les eſprits.
ppant d'un intérêt auſſi grave , on
peut être ces querelles particuces
diſſentions qui nous ont
uſement trop détournés des ſeuls
objets qui auroient dû abfors
nos pensées. Nous ne vivrons
ce tou- ment pénible de l'incertii
ne laiſſoit à l'eſpérance aucun
lide à embraſſer. Cet avenir prortifiera
l'eſprit de nos armées ,
Tauront déformais quel doit être
de leurs victoires .
an de Conſtitution eſt déjà de-
Djet des débats de la ſociété des
•On lui reproche d'être incohéas
ſes bafes , obfcure dans ſes démens
, de reſſembler plutôt à un
nt de police qu'à la coaſtitution
and peuple , & d'avoir trop favo
riches dans le mode des élections ,
que d'autres , étrangers à cette forouvent
que les formes en font
trop populaires; qu'i's y cherchent un
pouvoir exécutif&qu'ils n'y apperçoivent
qu'un conſeil ſans energie & fans force ,
puiſque le corps légiflatif pourra mettre
en jugement les miniſtres , genre d'in
fluence qui les tiendra toujours dans un
état de dépendance & de foibleffe qui
nuira à l'activité du gouvernement , ouvrira
une carrière trop vaſte à l'ambition
& à l'intrigue , & favorifera la tendance
du corps légiflatif à s'emparer de l'autorité
exécutrice, ce qui ſeroit la confufion
des pouvoirs.
Un membre a critiqué la déclaration
des droits qu'il confidère ſous trois rapports
: droits de l'homme en état de nature
; droits de l'homme ſocial; droits du
peuple à l'égard d'un autre peuple. Il a
Invité la ſociété à mettre à l'ordre du
jour la diſcuſſion ſur cet objet , ce qui a
été adopté.
tion. Il est do
à ces difcuffior
pouvons prenc
quedans l'état
Cet apperçu
difpoſe à appic
conftitutionne
peut
tourner
elleeft dirig
droites&utile
tentéde criric
allé juſqu'à fo
ceux qui l'on
croit pas qu'e
comité de laC
centaines de
vant lui , s'y
par une capi
ennemispour
jet
auroit éte
enigmatique
ne
leroit pas
àcette
capitu
àla
faveurd
quiffentpr.1
ſe
ménager
veau, foit
politique ,
aucuneplac
Le
grand
ouvertfur
d'avoirvou
on
Les droits de l'homme en état de nature,
n'ont pas beſoin d'être définis ; ils ne
confiftent que dans ſa confervation, & la
nature a pris foin de lui en procurer les
moyens. Cet état de nature auquel
voudroit remonter , n'eſt qu'un état d'abftraction
, qui , s'il a jamais exifté , ne
fauroit fervir de baſe aux droits de l'homme
en ſociété , car les peuplades de fauvages,
éparſes dans pluſieurs continens ,
font déja un commencement de civilifa
2'
( 243 )
1 eſt donc fort inutile de ſe livrer
difcuffions conjecturales. Nous ne
ns prendre les droits de l'homme
ns l'état où il ſe trouve.
fi
apperçu prouve du moins qu'on ſe
e à approfondir toutes les queſtions
utionnelles , & cette diſpoſition ne
Durner qu'à l'avantage commun ,
at dirigée fur- tout dans des vues
5& utiles . Mais on ne s'eſt pas conde
cririquer la conſtitution , on eft
ſqu'à ſoupçonner les intentions de
qui l'ont faite. Fabre d'Eglantine ne
pas qu'elle ait été fabriquée dans le
é dela Convention , mals à quelques
nes de lieues. Les intrigans , fuilui
, s'y font propofés detriompher
ne capitulation , dans le cas où les
his pourroient nous y forcer. Ce prouroit
été conçu d'une manière fort
matique , afin que , dans le cas où il
coit pas poſſible de plier les français
e capitulation; ces mêmes intrigans ,
aveur des abſtractions de leur plan ,
nt prolonger les difcuffions , foit pour
énager le temps d'intriguer de nou-
, foit pour prolonger leur exiſtence
ique , dans la crainte de n'être élus à
me place après la Conſtitution .
- grand livre des dénonciations s'eſt
rt fur Beurnonville ; on lui reproche
Dir voula reftreindre par des condi-
2
tions , le droit qu'a le foldat de faire
-
entendre ſes plaintes ; comme ſi pour le
ſuccès même de ces plaintes , & la confervationde
la difcipline , il ne falloit pas
les aſſujetir à des formes. De vouloir
rappeller les commiſſaires des guerres ;
comme ſi les commiſſaires de la Convention
& les armées n'avoient pas déja fait
entendre leurs plaintes contre la plupart.-
De s'être environné de fix adjoints , peu
propres à inſpirer la confiance ; comme
ſi l'on pouvoit les juger avant qu'ils aient
agi .-D'avoir montré de la répugnance à
être tutoyé ; comme ſi , pour être bon
miniſtre de la guerre , it falloit être Quaker,
& avoir les habits troués au coude.
Enfin , d'avoir dit que peu lui importe
que les foldats fuffent patriotes ou non ,
pourvu qu'ils ſe battiſſent bien; comme
ſi lavaleur dans les armées n'étoit pas le
premier gage de leur fuccès , & fi pour fe
bienbattre , il falloit calculer le plus on le
moins de nuance dans les opinions politiques.-
Un membre a ajouté que fi ce
miniſtre a été nommé par la Montagne ,
il faut que la Montagne ait le courage de
demander ſonexclufion.
des dé,a
Mefant, parce q
foiblir nos
moye
eſpérances de nes
queles
diffentime
puiffet céder aife
L'émigration &
vrésdes
nobles
ratedans la rép
les
fentimens, &
quedela
furveil'a
allurer que les di
veulentla
liberté
républicaine. Cen
Ik nomde
Mécon
longationdes défo
prit
déſorganiſate
Witslad
folution
l'affermiſſement d
périté
nationale,
perſonne oude le
dela
république;
ordrede
cholesque
propriété ,ſonexi
ts
individus , ni
mination
d'une
neux,
d'hommes
Las
principes , q
Pour
retenirune
Jansles
moyens
emploientpourla
Voilàceque
veut
vous
faire
des
traîtres, des
-
Quelques vérités à la ſociété des Jacobins
de Paris.
Vous êtes les premiers nés entre les enfans de
la Liberté. Craindrez-vous d'entendre l'auſtère
9
es dé, artomens . Il faut la faire cefler .
- parce que toute diviſion ne peut qu'afs
moyens de défenſe & fortifier les
s de nes ennemis. Il le faut , parce
iffentimens ne font pas tels qu'ils ne
éder aifément à l'intérêt commur .
ration & la déportation nous ort dénobles
& des prêtres. Ce qu'il en
s la république est contraint de cacher
nens, & il n'eſt beſoin pour ceux- ci
furveillance de la loi. Je ne crains pas
que les dix-neuf vingtièmes des citoyens
a liberté , l'égalité ,& une conftitution
ne. Ceux- mêmes que l'on déſigne fous
eMécontens , ne le font que de la prodes
défordres , de l'anarchie & de l'efrganiſateur
qui s'avance chaque jour
Tolution du corps focial . Tous defirent
-ement de la paix intérieure , la proftionale
, & brûlent de concourir de leur
ou de leurs biens au ſuccès des armes
ablique ; tous fou, irent après un nouvel
chofes qui affure à chacun ſa liberté, ſa
, ſon existence , & qui ne laiſſe plus ni
dus , ni la fortune publique ſous la dod'une
poignée d'intrigans d'ambihommes
fans talens , fans moralité
cipes , qui ſe tourmentent en tout fens
enir une autorité qu'ils perdroient bientôt
noyens astucieur ou tyranniques qu'ils
t pour la conferver.
,
,
ce que vous ont dit les ſociétés qu'on
as faire regarder comme de faux frères ,
es , des ennemis publics. Voilà ce que
yous
le but , vaut-il la peine de ſe hair , de ſe perfécurer
durant la route qui y conduit. Le mal
'eſt venu de l'exagération des deux partis . Vous
n'avez vu dans la république que l'efprit de votre
fociété ; vos adverfaires n'ont vu dans votre
ſociété qu'un eſprit dangereux à la république .
Eh bien ! les torts ſont réciproques ,
vous trompiez tous. L'eſprit de votre fociété eft
bon , car vous ne pouvez vou'oir que ce qui eſt
utile à tous. Les intentions de ceux qui vous
ont expoſé leurs griefs , ſont pures , & elles n'exprimoient
qu'un intérêt commun à tous. Mais
d'amour-propre immodéré des chefs , cette funeſte
ambition de jouer le premier rôle , & de vouloir
foumettre toutes les opinions , toutes les vo-
Jontés à la fienne , a porté dans ces débats un efpriz
d'aigreur &d'animoſité qui a bientôt dégénéré
en défiance , en accufations réciproques & en fureurdeparti.
dontnous
devionsno
tempsque nous établ
les
défendre
contre L
nouslesravir.
Autors-nous
une
preffenejouit de la
plusilimitée , a quele
de faire
prévaloir 1
dintrigue, de
terreu
sobſtine
toujoursà fu
ne fautjuger que 1
d'opinions eft
préf
trimepublic& uneco
fl'onne
veut
fouf
derxclaffes
d'individu
A chaque club fe c
iggrégation
d'indivi
Auronsnous
unb
nous
meure en
ave
Couverrant &
rul
Mes loixne
font
theories,fi les
agens
tamment
traverſés
refforts de la
machin
loupe
inneuſe& tu
nifte fi
périlleux &
bien ne
puiffent ,
iane
multitude
loucht,
agiffent ,
devant eux,
adm
forment
autantde
nement?
Dumomentque vousavez vuque l'on ſubſtituoit
les perſonnes aux choſes , vous avez dû facrifier to
tes les querelles particulières à la grande affaire du
falat commun. Ce que vous n'avez pas fait alors,
vous devez le faire aujourd'hui. N'est-il pas étrange
qu'au milieu des grands intérêts qui nous environnent
, quand il s'agit de faire une conftitution
au-dedans & de repouffer les ennemis au-dehors ,
il ne foit queſtion depuis quatre mois que de Rolandistes
, de Girondistes, de Maratistes , &de
toutes ces dénominations qui font diſparoître la
république devant quelques individus ?
Que l'ons'épuiſe tantquon voudra , endiſputes ,
en ſoupçons, en invectives , à quoi ſe réduirost
en dernière analyſe les baſes de la conſtitution ? à
ces quatre mots : liberté , égalité , sûreté , pro-
Pourronsnous
liberté
des
effores
Anous
fomnes
1
ccuper :
nous établiſſons ces droits ſacrés , de
re contre les oppreffeurs qui veulent
avir.
-nous une bonne conſtitution , fi la
jouit de la liberté la plus entière & la
ée , fi quelques individus fe font promis
prévaloir leurs idéés par des moyens
, de terreur ou de violence , i l'on
oujours à fufpecter les intentions , quand
juger que les chofes, ſi le diffentiment
5 eft préſenté ſans ceffe comme un
lic&une conſpiration contre 1, liberté ,
vent fouffrir dans la république que
es d'individus , les Meneurs& lesMenés,
club fe croit le ſouverain , & chaque
on d'individus la nation entière ?
-nous un bon gouvernement , pourrons-
Le en avoir un , fi chacun veut être
nt & rul ne veuille être gouverné
ne font que de belles , mais de vaines
fi les agens de l'adminiſtration ſont conftraverſés
par des obstacles étrangers aux
Ir machine politique , fi une inquiétude
ufe & turbulente rend le poſte de mipérilleux
& fi rebutant, que les gens de
uiffent , ni le defirer , ni s'y maintenir ,
multitude de corps particuliers , blâment ,
giffent , diſpoſent , proſcrivent , citent
x , adminiftrateurs & adminiſtrés , &
autant de gouvernemens dans le gouverons-
nous faire triompher la cauſe de la
Es effores de toutes les puiſſances réunies ,
Commes nous-mêmes divifés ,fi les ci
1
mir fripon , couvert du maſque du patriotilme
pour enlever à un miniſtre & àun général la confiance
publique ?
que vous avez tant
Je vous le dis
républicain étrange
Yous ne
mettez u
effrayante , nous n
berce , ou nous
conftitution que vou
mes; c'eſt à vous
Après cela, fi vou
&durable, il ne v
Yous
rendre
wale
tutior,
recevrala fa
autoritédoit
diſpar
Citoyens , vous le ſavez , les deſpotes coaliſés
, déſ ſpérant de nous vaincre à force ouverte
, nous font depuis 4 ans une guerre plus
terrible , celle de l'intrigue & de la corruption;
ils entretiennent au milieu de nous une armée
de ſtipendiaires , qui , à la faveur d'un républicaniſme
hypocrite , ſe gliffent partout &repandent
parmi les patriotes les défiances , les inimit és &
les diffenfions , toujours prêts à égarer la multitude
& à la pouſſer à tous les excès . Croyezvous
qu'ils n'aient pas pénétré dans votre enceinte
, & établi le foyer de leurs manoeuvres
au ſein des plus zélés défenſeurs de la liberté
& de l'egalité . Voulez-vous déjoner leur complot
? n'ayez tous qu'un même eſprit & un bon
efprit ; abjurez tous les reffentimens ; ne traitez
plus en ennemis ni les citoyens , ni les ſociétés
qui vous ont dit des vérités ſévères ; gardez dans
vos diſcuſſions la dignité qui convient àdes h mmes
libres , ne repouſſez plus de la tribune
ceux qui ne parleront pasdans le ſens de telleou
de telle opinion ; partout où il y a un refpect
ſuperſtitieux pour des individus , fuffent-ils des
Phocions & des Aristides , il n'y a plus de liberté
& d'égalité ; car fi ces individus veulent
gouverner votre ſociété , fi votre ſociété veut
exe cer ſon influence , & fur la Convention ,
& fur le conſeil exécutif , & fur les généraux ,
& ſur toutes les autres ſociétés de la République ,
ne voyez-vous pas qu'en dernière analyſe , toute
l'autorité nationale feroit concentrée dans un
Leprojet con
d'hypothéquer
propriétés
indi
on , de baſe a
préſenter
Chabe
inconvéniens fi
devoir en
prév
ſervations ſuiv
Sur
l'arrété de
L'arrêtéde la
tousles
citoyens
leurs
propriétés
doutla
commun
tion ,
mérite fa
mais
l'enthousia
l'inſpiren'a pas
car
accompag
avez tant de raiſons de hair .
as le dis avec toute la franchiſe d'un
In étranger à tout eſprit de parti , ſa
mettez un terme à cette domination
, nous n'aurons ni conſtitution ni liu
nous n'aurons que la liberté & la
on que voud ont un petit nombre d'homſt
à vous d'en ſentir les conféquences.
la , ſi voulez acquérir une gloire folide
e , il ne vous reſte plus qu'à travailler à
Indie wales ; car le jour où la conſticevra
la fanction univerſelle , toute autre
doit diſparaître .
cojet conçu par une ſection de Paris
chéquer les affignats ſur toutes les
tés individuelles, & qui fert , ditebaſe
au plan de finance que doit
er Chabot , nous paroît avoir des
éniens ſi graves , que nous croyons
en prévenir les citoyens par les obons
ſuivantes : 7
rrêté de la ſection de Paris dite du
Finistère.
Eté de la ſection du Finistère, par lequel
citoyens qui la compoſent engagent toutes
opriétés à l'hypothèque des aſſignats , &
communication a été faite à la Convenmérite
ſans doute les plus grands éloges ;
nthouſiaſme généreux & patriotique , qui
n'a pas prévu tous les dangers qui peucompagner
cette réſolution; on n'a pas
2
pusique, card era que
Thypothèqu ſolide ſur lequel ils font affis , a
beſoin d'une nouvelle caution , la défiance &
la crainte prendront la place du crédit dont ils
jouiffent. Que penſeroit-on de banquier le plus
riche & le plus ſolide , fi tout- à- coup des citoyens,
s'offroient deux-mêmes pour le cautionner
? La premièrcidée des créanciers ne feroitelle
pas d'élever des doutes ſur la folvabilité de
leur d bit ur?
on se propof
de larépublique a i
ment ne s'eft-on pa
atnelaypothèquefo
n'estpasuncitoyer
manufacturier, pa
diant qui n'ait d
des hypothèques
tions de famille ,
mifesde
fondsond
jugedansqueltrou
sa
plongeroit tou
dus, fiTonfrapp
hypothèque génér
forure publique
ignalde la ruine
antes contrats int
dujouroù cette
decir
renoncer à
Aationaux, car 1
que pourconferv
elt
contraint de
détruiroitdone
Lource,& pour t
enla
ruineroitd
Ajoutonsà ce
thèque,fi incon
thionfme aveug
guerreentreceu
sède t. Les prer
partie du figne
ventions, qui fo
Ies autres à au
Les idées grandes & généreuſes ſéduiſent au
premier abord; mais telle est la nature de la confiance
qu'elle s'affoi lit par l'excès des précautions .
Les affignats ont pour gage la plus grande partie
des biens du ci -devant clergé , qui ne font point
encore vendus; les maiſons ci-devant royales &
leurs dépe dances , les palais épiſcopaux , les
forêrs nationales, les bie's des émigrés & toutes
les propriétés qui font devenues nationales par
la réunion de la Savoie , du pays de Nice , & par
celle trè -prochaine de la Belgique & du pays de
Liège. Cette maiſe d'hypothèque ne pourroit
perdre de ſa valeur qu'autant que le territoire de
la république auroit été envahi par les puiſſances ,
&que la contre-révolution ſe ſeroit effectuée; ce
qui feroit la deſtruction entière de la liberté , &
dans ce cas , que nous fommes loin de prévoit &
de craindre , qu'ajoureroit de plus l'hypothèque
des biens des individus qui ſeroient également la
proie du vainqueur ?
Hors de cette chance , qui feroit commune à
tous les genres de propriétés , le crédit des affignats
n'a rien à craindre. La meſure que propoſe
la ſection du Finistère ne feroit dons pas plus
Joient
avoirbe
7
propote d'engager
blique à imiter celle du Fin ſtère , com-
'eft- on pas apperçu que , foit quoique,
thèque foit folidaire cu individuelle , il
en citoyen , pas un propriétaire , pas un.
urier , pas un capitaliſte, pas un négon'ait
des engagemens particuliers &
thèques réſultant de toutes les tranſacfamille
, de négoce , d'induſtrie , de
andsou d'avances en agriculture. Qu'on,
quel trouble , dans quel cahos effroyable,
eroit toutes les familles & tous les indion
frappoit la fortune particulière d'une
que générale ou ſpécia'e au profit de la
publique. Cette alarme deviendroit le,
la ruine du commerce & de tous les
entrats intéreſlés . Il y a plus , c'eſt que
où cette meſure ſeroit adoptée , il faunoncer
à la vente de tous les domaines
x , car nul ne veut ni ne peut acquérir
conſerver , & nul ne peut conſerver s'il
aint de ſupporter une hypothèque. On
tdone le crédit des affignats dans ſa
* pour trop affermir la fortune publique ,
ineroit dans celles des individus.
cons à ces confidérations que cette hypo-
- fi inconſidérérment follicitée par un pas
e aveugle , deviendroit le ſignal d'une
Entre ceux qui n'ont rien & ceux qui pof
Les premiers, ayant dans leurs mains une
du figne & du prix de toutes les cons,
qui font les aſſignats , voudroient forcer
res à augmenter la su cré dont ils croiavoir
besoin,,&& s'ils ſe refuſoient à sette
pareille opinion , ſi onla faifoit paſſer dans l'eſprit
dupeuple.
Nous ſommes perfuadés que la ſection du Finiſtère
n'a pas conſidéré ton arrêté ſous les rapports
d'action &de réaction qu'il pourroit produire
; mais il eſt du devoir de tout écrivain
d'en faifir les conféquences. Il l'eſt auſſi de la
Convention de les peſer dans ſa ſageſſe , &
nous croyons que quand elle a ordonné l'impreſſion
& l'infertion de cet arrêté dans ſon bulletin,
elle n'a voulu que récompenſer le zèle
& les bonnes intentions de ceux qui ont conçu
cette idée , en réſervant d'en apprécier tous les
dangers.
Les citoyens Noël , Thinville & Maulde ,
qui avoientété chargés d'une miſſion, auprès
desProvinces-Unies, ſontde retour à Paris ,
depuis le 17 ; ils ont été grièvement inſultés
àlaHaye , & ce ne fera pas le ſeul outrage
que la République françaiſe aura à
venger.
Le conſeil exécutif avoit confié à
Grimoard le commandement de nos principales
forces dans la Manche , mais il
vient de donner ſa démiſſion.
MU
14février. On
pour l'électiondu
Pache, ex-minift
voix; celui quien
Ræderer; il en a
okral ávoté un er
pourvoir plus prom
15 février. Sur
de la
commure ,
feil
généralarrête
1 Queuetous 1
cirepour la conft
mensde mer.
1.Queles for
volontaires , fero
cifierdela com
paniculier , à l'ef
été
remis.
Ondit qu'un courier extraordinaire , arrivé
deMadrid en neuf jours , vient d'apporter
la nouvelle de la déclaration de
guerre du roi d'Eſpagne.
COMMUNE
Que les 4
wirdausleur
com
outousles
citoye
veulentoffrir àla
féesdanslesſecti
dela
commune ,
4.
Qu'il fera
oùles
membresd
offres.
Cet
arrêté
éto
au
fecrétariat
de
an
confeil.
L'un
tous,
une
ſomm
N°. 8. 23
MMUNE DE PARIS.
jer. On a proc'amé le réſultat du ſcrutin
ction du ma're. Sur 15,191 votans ,
x-minifte de la guerre , a réuni 11,881
ii qui en à réuni le plus après lui eft
il en a eu 1,118 .- Le conſeil géoté
un emprunt de trois millions , pour
plus promptement aux fubfinances .
Fier. Sur le requifitoire du procureur
mure , converti en motion , le conal
arrête :
e tous les citoyens font invités à foufla
conſtruction d'un ou pluſieurs bâti-
Mer.
de les fonds provenans de ces offrandes
es , ferort déposés entre les mains du
e la commune , qui ouvrira un regiſtre
.
, à l'effet de conſtater ce qui lui auta
que les 48 ſections ſeront invitées à ouleurcomité
un regiftre de ſouſcription ,
Les citoyens infcriront les ſommes qu'ils
frir à la patrie ; & que les ſommes ver
les ſections , feront remiſes au caiffier
mmune , fur fon récepiſſsé.
' il fera ouvert à l'inſtant un, regiſtre
embres du conſeil préſent inferiront leurs
au nom
Trêté étoit àpeine pris , que les employés
ariat de la commure ſe ſont préſentés
al . L'un d'entr'eux a déposé de
e ſomme de 120 liv. pour cet objet,
8. 23 Février 1723. M
{
Toffrande& I'mlertion au procès-verbal.
Bientôt cet exemple a eu des imitateurs. Le
procureur de la commune a fouferit pour 1001. ,
Scipion Duroure pour 3,000 liv. ; Dommangé,
100 liv. ; le ſecrétaire greffier , 100 liv.; Pache,
nouveau maire , 2,000 , &c, &c. &c.
16 Février. La commiſſion du Temple a envoyé
au conſeil général un paquet de papiers &
lettres adreſſés à Marie Antoinette qui avoient
éré remis à l'adjoint du concierge. Il paroît que
ces lettres font éctices par une marchande de
cire d'Eſpagne , qui qualifie encore Marie Antoinette
de reine; elle implore ſa protection
pour un procès. Cette correſpondance auroit
paru fort peu digne d'attention , s'il ne s'était
trouvé des lignes en chiffre arabe qu'on a efſayé
vainement d'expliquer. Ces pièces ont été renvoyées
au comité de police qui les communi
quera , s'il le juge à propos , à celui de fûreté
générale de la Convention.
NOUVELLES DES ARMEES.
Armée de la Belgique.
B
MES BRAVES CO
Nous avons , pen
battu partout les fa
arons tendu à la
qui avoitfaic, avant
mpuilkans pour ſe
lestyransAutrichie
des avantages d'un
fous nos aufpices
blique, s'ils en é
breux bataillons
liberté & de l'ég
troupes républicai
tontreles féroces
nous attendent.
baté, gémiſſans
defpore fubaltern
dePruffiens, ne
ces farouches fa
fanglantes de L
appellent ; un
fervent de gui
avec impatienc
nombreux bate
ront à
franchin
qui ne peat to
victoricuſe, m
des Prufliens
de la liberté,
nous ne fere
faifons,ni p
Le général Dumouriez vient d'adreſſer au
peuple Belge , au peuple Liégeois , aux armées
de la Belgique & aux Bataves pluſieurs proclamations
, dont nous croyons devoir rappporter
les deux plus importantes.
BRAVES COMPAGNONS D'ARMES ,
vons , pendant la campagne dernière ,
out les fatellites du deſpotiſme , nous
ndu à la liberté la Nation Belgique ,
fair , avant notre révolution , des efforts
s pour ſe ſouſtraire à la domination de
Autrichiens. Bientôt les Belges jouiront
tages d'un gouvernement libre , fondé
auſpices , ou de la réunion à la Répus'ils
en émettent le voeu; déjà de nomataillons
de ces nouveaux enfans de la
- de l'égalité vienment ſe réunir à nos
épublicaines pour défendre leurs foyers
es féroces Allemands. De nouveaux alliés
cendent. Lcs Bataves , mûrs pour la ligémiſſans
ſous la longue oppreffion d'un
fubalterne , vexés en 1787 par un corps
Tiens , ne refpirent que la vengeance contre
ouches fatellites , qui ont laiflé des traces
tes de leur paffage. Ces Bataves nous
nt ; un grand nombre d'entr'eux nous
de guides , les autres nous attendent
mpatience ; leurs armes ſont prêtes , leurs
eux bateaux & leurs vaiſſeaux nous fervifranchir
les inondatio.s, frivole défenſe ,
peut tout au plus que retarder notre marche
cuſe, mais qui n'arrêtera pas les vainqueurs
uffiens & des Autrichiens. Animés du génie
liberté , chargés de fon fublime apoftolat,
ne ferons arrêtés ni par l'intempérie des
s, ni par des places fortes, dont une partie
M 2
Prutbens & la haine des vrais Hollandais ?
oppoſera la fuite ; il a déjà peut- être prévenu
notre entrée . Que nous oppoferont les factueux
da parti d'Orange ? La terreur d'hommes fans
chef , & la diviſion. N'attendons pas que les
Praffiens & les Anglais viennent au fecours de
es facticus . D fipos-les en pré enart nos ennemis.
Entrons en Hollande en frères , en amis
que notre géné oſité , notre difcipline , nous
gignent les coeurs des Bataves marchens fié es
nent à une victoire aff rée , & commençons
Cette campagne par nous faire un allié de plus .
Mes braves camarades , vos généraux feront
coujours dignes de votre confiance; leur patrioilne
, aufli éprouvé que leurs talens & leur
courage , ne fait que redoubler à proportion de
L'augmentation de nos ennemis : penſez que de
rais républicains font invincibles , qu'ils favent
mourir & ne foient jamais.
Et vous, foldats de la République , que vos
Effaires ou le defir d'aller vous repofer dans te
ein de vos familles , d'aller leur monttér vos
-icatrices lear raconter vos exploits , a fait
entrer en France , accourez à la voix de Du
mourier ; venez rejoindre vs drapeaux & vos
rères ; rapportez les armes que la patrie vous
- confiées , & dont vous avez fait un ff glorieux
fage ; nul Français ne peut refter en a rière ;
os pares eux-mêmes , vos concitoyes vous
courageront , hâteront votre départ ; venez
ous réunir avec nous , & volons enſemble à la
ictoire.
PEULLE
>>Le ſtathou
républicains , ne
général, qui ne
bonheur , le p
subordonnéner
devotre républ
& dans l'eſclav
Vous con
vous avez eff
for l'ambitieu
avez eu reco
comme elle g
tifme d'use
jouet des vils
laFrance.
«Une poi
cemêmeduc
puis de la C
mettre fous
étéla victin
quantité d'av
&depuis Do
pour vous
étonnante
vers, foute
Yous ait
fans , gén
efforts por
Peu
Bataves.
ULLE BATAVE !
ſtathouder , qui d'après les principes
Lins , ne devroit être que votre capitainequi
ne devroit exercer que pour votre
, le pouvoir dont vous l'avez revêtu ,
nnément aux volonrés & aux déciſions
e république , vous tient dans l'oppreffion
l'eſclavage.
ous connoiſſez parfaitement vos droits ;
vez effayé en 1787 , de les reconquérir
anbitieuſe maiſon d'Orange ; alors vous
eu recours à la nation françaiſe ; mais
e elle gémiſſoit elle-même ſous le diſpod'une
cour perfide , vous avez été le
des vils intrigans qui gouvernoient alors
nce.
Une poignée de Pruſſiens , comman lée par
Emeduc de Brunswick , que j'ai chaffé de
de la Champagne , a ſuffi pour vous ree
ſous le joug. Quantité d'entre vous ont
a victime de la vengeance de votre deſpote ;
tité d'autres font venus ſe refugier en France,
epuis lors , tout eſpoir de liberté a été perdu
-vous , juſqu'à ce que la révolution la plus
anante que puiffe préſenter l'histoire de l'uni-
=, foutenue par les ſuccès les plus glorieux ,
s ait donné dans les français des alliés puifs
, généreux & libres , qui ſeconderont vos
Forts pour la liberté , ou qui périront avecvous.
«PeupleBatave , ce n'eſt point àvous , que
M3
als , peuple in
peuple
berté , vient de ſe laiſler égarer par l'or &
ne fonges de fon roi, dont il ſe laſſera bien-
Plus nous avons d'ennemis, plus aufli uos
ncipes ſe propageront; la perfuafion & la vice
ſoutiendront les droits impreſcriptibles de
mme , & les nations fe lafferontd'épuiſer leur
& leurs tréſors pour un petit nombre d'indius
, qui ne font qu'entretenir la difcorde pour
amper les peuples& les aflervır .
vous voulez ſecouer
Pruffiens eft:chaque
drapeaux de vos bra
lange craint avec ra
ksdomine. Une
pas long-temps fer
troupesHolland
de
Doggerbanck jo
hapeaux & vos flo
sirontfous l'étendare
Tulement
l'affurance
favice deia Répub
ur dépens des escla
■
J'entre chez v
martyrs de la révol
Vérance& leurs fa
hance & la
menne.
Saggrandira en nor
e dans le
premie
thon;& tous les me
bionque d'être le
entrerontdans les
local, dès que vot
affemblée...
= Nous entrons en Hollande comme amis des
aves , & comme ennernis irreconciliables de.
maifon d'Orange Son joug vous paroît trop
portable , pour que votre hoix foit douteux ;
voyez- vous pas que ce demi deſpote qui vous
annife , ſacifie à ſon intérêt perſonnel , des:
Erêts les plus ſolides de votre république ? Ne
as a-t-il pas engagés en 1782 , à rompre , avec
= perfidie de honorante , le traité d'alliance
e vous aviez conclu avec nous ? Depuis lors ,.
-t- il pas toujours favorisé le commerce Anglois
- dépens du vôtre ? Ne livre-t- il pas co ce
ment vos établiſſemens les plus importans ,
Cap de Bonne-Espérance , l'île de Ceylan , &
tvotre commerce des Indes à la ſeule nation
t vous avez à craindre l'inceffante rivalité ?-
oyez-vous que les Anglois , infatiables de
flances & d'or , vous rendent jamais ces places
portantes , qui achèvent de leur affurer 'Eme
de l'Inde ? non , Bataves , vous ne reprenz
votre rang parmi les premières nations ma
nes , que lorsque vous ferez libres. Renvoyez
Allemagne cette maiſon ainbitieuſe qui, depuis
tans , vous facrific à fon orgueil. Renvoyez
1
«
J'entre
chez v
çois
libres&
victori
Belgique , & fe
trouvedela
réſiſtan
es
aggreffeurs;le
Long -temps une gu
la
Haye
qu'ont
contre
notre
liber
Hayeles
auteurs
akre&de
venge
Eroces Pruffiens , routes les fois que
ſecouer vos chaînes . Cet appel des
chaque fois une infulte pour les i
vos braves troupes. La maiſon Oavec
raiſon , que l'eſprit de libertév
e. Une armée républicaine ne, peut
mps ſervir la tyrannie. --- Bientôt
Hollandoiſes , bientôt les vainqueurshi
anck joindront aux François leurs
vos flottes. Les premiers qui se réu
étendard de la liberté , recevront non
ſſurance des places qu'ils occupent au
- République , mais de l'avancement
Les esclaves de la Maiſond'Orange.
chez vous , entouré des généreux ,
la révolution de 1787. Leur perfé
leurs facrifices méritent votre con-
En enne. --- Ils forment un comité qui
en nombre. Ce comité ſera très-
= premier moment de votre révoluſes
membres , qui n'ont d'autre am-1
'être les libérateurs de leur patries
ans les différentes claſſes de l'ordres
que votre Convention nationale ſera
chez vous à la tête de 60 mille Fran
victorieux ; 60 mille autres défendent
,& font prêts à me ſuivre , ſi je
réſiſtance . --- Nous ne ſommes point
ars ; le parti d'Orange nous fait depuis
une guerre perfide & cachée. C'eſt .
qu'ont été ourdies toutes les trames
liberté ; nous allons chercher à la
teurs de nos maux, nous n'avons de
vengeance , que contre eux. ---Nous
frères; vous verrez quelle est la différence des
procédés entre des hommes libres qui vous
cendent la main , & des tyrans qui inondent &
dévaſtent vos campagnes. Je promets aux cultivateurs
paiſibles , dont les moiſions font facrifiées
àla frayeur du tyran , de les indemnifer par la
vente des biens de ceux qui auront ordonné ces
inutiles inondations. Je promets auſſi de livrer
dans leurs mains & à leur juſte vengeance , les
perſonnes des lâches adminiſtrateurs , magiſtrats
ou commandans militaires , qui auront ordonné
ces inondations, »
dots de
Stervenwe
dela
Meufe. Il a
kenresdu
matin, &
général
Champme
the expédi ion.
La
poffeffion d
randeutilité, par
aus allure la
navig
Innſport faciledes in
«Cependant,pour éviter tous lesdégats qu'elles
occafionnent , j'exhorte les habitans des campa
gnes, pour peu qu'ils aient en eux lefentiment
de liberté, à s'y oppofer , & je ſuivrai d'affez
près maproclamation,pourfoutenir les braves &
punir les lâches.
- Peuple Batave , prenez confiance enunhomme
, dont le nom vous eſt connu , qui n'a jamais
manqué à ce qu'il a promis , & qui conduit
au combat des hommes libres , devant leſquels
ont fui & fuiront les Pruffiens , fatellites de vos
zyrans.
Le
généralMir
mut
momentla
nou
Vanio,
confié égal
de
Champmorin.
Les Belges m'appellent leur libérateur ,
j'eſpère être bientôt le vôtre.
Lettre du ministre de la guerre , datée de
Paris, le 14 février.
« Je m'empreſſe de faire part à la Conven
Lettredu
ministr
Paris,le
Je
reçoisen ce n
fort
hollandois d
bre
gauche de la
morin
Paré
fans
e
chargéde
réſiſtance
ce
fo
Soldats
holkindoisq
La
prilede
realwerdqu je
vou
communication
fur
mentla
fuitede
no
:
Ar
Par
une
lettrede
préſidentde
la
tion nationale , d'une lettre que je reçois du bordduvaiſſear
General Miranda , commandant en chefles ar- fort, le13janyj
mées de la Belgique , datée de Liège ic 18
e. Il a été pris par fupriſe à fix
matin , & fans effufion de fang. C'eft?
Champmorin , qui a été chargé de
i ion . รว
ffeffion de ce poſte eſt de la plus
té, par rapport à ſa ſituation , qui
la navigation de la Meufe , pour le
cile des munitions, >>
néral Miranda , ajoute qu'il attendà
at la nouvelle de l'attaque du fort de
fié également aux talens militaires
zorin.
miniſtre de la guerre , datée de
aris , le 17 février 1793 .
is en ce moment la nouvelle de la priſe
andois de Saint-Michel, ſitué fur la
,
de la Meuſe. Le général Champergé
de cette expédition , s'en eſt em->
fiftance , & a fit prifonniers quelques
ndois qui étoientdans le fort.
de ce fort , & celle de celui de Steje
vous ai annoncée , affurent une
cion furla Menfe , & facilitent infinie
de nos opérations. >>
Armécs navales .
ر د
Lettre du citoyen Bourdon Grammont ,
de la Convention nationale , écrite
vaiſſeau le Léopard , en rade de Car
3 janvier 1793 , on apprend la prife
«Au moment où je finiſſois ma lettre , dit le
commandant, le contre-amiral Truguet eſt arrivé
dans cette rade. Il exige que ce ſoit moi-même
qui vous rendecompte de ma conduite ; les éloges
qu'il a bien voulu me donner , me font eſpérer
que je ferai digne des vôtres & de ceux de laConvention
nationale ».
ARMEMENS EN COURSE.
Lettre du miniſtre de la marinc , datée de Paris ,
le 14fév.ier.
« J'ai l'honneur de vous envoyer une adreſſe
que le conſeil-général du département du nord
m'a chargé de foumettre à la Convention nationale.
<<Cette adreſſe exprime le feu du patriotilme
qui embraſe toutes les ſections de la République,
&qui offre des reſſouices encore plus grandes
que ſesdangers.
ec e. Les adminiſtrateurs de ce département ,
viennent d'ouvrir une ſouſcription , pour l'ar
mement d'un vaiſſeau de so à60 canons. Ils demandent
que le nomde ce vaiſſeau ſoit leDépar
rement du Nord , & defirent que l'équipage qui
le monter a, jure de le faire fauter plutôt que de
ſe rendre à l'ennemi .
«Je me félicited'être encore à portée de vous
tranſmettre cette offrande. »
On arme les corfaires avec laplus grande activitedanstous
les ports de la République. La ville
Pattie, arme troi
L'un ſe nomme la
Dumourier , & le
Calotie. La
Société
ont été propoſées le
phes, afaitprécipi
auxvoûtesde la ſal
La ville duHa
vigueur. Cette vi
s'eftacquis parla
Cinq corfaires,de
derentreràcaufe
àrepartir. On ar
goëlertede 54cau
Afrique,de2.2
LAimable Jeane
300
tonneaux,le
&le
corfaire la
Nos
priſes, fu
multiplienttous
time400liv. ft
dage, ont été pr
loop,
chargé d
nier, ont été
Les
corfairesde
hauteurde
Do
glois,
eſtimés
mouth , & de
charge,
ont
afure
qu'un r
&
dontla car
tombéeanpo
de
Grounis.
mme la Liberté ; un autre , le Général
, & le troiſième eſt baptisé le Sans-
La ſociété des amis de la Liberté , or
opoſées les trois ſouſcriptions déjà remit
précipiter le pavillon anglois , attache
sde la ſalle.
edu Havre n'arme pas avec moins de
Cette ville ſoutiendra l'honneur qu'elle
is par la courſe dans la dernière guerre.
Caires , déjà fortis du port, ont été forcés
- à cauſe du gros tems. Maisils ſont prêts
-. On arme en ce moment le Tarquin ,
de 54 canons ; le ſloop l'Europe , de 155
,de 22 ; l'Asie & le Prend-tout , de 30.
le Jeane d'Honfleur , l'Inabordable de
neaux , le Cuftine de 6 canons & 6 pierriers ,
faire la Palme , fortiront inceſſamment.
riſes , ſur lesanglois&les hollandois , ſe
ent tous les jours. Le Orifc-Lapéare, efliv.
fterl . , & pluſieurs bateaux de pafnt
été pris parnos chaloupes armées. Un
hargé de bled , & un bâtiment charbonnt
été la proie d'un lougre françois.
faires de Dunkerque ſe ſont emparés , à la
de Doger-Banek, de deux bâtimens aneſtimés
400 mille liv. La frégate la Ply-
- & deux vaiſſeaux hollandois en pleine
, ont été conduits dans nos ports. On
qu'un navire , de la compagnie angloiſe ,
tla cargaiſon eſt eſtimée 4 millions, eft
cau pouvoir des francois , auprès de l'Iſle
udis.
Un grandnombre de nos Soufcripteurs nous ont
témoigné le desirde recevoir des nouvelles pl..sfrat
ches&plus promptes , endiviſant en deux ou trois Livraiſons
le Mercure Hiftorique & Politique de l'Europe&
de Genève , qui ne paroiſſoit qu'unefois la
Semaine. Nous avons fenti combien leur impatience
étoit fondée , dans un moment fur- tout
où la carrière des évènemens va s'aggrandir par
Le double intérés d'une guerre fur terre & fur
mer,3 par les grandes diſcuſſions qui vont être
à l'ordre du jour dans la Convention. Mais en
ménéstems nous avons conſidéré que nous ne pouvions
remplir le voeu très-légitime de nos Souf.
cripteurs ,fans une augmentation considérable de
frais de notre part , dont la modicite du prix de se
Journal ne nous auroit pas mis à couvert. Nous
nous fommes déterminés à le réunir au Mercure
François , Hiſtorique , Politique & Littéraire .
Ainfi , à compter du premier mars prochaiv, les
Soufcripteurs recevront , chaque jour , un numéro
de ce Journal , composé de huit pages in-8°., caractère
petit romain. Ce service fera d'autant plus
avantageux pour les Soufcripteurs , que leMercure
François , rédigé dans les mêmes principes, & par
les mêmes auteurs , que celui de Genève , contient
plus de variétés , & au moins le quart de plus de
matière. Nous ef érons que nos Soufcripteurs nous
fauront gré d'une opération , dans laquelle nous
n'avons cédé qu'à la ſeule envie de les fatisfaire.
Les Soufcripteurs recevront à lafin de cemois
un numéro qui complétera toutes les séances du
mois de fevrier,
ons.
P
.49
CA
47
Cadix. 28. 27.
Mad. 28. 27.
Lond. 15
Liv.
Gên 180.
190.
LyoPn-.
JRS DES EFFETS PUBLICS. Février 1793
T.
A..
82.
re.
ms-
Lundi 11. Mardi12 Merc. 13. Jeudi 14. Vend. 15. Sam. 16.
1910.20.. 1940.42.1950.60... 1975.72 1970.65
406 ...... 409.12 ... 411 410 ......
9.11... 10.9.8.10.9.87.. 10.9 .....9..
6-2
1131
1311 6
48
6
8182
6040
4P ... 4P..
192P
77.6.66.
ons.
...4.
9P.
me
CHANGESdu12.
Amit. 29.
Ham. 360.
Lond. 151.
Mad. 18.15. Cadix. 28.10.
Gên. 184. 82.
Liv. 194. 92.
Lyon. P.
CHANGESdu16.
Amit. 304.
Ham. 350. 48.
Lond. 154.
Mad. 28.27.
Cadix. 28. 27.
Een de commun avec l'Abonnement , la defirr
ution , &c . Ceft à M. DEUX , feul Direcier
Journal , hôtel de Thou , rue des Poitevins ,
non à aucun d'eux , qu'il faut adreffer tout ce
ui concerne ces objets ; autrement des lettres
Euvent importantes pourraient refier au rebus
LIDERT
0
( N°.
JAUDI
l'an 2
Lespersonnes qui enverront àM. DEUX des
fets fur Paris , pour acquit de leur Abonne
ment , voudront bien les faire timbrer; faute de
uci ils ne feraient pas acquittés. Les leteres MB
ontenant des Affignats , doivent être chargées
la Pofte , pour ne pas courir le risque de
'égarer.
Le prix de l'abonnement eft de vingt-cinqliv.
ranc de port. Il faut affranchir le port del'argent &
He la lettre , & joindre à cettederniere le reçu
Bu Directeur des Poftes . On ſouſcrit hôtel de
Theu , rue des Poitevins . On s'adreſſera an fieur
DEUX , Directeur de ce Journal. L'abonnement
ae peut avoir lieu que pour l'année entiere.
HISTORE
DE
dit D
PAR
DE
Le prix
franc
N°. 9 & dernier. )
UD 1 28 Février 1793 ,
En 2 de la République.
ERCURE
TORIQUE ET POLITIQUE
DE L'EUROPE ,
t+ DE GENEVE ,
RUNE SOCIETE
DE PATRIOTES.
prix de l'Abonnement eft de 25 liv,
franc de port par tout leRoyaume.
CALENDRIER
POUR L'ANNÉE 1793 .
MARS & 31 jours & la Lune 19. Du rat
, ics jours croiffent , matin & foir , de 54'.
BURS
du NOMS DES SAINTS.
vend. Aubin , Evêque.
fam. Simplice.
3 D. Oculi.
lundi . Casimir , Roi .
mardi Draufin , Evêque.
merc. Godegrand.
jeudi . Ste Perpétue
vend. Jean de Dieu.
fam . Ste Françoiſe.
4D Latare.
lundi. Quarante Martyrs.
mardi l'ol , Evêque.
merc. Ste Euphrafic.
cudi. Lubin , Evêque.
mardi Jofeph., Patr. PRINT.
vend. Zacharie.
fam . Abraham."
D. Paffion.
lundi Alexandre.
merc. Joachim.
eudi. Benoît , Abbé.
Cam, Victorien.
6D. Rameaux.
mardi Ludger , Evêque.
merc. Rupert.
eudi. Contran , Roi.
J. PUADES
de dela
LUN .
21
22
23
24 CD. Q
25
26 le4. à 3
h. 47 m.
27 du mat
28
29
30
ON.L.
le 10, à 7
h57m.
du fuir.
8117,46
a.
Temps moyen
eu vidi vrai ,
H. M. S.
•
。
。
14 8
14 14
14 20
1425
014 30
14 33
0 14 36
14 38 0
0 14 39
014 34
0 14 39
14 38
14 36
0
0 14 33
014 32.
0426
。
。
1
21
15
9
2
6
P. Q. 14
• 14
9.m. 14
40 du foir. 014
015
55
13 46
P. L.
13337
。13 28
0 13 18
m.
3 7
17 du foir. 12
56
12
44
vend,la Compaffion..
undi Ste Catherine de Sienne 15 le210
14
HISTO
POLI
L'an 2. de la
३
ALL
De
Francfort-f
0
end . Vendredi Saint.
Cam . Rieule, Evêque.
DAPASQUES.
mande de
ift
accouchée
d'u
lances
auxquelles
lieudans
toutaut
lafliction où
Tor
LunoncéeparM.
La
coura
fait
catoire,
adreffe ar
&de
l'empire , a
François, ou l
fousdes
peinest
feroient àcet ore
tivement
affuré
ausavril ,
tout
No.
28fe
STORIQUE
ET
OLITIQUE
2. de la République Françoiſe.
ALLEMAGNE.
Refort-fur-le-Mein ,le 22. Février.
:
11000.A
mande de Vienne que l'impératrice
chée d'un garçon; mais les réjouilxquelles
cert évènement auroit donné
tout aute tems , ne ſe fe ont pas , vu
a où l'on eſt mort de Louis XVI, de la
par M. de Richelieu .
ur a fait publier un mandat impérial avoadreff
aux vaffaux &ſujets del'empereur
Empire , attachés actuellement au ſervice
ouk font rappelés à leurs drapeaux ,
peines très-graves pour ceux qui ſerefuà
cet ordre. Au refte , l'empereur a poſiaffuré
le prince de Cobouig , que d'ici
tout ce qui fera néceſſaire àl'armée
28février 1793. M
il ,
dernier transport de l'arullerie de nége le nombre
des canons, employés dans cette guerre , eft beaucoup
plus conſidérable que dans la dernière contre
lesTurc. Ilfaut de grands moyens ; car on paroît
ſepropoſer de grandes choſes .On parle en fecret,
àVienne , d'un plan dont on apprendra le développement
dans deux mois. Il n'a , pour objet ,
rien moins qu'un changement total deellaabbaallaance
de l'Europe.TTIJO
L'ambafladeur deVeniſe a notifié officiellement ,
dans certe capitale , que ſa République avoit reconnu
laRépublique Françoiſe; mais ila , dit-on,
ajouté qu'elle ne l'avoit fait qu'en termes géné
raux. Ce commentaire , s'il eſt vrai , eſt du noble
vénitien , & non de l'homme revêtu d'un caractère
public : il pourroit le compromettre.
ont
On
Les états de Hongrie , dont l'empereur vicat
d'organiſer la Dierte en deux chambres ,
fourni un ſubſide de 4,000,000 de florins. ---
tire de la Bohême 80,000 pièces de toiles écrues,
& 800,000 quintaux de farine pour le ſervice de
L'armée,
1
Celle de Sardaigne fera renforcée de cinq bataillons
, partis de Gratz & deClagenfurt, pour
aller au ſecours de cece tiop
cur
trop foible alllliiéé ddeel'empe-
Quelques perſonnes prétendent que la campagne
s'ouvrira par lee fiége de NeNeufb : ifack , qu 'entreprendra
le général de Wurmfer , à la tête de
37,000 hommes.
Le roidePrufle a faitFun mandat , oouu refcrit
avocatoire , à l'instar de celuuii ddee l'empereur. Ce
prince continue d'infifter pour que nous lui pretions
l'atillerie de notre ville , qu, en qualite de
cantaire qui lui a éte
laDièrede
Ratisbon
Le baren de Ro
aptesdu roi dePru
pearen qualité derég
peadant la
minorité
Artois en celle de
moins de notifier off
acres.
IT
LeroideNap
lique
Françoife
miniftre,& peut
cour, aquilego
fait
craindre la
au reſte, quels
nife vient de ſu
pourtant pas ét
même cru pens
Jauroit
une ru
Le
dernier
con
muitsfans
déſemp
duparti
qu'onpre
pallé qu'a
Quant
aux
dem la
maj
1º, de
reconnoît
de
permettre le p
de
laiſer
ach
comptedes
Frang
a
répondu
d'abor
Ratisbonne . 11
de Roll , ambaſſadeur des émigrés
1 de Pruffe , a fait reconnoître Monté
de rééggeenntt du royaume de France ,
minorité de ſon neveus & le comte
eelle de lieutenant- général , ou du
tifier officiellement qu'ils ont pris ces
ITALIE.
ન્યુ છે? છ?
4
de Naples a déjà reconnu laRépuançoife
, grace à lafermetéde fon
&peut être à la foibleſſe de cette
uile goût des plaiſirs &du repos,
dre la guerre. Mais peu importe ,
quels aient été ſes motifs. Vet
de ſuivre cet exemple. Ce n'a
pas été ſans peine ; & l'on a
u pendant quelque temps qu'il
une rupture. ל
ier conſeil a duré cinq jours & cinq
déſemparer. Il n'y a été queſtion que
u'on prendroit ; celui de la neutralité n'a
la majorité de trois voix ſeulement.
x demandes du miniſtère François ,
connoître la république Françoiſe ; 2°.
tre le paſſage de la mer Adriatique ;
ffer acheter des grains ; 4º de rendre
es François qui ont diſparu à Venife, on
- d'abord qu'on reconnoîtroit la répu-
M2
1 auroient fit. La leconde & toteme demande
font reſtées ſans réponſe , & les membres du
confcil ont déclaré poſitivement qu'ils ne ſe mê-
Joient pas plus deess François àVenile que le
gouvernement de Fiance ne ſe mêloit des Vénitiens
à Paris.
Cependant , le citoyen Henin , chargé d'affaires
de la république Françoiſe, a éé formele
ment reconnu dans la féance de Prégadi , tenue
le 26 janvier , malg é l'oppofition de pluſieurs
des principaux membres du gouvernement. Voici
la réponſe du fénat , qui accepte ſes lettres de
créance:
>> Le chargé des affaires de France a donné un
mémoire au fénat , le 22 du courant , par quel
1
ESP
De Madr
L'eſpagnen'eſtpa
tousles préparati
puisquelques
prés que font
metre ſon enj
en
Rois de l'E
ait la fageffe de
temps,elle
ne que les autr
informé de fa nouvelle qualité de chargé ,, l'avis de
d'affaires de la République
Françoife , alaquelle
mieres n'auront
il vou faite amitié & de notre bonne intelli- perient à lui
il voudra bien faire connoître les fentimens de patio que dan
il l'a
Agence,
Le ſénat qui connoît , par une longue expérience
, les qualités précieuſes de ce chargé
d'affarmoire , eft perfuadé qu'il ne continuera d'affaits , femible aux expreffions amicales de
Femeie de fon miniftere, que pour ſeconder
les bonnes difpofitions én ncées dans ſes lettres
de créane , & qu'il emploîra les moyens les
plus efficaces pour maintenir Pamiris & la
tale.
L'Eſpagne
marine. La
brav
plée bien en p
peut faire néan
aloit une gre
pourla défens
pas pour
l'atta
bombe ventes
intelligence , qui , depuis fi long-temps , fubfiftent
heureusement entre les deux nations. Aufli
le chargé d'affaires de France doit ê re convaincuu
qu'il ſera traité avec les égards qu'il
& que le ſénat ſaiſira vec empreffeque
blenient
dans
contrela
Répu
De
profiteroit
lecas
contrai
meriteresles occasions de lui manifefter de suremes quz
plus enplus uneconfidération
particulière.33
Mais quand
e Madrid le 2 Févriers
n'eſt pas encore déclarée,malgré
éparatifs difpendieux qu'elle fait
eiques mois : elle ſemble héfiter
fon enjeu dans la partie déſeſ
= font aujourd'hui preſque tous
de l'Europe. Pour peu qu'elle
geffe de tarder encore quelque
le en ſera quitte à meilleur marles
autres puiſſances. C'eſt , dits
de M. d'Aranda dont les luauront
jamais été fi utiles à fa
de dans cette conjoncture , s'il
à lui épargner cette faute capi-
-ſpagne ne compte que par ſa
La bravoure de ſes troupes ſupen
partie au nombre , mais ne
enéanmoins qu'une petite armée
ane grande; fuffifante peut - être
défenſe , cette armée ne le ſeroît
r l'attaque. Il réſulte de ces deux
que l'Espagne n'influeroit que foidans
les fuccès de la coalition
aRépublique Françoiſe , dont elle
teroit pas du tout, & que dans
contraire , elle court des dangers
s que fes alliés ne pourroient prémand
ils le voudroient , comme ils
M
vrais républicains réhaufferont ce fobre
quet injurieux qui n'avilit dans le temps
que ceux qui l'avoient donné à leurs an
cêtres , comme il n'y a d'humiliée au
jourd'hui que la dédaigneuſe aristocratie
fi fière de ſes riches vêtemens , & dont
l'impudent orgueil ſe complaifoit à reprocher
leur honorable pauvreté aux
shommes qui devoient ſauver la patrie, fi
mal défendue , ſi elle ne l'eût été que par
de foibles mains incapables de manier le
fer , & accoutumées ſeulement à riſquer
de l'or fur une carte.
Lemn de ce mois les Etats-généraux tinrent
une affemblée extraordinaire , dans laque le il fut
queſtion d'embraffer la cauſe duStathouder comme
nationale, & promulguer une eſpèce de manife le
les alliés de l'An
avoient des raffe
témoin la garnife
moitié est compo
mifive eft en qu
proclamation du
qui n'a pas été
dans l'articledes
GRAND
DeLo
Les
miniſtres
leur projet de
guerre contrela
coupde réclama
del'avoir entre
tions
néceffaires
propre à rechauffer la tiédeur de l'eſprit public, dont il comme
dont on ſe plaint beaucoup ici. Les Etats s'eftimeroient
même fort heureux que ce ne fût que de
la tiédeur. Il y a dans pluſieurs villes , & notam-
-ment àAmſterdam , un parti bien prononcécontre
de Stathouder. On affure que ce prince , aina
que ſes adhérens , fait paſſerune quantité confidérable
d'effets précieux en Angleterre , par la
Brille&Helværſluis ; ce qui prouve qu'il compre
*foiblement for le ſecours de 12 mille hanovriens
*qu'on envoie à ſa défenfe.
Caftreux.
Com
eftvrai, com
moment
26,70
duMonde ,
ragepar
mille
11 eft
vraic
pendamment
timens
Franç
de la
Grande
pédierdes Ic
maisfurtqu
probabilité,
ſeulementde
Les Etats-géné aux avoient adreſſé la veille
devour affemblée extraordinaire une miſſive aux
Etats des Provinces particulières : ils s'y platf
gnoient amèrement de la République françaife ,
de l'Anglet fre , & qu'on favoit qu'ils
es raſſemblemens d'émigrés en armes ,
a garnison de Maestricht , dont plus de
compofée de français . Au feſte , terte
t en quelque manière une réponſe à la
tion du général Dumosrieraux Bataves ,
as été fans effet , comme on le verra
Cicle des nouvelles de nos armées .
ANDE-BRETAGNE.
De Londres , le 20 février.
miniſtres n'ont pas tellement réuffi dans
jet de nationalifer , poussainſi dire, la
contre la France , qu'ils n'éprouvent beauréclamations.
Le commerce leur reproche
bir entrepriſe ſans avoir pris les précauceffaitespour
lui fauver tos pertes immenfes
commienice breffentir déjarles effets dé-
. Combien de riſques nel court-il pas , s'il
i, comme on l'affure qu'il ait en ce
t 26,700 navires épars fur toutes les mers
nde , qui peuvent être attaqués avec avanr
mille à douzescens corfaires François .
vrai qu'on leur en oppofera , & qu'indémment
de T'embargo déjà in s ſur les bât
François qui fe trouvent dans les ports
GrandeBretagne, on a donné ordre d'exdes
lettres de matque,& de repréſailles,
Curb quoiden tombara keffery & y a-t- il
bilité , nom pas de couvrir ſes pertes , mais
ment de s'en dédommager un peu ?
Kayano bozirda a 30 M 6 .
les proteſtations.
Proteſtation dans la chambre des Lords
contre l'adreſſe au Roi , du vendredi premier
février , qui approuve les mesures du
gouvernement,tendantes à nous entraîner
dans une guerre avec la République Françoife.
NOUS PROTESTONS ,
1º. Parce que la tendance immédiate de cette
adreſſe eſtdeplonger la nation dans une guerre ;
2º.Parceque nous conſidérons laguerre comme
un tel fléan , que rien ne peut la justifier qu'une
néceffité vraiment abfolue ;
3. Parce que nous n'avons connoiſſance d'aucundanger
pource pays quinéceſſite cette guerre ;
4°. Parce que l'obſervation de la bonne foi à
l'égard denos alliés , n'exige pas que nous nousy
engagions; les miniftres de S. M. ayant reconnu
que laHollande n'avoit point demandé notre intervention
, & étant d'ailleurs de notoriété publique
que la Pruſſe a commencé les hoſtilités ;..
5º. Parce que , quoique nous fyons pénétrés de
la plus profonde horreur pour facte atroce de
cruauté & d'injuftice mentionné dans l'adreſſe ,
nous ne croyons pas qu'une injustice , que'que
criante qu'elle Toit , lorſqu'elle est commiſedans
un état étranger , & qu'elle n'a point de rapport
avec les autres , offre un juſte motifpour faire la
guerre;
6°. Parce que nous obtiendrons vraiſemblecipes
nous autor
Ciation que par
pour rompre av
provocations rép
cemoment , de
au lieu qu'en en
tour au hatard;
ladurée eit inc
faire qu'a des v
des françois agis
furtoure lafurf
7°. Parce qu
nous ne pouve
cepaysdanscet
la fuppo e: l'e
nous a affez a
fitions étrange
danslafecond
étar indépend
autres beauco
faifoit partie
Patce
pays d'entre
main& ſpéc
9.Parce
regarder con
la
magnanir
l'abaillemen
dy parveni
diffenfions is
une
aggrell
&
decur f
10.Pare
n't par lap
ségocie ,
ue par la guerre; l'averſion de la France
mpre avec ce pays , malgré les d rmières
ious répétées , nous mettant à portée , en
ent , de donner la paix à toute l'Europe ,
qu'en entamant la guerre , nous livrons
hafard ; nous entrons dans une ligus dont
eit incertine ; notre marine n'aura afades
vaiffeaux arnés , tandis que celle
Fois agira contre un commerce qui s'étend
la furface du globe.
Parce que , fous aucune vue de politique ,
e pouvons dé ouvrir aucun avantage pour
dans cette guerre , quelque heu eute qu'on
TA
e : l'expérience de nos deux dernières ,
affez appris le peu de valeur des acquiétrangères
; car ayant perdu l'Amérique
ſeconde, nousjouiſſons avec elle,comme
dépendant , de roports commerciaux &
Deaucoup plus avantageux que quand elle
partie des domaines Britanniques
Parce que nous croyons de l'intérêt de ce
L'entrevenir la paix avec tout le genre hy-
*ſpécialement avec la France :
Parce que , quand même nous pourrions
er comme comparbles avec l'honneur &
granimité de cette nation, de chercher
lement de la France , le meilleur moyen
uvenir feroit de leiter des habitans à leurs
ions inteftines , au lieu de les réunir pår
ggreflion hoftile dans une cauſe commute
cur faire déployer toute leur énergie :
Parce que toute guerre devant le termiar
la paix , i faut bien , tôt ou tard , qu'on
cie , & qu'en dernière analyſe , nous ferous
avec le projet de partager , de conquérir ou
d'exterminer :
la
11 °. Parce que les meſures qu'on va prendre
dérangeront extrêmement totre ſyſtême de finances
, nos reffources pour la guerre ayant été
appliquées à faire face à la dépenſe de notre
-établiſſement,de paix ; en conféquence de quoi
notre dette non fondée , qui monoi: au commencement
de guerre de l'Amérique à
3.100,000 livres sterling , s à plus de
dix millions, fans compter lleess obligations de la
compagnie de Indes , & qu'en outre perfonne ne
peut prévoir l'effet que peut avoir fur notre crédit
public en cas de guerre , la predigieufe extenfion
des caifles particulières , dont lemontant eft
inconnu :
,
s'eſt élevée à
129. Parce que nous craignons la furcharge de
ces fardeaux publics qui peſent déja fi cruellement
fur la partie la plus pauvre de la fociérés:
&parce que nous ſomines convaincus que rien
ne lauroit compromettre votre heureuſe conſtitution,
finon ine interruption des bénédictions
qu'elle nous procure , due aux calamités d'une
guerre inutile.
70
C
Proteſtons,
LAUSDOWN. LANDERDALE
Pour la première , deuxième , toiſième rat
fon & pour cette partie de la quatrième , qui
commence par le mot (intervention ).
Pour toute la cinquième & la douzième.
DERBY
*************** ???????? ? ?-? immab as ????? ????????????
Proteftatio
Je m'op
1º. parce
contre natu
treux dans
point néce
que tout
monde pou
pacifique
nation fag
20. Par
du peuple
Bretagne
culière, e
avec l'au
3º. Par
en génér
de refferr
la bonn
fifté jufe
tilme er
urie for
ahurés
dupeup
tagne,
conftan
niſtres
hoftiles
&lere
Vernen
e au Stanhope, contre la guerre
avec la France.
Londres , le 14 février.
m'oppoſe à la guerre contre la France ,
parce que la girerne eſt un état tellement
re nature , fibarbare en lui même , fi déſafdans
ſes effets , fi immoral lorſqu'il n'eſt
t néceſſaire, & fi atroce lorſqu'il eſt injuſte ,
tout ami de l'humanité doit faire tout au
nde pour l'éviter. L'établiſſement d'un ſyſtême
fique doit être la première politique d'une
on fage & éclairée. 1
°. Parce que la paix eſt toujours de l'intérêt
peuple dans tous les pays , & que la Grandetague
& la France , par leur fituation partiière
, en ont un évident à refter en paix l'une
ecil'autre .
3 °. Parce qu'il est notoire que les Français ,
général,defi ent infiniment de maintenir &
refferrer , entre les deux pays , les liensde
bonne intelligence & de l'amitié qui ont fubté
juſqu'ici , & que depuis la chûte dudeſpome
en France , les communes de ce pays ont
me force fi irréſiſtible que nous pouvons être
furés que , comme c'eſt le deffein et l'intérêt
u peuple de vivre en paix avec la Grande-Brégne
, la paix auroit été néceſſairement l'objet
onſtant du gouvernement français , ſi nos miniftres
n'euflent provoqué la guerre par des actes
noſtiles , tels que le renvoi da miniſtre de France ,
&le refus exprès de reconnoître le nouveau gouvernementy
J
4°. Parce que l'ancien gouvernement defpocinces
, la peridie & fon infatigable ambtion , a
été l'unique cauſe de la plupart des guerres qui
ont eu lieu depuis pluſieurs ſiècles : conſequemment
route afſiſtance donnée par notre gouvernement à
aucunes des puiſſances qui s'efforcent de le rétablir
, eſt injurieuſe aux intérêts eſſentiels de ce
Days , & que d'ailleurs les François ont autant de
droit que nous àjouir de la liberté civile.
Cour, jufte &
guerre, du car
On dit pofiri
faite par les Fr
partdeplufieor
levent à trois m
7
so. Parce qu'une guerre avec la France dans ce
noment est très-impolitique , extrêmement dangereuſe
pour les Hollandois nos alliés , auffi rifquable
pour la paix intérieure que pour la puilance
extérieure de ce pays , & doit être immanquablement
fort nuiſible à notre commerce ,
ource unique de nos richeſſes , de nos forces
navales &de notre proſpérités parce que la moindre
nterruption dans le commerce , les manufactures
* l'industrie de ce pays peut, dans les circonfances
préſentes , avoir les fuites les plus faneſtes;
alors cette guerre ne ſeroit qu'une guerre contre
notre commerce , nos manufactures , nos capitaaftes,
notre papier-monnoie , & enfin contre toute
eſpèce de propriété.
6°. Parce que tout homme ſenſible doitgémir
les taxes fans nombre & des impôts accablans
lont le peuple de ce pays eſt déja ſu chargé , ainfi
que du prix exceffifde la plupart des articles néeffaires
à la vie , & que fi l'on fuit un ſyſteme
Le politique inſenſé, ces charges doivent inévitalement
s'accroître , & mettre infailliblement ces
rticles hors de la portée de la partie la plus pauvre
la plus labo ieuſe de la ſociété.
7°. Pa ce qu'enfin nous devons d'autant plus
Ficher de détourner des malheurs , qu'il paroît
l'o
n
nois, & que
penjuſqu'as
Les ordres p
auquel il a bien
de
l'Amirauté
dans la nuit de
produir que 20
établit une cha
côteAngloiſe
ducde
Richem
lemet à la têt
& de 4,000ho
la comté deKe
croiſent déjà
de
Calais &d
La
conventi
PEſpagnepour
lignéecesjours
rend à fes no
mais ellepaie
d'indemnité
.
L'érat des
l'opinion , n'e
il ya
quelqu
bataillesperde
ilsfonttomb
fte & pacifique , aux horreurs de la
Tu carnage et de 'a dévaſtation .
pofiriv ment que foit le mal réel déjà
les François , Toit meuvaiſe foi de la
lufieurs négocians , les ba queroutes s'écois
milions ſterling ou 72 millious tour-
The l'on craintbien qu'elles n'aillent avant
'às millions.
dres pour la preſſe , ce moyen vio'ent
abien fallu en venir , ont été expédiés
rauté dans tous les ports du royaume
nuit du 8 de ce mois. La preſſe n'a
que 200 hommes à Portsmouth -On
ie chaîne de fignaux tout le long de la
gloiſe oppoſée a celle de France.-Le
Richemond , grand-maître de l'artillerie ,
- la tête de 12,000 hommes d'infanterie
Doo hommes de cavalerie ſur les côtesde
de Kent.-Pluſieurs frégates Angloiſes
déjà devant les ports de Dunkerque ,
is & de Boulogne .
onvention entre la Grande-Bretagne &
e pour l'affare de Nootka-Sound , a éré
es jours dernie s; no ſeulementl'Eſpagne
ſes nouveaux alliés les bâtimens pris ,
e paie encore deux cens dix mille dollars
nité.
des fonds publics , ce thermomètre de
n, n'eſtpas fatisfa ſants ils avoient hauffe ,
quelques jours, fur la fauſſe nouvelle de
perdues par Cuftines & Dumourier , mais
tombés depuis:
1
Victory , 110 ; Britannia 110 ; Queen 98 ;
Boyne , 98 ; Windforcaftle , 98 ; Princeffe-
Royale , 98 ; Sandwich , 98 ; Union , 90}
Royal-William , 84 ; Cambridge , 80 ; Alcide,
74; Powerfull , 74; Monarque , 74; Culloden ,
74 Terrible , 74 ; Ganges , 74 ; Audacions
74 ; Egmont , 74: Suffolk 174; Illuftrious ,
74; Barwick , 74 , Leviathan , 74 ; Courageux ,
74; Saint Albans , 64 ; Centurion , soi
Léopard , o Méduſe , so Ulyffc , 44;
Expériment 44 Romulus , 445 Aigle, 405
Phaeton , 38; Latone , 38 Crefcent , 36;
Thalia , 36 ; Nymphe , 36 ; Orphée , 32; Her
mione , 32 ; Boſton , 32 ; Loweſtoff, 32;
Allarme , 325 Iris , 32 ; Héroïne , 32 ; Met
maid 32 ; Active , 32 ; Cléopâtre , 32 ; Brillant
, 28 ; Alligator , 28 ; Lizard, 28 ; Mirmidon,
24 ; Ariadne , 24 ; Nautilus, 16 ; Vultur , 14
Pluto, bratovo svenn ?
3
Т20от
Vaiſſeaux de ligne ,
Dezo
Frégates ,
Corvettes,
Brûlots ,
Total
G
Queen Charlotte
London , 98 ;
Minotaure , 74 ;
Fortitude, 743 C
Ramilies , 74;
Sceptre, 64 ;
Intrepide , 64
nable , 745
Expériment
chefter , 44 ;
Léda, 36; Vé
dente, 36 ; Co
32;Success , 3
Tartar, 18 ; C
brûlor;Alecto
Vesuvius,bor
$
Vaiffeaux
Frégates,
Britlots,
Bombarde
247
P
3
35
Total,
:
•
Poildar of d
557
2.N. B. Les 10 vaiſſeaux de garde , joints aux
24 vaiſſeauxde ligne ci-deſſus , portent à 34 le
nombre des vaifeaux de ligne en commiffion au
1
LONV
7 février,
Du lu
Un cour
, 98 ; Prince , 90 ; Gibraltar ,480
are , 74 ; Robufte , 74 ; Monarque , 743
Le , 74 ; Captain , 74; Tremendous , 74
es , 74; Alexander , 74 ; Stately , 645
, 64 ; Dindeme , 64 ; Ardent , 64 ;
de , 64 ; Agamemnon , 64 ; Raifon-
74; Gladiator , 44; Régulus , 44
ment , 44 ; Woolwich , 443. Chi
, 44; Mélampe , 38 ; Thétis , 38
36 ; Vénus , 36 ; Inconſtant , 365 Pru
36; Concorde , 36 ; Aimable , 32 ; Fox ,
access , 32 ; Cérès , 32 ; Terpsichore, 323
28; Coftragration , brûlot ; Vulcano
;Alecto , brûlot ; Incendiary , brûlot ;
us , bombarde..
TOTAL.
aiſſeaux de ligne ,
égates ,...
lots ,.
ombarde ,.
otaf,
زم
•
07
1
هن
:
22.
18.
L
4.
I.
45 is
FRANCE.
ONVENTION ΝΑΤΙΟONALE.
Du lundi , 18 février
い
n courrier extraordinai e a apporté au pris
2
verbaux ont été renvoyés ſans être lus , au comité
de sûreté générale , qui en fera le rapport i cef
Camment. Les dépêches indiquent qu'il s'est élevé
un différend entre le maire & le conſeil-général
de la commune.
D'après la propoſition de ſes comités de fis
mances & de commerce réunis , la Convention
accorde à cette commune , un ſecours de 300
mille liv. pour fournir du travail aux ouvriers
des manuf tures , & l'autoriſe à percevoir pour
la même deſtination , & pour le rembourſement
de ce fecours , une contribution additionnelle d'un
million 500 mille liv. , tariféc progreſſivement aux
Fortunes , à partir d'un revenu préſumé de
oo liv.
Elledécrète que la vi le de Paris ſera compriſe
pour 300 mille liv. dans la répartition des 6 mil
ions mis à la diſpoſition du miniſtre de l'intérieur
pour les travaux publics ; que le furplus ſera
réparti à raiſon du nombre des députés de
chaque département à l'Aſſemblée nationale ;
que le département du Mont-Blanc ſera partagé
raiſon de dix députés , & celui des A pes Maricimes
à raiſon de trois.....
Un dépuré de la république de Nuremberg eſt
venu folliciter la Convention de reconnoître une
rieille dette contractée envers elle par le gouvernement
François ſous le règne de LouisXV,
*d'en afſu er le paiement après la guerre. Cette
éclamation a été renvoyée au comité de liqui-
Lation.
La diſcuſſion ſur le mode de recrutement de
arme: étoit à l'ordre du jour. Le rapporteur du
omité militaire a préſenté un projet de décret
fon , lon cont
préſente:oir pas
debonne volonte
infuitediversmo
n'estpas tans un
PAffemblée a en
offenfans pour la
dela foibleffe
ment même où
timent profond
fes victoires q
fesgénéreux
queles
moyens
être
employés
&nondesmil
rejettéla voie
delui
préſente
LaLéance s
pour l'électio
Monge a été
fur469.
de
Mardi,
Surla
mo
nouveaux
ob
des
émigrés
laloidespa
dela
Répub
Des
dépu
venus ſep
mandantge
hier,
Barr
malgréles
lu
Montag
pas
volonté. D'autres membres ont propoſé
livers modes derecement forcé. Mais ce
Stans une improbatiou bien marquée, que
blée a entendu propoſer des moyens aufli
as pour la nation , en qui ils ſuppoſcroient
bibleffe ou de la tiédeur , dans le monême
où elle ne tire ſa force que du ſen,
profond de la liberté , & où elle ne doit
toires qu'au dévouement volentaire de
éreux déf.: ſeurs. La Convention a penſé
= moyens d'encouragement devoient feuls
mployés ; qu'il nous falloit des guerriers
des miliciens timides & tremblans. Elle a
la voie du fort , & a chargé le comité
préſenter un nouveau projet.
féance s'eſt terminéc par un appel nominal
l'élection du miniſtre de la marine , &
- a été réélu à la majorité de 366 voix
69
Mardi , 19 février.
la motion de Thuriot , & pour oppofer de
caux obſtacle à la rentrée & aux manoeuvres
migrés , la Convention a remis en vigueur
les pafle-ports pour voyager dans l'intérieur
République.
es députés, de la ſection de Bonconfcil , font
as ſe plaindre de la municipa ité & du comdant
général , à l'occafion des troubles arrivés
- Barrere a demandé la parole , & l'a obtenue
gré les réclamations de pluſieurs membres de
Montagne. Le défordre , a-t-il dit , a comFaut
favoir ce que le comité de ſûreté générale a
Fait & va faire pour découvrir les moteurs de ces
roubles ; il faut entendre le maire & le procureur
de la commune ſur les moyens de répreſſion qu'ils
ont dû employer ; il faut enfin que le miniſtre de
ajuſtice foit chargé de pourſuivre los agitateurs...
Jedénonce, a ajoutéSalle , undeces agitateurs;
c'eſt Marat , & je demande contre lui le décret
d'accuſation . Voici ce que , dans ſon numéro
'hier , de l'Ami du Peuple , Marat écrivoit :
- « Dans tout pays , cù les droits du peuple ne
Cont pas de vains titres conſignés faſtueuſement
dans une ſimple déclaration , le pillage de quelques
nagaſins à la porte deſquels on pendroit les acca-
Dareurs , mettroit fin aux malverſations ».
On demande de toutes parts le décret d'accufas
cion contre Marat . Celus-ci demande au contraire
que l'on envoie aux Petires-Maiſons ceux qui
Darlent de le mettre en accufation . Il trouve tout
naturel que le peuple ſe ſaiſiffe , dans le filence des
oix , du ſeul moyen qui puiſſe le ſauver.
Carra trouve que les expreffions dont Marat
s'eſt ſervi , ſont inexcuſables ; qu'il faut des me-
Cures hardies , telles que le récenſement des forcunes
qu'il a propoſées dans ſon difcours d'hier ,
mais que l'on doit bien ſe garder de donner au
peuple des conſeils poſitifs de pillage. Je n'attrioue
point , dit- il , à Marat , l'intention formelle
T'avoir voulu faire le mal ; mais il eſt crédule , &
par ſes emportemens il fait tort à ſes amis ; il
ette de la défaveurfur la Montagne , où je connois
d'excellens patriotes.
Un membre demande que la Convention ſe
porne à déclarer à la France entière que , hier,
Une foule de
vention finit på
mires la dénon
de Marat , & el
ice derendre co
despourfuites c
& des pillages q
On revient en
ellesfont adopte
1.
Dumercre
Une des gra
l'organiſation d
peut être livrée
promptes pour
loix, elt de tro
ban moyen d'a
lion qui ne foi
facilement élud
dela loi
furen
titution ; celui
frages fut plac
tionnel préfent
mité crut devo
fant.
imprimer
projet, trois
loi , qui lui a
bat, & qui a
préférence dor
Aujourd'hui
conftitution,de
commeayant
dansle corps
init par renvoyer aux tribunaux ordidénonciation
qui a été faite d'un écrit
= , & elle ordoane au miniſtre de la juf-
Endre compte tous les huit jours de l'état
Cuites contre les inſtigateurs des troubles
lages qui ont eu lieu à Paris.
vient enfuite aux propofitions de Barrere;
adoptées ,
mercredi , 20 février.
▼
des grandes difficultés à vaincre dans
ation d'u e affemblée unique , & qui
e livrée facilement à des impulfions trop
s pour la ſtabilité & la perfection des
de trouver dans l'Affemblée même un
yen d'arrêt , un bon moyen de difcuf
ne foit qu'utile , & jamais illuſoire , ou
nt éludé . Pluſieurs modes de formation
i furent difcutés dans le comité de conf-
; celui qui obtint la majorité des fuffut
placé dans le projet d'acte conſtitu
préſenté à la Convention ; mais le coat
devoir ſervir l'opinion publique en faiprimer
dans les variantes à la ſuite du
trois autres modes de formation de la
i lui avoient paru concourir au même
= qui avoient balancé quelque temps la
ace donnée au premier.
urd'hui on a fait un crime au comité de
ation de cette addition . Amar l'a dénoncé
ayant eu le projet d'étab'ir deux chambres
corps légiflatif , & ce délit , il l'a trouvé
• Amara été appuyé par p'uſicur, membres , &
ils demandoient que le comité fut déclaré avoir
trahi la confiance de la Convention nationale.
On a répondu qu'on ne les croyoit pas afle.z
ignorans four confond e les deux cha bres avec
la diviſion du corps législatif en deux ſections;
que c'étoit une manière Tez étrange , fans être
nouvelle , de chercher à fléchir à fa naiſſance
un projet qui devoit être ſumis àla raiſon publique;
que loin de la co rompre , c'étoit l'éclairer
que de lui ſoumettre pluſieurs vues fur un objet
auffi important ; que fa le comité voit pu créer
trois projets de conſtitution dans lesquelsles droits
dupeuple auroient été également conſacrés ,&les
principes de la liberté publique & civile, également
affermis , il eût bien mérité de la Convention
nationale ; & qu'enfin , il étoit des hommes
qui voudroient que le comité demandât pardon
d'avoirtrouvélemmooyyendeconfacrer les droit de la
Louverainetéde pupie&les droits de la liberté civile,
de décruire àjamais les intrigues , de donner
moins de chances aux partis , aux ftions, d'établir
la cenfure du peuple fur les actes de ſes repréfentans
, & fui affuser les moyens légaux de ré-.
fifier à toutes forte d'oppreffions ...
F
Du jeudi ,
La
Conventio
ſes
commiſſaires
des citoyens de
France. Les hab
meilleu es difpof
des
délibérations
fera le même qu
commiſſaires ajo
état
d'arreſtation
tunoît chez luid
tramoient des con
Le
comité de
port ſur lalituat
livréLongwy. L
pable,& cepend
plaies , gémit er
quelques débats
laville où ſe to
de
prifonjuſqu
la
redditionde L
deplus que le fo
levé, ainſi que L
Cambon à dé
du Var pour a
des
contributio
&les
avoir en
tement
.
Cambo
de
fédéraliſme
ſyndicſoit mar
de la
conduite
é
Pour mettre fin à ces débats qui s'échauffoient ,
la Convention a décrété , ſur la propofitio de
Barrère , que l'addition feroit confervée pour la
diftribution du projet aux membres de l'Affemblée,
& qu'el e feroit retranchée pour l'envoi aux
départ, mens.
La difcuffion s'eſt enſuite engagée
A
fur le re.
crutement N.9.28 f
eudi , 21 février.
nvention apprend , par une lettre de
ſſaires dans la Belgique , que le vecu
ns de Mons eſt pour la réunion à la
es habitans de ce pays font dans les
difpofitions , & il paroît que le réſultar
rations des affemblées des campagnes
Eme que celui de la ville de Mons . Les
res ajoutent qu'i's ont fait mettre en
ſtationle ci devant baron de Triest , qui
ez lui des aſſemblées clandestines où ſe
des complots contre la liberté .
mité de sûreté générale a fait un ropafituation
de Lavergne , accufé d'avoir
gwy. Le jury ne l'a point trouvé cou
cependant ce citoyen , tout couvert de
émit encore au fond d'un cachot. Après
débats , la Convention a décrété que
ù ſe trouve ce commandant lui ſervira
juſqu'à ce que le rapport général fur
ondeLongwy ait été fait. Elle aordonné
ue le ſéqueſtre mis ſur ſes biens ſeroit
i que leſcelléappofé fur fes papiers.
n a dénoncé le directoire du département
pour avoir retenu des fonds provenans
ibutions , & deſtinés au tréſor public ,
-oir employés aux beſoins de ſon dépar
Cambon voit dans cette conduite un acte
aliſme , & il demande que le procureurbit
mandé à la barre pour rendre compte
aduite de ſon département.
28 février 1793 . N
)
/
que l'armement qui ſe fait en ce moment à
Toulon y raſſemble un grand nombre de confominateurs
; que les habitans de ce département
ont, dans tous les temps , bien mérité de la
patric, & qu'enfin ſi ces circonstances nejuſtifient
pas l'adminiſtration du Var , elles doivent
du moins lui ſervir d'excuſe .
Les débats ſe ſont prolongés. Marat inſiſtoit
pour le mandat proposé par Cambon , mais dans
d'autres vues que les ſiennes. Il étoit sûr que Roland
avoit formé le projet d'affamer les départemens
, & il vouloit que le procureur-généralſyndic
fût entendu à la barre ſur la conduite de
Rolandà l'égarddu département du Var. La Convention
apaffé à l'ordre du jour ſur la propoſition
de Cambon. Elle a caſſé l'arrêté du département
du Var , & ordonné aux receveurs de diſtricas
de faire paſſer ſans délai les fonds provenans de
leurs recettes ; elle a chargé le miniſtre de l'inté
rieur de faire paſſer dans ce département des ſecours
qui peuvent y être néceſſaires pour achats
deſubſiſtances.
traits, a dit Fe
frère; voila fon
Pouvrage. Il a
s'occuperoit de
permis d'en fair
vention a
décré
Levelletier fero
decelui de Braz
avique qui lui
Dubois de
La ſéance s'eſt terminée par la lecture de la
rédaction du décret ſur les ſecours à accorder
aux militaires , & fur l'organiſat on de l'armée.
De nouveaux débats ſe ſont élevés ſur le mode
d'avancement & fur le projet de l'élection aux
places. Mais la rédaction de la loi a été maintenuc
felle qu'elle avoit été propoſéc.
Dujeudi , féance du foir.
Félix Lepelletier eſt venu offrir à la Conven-
• Du
vendre
Un curé du
ſe
plaindre des
cafiondefon r
ſuites
d'uneinf
chet.
Cet
évêc
marier , & int
bénédiction
On ne
voit
des
maîtreſſes
prendre
une
commode
de
ſansen
ſuppo
aller
juſqu'a
mandant
que
à
4000 liv.M
de
renvoyer1
gillation
pour
tructionspaſt
Le
ministre
ſembléeduve
pour
leurréu
qun
dit Félix en montrant le buſte de ſon
bila fon ame , a- t- il ajouté en préſentant
=. Il a demandé qu'à Tépoque où l'oni
Toit de l'inſtruction publique , il lui fùt
Ten faire la lecture ( accordé ). La Cona
décrété en outre que le buſte de Michel
er feroit placé derrière le préſident à côté
de Brutus , le front ceint de la couronne
qui lui a été décernée..
is de Crancé a été élu préſident.
- vendredi , 22 février.
uré du département du Calvados vient
Are des perfécutions qu'il éprouve à l'oce
fon mariage. Ces perſécutions font les
une inſtruction paftorale de l'évêque Fauet
évêque défend à tous les curés de ſe
& interdit ceux qui leur donneroient la
tion ruptiale.
ne voit pas trop pourquoi Fauchet , qui a
treſſes , voudroit empêcher les autres de
une femme. Peut-être trouve-t- il plus
de de goûter les douceurs du mariage
ſupporter les liens. Un membre vouloit
ſqu'à la ſourcede ces préférences , en deat
que le traitement des évêques fût réduit
liv. Mais la Convention s'eſt contentée
oyer la pétition du curé au comité de lépour
faire un rapport ſur toutes les infas
paſtorales des évêques de France.
miniſtre des affaires étrangères inſtruit l'Af-
= du voeu des habitans de la ville de Brugesur
réunion à la France.
N2
crété que tous les dons de cette eſpèce feront
mis en dépôt dans les chefs- ieux de diſtrict pour
ſervir àl'habillement & l'équipement des citoyens
qui ſe préparent à marcher aux f öntières .
Des députés de la ſection de la Réunion font
admis à la barre. Ils annoncent qu'auſſi- tôt que
la fection aeu connoiſſance de laquosité d'hommes
qu'elle devoit fournir. Elle a ouvert un regiſtre ,
&dèsle len demain 228 citoyens ſe ſont faitinfcrire.
Ce nombre furpaſſede 28 celui qui doit être
fou. Di par chaque fection de Paris. Ils nedemandent
d'autre faveur à la Convention que de permettre à
ces jeunes volontaires de défiler en ſa pé ence ....
LaConvention décrète que la ſection de la Réunion
a bien mérité de la patrie.
La difcuffion s'eſt continuée ſur le recrutement
de l'armée.
:
5
Du samedi , 23 février.
marine & des
eſpèce de pr
caine, et fav
citoyens pour
couragement.
quence qu'il
mande des ar
Un memba
ferendront an
pour dettes F
tionacrurend
en
rejettant à
Le
commin
feille eft ve
l'autorifer à
Barbaroux '
et
commitfai
une
dénoncia
Barbaroux
a
plainte; que
crime étoit
où il croy
dit au com
que lui &
voient ente
que tout co
cédure fût
tion,
parce
trigue , & c
de longs de
été
renvoy
le
rapport.
Des citoyens amenés de lieux éloignés pour
être jugés par le tribunal criminel du département
de Paris&acq ittés par cę tribunal , doivent
ils être indemnifés des frais de voyage ? c'eſt ce
qui a été décidé négativement à l' ccafion des
réclamations des cit yens Roboam & Méricamp ,
ex-députés à la législature , & conduus à Paris
fur un mandat de la commiſſion des 21 , qui,
trop légèrement , les avoit jugés coupables.
On ſe rappelle que des pétitionnaires étoient
venus annoncer à la Convention qu'ils feroient
une ſouſcription de vingt millions pour armer
en courſe deux vaiſſeaux & pluſieurs frégates.
Ils avoient demandé que les actions de ce armement
fuffent exemptes du droit d'enregistrement.
И
On a rep
armées. I
de privilège bl ſſeroit l'ég lité républiet
favoriferoit l'agiotage ; mais que ces
s pourro ent prétendre à une prime d'enement.
L'Alemblée a décrété en conféqu'il
n'y a pas lieu à délibérer fur la dedes
armateurs .
membre a demandé que les citoyens qui
ront aux armées ne puiffent être pour ſuivis
ettes pendant la campagne . La Convenru
rendre juſtice aux défenſeurs de la patrie
tant à l'unanimité cette propoſition ... /
ommiſſaige de police de la ſection de Mareſt
venu demander à la Convention de
fer à décerner un mandat d'amener contre
roux l'un de ſes membres , impliqué , diſoit
mitfaire , dans une procédure inſtruire fur
enonciation du comité de sûreté générale.
roux a dit qu'il étoit déjà inftruit de cette
; que l'objet dont on vouloir lui faire un
étoit aflez connu ; que dans un temps
croyoit la patrie en péril , il avoit
-commandant de bataillou de Marfeille
ai & les citoyens qu'd commandoit de:
- entourer la Convention & la défendret ;
out ce qu'il demandoit c'étoit que la profût
miſe ſous les yeux de la Convenparce
qu'elle de oiteroit une grande in-
,& couvri/oit de toute les intrigans . Après
ags débats , la demande du commiffaire a
nvoyée au comité de législation pour en faire
Poit. r 3 ?????? ! ce
a repris la diſcuſſion ſur l'organiſation des
s . Inard a fait adopter quelques articles
N3
cher fans délai à la défenſe de la liberté. Ifnard
a fait fur-le-champ lecture de cele qu'il avoit
préparée,& elle a obtenu la fanction & les applaudiſſemens
de l'Affemblée .
DuDimanche , 23 février.
Al'ouverturede la ſéance , un membre du comité
des pétitions a préſenté le tableau des fentimens
exprimés dans les différentes adreſſes envoyées
à la Convention par les corps adminiftrat
fs , les ſociétés populaires , & les citoyens
de divers lieux de la République. Ony trouve
l'adhésion de toute la France au décret qui a
condamné Louis.
Il s'étoit manifeſté dès le matin , dans Paris ,
des allarmes ſur les ſubſiſtances. Le public ſe
portoit tumultueuſement chez les boulangers. On
parloit de la taxation des denrées. Lefage a voulu
faire part de ces faits à la Convention , & demander
que le maire et le procureur de la commune
vinſſent à l'inſtanttendre compte de l'état
desſubſiſtancesdans Paris. Mais Thuriot& Tallien
ſe font oppoſés à ce que Leſage fût entendu. Le
premier diſoit que tous ces bruits étoient une
manoeuvre des malveillans ; un moyen qu'employoient
tous les amis du roi , pour faire une
commotion , &écraſer le peuple ; « mais nous le
>>>ſauverons , a ajouté Thuriot ». A ce mot ,
toute l'Affemblée s'eſt levée : « oui , oui , nous
le fauverons, s'eſt elle écriée. >>Eh bien a
repris Thuriot , puiſque vous voulez le ſauver ,
avancez une fomme à Paris ; ſi vous nele faites,
(.
an
tous ces atrou
que par des ar
étoitperfuadé
qu'on en vou
lu , on n'avo
que c'étoit enf
le
ministère ,
comme on d
mes
preuves ,
uneféance du
cru
pendant 1
que Pache ne
avant
d'avoir
eftlié avec cen
les
ennemis de
Après cesd
les
comitésdes
merce, fe con
rieur,le
maire
mane , fur le
ſubſiſtances ne
La
barre s'
tationdes bla
plaindre de la
la peinede m
teurs.
Renvo
mcree&
d'ag
Députation
fociétéfrater
cobins.
F
les
fubfiſtanc
d'enfairedir
n afſuroit qu'il avoit des preuves que
atroupemens n'étoient diligés & animés
les aristocrates ; que le maire lui-même
Cuadé qu'on préparoit un mouvement ,
- vouloit un ; que depuis qu'il avoit été
n'avoit ceflé de l'abreuver de dég ûs ;
Dit enfin ceux qui lui avoient fa't quitter
ère , qui le pourſuivoient er.core. Et
on demandoit à Tallien des preuves :
aves , a-t-il répondu , les voici : dans
ce du confeil général,un homme que j'ai
dast long-temps patriote , fit la motion
he ne peut occuper la place de maire
avoir rendu fes comptes , & cet homme
ec ceux qui ſe ſont conftamment montré
anis de Pache.
dans
ces débats la Convention a décrété que
rés des finances , d'agriculture & de comfe
concerteront avec le miniſtre de l'intémaire
de Paris & le procureur de la comfur
les meſures à prendre pour que les
ces ne manquent pas.
arre s'ouvre aux pétitionnaires. Une dépues
blauchiffeuſes de Paris viennent ſe
de la cherté du ſavon . Elles demandeut
de mort contre les accapareurs & les agio-
Renvoyé au comité des finances , de comd'agriculture
, maintenant réunis.
tation des citoyennes de Paris , réunies en
Fraternelle dans le local des ci - devant Ja-
--- Elles témoignent leurs inquiétudes ſur
tances , & propoſent comme un moyen
re diminuer le prix , le rapport de la loi
N4
Pal
nom des trois comités ſur l'objet de leur réunion .
Il en réſulte que , d'après les renſeignemens donnés
par le mitiſtre de l'intérieur & par la municipalité
de Paris , les inquiétudes du peuple fur les
fubfiftances, font ſans fondement;que cette ville
eft approvifionnée pour un mois , & qu'enfin le
feul moyen detranquillifer le peuple, eſt d'accorder
à la municipalité des fonds pour allurer tes
des loix , & fa
Robespierre a
la première fun
ont parlé cont
fubfiftances juſqu'après la récolte. :
révolutionnair
foient ils , qu
fermé la difcu
qu'elle caffe
du district d
qui yout con
néraux des co
Du lunti , 25 février. pour viſiter
ſuſpectés de
des prêtres,
Bazire, a
nérale, eſt v
Tallien , au nom du comité de fûreté générale
, a paru à la tribune , pour faire un rapport
fur les troubles arrivés à Lyon. Il a repréſenté
cette ville comme livrée au pouvoir des
aristocrates; & ſur ſes conclufions , laConvention
à décrété que des commifaires pris dans ſon
fein partiront dans le jour même , & que le confeil
exécutify fera paffer le nombre de trouses
Tuffifant pour y rétablir l'ordre. Les commiſſaires
font Bazire , Legendre & Rovere.
L'adminiftration du département de la Somme
a dénoncé le tribunal criminel d'Amiens , pour
*avoir rendu la liberté à un prêtre émigré , qui
'avoit été mis en état d'arreſtation à la fuite des
viſites domiciliaires qui ſe ſont faites dans cette
ville. Cette dénonciation a donné lieu à des débats
très- vifs . Garran a lu un arrêté du dépar
tement de la Haute-Garonne , ayant pour objet
de faire des viſites domiciliatres , afin de découvoir
les émigrés & les prêtres infermentés ,
régnoit enc
qu'elle pou
torifer la m
fures qu'ell
ſement de
générale.-
par interim
la falle, a
les
vérifica
à l'état de
gers étoien
jours au m
ces avec
que fi la
difpofition
acheter d
ſubſiſtanc
LaCo
Fre a demandé une foi plus lévère que
ere ſur les émigrés. Lanjuinais & Petion
E contre ce qu'on appelloit des meſures
nnaires , c'eſt la loi à la main , di-
- , qu'il faut marcher au but. On a
difcuffion , & la Convention a décrété
caffe & annulle le jugement du tribunal
iet d'Amiens ; mande à la barre ceux
t contribué ; & autoriſe les conſeils gédes
communes à nommer des commiſſaires
fiter les maiſons des citoyens qui font
és de réceler, chez eux des émigrés &
Etres , mis par la loi au rang des déportés .
Fre , au nom du comité de sûreté géeſt
venu tendre compte de l'agitation qui
encore à Paris , & raffurer fur les ſuites
pouvoir faire craindre. Il a propoſé d'aula
municipalité à prendre toutes les mequ'elle
croira néceſſaires pour le rétabliſde
l'ordre , & même à faire battre la
le. Décrété. Le miniſtre de l'intérieur ,
terim , qui ſe trouvoit à cet inſtant dans
e, a pris la parole , & affirmé que d'après
Erifications qu'il avoit faites relativement
at des ſubſiſtances dans Paris , les boulanz
toient pourvus de farine pour dix ou dounau
moins ; qu'il eft réſulté de ſes conférenvec
le comité des ſubſiſtances de la vi lle,
a la Convention conſentoit à mettre à la
fition de la municipalité ſept millions pour
er des grains , il feroit poſſible d'aſſurer la
tance de Paris juſqu'après les récoltes .
a Convention a décrété que la tréſoreriena-
N
1
dés à titre d'avance , par le décret du 7 février ,
pour les ſubſiſtances ; & de plus , quatre millions
à titre de nouvelle avance ſur une contribution
de pareille ſomme , qui fera impoſée ca
ſous additione's aux rôles de 1793 ,
Barbaroux a demandé & obtenu pour Marſeille
un ſecours de 2,200,000 liv. applicable
pareillement aux ſubſiſtances.
La ſéance s'eſt terminée par un très-long difcours
de Carra , où il a propoſé de décréter l'étabiſſement
d'une commiſſion qui ſeroit la recherche
de toutes les fortunes de financiers , intendans
, tréſoriers receveurs , banquiers , &c. à
compter de 1740 .
,
Du mardı , 19 février.
Un étranger peut-il être puni en France pour
des crimes commis hors du territoire de la République.
Telle eſt la queſtion qui s'eſt préſentée
aujourd'hui a la déciſion de l'Aſſemblée. Un étranger
, domicilié depuis dix-huit mois en France ,
a été accuſé devant le tribunal criminel de ſon
domicile , d'avoir commis un vol en pays étranger.
Le tribunal n'a pas cru que la loi l'auroriſât àjuger
ce délit ; il a confulté la Convention .
- Le comité de légiflation, ſaiſi du rapport de
cette affaire, propoſoit de déclarer que les délits,
contre le droit général des nations , commis dans
le territoire d'une fouveraineté étrangère , ſoit par
un étranger , foit par un françois , qui ſe font rendus
en France , doivent être pourluivis devant les
tribunaux françois. Mais cette propofition , con
traire au rincipe du droit fondamental de punir ,
ne peut pas être
LaConvention a
lieu à délibérer
Brunel ( c'eſt le
liberté.
Boyer-Fonfre
afait un rappor
vires des étatsnos
colonies. I
des déſaſtres de
1756; l'expéric
la guerre de 17
desnavires neu
laifaen proiea
en1780 ,juf
avec les vaiſſea
llesdoiventave
c'eſt le voeu d
avec eux par u
denosconvena
beſoinsfollici
mens au-delà
Aprèsavo
enfaveurdes
convenances
«Il
importe
défendues f
Partout,
contrelesroi
de
couleur I
a
valuà la
Mais
pour
kaiffez-lesd
as être puni par les loix de cette fociéré.
ntion a donc décrété qu'il n'y avoit pas
bérer fur le projet du comité , & que
Teſt le nom du coupable ) ſcra remis en
Fonfrede , au nom du comité colonial ,
rapport ſur la néceſſité d'ouvrir aux naétats-
unis de l'Amérique , les ports de
nies. Il a rappellé le ſouvenir falutaire
tros des guerres maritimes de 1744 &
expérience des deux premières années de
= de 1778 , pendant leſquelics l'admiffion
es neutres prohibée dans les colonies , les
proie à la famine. Les ports furent ouverts
,juſques à la paix , & l'abondance reparut
vaiſſeaux de la nouvelle Angleterre. Nos
ent avoir des rapports avec les Etats-Unis ,
voeu de la nature : nous devons être liés
x par un traité de commerce , c'eſt le ven
onvenances & de nos principes. Les mêmes
follicitent la même loi pour nos établiſſe-
1-delà du Cap de Bonne-Efpérance .
es avoir fait parler lajuſtice & l'humanité
eur des colons , le rapporteur a invoqué les
ances de l'intérêt & celles de la politique .
porte , a- t- il dit , que les colonies foient
ues par les cultivateurs qui les habitent.
but , c'eſt avec le peuple qu'il faut lutter
lesrois. Le décrer, qui a reſtitué aux citoyens
leur leurs droits trop long-tems méconnus ,
à la liberté trente mille bras invincibles.
pour rendre ces colons vraiment citoyens,
--les doncjouir de tous les droits accordés a
N6
des colonies , qui dit : qu elles ne manqueront jamais
de capituler devant des vaiſſeaux qui leur apporteront
des barils de farine , au lieu de leur envoyer
des boulets de canon.
1
En terinioant ſon rapport , Boyer-Fonfrede a
offert la brillante perſpective de l'afranchiffement
de toutes les co'onies européannes , effet inévitable
des ſuccès qui nous attendent. Il a montré
en Afie les indiens impatiens du joug & des tributs
qui leur font impoſés par d'avides commerçans;
au Pérou, des mines preſque épuiſées , un peuple
qui bénit la mémoire de Lafcafas , & qui accufe
Encore celle du féroce Piſarre ; à la Louifiante
des colons , impatiens du joug eſpagnol , quin'ont
point oublié qu'ils ont été françois , & qui brûlent
du defir de le redevenir. Ils eſpèrent que la France
ouvrira un jour les bouches du Miffiffipi , comme
elle a ouvert celles de l'Eſcaut.
Ce rapport plein d'intérêt & de vérité , étoit
fuivi d'un projet de décret que la Convention a
adopté dans les termes ſuivans :
Art . Ier . La Convention nationale décrète que
tous les ports des colonies françaiſes ſont ouverts
aux Etats-Unis d'Amérique.
,
II. Toutes les denrées exportées ou importées
par les vaiffeaux Américains ne paieront à leur
fortie ou à leur entrée dans les colonies ou en
France , que les mêmes drots perçus ſut celles
que portent les bâtimens Français.
commerçan
à celle qui
commerçans
de
bienveill
Un mem
les ports de
ſeaux franç
avec
raifon
à rentrer da
Toulon , fi
pourroient
parer. La C
de la guer
les
retours
L'ordre
projetdu co
compenfes
d'accorder
60
livres a
III. Le conſeil exécutif eft autoriſé à prendre
toutes les mesures convenables pour que let
Etats avec lesquels la République eft en guerre ,
ne puiffent profiter des avantages accordés à
une puiflance amie,
pourdeux
Pour
quatre
bleaux vo
dernière&
premierav
Dubois
jetdedéc
fions
milit
que le con
la
approu
des
biens
derapas
mée
n'ex
coûtot
, pom
,
erçans une réduction des droits ſemblables,
e qui eft accordée par la préſente loi aux
erçans Américains, & pout refferrer les liens
enveillance qui uniſſent les deux nations.
membre a enfuite propoſé d'ouvrir tous
its de France pendant la guerre , aux vaiffrançais
venant de l'Inde. Il a obſervé
raifon , que ſi ces vaiſſeaux étoient aſſujettis
crer dans les deux ports de l'Orient & de
on , fixés par une loi de 1790 , les ennemis
Dient croiſer ſur leur route , & s'en em- .
La Convention a ſuſpendu , pour le tems
guerre , la loi des ports déterminés pour
cours de l'Inde .
rdre du jour appelloit la diſcuſſion ſur le
du comité de la guerre , relatif aux réenfes
militaires . Le rapporteur a propoſé
Erder à titre d'indemnité, aux volontaires ,
vres après la première campagne ; 150 liv.
deux ; 300 liv. pour trois ; & soo livres
quatre campagnes. Cet article ſera applicaax
volontaires qui ont ſervi la campagne
ere & qui rejoindront le is drapeaux avant le
Fer avril . Décrété.
bois de Crancé a repréſenté l'article du prodécret
qui autoriſe la converfion des penmilitaires
en biens nationnaux. Il a dit
comité après en avor de nouveau délibéré
prouvé à l'unanimité . En effet , la valeur
iens à employer à cette converfion n'excépas
400 millions. Mais , à la paix , l'arn'excédera
pas 100 mille hommes. Elle
Dit 130 millons , elle n'en coûtera que 60 .
ン
fait un fond de quatorze cent millions ; on peut
donc , fans affoiblir l'hypothèque des affignats ,
afligner 400 millions à P'uſage que le comité propote.
Nous donnerons ce décret lorſqu'il aura été
rédigé.
Une lettre des commiffaires dans la Belgique ,
à la Convention nationale , lui annonce qu'ils ont
ms en état de requifition permanenté les gardes
nationales des départemens de l'Aifne , des Ardennes
, duNord& du Pas-de- Calais , afin qu'ils
puiffent ſe porter fans retard dans la Belgique ,
s'il s'y élevoit des troubles pendant l'abſence de
l'armée qui entre en Hollande.
LaConve tion a approuvé l'arrêté de ſes commiffaires
& elle a décrété que toutes les troupes
foldées & fédérées qui ſe trouvent dans Paris &
aux environs , ſont à la difpofition du conſeil
exécutif.
munes de Lille
fert plus particu
Ona fait lec
blées
primaires
citoyensaétéun
&
l'émiffion de
univerſelle.
nérale & diplom
Le
miniſtre
compte de l'éta
préſenté à la
qui , à ſes côt
taille de
Jemap
fauver un gra
Beurnonville
point le
fang
rablesqu'ilpor
avec
orgueil q
de fonpays.
foldat, &l'A
&en
aplaudi
ſeule
récomp
dignede fon
On ſe
rapp
Convention
fi
fimple&
ſavoir lire ,
eu la
parole
planſe
réduit
vérité, de lic
de la
payer
ſe
porte, fe
l'actif de la
tion
générale
La féance s'en terminée par la diſcuſſion &
l'adoption d'un nouveau projet de décrét fur le
mode de recrutement.
Du mercredi , 27 février.
La Convention s'eſt occupée dans cette féance,
des ſecours à accorder aux citoyens qui ont ſouffert,
& à ceux qui pourroient fouffrir encore
de linvaſion des ennemis; elle a déterminé les
formalités à obſerver pour l'évaluation des dommages.
Les cinq milions mis en dernier lieu à
la diſpoſition du miniſtre de l'intérieur , feront
ſpécialement deſtinés aux fermiers cultivateuts &
aux citoyens les plus indigens qui ont éprouvé
des pertes. Il ſera fait un fonds de cinq mil
de Lille , Vircey , & autres qui ont fouf
s particulièrement.
fait lecturedes procès-verbaux des aſſem
rimaires de Bruxelles . Le voeu de tous les
s a été unanime pour la réunion à la France,
ifſſion de ce voeu a été le ſignal d'une joie
elle.- Renvoyé au comité de défenſe gé-
*diplomatique.
miniſtre de la guerre eſt venu rendre
de l'état du ſiège de Maeſtricht. Il a
é à la Convention le brave Labreteche ,
ſes côtés , a reçu 41 bleſſures à la bae
Jemappe , où il a eu le bonheur de
un grand nombre de ſes frères , &
nville lui-même. Labreteche ne regrette
e ſang qu'il a verſé ; les marques honou'il
portera toute ſa vie ,lui rappelleront
gueil qu'il ne fut pas inutile à la liberté
pays. Telles ont été les expreſſions de ce
& l'Aſſemblée en recevant dans ſon ſein
aplaudifiant à ſa valeur , lui a décerné la
écompenſe qu'il ambitionnat & la ſeule
de fon grand coeur.
Te rappelle que Chabot avoit annoncé à la
ntion un projet de reſtauration des finances,
le & fi clair, diſoit-il , qu'il ſuffiroit de
lire , pour le concevoir. Aujourd'hui il a
arole pour le ſoumettre à l'Aflemblée. Son
réduit a la propofftion , très-ſimple à la
de liquider la totalité de la dette , &
payer en quittances de finances . Cette dette
te , ſelen ſes calculs , à 8 milliards , &
de la nation à neuf milliards . La liquidaénérale
affranchiroit la France de 340 mil
(
les intérêts de nos dettes. A ce projet , Chabot
ajoint celui de refondre toute la monnoie. La
Convention en a ordonné l'impreſſion.
:
Du Jeudi , 28 février.
Parmi les divers dons patriotiques , dont la
Convention a reçu l'hommage , à l'ouverture de
cette féance , on doir diftinguer celui des ouvriers
tailleurs de pierre , employés à la conftruction
de la nouvelle falle. Ils font venus offrit
pour les frais de la guerre, la gratification qu'ils
avoient reçue des commiſſaires inſpecteurs.
On fait lecture d'une lettre du miniftre de la
guerre , fur la priſe de Breda.
Des députés de la commune de Verſailles ont
annoncé à la Convention qu'ils ont trouvé ,
dans un cabinet des appartemens ſecrets du roi,
trois nouveaux livres rouges. La nation apprendra,
ont-ils dit , ce que coûtoient & les courtifannes
des princes , & les confidens , & les minifires
de leurs débauches ; elle ſaura combien
de millons ont été pris dans ſes coffres & verſés
dans ceux de l'Autriche..... La Convention a
décrété que les livres ſeroient apportés au bureau ,
cottés & paraphés par les ſecrétaires , & envoyés
aux archives , pour être de ſuite livrés à l'impreffion.
>
1. Un membre a propoſé deux articles additionnels
à la loi fur les paſſeports dont voici les difpoſitions
principales :
La Convention nationale décrète que tous les
citoyens abſens de leur domicile , non munis de
palle-ports poſtérieurs au mois d'août dernier ,
des
tribunaux ,
foit à la munici
dulieu où ils
dre leurs figna
ages, profeflie
tion feraemi
tiendra lieu , p
furance pour
La féance
complément d
longs débats ,
!
Par
Depuis que
Vement : or
ſubſiſtances
langers ont
fuffire ; mai
renſeigneme
rances
ne n
ter es.
Lun
riffement du
delle,ont
fontrépand
seux où il
• elles ont b
font porté
leurcapri
épuiſéles
des
propr
verrales
■ municipalité , ſoit au comité de la ſection
où ils se trouveront , pour y faire prenrs
fignalemens & y déclarer leurs noms ,
profeſſions & demeures. Cette céclaraa
remiſe par extrait au déclarant , & lui
lieu , pour cette fois , de paſſeport & d'afpour
ſa liberté individuelle.
Téance s'eſt terminée par la lecture du
ément de la loi ſur les émigrés . Après de
débats , un ſeul article a été décrété.
Paris , le 27 février 1793. :
puis quelques jours tout annonçoit un mout
: on eft enfin parvenu à l'exciter. Les
tances ont été le premier prétexte. Les bours
ont été aflaillis; ils ont eu peine à y
; mais enfin , comme , d'après tous les
igremens & tous les rapports , les fubfif-
Es ne manquoient pas , on a changé de bat-
5. Lundi , 25 , les accaparemens , le renchément
du ſucre, du café , du ſavon, de la chan-
=, ont été le mot d'ordre . Des femmes ſe
répandues dans tous les quatiers , fur-tout dans
= où il y a le plus de magaſins d'épiceries ;
= ont bientôt formé des attroupemens qui ſe
- portés chez les épiciers , & ont taxé ſelon
caprice toutes les marchandiſes , & en ont
iſé les magaſins. Ce pillage & cette violation
propriétés ont duré juſqu'au foir. On en
ra les principales ciconſtances dans les opé
& du procureur de la Commune , en ordonne
l'affiche , l'impreffion & l'envoi aux 48 sections .
Pluſieurs fectious font venues témoigner leu s
iuquiétudes fur les ſubſiſtances . Sur la dénonciation
faite que l'on avoit va fortir de Paris,
pendant la nuit der ière , une voiture chargée de
pans ; le conſeil a arrêté que les ſections feroient
invitées a nommer des commiffaites pour, dès
cet intant , s'affu er de la quantité de farinesqui
ſe trouvent chez les boulangers de leurs arrondisiemens
reſpectifs , furveiller la dittribution du pain,
qus ne pourra ſe faire avant le jour , & empêcher
qu'il n'en ſoit chargé de voitures pour fortit de
Paris.
Ordre du Commandant général.
2
Le commandant général obſerve que tous les
mauvais citoyens , protégés par Lafayette , font
actuellement à Paris en congé , il y a lieu de
craindre qu'ils n'excitent quelques mouvemens.
Ces meſſieurs n'aiment point la tranquillité dont
nousjouiffons: ils ſontaccoutumés de faire croire
aux factions & aux émeutes. Malheureuſement ,
en ce moment , les chemins retardent l'arrivée
des ſubſiſtances , ce qui prête à troubler l'ordre;
mais la furveillance ordinaire des bons citoyens ,
déjouera ces ma vveeiillllaannss , en invitant ceux de
nos concitoyens qui ſouffrent , à prendre un peu
de patience , la claſſe infortunée des hommes
étant celle dont la Convention s'occupe , &va
s'occuper encore plus particulièrement.
Hier on a arrêté . rue du Jour , dans l'hôtel
↓
nale,payée par
factions , faifoit
les princes , &
toyens; cet hom
une fous- lieuter
ils'eft fait pat i
major- général à
en forteque les
quiles ſervoit.
& écrivain pour
facrésde laBaf
Louis , puis ge
puis dépoſant d
capitaine par L
nombre d'autre
avis , afin qu
garde, ces h
Paris. SANTER
Les troubl
dansParis ,
feil
général
deux
heures
Le
comm
mune
vient
fins des épi
des
mefures
conſeilfait
général l'or
force arme
difperfer &
Par Lafayette , falloit croire aux
,
faifoit au nom du peuple , demander
5 , & calomnioit les plus chauds ciet
homme , abbé , a eu pour récompenſo
lieutenance accordée par Lajard , puis
patriote ; il a été nommé à l'armée
néral à Bruxelles , & chargé des plans ,
que les Autrichiens avoient là un homme
Ervoit. Le ſcélerat Lareynie , aufli abbé
n pour Lafayette, ayant volé les vaſes
laBaſtille , puis fait chevalier de Saintpuis
gouverneur du Louvre par lareine ,
ofant dans l'affaire du 20 juin , puis fait
par Lajard , eſt auſſi à Paris , & un
d'autres ſemblables. Je dois donner cet
in que les bons citoyens ſoient ſur leur
ces hommes-là étant de la trempe de
ANTERRE .
Du 25 février.
roubles qui s'étoient manifeſtés le matin
ris , ont provoqué la convocation du connéral
de la commune. Il s'eſt réuni vers .
zures après midi.
ommandant de garde à la maifon comvient
annoncer qu'on le porte aux magas'
épiciers , & invite le conſeil à prendre
fures pour le maintien des propriétés . Le
- fait fur-le-champ paffer au commandant
I l'ordre de faire marcher à l'inſtant la
armée vers les raſſemblemens , pour les
er & rappeller aux bons citoyens le ferLe
maire ſe rend au conſeil , & lui rend
compte de la conduite qu'il a tenue pendant la
journée. Les mouvemens qui ſe ſont manifeſtés ,
a-t-il dit , étoient évidemment dirigés par les
inftigations contre - révolutionnaires.
'Il donne lecture du décret par lequel la Conventionnationale
autoriſe la municipalité à prendre
toutes les meſures néceſſaires pour rétablir l'ordre ,
même à faire battre la générale. Le commandant
annonce que le rappel qui ſe bat depuis quelque
tems fait déjà beaucoup d'effet ;en conféquencel'on
furſeoit à l'ordre de battre la générale.
Un adjudant de la ſection des Droits de
l'homme vient déclaret que le rappel à été battu
inutilement , & que les citoyens ne ſe rendentpas
à leurs poſtes. Il demande de la force pour maintenir
la fûreté des perſonnes & des propriétés ..
Quatre officiers municipaux partent à la tête de
deux fortes patrouilles.
Vingt quatre commiſſaires font nommés pour
ſe rendre dans les 48 Sections , & fe concerter
avec les aſſemblées générales ſur les moyens de
ramener l'ordre & la tranquillité.
Les adminiſtrateurs au département de police
écriventau conſeil qu'ils ont donné ordre d'éclairer
les maiſons pendant la nuit , pour que le trouble,
ne s'accroiffe pas à la faveur de l'obſcurité.
Le conſeil arrêtequ'il reſtera en ſéance permanente
juſqu'à ce que la tranquillité ſoit rétablic.
On forme la liſte de ceux qui ſe ſont rendus à
leur poſte,
Le citoyen Baffet , graveur , députéde laSec-
د
Un commit
annonce ,que
leurs facture
plusde moitié
Le préſiden
inftruit ces de
confcil pour re
Un officier
répandus dans
peuple ,& l'e
les
chande'ien
chez tous les r
L'on
amer
arrêtées. Le c
police ,& arr
enverront à
arrêtés.
Garin, ad
ce le
décret
accorde
une
lepainne m
faitla
difett
pluſieurs fen
de
famille ,
livresde pa
livres. Ilinv
fans
leſque
que les ful
les
boulang
l'ordinaire
que dela
mmitfaire de la Section du Contrat ſocial
que les épiciers de fon quartier , d'après
tures , font forcés de délivrer le ſucre à
noitié perte. ( Les tribunes : Tant mieux.)
fident rappelle les tr bunes a l'ordre , &
ces députations des meſures prifes par le
our rétablir l'ordre.
ficier de paix annonce que des agitateurs ,
- dans diversqua tier de Paris , excitent le
& l'engagent à aller chez les épiciers &
de'iers . Ils ſe propoſent d'aller demain
s les marchands fans diſtinction .
amene pluſieurs perſonnes qui ont été
Le conſeilles renvoie au département de
& arrête que les commiſſaires de police
at à ce département tous ceux qui ſe oient
■, adminiſtrateurdes ſubſiſt ances , annon-
Ecret , par lequel la Convention nationale
une avance de y millions. Il affure que
ne manquera pas ; que c'eſt la crainte qui
liſette ; qu'il a vu , en parcourant Paris
5 femmes qui ne font ni mariées , ni meres
Ile , qui peuvent à peine conſommer deux
pain , chargées de fix pains de quatre
I invite les citoyens à l'ordre & à la paix ,
quels il n'y a point d'abondance . Il jure
ſubſiſtances ne manqueront pas ; que
angers ont cuit deux tiers de plus qu'à
ire ; que cette augmentation ne provient
la crainte de manquer de pain , crainte
Cuvillier , l'un des commiſſaires envoyés dans
les ſections , ed compte de ſa miſſion , & annonce
que dans la Section des Gravilliers , il a vu
Jacques Roux , prêtre , & imembre du conſeil ,
occupé àjuſtifier la conduite de ceux qui s'étoient
attroupes pour ſe faire délivrer les marchandiſes
qu'ils avoient arbitrairement taxées.
gation de
négligence & de
tancesqu'ilsaura
les mêmemembr
vention
national
qu'ont
reſſentie
de
Bonconfeil,
jour,
l'inviter
rigoureuſes pou
a
compromis I'
tandis qu'ils a
autorité à fair
propriécés. >>
Des
députés
préſentés auCo
la
négligence
lordte public ,
heures du foir ,
Paris
ſavaient
lans
devaient
,
fur & vio'er lespro
Jacques Roux qui venoit d'arriver au conſeil ,
monte à la tribune , & dit qu'il a toujours
profeſſe les vrais principes , & que , dût-il être
appelé le Marat du conseilgénéral , il n'en départirajamais.
Un membre demande que Jacques Roux ſoit
tenude ſigner la déclaration qu'il vientde faire.
Un autre l'interpelle de déclarer fourquoi il
n'était pas à ſon poſte dans les momens de danger,
( Il s'élevedu tumulte. ) Les circonstances ne
permettant pas s'occuper de perſonnalités ,
le confeil général a padé à l'ordre du jour
tout ce qui concernoit Jacques Roux.
de
La plupart des commiſſaires envoyés dans les
Sections , de retour au conſeil , rendent compte
de eur miffion .
* Partout les réſultats font les mêmes , partout
ondemande une loi févere contre les accapareurs .
Une députation de la Section de Bonconfeil ,
communique un arrêté de l'aſſemblée de cette
Section conçu en cstermes :
Le
Confeil
actions
comm
pour
rétablirle
ter de ſa
follic
wa
quillité
put
Surla
prop
joint
qautrede
La
fectiou
par
l'organe d
qu'éprouvent
mensde
cette
homme
une d
la
Conventio
diminutiondu
Ν
..
« L'affemblée , pénétrée de la plus vive douleur
des événemens qui ont eu lieu dans la journée ,
arrête à l'unanimité que des membres choiſis dans
ſonteinſe retireront pardevers la municipalité &
le
2
ce & de leur apathie dans des circonf-
'ils auraient dû prévoir & prévenir ; que
membres ſe retireront pardevers la Con
nationale , pour l'info mer de la douleur
effentie tous les citoyens de la Section
onfeil , des malheureux événemens de ce
nviter à prendre les meſures les plus
Ces pour punir ceux dont la négligence
omis l'honneur des citoyens de Paris
u'ils auroient dû employer toute leur
à faire reſpecter les perſonnes & les
éputés de la ſection des Piques ſe ſont
5 au Confeil , pour demander compte de
gence qu'il a apportée au maintien de
public , en n'envoyant un ordre qu'à 7
u foir , tandis que tous les habitans de
vaient , dès hier foir que les malvei!-
aient , ce matin , troubler la tranquillité
les propriétés.
,
onſeil général donne aux députés de ces
communication des arrêtés qu'il a pris
ablir le calme , & les invite à ne pas dou-
Ca follicitude pour le rétabliſſement de la
Hité publique.
a propoſition du maire , le conſeil a adautre
de ſes menbres au comité de police .
ectiou des Droits de l'Homme tém igne ,
gane de fes commiſſaiſaires , la douleur
vent tous les bons citoyens des événe-
= cette journée, &demande que le conſeil
une députation pour ſe rendre demain à
vention nationale , pour lui demander la
cion des denrées de premiere néceſſité , &
28 Février. Ο
bleamiede laLiberté &de l'Egalité.
Le conſeil répond qu'il s'empreſſera de ſe réunir
aux ſections , affi- ôt que le veru de la majorité
lui ſera conuu.
Leconſeilgénéral a arrêté la proclamation fur
Vante :
CITOYENS ,
ز
Votre calme a déjoué tous les projets des malveillans
; votre conduite précédente a confondu
toutes les calomnies que les agitateurs ont répandues
dans les départemens. Par quelle fatalité
cédez-vous maintenant à des inſtigations perfiles?
Ne croyez- vous pas que les royalistes , défcfpérés
de la fiere attitude que vous gardicz , ont
cú affez d'adreſſe pour vous la faire perdr
n'en doutez pas , Citoyens , ce font vos plus
mortels ennemis qui vous égarent aujourd'hui
ils vous alarment ſur vos fubfifances , quand
vous avez la cestitude de n'en point manquer.
Pour faire ceſſer la cherté des objets de votre
consommation , ils vous conſeillent des actes
arbitraires ; ils ſavent , les perfides , que leplus
sûr meyen d'amener la difette , eſt d'empêcher
la libertédu commerce & la libre circulation des
denrées. Se peut-il , Citoyens , que vous soyez
tombés dans un piège auſſi groflier ? Réfléchiffez
aux circonstances oùnous ſommes ; c'eſt à l'approche
d'une campagne, orſque toutes les frontières
de la République font menacées d'une
nouvelle invaſion , lorſque tous les amis de la
liberté ne devroient avoir qu'une ſcule détermination
, celle de voler à l'ennemi ; c'eſt lorſqu'il
s'agit du ſalut de la République , que vous
rallicz vous pou
propriétés ; fo
Patris; ne les
ches inconfide
frais d'une rév
facrifices , &
ne
détruiſez p
Aminuit ,
repaire , inform
confidérable n
rue Saint-Jacq
Léc.
Renvoye
Une
demidepuis
8heure
alé pour org
hit
annoncer
Sur la fec
particuliers
de deuxpaire
fous danisfa
Environ
lesquelles fe
devent
titré
tocrates ,
diſt:
ibuoit
Lecalm
Léance pere
wés ; fongez au danger qui menace la
ne les argmentez pas par des démarconfidérées
, qui vous feroient perdie le
Pune révolution qui vous a coûté tant de
es , & qui fera votre bonheur , ſi vous
ruiſez pas vous-mêmes votre ouvrage.
minuit , le comité de la fction de Beau-
= , informe le conſeil qu'un rafiemblement
Frable menace la boutique d'un épicier ,
aint-Jacques ; il demande de la force ar-
Renvoyé au commandant général.
edemi-heure, après , Santerre , de retour
= 8 heures du ſoir de Verſailles , où il étoit
our organiser un efcadion de cavalerie ,
nnoncer que cet attroupement eſt difſipé.
= la ſection de Marseille on a faifi pluſieurs
uliers fans carte , un entre autres , chargé
ux pains de ſucre , & qui n'avoit que 20
dans fa poche.
vion 40 perſonnes ont été arrêtées , parmi
elles ſe trouvent , dit - on , des hommes ciat
titrés , des abbés , des domeſt ques d'ariftes
, une jadis comteffe déguiſée , qui
buoit des affignats , &c.
= calme étant rétabli , le conſeil ſuſpend fa
e permanente.
2
*
Armée de la Belgique et de la Hollante..
Lettre dugénéral Miranda au ministre de la guerre.
3.
Au quartier-général d'Hoctin , le 25 février.
L'inveſtiſſement de Maeſtrich étant fait,
felon les ordres que j'ai reçus , par un corps de
troupes de 12,000 hommes fur larive gauche ,
& de 6,000 hommes fur la rive droite , nous
avons procédé à la formation des ouvrages &
batteries néceſſaires pour le bombardement. Tout
a été heureuſement terminé le 23 , fur la hauteur
de Kouwemberg , à 400 toiſes de chemin
couvert de la place ,, & feulement avec la pe te
de trois hommes tués , malgré le feu conftant
de la place fur nos travaux .
dont
ce Nos batteries étant pêtes pour commencer
le feu hier à midi , j'envoyai les ſommations cijointes
au commandant-général & aux membres
de la magiftrature de Maeſtricht . La réponſe du
prince de H He , gouverneur de la place ,
copie ci -jointe , fat un refus , me faiſant dire
verbalement par le colonel Ornandin , qu'l trouvoit
étrange lad te fommation, puiſqu'il ne favoit
pas que la nation holandoiſe eût déclaré la
guerre à la France , & que fi je lui permettois ,
il enverroit un cou ier àleurs hautes-puiffances ,
pour demander des inſtructions à cet égard.
<<Notre feu commença dans lanuit, ſecondé par
une autre batterie de mortiers , conſtruite devant
Wick ; & bientôt après l'incendi: ſe manifeſta
dansja ville. Les ennemis parvinrent à l'éteindres
ment,
L'ennem
forties d'euv
du côté de
Pierre, Nos
avec perte
aucun homr
Je m'en
Pour exécur
je fuis char
f'ai eu tho
nos dépêch
Lettre de
dans l
Conver
le 26 f
Lege
del'impor
point dan
vous en i
Difcour
dent
fevrie
Je vi
la nouve
Bréda.
gurele
du fuce
Tennemi a fait pendant l'inveſtiſſementdeur
d'euviron 1200 hommes chacune , l'une
é de Wick , l'autre par la porte de Saint-
Nos troupes les ontrepouſſés facilement ,
deleur nous n'avons eu
part,
28
perte
homme de rué .
Je m'emprefle de terminer cette opération
exécuter les autres p'us eſſentielles , dont
s chargé par le général Dumourier , comme
u l'honneur de vous le communiquer pat
dépêches antérieures. >>
« Signé , MIRANDA.
re des commiſſaires de la Convention
ans la Belgique , au préfident de la
Convention nationale, datée de Bruxelles
26 février.
Le général Dumourier nous annonce lapriſe
importante villede Bréda. Nous n'entrerons
at dans les détails. La dépêche du général
sen inſtruira plus amplement. >>>
cours du ministre de la guerre au prépdent
de la Convention nationale , le 28
fevrier.
Je viens annon era la Convention nationale
nouvelle & ke detai's de la priſe importante de
Eda . Cette conquête qui eſt pour nous l'aure
le plus heureux & le garant le plus certain
ſuccès de nos armes , eit due aux ſavantes
Ο 3
!
mourier,& à la valeur incroyabledes troupes qu'il
commande , que ſon génie enflamme , & qu'une
confiance entière en lui rend invincibles.
« L'expédition faite par l'aîle droite del'armée
de Dumourier , a été conduite par le général
d'Arçon. Il a déployé dans l'attaque & le
fiegede cette place; ſes connoiſſances ſupérieures ,
cette activité infatigable qui l'auroit jadis conduit
à l'immortalité, ſi à ce te époque , ſon génie
n'eût été arrêté par la jaloufic des chefs sous
leſquels il commandoit Gibraltar. Aujourd'hui ,
que, libre de ces entraves honteuſes , & qu'il
ſert à la fois la cauſe de la liberté & ſon amour
pour la gloie , il va développer ſes grands ta-
Iens. Il ſera un des plus fermes ſoutiens de
Dumourier , dans l'entrepriſe mémorableque ſon
audace lui faittenter.
<<Bréda eſt ſoumis ; une garniſon françaiſe
yeſt établic. Le comité des Bataves libres y eſt
formé , & c'eſt de cette ville que vont fortir les
premiers principes de la liberté hollandaife.
Kalunderth & Williamſtart , dans lequel il exiſte
à- peu prèt 200 pièces de canons , étoient en
fen , & font. fas doute pris en ce moment.
A
eft
*Berg- op-Zom , Tholem , Steebergem ſont
inveſtis &boqués hermétiquement. Gertuydemberg
Cattaqué: le commodore Moulton a ordre
d'allerbrû er l'eſcadre hollandoife , ſous le fort
deBatz. Enfin , tous les points de la Flandre
hollandoife , pressés& envahis de toutes part ,
vont bientôt nous livrer paffage vers les plus
Leparti orangifte
conſterne, tremble. Le parti patriote s'éleve
chaque jour & nous appelle. J'aurai fans doute ,
Lous peu dejours , à vous informer de tant de
pand par-tout. L
Saincre tous les ob
peuvent lui oppofe
porte,alimentent n
noyabledénument
•Nous trouvon
dans le paysque ne
nous afourniplus
qui apportera de
kberré.
Je
m'empreff
les
defleis
brillan
porte dans les effo
it
beſoins de les
qui me
bûloit
Mesregrets de n
plus partager fes
perent que par l'
enloldat
orſque
pour
prendre relu
tends pour réo
libe té
d'aller e
«Je
voudrois
la
Convention n
fone
diltingués
meſure qu'ils vi
Jiquic
colonel
Woſte
Devaux , du
lieutenont colo
bile
capitaine
qui
m'aient éte
«La
capitul
Cetteplace a
général
Mara
-tout. La bravoure du foldat Il fait
s les obſtacles que la nature ou l'art
- oppofer , & les victoires qu'il rementent
notre armée & fuppléent à l'in
nument dans lequel elle ſe trouve.
trouvons les plus grandes reſſources
sque n
nos armes foumettent ; déja on
arni plus de 100 milles florins , & c'eſt
Itera de l'argent aux défenſeurs de la
S
empreſſe de mon côté pour ſeconder
5 brillans du général Dumousier. J'aples
efforts que je fais pour ſubvenir
es de les troupes , labûlante activ té
ûloit à la tête de ma famille armée.
es de n'être plus auprès-d'elle , de ne
ger ſes dangers & fa gloine , ne ſe tem-
= par l'eſpoir de la fervir ici. J'ai obéi
Forſque j'ai quitté le oſte où j'étois
Ere celui où vous m'avez placé. Je d'atr
récompenſe de mes travaux , que la
lerde reprendre bientôt.
pudrois pouvoir mett e ſous les yeux de
ation natio ale les noms de ceux qui ſe
agués ; & je remplirai ce devoir , à
'ils viendront a ma conno ffence .
uic , caux du général d'Arçon , du
V ſte man , de l'aide de camp Polippe
du colonel d'artillerie laBayette , du
t colonel de la Mart niere , du très-haaine
de génie Sénarmons , ſont les ſeuls
Ent été tranfmis.
capitulation de Breda a été ſignée le 24.
de a été annexée au command ment da
Maraflé ; & le citoyen Cuſter y a été
ب
fon de deux batillons.
Al'inſtant , je reçois la nouvelleque d'Harville
a dépoſté les troupes de Beaulieu du poſte
delaRoche , après une fufillade terrible.
Biton me mande , qu'il apprend indirecte
ment la priſe de Cagliary en Sardaigne. Cependant
cette nouvelle , me dit-il , mérite confirmation,
»
te du miniftre de la
le20
CITOYEN PRE
Parunelettredu ge
Wrencele 14 de ce mo
Lettre du général de divifion Alexis laial, qui defiroir
tre du gerdatée du quartier général de
:
Merehem devantMaestricht, le 24février.
Me Depois une partie de l'armée ee à-peu- près huit jours que
duR
eim, atrouvé le n
ane
expédition. Ell
onqueles
ennemisy j'ai paffe la occupentGinsheim
pour inve ſtis la partie de Maestricht qui eft à la
droite de cette rivière , je me ſuis occupé de
Mis
Padreſſe & la fup
onniers
l'ont
b'entor
cu
pouvoit devoir
publiques
fat
ment hollandois les différentes
caifles publiques , qui s'étoient
du très-petit pays de Fanquemont que j'occupe, Leatredégarnie & I
pourles impofitions perçues juſques a notre arrirdesredoutes vis
vée ſur ce territoire , époque à laquelle elles doi
vent y ceffer aux termes du décret de la Cou
ventiondu 15 décembre. Je compte que cela ira
à plus de 60,000 livres , que j'espère fous huit
jours faire rentier en entier. J'en ai déjà fait
payer pour 14,000 en numéraire , qui ont
conferver le
débo
Detteile
maſquoit e
Das
plufieurscan
Ton
, nos
troupe
cet
événeme été antage
;
dès aujourd'hui ces tributs de la fervitude fer- veríées dans la caifle du payeur de l'armee ,&
fupérioritéde
vent à payer la contribution des retranchem.ns &
des batteries , à l'aide deſquels nous allons fou
droyer les defpotes de Ma ftricht.
pour
être
communi
Nos
redoutes , ain
Tembouchuredu
L'abre de la libertéa été plante , ilya
Importantefter
jours , à Fanquemont , & les deux nationsrell Comeexpédition c
nies one crit : vive la République.
nistre de la guerre , datée de Paris
le 20 février.
YEN PRÉSIDENT,
lettre du général Cuſtines , datée de
14 de ce mois , je ſuis informé que
qui défiroit depuis long-teins poul'ie
du Rhin qui ſe trouve vis-à- vis
a trouvé le moment favorable de tenpédition
. Elle a réufli malgré l'oppoapportée.
Les Hellois
troubler
enemisyont
at Ginsheim , ont cherché à
Ginshe
urs par un feu de canon affez ſuivi.
Te & la ſupériorité ordinaire de nos
T'ont bientôt fait ceſſer ; notre artillement
fait taire le feu des chaffeurs
ai s'étoient poſtés dans un clocher.
dégarnie & le général Cuſtines a fait
redoutes vis-à-vis chaque extrémité ,
Tver le débouché du Schwaltzback ,
maſquoit entierement.
plufieurs canonades qui ont ſuivi cette
nos troupes ont toujours remporté
cet événement qui démontre de nouériorité
de notre artillerie , m'a paru
cre communiqué à la convention natio-
1
edoutes , ainſi qu'un fort élevé pour
abouchure du Neker , ſont finies , & ce
portant eſt entierement bouché.
expédition ne nous a pas coûté de
i
Armée des Alpes Maritimes.
Lettre deBeurnonville, miniſtre de la guerre,
au président de Convention , dutée de
Paris , le 23 février.
des grenadiers
la tête de lur
combat. L'adju
officier du son
eetrès-grande
des textes enne
rmaqués & a
Je m'eſtur
la
Convertic
baves
compag
conluifant mo
kur
courage ;
Partager leur
Venir par mes
i pourvoir à t
«Un courier que je reçois du général Biroa
général de l'armée d'Italie , m'apporte la nouvelle
d'un avantage important que les troupes de
laRépublique ont remporté , le 14 de ce mois ,
fur un corps de troupes aurrichiennes & piemontoiſes
, fort de 2,000 hommes . Elles s'étoient
raſſemblées à Soſpello , & menaçaient les poſtes
avancés de Nice. Les généraux Brunet &Dagobert
, commandans ſous Biron , & n'ayant avec
cux que 8 à 900 hommes , eurent ordre deprevenirles
ennemis , & de les atraquer eux-mêmes
dans Soſpello. Les diſpoſitions de ces deux généraux
furent faites avec le plus grand talent ,
&curent le plus heureux ſuccès. Elles couvrirent
l'i fériorité du nombre , & la valeur françoife
y ſuppléa. L'attaque a été très-courageufe , & la
défenfe opimâtre. Les ennemis ont été reportes,&
ont eu environ so hommes tués ou b'elles . Nous
leuravons fait en outre 300 priſonniers , parmi
leſquels ſe trouve 1: majo Strafoldo , coufi da
général de ce nom , & plufieus officiers. Nos
troupes ont obſervé un ordre & une difcipline
admirables ; l'artillerie a déployé ſa ſupéro ité
ordinaire , & les chefs de corps , Vicos. Lombard
& Perier , ont merveilleuſement ſecondé
ters Rambault & d'Elpinoy qui , 2
Iur brave colonne , ont m's fin au
'adjudant - major Maury &Bugey ,
some. régiment , ont auſſi montré
rande intrépidité , en courant s'emparer
ennemies avec une valeur qui a été
& applaudie par toute l'armée.
eftune heureux d'avoir à t anſmettre
vertion les noms & les ſuccès de ros
ampagnons d'armes. J'ai appris en les
moi-même au combat , ce que pent
ag: ; & je ne me conſole de ne plus
eur gloire , que far l'eſpoir de parmas
efforts & mon infatigable activité ,
à tous leurs beſoins,>>
-. Nacional.
deP..
demi- act..
e d'Eſcompt.
e. Ch.
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9.8.1
- Un grand nombre de nos Souſcripteurs nous ont
témoignéle defir de recevoirdes nouvelles plusfratches
&plus promptes, en divifunt en deux ou trois Li
vraiſons leMercure Hiſtorique &Politique de l'Europe
& de Genève , qui ne paroiſſoit quunefois la
- Semaine. Nous avons fenti combien leur impatience
étoit fondée , dans un moment fur-tout
où la carrière des évènemens va s'aggrandir par
le double intérêt d'une guerre fur terre & fur
mer , & par les grandes diſcuſſions qui vont être
à l'ordre du jour dans la Convention. Mais en
même-tems nous avons conſidéré que nous ne pouvions
remplir le voeu très-légitime de nos Souf
cripteurs ,fans une augmentation confidérable de
frais de notre part , dont la modicité du prix de ce
Journal ne nous auroit pas mis à couvert. Nous
nous sommes déterminés à le réunir au Mercure
François , Hiſtorique , Politique & Littéraire.
Ainfi, àcompter du premier mars prochain, les
Soufcripteurs recevront , chaque jour,
de ce Journal , composé de huit pages in-8°., caractère
pet't romain. Ce fervice fera d'autant plus avantageux pour les Soufcripteurs , que leMercure
François , rédigé dans les mêmes principes , & par
les mêmes auteurs , que celui de Genève , contient
plus de variétés , & au moins le quart de plus de
matière. Nous espérons que nos Soufcripteurs nous
Sauront gré d'une opération , dans laquelle nous
n'avons cédé qu'à laſeule envie de lesfatisfaire.
un numéro
LeMercure est du prix de 36 livres , & de
18 livres pour fix mois. S'adreſſer au citoyen
Guth , Directeur du Bureau , rue des Poitevins.
Lyopn..
Рааупепнеи,ея
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1792,
LettCr.e
COURS DES EFFETS PUBLICS. Février 1793.
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Lundi 11. Mardi 12. Merc. 13. Jeudi 14. Vend. 15. Sam. 16. Ham 360.
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AVIS TRÈS - IMPORTANT.
ON observe que les Rédacieurs n'ont
rien de commun avec l'Abonnement , la difiribution
, &c . Ceft à M. DEUX, feul Dircelet
du Journal , hotel de Thou , race des Poitevs ,
& non à aucun d'eux , qu'ilfaut adreffer tout ce
qui concerne'ces objets ; autrement des lettres
ſouvent importantes pourraient reſter au rebut.
Les perſonnes qui enverront à M. DEUX des
effets fur Paris , pour acquit de leur Abonnement
, voudront bien lesfaire timbrer ; faute de
quoi ils ne feraient pas acquittés. Les lettres,
contenant des Affignats , doivent être chargées
à la Pofte , pour ne pas courir le risque de
segarer.
Le prix de l'abonnement eſt de vingt-cinq liv.
franc de port. Il faut affranchir le port de l'argent &
de la lettre , & joindre à cette derniere le reçu
du Directeur des Poſtes. On ſouſcrit hôtel de
Thou , rue des Poitevins. On s'adreſſera au Geur
DEUX , Directeur de ce Journal . L'abonnemen
ne peut avoir lieu que pour l'année entiere .
1793, 01-02, n. 2, 7-9 (Journal historique et politique) (Google Books)
1793, 02, t. 1, n. 32 (1er février) (Mercure) (Gallica)
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