Titre
Traduction de Catulle. EPIGRAMME. Lugete ô Veneres, Cupidinesque.
Fait partie d'une livraison
Page de début
171
Page de début dans la numérisation
178
Page de fin
172
Page de fin dans la numérisation
179
Incipit
PLeurez, Graces, pleurez Amour !
Texte
Traduction de Catulle,
EPIGRAMME.
Lugere ô Veneres , Cupidinefque.
Perez, vous qui affezpour Galans
Leurez, Graces, pleure Amour!
dans le mande !
Le Moineau de Clymene a terminé fes
jours ,
Il est mort . O difgrace ! ô pertefans feconde
!
Luy que ma Belle aimoit plus que fes
propres yeux ;
Tant il eftoit aimable & gracieux.
Luy qui ne bougeoir d'auprés d'elle ,
Mais quifautelant à l'entour
Par de frequens pi-pis luy témoignoit fon
zele ,
Sçavant à luy faire fa cour,
Il n'eſt plus ; & la mort a ferméla paupiere.
Pij
Extraordinaire
172
Il erre maintenant dans ces lieux tenebreux
,
Où tout eft trifte & tout affreux ,
Et d'où nul ne revient jamais à la lumiere.
O Mort , qui pouffez au Tombeau
Tout ce que la terre a de beau ,
Qu'avec raifon je te detefte!
C'eft toy qui m'as ravy cet Oifeau fi
charmant ;
O coup facheux ! ô coup funefte !
Ofujet d'un cruel tourment !
Pauvre Oifeau , tu n'es plus , & tufais
que Clymene
Dans fon affliction ne fe peut moderer ;
Et que fes yeux changez à force de plenrer
,
Marquent par leur rougeur la grandeur
de fa peine.
EPIGRAMME.
Lugere ô Veneres , Cupidinefque.
Perez, vous qui affezpour Galans
Leurez, Graces, pleure Amour!
dans le mande !
Le Moineau de Clymene a terminé fes
jours ,
Il est mort . O difgrace ! ô pertefans feconde
!
Luy que ma Belle aimoit plus que fes
propres yeux ;
Tant il eftoit aimable & gracieux.
Luy qui ne bougeoir d'auprés d'elle ,
Mais quifautelant à l'entour
Par de frequens pi-pis luy témoignoit fon
zele ,
Sçavant à luy faire fa cour,
Il n'eſt plus ; & la mort a ferméla paupiere.
Pij
Extraordinaire
172
Il erre maintenant dans ces lieux tenebreux
,
Où tout eft trifte & tout affreux ,
Et d'où nul ne revient jamais à la lumiere.
O Mort , qui pouffez au Tombeau
Tout ce que la terre a de beau ,
Qu'avec raifon je te detefte!
C'eft toy qui m'as ravy cet Oifeau fi
charmant ;
O coup facheux ! ô coup funefte !
Ofujet d'un cruel tourment !
Pauvre Oifeau , tu n'es plus , & tufais
que Clymene
Dans fon affliction ne fe peut moderer ;
Et que fes yeux changez à force de plenrer
,
Marquent par leur rougeur la grandeur
de fa peine.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire