Titre d'après la table
Mr de Seignelay fait voir aux Ambassadeurs les Pierreries du Roy, & ce qu'ils en disent.
Page de début
4
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49
Page de fin
6
Page de fin dans la numérisation
51
Incipit
Cependant leur étonnement redoubla lors que Mr de Seignelay
Texte
Cependant leur étonnement
redoubla lors que M' de Seignelay
leur montra les Pierreries
de Sa Majefté- Ils dirent
à l'égard des Perles,Qu'il
yen avoit d'auſſi belles aux Indes,
mais ils ajoûterent qu'ils avoient
veu ce qu'ily avoit de plus belles
Pierrerie en la Chine, auJapon,
preſque dans toutes les Indes ,
qu'excepté celles du Mogol,
qu'ils n'avoientpas venës,& qui
n'estoient peut- estre pas fibelles ,
ils n'en avoient point veu de la
des Amb. de Siam. s
grandeur , de l'épaisseur , de la
netteté , & de la perfection de
celles du Roy, ny enfi grandnom
bre ; mais que comme les Pierreries
ſontune des principales parties
de la magnificence d'un grand Roy ,
elles ne pouvoient manquer à un
Prince que le Cielavoit prisplaifir
à combler de toutes fortes de
grandeurs. Outre les Pierreries
que Mª de Seignelay leur
montra , il y en avoit un fort
grand nombre ſur l'habit que
le Roy avoit mis ce jour- là,
entre leſquelles eſtoient foixante
& dix gros Diamans
hors de prix. Il ſeroit difficile
A iij
6 III. P. du Voyage
de pouvoir marquer pour
combien de millions il y en
a dans la Maiſon Royale.
Monseigneur le Dauphin &
Madame la Dauphine , qui
en avoient déja beaucoup ,
ont eu celles de la feuëReine,
&Monfieur, qui eſt lePrince
du monde le plus magnifique
en Pierreries , & qui s'y connoiſt
parfaitement, a herité
de toutes celles de la feuë
Reine Mere , le Roy ne s'ef
tant refervé queles Perles.
redoubla lors que M' de Seignelay
leur montra les Pierreries
de Sa Majefté- Ils dirent
à l'égard des Perles,Qu'il
yen avoit d'auſſi belles aux Indes,
mais ils ajoûterent qu'ils avoient
veu ce qu'ily avoit de plus belles
Pierrerie en la Chine, auJapon,
preſque dans toutes les Indes ,
qu'excepté celles du Mogol,
qu'ils n'avoientpas venës,& qui
n'estoient peut- estre pas fibelles ,
ils n'en avoient point veu de la
des Amb. de Siam. s
grandeur , de l'épaisseur , de la
netteté , & de la perfection de
celles du Roy, ny enfi grandnom
bre ; mais que comme les Pierreries
ſontune des principales parties
de la magnificence d'un grand Roy ,
elles ne pouvoient manquer à un
Prince que le Cielavoit prisplaifir
à combler de toutes fortes de
grandeurs. Outre les Pierreries
que Mª de Seignelay leur
montra , il y en avoit un fort
grand nombre ſur l'habit que
le Roy avoit mis ce jour- là,
entre leſquelles eſtoient foixante
& dix gros Diamans
hors de prix. Il ſeroit difficile
A iij
6 III. P. du Voyage
de pouvoir marquer pour
combien de millions il y en
a dans la Maiſon Royale.
Monseigneur le Dauphin &
Madame la Dauphine , qui
en avoient déja beaucoup ,
ont eu celles de la feuëReine,
&Monfieur, qui eſt lePrince
du monde le plus magnifique
en Pierreries , & qui s'y connoiſt
parfaitement, a herité
de toutes celles de la feuë
Reine Mere , le Roy ne s'ef
tant refervé queles Perles.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Résumé
Les ambassadeurs de Siam ont exprimé leur admiration pour les pierreries du roi de France. Ils ont reconnu la beauté des perles, comparables à celles des Indes, mais ont souligné la supériorité des joyaux français en termes de grandeur, épaisseur, netteté et perfection. Les pierreries du roi étaient nombreuses et faisaient partie de sa magnificence royale. Outre celles présentées par M. de Seignelay, le roi portait soixante-dix gros diamants précieux sur son habit. La valeur des pierreries dans la Maison Royale était immense et difficile à estimer. Le Dauphin, la Dauphine et Monsieur possédaient également de nombreuses pierreries, tandis que le roi s'était réservé les perles.