Titre
Machines nouvelles à curer les ports & les rivieres.
Titre d'après la table
Nouvelles machines pour curer les ports de mer,
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
142
Page de début dans la numérisation
155
Page de fin
142
Page de fin dans la numérisation
155
Incipit
Le sieur Theveu, architecte, connu par plusieurs machines propres à approfondir & à
Texte
Machines nouvelles à curer les ports
& les rivieres.
E fieur Theveu , architecte , connu par pluheurs
machines propres à approfondir & à
curer le lit des rivieres , & faciliter l'entrée des navires
dans les ports , en a exécuté une qu'il a employée
avec un grand fuccès à curer le port de
Rouen , qu'il a recreufé de plus de fept pieds de
profondeur ; la machine agiffant à dix-neuf pieds
au-deffous de la furface de l'eau.
Malgré la dureté du terrein elle en enlevoit par
jour dix-huit à vingt toifes cubes. Avec le fecours
de la même machine , il a arraché & enlevé plus
de trois cens pieux de douze à quinze pieds de fiche,
élevés feulement de fix pouces au -deffus du terrein,
& enfoncés à dix-fept pieds au-deffous de lafuperficie
des eaux.
L'auteur s'eft fervi d'une autre machine , auffi
de fa compofition , examinée & approuvée par
Meffieurs de lA'cadémie des Sciences , pour enlever
du fond de la riviere des blocs de pierre de dix-fept
a dix-huit pieds cubes. а
Le fieur Theveu ſe tranſportera dans les endroits
où il fera néceffaire de faire quelques- unes des
opérations ci - deſſus indiquées , les perfonnes qui
voudront l'employer , lui feront l'honneur de lui
écrire à Paris , chez M. Lange , Sculpteur de
M. le Duc d'Orléans , rue du Vert-bois ; & à
Rouen , chez M. Duboc , à la Barbacane.
& les rivieres.
E fieur Theveu , architecte , connu par pluheurs
machines propres à approfondir & à
curer le lit des rivieres , & faciliter l'entrée des navires
dans les ports , en a exécuté une qu'il a employée
avec un grand fuccès à curer le port de
Rouen , qu'il a recreufé de plus de fept pieds de
profondeur ; la machine agiffant à dix-neuf pieds
au-deffous de la furface de l'eau.
Malgré la dureté du terrein elle en enlevoit par
jour dix-huit à vingt toifes cubes. Avec le fecours
de la même machine , il a arraché & enlevé plus
de trois cens pieux de douze à quinze pieds de fiche,
élevés feulement de fix pouces au -deffus du terrein,
& enfoncés à dix-fept pieds au-deffous de lafuperficie
des eaux.
L'auteur s'eft fervi d'une autre machine , auffi
de fa compofition , examinée & approuvée par
Meffieurs de lA'cadémie des Sciences , pour enlever
du fond de la riviere des blocs de pierre de dix-fept
a dix-huit pieds cubes. а
Le fieur Theveu ſe tranſportera dans les endroits
où il fera néceffaire de faire quelques- unes des
opérations ci - deſſus indiquées , les perfonnes qui
voudront l'employer , lui feront l'honneur de lui
écrire à Paris , chez M. Lange , Sculpteur de
M. le Duc d'Orléans , rue du Vert-bois ; & à
Rouen , chez M. Duboc , à la Barbacane.
Langue
Genre paratextuel
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Domaine
Résumé
Le texte décrit les innovations de l'architecte Theveu dans le curage des ports et des rivières. Theveu a créé une machine qui a permis d'approfondir le port de Rouen de plus de sept pieds, atteignant une profondeur de dix-neuf pieds. Cette machine pouvait enlever entre dix-huit et vingt toises cubes de sédiments par jour, malgré la dureté du terrain. Elle a également retiré plus de trois cents pieux, mesurant de douze à quinze pieds de longueur, partiellement enfoncés dans le sol et sous l'eau. Une autre machine, approuvée par l'Académie des Sciences, a été utilisée pour enlever des blocs de pierre de dix-sept à dix-huit pieds cubes du fond de la rivière. Theveu propose ses services dans les lieux où ils sont nécessaires et peut être contacté à Paris chez M. Lange ou à Rouen chez M. Duboc.