Titre
EPIGRAMME IMITÉE DE BUCHANAM,
Titre d'après la table
Epigramme.
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
2067
Page de début dans la numérisation
262
Page de fin
2068
Page de fin dans la numérisation
263
Incipit
De même que l'on voit les Lys,
Texte
EPIGRAMME
IMITE'E DE BUCHANAM
DE
Qualiter ad solem.
E même que l'on voit les Lys ,
Qu'une chaste main à cueillis ,
Se flétrir quand on les expose ,
Aux rayons d'un Soleil brulant ,
Ainsi l'on me voit , Leonose ,
Comme consumé d'un feu lent ,
Dès que tes yeux trop redoutables ,
Dardent quelques rayons aimables.
Mais quand je puis heureusement ,
Cueillir sur tes levres vermeilles ,
Quelques baisers. Que de merveilles ,
Je vois dans le même moment !
Tous mes esprits reprennent vie ,
Je sens un feu plein de vigueur.
Ainsi que pendant la chaleur ,
L'herbe , après une douce pluye ,
Devient plus belle que jamais .
Je ne sçai par quels doux attraits ,
Tes baisers me rendent la vie ,
Que tes beaux yeux m'ayoient ravie.
Ainsi
2068 MERCURE DE FRANCE
Puissay-je ainsi mourir souvent ,
Pour ainsi revivre à l'instant !
E. T. R.
IMITE'E DE BUCHANAM
DE
Qualiter ad solem.
E même que l'on voit les Lys ,
Qu'une chaste main à cueillis ,
Se flétrir quand on les expose ,
Aux rayons d'un Soleil brulant ,
Ainsi l'on me voit , Leonose ,
Comme consumé d'un feu lent ,
Dès que tes yeux trop redoutables ,
Dardent quelques rayons aimables.
Mais quand je puis heureusement ,
Cueillir sur tes levres vermeilles ,
Quelques baisers. Que de merveilles ,
Je vois dans le même moment !
Tous mes esprits reprennent vie ,
Je sens un feu plein de vigueur.
Ainsi que pendant la chaleur ,
L'herbe , après une douce pluye ,
Devient plus belle que jamais .
Je ne sçai par quels doux attraits ,
Tes baisers me rendent la vie ,
Que tes beaux yeux m'ayoient ravie.
Ainsi
2068 MERCURE DE FRANCE
Puissay-je ainsi mourir souvent ,
Pour ainsi revivre à l'instant !
E. T. R.
Signature
E. T. R.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
L'épigramme compare les effets des regards et des baisers de Léonose sur le poète à ceux du soleil sur les lys. Les regards de Léonose le consument, tandis que ses baisers lui redonnent vigueur. Le poète exprime son incompréhension de ces 'doux attraits' et souhaite mourir et revivre sous l'influence de Léonose.