Oeuvre commentée (2)
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Résultats : 2 texte(s)
1
p. 110-112
Le Spectateur François, [titre d'après la table]
Début :
Le Spectateur François, pour servir de suite à celui de M. de Marivaux. A Paris, [...]
Mots clefs :
Spectateur, Marivaux, Littérature
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texteReconnaissance textuelle : Le Spectateur François, [titre d'après la table]
Le Spectateur François , pour ſervir de
fuire à celui de M. de Marivaux. A Paris
, chez la Veuve Duchefne , rue St
Jacques ; chez le Jai , rue St Jacques ;
chez Regnard & Demonville, rue baffe
desUrfins .
«Il paroîtra , dit l'auteur de cet ouvra-
>> ge (dans le Profpectus) un cahier de trois
>> feuilles tous les mois. On y traitera
>>chaque fois une matiere différente ; les
>> pallions , la littérature , les moeurs oc-
>> cuperont tour-à- tour notre attention ...
>> Il nous arrivera de jeter de tems en
>> tems au hafard une anecdote,
» une fable , de propoſer quelque problêun
conte,
me amusant dont nous intérerons la ſo-
>>lution qui nous paroîtra la meilleure. »
L'auteur a un coopérateur dont il parle
ainſi dans ſon premier diſcours . « On
> ſaura bientôt s'il a de l'eſprit ou s'il n'a
AOUST. 1770. ITF
>> que des prétentions , s'ila vu le monde
>>>ou s'il aleulement cru le voir. Nous ne
>> ferions pas embarraſſés de nous créer
>> une histoire ; mais ce ſeroit bien mal
>> commencer une livre qui ne doit ren-
>> fermer que des vérités. »
On trouve dans ce premier cahier des
morceaux qui peuvent donner une bonne
idéede l'entrepriſe , une morale douce &
confolante , des portraits tracés avec vérité
, des hiſtoires intéreſſantes . Il y en a
une ſur le danger que les jeunes perfonnes
peuvent courir en lifant des romans ,
qui commence ainſi : « La morale pré-
>>fentée fans art attrifte& fatigue les lec-
>> teurs. Je me conformerai donc au goût
» de mon fiécle. Je deviendrai frivole
>> pour lui plaire. Mes diſcours ne feront
>>point hériſſés de fentences. Souvent je
>>renfermerai la vérité dans un conte ;
>> elie en plaira davantage à ceux qui
» n'aiment plus que le menſonge. Si je
> diſois froidement à ces jeunes perſon-
>> nes dont les charmes naiſſans commen.
>> cent à allarmer leur mere , ne lifez
>>point de romans parce qu'ils ouvri-
>> roient votre coeur à l'amour , & c'eſt
>>l'intérêt qui doit vous donner un époux;
» elles rejeteroient mon conſeil pour lire
» Clariffe , la nouvelle Héloïſe , les let
112 MERCURE DE FRANCE.
>> tres Péruviennes , celles de Catesbi,du
>>marquis de Roſelle ; mais la vue du
>>danger les effraiera peut- être. >>
Un ouvrage périodique de cette nature
s'il étoit bien exécuté , ſeroit d'une toute
autre importance &d'une difficulté bien
plusgrande que tous les journaux qui ſurchargent
la littérature. Ces journaux font
preſque toujours faits avec l'eſprit d'autrui
, & ce que le journaliſte y met du
fien vaut rarement la peine d'y être compré.
Mais ici il faut tout tirer de ſon propre
fonds & faire un bon ouvrage tous
les mois.
fuire à celui de M. de Marivaux. A Paris
, chez la Veuve Duchefne , rue St
Jacques ; chez le Jai , rue St Jacques ;
chez Regnard & Demonville, rue baffe
desUrfins .
«Il paroîtra , dit l'auteur de cet ouvra-
>> ge (dans le Profpectus) un cahier de trois
>> feuilles tous les mois. On y traitera
>>chaque fois une matiere différente ; les
>> pallions , la littérature , les moeurs oc-
>> cuperont tour-à- tour notre attention ...
>> Il nous arrivera de jeter de tems en
>> tems au hafard une anecdote,
» une fable , de propoſer quelque problêun
conte,
me amusant dont nous intérerons la ſo-
>>lution qui nous paroîtra la meilleure. »
L'auteur a un coopérateur dont il parle
ainſi dans ſon premier diſcours . « On
> ſaura bientôt s'il a de l'eſprit ou s'il n'a
AOUST. 1770. ITF
>> que des prétentions , s'ila vu le monde
>>>ou s'il aleulement cru le voir. Nous ne
>> ferions pas embarraſſés de nous créer
>> une histoire ; mais ce ſeroit bien mal
>> commencer une livre qui ne doit ren-
>> fermer que des vérités. »
On trouve dans ce premier cahier des
morceaux qui peuvent donner une bonne
idéede l'entrepriſe , une morale douce &
confolante , des portraits tracés avec vérité
, des hiſtoires intéreſſantes . Il y en a
une ſur le danger que les jeunes perfonnes
peuvent courir en lifant des romans ,
qui commence ainſi : « La morale pré-
>>fentée fans art attrifte& fatigue les lec-
>> teurs. Je me conformerai donc au goût
» de mon fiécle. Je deviendrai frivole
>> pour lui plaire. Mes diſcours ne feront
>>point hériſſés de fentences. Souvent je
>>renfermerai la vérité dans un conte ;
>> elie en plaira davantage à ceux qui
» n'aiment plus que le menſonge. Si je
> diſois froidement à ces jeunes perſon-
>> nes dont les charmes naiſſans commen.
>> cent à allarmer leur mere , ne lifez
>>point de romans parce qu'ils ouvri-
>> roient votre coeur à l'amour , & c'eſt
>>l'intérêt qui doit vous donner un époux;
» elles rejeteroient mon conſeil pour lire
» Clariffe , la nouvelle Héloïſe , les let
112 MERCURE DE FRANCE.
>> tres Péruviennes , celles de Catesbi,du
>>marquis de Roſelle ; mais la vue du
>>danger les effraiera peut- être. >>
Un ouvrage périodique de cette nature
s'il étoit bien exécuté , ſeroit d'une toute
autre importance &d'une difficulté bien
plusgrande que tous les journaux qui ſurchargent
la littérature. Ces journaux font
preſque toujours faits avec l'eſprit d'autrui
, & ce que le journaliſte y met du
fien vaut rarement la peine d'y être compré.
Mais ici il faut tout tirer de ſon propre
fonds & faire un bon ouvrage tous
les mois.
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Résumé : Le Spectateur François, [titre d'après la table]
Le texte annonce la publication d'un nouveau périodique intitulé 'Le Spectateur François', destiné à succéder à celui de Marivaux. Ce périodique, édité à Paris, sera publié mensuellement sous forme de cahiers de trois feuilles chacun. Chaque numéro traitera de sujets variés tels que les passions, la littérature et les mœurs, et inclura des anecdotes, des fables, des problèmes ou des contes amusants avec leurs solutions. L'auteur prévoit la collaboration d'un coopérateur dont les compétences seront évaluées au fil du temps. Le premier cahier présente des exemples illustrant l'esprit de l'entreprise, avec une morale douce et consolante, des portraits véridiques et des histoires intéressantes. Une histoire met en garde les jeunes contre les dangers de la lecture de romans, qui peut les rendre amoureux sans considération matérielle pour le choix d'un époux. Ce périodique, s'il est bien réalisé, sera d'une grande importance et d'une difficulté accrue par rapport aux journaux actuels, souvent composés de contenu emprunté. Chaque numéro devra être entièrement original et de qualité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 154-155
Le Spectateur François, [titre d'après la table]
Début :
Le Spectateur François. Journal amusant & intéressant dont l'objet [...]
Mots clefs :
Journal, Spectateur, Amusant, Vices, Ridicules, Anecdotes, Morales, Instruire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Le Spectateur François, [titre d'après la table]
Le Spectateur François.
Journal amuſant & intéreſſant done
l'objet eſt de tracer les moeurs , de
combattre les vices , d'honorer la ver
tu , de faire connoître les ridicules
de mettre le précepte en action , de donner
des anecdotes morales, enfin de plaire
&d'inſtruire ; ce Journal eſt continué
avec exactitude , & fait avec foin par un
homme de Lettres , qui jouit d'une juſte
confidération .
Il ſuffit de rappeler quelques- uns des
ſujets traités dans cet ouvrage de l'année
1774 , pour donner l'idée de la manière
ingénieuſe & piquante avec laquelle le
Spectateur fait préſenter& varier ſes obſervations,
& inſtruire en amuſant : caftigat
ridendo mores.
)
Les nouveaux eſſais de fon fauteuil
JANVIER. 1775. 155
véridique font très propres à déinaſquer
les caractères diffimulés .
La liſte des animaux que Panurge fait
voir à la Foire , offre des métamorphofes
plaiſantesdes ridicules &des vices. Seslettres
fur la gaieté & l'ennui des ſociétés, fur
la muſique, fur lesromans,ſur la coquetterie
& les modes , ſur un projet de prix dramatique
, ſur les opinions populaires, fur
les ſpectacles , fur l'avarice , ſur les arts ,
fur les moyens deſe faire unegrande réputation
, &c. &c. font remplies de traits
d'une critique déliée , & enjouée. Ses difcours
moraux , ſes Mémoires ſur la vie
de Balthafar Fumée , Poëte & Romancier
, l'idylle Sibérienne , ſes contes , ſes
anecdotes , ou morales , ou critiques , ou
galantes , font de ce Journal une lecture
auſſi intéreſſante que variée.
Ce Journal eſt compoſé de quinze cahiers
par an , & chaque cahier eſt de trois
feuilles ; ils parviennent francs de porr
par la Pofte..
A Paris, au prix de
Et en Province , prix
و liv.
12 liv,
On ſouſcrit en tout temps , chez Lacombe
, Libraire à Paris , rue Chriſtine.
On foufcritpareillement en tout temps
chez le même Libraire pour les Journaux
ſuivans,
Journal amuſant & intéreſſant done
l'objet eſt de tracer les moeurs , de
combattre les vices , d'honorer la ver
tu , de faire connoître les ridicules
de mettre le précepte en action , de donner
des anecdotes morales, enfin de plaire
&d'inſtruire ; ce Journal eſt continué
avec exactitude , & fait avec foin par un
homme de Lettres , qui jouit d'une juſte
confidération .
Il ſuffit de rappeler quelques- uns des
ſujets traités dans cet ouvrage de l'année
1774 , pour donner l'idée de la manière
ingénieuſe & piquante avec laquelle le
Spectateur fait préſenter& varier ſes obſervations,
& inſtruire en amuſant : caftigat
ridendo mores.
)
Les nouveaux eſſais de fon fauteuil
JANVIER. 1775. 155
véridique font très propres à déinaſquer
les caractères diffimulés .
La liſte des animaux que Panurge fait
voir à la Foire , offre des métamorphofes
plaiſantesdes ridicules &des vices. Seslettres
fur la gaieté & l'ennui des ſociétés, fur
la muſique, fur lesromans,ſur la coquetterie
& les modes , ſur un projet de prix dramatique
, ſur les opinions populaires, fur
les ſpectacles , fur l'avarice , ſur les arts ,
fur les moyens deſe faire unegrande réputation
, &c. &c. font remplies de traits
d'une critique déliée , & enjouée. Ses difcours
moraux , ſes Mémoires ſur la vie
de Balthafar Fumée , Poëte & Romancier
, l'idylle Sibérienne , ſes contes , ſes
anecdotes , ou morales , ou critiques , ou
galantes , font de ce Journal une lecture
auſſi intéreſſante que variée.
Ce Journal eſt compoſé de quinze cahiers
par an , & chaque cahier eſt de trois
feuilles ; ils parviennent francs de porr
par la Pofte..
A Paris, au prix de
Et en Province , prix
و liv.
12 liv,
On ſouſcrit en tout temps , chez Lacombe
, Libraire à Paris , rue Chriſtine.
On foufcritpareillement en tout temps
chez le même Libraire pour les Journaux
ſuivans,
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Résumé : Le Spectateur François, [titre d'après la table]
Le 'Spectateur François' est un journal amusant et instructif visant à décrire les mœurs, combattre les vices, honorer la vérité, révéler les ridicules et offrir des anecdotes morales. Rédigé avec exactitude par un homme de lettres respecté, il suit le principe 'castigat ridendo mores'. En 1774, il a abordé divers sujets de manière ingénieuse et captivante pour instruire tout en divertissant. Les 'Nouveaux essais de son fauteuil' de janvier 1775 présentent des portraits véridiques de caractères dissimulés, des listes métaphoriques d'animaux représentant les ridicules et les vices, ainsi que des lettres sur des thèmes variés tels que la société, la musique, les romans, la coquetterie, les modes, le théâtre, l'avarice, les arts et la réputation. Le journal inclut aussi des discours moraux, des mémoires sur la vie de Balthazar Fumée, une idylle sibérienne, des contes et des anecdotes morales, critiques ou galantes. Publié en quinze cahiers par an, chaque cahier contient trois feuilles et est envoyé francs de port. Le prix est de 12 livres à Paris et 15 livres en province. Les abonnements peuvent être souscrits à tout moment chez Lacombe, libraire à Paris, rue Christine.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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