BOUTS RÍMĚS; dédiés à Madame la
Comteffe deV**, par un
CORDONNIER,
à Spa.
VOTRE ame , V ** , fe voit toujours fans mafque,
Et ce n'eft qu'à regret qu'on vous dit le
Quand onvient près de vous l'ony vient combonfoir
me un Bafque
plutôt qu'un Marchand ne courtà fon
comptoir,
A ij
4
MERCURE
C'eft en vous admirant 'qu'on paffe la
Cette admiration fait nos plus grands
Ces plaifirs pafferont comme fait la
En laiffant les regrets occuper nos
Car à la fin des eaux leur faifant F
journée :
plaifirs ,
fufée
loifirs
banqueroute ,
En vain on vous prieroit chez nous de vous affeoir ,
Vous nous laifferez feuls ici caffer la croûte
Ayant fait emballer la robę & le peignoir.
Vous oublierez ma Muſe babillarde ,
Et ce qu'elle a pu vous offrir.
Cette Divinité , qu'on peut nommer mufarde,
N'aura plus d'objets à
choifir ;
Alors j'enſeignerai le joli Perroquet
A raconter à tous votre belle conftance 2
Ainfi qu'à publier , par fon joyeux
La naiffance d'un fils qui fait votre
Et nos chants annonçant le fublime
De nos fources enfin publieront la
Tels font les voeux que me dicte mon
Interprète fidel de ma
caquet
espérance ;
bonheur ,
puiffance,
coeur
2
reconnoiffance
* Cette faute eft la feule de ce genre qui fe trouve dane
ces vers fort étonnans , fi l'on confidère la profeffion de
l'Auteur ; encore nos anciens Poëtes fe permettoient -is de
retrancher l'e dans fidèle au maſculin,