Provenance du texte (4)
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Détail
Liste
Résultats : 4 texte(s)
1
p. 78-79
AUTRE.
Début :
Mon cher Lecteur, [...]
Mots clefs :
Sagesse, Losange
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
A U.T R E.
Mon cher Lecteur ,
Au vrai bonheur
Je conduis fans ceffe
Quiconque à moi s'intéreffe ,
Et qui fait fon fouverain bien
Avec moi de n'aimer plus rien
Que celui qui m'a donné l'être .
Veux -tu maintenant me connoître ?
Regarde en moi cet objet principal
Qui porte au bien, & qui fait fuir le mal ,
Er fans lequel nul deffein ne profpère ,
Du moins celui qui nous eft falutaire .
Cherche encor: tu verras qu'en moi le coeur humain
Peut trouver du bonheur le principe certain ;
Un moyen für pour fouffrir la mifère
Que nous tenons de notre premier père :
Mais, qui plus eft , c'eft dans mon tribunal
Que fe détruit le pouvoir infernal ;
De chez moi je fais difparoître
Celui dont l'orgueil eft le maître ;
Enfin je fuis le vrai foutien
De celui qui par mon lien
Dans l'humilité s'abaiſſe ,
Et fa douleur celle
Quand dans fon coeur
Git ma douceur.
Par M. FABRE, à Limoux , en Languedoc.
JANVIER 1766. 72
Lafingulière compofition de cette Enigme
a feule engagé l'Auteur à l'envoyer au
Mercure , 1. parce que des vingt- fix vers
qui compofent cet ouvrage , les treize derniers
répondent parfaitement aux treize
premiers par le nombre des pieds , 2º. par
le nombre des mêmes rimes diftribuées
également , depuis le milieu de l'ouvrage
jufqu'à la fin , comme du milieu au commencement
, 3. parce que la ftructure de
tous les vers & leur arrangement forment
enfemble un lozange parfait.
Mon cher Lecteur ,
Au vrai bonheur
Je conduis fans ceffe
Quiconque à moi s'intéreffe ,
Et qui fait fon fouverain bien
Avec moi de n'aimer plus rien
Que celui qui m'a donné l'être .
Veux -tu maintenant me connoître ?
Regarde en moi cet objet principal
Qui porte au bien, & qui fait fuir le mal ,
Er fans lequel nul deffein ne profpère ,
Du moins celui qui nous eft falutaire .
Cherche encor: tu verras qu'en moi le coeur humain
Peut trouver du bonheur le principe certain ;
Un moyen für pour fouffrir la mifère
Que nous tenons de notre premier père :
Mais, qui plus eft , c'eft dans mon tribunal
Que fe détruit le pouvoir infernal ;
De chez moi je fais difparoître
Celui dont l'orgueil eft le maître ;
Enfin je fuis le vrai foutien
De celui qui par mon lien
Dans l'humilité s'abaiſſe ,
Et fa douleur celle
Quand dans fon coeur
Git ma douceur.
Par M. FABRE, à Limoux , en Languedoc.
JANVIER 1766. 72
Lafingulière compofition de cette Enigme
a feule engagé l'Auteur à l'envoyer au
Mercure , 1. parce que des vingt- fix vers
qui compofent cet ouvrage , les treize derniers
répondent parfaitement aux treize
premiers par le nombre des pieds , 2º. par
le nombre des mêmes rimes diftribuées
également , depuis le milieu de l'ouvrage
jufqu'à la fin , comme du milieu au commencement
, 3. parce que la ftructure de
tous les vers & leur arrangement forment
enfemble un lozange parfait.
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2
p. 79-80
LOGOGRYPHE.
Début :
Pour se flatter de pouvoir me connoître, [...]
Mots clefs :
Calcul
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGO GRYPH E.
POOUURRfe flatter de pouvoir me connoître ,
Il faut par le calcul que renferme mon corps
Chercher auparavant mes différens rapports ;
Voilà le vrai moyen de voir qui je puis être
Div
80 MERCURE DE FRANCE.
Car autrement , quoique fimple par fois ,
Je donne du fil à retordre
A
A quiconque , croyant m'avoir au bout des doigts ,
Pour me trouver ne fuit point avec ordre
La route qu'ont tracé mes rigoureuſes loix.
Mais pour te rendre encor plus claire
Ma jufte propofition ,
Sans parler de mon caractère ,
Je vais , mon cher Lecteur , par la divifion
De mon corps feulement dévoiler le mystère,
D'abord , fans beaucoup me gêner ,
J'en fais deux portions égales ,
Et qui plus eft , toutes les deux font mâles 3
Par les deux traits fuivans tu les vas deviner.
L'une , c'eſt un objet que le travail pénible
Forme prefque dans un inftant ;
L'autre , qu'on reçoit en naillant >
Par pudeur fe rènd invifible.
Enfuite , en les bouleverfant ,
( C'est-à-dire apperçus tous les deux par derrière }
Tu verras en cette manière
Que chacun forme encor un objet différent :
D'un élément très - néceffaire
Le premier eft un réservoir ;
Le fecond , tu le pourras voir
Dans l'almanach ou dans le breviaire .
T
Par M. FABRE , à Limoux , en Languedoc.
POOUURRfe flatter de pouvoir me connoître ,
Il faut par le calcul que renferme mon corps
Chercher auparavant mes différens rapports ;
Voilà le vrai moyen de voir qui je puis être
Div
80 MERCURE DE FRANCE.
Car autrement , quoique fimple par fois ,
Je donne du fil à retordre
A
A quiconque , croyant m'avoir au bout des doigts ,
Pour me trouver ne fuit point avec ordre
La route qu'ont tracé mes rigoureuſes loix.
Mais pour te rendre encor plus claire
Ma jufte propofition ,
Sans parler de mon caractère ,
Je vais , mon cher Lecteur , par la divifion
De mon corps feulement dévoiler le mystère,
D'abord , fans beaucoup me gêner ,
J'en fais deux portions égales ,
Et qui plus eft , toutes les deux font mâles 3
Par les deux traits fuivans tu les vas deviner.
L'une , c'eſt un objet que le travail pénible
Forme prefque dans un inftant ;
L'autre , qu'on reçoit en naillant >
Par pudeur fe rènd invifible.
Enfuite , en les bouleverfant ,
( C'est-à-dire apperçus tous les deux par derrière }
Tu verras en cette manière
Que chacun forme encor un objet différent :
D'un élément très - néceffaire
Le premier eft un réservoir ;
Le fecond , tu le pourras voir
Dans l'almanach ou dans le breviaire .
T
Par M. FABRE , à Limoux , en Languedoc.
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3
p. 152-153
ÉNIGME EN RONDEAU.
Début :
Je suis réduit, par loi de la nature, [...]
Mots clefs :
Ver à soie
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