LOGOGRYPHE,
Formant plus d'un génie heureux ;
Lecteur , dans les Beaux - Arts j'ai ſurpaſſé la
Gréce .
Gardant mon nom , changeant d'efpece ,
Tu vois qu'en me livrant à de coupables feux .
Trop fût des foins d'une Déeffe ,
Téméraire , j'ofai divifer tous les Dieux.
Sur un feul pied mon corps chemine :
Dérangé , j'offre aux curieux
Un Dieu qui de l'Egypte eut l'encens & les voeuxi
Un Seigneur dont le rang domine ,
Lorfque Louis faiſant enregiſtrer les loix ,
De fon trône foutient la gloire & la puiffances
Quoique le même , je balance
En Albion l'autorité des Rois ;
De deux Ambaffadeurs je fais la prefféance ;
Quittant des titres fi pompeux ,
Sans gravité paroîtrai-je à tes yeux?
Comment oferai-je en cadence ,
Animer feul & les chants & la danſe ,
Et me trouver fans ceffe avec les jeux ?
Garde-toi cependant, d'un front trop fourcilleux ;
D'infulter à mon inconftance ;
C'e
NOVEMBRE. 1749 121 .
C'eft chez moi que tu pris naiffance ,
fans moi tu verrois bien-tôt les fombres lieux.
Maillard la jeune.
A Nancy le 25
Août
1749.