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1
p. 64-70
Lettre de M. le Marquis de Brosse, écrite à... au sujet de la prise du Quesnoy.
Début :
Le Quesnoy s'est rendu trois heures aprés qu'il [...]
Mots clefs :
Préseau, Marquis de Brosses, Le Quesnoy, Prisonniers de guerre, Artillerie, Maréchal de Villars
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texteReconnaissance textuelle : Lettre de M. le Marquis de Brosse, écrite à... au sujet de la prise du Quesnoy.
Du camp de Prefau le 6.
Octobre.
Lettre de M. le Marquis de
Broffe , écrite à... au ſujet
de la prise du Quesnoy.
Le Quefnoy s'eft rendu
trois heures aprés qu'il a
batzu
8
GALANT. 65
battu la chamade. M. le
Maréchal de Villars , quife
trouva à la tranchée , parla
auxôtages avec une prefence d'efprit que peu degens
ont comme lui. Il fe dif
pofoit à faire donner l'affaut dans le moment qu'ils
fe rendirent. La breche n'étoit pas encore tout à fait
pratiquable , & le pont fur
le foffé alloit être achevé.
Nosgrenadiers, qui étoient
au nombre de trente - fix
compagnies , devoientfaire
Fattaque , foûtenuës par
douze bataillons , ceux de
Octobre 17.120 F
66 MERCURE
2
tranchée du jour precedent
n'ayant point été relevez.
Dans les grenadiers il y en
avoit dix de fupplément ,
qu'on avoit fait venir , du
nombre defquels étoient
ceux demon regiment. On.
les fit mettre tous fur le revers de la tranchée , dans,
la difpofition oùils devoient
faire l'attaque. Les ôtages.
demanderent à M. le Maréchal les honneurs de la
guerre , qui ne leur répondit jamais que , Prifonniers
dans de guerre, &une porte
une heure. Ils répondirent
GALANT 67
que la place n'étoit rien
moins qu'en cet état, &que
la façon dont ils s'étoient
défendus , jointe à 154. pieces d'artillerie , meritoit
qu'on les traitât differem.
ment de Douay. M. le Ma
réchal leur répondit , fans
hefiter, que cette même ar
tillerie étoit ce qui l'avoit
determiné à faire ce fiege ,
fans quoyil auroit fait celui
de Mons ; & illeur en lâcha
de cette nature beaucoup
d'autres trés à propos , &
avec une prefence d'efprit
merveilleufe...
Fij
68 MERCURE
On a trouvé dans la place
cent feize groffes pieces de
canon , beaucoup d'autres
moyennes & petites , quarante mortiers , cinq, cent
milliers de poudre , de
grands amas de boulets ,
de bombes , de grenades
grandes & petites , d'outils,
& de toutes fortes de próvifions , qu'on eftime en
tout plus de trois millions.
On a tranſporté une partie
de l'artillerie gagnée fur les.
ennemis devant Bouchain ,
pour en faire le fiege ; l'autre partie doit être conduite:
GALANT. öğ
.1
à Valenciennes. On a fait
venir deux mille bombes
d'Arras, pourfervir au ſiege
de Bouchain. Comme les
fafcines font fort rares aux
environs de cette place ,
M. le Maréchal de Villars
en a fait voiturer par les
caiffons & par tous les chariots : il a eu foin , pourfou
lager les troupes , de tirer
quarante bataillons des places voifines , qui n'ont point
fervi aux fieges de Douay
& du Quefnoy , pour faire
celui de Bouchain , auquel
M. le Marquis d'Alegre
70 MERCURE
commande , & en a envoyé
d'autres pour les remplacer. On affure que la gar
nifon n'eft compofée que
d'environ mille hommes
en quatre bataillons. L'ar
mée pendant le fiége de
meurera en ce camp , où
elle ne manquera pas de
fourrages , ayant été pour
vûe durant la campagne:
de toutes fortes de provi
frons.
Octobre.
Lettre de M. le Marquis de
Broffe , écrite à... au ſujet
de la prise du Quesnoy.
Le Quefnoy s'eft rendu
trois heures aprés qu'il a
batzu
8
GALANT. 65
battu la chamade. M. le
Maréchal de Villars , quife
trouva à la tranchée , parla
auxôtages avec une prefence d'efprit que peu degens
ont comme lui. Il fe dif
pofoit à faire donner l'affaut dans le moment qu'ils
fe rendirent. La breche n'étoit pas encore tout à fait
pratiquable , & le pont fur
le foffé alloit être achevé.
Nosgrenadiers, qui étoient
au nombre de trente - fix
compagnies , devoientfaire
Fattaque , foûtenuës par
douze bataillons , ceux de
Octobre 17.120 F
66 MERCURE
2
tranchée du jour precedent
n'ayant point été relevez.
Dans les grenadiers il y en
avoit dix de fupplément ,
qu'on avoit fait venir , du
nombre defquels étoient
ceux demon regiment. On.
les fit mettre tous fur le revers de la tranchée , dans,
la difpofition oùils devoient
faire l'attaque. Les ôtages.
demanderent à M. le Maréchal les honneurs de la
guerre , qui ne leur répondit jamais que , Prifonniers
dans de guerre, &une porte
une heure. Ils répondirent
GALANT 67
que la place n'étoit rien
moins qu'en cet état, &que
la façon dont ils s'étoient
défendus , jointe à 154. pieces d'artillerie , meritoit
qu'on les traitât differem.
ment de Douay. M. le Ma
réchal leur répondit , fans
hefiter, que cette même ar
tillerie étoit ce qui l'avoit
determiné à faire ce fiege ,
fans quoyil auroit fait celui
de Mons ; & illeur en lâcha
de cette nature beaucoup
d'autres trés à propos , &
avec une prefence d'efprit
merveilleufe...
Fij
68 MERCURE
On a trouvé dans la place
cent feize groffes pieces de
canon , beaucoup d'autres
moyennes & petites , quarante mortiers , cinq, cent
milliers de poudre , de
grands amas de boulets ,
de bombes , de grenades
grandes & petites , d'outils,
& de toutes fortes de próvifions , qu'on eftime en
tout plus de trois millions.
On a tranſporté une partie
de l'artillerie gagnée fur les.
ennemis devant Bouchain ,
pour en faire le fiege ; l'autre partie doit être conduite:
GALANT. öğ
.1
à Valenciennes. On a fait
venir deux mille bombes
d'Arras, pourfervir au ſiege
de Bouchain. Comme les
fafcines font fort rares aux
environs de cette place ,
M. le Maréchal de Villars
en a fait voiturer par les
caiffons & par tous les chariots : il a eu foin , pourfou
lager les troupes , de tirer
quarante bataillons des places voifines , qui n'ont point
fervi aux fieges de Douay
& du Quefnoy , pour faire
celui de Bouchain , auquel
M. le Marquis d'Alegre
70 MERCURE
commande , & en a envoyé
d'autres pour les remplacer. On affure que la gar
nifon n'eft compofée que
d'environ mille hommes
en quatre bataillons. L'ar
mée pendant le fiége de
meurera en ce camp , où
elle ne manquera pas de
fourrages , ayant été pour
vûe durant la campagne:
de toutes fortes de provi
frons.
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Résumé : Lettre de M. le Marquis de Brosse, écrite à... au sujet de la prise du Quesnoy.
Le 6 octobre, le Marquis de Broffe rapporte depuis le camp de Prefau la prise du Quesnoy. La ville s'est rendue trois heures après avoir battu la chamade. Le Maréchal de Villars, présent sur place, a négocié avec les otages, refusant les honneurs de la guerre mais accordant une heure pour la reddition. La place forte contenait cent douze grosses pièces de canon, de nombreuses pièces moyennes et petites, quarante mortiers, cinq cent mille livres de poudre, ainsi que des munitions et provisions évaluées à plus de trois millions. Une partie de l'artillerie capturée a été transportée devant Bouchain pour son siège, tandis que l'autre partie doit être conduite à Valenciennes. Deux mille bombes ont été apportées d'Arras pour le siège de Bouchain. En raison de la rareté des fascines autour de Bouchain, le Maréchal de Villars a fait transporter des fascines par des caissons et des chariots. Il a également mobilisé quarante bataillons des places voisines, sous le commandement du Marquis d'Alegre, pour renforcer les troupes. La garnison de Bouchain est composée d'environ mille hommes en quatre bataillons. L'armée restera en camp pendant le siège, assurant un approvisionnement suffisant en fourrages et provisions.
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