VERS fur la convalefcence de Madame
la Comteffe de BRIONNE.
L'AMOUR fe plaignoit l'autre jour ,
Il trembloit , dit -on , pour ſa mère.
Les ris , les graces à leur tour
Avoient déja drapé Cythère :
Le deuil régnoit en ce féjour.
La crainte qui les déſeſpére ,
Ne partoit que du Sentiment ;
Et la douleur la plus amére
Annonçoit leur difcernement.
Une illuftre & jeune Princeffe ,
MERCURE DE FRANCE.
Objet de leurs juftes regrets ,
Par les vertus , par fes bienfaits ,
De tous les coeurs captivoit la tendreſſe.
Déja l'infléxible Atropos
Sur elle ofoit lever fes criminels ciſeaux....
Arrête , cruelle ! s'écrie
Un Dieu qui commande à la mort :
Garde-toi de trancher une fi belle vie ;
C'eſt au Ciel à régler ſon ſort,
De fon fiécle qu'elle décore
Refpecte l'amour & l'honneur ;
Qu'elle le foit longtemps encore.
Rentre aux Enfers , & calme la terreur
D'un Peuple entier qui pour elle m'implore
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Par M. M. ci-devant Officier au Régiment
Etranger de Dunkerque .