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1
p. 64-65
IMITATION DE L'ITALIEN.
Début :
Dans cet age heureux, innocent, [...]
Mots clefs :
Cloris, Coeur, Tendre, Baiser
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texteReconnaissance textuelle : IMITATION DE L'ITALIEN.
IMITATION DE L'ITALIEN.
Dans cet age heureux, innocent,
Où le plaisir est sans nuage,
Je folâtrois au paturage
Avec un chevreau bondissant:
Je vis Cloris. .. qu'elle étoit belle !
De son port mon coeur enchanté,
Crut voir dans la jeune mortelle,
Les traits de la Divinité.
Aimable Cloris, je t'adore,
(A ses genoux, lui dis-je un jour, )
Mon coeur te dit ce que j'ignore,
Je n'ai jamais connu l'amour.
Vas, reprit Cloris, d'un air tendre,
En me dounant un doux baiser,
Bel enfant, crains de t'expoler
Aux pieges que ce Dieu peut tendre.
Cependant, Lycas à Cloris
Scut bientôt inspirer sa flamme,
Et je porte encor dans mon arue
Le rrait cruel que je cheris!
MARS. 1752.
65
Ingrate! ... j'ai grandi .... je t'aime,
Et tu te ris de mes amours,
Vois mon malheur, il est extrême,
Ton baiser m'enslamme tonjours.
Par M. Feutry.
Dans cet age heureux, innocent,
Où le plaisir est sans nuage,
Je folâtrois au paturage
Avec un chevreau bondissant:
Je vis Cloris. .. qu'elle étoit belle !
De son port mon coeur enchanté,
Crut voir dans la jeune mortelle,
Les traits de la Divinité.
Aimable Cloris, je t'adore,
(A ses genoux, lui dis-je un jour, )
Mon coeur te dit ce que j'ignore,
Je n'ai jamais connu l'amour.
Vas, reprit Cloris, d'un air tendre,
En me dounant un doux baiser,
Bel enfant, crains de t'expoler
Aux pieges que ce Dieu peut tendre.
Cependant, Lycas à Cloris
Scut bientôt inspirer sa flamme,
Et je porte encor dans mon arue
Le rrait cruel que je cheris!
MARS. 1752.
65
Ingrate! ... j'ai grandi .... je t'aime,
Et tu te ris de mes amours,
Vois mon malheur, il est extrême,
Ton baiser m'enslamme tonjours.
Par M. Feutry.
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1
p. 39
VERS après une grande maladie de l'Auteur.
Début :
O vous, dont je peindrois, si vous n'étiez ma femme, [...]
Mots clefs :
Grâces, Talents, Éloge
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texteReconnaissance textuelle : VERS après une grande maladie de l'Auteur.
VERS après une grande maladie de
l'Auteur.
Ovous , dont je peindrois , fi vous n'étiez ma
femme ,
Les Grâces , les Talens , & furtout les Vertus 1
Qui partagez mes maux , & m'aimez encor plus
Charlotte ! recevez ce tribut de ma flamme.
Vos difcours , votre exemple , ô moitié de mon
âme !
Me font enfin braver les caprices du fort ;
Vos tendres foins m'arrachent à la mort ,
Er de mes jours renouvellent la trame......
Mais j'entends s'écrier ... L'éloge eft un peu fort !
Ah ! j'en dirois bien plus , fi vous n'étiez ma
femme.
FEUTRY.
l'Auteur.
Ovous , dont je peindrois , fi vous n'étiez ma
femme ,
Les Grâces , les Talens , & furtout les Vertus 1
Qui partagez mes maux , & m'aimez encor plus
Charlotte ! recevez ce tribut de ma flamme.
Vos difcours , votre exemple , ô moitié de mon
âme !
Me font enfin braver les caprices du fort ;
Vos tendres foins m'arrachent à la mort ,
Er de mes jours renouvellent la trame......
Mais j'entends s'écrier ... L'éloge eft un peu fort !
Ah ! j'en dirois bien plus , fi vous n'étiez ma
femme.
FEUTRY.
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Résumé : VERS après une grande maladie de l'Auteur.
Le poème célèbre Charlotte, l'épouse de l'auteur, pour ses grâces, talents et vertus. Elle partage ses souffrances et l'aime profondément, étant la moitié de son âme. Ses discours et son exemple l'aident à surmonter les épreuves. Ses soins prolongent sa vie. L'auteur admet que son éloge pourrait sembler excessif, mais il affirme qu'il en dirait davantage s'il n'était pas son époux. Le poème se termine par le nom 'FEUTRY'.
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