A. S. A. S. MONSEIGNEUR
LE PRINCE DE CONT I.
Sur la Naiſſance de Met le Comte de
la Marche ſon fils .
Par Monsieur de Caux.
LE GENIE DE LA FRANCE PARLE.
PRINCE, que la Droiture & l'Affabilité
Des plus rébelles Coeurs , chaque jour
rendent maître :
J'ai vú l'aimable Enfant que le Ciel t'a
fait naître ,
Et dont il paye enfin ce qu'ilt'avoit ôté.
Oüy je l'ai vú ! Morphée attentif à lui
plaire,
Deſespavotsfur lui, verſoit l'appas non
veau.
DesGraces&des Ris la Cohortelégere,
Sembloit pour un moment avoir quitté
la Mere ,
Pour careffer lefils au tour de fon Ber-
сеан.
Aoust 17:7. M
134 LE MERCURE
I
e dis plus , & tu peux compter fur ma
promeffe ,
Ce Prince , des CONTIS foûtiendra
la Noblesse ,
Jailû dans l'avenirſon Destin tout en-
1
E
tier :
Mais , quoiqu'en ait prédit l'élégant
Fufelier ,
jeunesse ,
C'est moi qui prendrai ſoin d'élever sa
Etc'est de tes Ayeux que j'appris mon
Métier.