Enfin je
décachetay ,& je lûs avec plai
sir cette Epîtrc que vous pot
vez lire.
A Pagninople le,&c.
EP\CVRE
Toutes les Jurisdictionsceleste
n'ont qu'unseul Sergentfecel
nousfaitbien connoistrequ'on ej
plus heureuxauCielquen Terre;
ce Sergent c'est vous-même,
à ce que mont ajfturégens qui le
sçavent mieux que moy. Surce,
fayété chargé de vous envoyer
l'arrêtquevous trouverezjoint
à la presente
, pour le signifier à
qui il appartiendra. Vous Jerie%
peut-être plus aise de le recevoir
de la main d'Apollon que de la
mienne; maisécouté-moy3 &
ne vousfâchez pas. Le Greffier
de la Cour des Muses l'ayant enregistré,
le donpa ason Commis,
javcc ordre de le grossir ; le Commis
au lieud'obeïrpromptement
alla au Cabaret où j'étois alors ,
0* s'enyvra très- proprement;
j'ouvris le Reggiifsirter,ejy, *" vviiss- bien
Jes curiositez, je jugeay à propos
de le derober,~&je lefis. Le Commiss'étantéveillé~&•
ne trouvant
plus son Registregagna aupied.
Le Greffier en étant averty,monta
en chaise de posse pour courir
apres;enfin le blond Phoebus ne
les voyantrevenirnil'unni l'autre,
s'estmis à chenal sur Pega^
e5£<r ilsfont actuellement à
courir les uns après les autres. Je
nevous mandepascelapourvous
fairepleurer, mais parce quejay
oijy dire que vous iriez bon compagnon,
gr que vous aimiezaffeK
la pinte, témoin le tour que
vous fîtes audit Apollon lorsque
vous luy enlevâtes Subtilement
son carquoisde dessus les épaules.
Ne dites donc point de qui vous
tenez, L'Árftjf que je vous envoie
, &je vous promets de ma
part de ne dire à personne quevous
le tenez de moy. Je suis aujji
humblement qu'on peut l'estre au
Dieu Mercure,
Vostre très,&*c.
AKAKENTREKE,