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1
p. 110-116
PREMIERE SUITE d'Expériences, faites avec le semoir-à-bras de Languedoc. Récolte de 1762. Résultats purement sommaires pour être envoyés par la poste.
Début :
M. DARESTE (n°. 95 de la Liste) suivant un certificat en forme, du 3 [...]
Mots clefs :
Semoir, Semence, Produit, Récolte, Sécheresse , Charges
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texteReconnaissance textuelle : PREMIERE SUITE d'Expériences, faites avec le semoir-à-bras de Languedoc. Récolte de 1762. Résultats purement sommaires pour être envoyés par la poste.
PREMIERE SUITE d'Expériences ,
faites avec le femoir-à-bras de Languedoc.
Récolte de 1762. Résultats
purement fommaires pour être envoyés
par la pofte.
M. DARESTE ( nº . 95 de la Liſte )
fuivant un certificat en forme , du 3
Juillet , figné par MM. Goyran , Darnond
& Verrier , Curé & Confuls de
Chavanay en Forêt ; 48 livres de Froment
lui ont produit 1230 : c'est 25 &
demi pour un. Il avoit employé la moitié
de la femence ordinaire ; il a pris un
autre Semoir & m'en a fait débiter fix .
M. Duroure ( nº. 15 ) fuivant fa Letstre
du 11 Août , 238 livres lui ont fait
3240 , pár une féchereffe de dix mois
fans pluie ; c'eft plus de 13 & demi pour
un. Dans la partie de comparaiſon ,
476 liv. ont donné 2593. C'eſt un peu
moins de 5 & demi pour un; il a pris
un autre Semoir.
MM . Les Benedictins ( 93 ) fuivant la
Lettre de Dom Lefpès , du 12 Août ,
ayant employé la moitié de la femence ,
le Semoir a fait 7 & deux tiers pour un
JUILLET. 1763. TIX
& la comparaifon 3 & demi , par une
féchereffe inouie ; ils ont pris une autre
Semoir.
M. de S. Tropes ( 89 ) Nous avons
appris le 13 Août , de la propre bouche
de M. l'Abbé de S. Tropès fon frère .
que 7 Emines de Bled en ont produit
157. C'eft 22 & demi pour un : on
avoit employé la moitié de la femence ,
il'a pris deux nouveaux Semoirs .
M. Duverger ( 83 ) ayant bien voulu
jondre à fa Lettre du 24 Août , la copie
d'un Mémoire qu'il a lu dans une Affemblée
de la Société du Mans , il en réfulte
qu'il a fait , avec une attention fupérieure
, fept épreuves en Froment ,
Seigle , Orge , Epaute , Avoine , & c,
dans toutes lefquelles on a épargné environ
les deux tiers de la femence &
augmenté le produit tant en pailles qu'en
grains , dont la qualité l'emporte fur
ceux de comparaifon , foit au poids ,
foit à l'oeil. Il y prouve que certains
grains qu'on croit ne pouvoir être femés
qu'en Hyver , peuvent l'être également
au Printemps & que certains autres du
Printemps , réuffiffent en Hyver. Il s'éléve
auffi contre le préjugé où l'on eft ,
dans les terres fortes les Sillons bom .
bés font préférables aux Planches . Que
n'avons-nous affez de place pour pouque
12 MERCURE DE FRANCE.
voir donner ce Mémoire en entier
M. de la Lauziere ( 94 ) dans fa Lettre
du 15 Septembre , nous marque avoir
femé une charge de bled dans une terre
peu préparée , & où les mottes dominoient
, laquelle lui en a rendu quinze.
Il n'a profité par comparaifon , que de
la moitié de la femence , fans diminution
de récolte. Il a trouvé le moyen de
connoître les befoins du Grainier fans
ouvrir le couvercle : il pofe un morceau
de planche fur le bled , tenant à un cordon
qui pend au- dehors ; à mesure que
le bled baiffe , le cordon rentre , &
avertit la Semeufe qu'il faut remettre
du Grain . Il a fait conftruire un fecond
Semoir d'après le nôtre , où il a pratiqué
quelques changemens qui ne nous
font pas affez connus pour en juger.
M. Carenet , ( 66 ) Lettre du 23 Septembre.
De quatre Setiers de Froment ,
il en a récolté 95 , malgré la féchereffe;
qu'il eftime l'avoir fruftré d'environ 60
Setiers de plus .
M. Fefquet (78 & 79 ) Lettre du 28
Septembre. De 5 Setiers en a retiré 100 ;
& 14 Setiers & demi femés ailleurs ,
ne lui ont donné que 117 , à caufe de
la féchereffe qui a diminué là récolté
dans tout le pays ; il a pris un troifiéme
Semoir,
JUILLET. 1763. 113
M. Chriftol ( 19 ) Lettre du 2 Octobre.
Son Laboureur n'ayant pas affez
ferré les Sillons , il n'eft tombé que la
cinquiéme partie de la femence avec
42 Cellules ouvertes. Ce Semis a paru
pitoyable jufques à la fin de Mars , que
les Plantes ayant tallé & travaillé vigoureuſement
, le Semoir a produit à
la récolte 60 mefures de Bled , tandis
que la piéce de comparaifon , avec toure
la femence , n'a rapporté que 66
mefures. Il eft furprenant , qu'après une
pareille faute , cet Officier ait encore
eu deux mefures de bénéfice , puifqu'en
ayant économifé 8 aux femailles , il
n'en a perdu que 6 fur le produit. It
y avoit dix pouces entre les rangées de
la femence.
M. de Novi ( 73 ) Lettre du 4 O &obre.
Avec les plus belles apparences
d'une récolte avantageufe jufqu'au mefurage
des grains , il n'a pas eu la fatiffaction
de connoître au vrai le bénéfice
du Semoir, puifqu'ayant mené le matin
quelques amis pour en être les témoins
il trouva que fes gens avoient malicieuſement
profité de la nuit pour mêler
les deux récoltes enfemble. Il remarque
, entr'autres chofes , qu'il faut femer
la moitié & non le tiers de la fe
114 MERCURE DE FRANCE .
mence , & qu'il y avoit moins de mauvaiſes
herbes dans la partie du Semoir
que dans les Terres femées à l'ordinaire
.
•
M. Attanoux ( 58 ) Lettre du 4 O & obre.
Cet Amateur intelligent à faire entrer
différens effais dans le total de fon
expérience , pour connoître la quantité
de Semence que fon fond peut comporter
, & le degré de profondeur auquel
il convient de la mettre , ayant opéré
dans une contenance de 2000 toifes
quarrées à 30 , 36 & 42 cellules & à
differentes profondeurs , il y a eu bien
des lacunes , tant par rapport aux deux
premiers nombres , dont le produit étoit
trop clair , que par rapport à la Semence
trop profonde qui n'a pas levé. Il n'y
eft entré que 100 liv . de Froment, au lieu
de 320 qu'il en eft tombé dans les 2000
toifes de comparaifon. Les 100 du Semoir
ont porté 3283 liv. & la piéce de
comparaifon n'a produit que fept charges
pour une. Le bénéfice fur cette modique
étendue , a été de deux charges
huit panaux fur la récolte , & de fept
panaux fur la femence : total , 3 charges
5 panaux. Le Bled du Semoir pefoit
10 liv. de plus par charge que celui de
la méthode ordinaire.
JUILLET. 1763. 115
C'eft pour la feconde fois qu'on remarque
( comme M. Fefquet ) que le
Bled de la nouvelle méthode n'eft pas
fujet à verfer par les pluies. M. le Baron
de la Tour- d'Aigues , ( 18 ) avoit prévu
cet avantage du Semoir -à- bras , même
avant toute expérience .
M. Attanoux a fait une feconde épreuve
qui lui a réuffi . Il y a dans le Pays
une forte de Terre fabloneufe qui ne
porte que du Seigle : la couverture avantageufe
que le Semoir procure à la Semence
, lui ayant infpiré d'y femer du
Froment , deux panaux en ont produit
12 de la plus belle qualité. Il fe difpofe
à femer une étendue de 16000 toifes ,
d'où probablement nous tirerons de nouvelles
connoiffances.
M. de Lubieres ( 65 ) a fait prendre
un autre Semoir. Quoique nous n'ayons
pas encore le détail de fes opérations ,
on doit les croire favorables .
Le prix du Semoir eft , fur les lieux ,
de trente -fix livres , & la caiffe d'embalage
pour les Villes éloignées coûte
trois livres. Le tout enfemble ne peſe
que 75 à 80 livres poids de Montpellier.
L'adreffe , tant pour demander la
brochure que le Semoir eft à M. l'Abbé
Soumille , Correfpondant des Acadé116
MERCURE DE FRANCE.
mies Royales des Sciences de Paris ,
Toulouſe & Montpellier , Affocié libre
de la Société Royale d'Agriculture de
Limoges , à Villeneuve -lès - Avignon . On
doit affranchir le port des Lettres &
de l'Argent
.
faites avec le femoir-à-bras de Languedoc.
Récolte de 1762. Résultats
purement fommaires pour être envoyés
par la pofte.
M. DARESTE ( nº . 95 de la Liſte )
fuivant un certificat en forme , du 3
Juillet , figné par MM. Goyran , Darnond
& Verrier , Curé & Confuls de
Chavanay en Forêt ; 48 livres de Froment
lui ont produit 1230 : c'est 25 &
demi pour un. Il avoit employé la moitié
de la femence ordinaire ; il a pris un
autre Semoir & m'en a fait débiter fix .
M. Duroure ( nº. 15 ) fuivant fa Letstre
du 11 Août , 238 livres lui ont fait
3240 , pár une féchereffe de dix mois
fans pluie ; c'eft plus de 13 & demi pour
un. Dans la partie de comparaiſon ,
476 liv. ont donné 2593. C'eſt un peu
moins de 5 & demi pour un; il a pris
un autre Semoir.
MM . Les Benedictins ( 93 ) fuivant la
Lettre de Dom Lefpès , du 12 Août ,
ayant employé la moitié de la femence ,
le Semoir a fait 7 & deux tiers pour un
JUILLET. 1763. TIX
& la comparaifon 3 & demi , par une
féchereffe inouie ; ils ont pris une autre
Semoir.
M. de S. Tropes ( 89 ) Nous avons
appris le 13 Août , de la propre bouche
de M. l'Abbé de S. Tropès fon frère .
que 7 Emines de Bled en ont produit
157. C'eft 22 & demi pour un : on
avoit employé la moitié de la femence ,
il'a pris deux nouveaux Semoirs .
M. Duverger ( 83 ) ayant bien voulu
jondre à fa Lettre du 24 Août , la copie
d'un Mémoire qu'il a lu dans une Affemblée
de la Société du Mans , il en réfulte
qu'il a fait , avec une attention fupérieure
, fept épreuves en Froment ,
Seigle , Orge , Epaute , Avoine , & c,
dans toutes lefquelles on a épargné environ
les deux tiers de la femence &
augmenté le produit tant en pailles qu'en
grains , dont la qualité l'emporte fur
ceux de comparaifon , foit au poids ,
foit à l'oeil. Il y prouve que certains
grains qu'on croit ne pouvoir être femés
qu'en Hyver , peuvent l'être également
au Printemps & que certains autres du
Printemps , réuffiffent en Hyver. Il s'éléve
auffi contre le préjugé où l'on eft ,
dans les terres fortes les Sillons bom .
bés font préférables aux Planches . Que
n'avons-nous affez de place pour pouque
12 MERCURE DE FRANCE.
voir donner ce Mémoire en entier
M. de la Lauziere ( 94 ) dans fa Lettre
du 15 Septembre , nous marque avoir
femé une charge de bled dans une terre
peu préparée , & où les mottes dominoient
, laquelle lui en a rendu quinze.
Il n'a profité par comparaifon , que de
la moitié de la femence , fans diminution
de récolte. Il a trouvé le moyen de
connoître les befoins du Grainier fans
ouvrir le couvercle : il pofe un morceau
de planche fur le bled , tenant à un cordon
qui pend au- dehors ; à mesure que
le bled baiffe , le cordon rentre , &
avertit la Semeufe qu'il faut remettre
du Grain . Il a fait conftruire un fecond
Semoir d'après le nôtre , où il a pratiqué
quelques changemens qui ne nous
font pas affez connus pour en juger.
M. Carenet , ( 66 ) Lettre du 23 Septembre.
De quatre Setiers de Froment ,
il en a récolté 95 , malgré la féchereffe;
qu'il eftime l'avoir fruftré d'environ 60
Setiers de plus .
M. Fefquet (78 & 79 ) Lettre du 28
Septembre. De 5 Setiers en a retiré 100 ;
& 14 Setiers & demi femés ailleurs ,
ne lui ont donné que 117 , à caufe de
la féchereffe qui a diminué là récolté
dans tout le pays ; il a pris un troifiéme
Semoir,
JUILLET. 1763. 113
M. Chriftol ( 19 ) Lettre du 2 Octobre.
Son Laboureur n'ayant pas affez
ferré les Sillons , il n'eft tombé que la
cinquiéme partie de la femence avec
42 Cellules ouvertes. Ce Semis a paru
pitoyable jufques à la fin de Mars , que
les Plantes ayant tallé & travaillé vigoureuſement
, le Semoir a produit à
la récolte 60 mefures de Bled , tandis
que la piéce de comparaifon , avec toure
la femence , n'a rapporté que 66
mefures. Il eft furprenant , qu'après une
pareille faute , cet Officier ait encore
eu deux mefures de bénéfice , puifqu'en
ayant économifé 8 aux femailles , il
n'en a perdu que 6 fur le produit. It
y avoit dix pouces entre les rangées de
la femence.
M. de Novi ( 73 ) Lettre du 4 O &obre.
Avec les plus belles apparences
d'une récolte avantageufe jufqu'au mefurage
des grains , il n'a pas eu la fatiffaction
de connoître au vrai le bénéfice
du Semoir, puifqu'ayant mené le matin
quelques amis pour en être les témoins
il trouva que fes gens avoient malicieuſement
profité de la nuit pour mêler
les deux récoltes enfemble. Il remarque
, entr'autres chofes , qu'il faut femer
la moitié & non le tiers de la fe
114 MERCURE DE FRANCE .
mence , & qu'il y avoit moins de mauvaiſes
herbes dans la partie du Semoir
que dans les Terres femées à l'ordinaire
.
•
M. Attanoux ( 58 ) Lettre du 4 O & obre.
Cet Amateur intelligent à faire entrer
différens effais dans le total de fon
expérience , pour connoître la quantité
de Semence que fon fond peut comporter
, & le degré de profondeur auquel
il convient de la mettre , ayant opéré
dans une contenance de 2000 toifes
quarrées à 30 , 36 & 42 cellules & à
differentes profondeurs , il y a eu bien
des lacunes , tant par rapport aux deux
premiers nombres , dont le produit étoit
trop clair , que par rapport à la Semence
trop profonde qui n'a pas levé. Il n'y
eft entré que 100 liv . de Froment, au lieu
de 320 qu'il en eft tombé dans les 2000
toifes de comparaifon. Les 100 du Semoir
ont porté 3283 liv. & la piéce de
comparaifon n'a produit que fept charges
pour une. Le bénéfice fur cette modique
étendue , a été de deux charges
huit panaux fur la récolte , & de fept
panaux fur la femence : total , 3 charges
5 panaux. Le Bled du Semoir pefoit
10 liv. de plus par charge que celui de
la méthode ordinaire.
JUILLET. 1763. 115
C'eft pour la feconde fois qu'on remarque
( comme M. Fefquet ) que le
Bled de la nouvelle méthode n'eft pas
fujet à verfer par les pluies. M. le Baron
de la Tour- d'Aigues , ( 18 ) avoit prévu
cet avantage du Semoir -à- bras , même
avant toute expérience .
M. Attanoux a fait une feconde épreuve
qui lui a réuffi . Il y a dans le Pays
une forte de Terre fabloneufe qui ne
porte que du Seigle : la couverture avantageufe
que le Semoir procure à la Semence
, lui ayant infpiré d'y femer du
Froment , deux panaux en ont produit
12 de la plus belle qualité. Il fe difpofe
à femer une étendue de 16000 toifes ,
d'où probablement nous tirerons de nouvelles
connoiffances.
M. de Lubieres ( 65 ) a fait prendre
un autre Semoir. Quoique nous n'ayons
pas encore le détail de fes opérations ,
on doit les croire favorables .
Le prix du Semoir eft , fur les lieux ,
de trente -fix livres , & la caiffe d'embalage
pour les Villes éloignées coûte
trois livres. Le tout enfemble ne peſe
que 75 à 80 livres poids de Montpellier.
L'adreffe , tant pour demander la
brochure que le Semoir eft à M. l'Abbé
Soumille , Correfpondant des Acadé116
MERCURE DE FRANCE.
mies Royales des Sciences de Paris ,
Toulouſe & Montpellier , Affocié libre
de la Société Royale d'Agriculture de
Limoges , à Villeneuve -lès - Avignon . On
doit affranchir le port des Lettres &
de l'Argent
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2
p. 213-214
« L'Auteur du Semoir-à-bras de Languedoc, desirant faire connoître aux [...] »
Début :
L'Auteur du Semoir-à-bras de Languedoc, desirant faire connoître aux [...]
Mots clefs :
Semoir, Agriculture, Auteur, Languedoc, Abbé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Auteur du Semoir-à-bras de Languedoc, desirant faire connoître aux [...] »
L'AUTEUR du Semoir- à-bras de Languedoc
; defirant faire connoître aux Agriculteurs
de la Capitale du Royaume , la commodité &
l'utilité de cet inſtrument de labourage , déjà
au gré du Public dans les Provinces Méridionales
& autres , a cru devoir en faire faire un dépôt à
Paris. Ceux qui deſireront prendre connoiffance
& ſe procurer de ces inſtrumens , pourront s'adreſſer
an fieur BLEUZE , à l'Hôtel de la Prévôté,
rue d' Argenteuil , chargé de ce dépôt & des envois
en Province.
Le prix du Semoirpris à Paris eſt de 53 livres ,
emballage compris. AAvignon il coûte 39 livres
emballage également compris.
On ſe chargede les envoyer dans tels pays quece
ſoit , à la charge aux Amateurs d'en payer le
port.
Les perſonnes qui deſireront s'en procuser, ſçavoir,
à Paris, doivent s'adreſſer au ſieur BLEUZE;
A Avignon , il faut s'adreſſer à M. l'Abbé Soumille.
Il faut payer d'avance 24 liv parce qu'on
ne fait ces inftrumens que de commande , & le
ſurplus ſera exigé lorſque la fabrication en ſera
faite, & avant l'envoi,
Il faut affranchir les ports de Lettres & de l'argent.
L'AUTEUR du Semoir- à-bras de Languedoc vient
de publier la figure , les proportions & l'explications
d'un ſecond Inſtrument d'Agriculture qui
fait pendant au premier. C'eſt une machine propre
a brifer les mottes des champs que l'on veut
enfemencer. Il a eu P'honneur d'en préſenterun
modèle engrand à ladernière l'Aſſemblée des Etats
Généraux de cette Province , qui ontdélibéré d'en
envoyer des copies dans tous les Diocéfes pour
le faire connoître . C'eſt une demie feuille d'impreſſion
, gratuite , qu'il offre à tous ceux qui
214 MERCURE DE FRANCE.
A
la lui demanderont par une lettre affranchie.
Ildélivre auſſi gratuitement unedemie feuille,
contenant une ſeconde ſuite d'expériences faites
avec ſon Semoir &tirées de la récolte de 1763 .
On y voit , entre autre choſe , un mémoire fort
inftructif , dreſſé par M. Duverger , Secrétaire
perpétuel du Bureau Royal d'Agriculture de
la Ville du Mans. Le Public paroît goûter de
plus en plns cette nouvelle méthode , puiſque
la liſte des Souſcripteurs que nous avons lous
les yeux , a été porté à cent ſeize dans l'intervalle
de trois années , lans y comprendre
ceux de ces Semoirs que l'on conſtruit ailleurs
par imitation , d'après les moyens qu'il en a
fournis lui-même dans une petite brochure qu'il
donne gratuitement.
L'Adreſſe eſt à l'Abbé Soumille , Correſpondant
des Académies Royales des Sciences de Paris
, Toulouſe & Montpellier , Aſſocié libre de la
Société Royale d'Agriculture de Limoges , d
Villeneuve-lés-Avignon. On doit affranchir le
port des Lettres.
; defirant faire connoître aux Agriculteurs
de la Capitale du Royaume , la commodité &
l'utilité de cet inſtrument de labourage , déjà
au gré du Public dans les Provinces Méridionales
& autres , a cru devoir en faire faire un dépôt à
Paris. Ceux qui deſireront prendre connoiffance
& ſe procurer de ces inſtrumens , pourront s'adreſſer
an fieur BLEUZE , à l'Hôtel de la Prévôté,
rue d' Argenteuil , chargé de ce dépôt & des envois
en Province.
Le prix du Semoirpris à Paris eſt de 53 livres ,
emballage compris. AAvignon il coûte 39 livres
emballage également compris.
On ſe chargede les envoyer dans tels pays quece
ſoit , à la charge aux Amateurs d'en payer le
port.
Les perſonnes qui deſireront s'en procuser, ſçavoir,
à Paris, doivent s'adreſſer au ſieur BLEUZE;
A Avignon , il faut s'adreſſer à M. l'Abbé Soumille.
Il faut payer d'avance 24 liv parce qu'on
ne fait ces inftrumens que de commande , & le
ſurplus ſera exigé lorſque la fabrication en ſera
faite, & avant l'envoi,
Il faut affranchir les ports de Lettres & de l'argent.
L'AUTEUR du Semoir- à-bras de Languedoc vient
de publier la figure , les proportions & l'explications
d'un ſecond Inſtrument d'Agriculture qui
fait pendant au premier. C'eſt une machine propre
a brifer les mottes des champs que l'on veut
enfemencer. Il a eu P'honneur d'en préſenterun
modèle engrand à ladernière l'Aſſemblée des Etats
Généraux de cette Province , qui ontdélibéré d'en
envoyer des copies dans tous les Diocéfes pour
le faire connoître . C'eſt une demie feuille d'impreſſion
, gratuite , qu'il offre à tous ceux qui
214 MERCURE DE FRANCE.
A
la lui demanderont par une lettre affranchie.
Ildélivre auſſi gratuitement unedemie feuille,
contenant une ſeconde ſuite d'expériences faites
avec ſon Semoir &tirées de la récolte de 1763 .
On y voit , entre autre choſe , un mémoire fort
inftructif , dreſſé par M. Duverger , Secrétaire
perpétuel du Bureau Royal d'Agriculture de
la Ville du Mans. Le Public paroît goûter de
plus en plns cette nouvelle méthode , puiſque
la liſte des Souſcripteurs que nous avons lous
les yeux , a été porté à cent ſeize dans l'intervalle
de trois années , lans y comprendre
ceux de ces Semoirs que l'on conſtruit ailleurs
par imitation , d'après les moyens qu'il en a
fournis lui-même dans une petite brochure qu'il
donne gratuitement.
L'Adreſſe eſt à l'Abbé Soumille , Correſpondant
des Académies Royales des Sciences de Paris
, Toulouſe & Montpellier , Aſſocié libre de la
Société Royale d'Agriculture de Limoges , d
Villeneuve-lés-Avignon. On doit affranchir le
port des Lettres.
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Résumé : « L'Auteur du Semoir-à-bras de Languedoc, desirant faire connoître aux [...] »
L'auteur du Semoir-à-bras de Languedoc informe les agriculteurs parisiens de l'utilité et de la commodité de cet outil, déjà apprécié dans les provinces méridionales. Un dépôt est établi à Paris chez le sieur BLEUZE, à l'Hôtel de la Prévôté, rue d'Argenteuil. Le prix du semoir est de 53 livres à Paris, contre 39 livres à Avignon. Les instruments peuvent être envoyés partout, les acheteurs payant le port. Les commandes se font auprès du sieur BLEUZE à Paris et de M. l'Abbé Soumille à Avignon, avec un acompte de 24 livres requis à l'avance. L'auteur présente également une machine pour briser les mottes des champs, dont un modèle a été montré aux États Généraux de la province. Il offre gratuitement des informations sur cet instrument et des expériences réalisées avec le semoir en 1763. La méthode suscite un intérêt croissant, avec 116 souscripteurs en trois ans. Les demandes doivent être adressées à l'Abbé Soumille, correspondant des académies royales des sciences de Paris, Toulouse et Montpellier, et associé de la Société Royale d'Agriculture de Limoges et Villeneuve-lès-Avignon.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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