Titre et contenu

Titre:

LETTRE à M. D., un des Directeurs de l'Opéra de Paris. A Vienne en Autriche, le Ir Août 1772.

Titre d'après la table:

Lettre à M. D., un des directeurs de l'Opéra de Paris,

Premiers mots: L'estime qui vous est due, Monsieur, & pour vos talens, certainement très-distingués, & pour [...] Domaines: Philologie, connaissance des langues, Musique, danseMots clefs: Opéra, Christoph Willibald Gluck, Genre, Langue, Homme, Ouvrage, Talents, Iphigénie, Action, Italiens, Opéra de ParisDestinataire ou dédicataire: Antoine Dauvergne Concerne une oeuvre: Iphigenie en Aulide, tragédie opera en trois actes. Dédiés au Roi par M. le chevalier Gluck. Représentée pour la premiere fois par l'Académie royale de musique le mardi 19. avril 1774 ; Lettre sur la musique françoise. Par J. J. Rousseau

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Est rédigé par: François-Louis Gand Le Bland Du Roullet Genre de l'auteur: HommeLieu indiqué: Vienne en AutricheDate de rédaction ou d'envoi du texte:

Remarque

Allusion aux « écrivains fameux », dont Jean-Jacques Rousseau, « qui ont osé calomnier la langue française, en soutenant qu'elle n'étoit pas susceptible de se prêter à la grande composition musicale » (p. 170). Identification de l'auteur et du destinataire d'après Jean-Jacques Rousseau, Lettre à M. Burney et fragment d'observations sur l'Alceste italien de Gluck, Alain Cernuschi (éd.), Oeuvres complètes, Raymond Trousson, Frédéric S. Eigeldinger (dir.), Genève, Slatkine ; Paris, Champion, 2012, t. 12, p. 583, note 1.

Résumé (IA)

La lettre, datée du 1er août 1772, est adressée à M. D., directeur de l'Opéra de Paris. L'auteur y mentionne Christoph Willibald Gluck, un compositeur célèbre en Europe, qui a créé un opéra français après avoir composé plus de quarante opéras italiens à succès. Gluck estime que le genre dramatique musical français est supérieur et critique les auteurs français pour leur préférence pour l'esprit et la galanterie au détriment des passions et du pathétique. Il a adapté deux poèmes italiens en musique, obtenant du succès en Italie et à Boulogne. Gluck apprécie la langue française pour sa clarté et son énergie, mieux adaptées au drame musical. Il a travaillé sur l'opéra 'Iphigénie en Aulide', adapté de Racine, en simplifiant l'exposition et en supprimant l'épisode d'Ériphile. L'œuvre est structurée en trois actes avec des divertissements intégrés naturellement. Gluck a utilisé des pensées et des vers de Racine, évitant les machines coûteuses pour créer un spectacle noble et magnifique sans frais excessifs. La représentation totale dure deux heures et demie. L'auteur loue l'adaptation de Racine, soulignant la cohérence stylistique et le choix du sujet garantissant le succès de l'opéra. La musique de Gluck est saluée pour son expression, sa mélodie et son harmonie, ainsi que pour son naturel et sa variété. Gluck, à la fois poète et musicien, démontre un génie et un goût exceptionnels. L'auteur encourage l'Académie de Musique à représenter l'œuvre de Gluck pour valoriser la langue française et attend une confirmation pour planifier son voyage et la représentation de l'opéra, potentiellement durant l'hiver, le carême ou après Pâques.

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Copie numérique :
1772, 10, vol. 1-2