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1
p. 1824-1825
ENIGME.
Début :
Mon être n'est formé que de sang & de chair, [...]
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E.
On être n'eſt formé que de fang & de chair .
Et j'habite toujours fous un Palais humide :
Quand je fers la fureur de celui qui me guide ,
Freres , parens , amis , voifins , rien ne m'eft cher.
Je noircis les Vertus , j'attaque l'innocence ,
Qui fuccombent fouvent fous l'effort de mes coups ;
Je fouffle les foupçons dans le coeur d'un Epoux ,
Qui , par les traits malins que lâche ma licence ,
De fa moitié devient un ennemi jaloux ;
Je fuis l'organe impur des baffes calomnies ,
Qui couvrent la Vertu de mille ignominies.
A des vices fi noirs , mais , trop peu déteſtés ,
Je joins de belles qualités ;
Et fi fouvent je caufe un mal irréparable ,
Je fais auffi beaucoup de bien .
Tel ne me fait fervir , généreux , équitable ,
Qu'à repouffer les traits dont l'impoſture accable
Le mérite opprimé , dont il eft le foûtien ;
Tel autre , à terraffer les vices & le crime ,
Et payer aux Vertus leur tribut légitime.
Les Apôtres jadis eûrent befoin de moi ,
Pour
AOUST. 1744. 1829
Pour prêcher aux mortels les différens Myfteres ,
Aufquels Dieu ,fans fonder , veut qu'on ajoûte foi
Aujourd'hui même dans les Chaires
Les plus grands Orateurs ne fçauroient diſcourir ,
L'Avocat au Barreau garderoit le filence ,
Si je n'aidois leur Eloquence.
Je finis par un trait , qui va me découvrir ;
Beau fexe , daignez le fouffrir :
N'eft-il pas vrai ( ceci foit dit fans nulle offenfe >
Que vous feriez au défeſpoir ,
Si l'on vous empêchoit de me faire valoir.
Par M. Boran de S. Domingue.
On être n'eſt formé que de fang & de chair .
Et j'habite toujours fous un Palais humide :
Quand je fers la fureur de celui qui me guide ,
Freres , parens , amis , voifins , rien ne m'eft cher.
Je noircis les Vertus , j'attaque l'innocence ,
Qui fuccombent fouvent fous l'effort de mes coups ;
Je fouffle les foupçons dans le coeur d'un Epoux ,
Qui , par les traits malins que lâche ma licence ,
De fa moitié devient un ennemi jaloux ;
Je fuis l'organe impur des baffes calomnies ,
Qui couvrent la Vertu de mille ignominies.
A des vices fi noirs , mais , trop peu déteſtés ,
Je joins de belles qualités ;
Et fi fouvent je caufe un mal irréparable ,
Je fais auffi beaucoup de bien .
Tel ne me fait fervir , généreux , équitable ,
Qu'à repouffer les traits dont l'impoſture accable
Le mérite opprimé , dont il eft le foûtien ;
Tel autre , à terraffer les vices & le crime ,
Et payer aux Vertus leur tribut légitime.
Les Apôtres jadis eûrent befoin de moi ,
Pour
AOUST. 1744. 1829
Pour prêcher aux mortels les différens Myfteres ,
Aufquels Dieu ,fans fonder , veut qu'on ajoûte foi
Aujourd'hui même dans les Chaires
Les plus grands Orateurs ne fçauroient diſcourir ,
L'Avocat au Barreau garderoit le filence ,
Si je n'aidois leur Eloquence.
Je finis par un trait , qui va me découvrir ;
Beau fexe , daignez le fouffrir :
N'eft-il pas vrai ( ceci foit dit fans nulle offenfe >
Que vous feriez au défeſpoir ,
Si l'on vous empêchoit de me faire valoir.
Par M. Boran de S. Domingue.
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2
p. 81
ENIGME.
Début :
Je suis esprit, ou bien matiere ; [...]
Mots clefs :
Mercure
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E.
Ja fuis efprit , ou bien matiere ;
Je fuis au Ciel , & la fable eft ma mere ;
Je fais auffi parmi les minéraux.
L'art qui ma ſéparé de la terre & des eaux ;
De ma fluidité fçait fixer la vîteffe :
Honteuſe du bien que je fais ,
L'humanité rougit de mes bienfaits ;
Elle devroit rougir de ſa foibleffe :
O Vénus ! Arrêtons , je dois être diſcret :
Un mot de plus , je dirois mon fecret :
Quoi ! mon fecret , je ne fuis plus le même :
Formé de mille mains , on me méprife , on
m'aime ;
La curiofité ſe nourrit à me voir :
Semblable au fombre aftre du ſoir ,
Je brille d'une autre lumiere :
Comme lui douze fois , je remplis ma carriere ;
Et bien fouvent en moins d'un mois ,
Je la remplis une feconde fois :
En trois mots finifſons , ma muſe ;
Je fuis Dieu , je guéris , j'amufe.
Par M. G ** , de S. Domingue.
Ja fuis efprit , ou bien matiere ;
Je fuis au Ciel , & la fable eft ma mere ;
Je fais auffi parmi les minéraux.
L'art qui ma ſéparé de la terre & des eaux ;
De ma fluidité fçait fixer la vîteffe :
Honteuſe du bien que je fais ,
L'humanité rougit de mes bienfaits ;
Elle devroit rougir de ſa foibleffe :
O Vénus ! Arrêtons , je dois être diſcret :
Un mot de plus , je dirois mon fecret :
Quoi ! mon fecret , je ne fuis plus le même :
Formé de mille mains , on me méprife , on
m'aime ;
La curiofité ſe nourrit à me voir :
Semblable au fombre aftre du ſoir ,
Je brille d'une autre lumiere :
Comme lui douze fois , je remplis ma carriere ;
Et bien fouvent en moins d'un mois ,
Je la remplis une feconde fois :
En trois mots finifſons , ma muſe ;
Je fuis Dieu , je guéris , j'amufe.
Par M. G ** , de S. Domingue.
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3
p. 59
LOGOGRYPHE. A Madame le ..... du Trésor Royal.
Début :
Sans pouvoir m'exprimer j'exprime quelque chose : [...]
Mots clefs :
Charmante
4
p. 65-66
LOGOGRYPHE. A l'Auteur du Logogryphe sur le mot Chalumeau, inséré dans le Mercure d'Avril 1762, page 59 & verso.
Début :
Sur ton Logogryphe plaisant, [...]
Mots clefs :
Réponse