[L'Enlèvement de Déjanire] : [estampe] (1802)
Données de base
Type de notice et de document: Monographie : ImageTitre et date: [L'Enlèvement de Déjanire] : [estampe] (1802) Mention de responsabilité: Peint par Guido Reni / Gravé par BervicÉdition, état: [État avant la lettre, mais avec le nom des artistes, l'adresse et la mention de dépôt]Adresse: Se Vend à Paris, Chez Bervic, Gallerie du Louvre, N. 12.Description matérielle: 1 est. ; eau-forte et burin ; 57,9 x 42,1 cm (élt d'impr.), 66,8 x 52,1 cm (f.).Matière: Centaures, Enlèvement, Cours d'eauBibliothèque nationale de France: Notice no 44348357, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb443483573Source: Catalogue général de la Bibliothèque nationale de FranceRelations
Remarques et validité
Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France:
Date : [1802]. / "Cette estampe fut déposée non le 15 prairial an X (comme c'est indiqué par erreur), mais le 3 messidor (22 juin 1802). Le cuivre figurait à la vente après décès de Bervic en 1822 avec celui de l'Education d'Achille auquel il fait pendant (n° 204). L'Enlèvement de Déjanire fut présenté au concours des prix décennaux et le jury, unanimement, le désigna pour le prix de gravure. "Parmi nos contemporains, lit-on dans le rapport du jury, M. Bervic, plus savant dans le dessin et doué d'un meilleur goût que Deville [Wille] son maître, n'a conservé de la manière de celui-ci que ce qu'elle avait de favorable à l'effet : mais, dans l'exécution, il s'est rapproché par degrés de la belle méthode de nos plus célèbres graveurs. Cet artiste, que l'opinion générale a placé depuis vingt-cinq ans au premier rang de nos graveurs, aurait obtenu cette distinction quand il n'aurait fait que l'estampe de l'Enlèvement de Déjanire, d'après un tableau célèbre du Guide... Quoique le caractère du burin de M. Bervic tienne plus de la force et de la fierté du genre historique que de la grâce qui règne dans le tabieau, sa gravure en a le moelleux, l'harmonie, la noblesse ; les lumières sont conduites et distribuées dans toute la figure de Déjanire et dans celle du Centaure avec une habileté, un accord qu'on ne saurait trop louer ; enfin, cette estampe peut être regardée comme une des plus belles, dans le genre historique, qui aient paru depuis le règne de Louis XIV." (Moniteur du 23 juillet 1810)" (IFF18, 1933)" / "Le concours des prix décennaux avait été institué par un décret rendu à Aix-la-Chapelle le 11 septembre 1804. Il avait pour objet de récompenser les meilleurs ouvrages de science, de littérature et d'art, ainsi que les inventions utiles. Ces prix, au nombre de 22 (10.000 et 5.000 fr.), devaient être décernés sur le rapport d'un jury composé de huit membres de l'Institut et remis au tilulaire par l'empereur en personne le jour anniversaire du 18 brumaire. Un nouveau décret, en date du 28 novembre 1809, donna au concours plus d'extension et de solennité. Le nombre des prix était porté à 35 (dix-neuf de lre classe et seize de seconde classe). Mais ils ne furent jamais décernés. Des rivalités, des intrigues, génèrent les délibérations de l'Institut, qui ne put arriver à se mettre d'accord sur le nom des lauréats. La distribution fut ajournée et finalement l'institution avorta. Le tableau de Guido Reni, qui servit de modèle à Bervic, est aujourd'hui conservé au Louvre. Il avait été peint pour le duc de Mantoue, qui le céda à Charles Ier. Après la mort de celui-ci, il passa chez Jabach, qui le vendit à Louis XIV" (IFF18, 1933).
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