[Journée de Saint-Cloud le 18 Brumaire An 8 (9 novembre 1799)] : [estampe] (1801)
Données de base
Type de notice et de document: Monographie : ImageTitre et date: [Journée de Saint-Cloud le 18 Brumaire An 8 (9 novembre 1799)] : [estampe] (1801) Mention de responsabilité: [par Helman] / [d'après Monnet]Édition, état: [État avec la lettre, et l'adresse]Adresse: [S.l.]Description matérielle: 1 est. ; eau-forte ; 26,5 x 43,5 cm.Bibliothèque nationale de France: Notice no 44554550, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44554550tSource: Catalogue général de la Bibliothèque nationale de FranceRelations
Remarques et validité
Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France:
Date : [1801]. / Estampe annoncée au "Journal de Paris" le 15 mars 1800 comme devant "paraître prochainement". L'annonce de la mise en vente parut au "Moniteur" le 19 décembre 1801 : 3 francs / Le coup d'État qui mit fin au Directoire, est improprement appelé "Journée du 18 Brumaire". Le 18 brumaire en effet il ne s'est rien passé. C'est le lendemain 19 brumaire (10 Novembre 1799) qu'eut lieu la mémorable séance du Corps législatif à l'Orangerie de Saint-Cloud. Chose remarquable, toutes les estampes relatives à cette affaire reproduisent invariablement ce qu'on pourrait appeler la scène des poignards : Bonaparte qui vient de pénétrer dans la salle des Cinq-Cents est protégé par les grenadiers Thomé et Pourée contre la fureur de plusieurs députés, qui brandissent des poignards (ceux qu'on appela des "représentants à stylet"). Cette tentative d'assassinat, consignée dans le procès-verbal de la séance, fut accréditée dans le public le soir même par une proclamation de Bonaparte. Or, elle n'est qu'une légende inventée pour les besoins de la cause. Cette légende dura autant que Napoléon. Tant qu'il fut là, les témoins ne voulurent ou ne purent lui opposer aucun démenti. Mais après la chute de l'Empire les langues se délièrent et des protestations se firent entendre. La première, celle de Combes-Dounous en 1814, passa inaperçue. On ne remarqua pas sa "Notice sur le dix-huit brumaire, par un témoin qui peut dire : Quod vidi testor" [Impr., Lb42 819]. En 1819, une nouvelle protestation se produisit, qui eut un tout autre retentissement, celle de Dupont de l'Eure, ancien député aux Cinq-Cents et témoin, lui aussi, de "l'affaire de Saint-Cloud". On discutait à la Chambre le cas de l'un des "sauveurs" de Bonaparte, l'ex-grenadier Pourée, qui demandait à cumuler sa retraite d'officier avec la pension qui lui avait été accordée à titre de récompense nationale au lendemain du 18 brumaire. Dans la séance du 19 juin, Dupont de l'Eure fut amené à déclarer solennellement que "l'assassinat du général Bonaparte" était "un mensonge imaginé pour justifier l'attentat commis par la force des armes sur la représentation nationale. Daunou, pris à témoin, confirma les paroles de son collègue (voir son "Cours d'études historiques", I, p. 255). Quant à l'autre "sauveur" de Bonaparte, le grenadier Thomé, son aventure est une savoureuse historiette contée par Savary (de Maine-et-Loire). Thomé, dit Savary ("Mon examen de conscience sur le dix-huit brumaire", 1819, p. 37. Impr., Lb42824), "racontait d'une manière fort plaisante qu'il avait été mandé chez le général [après le coup d'État], que là, il avait appris qu'il avait sauvé la vie au général en recevant le coup de poignard qui lui était destiné, qu'il méritait une récompense, que Madame [Bonaparte] lui avait d'abord fait cadeau d'une belle bague, qu'on allait lui donner une pension, qu'il serait fait officier... Il ajoutait en riant, qu'il était fort heureux pour lui d'avoir déchiré la manche de son habit, en passant près d'une porte". Voir l'article d'Aulard : "Bonaparte et les poignards des Cinq-Cents", dans la "Revue bleue" du 10 mars 1894 (réimprimé le 14 août suivant dans la "Révolution française") / Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle.
Mentions dans d'autres contenus
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