Le Directeur Reveillere // Pape des Theophilanthropes // Ce Burlesque pontificat étoit placé dans le Directoire. // Français de Nantes. Rapport des Onze : [estampe] (1797?)

Données de base

Type de notice et de document: Monographie : ImageTitre et date: Le Directeur Reveillere // Pape des Theophilanthropes // Ce Burlesque pontificat étoit placé dans le Directoire. // Français de Nantes. Rapport des Onze : [estampe] (1797?) Mention de responsabilité: [Jacques-Louis Copia]Adresse: [S.l.]Description matérielle: 1 est. ; gravure au pointillé ; 16,1 x 13,3 cm.Bibliothèque nationale de France: Notice no 44543311, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44543311xSource: Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France

Relations

Remarques et validité

Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France:
Date : [ca 1797]. / Portrait charge de La Reveillière-Lépeaux, représenté en buste, de face, la tête de profil à dr., les poings serrés, appuyés sur un mur bas / La gravure est en sens inverse de l'original, un dessin à la plume, sur papier blanc, d'une exécution très minutieuse. Ce dessin (collection Marcille-Jahan-Chevrier) figurait à l'Exposition Prudhon en mai-juin 1922 (n° 142). L'identification du personnage représenté a été contestée. Cependant la présente gravure semble confirmer cette identification. Cette gravure a été attribuée à Prudhon lui-même, notamment par Goncourt (n° 5). Renouvier pense qu'elle est de Copia, mais n'exclut pas l'idée d'une collaboration de Prudhon. Il y a, dit-il (p. 218), des gravures de Copia "où la manière du maître se trouve si naïvement rendue, comme dans la charge de "La Reveillère", qu'on ne saurait se prononcer avec certitude que sa main n'est pas intervenue" / La collection de Vinck (n° 6601) contient un autre portrait-charge de La Réveillière-Lépeaux, une gravure à l'eau-forte et au pointillé, anonyme également. Cette caricature s'intitule : "Mahomet-Théophilanthrope". Cependant elle vise moins le patron de la Théophilanthropie que le président du Directoire et l'auteur du coup d'état du 18 fructidor (4 septembre 1797), dont La Réveillière fut en effet le principal artisan et Carnot la plus illustre victime. Notre petit bossu (les contemporains le comparaient à un "bouchon sur des épingles") apparaît sur cette charge comme un vrai polichinelle. Juché sur une sorte de zodiaque politique, il entre dans le signe du 18 fructidor et, d'un coup de pied, envoie promener la Constitution de l'an III, tout en s'efforçant de maintenir la France à égale distance du royalisme et du jacobinisme. Cela se passe entre une gerbe de 500 roseaux et un tas de 250 bûches, symboles irrévérencieux des deux Conseils / Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle.


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