Combat naval // Livré le 6 Octobre 1799 par M.r Du Couëdic Lieutenant de Vaisseau. // Dédiée au Roi : [estampe] (1791)
Données de base
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Titre et date: Combat naval // Livré le 6 Octobre 1799 par M.r Du Couëdic Lieutenant de Vaisseau. // Dédiée au Roi : [estampe] (1791)
Mention de responsabilité: Rossel pinx.t 1789 / Dequevauviller Sculp.t 1791.Adresse: 2.e Livraison, et se trouve à Paris chez Mérigot le J.e Libraire, Quai des Augustin, au coin de la Rue Pavée, N° 38. et chez l'Auteur, Rue de Tournon, N° 6. A. P. D. R. Imprimé par DamourDescription matérielle: 1 est. ; eau-forte, burin ; 46,8 x 72,4 cm.Bibliothèque nationale de France: Notice no 44548955, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44548955dSource: Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France
Relations
Remarques et validité
Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France:
Date : [1791]. / Suit, de part et d'autre d'une vignette allégorique, une notice explicative : "Ce Combat fut livré à la hauteur d'Ouessant, par la frégate du Roi "la Surveillante"..." / Au bas, à dr. : "Gravé d'après le Tableau Original... appartenant au Roi, et faisant partie de la Collection des Dix-huit Combats // de Mer et de la derniere Guerre, peints par l'ordre de Sa Majesté, par M.r de Rossel, Ancien Capitaine de Vaisseaux..." / Estampe annoncée au "Journal général de France" le 18 Juin 1790 (Voir l'IFF18 DEQUEVAUVILLER (François), 94) / L'original est dans la galerie du Ministère de la Marine [information 1951]. Il fait partie d'une suite de 18 tableaux représentant des combats navals livrés pendant la guerre de l'indépendance des États-Unis d'Amérique. Ils furent exécutés sur l'ordre du roi par le capitaine de Rossel qui avait même commencé à les faire graver à ses frais. Après la publication de la présente estampe, l'auteur des originaux ne put continuer l'entreprise, trop onéreuse pour sa situation de fortune. Il sollicita une subvention officielle. Le 5 décembre 1791, le capitaine de Rossel adressa la pétition suivante à l'Assemblée législative [Impr., Lb.29. 5597]" / "C'est aux yeux des Représentans d'une grande Nation que j'ai l'honneur d'exposer dans la gravure du Combat de "M. du Couëdic", une des plus célèbres actions de mer, de la dernière guerre... Heureux d'avoir été chargé, par le Gouvernement de faire revivre sur la toile ce combat memorable, j'en ai peint le grand tableau ; il fait partie des "dix-huit" que le Roi a ordonnés et dont l'exécution m'en a été également confiée. Le motif, Messieurs, qui a déterminé cet ouvrage, a été de fixer, au sein de la Patrie, ce monument d'une véritable gloire, afin d'élever l'âme des citoyens, préserver de l'oubli la célébrité qu'ils ont acquise et transmettre à leurs descendans des modèles dignes d'être imités... Vous êtes, Messieurs, persuadés de ces vérités. Je viens avec confiance réclamer auprès de vous un nouvel encouragement et les moyens pour achever l'entreprise de la gravure de ces mêmes combats, que mon peu de fortune ne me permet pas de continuer à mes frais. Animé du même zèle qui a secondé mes travaux, je ne peux me dispenser, Messieurs, de vous faire faire cette remarque bien importante, que si la gravure dont il est question ne se bornoit qu'aux trois seules actions qui sont déjà gravées, qui sont déposées dans vos archives, et que la dernière Assemblée avoit considérées comme un monument vraiment national, il en résulteroit qu'il n'y auroit que trois combats qui auroient de la publicité, au lieu des dix-huit qui forment l'ensemble de la collection entière : ce qui nous attireroit une critique amère des ennemis de la France, qui ne manqueroient pas de vouloir affoiblir nos véritables succès. Ajoutez à ces considérations les avantages pour les arts utiles et conservateurs, dirigés vers l'instruction publique ; il ne résultera le bien général. Tels sont, Messieurs, les vœux que j'ose former pour que l'entreprise de la gravure des combats puisse être conduite, jusqu'à sa fin ; elle m'a coûté des avances considérables. Je viens de terminer en six années l'exécution de la peinture des dix-huit tableaux ; il me fut promis de grands dédommagements à la fin de mes travaux. Vous acquitterez, Messieurs, cette dette à l'État, si vous daignez apprécier mes sacrifices et peser dans votre sagesse ma juste réclamation." A quoi, Camus répondit : "La lettre, Monsieur, que vous avez adressée à M. le Président, vient d'être mise sous les yeux de l'Assemblée nationale ; elle a été lue entière et applaudie. J'ai fait remarquer que votre travail n'étoit pas seulement recommandable comme chef-d'œuvre de l'art, mais aussi et bien plus encore comme monument national... Je l'ai déposée au Comité des pensions". Il est probable que les événements qui suivirent arrêtèrent l'entreprise avant qu'elle ne fût terminée" / Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle.
Mentions dans d'autres contenus
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