Charles Asgill // Capitaine des Gardes // du Roi d'Angleterre. : [estampe] (1784)

Données de base

Type de notice et de document: Monographie : ImageTitre et date: Charles Asgill // Capitaine des Gardes // du Roi d'Angleterre. : [estampe] (1784) Mention de responsabilité: De Loraine del. / Chevillet Sculp.Adresse: AParis chés l'Auteur rue des Maçons. N° 14.Description matérielle: 1 est. ; burin ; 18,6 x 12,2 cm.Bibliothèque nationale de France: Notice no 44539196, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44539196tSource: Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France

Relations

Remarques et validité

Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France:
Date : [1784]. / Buste de profil à g., dans une bordure ovale, sur fond rectangulaire / Annoncé dans la "Gazette de France" du 6 avril 1784, puis dans le "Journal de Paris" du 4 juin suivant" / Ce jeune officier de l'armée britannique avait été fait prisonnier au siège d'York-Town (1781) pendant la guerre d'Indépendance. Il fut désigné par le sort pour être mis à mort en représailles de l'exécution du capitaine américain Huddy, qu'un ordre barbare du capitaine anglais Lippincott avait condamné à la pendaison. Asgill avait 19 ans. L'affaire fit grand bruit en Europe et défraya toutes les conversations durant les huit mois que son sort resta en suspens. Toutes les âmes sensibles (et elles étaient nombreuses à cette époque) s'attendrirent sur cet innocent qui allait expier pour un coupable. Trois fois Asgill fut mené au pied de la potence ; trois fois l'humanité et la justice de Washington hésitèrent à consommer l'irréparable. Le roi d'Angleterre, George III, ordonna bien de livrer l'officier coupable aux Américains, mais il ne fut pas obéi. Une démarche des États de Hollande en faveur du condamné n'eut pas de succès. Alors la mère du malheureux jeune homme s'adressa au C.te de Vergennes, ministre d'une nation en guerre avec l'Angleterre. Et Vergennes obtint de Washington la grâce demandée. Grimm a publié les deux lettres émouvantes de M.me Asgill ("Correspondance", février 1785)" / L'aventure du jeune Asgill a naturellement inspiré dramaturges et romanciers. Nous citerons : "Abdir", drame en 4 actes et en vers de M. de Sauvigny (Théâtre-Français, 25 janvier 1785), qui n'eut pas grand succès, et "Asgill, ou les Désordres des guerres civiles", roman de M. de Mayer [Impr., Y2 52119] / Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle.


Mentions dans d'autres contenus

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