Les Couseuses : [estampe] (1777)

Données de base

Type de notice et de document: Monographie : ImageTitre et date: Les Couseuses : [estampe] (1777) Mention de responsabilité: Dessiné et Gravé par J. Beauvarlet, Graveur du Roi, d'apres le Tableau original du Guide,Édition, état: [État décrit dans l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle]Adresse: A Paris chez l'Auteur, Rue du Petit Bourbon attenant la Foire S.t Germain.Description matérielle: 1 est. ; gravure en taille-douce ; 39,6 x 54,7 cm.Bibliothèque nationale de France: Notice no 44531444, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44531444gSource: Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France

Relations

Remarques et validité

Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France:
Date : [1777]. / Sept femmes assises en demi-cercle sont occupées à coudre ; deux autres sont debout à chaque extrémité. En marge, sous le titre" / Tiré du Cabinet de l'Impératrice Catherine II.e Souveraine de toutes les Russies / Au Salon de 1773, Beauvarlet exposait (n° 279) le dessin des "Couseuses, d'après le tableau du Guide, du Cabinet de feu M. le baron de Thiers", à qui il appartenait en effet avant de passer entre les mains de l'impératrice de Russie. Il est mentionné dans le "Catalogue des tableaux du Cabinet de M. de Crozat, baron de Thiers" (Paris, 1755, in-8°), p. 37. On sait que l'impératrice de Russie acheta en entier le Cabinet du baron de Thiers, qui devait être d'abord dispersé aux enchères. (cf. Bachaumont, 11 déc. 1771, VI, p. 27) / Beauvarlet travaillait à sa gravure dès 1774, si l'on en croit l'auteur d'un dialogue sur les gravures (écrit en mars), qui lui décoche ce trait : "Le profond Beauvarlet aura beau creuser le cuivre destiné à défigurer les belles "Couseuses" du Guide, les têtes n'en seront pas moins lourdement dessinées, et la finesse et les caractères de l'original absolument travestis. Le Guide n'est pas fait pour son burin... On lui permet les Raoux." ("Correspondance littéraire de Grimm, Diderot", ..., publiée par Tourneux, tome X, p. 383.) / L'estampe fut annoncée dans le "Mercure" en juillet 1777 (II, p. 182) : Peu après, un mauvais plaisant fit paraître dans le "Journal" de Paris (20 juillet) l'annonce fantaisiste suivante : "Les Couseuses", estampe... dessinée et gravée par J. Beauvarlet,... d'après le tableau original du Guide, tiré du Cabinet de l'Impératrice de toutes les Russies. Les amateurs étant satisfaits de cette estampe et n'ayant pu s'en procurer avant la lettre, vu le petit nombre qui en a été tiré, on les avertit que dans trois mois il en paroîtra des nouvelles dont on ne tirera que le nombre ordinaire (500 exemplaires) et qu'on intitulera : "Les Vierges du Guide", prix, 24 liv. Les Couseuses, 12 liv. Elles seront exposées au Salon du Louvre. L'auteur, jaloux de conserver la réputation qu'il s'est acquise, n'occupe ses élèves qu'aux draperies, se réservant le travail des têtes et surtout des mains." / Sur la réclamation de Beauvarlet, le même journal publiait le 24 juillet la rectification suivante : "Nous croyons devoir avertir le Public d'une surprise faite à notre bonne foi par un ennemi de M. Beauvarlet... auteur des "Couseuses"... Un quidam est venu nous apporter cette estampe avec une note du prix et du nom de l'artiste comme il est d'usage... Nous en avons retranché la plus grande partie et n'avons laissé subsister que ce qui nous a paru des détails essentiels et relatifs au commerce et au débit des estampes. C'étoit dans ces détails, qui nous sont peu connus, qu'étoit caché le venin de la méchanceté. On y assure que dans trois mois la même estampe des "Couseuses" reparoîtra sous le nom des "Vierges du Guide". M. Beauvarlet lui-même nous certifie la fausseté de ce fait, qui, s'il étoit vrai, attaqueroit sa probité. On y ajoute que l'on en tirera le nombre ordinaire de 500 exemplaires avant la lettre, il nous a assuré, dans ces cas-là, que 50 étoit le plus grand nombre. On y dit que ces prétendues nouvelles épreuves seront de 24 livres et que celles qui se débitent actuellement, et les seules qui se débiteront, sont fixées à 12 liv. lorsque le prix est de 16 liv. Après avoir tâché par un pareil artifice d'arrêter la vente de cette estampe, la basse jalousie s'est complue à en discréditer la beauté, en déclarant... que M. Beauvarlet occupoit ses élèves aux draperies et ne se réservait que le travail des têtes et surtout des mains. Nous avons cru que ce pouvoit être un usage reçu parmi MM. les Graveurs ; mais nous avons encore appris de M. Beauvarlet lui-même qu'un artiste jaloux de sa réputation, ne trouve rien d'indigne de ses soins, et que particulièrement dans cette estampe, il n'avoit rien négligé... A peine avons nous été détrompés, que nous nous sommes empressés... de désabuser le public sur une noirceur faite à un artiste également recommandable et par ses talens et par sa probité" / Le dessin exécuté par Beauvarlet pour "les Couseuses" figurait à sa vente (n° 77 du catalogue). Il est aujourd'hui au Musée d'Abbeville [information 1933] et porte une note qui doit être de la main du graveur. On y remarque le soin qu'il prenait d'indiquer les couleurs et les teintes pour y approprier son travail (Delignières, "Beauvarlet", note de la p. 28) / Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle.


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