Latone vengée : [estampe] (1756)
Données de base
Type de notice et de document: Monographie : ImageTitre et date: Latone vengée : [estampe] (1756) Mention de responsabilité: David Teniers pinx / Noël Le Mire sculp.Adresse: Paris, chez l'Auteur rüe St Jacques au Soleil d'Or, vis à vis le PlesisDescription matérielle: 1 est. ; gravure en taille-douce ; 32,2 x 43,8 cm.Bibliothèque nationale de France: Notice no 44576986, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44576986tSource: Catalogue général de la Bibliothèque nationale de FranceRelations
Remarques et validité
Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France:
Date : [1756]. / Au milieu, Latone s'agenouille en invoquant l'appui des Dieux. Elle tient un de ses enfants dans ses bras. L'autre est couché à ses pieds. A dr., six paysans, qui l'insultaient, commencent à être changés en grenouilles. Sur le second plan, cinq autres paysans travaillent dans un marais. Dans le fond, à dr., un bois, à g. un château. Au dessus des armes, sur une butte, monogramme de Téniers, "D.T." gravé à rebours et un peu au dessous : "N. Le Mire f. 1754". En marge, de part et d'autre des armes : "gravé d'après le Tableau original de David Téniers // qui est au Cabinet de Monsieur le Comte de Vence, // Maréchal de Camps des Armées du Roy" / "Mercure", septembre 1756, p. 226 : "Il paroit une nouvelle Estampe gravée d'après le tableau original de D. Téniers qui est dans le Cabinet de M. le Comte de Vence. Ce beau morceau pourroit s'intituler, "Téniers Vengé" (1). M. de Voltaire dans ses anecdotes sur Louis XIV, cite pour preuve du goût naturel de ce Prince, qu'ayant vu dans son cabinet quelques Tabagies de Téniers mêlées parmi les Tableaux d'Italie, il dit avec mépris : "Qu'on m'ôte de là ces magots". Le Tableau dont il est question n'auroit point encouru la censure de ce grand Roi. On y voit une figure de femme à demi nue, dessinée de très bon goût, peinte avec la plus grande fraicheur, et une "Morbidezze", comme disent les Italiens, vraiment enchanteresse. Elle est groupée avec ses deux enfans (Apollon et Diane), dont l'un est à ses genoux, et l'autre repose entre ses bras. Ces deux enfans sont charmants et dignes de leur mère dont la figure noble exprime la douleur la plus intéressante. Le fond du Tableau est un paysage, comme on scait que les faisoit Teniers et un ciel vague plein de touches larges et mouvantes. Des pêcheurs sont sur le devant de la scène, quelques-uns sont déjà métamorphosés ; les autres sont prêts à subir la même peine de leur inhumanité. On peut dire, sans flatter l'Auteur de l'Estampe, qui a déjà fait ses preuves que tout le mérite du Tableau se trouve dans sa gravure. Ce morceau large de 16 pouces et haut de 12, c'est à dire de même grandeur que le Tableau original se trouve chez le Sieur Le Mire, rue St Jacques, vis à vis le Collège Duplessi." / "Catalogue des Tableaux du Cabinet de Monsieur le Comte de Vence" Paris, Vve Quillau, 1759, p. 28 : "Dans les deux coins à droite, est un Corneille Poëlenburg ; gravé par Bazan, sous le titre de l'"Esclave à l'encan" ; et à gauche, un Téniers, gravé par Le Mire, sous le titre de "Latone vengée."" / Rémy (P.), "Catalogue raisonné du Cabinet de Feu M. Le Comte de Vence", Paris, Praul fils aîné, 1760, p. 250, n° 67. "Latone Vengée" ; ce tableau est dans la manière de Rubens, il est peint sur toile, de 12 pouces de haut, sur 15 pouces de large. Le Mire en a gravé l'estampe [Yd. 44, in-8°]" / Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle.
Mentions dans d'autres contenus
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