[Planches pour : Monicart (J.-B. de). Versailles immortalisé...] : [estampe] (1720)
Données de base
Type de notice et de document: Monographie : ImageTitre et date: [Planches pour : Monicart (J.-B. de). Versailles immortalisé...] : [estampe] (1720) Mention de responsabilité: [Louise-Madeleine Cochin]Adresse: [Paris], [E. Ganeau et J. Quillau]Description matérielle: 5 est.Bibliothèque nationale de France: Notice no 44542328, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44542328dSource: Catalogue général de la Bibliothèque nationale de FranceRelations
Remarques et validité
Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France:
Date : [1720]. / Éd. : 2 vol. in-4° / Cet ouvrage est le résultat imprévu d'une détention de l'auteur à la Bastille. Pensionnaire du roi malgré lui de 1710 à 1714 et disposant ainsi de plus de loisirs qu'il n'en aurait voulu, le sieur Jean-Baptiste de Monicart ne trouva d'autre moyen d'échapper à l'ennui que de mettre en vers, à propos de Versailles, son savoir, qui était vaste, puisqu'il ne lui fallut pas moins de 90.000 vers pour en voir la fin / "Versailles immortalisé", poème didactique et moral destiné à l'éducation de la jeunesse des deux sexes, n'est autre chose que la description des objets d'art qui meublaient alors le palais du grand roi. Mais, dit un avis au lecteur, "en expliquant le détail des beautés de chacun de ces riches monumens de peinture, sculpture, architecture et pièces d'eau, [l'auteur] insinue à la jeunesse, par une manière d'amusement, l'intelligence de toutes les anciennes Écritures, saintes et profanes, historiques, celles des Fables, des Métamorphoses et des Sciences naturelles, dans un stile simple et aisé à comprendre". Si bien "que les enfans de douze à quatorze ans, des deux sexes, sans besoin d'autre livre et de bibliothèque, trouveront dans cette lecture récréative et honnête une instruction prompte et une introduction engageante dans les Histoires, Métamorphoses et Fables ci-dessus marquées." Une traduction latine, une abondante illustration devaient mettre l'ouvrage à la portée des personnes étrangères" / On n'était pas très malheureux à la Bastille, mais on manquait de livres. Monicart ne fut pas embarrassé pour si peu. Il n'eut qu'à se souvenir ; sa mémoire lui tint lieu de bibliothèque, "ce qui paroîtroit difficile à croire, si le fait n'étoit pas confirmé par l'aveu même des personnes supérieures, encore vivantes, qui avoient le commandement et l'inspection dudit château pendant la détention de l'auteur." On se demande avec inquiétude où l'auteur se serait arrêté, s'il avait eu à sa disposition les instruments de travail indispensables au commun des érudits. Sa besogne terminée, Monicart avait accumulé la matière de 9 volumes comprenant chacun 10.000 vers. Il ne fallait pas songer à publier un tel ouvrage par les voies ordinaires. La souscription s'imposait : "Comme la dépense de l'impression de cet ouvrage et celle de la gravûre de près de 450 estampes en taille douce... montera à des sommes considérables et qu'un particulier seul est hors d'état de faire de si grands frais, on propose au public la voye peu onereuse des souscriptions, qui sont en usage en Angleterre, en Hollande et depuis peu en France." Le prix de l'ouvrage complet, c'est-à-dire en 9 volumes, était fixé à 45 livres pour les souscripteurs, soit 5 livres le volume. A ceux qui n'auraient pas la sagesse de souscrire, il en coûterait 7 livres 10 sols par volume. Il faut croire que le public ne se montra pas très empressé, car après la publication des deux premiers volumes, l'ouvrage s'arrêta court" / Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle.
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