Conte Arabe.
Données de base
Fait partie d'une livraison: MERCURE GALANT. / OCTOBRE, 1711. (Gallica)
Fait partie d'une section: IIe PARTIE. AMUSEMENS.Titre: Conte Arabe.
Incipit: Le Calife Arbroun fut comparé par les Poëtes de sonPage(s): 58-73
Page(s) dans la numérisation: 141-156
Texte (OCR):
Mots clefs: Calife, Arbre, Bague, Colère, Rire, Esprit, Mélancolie, Corneilles, PhilosophesConte Arab- e.
LECalise Arbroun fut
comparé par les Poëtes
seTon temps àun arbre
prodigieusement grand
qui estoit près de son
chasteau ; ses profondes
& vastes racines,c'estoit,
disoient-ils, la puissance
du Calife solidement cf…
LECalise Arbroun fut
comparé par les Poëtes
seTon temps àun arbre
prodigieusement grand
qui estoit près de son
chasteau ; ses profondes
& vastes racines,c'estoit,
disoient-ils, la puissance
du Calife solidement cf…
Résumé:
Le texte relate l'histoire du Calife Arbroun, comparé à un arbre majestueux dont les racines incarnent sa puissance, la tige élevée symbolise son esprit sublime, et les fleurs et fruits représentent sa grâce et sa bienfaisance. Cependant, Arbroun est tourmenté par une mélancolie profonde qui obscurcit son esprit. Pour y remédier, il s'entoure d'un philosophe chargé de le divertir et de dissiper ses sombres pensées. Un jour, en contemplant l'arbre qui le symbolise, Arbroun exprime sa tristesse et compare son ombre à celle de l'arbre. Il promet une bague au philosophe chaque fois qu'il parviendra à le faire rire. Le philosophe, sceptique, affirme que cela est impossible, car la mélancolie du Calife est profonde. Il raconte alors l'histoire d'une veuve hypocrite qui, malgré ses efforts pour paraître affligée, finit par rire en se regardant dans un miroir. Cependant, cette histoire ne parvient pas à faire rire Arbroun. Le philosophe, frustré, utilise une métaphore des corneilles qui noircissent les fruits de l'arbre, symbolisant les soucis du Calife. Il décrit un homme en colère tentant vainement de secouer un arbre pour chasser les corneilles, se blessant lui-même dans l'effort. Cette image finit par faire sourire Arbroun, qui reconnaît alors la justesse de la comparaison et offre une bague au philosophe. Cette anecdote a donné naissance au proverbe arabe selon lequel la grandeur et les soucis des grands seigneurs les accablent de mélancolie, symbolisés par une volée de corneilles dans la tête.
Provenance
Est rédigé par: Charles Dufresny ?Langue et genre
Langue: FrançaisVers et prose: ProseType d'écrit journalistique: Fiction en proseCourrier des lecteurs: NonGenre littéraire: Conte arabeAutres relations, titre dans la table des matières
Titre d'après la table:
Conte Arabe,
Remarques et validité
Mentions dans d'autres contenus
Aucune mention.