Titre d'après la table
Dissertations sur la Fondation de Marseille, Extrait,
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143
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646
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149
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652
Incipit
DISSERTATIONS sur la fondation de la Ville de Marseille, sur l'Histoire des Rois
Texte
DISSERTATIONS ſur la fondation de la
Ville de Marſeille , ſur l'Hiſtoire des Rois
du Boſphore Cimmerien , & ſur Leſbonax
Philoſophe de Mytilene ; à Paris , chés Jac
ques Barrois , Quai des Auguſtins , à la
Ville de Nevers , in 12. 1744.
Ce Livre est dédié à feu M. l'Abbé de
Rothelin , qu'une vaſte érudition , un goût
délicat , & des moeurs auſſi douces que pures
rendoient ſi cher à la République des
Lettres qui l'a perdu trop tôt.
- L'Epitre dédicatoire nous apprend que
M. Cari eſt l'Auteur de ces Differtations ,
44 MERCURE DE FRANCE.
&dans celle dont l'époque de la fondation
de Marſeille eſt l'objet , il ne laiſſe pas ignorer
qu'il eſt natif de cette Ville ; ainſi c'eſt
l'amour de la Patrie qui lui a mis la plume
à la main. Il eſt certain que la matiere eſt
furtout intéreſſante pour les Marſeillois
quoiqu'elle ne ſoit pas indifferente pour le
reſte des lecteurs. Il étoit néceſſaire d'éclaircir
cette queſtion , ſi l'on veut avoir une
bonne Hiſtoire de Marſeille , travail que
P'Auteur regarde avec raiſon comme digne
de l'émulation de l'Académie de Marseille ;
cet Ouvrage eſt de la nature de ceux qui
peuvent& doivent même être faits en ſociété;
& Mrs de l'Académie de Marſeille
poſſedent tous les talens néceſſaires pour le
conduire à ſa perfection. Deux opinions
diviſent les Chronologiſtes au ſujet de la
fondation de cette Ville , l'une des plus anciennes
de la France ; les uns , & Ufferius
eſt de ce ſentiment , la placent la premiere
année de la quarante-cinquiéme Olimpiade,
l'an de Rome 154 , avant J. C. 599 .
L'Auteur est auli de ce ſentiment. Le P.
Petau a embraſfé l'opinion oppoſée , & renvoye
cette époque à la foixantiéme Olimpiade.
Les Auteurs anciens font auffi partagés
, & s'il ne falloit que compter les fuffrages
, peut- être s'en trouveroit-il plus en faveur
du P. Petau , mais un Critique éclairé
péfe
NOVEMBRE. 1744. 145
péſe les voix , & ne les compte pas ; c'eſt ce
qu'a fait M. Cari , & plufieurs des preuves
qu'il employe , prouvent invinciblement
fonopinion.
L'Hiſtoire de la Fondation de Marſeille
trouvoit ici néceſſairement ſa place. C'eſt le
premier Chapitre d'une Hiſtoire de cette
Ville , qui n'en ſeroit pas le moins intéreſfant.
Les Phocéens accoutumés à courir la
Mer vinrent juſqu'à l'embouchure du
Rhône ; frappés de la beauté du Pays , lorfqu'ils
furent de retour dans leur Patrie ,
ils engagerent pluſieurs de leurs Compatriotes
à venir avec eux , pour fonder une
Colonie dans le Pays qu'ils avoient découvert
; ils ſe mettent en Mer & au moment
qu'ils abordent au lieu déſiré , ils trouvent
un Pêcheur , à qui ils jettent une corde
pour attacher leur Navire. Cette circonftance
donna le nom à la Ville qu'ils fonderent
; elle fut appellée Maffilia du mot
Grec μάσσειν , qui fignifie lier , & de celui
de άλιους ; Pêcheur.
Les Phocéens penſerent à ſe mettre ſous
la protection du Peuple qui étoit le plus
voifin , & les Chefs allerent à la Cour de
Nannus , Roi des Segobrigiens ; on croit
que cette Cour étoit à Aix .
Le jour où ils arriverent , étoit le même
II. Vol. G
146 MERCURE DE FRANCE.
1
où ſuivant l'uſage des Segobrigiens , la fille
du Roi choiſiſſoit elle-même ſon époux ;
la cérémonie étoit fingulière ; les Seigneurs
étoient aſſemblés , la Princeſſe promenoit
ſes regards ſur eux , & lorſqu'elle avoit fait
fon choix , elle le déclaroit en allant préſenter
de l'eau à celui que ſon coeur ou ſes
yeux avoient choiſi. Les Phocéens furent
invités à cette Fête , & Protis , l'un de leurs
Chefs , fut le fortuné à qui la Princeſſe préſenta
la Coupe. Ainſi tout ſeconda l'établiſſement
des Phocéens,& ils bâtirent Marſeille
dans l'endroit même où cette Ville eſt
encore aujourd'hui. Soixante ans après , les
Phocéens épouvantés des progrèsde Cyrus ,
abandonnerent leur Pays , & firent ce ſerment
ſi fameux de n'y revenir que lorſqu'une
maſſe de fer qu'ils jetterent au fond de la
Mer furnageroit ; une partie alla chercher
un aſile chés les Marſeillois leurs anciens
Compatriotes , & c'eſt ce qui a donné lieu
àl'erreur ; on a pris cette fuite des Phocéens
vers Marſeille , pour la véritable époque
de la Fondation de cette Ville.
M. Cari a très bien démêlé le principe
de la mépriſe des Auteurs qu'il combat ; le
départ , dit- il , » des Phocéens qui vinrent
>>fonder Marſeille , n'avoit rien de fameux
>> ou de frappant , c'étoit des Ioniens que
• leur Ville ne pouvoit plus contenir , &
NOVEMBRE . 1744 147
qui cherchoient un lieu pour s'établir ,
>>événement ſimple & commun dans ce
>> tems là. Mais la fuite des Phocéens de-
>> vant Cyrus eſt une époque conſidérable;
>> elle arrive ſous un Prince fameux par ſes
>>>Conquêtes , & qui fixe les yeux del'Uni-
>>v>ers. La crainte de tomber entre les mains
>> des Perfes , fait prendre une réſolution
>> violente aux Phocéens ; ils embarquent
>> leurs femmes , leurs enfans , & tout ce
>> qu'ils poffédent. Ces evenemens & les
>>circonſtances qui les cauſerent , ſont bien
>> autrement frappantes que la ſimple Fon-
>> dation de Marſeille.
Il ſeroit bien avantageux pour les Lettres
que tout lemonde ſuivît la méthode de M.
Cari , & qu'en réfutant des Auteurs , on
cherchat ſoigneuſement par quelle route
ils ſe ſont égarés ; quelle utilité ne procureroient
pas ceux qui démêleroient ainſi le
labyrinthe ou ſe perd ſi ſouvent l'eſprithumain
? On leur devroit bien plus qu'à ces
Pilotes qui ont obſervé exactement les
écueils des Mers , & en ont dreſſé des Cartes
pour apprendre aux Navigateurs à les
éviter . Mais Hoc opus , hic labor est.
Deux Médailles , que M. Cari a décou
vertes , & qui avoient échapé juſqu'à ce
jour aux recherches des Antiquaires , ont
donné licu aux deux autres Differtations..
Gij
148 MERCURE DE FRANCE.
Le Public verra avec plaiſir qu'un homme,
comme M. Cari , qui a de la ſagacité & de
la lecture , s'attache aux Médailles , Genre
que l'on commence à trop négliger .
La premiere des deux Médailles eſt celle
d'unTeiranes Roi du Boſphore , inconnu
juſqu'à préſent , que M. Cari place l'an de
Rome 833 , de JESUS - CHRIST 130 , entre
Rheſcuporis I. & Cotys II .
On voit d'un côté la tête de Teiranes
avec ces mots FACΙΛΕΩΣ TΕΙΡΑΝΟΥ & au
revers la tête d'un Empereur avec ces Lettres
re qui ſignifient 573. Cette Médaille
a fourni l'occaſion à M. Cari de donner
une ſuite Chronologique des Rois du Bofphore
, & de combattre pluſieurs fois le
ſentiment de M. Vaillant , qui a fait unbon
Livre ſur cette matiere .
La Médaille qui fait le ſujet de la troi.
fiéme Differtation , eſt une Médaille de
L'eſbonax Philoſophe célébre de Metylene ,
mais moins fameux que Potamon ſon fils ,
dont il eſt beaucoup plus queſtion que du
pere dans la Diſſertation de M. Cari . Ce
Potamon Aoriſſoit ſous Tibere & en
étoit fort aimé. Lorſqu'il retourna dans ſa
Patrie , comblé des bienfaits de ce Prince
il en reçut une eſpèce de paſſeport conçû
ences termes ſinguliers : Si quelqu'un ose
faire infulte àPotamonfils de Leſbonax , qu'il
د
NOVEMBRE. 1744. 149
confidere auparavant s'il eſt en état de me réfister.
La Médaille repréſente une tête avec ces
mots ΛΕΣΒΩΝΑΞ ΕΡΩΣ ΝΕΟΣ . On voit fur
le revers un homme couvert fimplement
d'un Manteau , tenant un bâton de la main
gauche , & de la droite quelque choſe qu'il
n'eſt pas aiſé de déterminer , avec l'inſcription
ΜΥΤΙΛΗΝΑΙΩΝ .
Ville de Marſeille , ſur l'Hiſtoire des Rois
du Boſphore Cimmerien , & ſur Leſbonax
Philoſophe de Mytilene ; à Paris , chés Jac
ques Barrois , Quai des Auguſtins , à la
Ville de Nevers , in 12. 1744.
Ce Livre est dédié à feu M. l'Abbé de
Rothelin , qu'une vaſte érudition , un goût
délicat , & des moeurs auſſi douces que pures
rendoient ſi cher à la République des
Lettres qui l'a perdu trop tôt.
- L'Epitre dédicatoire nous apprend que
M. Cari eſt l'Auteur de ces Differtations ,
44 MERCURE DE FRANCE.
&dans celle dont l'époque de la fondation
de Marſeille eſt l'objet , il ne laiſſe pas ignorer
qu'il eſt natif de cette Ville ; ainſi c'eſt
l'amour de la Patrie qui lui a mis la plume
à la main. Il eſt certain que la matiere eſt
furtout intéreſſante pour les Marſeillois
quoiqu'elle ne ſoit pas indifferente pour le
reſte des lecteurs. Il étoit néceſſaire d'éclaircir
cette queſtion , ſi l'on veut avoir une
bonne Hiſtoire de Marſeille , travail que
P'Auteur regarde avec raiſon comme digne
de l'émulation de l'Académie de Marseille ;
cet Ouvrage eſt de la nature de ceux qui
peuvent& doivent même être faits en ſociété;
& Mrs de l'Académie de Marſeille
poſſedent tous les talens néceſſaires pour le
conduire à ſa perfection. Deux opinions
diviſent les Chronologiſtes au ſujet de la
fondation de cette Ville , l'une des plus anciennes
de la France ; les uns , & Ufferius
eſt de ce ſentiment , la placent la premiere
année de la quarante-cinquiéme Olimpiade,
l'an de Rome 154 , avant J. C. 599 .
L'Auteur est auli de ce ſentiment. Le P.
Petau a embraſfé l'opinion oppoſée , & renvoye
cette époque à la foixantiéme Olimpiade.
Les Auteurs anciens font auffi partagés
, & s'il ne falloit que compter les fuffrages
, peut- être s'en trouveroit-il plus en faveur
du P. Petau , mais un Critique éclairé
péfe
NOVEMBRE. 1744. 145
péſe les voix , & ne les compte pas ; c'eſt ce
qu'a fait M. Cari , & plufieurs des preuves
qu'il employe , prouvent invinciblement
fonopinion.
L'Hiſtoire de la Fondation de Marſeille
trouvoit ici néceſſairement ſa place. C'eſt le
premier Chapitre d'une Hiſtoire de cette
Ville , qui n'en ſeroit pas le moins intéreſfant.
Les Phocéens accoutumés à courir la
Mer vinrent juſqu'à l'embouchure du
Rhône ; frappés de la beauté du Pays , lorfqu'ils
furent de retour dans leur Patrie ,
ils engagerent pluſieurs de leurs Compatriotes
à venir avec eux , pour fonder une
Colonie dans le Pays qu'ils avoient découvert
; ils ſe mettent en Mer & au moment
qu'ils abordent au lieu déſiré , ils trouvent
un Pêcheur , à qui ils jettent une corde
pour attacher leur Navire. Cette circonftance
donna le nom à la Ville qu'ils fonderent
; elle fut appellée Maffilia du mot
Grec μάσσειν , qui fignifie lier , & de celui
de άλιους ; Pêcheur.
Les Phocéens penſerent à ſe mettre ſous
la protection du Peuple qui étoit le plus
voifin , & les Chefs allerent à la Cour de
Nannus , Roi des Segobrigiens ; on croit
que cette Cour étoit à Aix .
Le jour où ils arriverent , étoit le même
II. Vol. G
146 MERCURE DE FRANCE.
1
où ſuivant l'uſage des Segobrigiens , la fille
du Roi choiſiſſoit elle-même ſon époux ;
la cérémonie étoit fingulière ; les Seigneurs
étoient aſſemblés , la Princeſſe promenoit
ſes regards ſur eux , & lorſqu'elle avoit fait
fon choix , elle le déclaroit en allant préſenter
de l'eau à celui que ſon coeur ou ſes
yeux avoient choiſi. Les Phocéens furent
invités à cette Fête , & Protis , l'un de leurs
Chefs , fut le fortuné à qui la Princeſſe préſenta
la Coupe. Ainſi tout ſeconda l'établiſſement
des Phocéens,& ils bâtirent Marſeille
dans l'endroit même où cette Ville eſt
encore aujourd'hui. Soixante ans après , les
Phocéens épouvantés des progrèsde Cyrus ,
abandonnerent leur Pays , & firent ce ſerment
ſi fameux de n'y revenir que lorſqu'une
maſſe de fer qu'ils jetterent au fond de la
Mer furnageroit ; une partie alla chercher
un aſile chés les Marſeillois leurs anciens
Compatriotes , & c'eſt ce qui a donné lieu
àl'erreur ; on a pris cette fuite des Phocéens
vers Marſeille , pour la véritable époque
de la Fondation de cette Ville.
M. Cari a très bien démêlé le principe
de la mépriſe des Auteurs qu'il combat ; le
départ , dit- il , » des Phocéens qui vinrent
>>fonder Marſeille , n'avoit rien de fameux
>> ou de frappant , c'étoit des Ioniens que
• leur Ville ne pouvoit plus contenir , &
NOVEMBRE . 1744 147
qui cherchoient un lieu pour s'établir ,
>>événement ſimple & commun dans ce
>> tems là. Mais la fuite des Phocéens de-
>> vant Cyrus eſt une époque conſidérable;
>> elle arrive ſous un Prince fameux par ſes
>>>Conquêtes , & qui fixe les yeux del'Uni-
>>v>ers. La crainte de tomber entre les mains
>> des Perfes , fait prendre une réſolution
>> violente aux Phocéens ; ils embarquent
>> leurs femmes , leurs enfans , & tout ce
>> qu'ils poffédent. Ces evenemens & les
>>circonſtances qui les cauſerent , ſont bien
>> autrement frappantes que la ſimple Fon-
>> dation de Marſeille.
Il ſeroit bien avantageux pour les Lettres
que tout lemonde ſuivît la méthode de M.
Cari , & qu'en réfutant des Auteurs , on
cherchat ſoigneuſement par quelle route
ils ſe ſont égarés ; quelle utilité ne procureroient
pas ceux qui démêleroient ainſi le
labyrinthe ou ſe perd ſi ſouvent l'eſprithumain
? On leur devroit bien plus qu'à ces
Pilotes qui ont obſervé exactement les
écueils des Mers , & en ont dreſſé des Cartes
pour apprendre aux Navigateurs à les
éviter . Mais Hoc opus , hic labor est.
Deux Médailles , que M. Cari a décou
vertes , & qui avoient échapé juſqu'à ce
jour aux recherches des Antiquaires , ont
donné licu aux deux autres Differtations..
Gij
148 MERCURE DE FRANCE.
Le Public verra avec plaiſir qu'un homme,
comme M. Cari , qui a de la ſagacité & de
la lecture , s'attache aux Médailles , Genre
que l'on commence à trop négliger .
La premiere des deux Médailles eſt celle
d'unTeiranes Roi du Boſphore , inconnu
juſqu'à préſent , que M. Cari place l'an de
Rome 833 , de JESUS - CHRIST 130 , entre
Rheſcuporis I. & Cotys II .
On voit d'un côté la tête de Teiranes
avec ces mots FACΙΛΕΩΣ TΕΙΡΑΝΟΥ & au
revers la tête d'un Empereur avec ces Lettres
re qui ſignifient 573. Cette Médaille
a fourni l'occaſion à M. Cari de donner
une ſuite Chronologique des Rois du Bofphore
, & de combattre pluſieurs fois le
ſentiment de M. Vaillant , qui a fait unbon
Livre ſur cette matiere .
La Médaille qui fait le ſujet de la troi.
fiéme Differtation , eſt une Médaille de
L'eſbonax Philoſophe célébre de Metylene ,
mais moins fameux que Potamon ſon fils ,
dont il eſt beaucoup plus queſtion que du
pere dans la Diſſertation de M. Cari . Ce
Potamon Aoriſſoit ſous Tibere & en
étoit fort aimé. Lorſqu'il retourna dans ſa
Patrie , comblé des bienfaits de ce Prince
il en reçut une eſpèce de paſſeport conçû
ences termes ſinguliers : Si quelqu'un ose
faire infulte àPotamonfils de Leſbonax , qu'il
د
NOVEMBRE. 1744. 149
confidere auparavant s'il eſt en état de me réfister.
La Médaille repréſente une tête avec ces
mots ΛΕΣΒΩΝΑΞ ΕΡΩΣ ΝΕΟΣ . On voit fur
le revers un homme couvert fimplement
d'un Manteau , tenant un bâton de la main
gauche , & de la droite quelque choſe qu'il
n'eſt pas aiſé de déterminer , avec l'inſcription
ΜΥΤΙΛΗΝΑΙΩΝ .
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
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