Titre
TRIOMPHE des beaux yeux d'Iris.
Titre d'après la table
Triomphe des beaux yeux d'Iris.
Fait partie d'une livraison
Page de début
234
Page de début dans la numérisation
239
Page de fin
238
Page de fin dans la numérisation
243
Incipit
Messer Phoebus l'autre jour querella
Texte
TRIOMPHE
des beaux yeux d'Iris .
J
Meffer Phoebus l'autre jour
querella
Avec Amour, c'est vieille
rancune
Depuis Daphné : trés-loin l'affaire
alla ,
Et juréfut parJupin &Neptune
De se vanger; mais bien-toft
Cupidon
GALANT. 235
P
.
Neſeſouvintde telle échaufourée
Et mettant bas fon arc &fon
7brandon
Prés de Pfichefut paſſer laſoirée.
Quantà Phoebus Poëte &Medecin
,
Deux animaux affez ſujets à
l'ire ,
Miracle n'est s'il forma le def-
Sein
Derüiner Amour &ſon Empire.
Orque fit- il ? point nefut àPa.
phoss
Point n'affiegea des forges de
Lemnos
Les magasins & cavernes fecrettes
,
Vij
236 MERCURE
Poury brûler carquois , arcs &
Sagettes
De Cupidon ; mais par dol infernal,
Voulantfinir guerre tant difficile,
Il s'en fut droit au charmant domicile
Qui d'amour est le plus fort arfenal
,
C'est chez Iris ; ô trahison infigne
!
Tout en entrant unefleche maligne
Il jette aux yeux de la jeune
beauté:
Làfont les traits les plusfürs de
Cithere,
GALANT. 237
Et ce deffein étoit bien projetté,
Le pas n'étoit de clerc en verité.
Mais des amours la cohorte legere
Para le coup : car allez chez
Iris,
Là trouverez mille amours aguerris
,
Montans la garde ainſi que chez
leur mere :
Phoebus furpris ne peut se dégager
De l'embufcade ; il voit Iris , il
aime ,
Loin d'attaquer il eft frappéluy
même
Par les beaux yeux qu'il vou
238 MERCURE
loit outrager.
Profonde fut & viveſa bleſſure,
Oncques Daphnéfi bien ne le navra
Des coups d'Iris jamais ne querira,...
Jeſçay trop bien qu'impoffible est ८
la cure.
des beaux yeux d'Iris .
J
Meffer Phoebus l'autre jour
querella
Avec Amour, c'est vieille
rancune
Depuis Daphné : trés-loin l'affaire
alla ,
Et juréfut parJupin &Neptune
De se vanger; mais bien-toft
Cupidon
GALANT. 235
P
.
Neſeſouvintde telle échaufourée
Et mettant bas fon arc &fon
7brandon
Prés de Pfichefut paſſer laſoirée.
Quantà Phoebus Poëte &Medecin
,
Deux animaux affez ſujets à
l'ire ,
Miracle n'est s'il forma le def-
Sein
Derüiner Amour &ſon Empire.
Orque fit- il ? point nefut àPa.
phoss
Point n'affiegea des forges de
Lemnos
Les magasins & cavernes fecrettes
,
Vij
236 MERCURE
Poury brûler carquois , arcs &
Sagettes
De Cupidon ; mais par dol infernal,
Voulantfinir guerre tant difficile,
Il s'en fut droit au charmant domicile
Qui d'amour est le plus fort arfenal
,
C'est chez Iris ; ô trahison infigne
!
Tout en entrant unefleche maligne
Il jette aux yeux de la jeune
beauté:
Làfont les traits les plusfürs de
Cithere,
GALANT. 237
Et ce deffein étoit bien projetté,
Le pas n'étoit de clerc en verité.
Mais des amours la cohorte legere
Para le coup : car allez chez
Iris,
Là trouverez mille amours aguerris
,
Montans la garde ainſi que chez
leur mere :
Phoebus furpris ne peut se dégager
De l'embufcade ; il voit Iris , il
aime ,
Loin d'attaquer il eft frappéluy
même
Par les beaux yeux qu'il vou
238 MERCURE
loit outrager.
Profonde fut & viveſa bleſſure,
Oncques Daphnéfi bien ne le navra
Des coups d'Iris jamais ne querira,...
Jeſçay trop bien qu'impoffible est ८
la cure.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Fait partie d'un dossier